S�cu : les pr�dateurs professeurs de morale
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Une fois encore, et tandis que les Etats tremblent à l’idée de connaître le sort de la Grèce - dont la note vient, une fois de plus d’être réévaluée à la baisse – les banques centrales approvisionnent le « marché » pour en devenir encore pus dépendantes. Nous sommes en présence d’une « économie idéologique » et les discours officiels sur le « pragmatisme », faits en France ou en Allemagne n’y changent rien.
Les jeux en ligne, dont le vote par des procédures d’urgence par le parlement français étaient dictées par un lobby du jeu qui voulait à tout prix profiter du mondial en Afrique du sud, est significatif d’un franc parler qui aujourd’hui ne sent même pas le besoin de donner des justifications de long terme, propre à tout travail législatif. Dans ce cas nous sommes plus devant un phénomène « d’arrangements idéologiques » mais face à une République des copains et des coquins qui avoue sans la moindre honte que l’enrichissement doit se faire ici et maintenant au détriment de ce que l’Etat devra payer dans les années à venir pour faire face à l’explosion de nouvelles addictions. La sécurité sociale s’en chargera. Celle que l’on reforme avec la « responsabilité du long terme », face à l’irresponsabilité des travailleurs qui ne veulent pas sauver leurs caisses de retraite. Prendre des vessies pour des lanternes. Où plutôt, c’est du n’importe quoi. La pensée politique se délite, inventant des impossibilités et des règles à la carte, dans une sorte de « sauve qui peut » où les délits d’initiés et autres noyaux durs d’un autre âge paraissent comme des vulgaires effractions d’un cycliste au code de la route. La mise au pas et la réglementation du système financier criée sous tous les toits - par ceux la même qui était les chantres de la dérégulation - non seulement elle n’aura pas lieu, mais elle s’étend à l’éthique et la morale ayant comme conséquence que les roitelets gérant Levallois - Perret par exemple, multirécidivistes, s’approprient une licence de jeu en ligne, en échange des qualificatifs élogieux qu’ils ont prononcé sur le fils impubère du président. Quand à l’ex ministre du budget et désormais sergent de la sécurité sociale, il donne, via sa femme, des cours d’évasion fiscale aux membres de la plus grande fortune de France. Tout en demandant aux français les plus démunis de faire des efforts supplémentaires pour sauver les clopinettes qu’ils reçoivent en fin de vie.
Suis-je un populiste irresponsable ? Un utopiste sur les nuages ? Je cauchemarde ? Anaxagore nous disait que l’esprit humain mit une fin au chaos. Aujourd’hui il ne sert qu’à le propager.





