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Accueil du site > Tribune Libre > Réforme de la PAC : attention danger !

Réforme de la PAC : attention danger !

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Réforme de la PAC : attention danger ! 

Le 23 octobre, l’organisme France Stratégie, rattaché à Matignon, présente une proposition de réforme de la PAC...en s’appuyant sur le principe d’un bonus-malus. 

Un bonus-malus pour permettre une rémunération des agriculteurs à la hauteur des bénéfices qu’ils créent à la société. 

C’est un peu l’âne qui se fait battre pour qu’il avance. 

Car si France Stratégie préconise de rémunérer les agriculteurs par un bonus-malus, cela veut dire que les pratiques vertueuses telles que le maintien et l’entretien des prairies et des surfaces d’intérêt écologiques (SIE) ou encore la diversification des cultures seront rémunérés et que l’utilisation des pesticides, des intrants seront taxés. 
Et ces taxes seraient utilisées pour "rémunérer des contrats agro-écologiques", selon le rapport. 

Nous sommes bien d’accord sur le fait que nous devons changer certaines pratiques agricoles, interdire certains produits (et automatiquement interdire des produits étrangers traités avec ces mêmes produits), mais ce n’est pas en taxant les outils de travail des agriculteurs que l’on va favoriser la transition agro-écologique, la biodiversité. 

Ces propositions s’inscrivent dans une logique d’opposition entre l’agriculture dite conventionnelle et l’agriculture biologique. Pourquoi rentrer dans ce jeu là ? Pourquoi favoriser certains agriculteurs et pas d’autres ? 

Est-ce que France Stratégie ne rejoindrait pas en sourdine la position de l’Europe lorsqu’elle préconisait une baisse du budget de la PAC ? 
Et ce système, s’il est adopté par le gouvernement, sera-t-il mis en place seulement en France et donc mettre en péril nos agriculteurs sui seraient face à une nouvelle distorsion de concurrence…
Pourtant, la politique agricole de l’Europe doit, au moins, être commune sur certains aspects (frontières, budget). 

En lisant le rapport de présentation ( https://www.strategie.gouv.fr/publications/faire-de-politique-agricole-commune-un-levier-de-transition-agroecologique ), nous ne sommes pas surpris de voir qu’un organisme rattaché au gouvernement remodèle une PAC vers une transition agroécologique, sans remettre en cause le système mondial-libéral qui assassine nos paysans avec le manque de régulation des productions qui conduit à la volatilité des prix et la signature de traités de libre-échange…

Valentin Lagorio, secrétaire national chargé de l'agriculture au Rassemblement du Peuple Français et secrétaire général adjoint à l'Union du Peuple Français


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47 réactions à cet article    


  • Raymond75 29 octobre 18:34

    Je vous rejoins dans le fait que les contraintes imposées à l’agriculture française doivent aussi être imposées aux importations agricoles.


    • samy Levrai samy Levrai 29 octobre 18:40

      Je ne vois pas d’appels a quitter l’UE, l’euro et l’OTAN , aucune analyse sur qui dirige notre pays et à qui reprendre notre souveraineté dans l’article et sur le site de l’auteur... Il s’agit donc d’une escroquerie se réclamant de de Gaulle, un membre des fascistes euro atlantistes du parti unique, un truc sur lequel le general crachait déjà. Il n’y a rien de plus pathétique que des gaullistes europeistes.


      • Valentin Lagorio Valentin Lagorio 30 octobre 18:20

        @samy Levrai
        Je suis nouveau sur Agora Vox, mais les positions que vous défendez sont également les miennes, les nôtres. J’ai déjà dit à plusieurs reprises (pas ici encore, mais dans le prochain « papier » que je vais faire je vais le dire) que je suis contre cette Europe supranationale, contre cet euro mortifère qui asphyxie nos entreprises au même titre que certaines charges, impôts et taxes. 
        Je vous conseille de me suivre sur les différents réseaux sociaux, vous verrez que je ne suis pas un de ses euro atlantistes (Sarkozy) ou ces hypothétiques gaullistes européistes (qui sont deux notions inconciliables). Pour ce qui est de l’OTAN, ce n’est pas le sujet mais il va de soit que la France doit sortir de cette organisation qui ne lui sert à rien....

        Merci de ne pas juger trop rapidement. smiley 


      • samy Levrai samy Levrai 31 octobre 10:39

        @Valentin Lagorio
        Si c’est le cas tu as le droit a mes excuses et je félicite le résistant que tu es.


      • Valentin Lagorio Valentin Lagorio 31 octobre 13:04

        @samy Levrai
        Merci pour ce qualificatif, excuses acceptées. J’essaierai à l’avenir d’être plus complet (je ne suis qu’un étudiant de 20ans). 


      • Aristide Aristide 1er novembre 10:46

        @samy Levrai

        Savoureux échange entre un jeune qui ne sait pas trop et un qui sait tout.


      • samy Levrai samy Levrai 2 novembre 12:06

        @Aristide
        Ne montre pas trop tes frustrations, elles font taches


      • Sozenz 29 octobre 19:47

        Un bonus-malus pour permettre une rémunération des agriculteurs à la hauteur des bénéfices qu’ils créent à la société. 

        C’est un peu l’âne qui se fait battre pour qu’il avance. 

        oui c est cela

        Car si France Stratégie préconise de rémunérer les agriculteurs par un bonus-malus, cela veut dire que les pratiques vertueuses telles que le maintien et l’entretien des prairies et des surfaces d’intérêt écologiques (SIE) ou encore la diversification des cultures seront rémunérés et que l’utilisation des pesticides, des intrants seront taxés. 

        Non pas du tout . en tout cas a ce que je cromprend de la premiere phrase où j ai dit oui .

        cela veut dire que les grosses societés vont être enormement financées . puisque qu’ elles devraient faire plus de marges . les petits exploitant sdevant payer leurs charges , credit etc ...

        on parle de bénéfices . CA charges .

        on ne parle pas du tout de ce coté vertueux .

         je pense que vous vous trompez .

        les petits paysans vont finir par devoir vendre leurs terres et il ne restera que les gros .

        quand vous aurez compris cela ; vus vuos reveillerez peut etre en vous disant . ah ben merde ;avec l UE le liberalisme et tout le bordel ; je me suis bien fait E ...

        c est tellement mieux de se faire E par ceux que l on « aide » ...

        Souriez . 


        • Yaurrick Yaurrick 29 octobre 19:59

          @Sozenz
          La solution est simple : on suit l’exemple de la libéralisation du secteur agricole de la Nouvelle-Zélande en arrêtant tout ce bazar de PAC, de subventions, de règles et on laisse les agriculteurs faire comme ils le préfèrent.


        • Sozenz 29 octobre 20:12

          @Yaurrick
          ah , mais je crois que vous n avez pas bien compris comment ça fonctionne . liberalisme ne veut pas dire liberté .
          c est un tour de passe passe le mot liberalisme ;
          de plus comme on se trouve dans l UE il y a des fonds payés par la France etc ... bref , je pense que tout le monde commence à connaitre la chanson . ( quoique , je me demande si certains ne connaissent pas que l air mais pas les paroles ... ) , à moins que ce soit une question de compréhension du texte qui doit être difficile )


        • Yaurrick Yaurrick 29 octobre 21:38

          @Sozenz
          Abolir des subventions, des lois, et laisser les individus, ici les agriculteurs,

          choisir ce qui leur semble le meilleur pour eux, si ce n’est pas du libéralisme ça, il va falloir que vous vous expliquiez. Parce que là je ne vois pas où vous voulez en venir.


        • Sozenz 29 octobre 22:43

          @Yaurrick
          quand on empeche des personnes de vendre certains produits anciens 
          http://www.lafranceagricole.fr/actualites/semences-anciennes-affaire-kokopelli-l-interdiction-de-vente-hors-catalogues-est-bien-valide-cjue-1,0,85633448.html

          https://www.humanite.fr/biodiversite-le-conseil-constitutionnel-interdit-la-vente-de-semences-paysannes-665494

          par contre on autorise ceci
          https://reporterre.net/Une-bourgade-bretonne-resiste-a-la-construction-de-poulaillers-geants

          ce typez de liberté du libéralisme ne vous fait pas tiquer ?

          croyez vous encore aux libertés ?
          vous avez celle qui se trouve dans votre tête . jusqu’ à ce qu on vous y colle une puce ..( c est un grand reve pour certains . agir sur la pensée des personnes .https://iatranshumanisme.com/2016/02/06/les-scientifiques-decodent-les-pensees-lisent-lesprit-des-personnes-en-temps-reel/

          quand on augmentent aussi les normes qui vont mettre les agriculteurs en péril

          https://www.lesechos.fr/2016/10/cette-avalanche-de-normes-qui-etouffe-les-agriculteurs-1112963

          on trace les lignes à suivre aux agriculteurs pour rentrer dans le cadre ou disparaitre
          et quand on voit ce qui est validé . je ne pense pas que l on aille sur la pente ascendante en ce qui concerne les valeurs humaines


        • véronique 29 octobre 23:36

          @Yaurrick
          On peut difficilement transposer le cas de la Nouvelle-Zélande à l’UE ou à la France. Pour pas mal de raisons.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 octobre 14:03

          @Yaurrick
          Je crois que vous perdez votre temps. La France est un pays ancien, l’Etat a 800 ans, il s’est occupé de tout, et les Français trouve cela très bien.
          Dès qu’un problème apparaît, ils se tournent vers l’ Etat.

          Et ce qu’ils reprochent à l’Europe, en plus de supprimer la démocratie, c’est d’avoir supprimé la souveraineté de l’ Etat et de supprimer les solidarités nationales.

          Vos thèses peuvent intéresser, je ne sais pas, peut-être les Saoudiens ou quelque République récente.... !!

          Mais pas les Français, qui sont fortement opposés à la mondialisation.
          Alors, vos thèses libertariennes, « chacun pour sa pomme », ce n’est pas leur culture, ni leur tasse de thé...


        • sweach 30 octobre 18:01

          @Yaurrick
          *La solution est simple : on suit l’exemple de la libéralisation du secteur agricole de la Nouvelle-Zélande en arrêtant tout ce bazar de PAC, de subventions, de règles et on laisse les agriculteurs faire comme ils le préfèrent.*
          Pour une fois je suis plutôt d’accord, laisser libre le marché qui se régulera de lui même avec l’offre et la demande.
          Par contre les produits dangereux doivent être interdit et limité par des lois et des normes, on ne doit pas laisser tout pouvoir quand la santé entre en ligne de compte.

          Mais actuellement on tombe dans l’absurde car ce qu’on faisait jadis pour se nourrir est aujourd’hui interdit et on impose des normes qui ne s’applique pas aux produits d’importation.


        • Yaurrick Yaurrick 31 octobre 11:40

          @véronique
          Je n’ai pas dit qu’il était transposable dans l’état actuel de la France. Je dis simplement que ce sont les agriculteurs qui sont le mieux placés pour savoir quoi et comment cultiver, et donc que nous devrions leur faire confiance plutôt qu’à des technocrates ne font que complexifier tout cela jusqu’à l’absurde, comme l’a fait remarquer Sweach.


        • Yaurrick Yaurrick 31 octobre 11:43

          @Fifi Brind_acier
          Renseignez vous un peu sur la réforme du secteur agricole néo-zélandais au lieu de pousser des cris d’orfraies... C’est aux antipodes de ce qu’on fait chez nous avec la PAC.


        • Bellis 29 octobre 20:11

          « Nous sommes bien d’accord sur le fait que nous devons changer certaines pratiques » Oui mais quand ? Nous en sommes au deuxième plan Ecophyto et la consommation de pesticides continue de croître ? Sur les 36 millions de tonnes de céréales produites en France seulement 16 millions sont consommé sur le territoire et pour partie servent à faire des agroscarburants. Pendant ce temps le marché de la restauration collective biologique qui est pérenne, local, solvable et demandeur n’est pas couvert. Pas simple la reconversion sans doute mais il faudrait arrêter de la freiner des quatre fers. Les fermmes Déphy sont là pour montrer comment certaines cultures peuvent être transformées.


          • véronique 29 octobre 23:50

            @Bellis

            Pour les produits phyto, il n’y a pas d’augmentation de la consommation. Cette « augmentation » est due au fait que la consommation de produits est calculée en fonction du nombre de traitements indépendamment de la quantité.
            Nous devons changer certaines pratiques. Oui je pense que tout le monde le souhaite, agriculteurs y compris.
            Le seul frein est financier. Les fermes dephy ne démontrent pas grand-chose, si ce n’est ce qu’on sait déjà, à savoir qu’il est très difficile de réduire l’utilisation de pesticides. Donc pour l’instant, la seule certitude c’est que la diminution de l’utilisation de pesticides implique une diminution du rendement, donc du chiffre d’affaires. On peut tourner autour du pot encore longtemps comme on le fait actuellement, ça ne changera pas le fait qu’on ne pourra changer les pratiques de façon substantielle que si le revenu agricole est sécurisé et d’un niveau suffisant.


          • véronique 30 octobre 11:14

            Avec la PAC actuelle, on peine à trouver une ligne directrice.

            Avant (jusque début 2000), c’était simple. On suivait tout simplement les objectifs de la PAC, inscrits dans les traités, donc juridiquement opposables : 


            • Accroître la productivité de l’agriculture.
              Assurer un niveau de vie équitable à la population agricole.
            • Stabiliser les marchés.
            • Garantir la sécurité des approvisionnements.
            • Assurer des prix raisonnables aux consommateurs.

            Avec le bio, certains objectifs ne sont pas respectés alors que les subventions sont plus importantes.

            Il semble que l’agriculture bio soit encouragée, mais dans le même temps on incite aussi à réduire les intrants, sans aller jusqu’au bio, grâce à d’autres MAEC dont il existe au total des centaines de formules, gérées par les régions, dans l’inégalité la plus parfaite entre agriculteurs, avec des ruptures de contrat brutales de la part des régions, ou des retards de paiement.

            Donc c’est un peu la douche écossaise et l’insécurité (sans compter des règles de conditionnalité qui peuvent changer chaque année), qui ne permettent pas d’avoir une vision de l’avenir claire et de faire des projets.

            Avec ces nouvelles propositions, allez hop encore un peu plus de flou et des perspectives peu encourageantes, sans vraiment savoir où on veut en venir.

            Je pense qu’il serait temps que les citoyens s’intéressent de plus près à la question. Sur les objectifs de la PAC et donc sur une éventuelle modification des traités, sur le modèle agricole souhaitable, sur les besoins et les aides, le tout avec une information correcte (pas ce à quoi on assiste actuellement).


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 octobre 11:59

              @véronique

              Je pense qu’il serait temps que les citoyens s’intéressent de plus près à la question. Sur les objectifs de la PAC et donc sur une éventuelle modification des traités, sur le modèle agricole souhaitable, sur les besoins et les aides, le tout avec une information correcte (pas ce à quoi on assiste actuellement).

              Il n’est pas possible de changer les Traités.
              Il faut l’unanimité des 27 pays, alors que certains tirent leur épingle du jeu, soit avec des salaires très bas, soit parce qu’ils n’ont pas de SMIC agricole, comme l’ Espagne ou l’ Allemagne.

              Par contre, on devrait sortir de l’UE pour sauver l’agriculture française, ça urge.
              L’argent de la PAC, au lieu de transiter par Bruxelles, sera directement versée aux agriculteurs. On pourra aussi diriger la PAC vers l’agriculture bio et familiale.

              Cf le programme de l’ UPR, chapitre agriculture.


            • véronique 30 octobre 15:45

              @Fifi Brind_acier
              Oui je sais bien qu’il n’est pas possible de changer les traités, en tous cas c’est chose très difficile. Mais justement, mettre en lumière les contradictions de la PAC, au niveau juridique, ce serait une bonne entrée en matière pour une proposition de réforme, puisqu’en ce moment les règles ne sont pas respectées, et un exercice pratique salutaire, montrant que l’UE en réalité paralyse les Etats.

              En revanche je ne vois pas pourquoi on devrait diriger l’argent vers le bio, comme si l’agriculture bio était par principe l’idéal (penser par exemple aux risques d’intoxication supérieurs des produits bio). Il appartient aux français de décider ce qu’ils souhaitent après avoir été correctement informés des avantages et des inconvénients. Subventionner le bio c’est à l’heure actuelle indirectement subventionner les consommateurs aisés. Il me semble que ce n’est pas très juste, et le bio n’est pas meilleur pour la santé ou pour l’environnement (faibles rendement donc utilisation plus importante de surface agricole). En plus beaucoup de progrès ont été accomplis dans l’agriculture conventionnelle française. Et les enjeux sont importants : par exemple assurer notre auto-suffisance alimentaire, et avec le bio ce n’est pas vraiment possible.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 octobre 19:37

              @véronique
              Oui, c’est à discuter en effet, mais je pensais aux gros bénéficiaires de la PAC, comme le Prince de Monaco, LVMH avec son cognac, ou la Reine d’Angleterre.
              Pas sûr qu’ils aient besoin de nos impôts pour vivre...

              Mettre en lumière les contradictions de la PAC ne fera pas changer le contenu des textes. Les Français sont de plus en plus conscients que l’ UE ne leur veut pas du bien. Elle a été construite pour que les plus gros fassent crever les plus petits.
              Or les Français sont très attachés à l’agriculture familiale française, tout simplement parce bon nombre d’entre eux en viennent.


            • véronique 30 octobre 19:58

              @Fifi Brind_acier 

              Il faudrait, pour changer les traités, que les contradictions soient mises en lumière et qu’il y ait en plus une demande de changement. Ce serait au moins l’occasion de voir que l’UE n’est pas une coquille vide.

              Pour les subventions, il est certain que certains ne sont pas légitimes à les toucher. Mais il n’y a pas que cet aspect. 
              Par exemple les pays de l’est bénéficient des aides de la PAC aussi, c’est normal puisqu’ils font partie de l’UE, mais il y a une volonté de convergence du montant des aides, qui sont quasi équivalentes à celles des agriculteurs français ou allemands, alors que les conditions économiques ne sont pas les mêmes, et que les plus gros agriculteurs (je parle d’exploitation de plusieurs milliers d’hectares) sont souvent des personnes qui ne sont pas ressortissantes de ces pays (allemands, français, ou même des ressortissants de pays hors UE). 


            • sweach 30 octobre 14:05

              LA PAC est une arnaque !

              Effectivement on peut y voir une forme de lobbyisme de la part du gouvernement Français, car grâce à cette aide les productions Française deviennent compétitive face aux importations et peuvent s’exporter.

              Mais le revers de cette PAC est que les paysans doivent suivre un cahier décharge pour pouvoir l’obtenir.

              C’est donc une ingérence dans l’agriculture qui est faite depuis le début avec la PAC, c’est elle qui a mit à genou nos agriculteurs et détruit sa richesse.

              La PAC privilégie les grosses exploitations aux plus petite et si un paysan ne souhaite pas utiliser des traitements chimique ou encore des espèces autorisées (imposées), c’est son accès à la PAC qui est remise en question.

              Hors sans la PAC impossible d’être compétitif.

              Une baisse du budget de la PAC est une excellente nouvelle, qui donnera plus de marge de manœuvre aux paysans qui font sans.


              • véronique 30 octobre 15:57

                @sweach
                La PAC n’oblige pas à utiliser des produits chimiques. D’ailleurs si un agriculteur souhaite éviter tous les produits de synthèse, il a intérêt à passer à l’agriculture bio. Ce qui lui permettra d’obtenir ses subventions de base, et une rallonge substantielle de subventions durant sa période de conversion.
                Et je ne vois pas vraiment comment un agriculteur peut avoir davantage de marge de manoeuvre sans subvention. C’est très simple, sans subvention, il n’est pas possible du tout de dégager un bénéfice (je rappelle que les subventions portent sur certaines productions, essentiellement les grandes cultures et l’élevage sauf le hors-sol, et pas sur toutes les productions).
                En plus il n’est pas question de supprimer les diverses obligations existantes, il est juste question de réduire les subventions.


              • eau-pression eau-pression 30 octobre 17:12

                @véronique
                Par les subventions, dans l’esprit de leurs concepteurs, on incite les agriculteurs à s’orienter vers une certaine structure de production.

                Si on fait en sorte que
                celui qui cultive 200 ha de céréales en agriculture conventionnelle (ne faudrait-il pas dire « imposée ») ait de quoi vivre avec les subventions, le bilan charges matérielles/produit des ventes étant par ailleurs équilibré,

                alors, celui qui fait un petit bénéfice hors subventions (parce que sa façon de cultiver impose moins de charges) sur 50 ha ne s’en sortira pas.

                Je ne suis pas un spécialiste de la question, les choses ont pu évoluer depuis l’époque où ce calcul était vrai.


              • sweach 30 octobre 17:51

                @véronique
                *La PAC n’oblige pas à utiliser des produits chimiques.*
                HA bon ?

                Vous jouez sur la sémantique, car effectivement elle n’oblige pas, mais toutes ces aides sont conditionnés.

                En clair si un critère n’est pas respecté comme par exemple utiliser une graine de sa propre production et vous n’êtes plus éligible.

                Avec des normes et une législation qui empêche toutes libertés agricole, la PAC impose non seulement les produits phytosanitaire (car ils vont avec les semences utilisés) mais aussi toutes la logistique mécanique et les différents interlocuteur du secteur.

                La PAC impose à un paysant de s’équiper si il veut pouvoir toucher une aide.

                Ces aides sont conditionnés à la surface agricole XX€ par hectare, une mécanique bête et méchante qui détruit mécaniquement toutes les petites surfaces et ne tient pas compte de la richesse produite à l’hectare.

                Que l’état subventionne le matériel utilisé par les agriculteurs, pourquoi pas, mais là on est en ingérence totale.


              • véronique 30 octobre 19:01

                @sweach
                Oh non je ne joue pas sur la sémantique.
                Il est tout-à-fait possible de semer des semences fermières, beaucoup le font d’ailleurs, pour les céréales en particulier, et ça n’empêche absolument pas de toucher les droits à paiement de base et les paiements verts.
                Pour les produits, non ils ne vont pas avec les semences utilisées. Libre à chaque agriculteur de les utiliser ou pas. En principe ils le font pour une raison très simple, à savoir protéger la future récolte. Mais vu la conjoncture de ces dernières années, on ne peut pas dire qu’il y ait une augmentation des quantités de produits consommés (en plus en grandes cultures, les quantités utilisées à l’hectare sont relativement faibles).
                La PAC n’impose pas non plus à un agriculteur de s’équiper. Ce qui l’oblige à s’équiper, c’est qu’il est impossible de travailler sans tracteur et sans un minimum de matériels. Il existe des aides aux investissements, mais ce ne sont que des aides, elles ne couvrent pas toute la dépense, donc il n’y a aucune obligation de les demander.
                Il est totalement faux de croire que les aides ne tiennent pas compte de la richesse produite. Avant la réforme de 92, il n’y avait pas de subventions, le soutien se faisant par les prix. On a voulu mettre fin aux surproductions, et on a créé des aides à l’hectare. Mais les aides sont supérieures pour les surfaces qui ont de meilleurs rendements (grosso modo au nord de la Loire). De même pour les surfaces irriguées. Ce qui n’est pas très juste.
                Ce sont des aides à l’hectare, donc évidemment plus il y a d’hectares et plus il y a d’aides. Il existe un écrètement au-delà d’une certaine surface (les aides diminuent).
                Ce qui conditionne les aides, ce sont des obligations environnementales, ou des normes sur le bien-être animal. 


              • véronique 30 octobre 19:07

                @eau-pression
                Bon déjà il faudrait pouvoir vivre avec les céréales, et en ce moment c’est assez compromis. Les subventions sont insuffisantes (il faut savoir qu’elles ont diminué énormément alors que le prix des produits agricoles n’a que très peu augmenté et que le prix des intrants, notamment des engrais, a lui beaucoup augmenté).

                Celui qui fait un petit bénéfice sur 50 ha réussit à s’en sortir, puisqu’il fait un bénéfice sans subvention. Je ne vois pas où est le problème. En plus il peut aussi toucher des subventions, pourquoi les refuserait-il ? Je ne connais personne qui peut vivre sur 50 hectares en céréales ou polyculture-élevage avec un revenu correct et sans subvention cela dit. 


              • eau-pression eau-pression 31 octobre 22:06

                @véronique
                Je ne connais personne qui peut vivre sur 50 hectares en céréales ou polyculture-élevage avec un revenu correct et sans subvention

                Disais-je que c’était possible ? Non, je parlais de l’intention de ne laisser vivre que des exploitations agricole d’un certain type.

                Beaucoup de gens (dont bibi) considèrent que les politiciens ont laissé l’industrie agro-alimentaire piloter l’ensemble des filières agricoles, donc les agriculteurs. Or l’industrie prend des décisions à court terme et sans prendre en compte l’ensemble des besoins de la société. Au final, on a des politiciens qui font semblant de garder les commandes, mais qui ne font qu’habiller les décisions court-termistes des industriels.

                Si aujourd’hui une exploitation de 200 ha de céréales, sur des terres adaptées, n’est plus viable (ce que je crois découvrir dans votre post), c’est bien le résultat d’une politique d’incitation erratique.

                Au fond, il faut se demander comment redonner de l’initiative : aux gens sur la façon de se nourrir, aux paysans sur la façon d’organiser leur travail en respectant leurs sols et la qualité de leurs productions.

                A notre époque, avec l’apport du machinisme, il n’est pas normal que des gens doivent se résigner à une alimentation malsaine. Je préfère entendre les maires qui visent des cantines « bio ».


              • véronique 1er novembre 00:02

                @eau-pression

                Il y aurait beaucoup à dire sur la PAC. 
                Redonner de l’initiative, je ne pense pas que ce soit le problème. Le problème ce sont surtout les réglementations absurdes, complexes, changeantes, tâtillonnes (alors qu’on pourrait faire des choses simples). Et surtout le niveau des revenus agricoles. On ne peut pas prendre des initiatives lorsqu’il y a trop de risques. Actuellement par exemple, on sait très bien que la réduction des produits phyto, si elle est supérieure à 30%, compromet le revenu agricole. Pourtant le gouvernement a prévu de faire baisser l’utilisation des produits jusqu’à 50%. Il existe actuellement des contrats MAEC pour réduire ces produits. Avec deux niveaux : 25% et 50%. Très très peu prennent 50%. Logique. Le revenu est annuel. Une conduite culturale engage le revenu pour une année.
                Du reste je ne trouve pas que l’agriculture conventionnelle produise en France une nourriture malsaine. Le bio c’est sans doute pas mal pour les légumes, mais pour les céréales il y a des risques (mycotoxines, ou toxines végétales). Personnellement j’ai davantage confiance dans le conventionnel, surtout qu’en France les agriculteurs ne sur-dosent pas en principe (les produits phyto sont chers). Et j’espère que les cantines ne vont pas acheter que du bio. De toutes façons aucune étude n’a démontré que le bio était meilleur pour la santé.


              • eau-pression eau-pression 1er novembre 10:23

                @véronique
                aucune étude n’a démontré que le bio était meilleur pour la santé
                Si vous avez décidé qu’avaler des résidus des produits qui éliminent la quasi totalité des insectes et qui tuent les sols est sans risque pour votre propre santé, personne ne vous prouvera le contraire ... tant que c’est l’intérêt de l’industrie agro-alimentaire.

                Pour les insectes et les sols morts, bonne chance pour me prouver le contraire de ce que je dis. Là, ce n’est pas une question de foi, mais d’observation.

                Je ne comprends pas que vous veniez vendre vos salades sur un site où la majorité des intervenants, y compris les économico-libéraux, ont compris que l’histoire officielle est maintenant biaisée en temps réel.


              • foufouille foufouille 1er novembre 10:45

                @eau-pression

                Dans les pays avec des sauvages qui bouffent donc tous bio, ils ne vivent pas plus vieux et ne sont pas en meilleur santé que nous.

                Pour la majorité de khmer vert, j’ai un doute.


              • véronique 1er novembre 15:27

                @eau-pression

                Je ne viens pas vendre mes salades déjà. Et qu’il existe ou non une industrie puissante, on a toujours cherché par divers moyens à réduire la pénibilité du travail agricole tout en améliorant les rendements pour nourrir une population en croissance. 
                Quant aux sols morts, vous ne devez pas souvent vous promener dans les campagnes. Vous parlez d’observation, oui je suis d’accord, observez.
                Ce discours catastrophiste est tout-à-fait ahurissant. 
                En France, les sols cultivés ne sont pas morts, sinon rien n’y pousserait, ce serait le désert. J’observe moi aussi, et j’observe qu’il y a encore des vers de terre même dans les parcelles non bio (c’est d’ailleurs surtout le travail du sol qui peut leur nuire le plus, et justement pour éviter de travailler le sol, on a besoin de certains produits).
                Les insectes, oui leur population a diminué, mais les causes ne sont pas uniquement liées aux pesticides.
                Des progrès sont réalisés, et ça c’est une bonne chose : réduction des quantités de produits et du nombre de traitements (notamment on ne traite plus systématiquement en préventif).
                De toutes façons, il n’y a jamais de solution parfaite en tous points. 
                Mais il est vrai en revanche que l’alimentation bio n’est pas meilleure pour la santé. Les résidus de pesticides sont tellement faibles qu’il n’y a pas de risque, en revanche quand des mycotoxines ou des toxines végétales sont présentes, une dose faible suffit à intoxiquer sérieusement.


              • eau-pression eau-pression 1er novembre 18:42

                @véronique
                Ce discours catastrophiste est tout-à-fait ahurissant.

                Merci du constat. Je vais revenir sur mes parcelles d’un oeil neuf. C’est vrai qu’il est excessif de parler de sol mort quand il suffit d’attendre 5 ans pour qu’une végétation spontanée commence à se manifester.


              • pemile pemile 1er novembre 18:51

                @véronique « Les insectes, oui leur population a diminué, mais les causes ne sont pas uniquement liées aux pesticides. »

                Donnez les autres causes et les chiffres d’impacts ?

                « surtout qu’en France les agriculteurs ne sur-dosent pas en principe »

                La France n’est pas le pays d’europe qui en consomme le plus ?

                « tout en améliorant les rendements pour nourrir une population en croissance. »

                Si l’augmentation du rendement se fait au prix de la diminution de la qualité (gustative ET nutritionnelle) la population n’est pas gagnante.

                « c’est que la diminution de l’utilisation de pesticides implique une diminution du rendement, donc du chiffre d’affaires. »

                Le chiffre d’affaire ne vient pas que de la quantité, le prix de vente est déterminant, la qualité se paye.


              • véronique 2 novembre 09:40

                @eau-pression

                Je n’ai encore jamais vu, en zone agricole, une parcelle sur laquelle aucune végétation spontanée ne pousse en permanence. Vous parlez de zone industrielle polluée sans doute ? Sinon vous confirmez le discours catastrophiste ahurissant.


              • véronique 2 novembre 09:54

                @pemile
                Pour les insectes, je vous renvoie aux chiffres que vous trouverez sur le net. Je ne conteste pas la diminution des populations d’insectes. Je dis seulement que les causes sont multiples. Insecticides oui sans aucun doute, mais aussi trafic routier par exemple. Les pare-brise constellés de cadavre d’insectes et qui font partie du passé, ne sont pas seulement un signe de disparition d’insectes. Ils montrent une vraie hécatombe causée par le trafic routier (lu sur un article qu’un comptage avait été fait au début des années 90 : 80 à 160 cadavres d’insectes sur les pare-brise,
                par km parcouru).

                Concernant les pesticides, non la France n’est pas le pays qui en consomme le plus quand on ramène la quantité consommée au nombre d’hectares (la France est le pays qui a la plus grande SAU de l’UE, suivi de l’Espagne).

                La population est gagnante si elle peut se nourrir. C’est le premier objectif de l’agriculture : nourrir.
                Pour ce qui est des qualités nutritionnelles, il n’y a pas de différence avec l’agriculture biologique, et pour le gustatif, idem. L’aspect gustatif dépend surtout de la fraîcheur, des variétés utilisées.

                Le prix de vente est déterminé par la qualité. Certes. Mais si tout le monde fait la même chose, le prix baisse de toutes façons. 
                Le chiffre d’affaire est déterminé par le rendement aussi, y compris en agriculture bio. La quantité et le prix font le chiffre d’affaire (et les subventions). D’ailleurs s’agissant des pesticides le raisonnement est le même en agriculture bio puisque les pesticides sont aussi utilisés. Un agriculteur bio qui loupe un traitement risque de voir son rendement pénalisé, donc son chiffre d’affaires.


              • eau-pression eau-pression 2 novembre 10:20

                @véronique et @auteur

                Ce discours a un rapport avec le programme de l’UPF/RPF ?


              • Valentin Lagorio Valentin Lagorio 2 novembre 11:54

                @eau-pression
                Ce que j’ai écrit est effectivement en rapport avec un programme agricole que j’ai monté moi-même. 


              • Véronique 2 novembre 19:51

                @eau-pression
                Quel discours ? Si vous parlez de ce que je dis, ça n’a aucun rapport avec un parti politique. 


              • eau-pression eau-pression 2 novembre 22:03

                @Véronique et @modérateurs

                On s’amuse, ici.
                D’abord une @véronique créée pour cet article, puis une @Véronique (notez la majuscule) qui vient me répondre à sa place, et qui n’aurait pas de lien avec l’@auteur.

                Dire que ça risque de se reproduire !


              • Le421 Le421 31 octobre 08:46

                Les pesticides font donc partie des « outils de travail » de nos agriculteurs.

                Je note.

                Je le savais, mais c’est mieux en le disant.

                D’ailleurs, il semblerait que nous soyons recordmans européens de l’utilisation de la sulfateuse. Et même par drones, maintenant.

                En même temps, si j’ose dire, on paye des prunes maousses à l’Europe pour les dépassements des normes de pollution.

                Que ce soit pour l’oxyde d’azote, le CO²*, les eaux souterraines gavées de nitrates, médicaments, pesticides et autre joyeusetés, la biodiversité, on est hors de clous et même bien.

                Heureusement, on a à l’Élyzée le « zorro vert » de la planète.

                Qu’est-ce que ça serait autrement !!  smiley

                *Pour ce qui est du CO², si Fifi me tombe sur le rable, elle va me dire que c’est bon pour l’environnement...


                • sweach 31 octobre 09:23

                  @Le421
                  *Pour ce qui est du CO², si Fifi me tombe sur le rable, elle va me dire que c’est bon pour l’environnement...*
                  T’inquiète on est plusieurs ^^
                  Le CO2 n’est évidemment pas un polluant, par contre les produits qui le dégage doivent être bien géré, voir interdit : 
                   Fermentation entérique
                   Fumier
                   Engrais de synthèse
                   combustion

                  C’est un raccourci d’accuser le CO2, la frontière entre un bon et un mauvais usage de ces sources de carbone est très mince.


                • véronique 31 octobre 09:58

                  @Le421
                  Les drones ne sont utilisables que de façon expérimentale et sur des cultures très limitées (surtout les cultures en forte pente, comme des vignes), et pour des produits autorisés en agriculture biologique.

                  Et je ne sais pas qui est recordman,, mais pas la France.
                  J’ajoute que pour pouvoir apprécier les quantités de pesticides utilisés, il faut aussi tenir compte des productions et de la situation géographique.


                • Aristide Aristide 1er novembre 10:59

                  @véronique

                  Si vous commencez à prendre au sérieux et répondre aux bêtises de cet individu, vous allez devoir faire des heures sups ... allez juste sur le sujet des rejets de CO2, nous sommes bien derrière l’Allemagne, mais aussi l’Italie, l’Espagne, la Grande Bretagne, la Pologne, etc, etc ...

                  Ce type fait un tort terrible à LFI dont il se réclame par ses déclarations homophobes,racistes, ...

                  Une citation du zigue

                  « L’un des pires crânes rasés de l’ex FN s’appelle Ayoub. 
                  C’est pas corse, si vous voyez ce que je veux dire.
                  Jusqu’à prendre Philippot, la tapette de service, pour attirer les lobbies gay. »

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