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Accueil du site > Tribune Libre > Recouvrer notre souveraineté numérique

Recouvrer notre souveraineté numérique

En 2015, Pierre Bellanger, le fondateur et le PDG de Skyrock, avait fait 3 propositions lors de sa conférence aux lundis de l'IDEHN relatives aux enjeux et moyens de notre souveraineté numérique.

  • création d'un Commissariat à la souveraineté numérique,
  • développement d'un système d’exploitation souverain,
  • prise en compte des données comme biens communs souverains.

Concernant la proposition d'OS souverain, la puissance publique française serait plus inspirée à mobiliser des moyens humains afin de contribuer à des projets Open Source jugés stratégiques pour l'administration et les collectivités (voir ci-dessous) ! Le système d'exploitation souverain existe déjà : il s'appelle Linux.

10 mesures concrètes pour recouvrer notre souveraineté numérique

Ces quelques mesures auraient, je crois, l'intérêt de provoquer une mobilisation et une prise de conscience immédiate.

  1. Mise en œuvre de DNS souverains, sécurisés, réservés aux seuls abonnés des FAI français.
  2. Développer un cloud souverain, en mobilisant les moyens de l’État et des collectivités consacrés aux licences Microsoft Office 365 G Suite, autour de l'initiative Framasoft "Dégooglisons Internet" en y associant les opérateurs et les hébergeurs français.
  3. Obliger les FAI à chiffrer les messageries et favoriser la généralisation du SSL.
  4. Abandon, interdiction de Google Chrome, de Gmail, de G Suite (ex Google Apps), de Microsoft Office 365 et adoption des moteurs de recherche français (Qwant, Le Moteur, Exalead) dans les administrations et les collectivités, y compris pour l’ensemble des professionnels de santé du secteur privé.
  5. Prise en charge des salaires des agents des collectivités et de l’État mobilisés sur des projets Open Source, financés par la fiscalité perçue des GAFAM.
  6. Création d'une cellule de helpdesk nationale sous forme de GIE, associée aux logiciels OSS utilisés dans les collectivités et l'administration, ouverte aux entreprises, associations et aux particuliers, financée par abonnement sur laquelle pourra venir se greffer les acteurs du secteur privé et les particuliers
  7. Favoriser, par la commande publique, le développement et l'adoption d'un système Open Source du type Replicant pour les téléphones mobiles et les tablettes des administrations et des collectivités françaises.
  8. Nationalisation d'Alcatel, afin de disposer d'une offre compétitive de switchs et de routeurs made in France.
  9. Reprise et soutien au projet d'antivirus souverain DAVFI, utilisable sous tous les systèmes d'exploitation, les smartphones et les tablettes sous la conduite de l'ANSSI.
  10. Adoption d'un système d'exploitation de type CLIP dans les secteurs stratégiques français de la Défense, en y associant les entreprises privées associées à la commande publique.

Source : 10 mesures pour recouvrer notre souveraineté numérique


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34 réactions à cet article    


  • Victor 12 décembre 2016 11:34

    Le « souverainisme » informatique est interdit par l’UE. Déjà la gendarmerie avec son Linux est hors clous.


    • Denis Szalkowski Denis Szalkowski 12 décembre 2016 12:26

      @Victor

      Je ne suis pas sûr que la Gendarmerie nationale continue de déployer GendBuntu, à base d’Ubuntu LTS 12.04 sur ses nouveaux ordinateurs.


    • pemile pemile 12 décembre 2016 12:42

      @Denis Szalkowski « Je ne suis pas sûr que la Gendarmerie nationale continue de déployer GendBuntu, à base d’Ubuntu LTS 12.04 sur ses nouveaux ordinateurs. »

      Mais quel enfumeur ! Vous pensez sincèrement qu’ils sont revenu sur windows 10 smiley


    • Croa Croa 12 décembre 2016 12:56

      À Victor « Le « souverainisme » informatique est interdit par l’UE »
      *
      Qu’est qui te fait penser cela ? Il y a une directive sur le sujet ?
      (À priori cette information est fausse puisque l’UE s’élève contre l’hégémonie de Microsoft au contraire.)


    • Denis Szalkowski Denis Szalkowski 12 décembre 2016 13:47

      @pemile

      Je demanderai à l’adjudant de Gendarmerie de la brigade qui s’occupe de ma commune. Mes fonctions de maire m’amènent à les côtoyer très régulièrement.


    • pemile pemile 12 décembre 2016 14:01

      @Denis Szalkowski "Je demanderai à l’adjudant de Gendarmerie de la brigade qui s’occupe de ma commune. Mes fonctions de maire m’amènent à les côtoyer très régulièrement.« 

      Ce qui montre votre »légèreté" lorsque que vous osez laisser penser que la gendarmerie aurait abandonner son OS !


    • Victor 12 décembre 2016 14:35

      @Croa
      Appel d’offre et taille mini des entreprises (comme dans l’armée)
      Contourné via prestataires (les pompiers aussi font comme ça)
      Un Unix « secrétaire/administration » propriétaire serait enfantin à développer par une SSII française. Surtout avec 120 millions/an pour Bill ...
      Les chinois ont depuis très longtemps développé un RedFlag et les russes ont interdit Microsoft dans leur administration... (et le FSB est revenu aux machines à écrire !)
      Mais ici il y a trop de « young leaders » dans la haute administration ... Flanby 1er caniche de l’OTAN via Microsoft finance le F-35 ... On est de gauche où on ne l’est pas ...
      L’armée pendant longtemps n’avait même pas les sources de Windows qu’elle utilisait, elle a choppé des virus aussi.


    • Doume65 12 décembre 2016 23:45

      @Denis Szalkowski
      « Je ne suis pas sûr que la Gendarmerie nationale continue de déployer GendBuntu sur ses nouveaux ordinateurs »

      Le déploiement de GendBuntu était sencé être terminé en 2014. Quel serait l’intérêt de passer à un autre OS en 2016, après tant d’effort ?!



      • Denis Szalkowski Denis Szalkowski 12 décembre 2016 12:25

        @pemile

        Où est l’incohérence ? Iptables 1.6 prend aujourd’hui en charge les cgroups, assurant désormais un niveau de sécurité permettant de contrôler ce qui sort de nos machines Linux. Je m’en suis expliqué !


      • pemile pemile 12 décembre 2016 12:39

        @Denis Szalkowski « Iptables 1.6 .. »

        Oui, mais je vous ai expliqué qu’il a toujours existé d’autres moyens pour faire ce filtrage et que c’était donc bien un argument fallacieux, d’autant plus lorsque vous l’avez utilisé pour soutenir le contrat openbar avec mricrosoft !


      • Denis Szalkowski Denis Szalkowski 12 décembre 2016 13:45

        @pemile

        Votre mauvaise foi m’interroge. L’article relatif à OpenBar était très antérieur à celui relatif à Iptables. LEs internautes éclairés d’Agoravox peuvent le vérifier en cliquant sur les différents liens que nous proposons.


      • pemile pemile 12 décembre 2016 13:55

        @Denis Szalkowski « L’article relatif à OpenBar était très antérieur à celui relatif à Iptables »

        L’argument de votre article relatif à l’openbar était justement la disparition d’une option d’iptables 10 ans plus tôt ! (à partir du noyau 2.614)

        « LEs internautes éclairés d’Agoravox peuvent le vérifier en cliquant sur les différents liens que nous proposons. »

        Ben oui smiley

        http://www.dsfc.net/logiciel-libre/linux/securite-linux-essentiel-toujours-pas-assure/
        http://www.dsfc.net/logiciel-libre/linux/linux-une-securite-toujours-aussi-contestable/

        Je vous rafraichit la mémoire sur vos délires :

        "Depuis 2010, je suis donc en quête d’une solution – simple – qui me permette de revenir à Linux, au niveau de ma station de travail et de sécuriser davantage les serveurs qui hébergent les sites de nos clients."


      • Denis Szalkowski Denis Szalkowski 12 décembre 2016 14:14

        @pemile

        Les deux articles que vous mettez en lien datent respectivement du 9 avril 2012 et du 20 juillet 2015. La sortie d’Iptables 1.6 date de décembre 2015. Quant à mon article récente où j’évoque mon retour sur Linux, il date du 1er novembre 2016. CQFD.


      • pemile pemile 12 décembre 2016 14:37

        @Denis Szalkowski « CQFD »

        Que pensez vous avoir démontré, qu’avant iptables 1.6, Linux était moins sûr que windows ? smiley

        Qu’en décembre 2015 lorsque vous soutenez le contrat openbar avec microsoft, les possibilités de pare-feu de Linux était insuffisantes et moindre que sous windows ???


      • rogal 12 décembre 2016 12:26

        Souveraineté ? Que vient faire le souverain dans cette histoire ?
        Linux souverain ? Allons bon !
        Si l’auteur est nationaliste, au sens de partisan de l’indépendance nationale, qu’il le dise franchement.


        • Denis Szalkowski Denis Szalkowski 12 décembre 2016 12:37

          @rogal

          Je ne vois pas le rapport entre l’exercice légitime par un État de sa souveraineté et le nationalisme qui est une idéologie. Le pillage des données perpétré par nos « alliés » est, sans doute, l’un des facteurs explicatifs de la destruction de milliers d’emplois dans l’industrie.

          Ça sent le troll, votre commentaire. ;+)


        • Croa Croa 12 décembre 2016 14:51

          À rogal
          *
          Un Linux souverain c’est possible. Pour cela il suffirait que l’état fasse sa distribution à lui (dérivée éventuellement d’une distribution existante.)


        • Denis Szalkowski Denis Szalkowski 12 décembre 2016 15:00

          @Croa

          Ça existe. Il s’agit de CLIP. Ce que je propose est différent. Il s’agit d’épauler les projets Open Source en mobilisant les moyens de l’Etat et des collectivités.


        • pemile pemile 12 décembre 2016 17:36

          @Denis Szalkowski « Il s’agit d’épauler les projets Open Source en mobilisant les moyens de l’Etat et des collectivités. »

          Le meilleur moyen serait déjà d’imposer les logiciels libres dans les écoles, collèges et lycées, non ?


        • Doume65 12 décembre 2016 23:17

          @Croa
          Pour qu’un OS soit « souverain », il faut principalement qu’il ne soit pas sous le souveraineté d’un État tiers. Linux répond à cette condition.


        • rogal 13 décembre 2016 06:26

          @Denis Szalkowski
          Ce n’est pas l’État qui est (ou n’est pas) souverain. En monarchie autocratique c’est le roi (ou l’empereur) ; en République démocratique c’est le peuple. Quant au nationalisme tel que défini, c’est une politique, pas une idéologie. La politique gaulliste était nationaliste. De même pour le « patriotisme économique » de Villepin, qui n’osait pas dire son nom, idéologie européiste obligeant..
          (Questions lexicales que tout cela et non de ’’trollage’’.)


        • Spartacus Spartacus 12 décembre 2016 13:02
          Quelle originalité !...Taxes, argent du contribuable et irresponsabilité et contrainte anti-liberté de choix....La planification à la communiste.

          C’est beau les projets de future faillites en cascades...Avec l’argent du contribuable.

          En plus les investissements de l’état sont un somptueux gage de réussite et des références qui sont toujours extraordinaires ... smiley smiley
          Acide formique français-Faillite, voiture à air faillite, bio carburants faillite, planification de la filière nucléaire graphite gaz faillite, plan calcul faillite, plan câble faillite, plan machine outil faillite, du minitel subventionné faillite, Superphénix faillite, Crédit lyonnais faillite, Missiles ades faillite, Areva faillite, TGV invendable, EPR faillite prévisible et autres usines à gaz que le contribuable paye encore !....

          La semaine dernière c’est Viadeo qui est rentré en redressement, financé avec l’argent du contribuable et porté les mêmes idées pseudo-souverainistes.

          C’est vrai copier-collé d’un modèle qui va systématiquement et toujours à l’échec, ça sent la réussite à plein nez !

          Même en monopole les investissement public donnent des pertes...
          Faudrait quand même changer de disque....
          Nous avons 2100 milliards de dettes de conséquences de ces politiques de relance par l’interventionnisme d’état. Overdose.




          • pemile pemile 12 décembre 2016 13:47

            @Spartacus « à la communiste. »

            Vous niez qu’au niveau flicage, les GAFAM/NSA n’ont rien à envier aux ex états communistes ?



          • rogal 13 décembre 2016 06:30

            @Spartacus
            Critique fondée. Mais pas de faillites dans le privé, avec renflouement public ? Automobile aux États-Unis, banques un peu partout (plan Paulson = 700 milliards), etc.


          • Denis Szalkowski Denis Szalkowski 12 décembre 2016 13:43

            @Spartacus

            C’est ce que font les Etats-Unis et l’Etat fédéral en finançant, entre autre, Palantir qui s’occupe désormais des nos données collectées par la DGSI. Je ne savais pas que les Etats-Unis étaient des dangereux communistes. ;+)

            J’ai, me semble-t-il, parlé davantage d’incitations et de GIE très largement financés qui empêchent que nos dépenses publiques continuent de grimper à plus de 57% du PIB !


            • Doume65 12 décembre 2016 23:34

              « Mise en œuvre de DNS souverains, sécurisés, réservés aux seuls abonnés des FAI français. »

              C’est n’importe quoi ! Un DNS doit, par définition être public, sinon pourquoi le créer ?!
              Et dans quel intérêt, concrètement ?
              Et comment on ferait, concrètement ?
              Pour ceux qui ne savent pas, un DNS traduit un nom de domaine en adresse IP. Par exemple, un utilisateur veut aller sur Agoravox.fr, le DNS indique au réseau qu’il faut e conduire à l’adresse 62.210.98.8.
              Si des sites doivent être tenus secrets, c’est pas en les laissant à la disposition des abonnés des FAI français qu’ils le resteront longtemps !
              D’autant plus que n’importe qui peut les trouver en tapant simplement une adresse au hasard dans la barre d’adresse d’un navigateur quelconque. Tu parles d’un super piratage ! Faites un test, tapez
              172.217.20.35 dans la barre d’adresse (barre d’adresse, hein, pas de recherche) et voyez le résultat. Ça y est, vous avez piraté un très grand site ! (Bon quand l’IPV6 sera vraiment effectif, je reconnais qu’il faudra un peu - beaucoup - de chance.)


              • pemile pemile 12 décembre 2016 23:45

                @Doume65 « Et dans quel intérêt, concrètement ? Et comment on ferait, concrètement ? »

                Je me suis posé les mêmes questions, le DNS étant une base de données répartie comment cela serait possible ? Il s’agirait d’interdire aux français d’utiliser d’autres serveurs DNS que ceux de leur FAI ?

                Pour le sécuriser, la seule solution serait d’avoir une signature électronique des réponses DNS, donc de distribuer des certificats à tous les clients ?


              • Denis Szalkowski Denis Szalkowski 13 décembre 2016 04:01

                @Doume65

                C’était surtout la partie « sécurisée » (par TLS ?) qu’il fallait ici retenir, bien évidemment !


              • pemile pemile 13 décembre 2016 10:14

                @Denis Szalkowski « C’était surtout la partie « sécurisée » (par TLS ?) »

                Plus d’UDP donc pour le DNS ?


              • pemile pemile 13 décembre 2016 18:37

                @Doume65 « Pour ceux qui ne savent pas, un DNS traduit un nom de domaine en adresse IP. »

                On peut aussi revenir au bon vieux temps, d’avant la mise en place du DNS, les bons vieux fichiers HOSTS que l’on s’échangeait !


              • pemile pemile 13 décembre 2016 18:49

                @Denis Szalkowski « DNS réservés aux seuls abonnés des FAI français »

                Sachant que les serveurs DNS des FAI ne font qu’office de proxy pour leurs clients, je ne voie pas ce que ça changerait ? (à part simplifier un filtrage imposé par le gouvernement francais)

                Pour ce qui est du « réservé », la plupart des FAI ne laisse déjà accès à leurs serveurs DNS qu’à leurs clients.


              • Doume65 14 décembre 2016 00:49

                @pemile
                « Pour ce qui est du « réservé », la plupart des FAI ne laisse déjà accès à leurs serveurs DNS qu’à leurs clients. »

                C’est pas un FAI, mais les DNS de Google sont publics. (C’est juste une info, ça ne te contredit pas.)


              • pemile pemile 14 décembre 2016 10:56

                @Doume65 « les DNS de Google sont publics. »

                Et ils font tout pour le faire savoir et c’est encore une façon d’avoir une main mise sur un des services centraux de l’internet. Avec une approche marketing toujours performante dans leur choix de l’adresse IP si facilement mémorisable.

                Ce que je trouve chelou, c’est que leur serveur ne me renvoit pas les mêmes réponses que les DNS de free.

                host www.google.com 212.27.40.240
                Using domain server :
                Name : 212.27.40.240
                Address : 212.27.40.240#53
                Aliases :

                www.google.com has address 74.125.206.104
                www.google.com has address 74.125.206.103
                www.google.com has address 74.125.206.99
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                www.google.com has address 74.125.206.106
                www.google.com has address 74.125.206.105
                www.google.com has IPv6 address 2a00:1450:400c:c04 ::6a

                host www.google.com 8.8.8.8
                Using domain server :
                Name : 8.8.8.8
                Address : 8.8.8.8#53
                Aliases :

                www.google.com has address 172.217.19.132
                www.google.com has IPv6 address 2a00:1450:4007:805 ::2004

                host www.google.fr 212.27.40.241
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                Name : 212.27.40.241
                Address : 212.27.40.241#53
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                www.google.fr has address 74.125.206.94
                www.google.fr has IPv6 address 2a00:1450:400c:c04 ::5e

                host www.google.fr 8.8.8.8
                Using domain server :
                Name : 8.8.8.8
                Address : 8.8.8.8#53
                Aliases :

                www.google.fr has address 216.58.205.3
                www.google.fr has IPv6 address 2a00:1450:4007:814 ::2003

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