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Accueil du site > Tribune Libre > Réchauffement climatique et “gouvernance” mondiale

Réchauffement climatique et “gouvernance” mondiale

Comme le spectre du terrorisme, le défi du changement climatique (bien réel à mes yeux) commence petit à petit à être utilisé d’abord pour justifier, puis après coup, pour imposer une « gouvernance mondiale » qui sera assortie au fil du temps de normes sociétales de plus en plus strictes et contraignantes.

Déjà, sous couvert d’un hygiénisme contestable il est quasiment interdit de fumer, bientôt il sera tout à fait interdit de boire ne serait-ce qu’un verre de vin avant de conduire (notons au passage que les drogues sociales comme les neuroleptiques dont les français font grande consommation, ne sont pas elles dans la ligne de mire). Nul apparemment ne voit clairement ce que signifie une intrusion outrancière de l’État dans nos vies privées et la perte subséquente de nos libertés personnelles intimement liées à l’exercice de notre libre-arbitre, autrement dit à la plénitude de notre responsabilité individuelle.

La lutte conte le terrorisme nous a conduit depuis quelques années à accepter peu à peu des normes de contrôle social et sécuritaires de plus en plus contraignantes. Craignons maintenant en parallèle un « éco-fascisme » qui sous couvert de relever des défis, hélas trop présents, nous assujettira étroitement au joug d’un pouvoir global, normatif, anonyme, diffus et finalement, totalitaire. 
 
Ajoutons qu’il est finalement grand temps de remettre de l’ordre dans nos affaires, en veillant cependant à ce que les causes les plus nobles ou les plus vitales ne se trouvent pas dévoyées au profit de l’esprit de conquête et d’une sourde volonté d’asservissement des hommes et nations.

Traduction d’un texte de Vaclav Klaus, président de la republique tchèque, publié dans le Financial Times en juin 2007.

Nous vivons une époque étrange. Un hiver exceptionnellement doux est assez - en oubliant que, pendant tout le 20ème siècle, la température globale n’a augmenté que de 0.6 pour cent - pour que les défenseurs de l’environnement et leur disciples suggèrent des mesures radicales et immédiates concernant le climat.

L’an dernier, le film soi-disant “documentaire” de Al Gore a été projeté dans les cinémas du monde entier ; en Angleterre, le rapport Stern (plus ou moins inspiré par Tony Blair) a été publié ; le quatrième rapport du Panel Intergouvernemental des Nations Unies à propos du changement climatique a été rédigé, et le sommet du G8 a annoncé des volontés d’action à propos du climat.

Les gens rationnels et ceux qui aiment la liberté doivent répondre. La dictature du politiquement correct est stricte, et une seule vérité acceptable nous est imposée ; ce n’est pas la première fois dans l’histoire de l’humanité.

Tout le reste est dénoncé.

L’écrivain Michael Chrichton l’a dit clairement : “Le plus grand défi auquel l’humanité ait à faire face est le défi de distinguer la réalité de l’imagination, la vérité de la propagande”. Je ressens la même chose, parce que l’hystérie du réchauffement climatique global est devenu un exemple évident d’un problème de choix entre la vérité et la propagande. Il faut du courage pour s’opposer à la vérité “établie”, bien qu’un très grand nombre de gens - y compris des scientifiques de très haut niveau - voient la question sous un angle complètement différent.

Ils protestent contre l’arrogance de ceux qui défendent l’hypothèse du réchauffement global et la mettent en relation avec les activités humaines.

J’ai passé l’essentiel de ma vie sous le joug du communisme ; je me sens obligé de dire que je vois la plus grande menace à la liberté, à la démocratie, à l’économie de marché et à la prospérité venir
maintenant de la défense ambitieuse de l’environnement, et non plus cette fois du communisme.

Cette idéologie veut remplacer l’évolution libre et spontanée de l’humanité par une sorte de planification centrale (et maintenant globale).

Les défenseurs de l’environnement demandent des actions politiques immédiates parce qu’ils ne croient pas en l’impact positif, à long terme, de la croissance économique. Ils ignorent les progrès technologiques que les générations futures réaliseront, [et peut-être à très court terme, la fusion nucléaire pour le traitement des déchets en est un exemple] ainsi que le fait bien établi, selon lequel plus une société est riche, meilleure est la qualité de l’environnement.

Ce sont des Malthusiens pessimistes. Les scientifiques devraient nous aider et prendre en considération les effets politiques de leurs opinions scientifiques. Ils ont l’obligation de rendre publics leurs choix politiques et leurs jugements de valeur, et d’expliquer en quoi ces choix affectent leurs interprétations des faits scientifiques.

Cela a-t-il un sens, de parler de réchauffement de la Terre, quand nous le regardons dans le contexte de son évolution sur des centaines de millions d’années ? Tous les enfants, à l’école, apprennent qu’il y a eu des variations de température ; ils ont entendu parler des âges glaciaires et des climats plus tempérés du Moyen Age. Nous tous avons remarqué, pendant nos vies, des changements de température (dans les deux sens).

Du fait des progrès des technologies, de la production de richesses, de la rationalité des institutions et de la capacité des pays à s’organiser, l’adaptabilité des sociétés humaines s’est considérablement accrue. Elle continuera à s’accroître et résoudra toutes les conséquences potentielles de changements climatiques modérés.

Je suis d’accord avec le Professeur Richard Lindzen, du Massachussetts Institute of Technology, lorsqu’il dit : »les générations futures se demanderont avec une stupéfaction amusée pourquoi, au début du 21ème siècle, le monde développé s’est plongé dans une panique hystérique à propos d’une augmentation globale moyenne de température de quelques dixièmes de degré, et, sur la base d’exagérations grossières, de projections informatiques hautement incertaines, combinées en déductions improbables, il s’est trouvé en face d’un recul de l’âge industriel ».

Ce qui est en cause à propos du réchauffement global concerne davantage les sciences sociales que les sciences naturelles et davantage l’homme et sa liberté que quelques dixièmes de degré Celsius dans une température globale moyenne.

En tant que témoin dans le débat mondial d’aujourd’hui, à propos du climat, je suggère ce qui suit :

- Les changements climatiques modérés ne demandent pas de mesures restrictives à long terme ;

- Toute suppression de la liberté et de la démocratie doit être évitée ;

- Au lieu d’imposer l’organisation aux gens par autorité, laissons les vivre comme ils l’entendent ;

- N’acceptons pas la politisation de la science et n’acceptons pas le terme “consensus scientifique”, qui provient toujours d’une majorité bruyante et non d’une minorité silencieuse ;

- Au lieu de parler de l’ « environnement », faisons attention à notre conduite personnelle ;

- Soyons humbles mais confiants dans l’évolution spontanée des sociétés humaines. Faisons confiance à sa rationalité et n’essayons pas de la ralentir ou de l’orienter dans une direction particulière ;

- N’ayons pas peur des prévisions catastrophiques et ne les utilisons pas pour défendre et promouvoir des interventions irrationnelles dans des vies humaines. 

Traduction : Bernard Beauzamy

http://www.terrefuture.fr/


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12 réactions à cet article    


  • Bardamu 11 janvier 2010 11:20

    L’écologie, en sa version actuelle et dévoyée, est de fait un préalable à la gouvernance mondiale.

    Cette gouvernance n’étant que le projet d’une structure fascisante protégeant des élites perdant chaque en jour en crédibilité -puisque reconnues et désignées corrompues-, la défense de cette même écologie par le chantage permanent au réchauffement climatique va devenir dans tous les pays d’Occident un enjeu majeur.

    Toute personne ne cédant pas à l’imposture sera qualifiée de complotiste, de conspirationniste, de négationniste... et devra en rire !

    Toute autre, participant à l’accélération du système en place, sera cet énième collabo ou idiot utile dont regorgent les poubelles de l’histoire.

    A vous de choisir votre camp, le confort de l’imbécile heureux ou l’âpreté de la résistance.


    • cathy30 cathy30 11 janvier 2010 11:41

      M Vernochet
      j’adhère totalement à votre article. Le réchauffement climatique est devenu une véritable hystérie. J’aimais bien jusqu’à présent regarder les documentaires sur Arte, mais tout cela est devenu detestable. Quand la télé nous présente l’Afrique totalement polluée par les déchets des usines ou il n’y a aucune réglementation, on nous sert le rechauffement climatique.
      L’energie se privatise, elle va donc couter très chère, l’eau également, voilà une voie toute trouvée pour faire passer la pillule, le réchauffement climatique. Tout cela pour notre bien. Il y aura les riches qui pourront avoir accès a ses ressources et les pauvres qui devront se soumettre pour avoir des miettes.
      D’ailleurs souvenez vous du discours récurent de sarkosi associé au nouvel ordre mondial, « le new deal écologique ».

      Il est certain que nous devons prendre soin de notre planète, mais je ne pense pas que cela soit leur principal problème, en premier se faire de l’argent et ne plus partager pour une population devenue trop nombreuse pour eux.


      • balthasar1er 11 janvier 2010 12:00

        La mascarade écologique n’est que le dernier avatar en date du système de criminalité capitaliste.Après le 11 septembre au nom de la lutte antiterroriste « sic », un monde façonné d’opérations militaires,d’extension de la surveillance,de pratiques d’exception et de désinformation a été progressivement imposé,l’écologie spectacle est seulement le moyen le plus habile de parachever cet ordre totalitaire en cour de construction.C’est au nom de la prétendue sauvegarde de la planète, que les dominants et leurs nombreux courtisans, c’est à dire les responsables de la destruction de la nature nous impose leurs normes,et leurs solutions,toujours dans cette otique d’imposition du nouvel ordre mondiale ,nous créons les problèmes mais de nous seuls peuvent venir les solutions, quand il y a un tel consensus chez les possédants, il faut ne rien y voir d’autre qu’une simple entreprise de mystification.


        • balthasar1er 11 janvier 2010 12:53

          erratum:optique


        • Mohammed MADJOUR Mohammed 11 janvier 2010 14:47

          @L’Auteur

          « L’écrivain Michael Chrichton l’a dit clairement : “Le plus grand défi auquel l’humanité ait à faire face est le défi de distinguer la réalité de l’imagination, la vérité de la propagande”. »

          Par « distinguer », que veut-il dire ? S’il pense que les humains « ne savent pas faire la différence » votre écrivain se gourre complètement ! Si au contraire il invite l’humanité à changer de comportement, alors il doit savoir que nous avons dénoncé avant lui « L’Entreprise internationale de la Désinformation » qui veut imposer sa propre réalité à l’imaginaire humain en polluant la Vérité par la propagande la plus nocive !

          Pour ce qui est de la supercherie du « réchauffement climatique », j’ai expliqué clairement les enjeux européens et occidentaux dans les articles que j’ai proposé à la publication ! Je blame plus les pays ignorants qui obtempèrent aux pays coupables parce que responsables de l’Etat actuel du Monde !


          Depuis seulement ce théatral gouffre de Copenhague, tous les pays industrialisés n’ont fait que relancer et aggraver la pollution : La France se frotte les mains en voyant Peugeot et Renault vendre plus de voitures et donc produire plus de pollution ! Vous voulez tromper les extra terrestres ou peut-être...les élephants ?

          Les trois quart du Monde devraient refuser l’appellation « institutions internationales » et tout ce qui sort des réunions préparées et conduites par les seuls pays qui fonctionnent en consommant 90 pour cent de l’énergie humaine !

          Si le monde est pollué, s’il est miné par les armes de l’apocalypse, s’il apréhende déjà une rupture de stock des énergies et s’il craint une stagnation voire une régression dans son mode infernal de vie... ce n’est certainement pas la faute à l’Ethiopie, au Mali, à la Mauritanie, etc.


          « La lutte conte le terrorisme nous a conduit depuis quelques années à accepter peu à peu des normes de contrôle social et sécuritaires de plus en plus contraignantes. »

          C’est tout à fait normal, il faut s’adapter à cette nouvelle situation et faire face aux retombées pas toutes prévisibles de « LA THEORIE ET DE LA PRATIQUE DU TERRORISME » ! Mais est-ce vraiment préoccupant au même titre que la mort des Etats à laquelle avait conduit cette idéologie satanique !

          Mohammed.


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 11 janvier 2010 17:55

            Je ne comprends pas votre position en effet contradictoire : vous admettez que la crise financière et économique est mondiale, dès lors que l’économie l’est , que les problèmes écologiques ainsi que le terrorisme ne se limitent pas aux frontières nationales et vous croyez que ces problèmes, quelle que soit leur gravité, peuvent être traités à l’échelon individuelle. Or toute organisation pour traiter des problèmes mondiaux suppose une gouvernance et non pas un gouvernement mondial(e). Ce qui n’est pas la, même chose.

            Vous vous trompez d’échelle : « la grenouille, au fond d’un puits sans eau, croit pour son malheur, que le monde se limite à la portion de ciel qu’elle peut voir » (proverbe chinois)


            • Voris 11 janvier 2010 18:07

              C’est le refroidissement de la planète. Les hivers sont de plus en plus froids (on atteint des records) et les étés de plus en plus frais.



              • non666 non666 11 janvier 2010 18:53

                1) “Le plus grand défi auquel l’humanité ait à faire face est le défi de distinguer la réalité de l’imagination, la vérité de la propagande”"

                J’avais proposé de faire une série d’article sur les techniques de manipulation de foule, mais le premier n’est jamais passé.

                2) Le recul que nous avons est de quelques decennies et certain jugent qu’il y a rechauffement en regardant l’evolution sur 50 ans la ou le modele a peut etre un cycle de 200 ou 500 ans....
                Juste avant l’an mille, chaque hivers un peu froid, chaque printemps sans pluie etait perçu comme annonciateur de la fin imminente du monde...
                Je serais curieux de connaitre l’etendu de la banquise et des glaciers cet hivers.

                3) les gazs produits par l’homme sont minoritaires dans les gazs a effet de serre.
                Or des troupeaux de bisons qui petent, il y en avait beaucoup plus il y a 100 ans....




                • ELCHETORIX 11 janvier 2010 19:27

                  Nous ne voulons ni de gouvernance mondiale ni de gouvernement mondial , tous ces messieurs dames pollueraient trop avec leurs déplacements et leurs rencontres inutiles , nous voulons de la justice et de la raison et que ces sociétés privées transnationales arrêtent de polluer là où elles exploitent les ressources sans se préoccuper de l’environnement, ni du bien-être des populations .
                  RA .


                  • ddacoudre ddacoudre 11 janvier 2010 22:24

                    Cette idéologie veut remplacer l’évolution libre et spontanée de l’humanité par une sorte de planification centrale (et maintenant globale).

                    N’ayons pas peur des prévisions catastrophiques et ne les utilisons pas pour défendre et promouvoir des interventions irrationnelles dans des vies humaines.

                    Au lieu d’imposer l’organisation aux gens par autorité, laissons les vivre comme ils l’entendent ;

                    un gouvernement mondial serait une catastrophe nous venons d’en vivre un exemple le H1N1, de fait cette « gouvernance » existe c’est le commerce qui en est le lien comme il a été le lien entre l’Égypte et l’indus pour façonner d’autres civilisations. ce lent processus de mixage se fait aujourd’hui plus rapidement car nous avons des moyens de communications instantanés, mais souvent ils font oublier les diversités « géohistorique » et ils créent des problèmes là ou ils voulaient apporter une solution.

                    les hommes vivent comme ils l’entendent au grés de leurs émotions qui structurent leur existence, les choix qu’ils doivent effectuer dans les milliards d’actions qu’ils sérient, n’e sont pas toujours bons comme tu l’as vécu, pourtant l’économie de marché est a l’origine de nos difficultés présentes et futures. je suis comme toi j’espère en notre intelligence, mais il serait prétentieux de penser qu’elle est source de survivance d’un modèle qui repose essentiellement sur la domestication de la matière qui s’épuisera un jour et que nous nous apprêtons à consommer dans sa totalité, car ce n’est pas la raison qui nous commende, alors dans un monde qui va produire toujours plus de pollution et de GES, et réduire ses puits réabsorptions naturel (forêts), il faut bien admettre que ces actions se concrétiserons pour façonner notre futur. que les hommes en vivant comme ils l’entendent confient leur destin à leur irrationalité ou non. sujet bien difficile.

                    cordialement.


                    • Leviathan Leviathan 12 janvier 2010 10:21

                      Pour en savoir plus sur le projet de gouvernance mondiale, lisez :
                      - La véritable histoire des bilderbergers" de Daniel Estulin.


                      • Markoff 12 janvier 2010 19:44

                        Je sais que le problème du réchauffement climatique demandera encore de longues années avant d’être confirmé ou infirmé. En attendant, qui peut prétendre détenir la vérité, dans un sens comme dans l’autre ? Et dans le doute, ne faut-il pas appliquer le principe de précaution ? Certains boulversements de la nature peuvent se révéler irréversibles à l’échelle humaine.

                        Monsieur Vaclav Klaus est d’un optimisme béat et il est inquiétant quand il pense que l’économie de marché et la croissance économique vont tout arranger, il ne faut se préoccuper de rien, laisser faire « l’évolution libre et spontanée de l’humanité » !!!

                        Et il affirme, le pire, que « plus une société est riche, meilleure est la qualité de l’environnement »  ! alors que ce sont les sociétés les plus riches qui polluent le plus.

                        Mr Klaus est le type même de l’ultra libéral, et il compte sur la science et la technique pour résoudre des problèmes qui ne dépendent que de l’humain, c’est à dire de l’usage qu’on fait de la technologie.
                        Car, contrairement à ce qu’il croit, la science n’est pas une « opinion » et les scientifiques n’ont pas à avoir de « choix politique  » dans l’exercice de leurs recherches et découvertes.
                        L’application de ces ressources, c’est du domaine des politiques, des sociologues et des philosophes.

                        « les gens, laissons les vivre comme ils l’entendent », ce n’est pas un programme pour ceux qui ont des responsabilités. La liberté ne se conjugue pas au singulier.

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