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Accueil du site > Tribune Libre > Révolution pacifique : En marche vers le boycott

Révolution pacifique : En marche vers le boycott

Comme de nombreux autres pays, la France est sous l’emprise d’un système d’exploitation piloté par l’État profond[i] (ou le gouvernement profond) au confluent d’un type de capitalisme associé à une forme particulière de démocratie.

 

Capitalisme de « copinage » et démocratie des « coquins »

Le système repose sur une combinaison de capitalisme et de démocratie. D’une part, le capitalisme de « copinage » organise la collusion entre acteurs privés et acteurs publics en vue de créer et d’accaparer des rentes. D’autre part, la pseudo-démocratie[ii] caractérisée par un bipartisme de « connivence » a pour but de « forcer » l’adhésion des masses populaires et des classes moyennes au système. Capitalisme de copinage et pseudo-démocratie sont intimement imbriqués et pilotés par l’État profond[iii].

 

La crise économique et sociale menace le système

Depuis une dizaine d’années, la crise économique et sociale s’accentue. Le défaut de croissance menace la distribution de rente car le gâteau à partager ne grandit plus, voire se rétrécit. Dans ce contexte, il devient de plus en plus difficile pour les gouvernants de satisfaire les exigences de leurs sponsors tout en maintenant la paix sociale. En effet, les impératifs de la distribution de rente aux sponsors impliquent notamment la mise en œuvre de politiques de rigueur salariale, d’augmentation de la fiscalité pour les classes moyennes et inférieures, de privatisation d’entreprises et de secteurs publics rentables[iv]… 

 

La contestation monte mais reste inefficace

Le mécontentement et la contestation montent mais rien ne change. Le système est verrouillé par la pseudo-démocratie du bipartisme de connivence. Nombreux sont ceux qui proposent de réformer le fonctionnement de la démocratie. Changer la Constitution, reconnaître le vote blanc, tirer au sort les représentants, exiger un mandat unique… sont de bonnes idées qui n’ont aucune chance d’être mises en œuvre par ceux qui seraient menacés par ces mesures. Dans le cadre institutionnel actuel, il est vain d’espérer une refondation.

 

Pour une révolution non violente, au moins au départ

Certes, une révolution violente, comme notre pays en a connu, serait en mesure d’abattre le système mais probablement avec un coût humain très élevé. De plus, l’expérience montre que les manifestations de masse (retraites en 2010), les pétitions, le vote (référendum sur l’Europe en 2005)… restent sans effets. Enfin, peu de gens sont prêts à descendre dans la rue les armes à la main ou encore à manifester violemment.

Néanmoins, la nécessité du changement implique une réflexion sur l’utilisation des degrés de liberté existant encore pour la population. Du fait du flicage, de l’état d’urgence, de l’apathie, du consumérisme… les marges de manœuvre se réduisent toujours plus.

Malgré tout, il reste certains domaines dans lesquels des actions sont susceptibles d’insérer des grains de sable dans les rouages bien huilés du système et conduire à sa paralysie, prélude à sa refondation.

D’une part, le système économique, politique et social ne peut réellement fonctionner qu’avec l’aide du bénévolat. L’arrêt des activités bénévoles apparaît en mesure de générer rapidement des turbulences au sein de la société. Contrairement aux manifestations de rue par exemple, les autorités ne pourront réprimer ces actions.

D’autre part, les dons constituent, dans certains domaines, un financement additionnel essentiel à celui de l’État. Le tarissement de ces ressources dressera des obstacles à la réalisation de projets sociétaux utiles et porteurs.

De plus, la consommation est une autre arme que les populations maîtrisent encore. Le boycott, la consommation sélective… constituent des grains de sable. Le pouvoir peut aussi se trouver dans les rayons des magasins.

Enfin, des actions non justiciables de désobéissance civile peuvent compléter le scénario de destruction du système néo-féodal actuel. 

Dans cet article, seuls seront abordés les thèmes du bénévolat et du don.

 

Le bénévolat, une composante vitale du système

Le terme bénévolat émane du latin benevolus qui signifie bonne volonté, venant de bene, bien et velle, vouloir. « Le bénévolat désigne une activité de services envers autrui, [effectuée] de son plein gré et sans rémunération. Les actions de bénévolat, qui ne sont pas une simple adhésion, s’exercent en général dans le cadre d'une association, d’un syndicat ou d’une structure publique, éventuellement dans une entreprise privée à vocation sociale » [v].

« La loi ne définit pas le bénévolat et c’est ce qui caractérise sa particulière souplesse. Cependant, le Conseil économique, social et environnemental a précisé ce concept dans un avis du 24 février 1993 : « est bénévole toute personne qui s’engage librement pour mener une action non salariée en direction d’autrui, en dehors de son temps professionnel et familial »[vi].

« Le bénévolat est un don de soi librement consenti et gratuit »[vii]. Il en découle que le bénévolat ne peut être imposé et son absence ne peut être réprimée.

 

La place du bénévolat en France

« En 2016, 63% des Français indiquent donner du temps [gratuitement] ou l’avoir déjà fait ! », « tous cadres d’engagement confondus[viii] ». En effet, cette année-là près de 20,5 millions de personnes ont donné du temps à travers le bénévolat associatif (13,197 millions), le bénévolat dans d’autres organisations (4,410 millions) et le bénévolat direct ou informel (8,302 millions)[ix].

Les bénévoles sont les plus nombreux dans le secteur associatif mais ils représentent seulement la moitié (51%) de l’effectif total.

Ainsi, le bénévolat touche une part importante de la population et il s’exerce dans de nombreux domaines.

 

Le bénévolat par secteur

 En 2016, le bénévolat représentait une part significative des ressources humaines dans une large palette de secteurs : social caritatif (27%), sport (24%), loisirs (21%), jeunesse éducation populaire (18%), culture (17%), environnement (9%), santé, recherche médicale, aide aux malades (8%), solidarité internationale (7%), formation, emploi, insertion économique (7%), autres (16%)[x].

 En réalité, le fonctionnement de nombreux secteurs de la vie sociale est tributaire du bénévolat.

 

Le bénévolat associatif

Le domaine associatif mobilise la majeure part des bénévoles. « On estime à

1 300 000 le nombre d’associations actives en France et […] plus de 21 millions de personnes, résidant en ménages ordinaires en France métropolitaine, ont déclaré être membres d’au moins une association[xi] ». « Seulement 12 % des associations emploient des salariés, le plus souvent un ou deux[xii] ». C’est-à-dire que 88 pour cent des associations (9 associations sur dix) fonctionnent uniquement sur la base du bénévolat.

« Les bénévoles interviennent dans l’ensemble des domaines d’activité et dans la quasi-totalité des associations, même employeuses. Le volume de travail qu'ils y consacrent correspondrait à 680 000 emplois en équivalent temps plein[xiii] ». Il apparaît que le système associatif repose quasi exclusivement sur le bénévolat.

Les associations « interviennent principalement dans quatre domaines : le sport, les loisirs, la culture et la défense de causes, de droits ou d’intérêts[xiv] ».

Les autorités politiques reconnaissent le rôle essentiel des associations : « La vie associative constitue une immense richesse pour notre société, en terme de valeurs comme en terme d’actions concrètes. La vie associative est le lieu de l'engagement désintéressé, de la solidarité, du lien social, du dépassement de soi. Elle est indispensable au bon fonctionnement de notre société, souvent elle opère d’ailleurs des missions essentielles de service public[xv] ».

 

Arrêter le bénévolat

 Etant donnée l’importance de l’activité bénévole dans le fonctionnement du système social, économique et politique, stopper le bénévolat apparaît en mesure de désorganiser et de paralyser rapidement tant le capitalisme de connivence que la démocratie du même nom. En effet, le bénévolat représente du travail gratuit (dévalorisé) qui permet, en revanche, de valoriser d’autres composantes du capitalisme de connivence. Supprimer cette gratuité bloquera certains rouages du système qui implosera d’autant plus rapidement que ses ressources financières gratuites seront taries.

 

Le don, un élément essentiel à la bonne marche du système

 En 2015, malgré la morosité ambiante, « les Français ont donné 4% de plus qu’en 2014 (entre 4,4 et 4,6 milliards d’euros)[xvi] ». Cette même année, « plus de 5,5 millions de foyers fiscaux ont déclaré à l’administration fiscale des montants de près de 2,5 milliards d’euros, supérieurs de 3,7% par rapport à 2014 […] le bilan annuel moyen des dons déclarés par les foyers imposables a ainsi augmenté de 6,2%, en 2015, s’établissant à 463 euros[xvii] ».

 Le montant des dons apparaît significatif et lesdits dons s’avèrent indispensables dans de nombreux domaines qui devraient relever de la solidarité nationale par le biais de la dépense publique au lieu de la charité privée.

 

Le bilan de l’étude sur la générosité des français[xviii]

 En 2015, 1,2704 milliard d’euros ont été collectés par 145 associations[xix] et fondations œuvrant dans les secteurs suivants : (i) aide sociale en France (457,9 millions) ; (ii) aide à la recherche médicale (236 millions) ; (iii) Organisations de solidarité internationale (OSI) - santé (173,9 millions) ; (iv) aide aux personnes atteintes de maladie ou de handicap (138,1 millions) ; (v) organisations de solidarité internationale (OSI) – enfance (133 millions) ; (vi) organisations de solidarité internationale (OSI) – développement (98,7 millions) ; (vii) environnement (32,8 millions).

 

Les dons à l’église catholique et à l’église protestante unie de France

 L’étude révèle qu’en 2015, les dons aux associations diocésaines (catholiques) s’élèvent à près de 477 millions d’euros tandis que l’église protestante a collecté 24,63 millions d’euros.

 

Les dons aux partis politiques

« En 2015, année des [élections] départementales (mars) et des régionales (décembre) les montants [des dons] déclarés se sont élevés à 94 millions d’euros, en baisse de 13% par rapport à l’année 2014, comportant les municipales (mars) et les européennes (mai). Le nombre de foyers déclarant un don aux partis politiques est de 327 000, lui aussi en baisse de 14% par rapport à 2014[xx] ». La baisse de la collecte des partis politiques s’explique peut-être par la défiance croissante de la population vis-à-vis de la classe politique.

 

Ne plus donner

 Tarir une source de financement des activités sociales et politiques que les gouvernements devraient financer, mais ne le font pas pour ne pas amputer les profits de leur sponsors, est en mesure d’insérer des grains de sable dans les rouages bien huilés de l’appareil d’exploitation et de contrainte au service du capitalisme de connivence qui gère la démocratie des copains et des coquins.. 

 

Le boycott du bénévolat et du don est un acte éminemment politique

Cesser tout bénévolat, stopper les dons seront des démarches vilipendées par le système et par ses agents sous le prétexte majeur qu’elles seraient la résultante d’un défaut de générosité lourd de conséquences notamment sur le plan social.

Il est vrai que le boycott du bénévolat et des dons produira des effets collatéraux indésirables notamment sur des populations vulnérables. Néanmoins, depuis des décennies, la mise en œuvre de politiques néolibérales de casse sociale, de destruction des services publics… a eu des effets autrement plus néfastes sur l’ensemble de la société. Si nous voulons changer le système, il faut faire table rase pour reconstruire car les fondations sont pourries.

 Dans ce contexte, cesser le bénévolat au service du système, ne plus donner pour alimenter ledit système ne sont pas des signes d’un manque de générosité mais, dans le contexte actuel, des actes de courage pleinement politiques[xxi].

 

Profiter du boycott pour amorcer la reconstruction grâce aux bénévoles et aux généreux donateurs

 « La diversité des profils des bénévoles se traduit par la pluralité des raisons données par les bénévoles eux-mêmes pour expliquer leur engagement. Des motivations diverses peuvent ainsi se croiser : d’un côté, la recherche d’un épanouissement personnel grâce à de nouveaux contacts sociaux, à des acquisitions de connaissances ou à l’utilisation de compétences que l’on veut faire fructifier ; de l'autre, des motivations altruistes, telles que la défense d’une cause ou la volonté de donner du sens à sa vie en rendant le monde meilleur[xxii] ».

 Le boycott du bénévolat pourrait « frustrer » de nombreux bénévoles et donateurs. Le processus de reconstruction de la démocratie pourrait faire appel aux bénévoles désœuvrés ainsi qu’aux donateurs dépourvus.

 En effet, bâtir un nouveau système démocratique implique une démarche de la base vers le haut afin de recueillir les aspirations des populations dont l’issue pourrait se traduire par une nouvelle Constitution. Dans ce cadre, les bénévoles auraient un rôle primordial à jouer dans l’ensemble du processus allant de la collecte des « doléances » au niveau local jusqu’à la synthèse finale. Le processus pourrait bénéficier d’un financement de la part de généreux donateurs désintéressés.

 Il ne s’agit pas ici de présenter les scénarii possibles car le sujet de la refondation démocratique fera l’objet de nouvelles publications.

 

 

[i] A propos de l’État profond, voir Peter Dale Scott, L’État profond américain. La finance, le pétrole et la guerre perpétuelle, Plogastel Saint-Germain, Éditions Demi-Lune, 2015. « Le gouvernement profond part du principe qu’il n’existe pas un « État dans l’État », qui agirait à l’insu des citoyens. Il suggère plutôt l’idée que les décisions, dans nos démocraties, sont prises selon des processus complexes, informels, non structurés, mais capables d’orienter les décisions officielles ou de se substituer à elles. Le principe du gouvernement profond est de confier la conduite de la société à une élite qui dispose des moyens d’exercer une influence déterminante sur les décisions collectives. »
En savoir plus sur http://reseauinternational.net/quappelle-t-on-le-gouvernement-profond/#MId6cdxudBJlRyfG.99 Les notions d’État profond et de gouvernement profond sont assez proches, l’une étant plus formelle que l’autre, mais le résultat reste identique.

[ii] Bernard Conte, « Le néolibéralisme et l’illusion démocratique », Le Grand Soir, 6 novembre 2011, http://www.legrandsoir.info/le-neoliberalisme-et-l-illusion-democratique.html

[iii] Lire : Bernard Conte, « La démocratie de connivence et l’anéantissement de la France », https://www.legrandsoir.info/la-democratie-de-connivence-et-l-aneantissement-de-la-france.html

[iv] Lire : Bernard Conte, « Le dualisme des saigneurs », http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3469

[vii] Idem.

[ix] La somme des personnes bénévoles engagées dans des cadres différents est supérieure au total de 20,5 millions en raison des engagements pluriels.

[x] Les pourcentages concernent le « taux d’engagement » : « cette notion, utilisée couramment par France Bénévolat, est le pourcentage de personnes qui donnent leur temps par rapport à la totalité de la population concernée », L’évolution de l’engagement bénévole associatif en France, de 2010 à 2016, http://www.associations.gouv.fr/IMG/pdf/ENQUETE_Evol_benevolat_associatif_en_2016_vDEF.pdf

[xi] Idem, chiffres afférents à 2013.

[xiii] Idem

[xv] Muriel Marland-Militello, Livre blanc parlementaire, Libérer les générosités associatives, Assemblée nationale, juin 2012, p. 98.

[xvi] Cécile Bazin, Marie Duros et Jacques Malet, La générosité des français, 21ème édition, novembre 2016, http://www.associations.gouv.fr/la-generosite-des-francais-edition-2016.html 

[xvii] Idem.

[xviii] Idem p.11, « Cette analyse s’appuie sur les montants de collecte des particuliers, hors legs, de 171 associations et fondations, ainsi que sur les collectes de l’Eglise catholique et de l’Eglise Protestante Unie de France, présentées séparément. Ensemble, ces montants représentent plus de 1,86 milliard d’euros, soit un peu plus de 40% du montant total estimé de la collecte en France, hors dons de la main à la main. »

[xix] « 145 associations ou fondations, les autres organismes ne formant pas des ensembles homogènes suffisants pour constituer un secteur d’observation », La générosité des français, doc. cité.

[xx] La générosité des français, doc. cit. p.32.

[xxi] Il serait éventuellement possible de discriminer parmi les secteurs à boycotter en fonction de certains critères à définir.


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23 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 24 mars 09:46

    Bravo !


    Voilà un discours aux antipodes du « politiquement correct ».

    J’apprécie et plussoye à cinq étoiles !

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 24 mars 09:47

      @Jeussey de Sourcesûre

      Vous allez choquer Chalot, mais il n’est pas sectaire, il va réfléchir.

    • posteriori 25 mars 12:49

      Bravo, cesser le bénévolat, faire que ceux qui en profitent directement car ils sont déjà au plus bas meurent un peu plus, macron fillon et lepen vont énormément souffrir de voir des millions de personnes crever de faim un peu plus.


    • Shawford Shawford 24 mars 09:49

      Brillant. À tout le moins si cela est finement associé à la mise en place d’un accompagnement sur Internet du sens, de la portée effective et de la justification des actions en vue d’atteindre une masse critique à même d’imposer cette remise à plat et à bas complète du système institutionnel, structurel et constitutionnel.


      • Yvance77 Yvance77 24 mars 09:59

        Chapeau bas !


        • Sozenz 24 mars 10:20

          Excellent article !!


          • petit gibus 24 mars 10:39
            Grains de sable certainement très efficaces
            pour renverser le table smiley

            Reste à convaincre toutes les petites bourgeoises
            d’annuler leurs activités de bienfaisance smiley

            Reste à convaincre les animateurs sportif de l’inutilité
            de leur investissement le dimanche matin

            Reste à convaincre les passants de ne plus jeter
            une piécette jaune au SDF assis dans la rue ..........

            Que fais tu de tous les placébos
            qui nous permettent à tous d’être en paix
            avec notre bonne conscience ? ? ?

            Plutôt que de jouer avec quelques grains de sable
            n’est ce pas la « nature humaine » qu’il faut faire dégager ?  smiley




             

            • Hermes Hermes 24 mars 11:05

              Bonjour,

              Bien de vos arguments sont bons ! Toutefois la position totale que vous préconisez ne me semble pas du tout antisystème". C’est même ce que l’EU préconise, en interdisant notamment tout service gratuit qui ferait concurrence (déloyale ils disent) à une entreprise. L’UE interdit aussi le don (exemple : semences), et l’état se débrouille pour taxer le don s’il arrive à le pister.

              Je reste donc assez perplexe. Peut-être faut-il sélectionner les cibles pour ce genre d’action ?

              Merci en tout cas pour votre réflexion.


              • Sozenz 24 mars 17:39

                @Hermes
                tu as d un coté raison .
                il faut savoir comment échanger les services .
                il y a beaucoup de cotés pervers au bénévolat .
                oui , il ya une sorte de concurrence au secteur « marchand » ; s’ il y a nécessité de bénévolat c est qu il y a nécessite d une activité . et faire pour s occuper ou pour se donner bonne conscience se revaloriser peut empêcher peut être aussi quelqu un de manger . avoir une fonction salariale qui va le nourrir .
                il ne faut pas confondre bénévolat et entre aide entre les gens ... et c est là où la grande confusion se passe .
                l’’entre aide est nécessaire et vital pour tous, c est un acte naturel .
                 le bénévolat est une inscription dans certaines règles. on sort du cadre naturel.

                 


              • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 mars 11:25

                « Le processus pourrait bénéficier d’un financement de la part de généreux donateurs désintéressés. » .. Combien ? smiley

                Théorie, et pratique ^^


                • Jao Aliber 24 mars 11:43

                  La révolution violente sera nécessaire.Le fait même qu’on doute de cela signifie que le capitalisme n’a pas encore atteint le fond.Qu’il a encore la force économique (salariat et autres revenus minimum) de maintenir la paix sociale.


                  L’ effondrement du capitalisme,ou en termes de population, la transformation de la majorité en chômeurs(qui suppose que la croissance économique devient impossible : voir le cas de l’URSS 1983-1989 mais là c’est la pénurie qui s’est généralisé) est inévitable.La révolution violente n’est que la conséquence de cette douloureuse transformation de la population en général

                  « Ce n’est que dans un ordre de choses où il n’y aura plus de classes et d’antagonisme de classes, que les évolutions sociales cesseront d’être des révolutions politiques. Jusque-là, à la veille de chaque remaniement général de la société, le dernier mot de la science sociale sera toujours :

                  Le combat ou la mort la lutte sanguinaire ou le néant. C’est ainsi que la question est invinciblement
                  posée. (George Sand.) »(Karl Marx, Misère de la philosophie)





                  • Anatine 24 mars 12:40

                    C’est un vrai sujet et quand on entend, par exemple, Macron ou Fillon pretexter de la negociation pour neutraliser toute discussion sur une proposition qui de fait est deja une decision puisqu’elle doit se traduire au final par une reduction de budget, le tout dans des jeux a somme nulle (il faut noter que ni l’un ni l’autre ne prevoit une baisse du PIB, parfaite mesure de la logique de ce systeme, pas plus que l’un ou l’autre ne montre vouloir repenser la nature de la dette...), Le temps de la négociation est vraiment termine.


                    • non667 24 mars 15:51

                      oublis pourtant emblématiques ? les resto du cœur téléthon ..fêtés comme des victoires alors que ce sont des défaites des politiques


                      • lloreen 24 mars 19:38

                        Cette révolution pacifique est déjà en marche à de nombreux endroits.
                        http://www.consoglobe.com/espagne-marinaleda-autogestion-cg

                        Quant au contributionisme qui a existé il y a longtemps en Afrique, il peut être la solution pour se débarrasser définitivement du parasite premier de l’humanité : l’argent.
                        https://www.facebook.com/Ubuntu.Prevost.Quebec.Canada/posts/883737944989720


                        • ddacoudre ddacoudre 24 mars 21:11

                          bonjour B conte

                          article intéressant. j’ai également trouvé que tu donnais une bonne définition du capitalisme d’aujourd’hui Capitalisme de « copinage » et démocratie des « coquins »
                           cordialement.
                          ddacoudre.over-blog.com.


                          • julius 1ER 25 mars 08:25

                            si 25 ou 30 % de français votaient Poutou, je pense que l’on irait vite vers des transformations profondes ...


                             encore faudrait-il que les français sachent ce qu’ils veulent vraiment ????

                            et là je suis plutôt circonspect , voir sceptique !!!


                            • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 25 mars 09:38

                              Je ne crois pas que vous pourrez adapter cette recette américaine en France.

                              La France est une république avec un état fort et prédominant au niveau social. Notre structure sociale est nettement moins dépendante des dons personnels qu’aux USA.

                              D’ailleurs le concept même d’état profond a beaucoup moins de sens chez nous : le problème se limite aux vrais coupables : nos oligarques. Ils contrôlent aussi les médias, le terme est donc limitatif et volontairement anti-étatique.


                              • Parrhesia Parrhesia 25 mars 09:47

                                @ l’auteur,

                                Un excellent article qui rappelle tant par son esprit de résistance lucide que par ses qualités analytiques votre papier du 27 janvier 2016 intitulé  : « La démocratie de copinage et l’anéantissement de la France » !

                                Même en tenant compte des objections qui vous sont opposées au regard de difficultés de mise en œuvre bien réelles, il n’en reste pas moins que là encore, la promotion de telles idées reste primordiale !

                                L’arme du boycottage, entre autres, reste maintenant l’une des seules armes pacifiques qui puissent faire plier nos vampires d’économies nationales sans déchaîner les excès dont nous commençons déjà à sentir les premières secousses !

                                (J’évoque ici les authentiques vampires économiques - ceux qui nous vampirisent carrément un pays comme la Grèce ou la France, pour ne citer que ces deux-là - pour le compte du N.O.M. triomphant et non de dilettantes de l’élégance vestimentaire politiques qui n’en conservent pas moins le sens de l’intérêt national…)

                                L’importance que le boycottage - et les autres mesures que vous évoquez à très juste titre - risque de prendre à partir de maintenant dans les manifestations de l’esprit de résistance a d’ailleurs été perçue de longue date puisque certaines personnalités du gouvernement Sarkozy avaient cru bon de prendre la tête d’une campagne anti-boycott !!!

                                Nous n’avons plus les moyens de négliger le moindre levier d’opposition pacifique à un mondialisme qui est déjà passé un peu partout dans le monde du stade de la menace à celui de l’agression armée !!!

                                Votre article, Bernard Conte, est l’un de ces leviers ! Compliments !!!


                                • baleti baleti 25 mars 10:21
                                  L’article est très bon, dans son opportunité a débattre de nouvelle idée.

                                  Le raisonnement en lui même, pourrai avoir des conséquence non désirer. Il serai question de « se servir » des plus démunie, pour « régler » les problème de société. Il en serai tous autre si l’initiative, venaient de ceux ci.

                                  Même si on peu pensée que se sont ceux qui on le plus a perdre de se bouger, ceux qui produise réellement, on ne peu dire qui pourrai entrainer l’autre. La seul chose qui est sur, c’est que plusieurs frange de la société dois manifester son mécontentement en même temp.
                                  Le rassemblement qui a comme base, l’équité, est un bébé qui a envie de naitre.

                                  On oublie souvent, que le monde associatif, sont souvent des gens qui on un besoin d’exister en dehors du monde du travail. Des gens qui servent la politique social et qui s’y plaisent.

                                   Pourquoi on ne pourrai pas exister dans sont travail, dans sa famille ? Il est la, le vrai problème de nos société.
                                  On nous impose ou propose des façon de vivre et de pensé,sans jamais penser a nos besoin d’exister.
                                  Ou sont les débat sur les besoin d’exister du genre humain ?



                                  • petit gibus 25 mars 14:55
                                    frexit frexit frexit smiley

                                     Ci joint le rapport d’analyse d’un labo chimique indépendant
                                    libre de toute connivence politique smiley

                                    ancien parfum de sucette
                                    relooké par le publicitaire Asselineau
                                    bourré de microparticules dont la toxicité historique
                                    a pourtant été longuement démontré

                                    A bon dégustateur salut smiley

                                    • petit gibus 25 mars 15:01
                                      @petit gibus

                                      scuze l’auteur ,
                                      je me suis planté d’article rien à voir avec le tient
                                      prière de l’effacer

                                    • soi même 25 mars 18:28

                                      Encore un qui a tous compris sur l’État profond bien sur pas un mot sur Bruxelles et sponsor.
                                      Par contre il est vraiment à la mode, la suite de votre pensé est de voté FN , je suppose ?


                                      • Bernard Conte Bernard Conte 26 mars 19:16

                                        Je remercie tous les contributeurs pour leurs commentaires.
                                        J’essaierai d’en tenir compte pour enrichir ma réflexion.
                                        Je souhaite que ceux qui sont d’accord sur le principe du boycott en parlent avec leurs amis notamment pour dégager une stratégie d’action.
                                        Paralyser le système pour reconstruire sur de nouvelles bases... sans faire appel aux politiciens professionnels qui s’empresseraient de dévoyer le processus à leur profit et à celui de leurs sponsors...

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