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Accueil du site > Tribune Libre > Rentrée des classes : enseigner l’Économie... dès l’école (...)

Rentrée des classes : enseigner l’Économie... dès l’école primaire

La formation en général et celle de l’économie en particulier sont l'un des défis du XXIe siècle. Pour notre pays naturellement, pour l'Union européenne, mais aussi pour la planète entière.

La concurrence sera terrible. Nos enfants et petits-enfants sont-ils avertis de cela ?

Faire de l’individu un vrai citoyen et une personne à l’esprit entrepreneurial, c’est d’abord et avant tout mettre l’enseignement de l’économie au centre du dispositif scolaire.

Est-il normal que les programmes de notre Éducation nationale bourrent nos enfants de nombreux patois régionaux − parfois dès l'école primaire − et ensuite de latin, de grec… mais pas du moindre embryon de science économique et sociale ?

Est-il normal que l’on sorte de la prestigieuse section "S", celle qui est censée former les élites du pays, les futurs dirigeants, sans avoir jamais appris une once d’économie, sauf en option ? C’est ce que les Américains appellent le "french paradox", parmi de nombreux autres paradoxes !

Est-il normal que les professeurs d’économie en section "ES" n’aient jamais mis les pieds dans une entreprise et qu’ils enseignent ensuite la place et l'importance des "facteurs de production", du "capital", du "travail"… dans l’économie d'un pays ?

Serait-il donc si compliqué d'enseigner, dès le CE2, c'est-à-dire en 3ème année de l'école primaire, peut-être sous forme de petits ateliers, que :

1° pour produire, par exemple des crayons, il faut du capital technique ainsi que le travail de femmes et d'hommes.

2° pour vendre ces crayons, il faut qu'une demande existe, c'est-à-dire que des personnes aient besoin de crayons et veuillent les acheter.

3° pour les acheter, il faut de l’argent.

4° pour avoir de l’argent, un revenu, il faut travailler.

5° si personne n’achète ces crayons, il faut voir pourquoi et éventuellement les fabriquer moins cher ou peut-être qu'il convient de fabriquer des crayons d'une gamme différente ou de fabriquer autre chose.

6° etc.

Soyons cohérents. Mettre la science économique au centre de notre dispositif de formation paraît une idée frappée au coin du plus simple des bons sens. Vous le savez, vous, monsieur le Président, qui passez pour maîtriser l'économie.

Connaître l'économie est aussi l’un des moyens pour mettre sur le marché du travail des personnes ayant une bonne intelligence économique et sociale, intelligence par nature flexible.

En fait, il s'agit de mettre à la disposition des entreprises, des salariés − c'est-à-dire du capital humain − mieux former, plus agiles intellectuellement et donc par construction, plus compétitifs, plus concurrentiels et, in fine, plus durablement employables.

Nous, Françaises et Français, qui comme vous, monsieur Président, voulons innover industriellement, innovons aussi en matière d’éducation. Dépoussiérons nos programmes scolaires de tout ce qui n’est pas strictement utile. De tout le superflu que l’on peut apprendre ultérieurement, voire tout au long de la vie.

L’enjeu est de taille ! C’est peut-être notre survie, non paupérisée, dans un monde où l’intelligence économique va faire un bond jamais connu dans l’histoire de l’Humanité. Cela se passe aujourd’hui, aux premières heures de demain au plus tard.

Les rouleaux compresseurs asiatiques et indiens sont en marche, eux aussi. Ils n’ont derrière eux aucun poids du passé en la matière. C’est la feuille blanche. Pour eux tout est possible. Ils ont déjà commencé. Ils ont pour exemples ce que nous, pays développés, avons fait hier. Ils savent ce qu’il ne faut pas faire. Ils veulent déjà faire mieux. De nombreux mégacentres de recherches chinois continuent à voir le jour ainsi que de nouvelles formations qui enseignent (à marche forcée) dès l'école primaire qu’elle sera la place, brillante bien sûr, de la Chine dans le concert du business mondial. L’Inde forme déjà chaque année un demi-million d’ingénieurs, soit quinze fois plus que la France et quatre fois plus que toute l’Union européenne.

Aux armes citoyens ! Prenons le taureau de l’Éducation nationale par les cornes. Il est rétif, mais il n’est pas trop tard quand on sait lui parler, pas comme à un mammouth arriéré et non ouvert aux réformes, mais comme à un sujet responsable qui veut, lui aussi, aller de l'avant.

La France et les pays européens ne doivent pas oublier qu’ils possèdent une courbe d’apprentissage fabuleuse en matière d’éducation. Il suffit pour cela de prendre dès aujourd’hui les bonnes décisions.

Imposons aux nouveaux parlementaires − notamment à la majorité LREM qui a l'obligation de ne pas décevoir durant 5 ans − d'engager les réformes en la matière. L'avenir de notre pays dépend d'eux et de leurs multiples successeurs. Les parlementaires doivent pouvoir être clairs sur l’expression de leurs premières mesures en l’espèce, car "ce que l’on connaît bien s’énonce clairement" et les textes de loi à légiférer doivent arriver aisément, de manière compréhensible et rapidement applicable.

Faire l’impasse sur l’enseignement de l’économie, dès le plus jeune âge, serait une catastrophe annoncée pour notre pays. Déjà, en 1949, Ludwig von Mises 1 écrivait : "Dans la situation telle qu'elle est aujourd'hui, rien ne peut être plus important aux yeux des gens intelligents que l'économie. Chacun y met en jeu son propre destin et celui de ses descendants."

Alors, monsieur le président, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les parlementaires, au travail !

 

1. L'action humaine, Traité d'économie (Édition PUF, Paris, 1985), chapitre 38-6 : L'économie et le citoyen.

Crédit photo : ecole-saint-joseph-messimy.fr (texte rajouté par A. Fay)


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55 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 4 septembre 10:11

    C’est la rentrée pour un peu plus de 12 millions d’enfants aujourd’hui..ou comment lobotomiser ces pauvres enfants pour en faire les esclaves des patrons du CAC40...les parents sont contents...


    • Daniel Roux Daniel Roux 4 septembre 10:28

      Un article qui montre à quel point la désinformation anti-française fonctionne bien.

      Non, nous ne sommes pas un pays déclassés, ni en économie, ni en technique, ni en culture. Notre principal concurrent économique et politique, l’Allemagne, n’a qu’un avantage provisoire, la qualité personnelle de sa chancelière face à l’incroyable immobilisme de Chirac et incompétence de l’affairiste Sarkozy.

      Les US et la GB ont un taux de pauvreté réelle bien plus important que la France.

      L’Inde et la Chine, ont une riche histoire, culturelle et économique, et bien des problèmes à résoudre dont il n’est pas écrit à l’avance qu’elles les dominent.

      Que les programmes proposés aux enfants soient inadaptés à notre époque, c’est certain, mais rassurez-vous, les enfants connaissent bien l’économie à la hauteur de leur capacité de compréhension.

      Si la France a des problèmes, c’est celui posé par des dirigeants salariés, parfaitement formés à l’économie, plus soucieux de la valeur de l’action et des licenciements boursiers, que du développement de l’entreprise.

      Le principal soucis des PME restant la domination et la concurrence déloyale des multinationales contrôlant l’UE, avec leurs normes coûteuses sans réel nécessités, leurs impôts différenciés et leurs ententes illicites.


      • Aimé FAY Aimé FAY 4 septembre 10:46

        @Daniel Roux

        « Daniel Roux

        La démocratie exige une population loyalement éduquée et informée. »

        La France est une démocratie qui éduque et informe, autant que faire se peut, LOYALEMENT.

        Vous me traitez de désinformateur : « L’insulte est l’argument de ceux qui n’en ont pas. Aussi facile que vaine et inutile, elle est utilisée par les faibles d’esprit, les flemmards et les incultes. (Daniel ROUX) »


      • bibou1324 bibou1324 4 septembre 11:03

        @Aimé FAY

        L’entrepreneuriat, l’économie, c’est des trucs de droite. Les enseignants sont de gauche. Ils veulent développer l’esprit critique et la culture générale des enfants. Pas les préparer au monde du travail.

      • Trelawney Trelawney 4 septembre 11:09

        @Daniel Roux
        Notre principal concurrent économique et politique, l’Allemagne, n’a qu’un avantage provisoire, la qualité personnelle de sa chancelière face à l’incroyable immobilisme de Chirac et incompétence de l’affairiste Sarkozy.

        Les Allemands ont un peu plus que cela ils ont entre autre
        Un tissus industriel moderne et de qualité
        Une balance commerciale exédentaire
        Un taux de formation professionnelle et d’apprentissage 10 fois supérieur à la France
        Une protection sociale et assurance maladie non déficitaire
        Un déficit budgétaire inexistant
        Un réseau de transports (routes, voix ferrées et fluviales) plus moderne et plus complet qu’en France
        etc.
        De plus ils ont eu tout cela en intégrant l’Allemagne de l’Est ce qui n’était pas un mince affaire. Réduire la bonne santé de ce pays à sa « présidente » est trés réductif.

        Pour ce qui est de Sarkozy et Chirac, il ne faut pas s’arrêter à ces deux présidents, mais admettre que l’inactivité politique de la France a débuté avec la nomination de Raymond Barre 1° ministre et ne s’est jamais arrêté depuis

      • chantecler chantecler 4 septembre 11:32

        @Daniel Roux
        Bonjour,
        "Notre principal concurrent économique et politique, l’Allemagne, n’a qu’un avantage provisoire, la qualité personnelle de sa chancelière face à l’incroyable immobilisme de Chirac et incompétence de l’affairiste Sarkozy."
        Oui, c’est ce que je pensais il y a peu ....
        Mais l’Allemagne est devenue probablement la première puissance mondiale : économique, financière , écologique , etc etc ....
        Ce WE j’ai visionné ce docu ARTE que je recommande à tous et ouvrez bien vos yeux et vos oreilles .
        http://www.tv-replay.fr/02-09-17/un-jour-en-allemagne-arte-12556283.html
        Regardez le en entier .
        Parfois quelques longueurs avec les énergies renouvelables .
        Les mines de charbon à ciel ouvert .
        Le photovoltaïque .les éoliennes
        L’abandon du nucléaire (2003) qui est un sale coup pour notre pays , mais qui paie ses erreurs et ses faillites dans ce secteur .
        Il ne me semble pas que l’on parle du gaz et de son acheminement depuis la Russie dans ce document .
        Indispensable pour faire tourner la machine allemande .
        Alors quand les USA pensent lui imposer des pénalité ou des embargos .... !
        L’Allemagne : un peuple bien dirigé , la finance rhénane et non anglosaxonne spéculative , l’ordolibéralisme .
        ...
        Je crains que nous ne soyons pas de taille pour nous mesurer à cet empire .
        Juste un petit satellite sacrifié .
        A+


      • Daniel Roux Daniel Roux 4 septembre 11:41

        @Aimé FAY

        Lisez-moi bien.

        Je ne vous traite pas de quoique ce soit, je prétends que vous êtes une victime de la désinformation.

        Vous ne démontrez pas de contradiction entre les principes énoncés et mon commentaire et surtout, vous ne répondez pas aux arguments avancés.


      • Daniel Roux Daniel Roux 4 septembre 11:48

        @chantecler

        L’Allemagne a ses fragilités, sa démographie, son enclavement, ses inégalités sociales, ses tensions sociales..

        Imaginez qu’un jour, un Sarkozy arrive au pouvoir..


      • chantecler chantecler 4 septembre 12:01

        @Daniel Roux
        Avez vous visionné l’activité du port de Hambourg ?
        « L’Allemagne a ses fragilités »
        Sans doute , mais aspire tous les emplois à l’est et au sud européen .
        Nous sommes sous domination allemande et l’UE est son outil .
        Ses tensions sociales ?
        Nous rêvons un peu et je pense que nous sommes sous informés .
        Par exemple les emplois peu payés sont complétés par des fonds issus des Landers .
        Maintenant je ne prétends pas que ce pays soit un paradis .
        Mais que depuis sa réunification , il explose tout .
        NB : je ne suis pas admiratif, non , mais plutôt inquiet .
        Germania , au centre de l’Europe ?
        Car pour remonter la pente ça sera plus que difficile .
        Surtout avec nos bras cassés : financier , patronat, politiciens et médias .


      • Daniel Roux Daniel Roux 4 septembre 12:33

        @Trelawney

        Vous avez raison concernant l’économie, les budgets sont équilibrés et le PIB par tête est aujourd’hui, 17% plus élevé en Allemagne qu’en France.

        N’oubliez pas cependant que la France faisait mieux que l’Allemagne entre 1999 et 2002. 

        Tout n’est pas aussi parfait en Allemagne qu’on veut bien le dire aux Français pour leur faire accepter les réformes structurelles.

        Le réseau routier, notamment, est en bien plus mauvais état que le réseau français.

        Le taux de pauvreté est de 17% en Allemagne contre 14% en France.

         


      • Sozenz 4 septembre 12:53

        @Aimé FAY
        qu’ appelez vous loyalement ?
        il serait bien de demander à nos politiciens de pratiquer ce loyalement .
        je pense que le peuple est beaucoup plus loyal à sa patrie que la plus part des politicien qui n hesitent pas à dilapider la France et à se plier aux dictats de l ’ UE en restant inscrit dans cet enchainement mortifère .

        je pense si je ne me trompe , que vous voulez parler d endoctrinement capitaliste pour être sous sa soumission . comme il fut un temps , le clergé « éduquait » les enfants pour qu ils soient soumis , non à Dieu mais à leur principes .

        il faut effectivement apprendre aux enfants , mais a réfléchir par eux mêmes , et développer leur logique, leur pragmatisme et leur éthique . c est cherchant a faire travailler ces trois principes que vous pouvez développer votre sens critique , innover , créer et faire que la société devienne plus juste .

        Rien ne sert d avoir une culture développer , si ce n est que pour répéter , sans avoir un regard critique . regarder tous les rouages et chercher à démêler . et en comprendre l essence .
        n est il pas ce qui est reprocher à nos énarques ? de ne savoir que répéter sans avoir d imagination et d’ être capable de s adapter aux circonstances .

        donc pourquoi pas apprendre l économie ( je pense plus au secondaire qu’ en primaire . mais cela demanderait un apprentissage libre de toute contrainte et vous savez que les programmes ne sont généralement pas neutres .

        . comment penser autrement, alors ? .


      • Trelawney Trelawney 4 septembre 13:34

        @Daniel Roux
        Le taux de pauvreté est de 17% en Allemagne contre 14% en France.

        En 2011 le taux de pauvreté en Allemagne était de 16.1 (4.2 pour trés grande pauvreté) contre 14.1 (3.2 pour trés grande pauvreté) pour la France. En 2015 le taux est de 15.5 pour l’Allemagne contre 14.3 pour la France.
        La raison de ce taux pour l’Allemagne est que certaine région de l’ancienne Allemagne de l’Est n’ont pas encore rattrapé leur retard avec les régions riches de l’Allemagne. Pour cela il y a beaucoup de pauvres dans ces régions.
        De plus le vieillissement de l’allemand et le développement de l’économie allemande provoquent la venue de migrant qui viennent augmenter ce taux.
        Mais allez questionner les travailleurs frontaliers (belges ou français) à travail égal les salaires sont supérieurs en Allemagne.
        Il reste vrai que le sort des pauvres est plus enviable dans un pays proche comme l’Autriche qu’en Allemagne ou en France

      • Daniel Roux Daniel Roux 4 septembre 16:47

        @Trelawney

        Je n’invente rien. Voici la source des chiffres que j’avance :

        https://www.franceinter.fr/emissions/le-vrai-faux-de-l-europe/le-vrai-faux-de-l-europe-22-octobre-2016


      • Spartacus Spartacus 4 septembre 10:54
        Le consumérisme doit être appris dès le plus jeune, l’inversion des valeurs qui actuellement dédouane la responsabilité de celui qui s’engage sera remise à sa place.

        Dire qu’en ES l’emprise idéologique de gauche sur les jeunes s’affiche sur le programme. 
        Idolâtrie de l’État, Colbertisme, Keynésianisme, lutte des classes, exploitation des salariés, caricature de l’employeur, haine des patrons etc…

        Les profs sont des statutaires aux revenus dépendant de l’état toute leur vie. Ils sont quasi tous de conviction à gauche, ils ne vivent que dans l’entre-soi fonctionnarisés et n’ont jamais mis les pieds dans le secteur privé. Pour eux l’entreprise privée c’est la mine, Zola et les actionnaires avec de gros cigares. Un monde parallèle ou les employés sont martyrisés et l’employeur un diable inhumain dénié de sensibilité.

        Un vrai diplôme en gauchisme qui doit être réformé...

        Malheureusement pour les profs, la bienveillance à l’idéologie socialiste est conseillée pour une carrière..C’est pourquoi c’est la profession la plus syndiqué de France et la plus politisée par contrainte de carrière.

        Pour les déroulements de carrière, ; promotions internes ou affectations, ou reconnaissance sociale, l’UNSA et la FSU syndicats ultra gauchistes les tiennent par les couilles.


        • bubu123 4 septembre 17:04

          @Spartacus

          promotions internes pour les prof ? vous parlez de quoi ?

          de plus je le répète, avant de parler des programmes, le mieux c’est de les lire


        • Doume65 4 septembre 17:28

          @Spartacus
          « C’est pourquoi c’est la profession [les profs] la plus syndiqué de France.  »
          Pas du tout. Ce sont les policiers (49%). Chez les profs, on est à moins de 30%.
          Avant d’avancer des chiffres hasardeux, Sparta, consulte un minimum les moteurs de recherches avant d’annoncer ce qui te passe par la tête. Il m’a a fallu 30 secondes pour démonter ton affirmation.

          « Les profs sont des statutaires aux revenus dépendant de l’état toute leur vie. »
          Ce sont des fonctionnaires, quoi. Merci du tuyau.

          « Ils sont quasi tous de conviction à gauche »
          T’as pas idée comme le FN est implanté chez les profs.

          « ils ne vivent que dans l’entre-soi  »
          C’est un peu le travers de toutes les professions, non ?

          « et n’ont jamais mis les pieds dans le secteur privé. »
          C’est vrai pour certains, mais pas pour tous, loin de là. Je pourrais dire par exemple « Spartacus est un con ! ». C’est vrai quelquefois (pour moi aussi), mais pas toujours. Donc je ne dirai pas.


        • Spartacus Spartacus 5 septembre 09:35

          @Doume65


          Le poids syndical des enseignants représente 20% des syndiqués de France et la première force syndicale de France.
          Peut être faut il préciser que dans les professions à effectifs important les enseignants. 

          La nature du syndicalisme est aussi plus marqué politiquement, par un prosélytisme.

          FN est un parti nationaliste et socialiste sur la même base idéologique économique que la gauche, (Keynésiannisme, étatisme, directivisme) et le vote FN est mesuré qu’ à 7% ce qui relativise. 

          Il n’en reste pas moins que le bac ES est un diplôme en socialisme.
          Les élèvent ont le crane bourré des théories absurdes de Karl Marx. 
          L’entreprise est présentée comme exploiteuse.
          Aucune partie ne présente l’entreprise comme vecteur de progrès social.
          L’état est présenté comme un ange et le Keynésianisme et la dépense comme théorie sur quasi unique. L’égalitarisme est présenté comme un but et le graal.



        • samuel 5 septembre 10:07

          @Spartacus

          « Les élèvent ont le crane bourré des théories absurdes de Karl Marx. »

          Pas totalement faux concernant les faitq. Mais c’est un simple jugement de valeur et la plupart des personnes qui poursuivront leur études en économie iront à La Toulouse Business School, HEC, EDEC, .... bref, pas vraiment des bolchéviques.

          « Aucune partie ne présente l’entreprise comme vecteur de progrès social. »

          Et pour cause, l’histoire des luttes sociales montre que le progrès social ne vient pas de l’entrepreneur et par extension de l’entreprise :

          - fin du travail des enfants
          - congés payés
          - éducation gratuite et obligatoire
          - réduction du temps de travail

          La majorité des dirigeants d’entreprises étaient contre et professaient l’infaisabilité de toute ces mesures...

        • Yaurrick Yaurrick 5 septembre 12:29

          @samuel
          Attention, sur vos 4 éléments, 3 ont été rendus possible grâce aux gains de productivité qui ont eu lieu dans les entreprises.


        • Jean Pierre 5 septembre 13:44

          @Yaurrick
          Vous avez en partie raison. Sans productivité, sans progrès techniques, pas de progrès social possible. Par contre, vous n’avez qu’en partie raison. La productivité est indispensable mais elle n’est pas suffisante. Sans les luttes sociales, sans les lois sociales, sans le combat syndical et la démocratie, les gains de productivité ne sont pas distribués. C’est ce qui se passe actuellement.


        • Jeff84 5 septembre 18:40

          @Jean Pierre
          Bien sûr que si. La productivité augmente aussi pour les concurrents, qui sont des concurrents aussi pour le recrutement, et donc les salaires augmentent. La « lutte sociale » n’a aucun intérêt pour les salariés sur le long terme.


          Si par exemple vous « gagnez » une semaine de congés payés, le salaire augmentera moins vite pour compenser. Aucun employeur ne payera jamais aucun salarié pour ne rien faire.

        • Yaurrick Yaurrick 5 septembre 20:18

          @Jean Pierre
          Je suis d’accord pour dire que sans un état de droit, c’est effectivement impossible que les gains de productivité puissent être distribués vu qu’ils ne seront pas réalisés..
          Par contre, je pense qu’actuellement le problème n’est pas dans les luttes sociales ou combat syndical, mais au contraire le fardeau que nos entreprises trainent et qui annihilent les gains de productivité ... Mais cela n’est que mon avis.


        • JL JL 5 septembre 20:32

          @Yaurrick
           

          ’’sans un état de droit, c’est effectivement impossible que les gains de productivité puissent être distribués vu qu’ils ne seront pas réalisés..’’
           
          sans état de droit, les gains de productivité ne seront pas réalisés ???
           
          Ou bien nous n’avons pas la même définition de ce qu’est un Etat de droit, ou bien nous n’avons pas la même définition de ce qu’est un gain de productivité !
           
          Sauf erreur de ma part, le stakhanovisme était l’équivalent soviétique du taylorisme US.

        • Jean Pierre 5 septembre 22:46

          @Yaurrick 

          « sans un état de droit, c’est effectivement impossible que les gains de productivité puissent être distribués vu qu’ils ne seront pas réalisés.. »
          Il faudra expliquez votre théorie à Spartacus qui vante régulièrement le miracle économique réalisé au Chili sous Pinochet.

        • Yaurrick Yaurrick 5 septembre 23:06

          @Jean Pierre @JL
          Mettons les choses au point : pour que les gains de productivité puissent être réalisés, il faut que les acteurs économiques ne soient pas désincités à travailler et investir.
          Cela suppose à minima que la propriété privée soit respectée et que le cadre législatif/fiscal ne soit pas trop dissuasif.


        • Yaurrick Yaurrick 5 septembre 23:10

          Et comme par hasard, plus les états laissent leur citoyens libres, plus ils sont prospères.


        • Yaurrick Yaurrick 5 septembre 23:11

          Vous pouvez le vérifier, plus les états laissent les citoyens tranquilles, plus ils sont prospères.


        • JL JL 6 septembre 08:12

          @Yaurrick
           

           il est clair que vous ne comprenez rien à ce qu’on vous dit. Vous rabâchez vos idées et êtes sourds à ceux d’autrui, la preuve en est encore fournie ici.

        • Yaurrick Yaurrick 6 septembre 12:32

          @JL
          Venant de vous, je prends ça pour un compliment...
          Pour qu’un acteur économique quel qu’il soit puisse réaliser des gains de productivité, il faut qu’on le laisse libre de pouvoir disposer des fruits de son travail. Le stakhanovisme c’est de la propagande, et en plus permettait de bafouer allégrement les libertés des citoyens...
          Les idées qui consistent à restreindre les libertés de chacun, on sait comment ça finit, et pourtant de nombreux intervenants ici nous les resservent.


        • Jean Pierre 6 septembre 13:38

          @Yaurrick
          Vous faites d’une vague idée (pour qu’un acteur économique puisse réaliser des gains, il faut qu’on le laisse libre...) une affirmation économique de valeur universelle.

          Pourtant les Etats-Unis sont devenus la première puissance économique mondiale à l’époque ou les impôts étaient les plus élevés. Et la Chine devient la première puissance économique avec un pouvoir centralisé, très puissant et qui investit et intervient massivement.
          Pour que votre affirmation soit exacte, il faudrait préciser qu’il faut à la fois une sécurité et une liberté économique aux acteurs économiques, et un Etat qui investit dans les infrastructures, les réseaux, la formation , la recherche, etc, qui régule et réglemente.
          Ce que je crois donc universel comme condition de la réussite économique, c’est à la fois un marché relativement libre, et un Etat gardant un certain pouvoir sur l’économie. C’est un point de vue pragmatique qui se base sur l’observation de ce qui a fonctionné depuis longtemps dans de très nombreux pays. Je n’ai pas de contre-exemple qui aurait fonctionné, soit une absence totale d’intervention de l’Etat dans l’économie, soit un dirigisme total. 

        • JL JL 6 septembre 13:45

          @Yaurrick
           

          de toute évidence, vous ignorez ce que réellement sont les gains de productivité que vous confondez visiblement avec accroissement des bénéfices.

        • Yaurrick Yaurrick 7 septembre 21:44

          @Jean Pierre
          Il faut nuancer ces propos, les USA étaient déjà la première puissance économique mondiale avant la 2e guerre mondiale. Certes les impôts étaient très élevés, mais cela ne signifie pas que le consentement à l’impôt était une règle (voir les travaux d’Arthur Laffer). Et aussi n’oublions pas qu’à l’époque, l’économie mondiale se restreignait à finalement peu de pays et que les pays développés avaient pour la plupart beaucoup de stigmates de ce conflit mondial

          Cela dit, je ne suis pas un anarcho-capitaliste, c’est pourquoi je pense qu’il faut faire preuve de pragmatisme et qu’un état qui s’en tienne à ses fonctions régaliennes, serait déjà, dans le case de la France, une formidable évolution à mon sens. S’inspirer de ce que fait la Suisse me semble une bonne idée.


        • Yaurrick Yaurrick 7 septembre 21:56

          @JL
          En quoi les gains de productivité sont forcément un accroissement des bénéfices ? Ils peuvent aussi se traduire par une baisse des couts et donc un accroissement de la demande, ce qui bénéficie aussi aux moins bien lotis.
          Il ne faut pas croire que ces surplus de richesses dorment sous un matelas, ils servent toujours être investis ou à être consommés.
          Après cela ne signifie pas que ces richesses sont créés dans tel ou tel état de manière ; on en revient au fait que les acteurs économiques ne sont pas dupes et vont faire en sorte que le fruit de leur travail ne soit pas accaparé par autrui.


        • JL JL 8 septembre 08:34

          @Yaurrick
           

           vous lisez de travers. Ce n’est pas moi qui dit que les gains de productivité étaient des accroissements de profits voyons ! C’est vous qui le suggérez en écrivant qu’ils ne sont possibles qu’en régime libéral. Je vous cite : ’’Je suis d’accord pour dire que sans un état de droit, c’est effectivement impossible que les gains de productivité puissent être distribués vu qu’ils ne seront pas réalisés.’’ 
           
           D’ailleurs, vous y croyez toujours puisque vous écrivez ici : ’’Il ne faut pas croire que ces surplus de richesses dorment sous un matelas’’, ce qui démontre bien votre confusion obstinée : 
          ’gains de productivité’ = ’accroissement de productivité’ = ’surplus de richesses’.
           
          Vous dénoncez la propagande soviétique au sujet du stakhanovisme ? 
          Moi je dénonce la propagande capitaliste selon laquelle les gains de productivité lui seraient exclusivement dus : certes, le capitalisme permet des économies d’échelle. Mais rien n’interdit au communisme d’en faire autant. D’autre part, ce ne sont pas les banquiers qui inventent de nouvelles méthodes de production : ce sont les travailleurs eux-mêmes ; on appelle ça la la créativité, la sérendipité. Et les travailleurs communistes n’en sont pas moins dépourvus que les travailleurs occidentaux.
           
           
           

        • JL JL 8 septembre 08:45

          @Yaurrick

           
           puisque nous en sommes là : est-ce que vous pouvez m’expliquer cette phrase que vous m’avez écrite : ’’Venant de vous, je prends ça pour un compliment... ’’
           
           Est-ce à dire que selon vous, je serais un idiot qui ne mérite même pas qu’on lui parle ? Qu’est-ce que vous faites ici alors ?
           
           Vous aviez dit : ’’plus les états laissent les citoyens tranquilles, plus ils sont prospères.’’
           
           C’est faux ; il convient d’écrire : plus les états laissent les citoyens tranquilles, plus il y en a qui sont prospères. 
           
          Et il faut ajouter : contrairement à la théorie imbécile du ruissellement, plus il y en a qui prospèrent, et plus ceux-là ruinent les autres. Les mafias ne font pas autre chose.
           
           « Quand l’Etat est à la baisse, les féodalités sont à la hausse » (Régis Debray)

        • bibou1324 bibou1324 4 septembre 10:58

          « Par exemple les crayons. »


          Créés par des ouvriers à la chaîne, complètement décérébrés par leur boulot, généralement en Chine, payés une misère, en polluant des rivières pour traiter le bois et en coupant une forêt qui ne sera pas renouvelée. Pour la mine, en graphite, issue également de Chine, c’est des mineurs de charbon qui l’extraient. Ils en payent le coût : poumons pourris à 30 ans, coups de grisou... oui les mineurs de Chine aujourd’hui, c’est du Zola. Pour devenir une mine de crayon, le graphite est chauffé à 1200°C avec de nombreux produits chimiques. Chauffage grâce aux usines à charbon chinoises, qui tuent des millions de gens par la pollution qu’elles provoquent. Enfin, une fois conditionnées par des machines outils, des tonnes de cartons sont expédiées à grand renfort de kérosène vers l’Europe. Kérosène payé au moyen orient, dont chaque dollars sera utilisé pour brimer les femmes et soutenir l’islamisme. 

          Là, vous leur ferez une introduction réaliste à l’économie. Vous les ferez gerber, par la même occasion, et vous les aurez dégoutté de ce système.

          • Trelawney Trelawney 4 septembre 11:15

            @bibou1324
            Il est vrai que nous sommes en 2017 et que les rapports sociaux entre les salariés et le patronat entretenus par les syndicats et les professeurs se résument à « la lutte des classe ».

            Il est vrai qu’avec cela il est difficile de parler économie dans les écoles et dialogue sociale dans une entreprise.
            Mais : vive le chômage pour tous !

            PS : Lorsqu’une certaine Nathalie Arthaud est professeur d’économie dans un lycée, la messe est dite

          • Sozenz 4 septembre 12:54

            @Trelawney

            Il est vrai qu’avec cela il est difficile de parler économie dans les écoles et dialogue sociale dans une entreprise.
            Mais : vive le chômage pour tous !
            pensez vous que dans les ecoles ils apprendraient aussi ce qu ’ est le Nairu ou volontairement , ils le zapperaient ?

          • François Vesin François Vesin 6 septembre 09:14

            @bibou1324
            «   et vous les aurez dégoutté de ce système. »


            Auront-ils vraiment besoin que l’Education Nationale s’en mêle
            pour être rapidement dégoûtés du $y$t€m€ ?

            En dehors des « fondamentaux » (lire, écrire, compter, penser)
            nous serions bien inspirés de leurs expliquer la décroissance
            et les rouages de l’économie de subsistance !

          • Gilles BERTIN Gilles BERTIN 4 septembre 13:16

            L’économie n’est en fin de compte qu’addition et soustractions et rarement des multiplications !!!!

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