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Accueil du site > Tribune Libre > Rex Tillerson ou la goutte d’eau qui a fait déborder le (...)

Rex Tillerson ou la goutte d’eau qui a fait déborder le gaz

Ni sa bonhomie ni son tempérament calme et discret encore moins d’homme bosseur et pondéré n’auront été d’un grand secours à Rex Tillerson que son président Donald Trump a jeté comme un mégot de cigarette.

Poutine a remis en 2013 à Tillerson la décoration russe de l'Ordre de l'Amitié.

Ni sa bonhomie ni son tempérament calme et discret encore moins d’homme bosseur et pondéré n’auront été d’un grand secours à Rex Tillerson que son président Donald Trump a jeté comme un mégot de cigarette. Alors en pleine tournée officielle en Afrique où il bataillait notamment pour recoller les morceaux du vase que l’éléphant Trump a pulvérisé en qualifiant publiquement certains Etats du continent noir émetteurs d’immigrés de « pays de merde », Tillerson apprit qu’il a été viré mardi dernier de son poste de chef de diplomatie américaine par un méchant tweet présidentiel comme Trump sait et adore en publier. Exit Tillerson. Bonjour Mike Pompeo ! Le jusqu’alors directeur de la CIA est le nouveau secrétaire d’Etat. Mais qu’a fait de si méchant le malheureux Tillerson pour mériter un tel désaveu ? Apparemment rien sauf ce que dit Trump lui-même et tout le gotha médiatique qui a pignon et pognon sur rue ; à savoir des discordances de vue entre le limogé et le chef de la Maison Blanche sur les dossiers iranien et nord-coréen. C’est possible. Le Texan est tout sauf un va-t-en-guerre, et comme l’indique la nature du poste dont il a été déchu c’est un diplomate, et comme les grands diplomates chevronnés viennent souvent du monde de l’entreprise et non de celui de la télé comme Trump, Tillerson est issu d’ExxonMobil, major du pétrole et du gaz. D’ailleurs Donald Trump lui-même dira de lui quand il l’a proposé au poste de ministre des affaires étrangères qu’ « il est bien plus qu'un chef d'entreprise : c'est un joueur de classe mondiale. » Alors pourquoi l’a-t-il alors viré d’une façon humiliante ce 13 mars ? A moins de 10 jours de son jour d’anniversaire où il bouclera ses 66 ans et à une semaine de la visite très attendue du prince héritier saoudien Mohamed Ben Salman aux Etats-Unis où il sera reçu par Trump et dont le menu comprend quelques commandes d’armes made in USA. En fait l’homme traîne un chapelet de casseroles aussi sonnantes et trébuchantes les unes que les autres. Autrement dit, il pue le gaz pour ses détracteurs qui sont légion, aussi bien à l’intérieur des Etats-Unis qu’à l’étranger. D’abord au sein du parlement américain. Sa confirmation par le sénat le 1er février 2017 a été ric-rac. Il est confirmé par 56 voix contre 43, soit la plus faible majorité de confirmation d'un secrétaire d'État des États-Unis ! Hors frontières, chez les alliés inconditionnels de Washington, il ne semble pas non plus beaucoup séduire. A cause de sa neutralité et surtout prudence sur le conflit entre l’émirat du Qatar et le quartet arabe, dirigé par l’Arabie saoudite, quartet qui comprend outre le royaume wahhabite le Bahreïn, les Emirats et l’Egypte, et qui accuse le Qatar de soutenir le terrorisme. En effet, bien que Tillerson ait arraché le 11 juillet 2017 un accord avec le Qatar qui s'engageait à lutter contre le financement du terrorisme, ce quartet lui signifiera le lendemain dans la capitale saoudienne, Jeddah, que ses efforts ne sont pas suffisants . En langage diplomatique ce terme alambiqué signifie parfois « ne sont pas les bienvenus ».

SACRILEGE !

Mieux, le quartet qui a mis le Qatar sous en embargo total depuis le 5 juin 2017 soupçonne ce minuscule émirat gazier de connivence avec Tillerson qui avant de faire partie de l’équipe de Trump dirigeait ExxonMobil du 1er janvier 2006 jusqu’à sa nomination par Trump en février 2016. ExxonMobil est en fait très impliqué au Qatar. Non seulement le groupe pétrolier s'est associé à Qatar Petroleum pour développer le plus grand champ de gaz naturel non associé au monde mais il a l’habitude d’y cofinancer certains des grands événements culturels et sportifs organisés à Doha, dont la fameuse exposition qui retrace toute l'histoire des Jeux, de l'Antiquité aux Jeux modernes, organisée en 2013. Mais s’il n’y avait que cette tâche noire sur le CV on dirait ça va. Mais il y a pire : sous Tillerson, le pétrolier ExxonMobil a fait des affaires avec les grands méchants que sont l'Iran, la Syrie et le Soudan, par le biais d’une filiale européenne, révèle le journal à grand tirage USA Today, citant des sources boursières. Pire encore : Israël accuse Tillerson d’antisémitisme. Le rapport annuel publié le 19 juillet 2017 par le Département d'Etat américain sur le terrorisme en 2016 était jugé sévère avec Israël « en ignorant en grande partie le soutien financier de l'Autorité palestinienne aux terroristes. » Certes le rapport a été élaboré sous le prédécesseur de Tillerson mais il a été rendu public sous ce dernier… Ainsi emmuré, si le Texan retrouve son fauteuil de patron d’ExxonMobil, c’est que les miracles existent, d’autant que la pétrolière a également fait des business en Russie sous sa présidence, particulièrement en mer caspienne. Sacrilège !

http://chankou.over-blog.com/2018/03/rex-tillerson-ou-la-goutte-d-eau-qui-a-fait-deborde-le-gaz.html


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36 réactions à cet article    


  • Christian Labrune Christian Labrune 16 mars 12:23

    Ni sa bonhomie ni son tempérament calme et discret encore moins d’homme bosseur et pondéré n’auront été d’un grand secours à Rex Tillerson ;
    ...................................................................... .................
    @Abdelkarim Chankrou

    C’est surtout que les relations avec l’Iran vont devoir bientôt prendre un tout autre cours. Trump avait fait savoir que si les Européens n’obtenaient pas une renégociation des accords sur le nucléaire, dès le milieu du mois de mai, les Etats-Unis dénonceraient les clauses qui résultaient de la conférence de Vienne et durciraient les sanctions - pour le moins. Or, la récente claque reçue par le pauvre Le Drian à Téhéran fait bien voir qu’il n’y aura rien à attendre d’une Europe qui a eu l’extrême naïveté de croire pouvoir gagner quelque chose à une partie de bonneteau avec le régime pourri des mollahs.

    Le successeur de Tillerson n’a certes ni la « bonhomie » ni le « tempérament calme et discret » de son prédécesseur. Il saura donc prendre le taureau par les cornes au moment favorable, et il est donc tout à fait l’homme de la situation.


    • Abdelkarim Chankou Abdelkarim Chankou 16 mars 16:08

      @Christian Labrune
      Espérons en tout cas que le Pompée des temps modernes ne prendra pas le bison par les couilles. Si vous me pardonnez l’expression M. Labrune.


    • Xenozoid Xenozoid 16 mars 16:11

      @Abdelkarim Chankou

      mr labrune a vu la vierge,faites attention


    • OMAR 16 mars 17:53

      Omar9

      Pas tout-à-fait, @Xenozoid
      .
      Il a cru voir la vierge.
      Mais il n’a en réalité que tâter les testicules de Jupiter....,


    • eau-du-robinet eau-du-robinet 16 mars 19:50

      @Christian Labrune
      .
      « C’est surtout que les relations avec l’Iran vont devoir bientôt prendre un tout autre cours »
      — fin de citation —
      .
      Un changement des relations entre les Etats-Unis avec l’Iran semble malheureusement certain surtout quand on s’intéresse au « pédigrée » de Mike Pompeo le « successeur » de Rex Tillerson !
      .
      USA : un fervent pro-israélien à la tête de la diplomatie
      http://www.lphinfo.com/usa-un-fervent-pro-israelien-a-la-tete-de-la-diplomatie/
      .
      Dans l’article de The Intercept, qui cite de nombreuses sources anonymes comme c’est la coutume dans ce milieu, on parle d’un projet de création d’une sorte de “CIA privée”. Cette initiative travaillerait directement pour Trump, mais aussi pour le directeur de la CIA Mike Pompeo, puisqu’il apparaît que l’Agence, contaminée par divers virus du type-Obama, en fait un peu trop à sa tête et n’informe pas d’une façon très satisfaisante, ni le président ni son directeur. Le groupe Blackwater, renommé depuis Academi, est impliqué comme fournisseur de cette formule originale.
      https://reseauinternational.net/69349/
      .
      « L’administration Trump examine un ensemble de propositions développées par le fondateur de Blackwater Erik Prince et un officier retraité de la CIA – avec l’aide d’Oliver North, un personnage clé du scandale Iran-Contrapour fournir au directeur Mike Pompeo et à la Maison Blanche , un réseau d’espionnage privé qui contournerait les agences de renseignement américaines officielles, selon plusieurs responsables du renseignement américains actuels et anciens et d’autres familiers avec les propositions. Les sources affirment que les plans ont été présentés à la Maison-Blanche comme un moyen de contrer ses ennemis de l’“État profond” qui, à l’intérieur de la communauté du renseignement, cherchent à saper la présidence de Donald Trump.
      https://reseauinternational.net/69349/
      .
      L’article décrit très succinctement l’organisation qui serait développée et mise en place comme une sorte de “doublon” de la CIA, mais évidemment conduit à en être l’antagoniste. On lit que le colonel North est cité comme “figure idéologique”, lui qui fut la vedette à la fois médiatique et, justement, “idéologique” du scandale dit de l’Irangate, qui secoua l’administration Reagan à partir de 1986. North, qui était affecté au National Security Council et avait organisé les livraisons d’armes aux Contras à partir d’un trafic illégal (ventes d’armes) à l’Iran, s’est toujours justifié de son rôle à partir d’une idéologie ultra-dure de la droite populiste-évangéliste, à l’époque incarnée dans un anticommunisme absolument extrême.
      https://reseauinternational.net/69349/
      .
      La proposition porterait sur une véritable armée d’espions sans statut ni couvertures officielles dans plusieurs pays considérés comme des “zones interdites” pour le personnel de renseignement américain actuel, dont par exemple la Corée du Nord et l’Iran. La Maison Blanche a également envisagé la création d’une nouvelle unité d’action directe destinée à capturer des terroristes présumés dans le monde, ainsi qu’une campagne de propagande au Moyen-Orient et en Europe pour combattre l’extrémisme islamique et l’Iran.
      https://reseauinternational.net/69349/
      .
      Selon deux anciens hauts responsables du renseignement, Pompeo a adopté le plan et fait pression sur la Maison Blanche pour qu’elle l’approuve à son tour. Interrogé pour faire des commentaires, un porte-parole de la CIA a déclaré : “Des gens vous ont fourni des informations extrêmement inexactes pour pouvoir répondre à leurs propres plans de communication”.
      https://reseauinternational.net/69349/
      .
      Ce qui est remarquable et tranche nettement avec des affaires du même genre (le Watergate suivait un peu le même schéma, avec la formation d’une équipe secrète [“les plombiers”] au service direct du président, et en partie l’Irangate), c’est l’omniprésence du secteur privé et du milieu des affaires dans un schéma général qui relève absolument de la sécurité nationale, voire du complot dans ce domaine. Partout, la présence du domaine privé, des affaires, etc., et par conséquent la présence corruptrice de l’argent sur une très grande échelle. (Privatisation générale, en effet : un passage de l’article mentionne que Prince et Maguire “ont discuté de la privatisation de la guerre en Afghanistan”…) Il s’agit d’une observation complètement essentielle : la privatisation du domaine de la sécurité nationale, du Pentagone à la CIA et à la NSA, est extrêmement avancé et il y a toutes les chances que son rythme d’avancement soit démultiplié sous la présidence Trump.
      .
      Les propos anti-Iran du chef de la CIA sont un prétexte pour déclencher une guerre
      .
      New York, 1er février 2018, IRNA - Les propos du directeur de la CIA Mike Pompeo sur la menace iranienne pour la région sont des mensonges et des prétextes pour déclencher une guerre, a déclaré le David Yaghoubian, professeur à l’Université de Californie à San Bernardino.
      http://www.irna.ir/fr/News/82815994
      .
      « La nécessité de servir les intérêts du lobby israélien aux États-Unis priment malheureusement sur ce qui semble être des alliances logiques pour créer la sécurité et lutter contre le terrorisme au Moyen-Orient », a déclaré David Yaghoubian dans un entretien exclusif avec IRNA.
      .
      Il a dit que les archives historiques de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient des dernières décennies montrent que l’objectif des États-Unis est de « soutenir les alliés israéliens et saoudiens dans toute la mesure du possible en créant, dans les pays voisins, autant la destruction et le chaos pour les affaiblir, de sorte qu’ils ne puissent fournir aucun défi économique ou potentiellement militaire aux Saoudiens ou au régime sioniste. »
      .
      « Les objectifs déclarés sont complètement différents des objectifs réels basés sur les antécédents historiques. Et ces objectifs sont généralement de créer le chaos, la destruction et le maintien de plusieurs guerres américaines sur plusieurs fronts différents, ce qui est aussi, malheureusement, un élément essentiel de l’économie américaine. »
      .
      Quand les sang coule dans les autres pays du monde cela rapporte à l’économie américaine !!!
      .
      Le risque que Trump et les sionistes nous conduisent à la prochaine guerre mondiale est actuellement extrêmement élevé !
      .
      Je ne me pose plus la question qui mène la politique étrangère des États-Unis, les américains ou les Sionistes... l’endoctrinement idéologique des chrétiens sionistes aux États-Unis a pris une dimension inquiétante après le 11/9
      https://www.youtube.com/watch?v=lSPwOgMLfe8&t=1h28m22s
      .


    • Abdelkarim Chankou Abdelkarim Chankou 16 mars 20:43

      @eau-du-robinet

      Après Pompée contre les Parthes, Pompeo contre les Perses


    • Christian Labrune Christian Labrune 16 mars 21:29

      @eau-du-robinet

      L’eau de votre robinet provient des sources les plus salement polluées et elle n’est pas du tout potable, sauf pour ceux qui tiennent à mourir en trois jours du choléra, mais il se rencontre assez peu d’amateurs pour ces sortes d’expériences.
       


    • Panoramix Panoramix 16 mars 21:34

      @eau-du-robinet
      Pourtant, avant son élection, Trump passait pour « multilatéraliste », mais le vent dominant néo-conservateur a fait pivoter la girouette. Un SMS de Bibi à Donald, un tweet de Donald, et voilà Rex jeté. Maintenant, c’est Mickey dans l’équipe de Donald...


    • microf 16 mars 22:10

      @Panoramix

      C´est vrai @Panoramix, le courant néo-conservateur a fait pivoter la giroutte, écoutez ce que disait le Président trump avant que la giroutte ne pivote.https://youtu.be/IQgzRrrcnfE ( en Anglais ) á partir de 3:27
      Dans cette vidéo, le vice Ambassadeur Russe aux Nations-Unies dit que les autres pays ont pris peur parceque le Président Trump a dit que l´Otan et la Russie doivent s´entendre, et effectivement, dans cette vidéo, on entend le Président Trump qui cite d´ailleurs le Sécrétaire d´État Tillerson comme faisant un bon travail, dire que ce serait bien si les Usa, l´Otan et la Russie s´entendaient. Certainement comme le Sécrétaire d´État faisait un bon travail de travail de raprochement entre les Usa et la Russie, le courant néo-con. l´a fait éjecter avant que ce ne soit irréversible.


    • eau-du-robinet eau-du-robinet 16 mars 23:01

      @Christian Labrune
      .
      Un peut de détente ça fait du bien ...
      .
      Pourquoi les États-Unis ont besoin de la guerre ?

      Regardons l’histoire ....

      Corée, Vietnam, Cambodge, Irak, Libye, Syrie, Yémen….Pour quelle raison les U.S sont-ils en guerre depuis plus d’un demi-siècle et pourquoi les Américains soutiennent-ils l’agenda militaire U.S ?
      .
      Il est incontestable que la Grande Dépression en Amérique n’a pris fin qu’à cause et pendant la Seconde Guerre mondiale. (Même les plus fervents admirateurs du président Roosevelt reconnaissent que sa politique du New Deal n’a apporté que peu de réponses aux problèmes évoqués.) La demande économique s’éleva de façon spectaculaire lorsque la guerre qui avait commencé en Europe et dans laquelle les USA n’ont pris aucune part active avant 1942 permit à l’industrie américaine de produire du matériel de guerre en quantité illimitée. Entre 1940 et 1945, l’État américain allait dépenser pour plus de 185 milliards de dollars en matériel de ce type et la part de dépense en matériel militaire du produit national brut (GNP) allait passer entre 1939 et 1945 d’un insignifiant 1,5 % à environ 40 %.
      .
      En outre, l’industrie américaine allait livrer des quantités phénoménales d’équipements aux Britanniques et même aux Soviétiques sous forme de contrats Prêts-Bails. (En Allemagne, entre temps, des filiales de Ford, GM et ITT produisaient toutes sortes d’avions, de tanks et autres jouets militaires pour les nazis, même après Pearl Harbor, mais cela est une autre histoire !) Le problème fondamental de la Grande Dépression – le déséquilibre entre l’offre et la demande – a ainsi été résolu parce que l’État a amorcé la pompe de la demande économique au moyen de commandes militaires énormes.
      .
      En ce qui concerne les Américains ordinaires, cette orgie de dépenses militaires par Washington instaura non seulement le plein emploi, mais introduisit des salaires bien plus élevés qu’auparavant. Ce fut durant la Seconde Guerre mondiale que la misère générale associée à la Grande Dépression prit fin et qu’une majorité du peuple américain put accéder à un niveau jamais égalé de prospérité.
      .
      Néanmoins, les plus gros bénéficiaires du boom économique de guerre ont été les grandes entreprises qui réalisèrent des profits extraordinaires. Entre 1942 et 1945, écrit l’historien Stuart D. Brandes, le bénéfice net des 2000 plus grosses firmes américaines a été de 40 % plus élevé que pendant la période 1936-1939. Une telle croissance des profits a été possible parce que l’État a commandé pour des milliards d’équipements militaires, sans contrôle des prix et avec un niveau de taxation réduit ou nul. Ces largesses ont profité au monde des affaires en général, mais en particulier à une élite restreinte de grandes entreprises connues sous le nom de « big business » ou « Corporate America ». Pendant la guerre, moins de 60 firmes ont reçu 75 % des commandes les plus lucratives de l’armée et de l’État. Ces grandes entreprises — Ford, IBM. etc.— se sont avérées les « goinfres de guerre », écrit Brandes, qui s’empiffrèrent des commandes de l’État. IBM par exemple, accrut ses ventes annuelles entre 1940 et 1945 de 46 à 140 millions de dollars grâce à des commandes en lien avec la guerre et ses bénéfices bondirent dans la même mesure.
      .
      Comme on vient de le dire, l’État américain négligea de taxer les profits colossaux des grandes entreprises et laissa gonfler la dette publique, lui imputant les factures et les intérêts des emprunts sur ses rentrées habituelles constituées par les impôts directs et indirects versés par la population.
      .
      À cause d’une nouvelle loi régressive, intitulée « Revenue Act » et introduite en octobre 1942, ce furent principalement les travailleurs et les petits revenus qui y contribuèrent plutôt que les plus riches et les grosses entreprises et banques dont ils étaient propriétaires, actionnaires majoritaires et/ou dirigeants. La charge du financement de la guerre, fait observer l’historien américain Sean Dennis Cashman, fut posée fermement et sans scrupule sur les épaules des éléments les plus pauvres de la société.
      .
      Pendant la Seconde Guerre mondiale, les riches propriétaires et dirigeants des grandes entreprises industrielles et banques ont appris une chose essentielle : en temps de guerre, il y a de l’argent, beaucoup d’argent à se faire.
      .
      En d’autres termes, la tâche ardue de maximiser les profits – la préoccupation clef dans l’économie capitaliste américaine – passe beaucoup plus facilement en temps de guerre qu’en temps de paix ; il y faut néanmoins une collaboration bienveillante de l’État.
      .
      Au printemps 1945, il devint évident que la guerre, source intarissable de fabuleux profits, allait s’achever. Qu’allait-il arriver ? Dans le monde des économistes, de nombreuses Cassandres évoquèrent des scénarios qui déplurent énormément aux responsables politiques et industriels. Pendant la guerre, les achats d’équipement militaire par Washington, et rien d’autre, avaient relancé la demande, assuré le plein emploi et garanti des bénéfices considérables. Avec le retour de la paix, le spectre du déséquilibre de l’offre et de la demande menaçait de hanter à nouveau l’Amérique et la crise qui en résulterait s’annonçait pire encore que celle de la Grande Dépression des années trente.
      .
      Les dépenses militaires de l’État étaient source de profits importants. Pour les entretenir durablement, de nouveaux ennemis et de nouvelles menaces de guerre s’imposaient dans l’urgence après la défaite de l’Allemagne et du Japon. Par bonheur, l’Union soviétique était là ! Ce pays avait été un allié particulièrement utile pour tirer les marrons du feu au profit des alliés à Stalingrad et ailleurs ; mais c’était aussi un partenaire dont les idées et pratiques communistes permettaient de le transformer en épouvantail aux Etats-Unis.
      .
      La majorité des historiens américains admettent aujourd’hui que l’Union soviétique en 1945 avait à ce point souffert de la guerre qu’elle ne pouvait constituer une menace militaire ni économique pour les USA ; et on sait que même Washington ne percevait pas les Soviétiques comme une menace. Ces historiens reconnaissent que Moscou était alors anxieux de collaborer étroitement avec Washington dans la période d’après-guerre. En fait, Moscou n’avait rien à gagner et tout à perdre dans un conflit avec une Amérique toute-puissante qui dominait sans conteste grâce au monopole de l’arme nucléaire
      .
      Néanmoins, l’Amérique — celle du big business, des riches et puissants — avait besoin en urgence d’un nouvel adversaire. Elle en avait besoin pour justifier les dépenses militaires titanesques requises pour faire tourner à plein régime les roues de l’économie nationale, aussi vite et même plus vite que pendant la guerre, générant au même rythme des marges bénéficiaires plus grandes encore si possible. C’est pour cela que la guerre froide fut lancée dès 1945, non par les Soviétiques, mais par le « complexe militaro-industriel », comme le président Eisenhower appellerait plus tard ce gratin des entreprises et des individus les plus riches qui savaient comment profiter au mieux de l’« économie de guerre ».
      .
      ...mais les meilleures choses ont une fin et en 1989/90 la généreuse guerre froide s’évanouit.
      .
      L’Amérique des affaires était orpheline de son adversaire soviétique si commode et avait besoin de se trouver d’autres ennemis et menaces pour justifier un haut niveau de dépenses militaires. C’est dans ce contexte qu’en 1990 Saddam Hussein surgit tel un « deus ex machina » au milieu de la scène. Auparavant, ce dictateur en fer blanc avait été perçu et traité par les Américains comme un bon complice qu’ils avaient armés jusqu’aux dents pour lui permettre d’engager une sale guerre contre l’Iran ; ce furent les USA et des Alliés tels que l’Allemagne qui l’approvisionnèrent en toutes sortes d’armements. Mais Washington avait besoin d’un nouvel ennemi et le pointa comme un dangereux nouveau Hitler contre lequel une guerre s’imposait, même s’il était évident qu’un règlement négocié suite à l’occupation du Koweït par l’Irak était envisageable.
      .
      L’économie de guerre pouvait ainsi poursuivre sur son élan même après la guerre du Golfe. Néanmoins, sous la pression épisodique d’opinions publiques réclamant des dividendes de la paix, la poursuite de ce jeu devenait difficile.
      .
      Le problème de la guerre froide se trouvait ainsi définitivement résolu et le prétexte était tout trouvé pour des dépenses militaires en croissance permanente. Les chiffres sont éloquents. Le chiffre de 265 milliards de dollars de dépenses militaires en 1996 était déjà astronomique, mais grâce à Bush Junior, le Pentagone put dépenser 350 milliards en 2002 ; pour 2003, le président a promis environ 390 milliards, ...
      .
      Le 9/11 offrit à Bush une carte blanche pour entrer en guerre où et contre qui il voulait et, comme nous venons de le dire, peu importe qui serait l’ennemi du jour. L’an dernier, Bush a arrosé l’Afghanistan de bombes,
      .
      L’Amérique des riches et des privilégiés est addict à la guerre. Sans ses doses régulières et toujours croissantes de guerres pourvoyeuses des profits, elle ne peut plus fonctionner correctement.
      .
      Et pour entretenir l’économie américaine (ou plutôt occidentale) il faut préparer la prochaine guerre celle contre l’IRAN ....


    • Christian Labrune Christian Labrune 16 mars 23:32

      @eau-du-robinet
      Oui, les Etats-Unis et Israël, c’est le mal absolu. C’est ce que disent et répètent les Iraniens depuis quarante ans, lorsqu’ils parlent du grand et du petit Satan. Et quand on n’a pas la chance de vivre en Iran ou dans la Sainte Russie de Saint-Poutine, on est condamné à rester l’éternelle victime des exactions américaines.

      L’Amérique dispose d’un formidable arsenal nucléaire et je ne comprends pas que Trump ne nous ait pas encore fait profiter des effets remarquables d’une bonne bombe H. Il suffirait d’en faire exploser une sur Notre-Dame pour vitrifier tout Paris jusqu’au périphérique. Peut-être qu’ils n’y ont pas encore pensé et qu’il vaut mieux que je ne développe pas trop : ça pourrait leur donner des idées. S’ils y pensaient, on serait carrément foutu.

      Sun Szu, le grand stratège chinois de l’époque des Royaumes combattants disait à peu près ceci : quand on ne sait pas voir très clairement qui sont nos ennemis, on perd toutes les guerres. Grâce à Dieu, vous voyez aussi clairement les choses que l’ophtalmologiste de Damas, et si on vous suit, rien ne tel ne pourra jamais nous arriver.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 mars 07:13

      @Panoramix
      Trump fait ce qu’il peut et il peut peu, le Président des USA n’a pas les pouvoirs d’un Président français, et le marigot est plein de piranhas.

      Il vient pourtant de couper dans le budget des fabricants de « révolutions colorées »...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 mars 07:25

      @eau-du-robinet
      Oui, mais ce qui était vrai avant, vient de se briser sur le mur des réalités militaires ! La Russie dispose désormais d’armes qui remettent un peu les choses en place.

      - « Nouvelles armes russes :échec et mat aux USA ? »

      - « Russie - nouvel arsenal nucléaire »


    • Dzan 17 mars 14:55

      @Fifi Brind_acier
      Ah bè si c’est TV Poutine qui le dit !


    • eau-du-robinet eau-du-robinet 17 mars 21:27

      @Christian Labrune
      .
      « Sun Szu, le grand stratège chinois de l’époque des Royaumes combattants disait à peu près ceci : quand on ne sait pas voir très clairement qui sont nos ennemis, on perd toutes les guerres. »
      — fin de citation —
      .
      Israël ou plutôt les sionistes (politique israélienne) ont fabrique leurs ennemis, ceci par une politique extrêmement agressive et colonisatrice en particulier par la spoliation de la terre des palestiniens. Les sionistes ont muté... en passent du stade de victime (toutes les atrocités subis par les Nazis pendant la deuxième guerre mondiale) au stade du bourreau.
      .
      En Israël, fascisme croissant et racisme sont comparables au nazisme a ses débuts
      http://www.leaders.com.tn/article/24059-en-israel-fascisme-croissant-et-racisme-sont-comparables-au-nazisme-a-ses-debuts
      .
      Le 21 janvier 2018, l’éditorial du quotidien israélien Haaretz avait pour titre : « Réveillons-nous avant que les ténèbres ne descendent » et d’affirmer que «  l’influence croissante du sionisme ultra-orthodoxe veut faire d’Israël un califat, non –démocratique dans ses pratiques et non-juif quant à ses valeurs. » L’éditorialiste dénonce alors tour à tour les pratiques du ministre de l’éducation, Naftali Bennett, dans le domaine de l’enseignement où prévalent l’endoctrinement religieux et les livres plongeant dans l’ignorance, celles d’Ayelet Shaked qui livre la justice aux tribunaux rabbiniques qui n’ont aucun rapport avec les lois de l’état ainsi que celles d’Arye Dery [ministre de l’Intérieur] qui est pour « la pureté du sang ». Exactement comme les Nazis.
      http://www.leaders.com.tn/article/24059-en-israel-fascisme-croissant-et-racisme-sont-comparables-au-nazisme-a-ses-debuts
      .
      Ses dernières années les sionistes ont employé toutes leur forces pour faire cesser toute critique envers l’état d’Israël, un état sous gouvernance d’un partie politique d’extrême droite, un état qui à placé ses « agents » (les Sayanim) au tour du globe. L’état d’Israël est fortement implique dans le projet diabolique de la balkanisation des pays du proche et moyen orient. Le plan Oded Yinon (analyste du ministère israélien des Affaires étrangères) préconisait, en 1982, le démantèlement pur et simple des États arabes !
      http://www.politique-actu.com/debat/moyen-orient-plan-americano-israelien/514643/
      .
      Et ce projet, qui à été mise en pratique depuis, est confirmé par le général américain Wesley Clark, général 4 étoiles retraité des Forces armées des Etats-Unis.
      https://www.youtube.com/watch?v=vE4DgsCqP8U
      .
      .
      .
      Quelques proverbes :
      .
      Paul Vaillant-Couturier, Artiste, Communiste, Député, écrivain, Homme d’état, Homme politique, Journaliste (1892 - 1937) disait :
      L’intelligence défend la paix. L’intelligence a horreur de la guerre.
      .
      Albert Einstein disait :
      Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale, mais je sais qu’il n’y aura plus beaucoup de monde pour voir la quatrième.
      .
      Albert Brie, Artiste, écrivain, Scientifique, Sociologue disait :
      On trouve toujours de l’argent pour faire la guerre, jamais pour vivre en paix.
      .
      Salim Boudiaf, Étudiant, La Lecture, Belgique, Charleroi disait :
      Tant que la paix boite et la guerre cours, l’humanité souffrira toujours.
      .
      Un proverbe polonais dit :
      Quand la guerre commence, l’enfer s’ouvre.
      .
      et je termine par deux citations de Gandhi, Homme politique, Philosophe, Révolutionnaire (1869 - 1948) :
      La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents.
      .
      La victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée.
      .


    • Christian Labrune Christian Labrune 16 mars 12:36

      Le rapport annuel publié le 19 juillet 2017 par le Département d’Etat américain sur le terrorisme en 2016 était jugé sévère avec Israël « en ignorant en grande partie le soutien financier de l’Autorité palestinienne aux terroristes. »
      ...................................................................... .......................
      @Abdelkarim Chankrou
      Le contenu de ce rapport, fait état, semble-t-il, de faits qui ne sont pas de nature à m’étonner, mais j’ignorais qu’il existât. Il est accablant.

      Pour l’Iran, le Qatar et le terrorisme palestinien, la situation dans les prochains mois va devenir de plus en plus difficile. Les factions palestiniennes ont commencé à s’entretuer, ce qui est une bonne chose. Et ça va continuer ! Mais tant que le régime iranien ne sera pas éliminé - celui d’Erdogan connaîtra vite le même destin - il sera difficile d’envisager la paix au Moyen-Orient. 


      • V_Parlier V_Parlier 16 mars 13:31

        @Christian Labrune
        Je cite : "Mais tant que le régime iranien ne sera pas éliminé (...) il sera difficile d’envisager la paix au Moyen-Orient."
        -> Pourtant il faut remonter à très très loin pour trouver des attentats terroristes iraniens en France et ailleurs (et de plus, suite au soutien de la France et des USA dans la révolution de Khomeini). Ici on est en France et on se préoccupe des intérêts du peuple français (autres que ceux des sarkhollandistes). Ceux d’Israel, on n’en a rien à cirer. Et je vous rappelle qu’Erdogan est à la tête d’un pays membre de l’OTAN.


      • Christian Labrune Christian Labrune 16 mars 15:31

        Pourtant il faut remonter à très très loin pour trouver des attentats terroristes iraniens en France et ailleurs
        ....................................................................
        @V_Parlier

        Nous ne devons pas avoir les mêmes sources d’information. Et le Hezbollah, c’est quoi ? Qui finance et commande la plus riche des organisations terroristes de la planète ? Grâce à la levée des sanctions consentie par les Européens après Vienne, Rohani a pu accorder à la fin de l’été dernier une rallonge de 800 millions de dollars au Hezbollanh pour ses bonnes oeuvres. Cela s’ajoute aux ressources que ces islamistes tirent du marché de la drogue du côté de l’Amérique du Sud .

        Vous devriez aller raconter ça à Ben Salmane. Il comparait, hier, l’Iran à l’Allemagne du IIIe Reich désireuse d’étendre son Lebensraum. Si l’Iran, disait-il, continue à essayer de produire des bombes atomiques, nous allons faire la même chose. L’Europe, contrairement à ce que vous paraissez penser, n’est pas à l’abri de l’islamo-nazisme iranien. Si nous ne rejoignons pas les Américains et les pays sunnites pour écraser la vermine théocratique de Téhéran, ça nous retombera vite sur la gueule.


      • Abdelkarim Chankou Abdelkarim Chankou 16 mars 16:15

        @Christian Labrune

        Au risque de vous choquer l’Iran est le meilleur alliés d’Israël et le plus sûr. Je parle du peuple et non de ceux que le régime de Téhéran dérange. Pour l(’arme atomique que l’Iran ne possède pas encore le Pakistan l’a depuis des années et le Pakistan et l’Iran sont tous les deux pays musulmans et non arabes si ça vous chante. Bien sûr les paks sont sunnites... grâce aux dollars saoudiens...

      • Doume65 16 mars 17:52

        @Christian Labrune
        « tant que le régime iranien ne sera pas éliminé »
        Tiens, lorsque c’est un iranien qui propose la même chose à propos d’Israël, c’est un scandale sans nom ! Mais Labrune peut se le permettre tranquillement, sans crainte. Rappelons que l’Iran est 80 fois plus grand qu’Israël et contient une population 10 fois supérieure Et qu’éliminer ce régime créerait des désolations forcément bien plus grande.


      • Christian Labrune Christian Labrune 16 mars 18:39

        Au risque de vous choquer l’Iran est le meilleur alliés d’Israël et le plus sûr. Je parle du peuple et non de ceux que le régime de Téhéran dérange.
        ...................................................................... ......
        @Abdelkarim Chankou
        Je ne comprends pas très bien ce que vous avez voulu dire. « je parle du peuple », écrivez-vous. Quel peuple ? L’israélien ou l’Iranien ?

        Les Israéliens n’ont évidemment rien contre le peuple iranien : Netanyahou n’a jamais cessé de le répéter, et encore récemment lorsqu’un tremblement de terre aura frappé je ne sais plus quelle région de l’’Iran. Si le régime islamo-nazi s’effondrait, les mêmes relations et la même coopération qui existaient autrefois entre les deux peuples se trouveraient immédiatement rétablies.
         
        En revanche, il ne fait aucun doute que le régime des ayatollahs est l’ennemi juré d’Israël. Le général Soleimani a encore répété, il n’y a pas un mois, la petite chanson d’inspiration néo-nazie cent fois répétée depuis Khomeiny : qu’il fallait « exterminer Israël ». Ce qui aura immédiatement suscité une réaction de Lavrov considérant que de telles menaces étaient intolérables.

        A vrai dire, on ne sait pas grand chose de l’état des recherches sur le nucléaire en Iran. L’accès de la commission de contrôle à certains sites a été refusée. Que se passe-t-il à Fordo ? On n’en sait rien. Il aura fallu trois ans aux Américains pour réussir le projet Manhattan, et ce serait vraiment prendre les physiciens iraniens pour de parfaits imbécile que de les imaginer incapables de parvenir au même résultat en près de quarante ans, avec l’aide des Coréens qui, eux, ont déjà résolu le problème.

        Le régime de Téhéran est un danger pour l’ensemble du monde, pour les Russes aussi bien que pour les Américains. Quand la situation sera un peu plus claire au nord de la Syrie, la seule solution intelligente serait que les Américains et les Russes s’entendent pour faire tomber au plus vite le régime des ayatollahs comme celui des Frères musulmans d’Erdogan. Il existe dans les deux pays, et surtout en Iran, une très forte opposition qui ne demande qu’à entrer en action et qu’il importerait de soutenir de l’extérieur par tous les moyens possibles. Obama aurait pu le faire en 2009, mais il n’avait apparemment rien compris à l’Orient compliqué et il en serait bientôt à croire qu’on pourrait attendre quelque chose de positif, voire la démocratie, de l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans. Difficile d’être plus stupide !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 mars 20:42

        @Christian Labrune
        Les Nouvelles Routes de la Soie qui se mettent en place grâce à la Chine, la Russie et l’Iran, et plus si affinités...., ont de quoi faire faire des cacas nerveux à tous ceux qui s’imaginaient pouvoir continuer à mettre le boxon au Moyen Orient et partout dans le monde ....

        - Vidéo Stratpol :« Le forum de Pékin sur les nouvelles routes de la soie ».


        - « Eurasia, case sud ouest. »

        - « Accord Iran - Russie - Azerbaïdjan »

        - « Pepe Escobar : la route de la soie est là pour durer »

        Les vraies raisons sont là : la fin du monde unipolaire dominé par les USA, et le cauchemar de Mackinder & de Bzrezinski : la montée en force de l’ Eurasie.
        Le reste, c’est des fake news pour occuper les mougeons...

      • Panoramix Panoramix 16 mars 21:42

        Si j’ai bien compris la position israélo-étasunienne, le régime des mollah devra « être rayé de la page du temps ». 


      • Doume65 16 mars 17:45

        « En fait l’homme traîne un chapelet de casseroles aussi sonnantes et trébuchantes »

        Au vu des casseroles citées, le lecteur attentif aura compris que « casserole » aurait dû être mis entre guillemets.


        • Abdelkarim Chankou Abdelkarim Chankou 17 mars 02:29

          @Doume65
          L’humour exige quelques fois quelques sacrifices ou omissions... Merci en tout cas pour cette remarque pertinente


        • Doume65 17 mars 10:25

          @Abdelkarim Chankou
          C’est à dire que l’humour est loin d’être toujours perçu ici. Nous sommes nombreux à en avoir fait l’expérience.


        • Abdelkarim Chankou Abdelkarim Chankou 19 mars 20:57

          @Doume65

          L’humour est le sel de l’écrit


        • bob14 bob14 17 mars 07:11
          Kiev, terre d’accueil de l’exil russe

          5

          Ces dernières années, ils sont arrivés par milliers dans la capitale ukrainienne, attirés par le vent de liberté qui y souffle. Opposants persécutés par le régime ou jeunes diplômés des classes moyennes, ils fuient l’atmosphère pesante de l’ère Poutine....Le Monde


          • bob14 bob14 17 mars 07:59

            @bob14.....2008-2012 : le couple Medvedev/Poutine...des « amies » de longue date... smiley


          • damocles damocles 17 mars 09:49

            @bob14
            ...et bien sûr fort logiquement ,c’est pour cette raison que Kiev a interdit aux russes residants en Ukraine d’aller voter aux présidentielles de Russie....


          • Pere Plexe Pere Plexe 17 mars 10:04

            @bob14
            Tu m’étonnes !

            La vie est tellement idyllique en Ukraine.
            Surtout le sort fait aux russes est tellement enviable.
            Là bas l’atmosphère n’est pas du tout pesante. 


            Sans déconner ?

          • damocles damocles 17 mars 11:46

            @bob14
            si le Monde le dit alors .....la bible des russophobes , on est prié de les croire sur parole.....

            l’evangile selon Saint Drahi ou Saint Bergé

          • Dzan 17 mars 14:59

            @bob14
            Faut pas dire ça à Mme Néant. Je me suis fait virer, pour avoir critiqué.


          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 17 mars 09:39

            Des nominations, des renvois et des réadaptations... J’ai déjà dit que le LOGICIEL US a changé et l’Intelligence américaine décide au jour le jour. 


            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 19 mars 11:58

              Les médias français sont juste à la hauteur des Mémères de villages ... Je sais pourquoi la naissance de la dernière chaîne de la désinformation France24 qui observe et manipule le Monde entier, comme si les autres ne suffisaient pas...


              Visiblement le « rapprochement Russo-américain » n’a jamais plu à la France nazie qui avait de tous temps cultivé les complots, les manipulations, la perfidie et les trahisons afin de diviser et de provoquer des conflits et des guerres... 

              Sortie d’abord de l’Otan, la France avait maintenu pendant longtemps la haine entre l’Ouest et l’Est en manipulant le premier et en diabolisant le second. « La guerre froide » était au cœur du « rêve français » aujourd’hui dissout ! 

              Alors que les chefs d’Etats français s’évertuent hypocritement « à se rapprocher de la Russie », les médias nuisibles ne ratent aucune occasion pour diaboliser « La dictature russe »... Alors que les chefs d’Etats successifs français chantent la solide amitié avec la Visages Pales américains, les médias nocifs ne ratent aucune occasion pour manipuler l’opinion publique américaine et la remonter contre leurs Institutions ! 

              On se souvient, la France avait fait le pari de Mme Clinton, tout comme beaucoup de régimes minables, hors la lois et naturellement sous-développés, elle a payé pour que « cette candidate » soit élue ! Durant toute la campagne, les journalistes et l’ensemble des médias français avaient répandu la plus nocive des propagandes contre TRUMP dans le but de l’empêcher d’arriver à la Maison Blanche. Depuis son élection, la propagande française veut à tout prix le faire destituer ...

              TRUMP y est arrivé et il y est encore parce que l’Intelligence américaine, contrairement à l’idiotie française, a fini par comprendre QUE LE MONDE DU XXIe SIÈCLE N’EST PAS ET N’EST PLUS CELUI DU « DÉBORDEMENT DES PUISSANCES COLONIALES SUR LES AUTRES CONTINENTS » !!! 

              Non, TRUMP n’enverra pas ses bombardiers nucléaires en Corée, il fera au contraire tout ce qu’il faudra pour RÉUNIFIER LA CORÉE divisée jadis par le jeu macabre occidental... 

              France, 
              Occupes-toi de tes SDF et de tes chômeurs, occupes-toi de tes territoires misérables d’Outre Tombe qui gardent encore l’étiquette de « colonisés abandonnés », lâches les bottes aux autres nations : TOUT LE MONDE A ENVIE DE SOUFFLER UN PEU et tout le monde veut en finir avec la perfide du pouvoir de l’argent, personne au monde et aucun peuple n’acceptent l’idéologie de Domination Planétaire ni l’homogénéisation criminelle par « l’influence culturelle » ou par la merde des armes : La dissuasion nucléaire ne fait même pas peur aux moustiques, C’ÉTAIT UNE ERREUR QU’IL NE FALLAIT PAS FAIRE !

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