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Accueil du site > Tribune Libre > Retraite : un rapport à COR et à critiquer

Retraite : un rapport à COR et à critiquer

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Le rapport annuel 2016 du COR (format Flipbook), «  Évolutions et perspectives des retraites en France  » , s'inscrit dans le cadre du processus de suivi et de pilotage du système de retraite français mis en place par la loi retraite du 20 janvier 2014, qui confère au Conseil la mission « de produire chaque année, au plus tard le 15 juin, un document public sur le système de retraite, fondé sur des indicateurs ».

Et si vous continuer à lire la page, vous verrez comment en modifiant certains paramètres, vous pouvez constater de l'impact de vos réformes sur la situation financière du système de retraite et sur la situation des retraités actuels et futurs, avec le simulateur de pilotage du COR :

  • Situation financière du système de retraite
  • Niveau de vie des retraités par rapport à l’ensemble de la population
  • Durée de la vie passée à la retraite
  • Récapitulatif des valeurs des trois leviers selon votre simulation

 

Le rapport du Conseil d'Orientation des Retraites rappelle la situation actuelle. Le système de retraite dépend de plusieurs facteurs :

  • la population – qui détermine le nombre de personnes en âge de travailler et celui des personnes en âge d’être retraitées ;
  • les comportements d’activité et le chômage – qui déterminent le nombre de cotisants du système ;
  • et la productivité – qui détermine le niveau des salaires et, partant, les masses de cotisations.

 

Dès le début, je m'insurge.

Le deuxième point est incohérent avec le monde dans lequel nous vivons.

Il pose comme loi intangible que les pensions sont basées uniquement sur le nombre de cotisants. Passons sur le secteur public pour lequel c'est faux puisque c'est le budget de l'état qui règle la facture.

Pour le secteur privé, l'environnement s'est complètement transformé depuis la Libération.

Le protectionnisme a succombé devant le libéralisme, avec pour conséquences :

  • la déportation du travail à l'étranger, sans aucune cotisation à nos caisses de retraite,
  • le chomage, accompagné d'une baisse des cotisations.

 

Le troisième point postule que la productivité augmente les salaires.

Je m'insurge à nouveau.

La productivité s'est accrue grâce entre autres au remplacement de l'homme

  • par la mécanisation, par exemple, dans l'agriculture, avec la moissonneuse batteuse et les autres machines qui ont vidé les campagnes en divisant le nombre de travailleurs,
  • par l'automatisation, qui a carrément supprimé l'agent, comme dans la banque, avec le distributeur automatique de billets qui a tué le métier de caissier,

 

La productivité n'a pas augmenté le salaire des paysans et des agents bancaires.

Pour l'un, dont le père était paysan, il est devenu agriculteur, et son fils chômeur ou candidat au suicide.

Pour l'autre, je vous laisse en discuter avec votre conseiller bancaire, tant que votre agence n'est pas encore fermée pour cause de profit insuffisant et de versement de dividendes trop faible au regard des actionnaires.

 

L'automatisation a supprimé des emplois, tout en augmentant la quantité de richesse produite qui a été distribuée en partie de plus en plus importante aux détenteurs du capital.

C'est bien la preuve qu'il faut repenser le financement des pensions, non plus à partir des cotisants, mais à partir de la richesse créée.

 

Il existe déjà un outil fiscal mis en place depuis des décennies et qui s'appelle la TVA, Taxe sur la Valeur Ajoutée.

La suppression des cotisations retraites sur les salaires permettrait de baisser les coûts de production, de contribuer à baisser le chômage (bien que ce ne soit pas mon objectif), et d'aider à s'aligner sur les pays qui ignorent la composante retraite dans le calcul du prix de vente. Pour mémoire, la TVA est appliquée aussi sur les produits importés.

 

La consécration d'une partie de la TVA aux pensions, tant publiques que privées, permettrait de répartir harmonieusement la création de richesses.

 

Elle permettrait aussi de rectifier le débat que répètent les commentateurs télévisuels :

  • le chomage est un problème : c'est faux
  • le chomage est un problème de société : c'est une erreur
  • l'emploi (le contraire du chomage) est une obligation économique : c'est archi faux

 

Du point de vue économique à l'échelle d'une nation, ce qui compte c'est la création de richesse, quel que soit l'acteur, humain ou machine.

 

Du point de vue social, ce qui compte, c'est la répartition de la richesse produite :

  • avec ou sans égalité
  • avec ou sans la satisfaction des besoins élémentaires des individus.

 

Répéter que le chomage est un mal, c'est lui attribuer une valeur morale, et cela implique que le travail est une valeur positive, du seul fait que ce travail procure un emploi à quelqu'un.

L'objectif d'un travail est de créer une richesse, quel que soit le nombre d'humains concernés.

 

Procurer un emploi n'en est qu'une conséquence. Si le travail peut être remplacé par un automate, c'est mieux. Si vous en doutez, discutez avec la caissière de votre hypermarché de son épanouissement personnel lors de ses tâches routinières.

 

Chomage, emploi, travail.

Trois mots que le libéralisme a traduits en maux.

 

Il nous a écrit une autre bible.

Mais les préceptes restent identiques à celle de la Genèse (chapitre 3, verset 19) : le travail est une fatalité et s'y soustraire, même involontairement, est un péché.

C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière.

 


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32 réactions à cet article    


  • tashrin 13 juillet 2016 09:32

    donc vous avez réinventé la « TVA sociale » de Sarko, ce qui peut s’entendre
    Mais en evitant tout comme lui de rappeler la tendance fortement inéquitable de cet impôt indirect


    • Saltz Saltz 13 juillet 2016 09:46

      @tashrin

      Les candidats de droite inscrivent dans leur programme un allongement du temps de travail, ce qui me parait une injustice d’autant plus grande que plus un individu exerce un métier pénible, plus son espérance de vie diminue.

      La TVA est un impot inéquitable dans la mesure où plus une personne est pauvre, plus elle consomme en proportion des produits de première nécessité. Et inversement, plus elle est riche, plus elle consomme des produits de luxe.

      Il existe un moyen de rectifier cette injustice. Il existe déjà, c’est le taux réduit 5,5 % au lieu de 20 %, y compris pour les spectacles.

      En matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), les œuvres culturelles (ventes d’œuvres d’art, cessions de droits d’auteur, représentations de spectacles vivants) sont soumises aux différents taux (réduit, intermédiaire ou normal).

      Taux de TVA applicable aux spectacles vivants selon le nombre de représentations

      France continentale

      Corse

      Guadeloupe, Martinique et Réunion

      140 premières séances

      2,1 %

      0,9 %

      1,05 %

      à partir de la 141e séance

      5,5 %

      2,1 %

      2,1 %



    • tashrin 13 juillet 2016 12:08

      @Saltz
      Votre reponse n’est que partielle
      La TVA est par nature inequitable parce que la proportion de revenus dépensée, et donc soumise à taxation systematique, est largement supérieure si vous avez un revenu moins important
       => salaire 1200 € = depense de 1200 € = tva de 240, soient 20 % du revenu
       => salaire 5000 € = depense de 3500 par exemple et epargne pour 1500, donc TVA acquittée d’environ 700 €, soient 14 % du revenu
      Et vous en conviendrez ca n’est pas vraiment logique si on applique la progressivité de l’impot
      La différence de taux ne corrige pas cet effet là, ou simplement à la marge. Le poids des paquets de pâtes sur un salaire de 1200 e en 2016, c’est negligeable


    • Saltz Saltz 13 juillet 2016 12:16

      @tashrin

      l’exonération de TVA est envisageable.
      Elle existe dans certains cas (export, etc.)


    • tashrin 13 juillet 2016 12:18

      @Saltz
      ce qui ne changera strictement rien à ce que j’evoque juste au dessus


    • tashrin 13 juillet 2016 17:31

      @Saltz
      Lol... moinsser mes commentaires pour mettre un +1 aux votres, voila qui est constructif :)
      dsl si vous etes faché avec les pourcentages


    • Saltz Saltz 13 juillet 2016 20:05

      @tashrin

      Désolé de vous décevoir, mais je n’ai ni moinssé vos commentaires ni plussé les miens.

      En gros je suis d’accord avec vous quand vous dites que la TVA a un côté inéquitable. Mais je pense que ce côté peut être redressé.

      D’autre part dédier une partie de la TVA sur les produits importés au profit des retraites corrigerait la concurrence injuste des pays qui ne se préoccupent pas des retraites.


    • Coriosolite 13 juillet 2016 21:35

      @Saltz

      L’idée de financer les retraites par la TVA est à étudier. Est-ce un financement si inéquitable ?

      Les modulations de taux sont possibles ainsi que les exonérations pour les produits de base.

      Et comme chacun consomme selon ses revenus, les plus aisés consommant plus payent plus de TVA.

      Autre chose à étudier : si la pension de retraite n’est plus basée sur les cotisations salariales, son droit ne pourra plus être conditionné au nombre d’annuités de cotisation. Mais devra être servie à tous sans exception, qu’on ait été salarié ou non.

      Ce serait une bonne nouvelle pour les femmes au foyer qui ont élevé des enfants.

      Mais comment calcule-t-on le montant de la pension ?

      Un montant égal pour chacun ? A charge de ceux qui le veulent ou le peuvent de souscrire une assurance retraite complémentaire ?

      Il y a beaucoup de questions à résoudre.


    • Saltz Saltz 14 juillet 2016 09:09

      @Coriosolite
      Effectivement.
      Changer la source de financement des pensions pose la question du type de société dans lequel nous voulons vivre.
      Ce serait un débat plus élevé que d’annoncer un allongement de 1 an ou 2 de l’age de départ ;


    • Théophile (---.---.49.19) 19 juillet 2016 16:57
      @tashrin
      Le qualificatif d’équitable pour les prélèvements obligatoires ne vaut que pour l’impôt qui en toute rigueur ne devrait être que direct et entièrement redistribué sous forme de revenu de base. Les autres prélèvements (TVA comprise) doivent être assimilés à des redevances affectées au financement de services publics adhoc (consommés directement ou indirectement par celui qui paye la redevance). Ainsi la TVA doit couvrir les services publics induits par la production des produits et services (protection des usines, protection des produits finis quand ils ne sont pas inclus dans le patrimoine lui-même taxé à ce titre, retraites...). De même qu’on ne dit pas que le prix de la nourriture est un prélèvement injuste, de même la TVA ne l’est pas non plus. D’ailleurs avec une même somme d’argent consommée, on paye indirectement plus de cotisations dans le prix que de TVA si on achète des produits alimentaires français que si on achète des bijoux, alors pour la plus grande justice des cotisations par rapport à la TVA, on repassera...

    • Théophile (---.---.49.19) 19 juillet 2016 17:10

      @Coriosolite
      Le droit à la retraite est calculable de la même façon pour tous à partir de la série des salaires passés. Il ne faut pas confondre le calcul des retraites avec leur financement. Le financement le moins dangereux (pour sortir de la chaîne de Ponzi actuelle) est un financement par la TVA pour le socle (correspond à la retraite du SMIC) et par la capitalisation pour le complément par rapport au socle (remarque : il n’est ni possible ni souhaitable de tout basculer en capitalisation). Mais tout cela ne change rien au calcul des droits. Quant à l’âge de départ, on pourrait le supprimer si on était en capitalisation pure (on touche « l’équivalent » de ce qu’on a cotisé). Ici il faudrait dans l’absolu un « âge flottant », c’est à dire se fixer un pourcentage de retraités constant dans la population (pour respecter concernant la retraite de base, un principe du genre : "on prélève à la population 20% de ce qu’elle consomme pour verser à 20% de celle-ci de quoi consommer -qu’on appelle une retraite-). Ainsi avec cette contrainte on aurait un nombre de retraitables par mois et il suffirait d’avoir classé les français par ordre de priorité pour la retraite(critère = âge + vieillissement lié à l’exercice de travaux pénibles).


    • tashrin 19 juillet 2016 18:25

      @Théophile
      J’ai pas saisi toute votre argumentation, mais je n’ai pas comparé le caractere equitable des cotisations sociales et de la TVA. J’ai simplement rappelé une évidence fiscale, à savoir que la TVA est l’impot le plus injuste qui soit car il frappe proportionnellement de facon plus importante ceux qui ont un revenu plus faible et une capacité d’epargne moins importante.
      Et vous aurez beau faire ce que vous voulez, c’est par definition le cas de tous les impots proportionnels (et non progressifs) dont la tva fait partie
      Donc asseoir la protection sociale sur la TVA revient certes à y faire contribuer les importations, ce qui n’est pas le cas actuellement et ca c’est bete je suis d’accord. Mais ca revient egalement à la faire majoritairement financer par ceux qui ont le moins de revenus, et ca c’est pas admissible non plus


    • Saltz Saltz 19 juillet 2016 18:37

      @tashrin
      asseoir la protection sociale sur la TVA, pour ce qui est des retraites, revient, toutes choses égales, à inclure la pension du salarié dans le coût de revient, de même qu’on doit inclure le coût du retraitement de la marchandise après usage.


    • tashrin 20 juillet 2016 09:36

      @Saltz
      Lol :) N’importe quoi
      eh ben justement non puisque la TVA n’est pas payée (= financièrement supportée) par l’entreprise, à l’inverse du salaire et des cotisations sociales
      Asseoir la protection sociale sur la tva revient donc à en decharger l’entreprise et à la reporter sur le consommateur uniquement, ce qui pose donc les problemes susmentionnés


    • Saltz Saltz 20 juillet 2016 09:52

      @tashrin

      Monsieur,
      Je ne suis pas d’accord avec vous sur ce point tout en reconnaissant que vous avez raison par ailleurs.

      Je vous propose de continuer la discussion lors d’un prochain article dans lequel vous, ou moi, ou un tiers, exposerez les arguments.


    • tashrin 20 juillet 2016 09:59

      @Saltz
      vous ne pouvez pas ne pas etre d’accord, c’est dans le code general des impots
      Que ca vienne contredire votre argumentation est une chose, mais là c’est pas une question d’interpretation


    • Théophile (---.---.102.147) 20 juillet 2016 13:10

      @tashrin
      Lorsque vous payez un bien ou un service vous payez toujours les cotisations de retraite des gens qui ont travaillé pour vous (c’est compris dans le prix) et il se trouve que vous en payez plus quand il s’agit de produits alimentaires que lorsqu’il s’agit de bijoux ou de voitures de luxe. Donc en quoi est-ce injuste de dire que ce coût va maintenant être sorti du prix hors taxe et couvert par la TVA ? La réalité c’est qu’il ne faut pas considérer la TVA comme un impôt (un impôt est non affecté à une dépense particulière) mais comme une redevance dédiée aux dépenses publiques liées à la production des entreprises car vous les payez toujours dans les prix (donc la TVA ne doit certainement pas couvrir la famille par exemple). La CSG est par contre un impôt (qui peut couvrir la famille, la santé voire le RSA, l’école...). L’impôt le plus redistributif est un impôt « à somme nulle » (qui peut donc être négatif) et qui est linéaire i(r) = TXr - a où r est le revenu primaire (et l’accroissement de patrimoine) de chaque personne et a un revenu de base. L’impôt le plus redistributif est obtenu pour un taux T maximisant les recettes (au delà les gens s’exilent ou fraudent). Il s’agit donc d’une grande CSG entièrement redistribuée en revenu de base (le système remplacerait l’IR, les cotisations non contributives et beaucoup d’allocations CAF).


    • tashrin 20 juillet 2016 14:13

      @theophile
      Lorsque vous payez un bien ou un service vous payez toujours les cotisations de retraite des gens qui ont travaillé pour vous (c’est compris dans le prix) et il se trouve que vous en payez plus quand il s’agit de produits alimentaires que lorsqu’il s’agit de bijoux ou de voitures de luxe
      Je veux bien une explication... pas pour le cout de revient, je sais ce dont il s’agit merci, mais sur la fin de votre phrase. C’est quoi le rapport entre le produit vendu et le montant des cotisations sociales ? Les charges sociales d’un ouvrier qui bonne chez Dior sont plus élevées que celles du mec qui travaille chez intermarché ?

      La difference que vous semblez ne pas comprendre est pourtant essentielle
      Dans le cas d’un financement via les cotisations sociales, les entreprises paient
      Dans le cas d’un financement via la TVA les entreprises ne paient plus, c’est le consommateur qui s’y substitue. Le reste, c’est de la litterature
      Et ca ne change pas le fait qu’un impot purement proportionnel ne tien pas compte des disparités de revenus, et vous pourrez argumenter tant que vous voulez, celui qui consomme integralement son revenu paiera proportionnellement plus de TVA que celui qui epargne, puisque l’impot frappe la consommation...
      apres, on peut discuter sur le fait qu’un impot proportionnel ne soit pas plus injuste qu’un impot progressif, ca ok... Et encore, je vois pas trop où il peut y avoir matière à debat à partir du moment où l’on respecte le principe d’une contribution en fonction des moyens de chacun


    • Théophile (---.---.102.148) 21 juillet 2016 09:11

      @tashrin

      Vous ne semblez pas chercher à comprendre ce que j’écris. Ce n’est pas parce que beaucoup répètent en boucle que la TVA est injuste, qu’un impôt juste est un impôt direct convexe...qu’ils ont raison au sens « mathématique » du terme. En fait ces gens n’apportent aucune argumentation construite.
      Les entreprises ne sont que des collecteurs de prélèvements obligatoires. Seules les personnes physiques payent en bout de chaîne. La fonction d’une entreprise, c’est de couvrir tous ses coûts (impôts compris) par du chiffre d’affaire. Donc les prélèvements sur les entreprises sont équivalents à des impôts indirects pour les particuliers. Enfin je vous répète que tous les prélèvements obligatoires ne sont pas des impôts c’est à dire des prélèvements non affectés tenant compte de la capacité contributive de celui qui paye. Il y a aussi les redevances qui sont des prix (on ne tient pas compte de la richesse de celui qui paye pour avoir le service). La seule façon claire de procéder est donc de dire que le système public fait 2 choses : d’une part il produit des services et alors ces services doivent être payants (y compris le régalien : un montant par personne pour la protection des personnes, un pourcentage de la valeur des biens pour la protection des biens perçu soit avec la TVA soit avec une flat tax sur le patrimoine selon le type de bien à protéger) et parmi les structures de redevance finançant ces services il y a la TVA ( régalien adhérent à la production, service de retraite par répartition), et d’autre part le système public redistribue entre les personnes physiques (là il s’agit bien d’un impôt mais qui doit être entièrement redistribué et on ne peut pas dire si un impôt est juste ou injuste tant qu’on n’a pas décidé comme ici de son emploi : une CSG non redistribuée est injuste, une CSG entièrement redistribuée en revenu de base est tout ce qu’il y a de plus juste).


    • tashrin 21 juillet 2016 10:07

      @Théophile
      ok j’ai compris
      Vous faites semblant de jouer au savant en faisant des paragraphes imbitables et en utilisant des grands mots. Mais vous ne savez pas de quoi vous parlez
      Le mecanisme de la TVA je vous l’ai decrit plus haut. Vous n’allez pas me l’apprendre, ca fait partie de mon boulot
      Les arguments sur le caractère injuste figurent plus haut, calculs à l’appui
      Et vous même ne repondez pas à ma question sur votre commentaire precedent (comme quoi les charges sociales seraient plus élevées dans le luxe que dans d’autres secteurs...)
      Et ca n’en change pas que selon vos propres termes : la TVA n’est pas payée par l’entreprise, mais par son client. L’entreprise n’a donc pas à le repercuter dans ses couts. Puisque ca ne lui coute rien...
      Vous ne repondez pas non plus sur la difference entre un prelevement proportionnel et progressif
      Et les grands mots ne changeront rien au caractère injuste d’un impot (meme indirect) strictement proportionnel
      http://www.inegalites.fr/spip.php?article1420


    • Théophile (---.---.116.160) 31 juillet 2016 14:07

      @tashrin
      Simplement lorsque vous achetez quelque chose, le prix hors taxe couvre tous les coûts dont les coûts de main d’œuvre. En pourcentage du coût total les coûts de main d’œuvre sont plus élevés pour les produits alimentaires que pour les bijoux (car la matière première est moins chère), donc en pourcentage du coût total vous payez moins de cotisations pour les bijoux. Pour la TVA c’est l’inverse car les taux sont modulés. Si vous faites une TVA sociale, vous augmenterez probablement la TVA uniformément en pourcentage par contre les charges concernant les produits alimentaires français baisseront plus en pourcentage. Enfin la TVA n’est pas conçue pour être un impôt finançant la solidarité (sinon on aurait utilisé l’impôt direct). C’est bien une taxe qui ne tient pas compte de la capacité contributive de celui qui paye et qui doit servir à financer les services publics liés à la production (qu’on ne fait donc pas payer aux gens qui ne consomment pas). C’est comme les péages d’autoroute : un riche piéton ne les paye pas alors qu’un pauvre en voiture les paye sans ristourne...et ce n’est pas injuste.


    • Théophile (---.---.116.160) 1er août 2016 10:46

      @tashrin
      Le prix de la baguette de pain n’est pas très équitable non plus car ça coûte le même prix pour tout le monde alors que tout le monde a besoin de pain. A un moment donné, il faut savoir distinguer dans les prélèvements obligatoires les redevances qui financent des services bien précis, et l’impôt qui lui a plutôt vocation à être redistribué. Seul l’impôt direct doit être considéré comme un impôt. Techniquement, la TVA ne peut être interprétée autrement que comme une redevance (finançant des services publics liés à la production des produits et services et que donc ceux qui ne les consomment pas ne doivent pas payer).


    • Login Login 13 juillet 2016 10:54

      Jusqu’a 50% de l’emploi en proportion va disparaitre d’ici 2030, nul besoin d’etre visionnaire. La ou il faut l’etre c’est pour anticiper la disparition de l’entreprise elle-meme, telle que nous la connaissons. Autant dire que le bla bla du COR se resume à un exercice comptable en rien basé sur un plan réaliste et responsable. Refus des évidences et de la responsabilite pour ceux qui l’ont choisie.


      • Robert GIL Robert GIL 13 juillet 2016 11:31

        voici une petite serie d’articles sur les retraites pour essayer de comprendre ...


        • Spartacus Spartacus 13 juillet 2016 12:35

          Amis du COR j’ai 2 questions publiques à vous poser  smiley  smiley  smiley


          1-Le modèle social est tellement « for-mi-dable ». Pourquoi donc à titre personnel préférez vous un régime spécial que de profiter de ce régime général qui est votre modèle social ?

          L’hypocrisie ou la conscience intellectuelle de la gamelle à titre personnel et l’idéologie de la rente à charge ?

          2-Que penser du conflit d’intérêt qui vous invite à minimiser les méfaits pervers d’un système de répartition et que visiblement vous n’avez aucun intérêt a charge des choses ?

          A vous mes amis membres du COR parlementaires ......
          Pierre-Louis Bras Président....inspecteur général des Affaires sociales. Représentant des régimes spéciaux....
          Marie-France Beaufils, sénatrice d’Indre-et-Loire Représentante des régimes spéciaux....
          Jacqueline Fraysse, députée des Hauts-de-Seine Représentant des régimes spéciaux....
          Jean-Christophe Fromantin, député des Hauts-de-Seine Représentant des régimes spéciaux....
          Michel Issindou, député de l’Isère Représentante des régimes spéciaux....
          Denis Jacquat, député de la Moselle Représentante des régimes spéciaux....
          Georges Labazée, sénateur des Pyrénées-Atlantiques Représentant des régimes spéciaux....
          Catherine Procaccia, sénatrice du Val-de-Marne Représentant des régimes spéciaux....
          Gérard Roche, sénateur de la Haute-Loire Représentant des régimes spéciaux....

          • Spartacus Spartacus 13 juillet 2016 12:38

            Amis du COR j’ai 2 questions publiques à vous poser   


            1-Le modèle social est tellement « for-mi-dable ». Pourquoi donc à titre personnel préférez vous un régime spécial que de profiter de ce régime général qui est votre modèle social ?

            L’hypocrisie ou la conscience intellectuelle de la gamelle à titre personnel et l’idéologie de la rente à charge ?

            2-Que penser du conflit d’intérêt qui vous invite à minimiser les méfaits pervers d’un système de répartition et que visiblement vous n’avez aucun intérêt a charge des choses ?

            A vous mes amis représentants des partenaires sociaux au COR  smiley  smiley  smiley
            Virginie Aubin, secrétaire confédérale de la CFDT assimilé fonctionnaire (sécu), Représentante des régimes spéciaux


            Pierre-Yves Chanu, conseiller confédéral de la CGT assimilé fonctionnaire (sécu), Représentante des régimes spéciaux


            Valérie Corman, conseillère pour la protection sociale du MEDEF Syndicat financé par le paritarisme. Aucun intérêt a faire bouger les choses.


            Yves Decalf, représentant de l’UNAPL medecin du secteur public Représentant des régimes spéciaux
            Thierry Douine, secrétaire général adjoint confédéral de la CFTC dirigeant d’une société privée avec client la sécu, représentant de la résistance aux changements

            Françoise Dupont, secrétaire fédérale de FGF-FO fonctionnaire Représentant des régimes spéciaux- Aucun intérêt a faire bouger les choses.

            Annick Fayard, représentante de l’UNSA fonctionnaire Représentant des régimes spéciaux. Aucun intérêt a faire bouger les choses.

            Serge Lavagna, secrétaire national du pôle protection sociale de la CFE-CGC fonctionnaire Représentant des régimes spéciaux. Aucun intérêt a faire bouger les choses.

            Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT Représentant de la différenciation des régimes pour les cadres... Aucun intérêt a faire bouger les choses.

            Régis Metzger, représentant de la FSU fonctionnaire Représentant des régimes spéciaux. Aucun intérêt a faire bouger les choses.

            Roger Mongereau, président de l’Union Territoriale du Commerce de la CGPME. Papy ancien assureur. Retraité du RSI.... Retraité n’ayant ni l’ambition ni un intéret a faire bouger les choses.. Aucun intérêt a faire bouger les choses.

            Philippe Pihet, secrétaire confédéral de FO Ex cadre de la sécu... Représentant des régimes spéciaux. Aucun intérêt a faire bouger les choses.

            Albert Quenet, président de la commission sociale de l’UPA Artisan proche de la retraite... Aucun intérêt a faire bouger les choses.

            Nadia Salhi, membre du bureau confédéral de la CGT collectiviste . Aucun intérêt a faire bouger les choses.


            Claude Tendil, président de la commission protection sociale du MEDEF . Syndicat financé par le paritarisme. Aucun intérêt a faire bouger les choses.


            Robert Verger, représentant de la FNSEA d’un Syndicat adepte de l’interventionnisme d’état.  Aucun intérêt a faire bouger les choses.


          • Spartacus Spartacus 13 juillet 2016 12:39

            Amis du COR j’ai 2 questions publiques à vous poser 


            1-Le modèle social est tellement « for-mi-dable ». Pourquoi donc à titre personnel préférez vous un régime spécial que de profiter de ce régime général qui est votre modèle social ?
            2-Que penser du conflit d’intérêt qui vous invite à minimiser les méfaits pervers d’un système de répartition et que visiblement vous n’avez aucun intérêt a charge des choses ?

            L’hypocrisie ou la conscience intellectuelle de la gamelle à titre personnel et l’idéologie de la rente à charge ?

            2-Que penser du conflit d’intérêt qui vous invite à minimiser les méfaits pervers d’un système de répartition et que visiblement vous n’avez aucun intérêt a charge des choses ?Les représentants des associations familiales et de retraités 
            Sylvain Denis, vice-président du Comité national des retraités et personnes âgées (CNRPA) représentant de ceux qui touchent la gamelle de la réparation sur le compte des générations futures.... Aucun intérêt a faire bouger les choses.
            Maurice Odin, conseiller technique de l’Union nationale des associations familiales (UNAF)...Syndicat financé par l’état et principal financier des emplois fictifs et associations bidons de prosélytisme gauchisme en France. Aucun intérêt a faire bouger les choses.

            Les représentants des administrations 
            Carine Chevrier, déléguée générale à l’Emploi et à la formation professionnelle 
            Thomas Fatome, directeur de la Sécurité sociale . Aucun intérêt a faire bouger les choses.
            Michel Houdebine, chef économiste à la direction générale du Trésor fonctionnaire. . Aucun intérêt a faire bouger les choses.
            Thierry Le Goff, directeur général de l’Administration et de la fonction publique 
            Denis Morin, directeur du Budget . Fonctionnaire . Aucun intérêt a faire bouger les choses.
            Jean Pisani-Ferry, commissaire général à la Stratégie et à la prospective Fonctionnaire . Aucun intérêt a faire bouger les choses.
            Franck Von Lennep, directeur de la Recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques Fonctionnaire . Aucun intérêt a faire bouger les choses.

            Les personnalités qualifiées 
            Sylvie François, directrice des ressources humaines et des relations sociales du Groupe La Poste assimilé fonctionnaire Fonctionnaire . Aucun intérêt a faire bouger les choses.
            Anne-Marie Guillemard, professeur émérite des universités en sociologie Fonctionnaire . Aucun intérêt a faire bouger les choses.
            Jean-Jacques Marette, directeur général honoraire de l’AGIRC et de l’ARRCO Fonctionnaire . Aucun intérêt a faire bouger les choses.
            Étienne Marie, inspecteur général des Affaires sociales Fonctionnaire . Aucun intérêt a faire bouger les choses.
            Monika Queisser, chef de la division des politiques sociales de l’OCDE Fonctionnaire . Aucun intérêt a faire bouger les choses.
            Serge Volkoff, chercheur invité au Centre d’études de l’emploi (CEE) Fonctionnaire . Aucun intérêt a faire bouger les choses.


          • Saltz Saltz 14 juillet 2016 14:54

            Faut-il modifier l’âge de départ à la retraite ?

            C’est non, pour l’économiste libéral Jacques Bichot, professeur à l’université Lyon-3 et spécialiste du régime des retraites :
            « Il n’y a aucune raison que la classe politique s’occupe d’un levier technique comme celui-ci, que ce soit pour le mettre à 60, 62 ou 65 ans. Ils s’intéressent à ce curseur qui ne devrait être manœuvré que par les responsables techniques du système de retraites. »
            .
            .

            Si, pour Henri Sterdyniak, directeur de département à l’OFCE et signataire du manifeste des économistes atterrés

            « c’est la responsabilité et le rôle de l’Etat de fixer l’âge de départ »,

            la question d’un report, brandi par la droite, est également hors-propos.

            «  On est encore dans une situation de chômage de masse, donc parler de repousser l’âge de la retraite paraît tout à fait contre-productif, car cela augmentera encore la difficulté des jeunes à trouver un emploi et des seniors à s’y maintenir, explique-t-il. Ce n’est pas d’une actualité brûlante, il faut attendre et voir. »

             Au contraire, pour lui, s’il doit y avoir modification, c’est dans le sens d’un abaissement pour les situations particulières :

             « Il faut, si possible, ouvrir des conditions de retraites favorables aux personnes qui, à partir de 58, 60 ans, ne trouvent pas d’emploi. Il faut des mécanismes de préretraites pour ces personnes usées physiquement et moralement. »

             cf http://www.20minutes.fr/economie/1888171-20160712-pourquoi-repousser-age-retraite-fausse-bonne-idee


            • Théophile (---.---.49.19) 19 juillet 2016 17:18

              @Saltz
              L’âge ne doit pas tenir compte du chômage. En toute rigueur il devrait être libre (on touche ce qu’on a cotisé)...mais cela n’est gérable qu’en capitalisation pure. Le seul critère incontestable sinon et sociologiquement acceptable c’est que la pyramide des âges doit avoir toujours la même forme et doit se dilater avec le vieillissement et l’accroissement de la population exactement comme la part de sa surface qui est en retraite (pourcentage de retraités).


            • Théophile (---.---.49.19) 19 juillet 2016 16:45

              Je souscris totalement à cet article tellement rare qui défend comme moi la TVA sociale pour la retraite alors que la droite soutient habituellement la TVA sociale pour la famille. La famille pour moi, c’est de la solidarité comme la santé ou le RSA et pour la solidarité, c’est bien la CSG le système le plus juste (pour les bas salaires, si on met en place le revenu de base, il y a annulation de la CSG). Par contre la retraite est un coût de production qui est toujours incorporée dans les prix. Les consommateurs payent toujours la retraite mais ce coût plombe aujourd’hui la production en France (notamment dans l’agriculture). Un socle de retraite (par exemple la retraite du smicard) correspondant au régime général et au « bas de l’Arrco » pourrait être repris par la TVA. Pour faire cela, il faudrait une contribution importante sur les activités non délocalisables de tertiaire et de BTP payée par les entreprises de ces secteurs reprenant la CVAE (en totalité) et le montant des cotisations de retraite de ces secteurs, pour financer les dotations de l’état aux CL ainsi qu’une plus forte décentralisation (routes nationales, culture, économie...). En complétant cette mesure d’une hausse de 5 points de la TVA sur les produits (on rappelle que les scandinaves sont souvent à 25%), on dégagerait globalement un budget de l’état suffisant. Ensuite pour « le haut de l’Arrco » et l’Agirc on pourrait créer un fonds de pension géré par les partenaires sociaux (en l’initialisant par exemple avec les participations de l’état) alimenté par des vraies cotisations cette fois-ci mais assises sur la différence entre le salaire et le SMIC...


              • Saltz Saltz 19 juillet 2016 18:07

                @Théophile

                20 % me parait un taux de TVA suffisamment élevé pour les produits « normaux ».

                Il existait dans les années 70 une TVA de luxe à 33%


              • Théophile (---.---.102.147) 20 juillet 2016 13:15

                @Saltz
                Si vous considérez (comme moi) que la TVA sur les produits finance en particulier la protection des biens achetés, il n’est pas anormal que la TVA soit élevée pour les produits de luxe...

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