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Accueil du site > Tribune Libre > « Russiagate », ou le coup de grâce des media américains

« Russiagate », ou le coup de grâce des media américains

 

Fake Une du NYT {PNG} Les Américains disent MSM (pour Main Stream Media, « media traditionnels ») ; Donald Trump, ce grossier personnage, préfère les appeler Fake News Media. Ce sont les media qui dominent le paysage américain depuis des décennies. Au sommet de la hiérarchie, deux journaux (New York Times, ou NYT, et Washington Post, ou WaPo) et deux chaines câblées (CNN et NBC/MSNBC, MSNBC étant la filiale « information en continu » de NBC). Ils sont les media « de référence », ceux qui donnent le ton des journaux et chaines de télévision régionaux et/ou moins prestigieux.

Depuis une quinzaine d’années, ces augustes institutions souffraient de la concurrence de l’Internet. De nouveaux sites d’information plus créatifs, plus rapides, plus drôles, plus insolents et plus agressifs leur taillaient des croupières. Qu’il s’agisse de CNN ou du New York Times, la décennie 2010 était celle d’une longue descente aux enfers. Alors que le Dow Jones s’envolait, le prix de leurs actions déclinait. La situation était désespérée. Puis, le 8 novembre 2016, le miracle survient : Donald Trump est élu Président des Etats-Unis.

 

Trump, Viagra médiatique

Les MSM découvrent la martingale : le pilonnage anti-Trump. Se convertissant dans la dénonciation sans relâche de l’ignominie trumpienne, CNN et MSNBC voient leur audience exploser. A la Bourse, les actions du New-York Times et de CNN s’envolent. Le « Trump-bashing » est du pur Viagra. Puisque Trump est Hitler, ils deviennent les agents de « the Résistance ». Leur Jean Moulin, c’est Rachel Maddow (les mauvais esprits disent « Mad Cow »), Grande Prêtresse de l’anti-trumpisme qui officie sur MSNBC. Tous les soirs, elle attire 3 millions de spectateurs à son émission. C’est l’icône de la gauche urbaine des côtes Est et Ouest, et MSNBC la paye 7 millions de dollars par an.

Premier chef d’accusation : Trump est un Nazi, et il l’a prouvé lors des évènements de Charlottesville le 11 août 2017. Ce jour-là, une manifestation et une contre-manifestation au sujet du déboulonnage de la statue d’un général confédéré ont dégénéré, des manifestants néo-nazis d’un côté se confrontant violemment avec des militants « antifas » de l’autre. Au lendemain de ces événements, Donald Trump déclare qu’il « condamne totalement » les néo-nazis (qu’il avait antérieurement qualifiés de « répugnants »), mais qu’il y n’avait pas eu qu’eux parmi les manifestants : il y’avait aussi eu des « very fine people » des deux côtés (pros et antis), venus manifester pacifiquement. Les media explosent : il a utilisé les mots « nazis » et « very fine people » dans la même phrase, donc, forcément, cela signifie que les nazis sont des « very fine people ». CQFD. Miracle du montage sélectif, bouts de phrase par ci collés à d’autres bouts de phrase par-là : pour les media américains, Charlottesville devient la preuve absolue des sympathies nazies de Donald Trump. En France, toute la presse, à la suite du Monde, reprend bien entendu à son compte cette interprétation que généreusement fournie par le NYT, le WaPo, CNN et MSNBC.

La Haine, décrétée omniprésente dans l’Amérique de Trump, devient une obsession médiatique. Au cœur de ce nouveau culte morbide, le Southern Poverty Law Center (SPLC). Fondé en 1971 pour lutter contre le Ku Klux Klan, il était orphelin de son meilleur ennemi. Avec Donald Trump, il prend une nouvelle jeunesse. Sa mission est la lutte contre la Haine, toutes les Haines. Le SPLC voit la Haine partout : chrétiens traditionnalistes, conservateurs, trumpistes, tous sont Haineux, tous susceptibles d’être dénoncés par le SPLC. D’année en année, le nombre de « groupes de haine » identifiés augmente. Les Américains ouvrant la « Hate Map » que publie le SPLC découvrent avec effroi que leur paisible bourgade est en fait un repère de Nazis et que leur voisin d’apparence si paisible prépare probablement son prochain lynchage dominical : la preuve, il s’oppose à l’avortement. Appuyée par les media, la psychose monte. Sommes à leur tour de « lutter contre la Haine », les géants de la Silicon Valley font du SPLC leur arbitre des élégances, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. Malheur à ceux, associations, églises, entreprises, commerçants ou sites internet, que le SPLC place dans son collimateur : ils sont chassés des réseaux sociaux, ostracisés et, souvent, ruinés. Pour la bonne cause, toujours. Contre les jugements du SPLC, il n’y a pas d’appel. Le SPLC est généreusement rémunéré pour sa sainte mission : l’argent afflue dans ses caisses, il le replace dans des paradis fiscaux. Jamais trafic de Vertu ne fut aussi lucratif.

Fin 2018, la Résistance peut se prévaloir d’un bilan impressionnant : l’audimat est florissant, le martèlement du thème de la collusion de Donald Trump avec les Russes a empoisonné la campagne des Républicains , en 2018 comme en 2016, et contribué à la reprise de la Chambre des Représentants par les Démocrates, les journalistes conservateurs sont retranchés dans leur dernier pré carré de Fox News, les réseaux sociaux traquent et purgent les voix dissidentes. Le NYT et le WaPo s’octroient un Prix Pulitzer (le Prix Nobel du journalisme) conjoint pour se récompenser de leurs efforts pour imposer la théorie du complot russe. Donald Trump peut bien multiplier les tweets rageurs, les journalistes en profitent pour se féliciter de leur héroïsme et font mine de craindre la lourde menace que ces fulminations impuissantes feraient peser sur la liberté d’expression. Le WaPo adopte la pompeusement allitérative devise « Democracy Dies in Darkness » (« la démocratie meurt dans l’obscurité »). Les media parachèvent leur fusion avec le Parti Démocrate ; CNN suit à la lettre les mots d’ordre et les éléments de langage qu’édicte Nancy Pelosi, chef (« Speaker ») Démocrate de la Chambre des Représentants.

 

Fake News, Fake News everywhere

Le rêve se brise en 2019.

Le 17 janvier, Buzzfeed, un site phare de la Resistance, lâche un « bombshell », une révélation explosive : Donald Trump aurait enjoint son ex-avocat, Michael Cohen, de mentir au Congrès, et Robert Mueller en aurait la preuve. Obstruction de justice, parjure : cette fois, on te tient mon gaillard. Euphorie dans les media, CNN se met en mode 24h/24 pour couvrir cette révélation. Las, un jour plus tard, consternation : Robert Mueller se fend d’un communiqué pour indiquer qu’il ne disposait d’aucune information de ce type. Partie remise, une fois de plus.

Cela aurait pu être l’occasion un grand mea culpa collectif… Pensez-vous ! Le lendemain de cette débâcle, samedi 19 janvier, des adolescents de l’école catholique de Covington, dans le Kentucky, participent à une marche contre l’avortement à Washington D.C. En fin d’après-midi, tandis qu’ils attendent sagement le bus qui les ramènera chez eux, un groupe de Noirs appartenant à la secte des « Black Israelites » les insultent infatigablement pendant une heure (« Incest babies ! Children of sodomy ! » Etc.). Les adolescents, d’abord imperturbables, décident au bout d’un moment d’entonner des chants de leur école pour se donner du cœur et noyer le bruit de ces insultes. Sur ce, un « Native American » (Indien d’Amérique) d’un certain âge, Nathan Philipps, se dirige vers leur groupe, se plante devant l’un d’entre eux en le regardant droit dans les yeux et, sans dire un mot, se met à battre son tambour. L’adolescent, surpris et confus, le regarde avec un sourire gêné. La photo de ce face à face insolite, entre le vieil Indien et l’adolescent timide, fait le tour des salles de rédaction. Il n’en faut pas plus pour qu’elles s’enflamment : comment, ce jeune morveux ose narguer ce vieil homme ? Racisme, ignominie. Le nom du jeune homme, Nick Sandmann, est diffuse urbi et orbi, il devient un objet de haine universelle.

Preuve de sa culpabilité : il porte la casquette rouge « MAGA » (Make America Great Again), symbole des trumpistes. Il n’en faut pas plus : de la part des éminences médiatiques fusent les appels urgents a lui « casser la gueule » (« punch him in the face »). Invite sur tous les plateaux télé, Nathan Philipps en rajoute : les adolescents étaient sur le point d’agresser quelques Noirs innocents ; lui, vétéran du Vietnam, a essayé de s’interposer. Ils l’ont entouré et menacé, il a craint pour sa vie. Par provocation, ils chantaient « Build the Wall », le slogan de Donald Trump. Chez les media, l’indignation est à son comble : ces partisans de Donald Trump sont décidément les êtres les plus abjects qui soient (en avait-on jamais douté !), et ce dès le plus jeune âge. Agresser ainsi un vétéran du Vietnam, en plus ! Et puis, patatras : la scène a été filmée par des passants, et les vidéos commencent à circuler sur l’Internet. Tout ce qu’a dit Nathan Philipps (dont on apprend par ailleurs qu’il n’a jamais mis le pied au Vietnam) est faux. Les « Black Israelites » et Nathan Philipps ont été odieux, ils n’ont cessé de provoquer et d’insulter ces adolescents qui se contentaient d’attendre leur bus, et qui ont été exemplaires de retenue et de politesse. Ceux-ci n’ont répondu à aucune provocation, ils n’ont jamais chanté « Build the Wall », ils n’ont menacé personne. Ils voulaient juste retourner dans leur Kentucky natal, loin de la folie de Washington D.C. De nouveau, déconfiture complète des media.

Peu importe, il en faudrait plus pour les décourager. L’occasion de la revanche vient le 29 janvier, quand Jussie Smollett, acteur montant de la série a succès « Empire », noir et homosexuel, ami de gens très, très haut placés, annonce s’être fait agresser pendant la nuit, alors qu’il rentrait chez lui à Chicago, par deux hommes blancs, qui lui ont passé une corde autour du cou (symbole des lynchages) et lui ont verse de l’eau de Javel sur la tête. Bien entendu, ces deux hommes blancs portaient la casquette rouge MAGA, bien entendu ils hurlaient des slogans trumpistes. Pour quiconque y regarde d’un peu près, tout dans les faits rapportés par Justin Smollett sonne faux, rien n’est plausible, mais peu importe, l’occasion est trop belle. De nouveau, les media entonnent leur couplet, de nouveau CNN se met en mode 24h/24, de nouveau la condamnation des partisans de Trump est sans appel. La Haine triomphe, le SPLC nous avait bien prévenus ! Et de nouveau, on apprend après deux semaines que tout était faux : Jussie Smollett, militant anti-trumpiste, avait en fait payé deux frères nigérians pour simuler l’agression à son encontre. Interrogés par la police, ceux-ci avouent la supercherie. De nouveau, déconfiture des media. 16 chefs d’inculpation sont retenus contre Jussie Smollett. Et puis… Tout d’un coup, sans explication, mais après intervention d’une proche des Obama, la procureuse de Chicago annonce qu’elle abandonne toutes les poursuites et que Jussie Smollett en sera quitte pour 16 heures de travaux collectifs et 10 000 dollars d’amende. Le dossier de police est placé sous scellés. Le Maire de Chicago (un proche et ex conseiller d’Obama) et le chef (noir) de la Police de Chicago ont beau s’étrangler devant ce déni de justice, le message est sans ambiguïté : à Chicago, pays d’Al Capone et bastion sans partage des Démocrates depuis près d’un siècle, la Justice, borgne mais pas aveugle, reconnait et protège les siens. Toute l’Amérique est outrée. Toute ? Non, bien sûr : pour CNN, revenant sur la reconnaissance de la culpabilité de Jussie Smollett que les preuves tangibles lui avaient arrachée de haute lutte (culpabilité que la procureuse n’a d’ailleurs même pas pris la peine de nier), « on ne saura jamais ce qui s’est réellement passé ». p’tèt ben qu’oui, p’tèt ben qu’non ; il n’y a bien que CNN en Amérique à ne pas avoir compris ce dont il retourne.

 

Et vint Robert Mueller

Le faux nazisme, les faux « hate crimes » ne sont cependant que des amuse-gueules. La pièce de résistance (et de la Résistance), celle qui a obsédé toute l’Amérique, pendant deux ans et demi, c’est bien sûr la collusion russe. Selon le « Dossier Steele », concocté par un espion anglais à la retraite, et dont on apprend plus tard qu’il avait été financé par Hillary Clinton, Donald Trump aurait, entre autres joyeusetés, demande lorsqu’il était à Moscou à des prostituées russes d’uriner sur le lit de la chambre d’hôtel dans laquelle avait dormi le couple Obama. Les agents de Poutine auraient secrètement filmé la scène et, depuis, feraient chanter Donald Trump. Les autres allégations du dossier, dont on apprendra plus tard que Steele les a puisées parmi les commentaires du site CNN (décidément…), sont tout aussi insensées, mais peu importe. Diffusé sous le manteau aux media des avant l’élection de 2016, le Dossier Steele est la « preuve » irréfutable de la collusion russe. Le FBI s’en sert comme prétexte pour mettre Donald Trump et sa campagne sous écoute et pour l’infiltrer, en toute illégalité. On ne saura peut-être jamais si c’est avant tout par animosité personnelle contre Trump ou par carriérisme que les dirigeants des agences de renseignement (FBI et CIA) ont espionné et piégé Trump et ses proches (après tout, Clinton était certaine de devenir la prochaine Présidente, donc il fallait se faire bien voir de la future patronne). Apres avoir bâclé, sur injonction du Ministère de la Justice, l’enquête sur les emails criminels d’Hillary Clinton afin de la blanchir, le FBI s’est lancé dans une entreprise de vaste envergure pour déstabiliser Donald Trump. Malheureusement pour eux, John Brennan (ex-Directeur de la CIA) et James Comey (ex-Directeur du FBI) ont misé sur la (très) mauvaise jument. Le complot échoue : Donald Trump est élu. Il faut alors tout faire pour empêcher que la tentative de coup d’Etat  qu’ils ont perpétrée à son encontre ne soit dévoilée. Il faut détruire Trump avant qu’il ne les détruise. Pendant 2 ans, Brennan et Comey font le tour de media ô combien complaisants pour annoncer qu’ils disposent d’informations secrètes prouvant la culpabilité de Trump et qu’il faut donc le destituer au plus tôt. Si ce sont eux qui le disent, comment le citoyen lambda pourrait-il en douter ?

Pendant deux ans donc, les Américains sont soumis à un bombardement sans relâche de Russie, Russie, Russie et de « collusion ». Les mêmes éléments de langage reviennent en boucle : de nouveaux « bombshells » (révélations exclusives) signifient que, cette fois, on a atteint un « tournant », c’est le « début de la fin » tandis que « les murs se referment  » sur Trump. Il est fichu, il ne passera pas l’année. Secouez, rincez, répétez, jusqu’à annihilation de toute faculté critique. Les media se font une idole de Robert Mueller. Ce Javert infatigable va, c’est certain, prouver la collusion et ainsi débarrasser « l’élite » de ce Président que le peuple a eu l’outrecuidance de lui infliger. Comme nous l’avions démontré, la vérité était pourtant accessible pour quiconque veut bien la regarder en face : mais qui peut résister a un tel rouleau compresseur ?

En France, nos media se mettent au diapason de l’anti-trumpisme obsessionnel. Pour les chantres hexagonaux de la diversité, les seuls bons Américains sont ceux qui leur ressemblent : urbains, « progressistes » et diplômés. Les ranchers texans qui « s’accrochent à leurs fusils et à la religion  » sont « déplorables ». Que l’homme qu’ils ont mis à la tête du pays soit un traitre à la solde de la Russie tombe donc sous le sens. Jusqu’au bout, nos media n’ont rien vu, rien compris, rien voulu comprendre. « Il faut une lutte de tous les instants pour voir ce qui est au bout de son nez » (George Orwell).

 

Armageddon médiatique

Aujourd’hui, l’interminable enquête de Robert Mueller a pris fin, et le mythe de la collusion est enfin enterré. Pour Rachel Maddow et ses acolytes, c’est une tragédie. Cette Amérique voulait tellement que son Président fût un traitre ! L’audience de CNN et de MSNBC s’effondre. Dans un post-mortem du Russiagate, le célèbre journaliste (de gauche) Matt Taibbi démontre que la crise des media est « un million de fois plus grave  » que celle des fausses armes de destruction massives qui avaient justifié l’invasion de l’Irak. Pour Glenn Greenwald, également de gauche, et lauréat (mérité, celui-là) du Prix Pulitzer, les media traditionnels se sont autodétruits, au-delà du point de non-retour. Fake News Media ? Il faut nuancer : tout ce qu’ils disent n’est pas faux, mais tout est faussé, biaisé, déformé. « Ennemy of the people » ? La encore, Donald Trump exagère : non, ennemis de la moitié du peuple seulement, ennemis de cette Amérique profonde qui vit entre les deux côtes. Désormais, les media alternatifs, beaucoup plus mûrs en Amérique qu’en France, sont prêts à prendre la relève des media traditionnels. Parmi eux, on trouve du pire, certes, mais surtout du meilleur : ces nouveaux media ont prouvé sans ambiguïté à quel point ils étaient nécessaires, face à des media traditionnels en faillite morale et intellectuelle.

Un malheur n’arrivant jamais seul, le SPLC est aujourd’hui ravagé par les accusations d’abus sexuels et de racisme ; encouragées, des voix se lèvent enfin pour dénoncer ces sordides maitres-chanteurs. Le fructueux racket s’effondre.

L’Annus Horribilis des media est l‘Anus Mirabilis de l’Amérique, qui expulse dans les égouts de l’Histoire les complotistes, les marchands de Haine et les faussaires aux Pulitzer frelatés. L’Amérique a décidé de tirer la chasse d’eau. Adieu Rachel, tu ne nous manquera pas !

 

En France, hélas…

Gêné aux entournures par son alignement aveugle sur ses confrères américains, le Monde a choisi d’y aller au culot. La fin du Russiagate ? Bah, une simple « clarification », d’ailleurs fort bienvenue ! Euphémisme du siècle. A ce compte, les chambres à gaz ne seraient-elles pas un simple « détail » de la Seconde Guerre Mondiale ? Et puis d’ailleurs, ce ne sont pas les media, non, c’est Trump qui a entretenu un « climat de clanisme et d’hystérie ». Le Monde ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnait. En France au moins, les Fake News Media ont encore de beaux jours devant eux !


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19 réactions à cet article    


  • Attila Attila 31 mars 11:37

    « Les Fake News Media ont encore de beaux jours devant eux ! »

    Au siècle dernier, nous n’avions pas Internet, la recherche de sources d’information diversifiée était très difficile pour le citoyen ordinaire. Ce n’est plus le cas de nos jours, toutes les informations importantes sont disponibles facilement et gratuitement le plus souvent.

    Il est de la responsabilité du citoyen de consacrer une heure ou deux chaque semaine pour rechercher des informations sur les grandes questions économiques, le fonctionnement des institutions, la diffusion des informations et les problèmes internationaux.

    Une heure ou deux chaque semaine, ce n’est quand même pas trop demander, non ?

    .


    • Arthur S Arthur S 31 mars 13:08

      @Attila

      « Une heure ou deux chaque semaine, ce n’est quand même pas trop demander, non ?  »

      encore faut-il savoir vraiment savoir lire et avoir envie d’autre chose que les jeux et achats en ligne, les échanges de photos et vidéos du buzz ou la consultation de Wikipedia pour connaitre la vérité vraie sur tout.


    • yapadekkoaqba yapadekkoaqba 31 mars 19:59

      @Attila
      Déjà que les media mainstream se protègent avec leur secret des sources, comment ne pas douter ?


    • Attila Attila 31 mars 22:02

      @Arthur S
      Il y a une action politique non partisane pour essayer de convaincre la majorité des électeurs à s’informer avant de voter.
      C’est une voie à développer, que ce soit le vote ou la révolution, rien ne se fera sans la majorité des citoyens.

      .


    • Alren Alren 1er avril 18:18

      @yapadekkoaqba

      Il n’était pourtant pas difficile de comprendre que les Russes, avec la campagne d’hostilité contre eux permanente ( et si utile !) depuis l’URSS, n’avaient aucun moyen d’influencer le vote de l’Étatsunien dans le secret de l’isoloir.

      Écouter la Russie au pays de l’Oncle Sam, c’est être antipatriote, agent de l’étranger, traître à la Patrie.

      Et par ailleurs, si Poutine pouvait être hostile la va-t-en guerre hystérique Clinton, il pouvait craindre que Trump poursuive la politique de guerre froide avec la Russie capitaliste. Ce qui fut le cas. 


    • Attila Attila 31 mars 11:39

      Article clair et bien détaillé. merci.

      .


      • picpic 31 mars 20:46

        Les médias n’ont aucun rapport avec l’information, c’est ça qu’il faut comprendre.

        ils ont un rapport avec l’émotion, ils cherchent uniquement à susciter une émotion, peut importe l’information.

        il y a quatre émotion qui une fois suscitée chez un individu le pousse à la partager : La colère, l’anxiété, l’excitation et le rire.

        vous voulez devenir riche ?

        ouvrez un compte YouTube et devenez un spécialiste pour susciter ces émotions !

        la colère et l’anxiété étant de loin les plus simples.

        à partir de là, vous réfléchissez et vous avez tout compris et vous allez vous mettre à gagner beaucoup de temps dans vos vies.


        • Ruut Ruut 1er avril 07:18

          Ces Médiats font du Terrorisme d’information, c’est extrêmement grave.


          • popov 1er avril 08:31

            @Matthieu Vasseur

            Merci pour cet article lucide.


            • Eric F Eric F 1er avril 10:04

              Je le dis d’emblée, je suis hostile à Trump, affairiste sans scrupule et politicien démagogue et caractériel.
              Pour autant, la campagne politico-médiatique concernant une collusion alléguée avec la Russie m’a toujours paru surréaliste, car à aucun moment ses déclarations ou sa politique n’ont montré quelque complaisance que ce soit avec la Russie. Certes lors de la campagne il est apparu un peu moins interventionniste et unilatéraliste que sa concurrente, donc on peut comprendre que la perception par la Russie ait été comparativement moins défavorable. En outre, il est évident que, comme tous les candidats, lui ou son entourage ait engagé des contacts pour connaitre les dossiers et notamment les dispositions des autres pays.
              Mais cette théorie complotiste d’une collusion russe était par trop invraisemblable. Il pourrait par contre y avoir, via son entourage, complaisance envers un état dont il soutient les annexions territoriales, mais aux USA personne ne lui reprochera. Peut-être pourrait-on chercher des indélicatesses fiscales, mais ses concurrents doivent trainer de semblables casseroles. Alors on l’accusera peut-être demain d’être un alien (12% des yankees pensent qu’ils sont parmi nous), la preuve smiley


              • vesjem vesjem 1er avril 10:20

                en ce moment sur les mainstreams publics, campagne publicitaire (à nos frais) anti-fakenews ; la cible : internet ;

                cette campagne médiatique anti-fakenews, révèle la duplicité du pouvoir et sa crainte d’une prise de conscience citoyenne de la propagande médiatique


                • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 1er avril 10:40

                  Se tromper ou mentir est une chose mais ne jamais le reconnaître comme c’est le cas des médias français qui ont largement repris la campagne anti-Trump, c’est montrer que l’on est de mauvaise foi, que l’on n’est pas là pour informer les auditeurs ou lecteurs mais pour faire de la propagande.


                  • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 1er avril 11:26

                    Suite à l’article sur le Russiagate, j’ai lu l’article sur le pape François (le Christianisme d’ascenseur) et BHL, tous les trois sont excellents, avec de bonnes informations sans être exagérément polémiques ce qui les rend d’autant plus efficaces.


                    • mac 1er avril 12:14

                      J’aimerais retrouver l’extrait vidéo d’une scène particulièrement parlante que j’ai vu sur l’une des chaînes « d’info » en continue à l’occasion d’un des derniers actes des gilets jaunes, il me semble que c’est le 19.

                      Un politique proche de la majorité sur un plateau télé s’adressant à des journalistes s’est exprimé à peu près dans ces termes : « si nous tombons, nous les politiques, vous tomberez aussi (vous les journalistes) »

                      Si quelqu’un retrouve cette séquence, je suis preneur car elle résume parfaitement cette collusion entre politiques dominants et médias dominants.

                      L’utilisation du verbe « tomber » en dit également long sur la situation du système politique actuel...


                      • baldis30 1er avril 16:02

                        @mac

                        bonsoir, 
                         le jour « tombe » tous les soirs et personne n’en parle ... smiley


                      • Fanny 1er avril 13:13

                        Bravo pour cet article réjouissant, mêlant le comique et le tragique.

                        La comique, c’est ce combat de MMA entre les tweets de Trump, les Fake News du NYT et du WaPo, le rôle trouble de faux arbitres du FBI et la CIA. Au moins, c’est vivant, vivifiant, tous les coups sont permis. C’est l’Amérique, avec ses immenses qualités, et ses défauts.

                        Le tragique, c’est chez nous. C’est Le Monde, Le Figaro, Libé qui n’ont rien compris, ou fait semblant de ne rien comprendre. Recopiant en minables scribouillards tous les épisodes de ce combat de géants, prenant au sérieux chaque rebondissement, sans recul, sans cet esprit critique « à la française » qu’ils ont perdu en route.

                        Au moment où notre Président monte à l’assaut des Fake News, nos grands médias font naufrage, noyés sous les FN venant d’outre-Atlantique. Masochisme ? Soumission ? Bêtise ? Mystères du tragique.


                        • baldis30 1er avril 16:05

                          @Fanny

                          « Recopiant en minables scribouillards »

                           Ô que ces termes sont bien choisis et bien en situation pour ces trois journaux...


                        • Julot_Fr 1er avril 13:30

                          C’est simple, il suffit de voir qui sont ceux qui financent et ce qu’ils veulent.

                          Qui finance les medias de masse, une clique de miliardaires globalistes qui veulent finir les etats nations et donc les (vrais) nationalistes tel Trump.

                          Qui finance les universites de medecine et laboratoire ? Les milliardaire de Big pharma (qui se font des tunes avec vaccins, cancer...)

                          Qui a finance l’election de Macron ? les proprio des media, entre autres..

                          Et ainsi de suite...


                          • moderatus moderatus 1er avril 17:00

                            On peut ne pas aimer le personnage, mais je déteste encore plus le lynchage médiatique qu’il subit en Amérique et aussi en France, ou l’acharnement médiatique est honteux.

                            Nos gouvernants auraient une partie seulement des résultats positifs de TRUMP, la France se porterait beaucoup mieux.

                            je suis certain que lui sera réélu.

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