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Réussite totale

Le pessimisme n’est pas une cause à défendre.. Il s'agit simplement de faire face à la tristesse éprouvée en constatant la fin d’un rêve d’adolescent. Le rêve d'un continent uni. En quelque sorte une grande Suisse aux dialectes divers - avec un gouvernement central et un drapeau unique pour confirmer l'élan patriotique en construction. L'espoir d'une seule et grande nation au service du bien-être de l'homme. C'est une démarche idéaliste et de bon-sens qui vient à point nommé après tant de souffrances inutiles, de rages meurtrières et de haines. C'est un appel à la sagesse dans la recherche du mieux-être, afin de dissiper doutes et craintes et assurer un avenir correct à la population de cette nouvelle structure.

Un travail sans fin où volonté et persévérance jouent un rôle prépondérant, s'appuyant sur la nécessité visionnaire du projet. Découvrir des hommes politiques capables d'imaginer un tel destin pour apaiser les traumatismes d'un chaos qui a fait plus de quarante-cinq millions de morts en Europe, est à saluer avec reconnaissance. Inventer le mode d'emploi permettant de canaliser les esprits vers une paix durable n'est pas une sinécure. Aussi, quand des politiciens décident de s'atteler à pareille tâche, ils font preuve d'altruisme et devraient être encouragés dans leurs démarches. Il est rare que des politiciens agissent pour le bien commun dans une perspective du long terme. Il n'y a que des coups à prendre. En premier lieu par des collègues aux petits bras, jaloux par le constat de leur propre impuissance. Ces derniers, à l'aise dans l'intrigue, le mensonge et la corruption feront tout pour miner le terrain. Ils ne cesseront de torpiller les projets en manipulant les foules par des assertions incitant à la peur et aux incertitudes. C'est là une des raisons d'être des médiocres. Comme dit un vieux proverbe chinois : « Être homme, c'est facile, être un homme, c'est difficile ».

L'Europe est devenue un vaste marché au service de la finance, servi par des fonctionnaires nommés par les divers gouvernements. Bruxelles n'est rien d'autre qu'une assemblée de responsables engagés par les pays signataires pour exécuter des ordres. Ils votent au nom de leurs gouvernements respectifs. Il n'y a pas d'initiative Bruxelloise. Rien ne se décide sans accord gouvernemental et le vote se fait à l'unanimité des pays constituant le marché. Ce marché, que les espoirs profilèrent en union, est, hélas, resté à l'état de rêve. Un souhait qui se fracasse contre la réalité des égoïsmes et du chacun pour soi. Les vieux disparaissent avec leurs souvenirs du chaos et les survivants n'ont plus l'écoute qu'ils méritent. L'ancien devient une charge qu'il faut écarter de sa route. Le temps où il fut celui auquel s'adresser en cas de désarroi est périmé. La mode est à la technicité, à la connaissance utile, à tout ce qui permet d'aller plus vite et au bonheur chiffré. Il faut de l'argent pour compenser la solitude du vide, pour se refaire un visage, des seins ou une paire de fesses afin de fuir, inconsciemment, l'image d'un soi profond, véhiculé par l'expression d'une réalité qui fait mal.

Après quelques années d'euphorie où tout semblait possible, les travers de l'homme refont surface. Les combines et les prérogatives du puissant remontent à l'air libre et les luttes pour le pouvoir reprennent de plus belle. Corruption et promesses électorales allant de pair, la richesse souriait à ceux qui furent déjà nantis. Quant aux pauvres, les miettes du « plan Marchal » devaient leur suffire. Les décennies s’enchaînaient et permettaient aux marchés d'évoluer et d'enrichir les nations. L'Union, par contre, était sous perfusion. Vingt-sept pays se disputaient les méthodes à employer pour sortir du marasme. Chaque nation joua sa propre partition sans s'occuper de celle de son voisin. L'Idée de l'Europe, où ce qui en reste, partait en quenouille et plus grave, elle se couchait devant le chantage d'un matamore de cirque. C'est le courage en couche-culotte des élus disponibles sur les catalogues politiques. Du courage ciselé de mots percutants jetés aux ordures à peine prononcées.

Ce qui est stupéfiant, ce sont le déni collectif quant à la situation dramatique du continent envers ses compétiteurs de taille, comme la Chine, l'Inde ou dans une moindre mesure. le continent américain coiffé d'un super président semeur de troubles... À croire que les progrès techniques finissent par être des freins à la réflexion. Il est tout de même étrange de constater que la plupart des personnalités, qui ont œuvré pour la paix dans le monde, sont des gens de couleur. De Malala Yousatzai à Anouar el Sadate en passant par Martin Luther King, Chirine Ebaldi, Mandela ou Kofi Annan et qu'un grand nombre de va-t-en guerre sont blancs comme Hitler, Mussolini, etc. À croire que les progrès techniques finissent par être des freins à la réflexion.

La planète serait-elle en péril ? Il serait plus cohérent de préciser que seuls les locataires de cette terre sont menacés. De façon inéluctable ! À croire que les progrès techniques finissent par être des freins à la réflexion. Le point de non-retour a été atteint depuis de nombreuses années, car toute période glaciaire est automatiquement suivie par un réchauffement, ce qui est dans la nature des choses.

L'action de l'homme n'a fait qu'accélérer le processus. Sa seule option réside dans son pouvoir de précipiter ou non le phénomène. Veut-il offrir une chance à ses petits-enfants ? Il semble que non !


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3 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 8 septembre 13:10

    La Suisse non merci  !

    On s’y emmerde gravement, dans la prospérité, certes, mais on s’y emmerde !

    Tant qu’à faire, on aimerait qu’il y ait une vie avant la mort, alors les relents calvinistes, merci bien !



    • JL JL 8 septembre 13:51
      «  À croire que les progrès techniques finissent par être des freins à la réflexion. »
       
       Vous vous répétez, cher monsieur !
       
       Un auteur qui n’a posté qu’un seul commentaire pour 95 articles écrits et 1075 reçus, n’écrit pas pour le public d’Agoravox. On se demande à la lecture de cet article pour qui il écrit.

      • Passante Passante 8 septembre 15:31
        le jour où ils seraient capables de soupçonner le 11 septembre
        comme « acte écologique »...
        mais on est loin.

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