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Reflet des circonstances

& ce monde évident est à la portée de tous. Et à force d’adaptation à cette mauvaise béatitude, à ce régal tempéré, répété, cet entrain au bien-être évasif de s’avoir félicité d’avoir réussi à s’être levé non angoissé au matin par cette journée à l’intérêt médiocre, car il fait pas beau dehors, puis il faut commencer à maudire la bouche pleine sur l’intempérie se répétant d’année en année de manière plus virulente et qui ne cessent d’égorger les prévisions dans leurs écrans, café à la main afin d’exciter d’avantage l’esprit qui s’égoutte déjà à cette heure-là puis il faut préparer les bambins. Nos tracas natifs ! Notre fruit à résilier dans la condamnation. Quittant le quartier à peine réveillé on nasille, on égosille en groupe pour y trouver quelque mérite dans le besoin que le progrès a cru bon de nous nous faire questionner d'un seul volume par nos ambitions et nos rêves, on beugle nos robinsonnades sans problèmes vécus à l’aurore aux intérieurs de son temple domestique glorifié sous solde-débiteur, bagatelles controuvées de toutes pièces aux idiomes romancés par après encore à la pause café avec les égaux de rechange se succédant au pas devant la machine à café etc. J’en suis arrivé à me demander quel serait le si bien arrangé de sentier à l’intérieur de ce couloir aux odeurs de la rigolade si nous étions conscients de notre misonéisme à peut être gamberger sur quelque révélation mentale sur une quelconque utilité de ces journées manquées. Et nous nous réentassons par millions encore à l’intérieur dans nos clapiers par après, avec nos tapis colorés et doux, nos énergies renouvelables, nos baignoires, nos gâtes-sauce, puis ces charmantes recettes trouvées par mégatonnes sur le réseau global qu’on suit consciencieusement par étapes pour un bénéfique plat santé pour se photographier heureux après avoir déployé tant d’entropie du face à face avec la roustissure, avec nos pourcentages affectifs déficients, de les exposer aux périmés digitaux à l’autre bout du réseau sous commentaires élogieux pour zieuter d’avantage l’égo sur nos messageries instantanées pendant que là-bas quelque part sur terre d’autres zieutent la tombe et puis nos télévisions aussi avec ses images atrabilaires, douées d’efficacité pour handicaper à la source, nos contreplaqués stériles, nos voitures, nos partenaires tant chéris qui sortent volontiers les poubelles habituelles une fois par semaine, nos crédits, nos assurances vie, nos dettes, nos dépenses, nos incommensurables dépendances sur fond radiotélévisé. Le chaos marchant est la déception, ce compte d’horreur de notre intérieur à ne plus vouloir la sensibilité d’exister à rester là simplement dans de bonnes nouvelles, sans jamais chercher à perpétuer ces bérézinas, ces sénescences à vouloir à tout prix retrouver la jeunesse, à retrouver cet autrefois évoqué si lourdement en pause midi en rigolant sous ton sarcastique et on retrouve sa tristesse térébrante comme par déclic par après devant l’écran et ses impulsions électromagnétiques, etc.

Que faire ? Car vivre la vie sur cette terre en tant qu’addiction globale rend fou. J’avais lu un article en passant dans un journal imprimé qui chuchotait que la biodiversité terrestre se décompose à une vitesse si ahurissante qu’il serait presque impossible d’habiter certaines surfaces de cette terre, par manque absolu d’eau et de terres cultivables, dans quelques dizaines d’années, voire moins. Nous serions, il paraissait ainsi, confrontés à de considérables variations climatiques qui bouleverseront sur le très long terme l’habitabilité. L’exploitation sans concession de cette planète par l’élan économique est à partager entre tous (tout le monde en profiterait dans un contexte malgré tout difficillement assimiable par la raison d'exister) disait-il sous forme de pinacothèque rédactionnelle plus loin dans cette faribole dactylographiée. Discuté avec véhémence, le diktat de l’aliénation devient vérité. Nous autres nous nous plions volontiers à cette marchandise qu’est le desiderata de prévision d’humanité future, cette bonhommie de surface gluante de véracités morbides. Ajouté à cela une collection de ferblanterie publicitaire pour agrémenter la lecture et faire ôter la réflexion spontanée par l’intrusion d'un subconscient obéissant à leur réglementations et ses haut-parleurs qui parlent. Je pense qu’il serait sage d’abdiquer, de dessaisir, sacrifier ainsi maintes de nos actions vélliétaires au milieu de nos appareils diffusant des conseils à devenir enfin heureux, bienveillant, sans impulsion et de nous laisser inciter à se laisser conseiller affadi d'épuisement enfin au prochain achat d’un lit solitaire, d’une cuisine bon marché ou d’une voiture. Intégrer le fruit de notre Histoire, faite de sang, ici pour s’accoutumer avec plus de facilité, d’un présent dessaisi, sans issue moindre. C’est styliser sa superfluité et se plonger intégralement dans la digestion mentale intense qui est enfin assignée à être achevée. Un véritable soulagement à l’abri de toute contestation, un libre aller simple vers un sourire expatrié aux confins les plus lointains, une paix intérieure à commencer à déblatérer en silence, discréditer son être, une faim en soi. Ne rien salir. Se laisser porter Se faire écouter les embarras de la toute déveine, se carapater dans la distraction etc.

J’ai réfléchi à ceci : La vieillesse, c’est l’offre de l’avidité. Plutarque disait jadis que la médecine fait mourir plus longtemps, par conséquent, conscient des incidences futures qui seront le résultat de l’aboutissement de la Société Totale, nos enfants s’intégrerons là dedans tout en allant très loin sous fond porté par la prise de vitames tout en acceptant nos infections cutanées qu'on finit par finalement accepter et j’ai pensé que durant ce séjour avec ses animaux codifiés aux copyrights de la génétique modifiée, avec ces parcs publics enclavés dans les clôtures, sous vidéosurveillance contenant ses sportifs sous dopants se décarcassant afin de se délester des mensonges de leurs conversations d’hier, à ces entassements périphériques à se partager les dernières nouveautés les plus éculées de la société stéréotypée, améliorable à souhait, dans ce désert surpeuplé combiné aux ardus travaux de la publicité dont chaque image traduit notre violence à devoir exister et qu’en fin de compte à finir par totalement anéantir la collection des travailleurs qu’on était jadis à nos heures accomplies avec quelques promesses à croire que nos dimanches se trouvaient englobés dans nos après-midis sans laisser un quelconque dépôt d’agitation, que nos collectivités étaient réveillées d’avant la triste machine qu’est le centre commercial à diffuser quelques idées sur le bonheur sur terre sur ces écrans branchés en permanence, les yeux rivés à manger nos partages imagés sur nos cellulaires. Ils vont grandir, assis là sur terre stérile, à devoir paniquer en permanence sur nos hommes et femmes qui persistent à trouver l’élite toujours plus objective, nourris à cette agriculture provoquant ces incessants amusements de petite conscience, flemmardant incommodément sur fond statistique.

La teneur des jours seront les larmes de la modernité. Et cette entité se révélera logée et demeurera foncièrement close. Entretemps le monde aura vieilli, mal vieilli. Les pathologies s’y rependront plus vite, effleurant nos structures en béton armé, lisses, sans abcès et sur nos autoroutes ensuite. Nos villes subséquemment, centres pénitenciers rationnels, diffuseurs assidus gémissant un brouillard inintelligible, objectif, gorgeant de millions de tonnes de déchets suintant la nuit et cela perpétuellement. Aujourd’hui les troubles morbides se succèdent comme les intempéries qui rechutent sur fond de fièvre. Quelques révélations passées de nos cultures encore intactes transpirerons d’une morale posthume. Ce monde-là est coupable. L’ère pétrochimique, arrivé à son comble constituera la nourriture qui donnera une faim infernale. Le monde-là aura intégralement perdu son pessimisme. Le restant du découragement spirituel sera d’un bref séjour au service du sacripant marchant. Ces ombres-là l’habitant se passeront d’orgueil, d’amour, de sensibilité, d’émotion, d’une juste tristesse. Puis le travail aussi, que l’Age technocratique aura finalement si entièrement transformé en un pâle nid de patients dissous à l’intérieur de leurs hôpitaux aux maladies polluées d’incurabilité etc. Je me suis demandé par la suite, que revenir là dans ces années bien spontanément sur terre, serait peut-être souhaitable, plus qu’aujourd’hui puisque les années défilantes telles le métal roulant autonome sur nos voies rapides, ce temps là-bas sera un rayonnage simple où la sortie se trouve dans la certitude qu’eux seront morts en consentant. Cette civilisation aux taches pétrochimiques produira son panorama d’un monde commun et unifié dans la lumière de leurs matins toujours plus gris et vieux. Ils écriront leur fiction, des ribambelles sans une assurance moindre, tel les livres de chevet qu’on feuillete le soir, passant entre les lignes, surlignant des passages de cet Autrefois ingénu à comprendre cette vie comme un chagrin si des moments furent ratés. L’idée d’un bonheur conjugué aux espérluettes. En cet instant, on dévisage le partenaire ou encore jouer à des jeux plus qu’idiots sur son cellulaire en attendant l’état asthénique intime. Un idéal de beauté à percevoir in extenso. Un néant sans restriction. Si par inadvertance nous aurions l’audace de nous poser sur la souveraineté de cette prédication, alors nous pourrions nous poser la question qui affecte tant la mémoire de la vie sur terre d’aujourd’hui : répéteront ils les mêmes maladies que nous leur avons patiemment appris ?

Je rentre chez moi.

 


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