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Si Cuba m'était conté... - AgoraVox le média citoyen

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Si Cuba m’était conté...

Une fois n’est pas coutume, je vous propose le bouleversant témoignage de Sito, un des plus fidèles commentateurs de "Carte de presse", sur son expérience de plusieurs années dans l’île du bon Dr Castro.

Je suis arrivé à Cuba en mai 2001. Je vais y passer trois ans, jusqu’en 2004. Je suis arrivé de nuit et, en entrant à La Havane, avec le taxi qui me conduisait à l’hôtel, ma première impression a été d’entrer dans une ville récemment bombardée. Une ruine (...)

L’immobilité, la paralysie, la stagnation, c’était cela qui avait détruit cette ville, c’est cela que j’ai pensé dès les premières minutes. Pas besoin de démolir une maison pour la détruire, il suffit de l’abandonner à son sort ; lentement, mais sûrement, elle s’écroulera. On peut faire exactement la même chose avec les humains. Et des mois après, c’est cela qui m’est apparu dans toute son horreur, ce système n’avait pas besoin de tuer en masse ses opposants, il suffisait de les abandonner, de les écarter de la vie, de les rejeter dans une non-vie pour qu’ils meurent bien lentement, bien sûrement et bien à l’abri des regards réprobateurs.

Une maison qui tombe en ruines, abandonnée, et un être qui tombe à petit feu, abandonné, meurent tous deux de leur belle mort, sans que rien ni personne ne puisse être accusé ou en porter la responsabilité. Voilà un crime qui passe inaperçu. Un crime parfait. Supprimez à un individu toute vie sociale, travail, maison, amitiés, relations, éloignez de lui jusqu’à sa propre famille, maintenez-le dans un isolement complet, avec interdiction de sortir de ce trou qu’on a creusé pour lui, même de se déplacer sans autorisation jusqu’à la ville voisine, avec les pires difficultés pour qu’il puisse se faire soigner ou pour donner à ses enfants une éducation scolaire ou universitaire, enlevez-lui jusqu’à sa maison sous prétexte que tout appartient à l’Etat, et vous aurez réussi à tuer un être humain au compte-gouttes, mais aussi efficacement que si vous lui aviez mis une balle dans la tête, avec cet avantage que personne ne saura que vous l’avez tué. Il sera mort tout seul (...)

Je suis là seulement depuis quatre ou cinq jours, je me trouve dans une sorte de bar et une jeune fille de 15, 16 ans vient s’asseoir avec moi. En parlant avec elle, je comprends qu’elle a faim (...) Je commande un poulet frit (...) Elle mange, heureuse, elle me dit qu’il y a très longtemps qu’elle ne mange plus de poulet. Elle aimerait quelque chose qu’elle n’a jamais goûté, elle voudrait savoir comment c’est. Je lui demande : "Quoi ?". Des pommes, elle a vu des pommes dans une boutique à côté, on n’en voit jamais, elle voudrait en goûter une. On va en acheter, elle n’a pas mangé tout le poulet, elle en emmène pour sa famille. C’est la première fois que cette jeune fille cubaine mange une pomme dans sa vie. Je ne peux pas vous parler de ce que j’ai ressenti, ni elle non plus. Ce jour-là, à cette minute-là, j’ai juste compris (...)

J’ai honte. J’écoute le discours d’Ignacio Ramonet à la télévision cubaine. Honte qu’un vulgaire dictateur, propriétaire de onze millions d’êtres humains, se glorifie de la venue du directeur du Monde diplomatique à Cuba, et que celui-ci lui cède les droits d’auteur de son livre Propagandes silencieuses. Un livre où l’auteur nous parle d’endoctrinement, de réduction de liberté, de manipulation, de propagandes insidieuses, et qu’il vient présenter dans une des dernières dictatures totalitaires, qui justement se gave de tout ce qu’il dénonce (...)

Arrivé sur l’île, après un court séjour à Paris, j’attends de rencontrer un de mes amis, artiste-peintre. On m’annonce qu’il est mort d’une crise cardiaque. A 34 ans. Jamais souffert de la moindre pathologie. Les amis me précisent d’un air entendu qu’il venait d’être arrêté par la police et qu’il est mort en prison. Mort de mort naturelle, crise cardiaque.

Je me rappelle alors qu’avant que je parte, il était venu me voir pour que je l’aide à obtenir le papier officiel lui permettant de quitter l’île. Il savait comme moi que c’était pratiquement impossible, mais il voulait voyager, voir autre chose, me disait-il, il espérait (...), il se savait traqué. Arrêté pour avoir soi-disant détourné l’argent de la société de décoration qu’il gérait depuis des années. En fait, parce qu’il avait des activités dissidentes (...)

Et mon ami A., interrogé pendant des semaines dans la prison de la sécurité d’Etat de La Havane, à Villa Maristas. Membre d’organisations clandestines et interdites, il fut systématiquement torturé. Aucune trace de sévices, les méthodes sont bien au point. Il n’a pas pu ni voulu tout me dire de ce qu’il avait vécu là-bas. Quand je le vis, il était anéanti. Il pleurait sur mes épaules en se rappelant ce qui lui avait été fait (...) Il arrivait chez lui certains jours, et sa porte d’entrée était fracassée. Ils étaient venus tout fouiller. Il ne mettait plus de serrure à sa porte, la laissait ouverte (...)

Il devait constamment se rendre à La Havane pour des contrôles, et il lui était interdit de quitter, non pas la ville, mais son quartier. Pour tout déplacement en dehors, il devait demander une autorisation. Les vacances avec ses enfants à Guantanamo, où sa femme avait de la famille, impossible, autorisation refusée. Je parle de la ville de Guantanamo, non de la base américaine, je parle d’un lieu misérable, abandonné du monde, où survit une population indigente. Car, à côté des détenus de la base américaine, il y a des détenus beaucoup plus nombreux et totalement innocents, dont le seul crime est de demander la liberté (...)

J’ai envie de pleurer (...)

Par Sito

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19 réactions à cet article    


  • BB (---.---.233.2) 15 février 2006 13:25

    Vous avez de la suite dans les idées M. Hertoghe !


    • Hal Eurode (---.---.118.66) 15 février 2006 14:22

      Moi aussi j’ai de la suite dans les idées.

      Censuré sur le site bellacio.org à propos de ce que j’ai pu constater à Cuba en 1972, je vais étoffer mon témoignage.

      A très bientôt


    • Hal Eurode (---.---.118.66) 15 février 2006 14:29

      bellaciao.org bien sûr


    • Albert LI (---.---.160.175) 15 février 2006 19:11

      Un récit poignant. Reste à savoir s’il correspond bien à la réalité cubaine. Dans ce cas, le régime de Castro aura vécu. Bravo à Sito dans ce cas (Sinon seulement pour son talent littéraire).


      • Calb (---.---.155.125) 15 février 2006 23:51

        purée !!!! ça fait peur ! on y croirait !!!! le problème avec ce genre de témoignage, c’est qu’il est rigoureusement impossible de vérifier sa véracité. Une chose est sure en tout cas : Cuba c’est pas drôle tous les jours et Castro est un dictateur ; ça personne ne le contestera mais pour le reste...et puis, c’est comment aux USA ? c’est comment en Louisianne ? c’est comment dans les ghettos ? et dans les nôtres de ghettos, c’est comment ? et la corruption de nos politiciens ? et le cynisme des entrepeneurs qui délocalisent à tour de bras après avoir empoché les subventions de l’état pour s’installer ? et l’absence de morale des marchés qui ruine des familles, voire des villes entières sous prétexte d’augmenter un peu la plus-value ? et la pollution outrageuse et insupportable des entreprises chinoises, indiennes, américaines et européennes ? et l’Afrique qui crève jour après jour d’avoir confié ses richesses aux occidentaux ? bah, Cuba, c’est jamais qu’un bout de terre comme les autres, peuplé de gens misérables et gouverné par des enf..... !


        • Vincent (---.---.224.192) 17 février 2006 07:01

          J’ai la triste habitude de lire des temoignages, de trier le vrai du faux.

          Il est la question d’etres humains, le style, le ton ne trompent pas. Les gens sont cons, particulierement Calb, ils voudraient toujours etre plus victimes que les autres, que leurs idees soient la realite.

          Sito, bravo pour votre courageux temoignage.

          Calb, je te confirme que cela va bien aux USA, mieux qu’en France. J’ai ete innonde. Tout le monde m’a aide, mes collegues, la Croix Rouge, le gouvernement, etc. . En fait l’innondation m’a fait decouvrir encore plus le gros coeur des Ameriquains !


          • machinchose (---.---.129.40) 19 février 2006 23:56

            j’avoue que le « ça va bien aux usa mieux qu’en france » a un coté effectivement prière du soir à se répéter sans cesse qui rappelle l’aveuglement d’un Ramonet sur Cuba.

            mon propos n’est pas de dire que ça va mieux en france qu’aux usa mais dire « ça va bien aux usa » comme ça on a envie d’ajouter « la preuve les gens habite dans le décor de desparate housewives et tout le monde est millionaire (sauf les flemmards évidemment) »

            enfin bon ça m’a fait rire.

            (j’ai vécu en france dans une ville inondée et je peux confirmer que ça va mieux en france qu’aux usa pisque les gens s’entraidaient ! cqfd) (c’est vraiment n’importe quoi)


          • Calb (---.---.12.178) 17 février 2006 23:03

            ça va bien aux USA ? hé bé ! répetez le haut et fort comme un mantra et plusieurs fois par jours...vous ariverez déjà à vous en persuader vous mêmes ! salutations du con !


            • Vincent (---.---.224.192) 17 février 2006 23:42

              Ta comparaison CUBA/USA ne tient pas la route. Il n’y a pas encore de cas d’Ameriquains fuyants les USA sur des radeaux pour se refugier a Cuba.


            • Hal Eurode (---.---.118.66) 18 février 2006 10:15

              C’est bien Calb !

              Il faut préciser qui l’on est et ce que l’on pense.

              On reprendra la discussion sur la réalité des faits.

              Comment se nourrit-on à Cuba est un sujet peu connu, car très difficile à connaître et peu décrit. En convenez-vous ?

              Je peux vous assurer que la plupart des habitants de la Havane peuvent ne pas voir un fruit pendant plusieurs mois !


            • machinchose (---.---.129.40) 20 février 2006 00:03

              c’est amusant comme les défenseurs aveugles des grands USA (clap clap, pays de la liberté, clap clap et inventeur historique de la propagande moderne mais c’est un autre débat) donc c’est amusant disais je comme dans leur vision binaire du monde ils oublient l’histoire. parce qu’au fond avant la révolution cuba c’était quoi ?

              hein ?

              MAIS OUI faut pas avoir peur des mots ! c’était le bordel de l’amerique. la boite à pute ! la terre fertile à bas prix pour des sociétés miliardaires !

              une colonie économique vendue.

              et je vais vous décevoir parce que je n’aime pas castro, aucune dictature ne se justifie. je n’aime pas qu’on restreigne la liberté, mais je n’aime pas non plus les vues simplistes. et peut être que s’ils ont faim c’est aussi à cause d’un blocus totalement disproportionné.

              on se souviendra du blocus américain sur le chili de Pinochet... comment ça on s’en souvient pas ? ah ? y a pas eu ? pourtant c’est les defenseurs de la liberté !


            • Calb (---.---.7.180) 18 février 2006 17:08

              ok pour Cuba ! chu pas si obtus nom de d...n’empêche...y’a pas mal d’américains qui ne voient de fruits qu’à la télé !! j’aime bien parler des US mais on peut aisément transposer leurs tares à nos sociétés européennes ! je les prend comme témoins parceque c’est la nation dominante et représentante du capitalisme dans toute sa puissance et sa capacité de nuisance...vous prenez Cuba comme symbole d’un communisme déchu et désuet, c’est tout ! mais svp, arretez de croire que tout va mal à Cuba et que tout va bien à New-York...enfin quoi ? ouvrez les yeux...et les oreilles !


              • Tarentaine (---.---.250.41) 19 février 2006 15:23

                Des articles comme celui-ci, il est possible de les écrire bien installé dans ses pantoufles ..... A Paris. Rien de ce qui est écrit n’est vérifiable. Personne n’est dupe . Tous les moyens sont bons pour préparer l’arrivée des missiles US sur La Havane et faire en sorte que l’opinion publique française reste silencieuse devant les crimes des multinationales Nord Américaines. Car ce sont bien pour leur seul profit que de tels textes sont écrits et diffusés.


                • Vincent (---.---.224.192) 22 février 2006 19:50

                  J’avais introduit, apres Calb, les USA, pour bien mettre en lumiere qui etaient certains des critiques de l’article : des gens qui n’en ont rien a foutre des Cubains, et ne pensent qu’a lutter contre le « capitalisme » et/ou les USA ! Y aurait il une incompatibilite entre la lutte contre le capitalisme et la lutte pour la condition humaine ? Grace a de tels activistes, l’exploitation, capitaliste ou non, a un bel avenir devant elle. Bon, au moins Calb est direct : ce n’est pas un tordu. Je vais meme jusqu’a le soupsonner de bonne volonte.


                • bertrand (---.---.127.236) 19 février 2006 23:36

                  Je suis comme Calb et Tarentaine. Il est fort possible que l’article de Sito soit véridique, mais il est aussi possible d’écrire un tel article dans son canapé.

                  Je suis allé à Cuba il y a environ 7 ans. Seulement 15 jours et en touriste. Mais je vous rassure tout de suite, je n’avais pas les moyens d’aller dans les hotels (j’ai eu le billet d’avion à 10% du prix normal). J’ai donc été de villes en villes en logeant chez l’habitant.

                  Ce que j’ai vu : les gens sont pauvres, les villes n’ont quasiment pas évolués depuis les années 50 (donc ça tombe souvant en ruine), ya pleins de flics dans les rues à la Havane (beaucoup moins ailleurs), dans les campagnes on se croirait revenu à la première moitié du 20ième siècle en France (pas de machines, ça laboure à la charue, ...), et les cubains éludent le sujet dès qu’on veut parler politique.

                  Mais d’un autre côté, les gens n’ont vraiment pas l’air de crever de faim, certains secteurs ont l’air de bien fonctionner (il y a des médicaments dans les pharmacies, efficaces en plus), les routes sont à peu près bon état, et surtout, il y a de la joie de vivre chez les gens (bizarement plus qu’en France).

                  En comparaison, j’ai eu la chance d’aller en République Centraficaine, et je peux vous dire que là, on est vraiment marqué par la pauvreté du pays, la corruption et la vetusté de toutes les installations.

                  Et puis je pense que les Etat-Unis font beaucoup pour diaboliser Cuba. Si ils n’avaient pas fait de blocus depuis tant d’années là-bas, il y aurait peut-être plus de produits dans les magasins.


                  • Scaton l’africain (---.---.1.1) 20 février 2006 16:42

                    Un aspect positif du Cuba de castro : la seule nation à avoir envoyer des médecins et des infirmières d’Etat en nombre pour secourir les victimes des tremblements de terre au Pakistan est bien c’est Cuba. Si dans l’occident nous avons une impression tronquée de Cuba et bien dans le reste du monde (hormis l’occident), Cuba jouit d’une bonne aura il me semble. Comment l’expliquer ?


                    • Vincent (---.---.224.192) 22 février 2006 20:35

                      Oui, des medecins d’Etat, cela est vrai. Plein d’aide de Castro pour le Pakistan, mais pas pour les Cubains...


                    • Pierre-Paul-André (---.---.107.48) 20 février 2006 20:04

                      Monsieur Alain Hertoghe, ce que vous écrivez est la triste réalité de Cuba. J’y suis allé en 2003, et j’ai traversé toute l’Ile en bus de Santogio de Cuba jusqu’à la Havane et 3 jours à Varadero. J’ai visité beaucoup de villages et de petites villes. Ce que je peux dire, c’est que le peuple souffre de situation et combien, ils s’accrochent aux touristes pour leur parler et leur demander des dollars. Le pays est à la dérive. Il n’a plus d’économie depuis que les russes sont partis. en 1993. Des milliers de personnes sont sur les routes, car il n’y a plus de transports en commun. Les camions sont transformés en transports en communs. Les gens transportés commes des bêtes. Les immeubles belle époque, sont pratiquement en ruine, car personne n’a rien fait pour les conserver. Le centre de la Havane est dans un tel état de ruine, que si en tremblement de terre devait survenir, il ne resterait rien. Le pays ne vit que grace à la diaspora qui vit de l’autre coté, aux USA en Floride. La corruption, les trafics de tous ordres et les vols de touristes sont tels qu’il est impossible de sortir seul en ville. Quand vous êtes dans un Grand Hôtel « MELIA HOTEL », par exemple, il faut sortir avec votre guide. On vous conseille un taxi d’état, qui restera toute la soirée avec vous et qui vous raménera à l’Hôtel. Le seul endroit libre c’est VARADERO, où là, c’est un autre monde. Exclusivement réservé aux touristes. Aucun cubain n’est autorisé à y pénétrer, seuls ceux qui y travaillent. Une fois leur travail fini,ils doivent partir.La police veille et les bus attendent. Un poste frontière est à l’entrée de VARDERO et nos papiers sont controlés. Je me rapelle qu’un aprés midi, j’étais seul dans ma chambre. La femme de ménage est venue. Elle m’a vu et m’a demandé de regarder la TV occidentale. Assise sur le lit elle a regardé la TV US et les autres. Elle m’a fait qu’en partie son ménage, et m’a demandé un peu d’argent, car elle avait besoin d’acheter des affaires pour ses enfants. Je lui ai donné 20 dollars. Je crois que je lui aurais donné le Monde. Elle les a caché dans sa culotte. J’avais des MIKE légèrement usagées, et comme les vacances étaient finies, je lui ai donné. Elles les a caché dans des chiffons et dans son seau. Je me souviens aussi, que le dernier jour, nous avons eu droit au tour de la ville en vieilles voitures d’époque américaine. Nous étions plusieurs. Je suis monté dans une vieille buick des années 1950, décapotable. Rutillante et jaune. Le chauffeur parlait un anglais parfait. Nous lui avons demandé ce qu’il pensait de cette situation à Cuba difficile pour eux. Nous lui avons dit que nous étions français et que demain nous étions de retour à Paris. Combien il aurait aimé voir Paris et connaitre la France. Il nous a dit " Nous ne pouvons pas sortir du pays. Seuls ne peuvent sortir que ceux autorisés par le Gouvernement. Nous n’avons pas de passeport. Mais nous espérons que F C........ disparaisse et que nous puissions être libres. Nous souffrons trop. Quelle chance pour vous de venir nous voir, car nous pouvons grace à vous avoir des dollars. Car, si l’on veut quelque chose de correct ou un certain confort, il nous faut des dollars." Dans les magasins d’Etat, il n’ y a rien. C’est vrai. En pesos, vous achetez que le nécessaire. Cuba depuis le départ des russes est retombé 50 ans en arrière. Toutes les infrastructures sont mortes. Plus rien n’est entretenu. Ils n’ont pas les moyens d’entrentenir. Heureusement, que le tourisme européen et canadien leur apporte des devises. Sans nous, ce serait Haiti. Les canadiens sont en grande majorité. A trois heures de Montreal, ils viennent passer une semaine dans des places au bord de la mer, pour 900 dollars tout compris. Dans ces ensembles touristiques fermés et gardés par la police, « ALL INCLUDING », ils vivent en vase clos. ( Plages, piscines, nigths clubs, soirées mondaines ( filles- hommes ) etc.... Le jour ou Cuba sortira de sa torpeur et de cette dictature, ce sera une des plus belles iles des Caraïbes. Comme Saint Domingue. Les plages sont magnifiques, mais sauvages. Cela donne un charme authentique. Les paysages sont merveilleux. Ils ont la chance que la nature est riche et les nourrit. Ils n’ont pas de pomme, mais beaucoup de fruits exotiques à portée de main. Il n’y a pas d’organisation économique, pour gérer cette économie moribonde. C’est l’anarchie totale à tous les niveaux.

                      Cuba attend le fin du Castrisme pour vivre. Attendra-til longtemps. Je n’en sais rien. Ce que je peux dire, l’ambargo US est sans faille.

                      Les gens sont


                      • Calb (---.---.157.76) 22 février 2006 22:01

                        bien sûr que je suis de bonne volonté, non mais ! (lol)

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