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Accueil du site > Tribune Libre > Sortir de l’UE : « Marché commun contre la France » ou comment en (...)

Sortir de l’UE : « Marché commun contre la France » ou comment en 1957 l’Humanité démontrait la dangerosité de la construction européenne

Cela ne fait pas si longtemps que le P »c »F défend la dangereuse illusion de la « réforme » de l’UE, de « bouge l’europe » à « l’europe sociale ». Il est vrai qu’il faut se souvenir de qui sont ceux qui au sein du PCF ont fait faire ce demi-tour eurolâtre au PCF. Les militants franchement communistes du PRCF, du moins ceux qui à l’époque étaient adhérents du PCF, n’avaient eu de cesse que de combattre la « mutation », c’est à dire la liquidation du parti communiste faite pour rendre le PC PS-compatible et donc euro compatible et se fondre dans la gauche plus rien. L’opportunisme notoire d’un Robert Hue qui soutient maintenant officiellement le PS, et de Herzog qui est aujourd’hui conseillé du commissaire Barnier (UMP) à la commission européenne (Rien que ça !) n’est plus à démontrer…. Car oui « l’europe sociale » et l’euro protègent, protègent ces opportunistes. A l’exemple effarant de Herzog véritable père du virage euro-reconstructif du PCF.

Pour les communistes, le caractère de classe de la construction européenne, le fait que l’UE est une arme de destruction massive de la classe capitaliste contre les travailleurs n’a jamais fait aucun doute. C’est d’ailleurs ce que disent les communistes du PRCF, militants franchement communistes qui continuent de porter le mot d’ordre des 4 sorties : sortir de l’UE, sortir de l’euro, sortir de l’OTAN, sortir du capitalisme.

Il suffit de lire ces citations d’un article du député PCF Etienne Fajon dans l’Humanité en 1957 au sujet du traité de Rome pour s’en convaincre reprises par B Conte sur le site Le Grand Soir
 

Retrouvez le PRCF sur les réseaux sociaux :

source

 

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Ils n’étaient pas tous d’accord, mais ils savaient tous…

Bernard CONTE

Déjà, avant la signature du Traité de Rome en 1957, nos « élites » savaient ce qu’il allait advenir de la France au sein de l’Europe en construction.

J’ai retrouvé un article d’Étienne Fajon : « Marché commun contre la France », paru dans L’Humanité du 14 janvier 1957. Pour mémoire, le marché commun s’étendra initialement sur six pays : « Allemagne occidentale, France, Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg ».

«  Il s’agit d’instaurer progressivement, au sein de ce morceau d’Europe, la libre circulation des marchandises, des capitaux et de la main-d’œuvre. Selon les promoteurs du projet, le « Marché commun » contribuerait à la prospérité de la France et au bonheur de son peuple ».

Le marché commun fait suite à la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) qui avait été créé, en 1951, entre les six mêmes pays. « Son inspirateur, le funèbre Schuman, assurait qu’elle devait aboutir à la baisse des prix et à l’essor de notre industrie. Les résultats sont maintenant connus : hausse de l’acier et du charbon, fermeture d’une centaine de puits de mine en France, interdiction d’utiliser notre charbon selon nos besoins, dépendance aggravée de l’économie française à l’égard des monopoles allemands  ».

Pour l’auteur, la création du marché commun s’inscrit dans une même logique « néfaste pour la nation, pour la classe ouvrière et pour la paix ».

Hégémonie Allemande et désindustrialisation de la France

Le marché commun «  est une association économique entre pays capitalistes, c’est-à-dire qu’elle est soumise aux lois de la concurrence et du triomphe des plus forts. Or, dans l’Europe des Six, c’est l’Allemagne occidentale qui dispose de loin du potentiel le plus élevé ». Il est évident que, dans un contexte de désarmement douanier et sans dispositif compensateur suffisant pour les autres membres, tout pays qui aborde un regroupement régional en position de leader verra inéluctablement son leadership s’accroitre au fil du temps.

Étienne Fajon argumente en ce sens : « Dès 1955, elle [l’Allemagne occidentale] produisait deux fois plus de charbon, d’acier et d’électricité que la France. Sa production chimique est le triple de la nôtre. Ses réserves d’or, infiniment supérieures, lui confèrent d’immenses possibilités d’investissement de capitaux. La domination du « Marché commun » par les monopoles allemands serait donc certaine et rapide. Elle aurait pour conséquence l’arrêt de nombre de nos entreprises. Elle préparerait en fin de compte la désindustrialisation de la France et l’hégémonie du capitalisme allemand dont Hitler et Pétain avaient fait leur programme. Notre patrie perdrait ainsi, tout en se ruinant, les bases économiques de son indépendance nationale ».

Nivellement par le bas des conditions sociales pour une exploitation maximale

« Le projet comporte l’unification progressive des charges sociales entre les six pays. C’est là une menace très grave pour les travailleurs français ». Grâce aux luttes, les conquêtes sociales du Front populaire et de la Libération ont généré des conditions sociales pour les salariés, plus favorables en France qu’ailleurs.

«  Il est vrai qu’on fait miroiter aux travailleurs la promesse d’une unification par en haut. En réalité, la recherche du profit maximum par les trusts des six pays et le déchaînement de la concurrence entre eux conduiraient nos capitalistes, particulièrement menacés par leurs rivaux allemands, non seulement à s’attaquer à des « charges » sociales qu’ils ont toujours dénoncées, mais à renforcer leur opposition à toutes les revendications ouvrières. Et l’offensive des exploiteurs serait favorisée par la présence sur le « Marché commun » d’une armée permanente de chômeurs, déjà importante en Italie et en Allemagne, grossie demain par la mort des usines françaises les moins bien armées pour résister ».

Oui à la coopération européenne… Non à une Europe « croupion »

Étienne Fajon s’oppose, « pour l’avenir de la France, dans l’intérêt des travailleurs et de la paix, à une Europe-croupion qui aurait l’impérialisme américain comme suzerain », avec, à sa tête, les allemands, « vassaux préférés de l’impérialisme américain ».

Malgré tout, l’auteur se dit « partisan convaincu de l’amitié entre la France et l’Allemagne. Mais cette amitié passe par l’entente et la solidarité avec le peuple allemand, avec les sociaux-démocrates et les communistes d’Allemagne occidentale, avec les puissants syndicats ouvriers, avec la République démocratique allemande. Elle ne passe pas par l’assujettissement de la France aux magnats de la Ruhr et aux anciens nazis dont Adenauer est le porte-parole ».

Il poursuit : « nous voulons de tout cœur la coopération économique de l’Europe, mais de toute l’Europe, des pays capitalistes et des pays socialistes, dans le respect de l’indépendance de chacun et dans l’intérêt de tous ».

Ils n’étaient pas tous d’accord, mais ils savaient tous !!!

Un détour par l’histoire de la construction de l’Europe révèle qu’ils savaient tous ce qui allait advenir. Ceux qui dénonçaient l’Europe du Capital n’ont pas été entendus, leur discours a été mis en sourdine par ceux qui défendaient les intérêts de leurs sponsors assoiffés de profits.

La construction de l’Europe s’est faite, chez nous, grâce à l’action des élites « complices » au service de l’impérialisme états-unien, quelle que soit leur étiquette politique officielle. Cette construction a progressivement détruit la France en la ramenant à l’état de sous-développement.

Renverser la tendance implique la «  restructuration » des élites « complices » car, pour paraphraser André Gunder Frank, l’ennemi immédiat du redressement de la France est, tactiquement l’oligarchie (les pseudos élites) elle-même, bien que stratégiquement, l’ennemi principal soit, indéniablement, l’impérialisme américain et son relais allemand.

En cette période d’élections européennes, il est important de se remémorer quelques leçons de l’Histoire.

(*) Légende : Le 14 janvier 1957, Étienne Fajon, député communiste de la Seine et membre du bureau politique du Parti communiste français (PCF), dénonce dans le quotidien L’Humanité les dangers que fait peser le Marché commun sur la France.
Source : L’Humanité. Organe Central du Parti Communiste Français. 14.01.1957, n° 3846. Paris : L’Humanité.
Copyright : (c) L’Humanité
URL : www.cvce.eu
André Gunder Frank, Lumpen bourgeoisie et lumpen développement, op. cit. p. 135.

 


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21 réactions à cet article    


  • kitamissa kitamissa 20 mai 2014 15:34

    En 1957, le PCF était sous les ordres de Moscou, on était en pleine guerre froide les Communistes voulaient vendre la France à l’URSS par n’importe quel moyen la CGT était financée par les Soviets, son but détruire l’économie de marché en France pour installer un régime totalitaire ..


    Les Cocos, surtout les intellectuels et les artistes applaudissaient l’intervention des chars Soviétiques à Budapest en 1956 !!! des tanks tirant dans la foule désarmée qui en avait marre de la dictature communiste !!

    quand à Etienne Fajon et toute cette clique d’ordures à la solde d’une puissance étrangère, on les oublie volontiers, eux qui voulaient plonger la France dans le giron des pays membres du pacte de Varsovie !! 

    Le PCF n’est plus rien qu’un fantôme !! 

    • taktak 20 mai 2014 18:29

      mais oui, mais oui....Vous n’avez que cela, agitez la peur et le mensonge, face à ceux à qui l’histoire donne raison

      les communistes, première force résistante en france on démontrait qui défendait le pays, et qui collabore avec des puissances étrangères (Allemagne nazis, puis USA.....)

      Quand à tirer sur une foule désarmée, vous ne pourrez faire oublier ni les guerres coloniales, ni la repression en France. Vous ne pouvez faire oublier que ces jours ci en Ukraine, ce sont vos amis qui envoi les chars contre une foule désarmée.

      rappelons que dans le FN a l’époque défendait l’UE pour aller attaquer les pays de l’est, tout comme l’extrème droite et la milice s’étaient engagée dans la collaboration.


    • kitamissa kitamissa 20 mai 2014 18:33

      Et le pacte Germano-Soviétique signé entre Staline et Hitler ? et l’Humanité seul journal autorisé pas les Allemands en 40 !! 


    • taktak 21 mai 2014 08:58

      Quel a été le premier parti interdit par les collabos à la solde de pétain et de l’allemagne ?
      L’huma a bien été interdit, contrairement à tous les journaux non communistes.
      Et droite, extrème droite et centre ainsi qu’une partie des sociaux-traitres roulaient des pelles aux nazis et aux patrons

      Quant au pacte germano soviétique, vous oubliez juste de dire qu’il fait suite à plusieurs années de politiques munichoise des impérialismes français et britannique qui ont refusé de façon systématique la proposition d’une alliance militaire que leur proposait l’URSS...


    • foufouille foufouille 20 mai 2014 15:56

      57 ans ! faut vraiment être borné pour y croire encore


      • lcm1789 20 mai 2014 19:41

        C’est fou le nombre de révisionnistes et d’anticommuniste primaire qui sortent du bois pour répandre leur désinformation...

        Il faut dire que si les progressistes recrutent dans le camps des travailleurs, la réaction a du temps libre pour répandre ses mensonges.

        La classe ouvrière seule dans sa masse a su résister au fascisme ce n’est pas le PC qui le dit mais F.Mauriac qui était de droite mais honnête ...lui.

        Et sinon sur l’Hydre européenne don parle l’article quelque chose à dire.
        Car la doctrine du plutôt mort que rouge a fait assez de mal comme ça...moi je préfère vivre même si cela implique d’être rouge.

      • lcm1789 20 mai 2014 19:41

        oups je voulais répondre au message ci ressuis (kitimissa)


      • Aldous Aldous 20 mai 2014 20:43

        Hein ? Vous êtes sûr que c’est de gauche la classe ouvrière ?

        Vous m’en bouchez un coin là ! 
        Car on ne voit guère de femmes a barbes dans les usines... smiley


        • non667 20 mai 2014 18:55

          sortir de l’UE, sortir de l’euro, sortir de l’OTAN, sortir du capitalisme.

          un oubli qui montre la duplicité du prcf  : SORTIR DE SCHENGEN 


          • lcm1789 20 mai 2014 19:47

            non ce n’est pas un oubli, sortir de l’UE c’est sortir de Schengen...

            Le contrôle des frontières fait parti du programme du PRCF...encore faut-il le lire avant de faire de la désinformation.

            Evidemment cela ne va pas de paire avec la xénophobie.

            Il est un certain parti qui défend la renégociation de l’euro et une autre europe (des mensonges quoi !) et la sortie de Schengen...ce parti c’est le FN. Il s’appuie sur des arguments xénophobe pour ne pas mettre en cause l’UE et la libre circulation des capitaux par exemple et l’euro....

            Le FN est un parti du système... Il a beau vitupérer Schengen, il n’a rien fait contre l’Acte Unique et ne propose pas la sortie unilatérale de l’UE et de l’euro.
            Le FN c’est mensonge et enfumage...la xénophobie en plus.

          • eric 20 mai 2014 19:17

            Le PCUS avait une certaine peur du PCF. En effet, a leurs yeux, la France incarnait une tradition révolutionnaire un peu distincte du pur socialisme allemand revu et corrige par les moujiks soviétiques.

            C’est la raison pour laquelle ils ont toujours tout fait pour émasculer intellectuellement le parti frère.

            En gros, ils ont toujours choisit, pour les français, des dirigeants sans risques intellectuels ou tenus par ailleurs. Cela n’a pas complètement empêché l’émergence de leaders ayant certains mérites. Notamment dans l’action, l’organisation.

            Beaucoup de gens venus des pays de l’est mais rebaptises pour ne pas effrayer le militant français de base par trop d’exotisme. Je ne suis plus tres sur du nom francais donne au type qui tenait les finances du parti, notamment dans leurs aspects financements soviétiques a travers la banque commerciale pour l’Europe du nord. Il venait de Galicie. Sujet d’actualité si il en est. mais en tous cas c’est via lui que le grand père russe de mes enfants organisait les transferts d’argent depuis son poste de diplomate en France.
            Il y a en avait tout une bande comme cela, agent du Komintern et veillant sur les destines du PCF.
            Pour la façade, on a choisit quelques ouvriers français, sans trop de formation. Frachon est un bon exemple. Ascension fulgurante dans les appareils du parti...A peine engage, tout de suite propulse en haut, au moins pour les responsabilité visibles de l’exterieures.

            Ainsi, les soviétiques ont réussi a transformer le PCF en un des PC les plus conservateurs, les plus soumis, les plus médiocres intellectuellement. Ce fut également un des seul ou il y vraiment de vrais ouvrier parmi les dirigeants.

            Imaginer que Frachon ait pu avoir la moindre idée personnelle sur l’Europe la France ou quoi que ce soit d’autre....

            C’est d’une certaine façon la confirmation de la réussite du PCUS a émasculer intellectuellement le socialisme français...


            • non667 20 mai 2014 20:57

              à eric
              je ne suis plus tres sur du nom francais donne au type....
              n’était ce pas le milliardaire rouge en anciens francs j.b. doumeng ?


            • eric 20 mai 2014 23:18

              Jean Jérôme...


            • taktak 21 mai 2014 10:06

              Elle est signifiante cette réaction des trolls d’extrèmes droites  :
              - un ouvrier peu pas être intelligent ni éduqué..... Thorez, Croizat, Paul etc.... tous des ouvriers qui ont fait en tant que ministre bien plus que la plupart des énarques. et des intellectuels de hauts niveau

              - question intellectuels justement, le PCF a pendant longtemps était le principal pourvoyeur de la France. Curie, Picasso, Aragon, Eluard, Langevin,Nizan,Lefebvre,Sartre,Merlot Ponty,Kriegel, Le Roy Ladurie.... la liste est longue.


            • eric 21 mai 2014 18:58

              A taktak, vous avez tout a fait raison. Alors qu’il y avait plein d’intello au PC, y compris d’origine ouvrière, pas un seul n’avait du pouvoir...
              La ou les soviétiques se sont trahis, ce n’est pas dans le choix d’ouvriers, mais bien dans le choix de jeunes ouvriers sans formation et sans expérience, propulses au plus haut dans des délais très brefs. Frachon : trois ans pour arriver au sommet...
              En revanche, votre longue liste d’intellectuels est a peut pret celle aussi de ceux qui on finit par quitter le parti en dénonçant son caractère totalitaire. Peut on en conclure que ce ne sont pas les plus brillants qui sont reste... ?


            • non667 20 mai 2014 19:35

              j’ajoute la principale opposition au mondialo-totalitaro-capitalisme (usa ) et au mondialo-totalitaro-communisme (urss) sont les pme-pmi- petits commerçant ,petits paysans ,petits pécheurs (papa de jmlpen d’ou son adhésion au centr nat. des indépendants et paysans cnip avant de créer le fn sur les mêmes lignes ) petits propriétaires d’où l’intérêt des communistes a voir les capitalistes tuer cette classe moyenne ! un épicier n’est pas syndiqué et ne vote pas a gauche , un employé de grande surface  : si !
              d’ou l’acharnement conjugué de la droite et de la gauche contre le fn uni dans le front ripoublicain !
              le pen vite !


              • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 mai 2014 09:55

                Ceux qui critiquent le PCF devraient se souvenir que le modèle social français dont ils bénéficient depuis la Libération, ils le doivent aux Gaullistes et aux Communistes.

                Et aussi qu’ Hitler a été battu d’abord sur le front de l’ Est, avec des millions de victimes. Pendant ce temps, les Américains refusaient d’ouvrir un front à l’ Ouest pour soulager le front de l’ Est.

                Mais je suppose que Poutine, qui viendra en Juin fêter le débarquement allié, saura rappeler le rôle du front de l’ Est dans la seconde guerre mondiale...

                On peut reprocher beaucoup de choses au PCF dans son soutien à la politique de l’ URSS, il n’en demeure pas moins que le PCF avait une analyse tout à fait lucide du rôle des USA dans la construction européenne.
                Avant de devenir europathe compulsif prônant « la refondation » de l’ UE.

                « L’analyse de l’ UE par le PCF avant Mitterrand » par Asselineau

                Le PCF présentait aussi des candidats à toutes les élections, pour constituer une opposition, y compris dans des Instances qu’il jugeait « bourgeoises ».

                Le PRCF ferait bien de s’en souvenir, au lieu d’appeler à l’abstention aux élections européennes, ce qui n’arrange que le PS, en perdition dans les sondages...


                • taktak 21 mai 2014 10:16

                  Franchement FA, vous avez besoin de venir ici taper encore une fois sur le PRCF, c’est cela votre combat, diviser ?

                   contrairement à votre groupuscule, le PRCF a présenté des candidats aux dernières municipales, et aux législatives. Vous avez appelé à l’abstention, alors que ces instances ont un pouvoir de décision. Le PRCF ne fait pas des coups de pub, ni ne s’inscrit dans la démarche de promotion personnelle d’une personnalité.

                  Au contraire, il s’inscrit dans une démarche de rassemblement, et la campagne de boycott de l’élection européenne, qui mobilise non seulement le PRCF et de nombreux autres groupes communistes (cf l’article de nos copains de résistance paru ce même jours sur agoravox), mais également le m’Pep, Penser la France, le POI, le MRCF, cette campagne qui s’organise notamment avec les comité cityens du CNR-RUE partout en france rassemble largement
                  Car elle n’est pas partisane, car elle est citoyenne, démocratique et donc rassembleuse.

                  Le 25 mai, nous allons gagner, nous serons nous les abstentionnistes qui disons merde à cette farce électorale, nous qui sommes contre l’UE, pour en sortir pour s’en sortir, et bien nous serons et de loin le premier parti de france. Cela constituera une base pour la mobilisation populaire républicaine, antifasciste et progressiste contre l’UE qui est en train de grandir dans le pays. Malgré vous et votre stratégie personnelle et sectaire.

                  Nous verrons bien d’ailleurs le soir du 25 mai le résultat de ceux qui ont choisi comme vous de diviser pour se faire un coup de pub personnel, reniant au passage leurs arguments de 2009...


                • Captain Marlo Fifi Brind_acier 22 mai 2014 07:24

                  taktak,
                  Cadeau pour le M’PEP, le PRCF and Co, qui pensent qu’en restant censurés, qu’en attaquant l’UPR, ils se porteront mieux... « Asselineau reçu par JJ Bourdin ».
                   
                  Pourquoi ne pas rappeler les bonnes raisons que votre allié, le M’PEP, utilisait en 2009 pour soutenir le FDG aux élections européennes ??

                  * Pour s’engager en politique
                  * pour affaiblir électoralement les partis pro-système
                  * pour mettre un grain de sable dans le système européen
                  *pour ne pas disperser ses voix...

                  En faisant la promotion de l’abstention, vous préférez aider le PS europathe, que soutenir l’ UPR qui veut sortir de l’ UE.

                  Vous aurez beaucoup de mal par la suite à être crédible aux yeux de tous ceux qui veulent sortir de l’ UE.

                  Vous faites une erreur stratégique, d’ailleurs les adhérents du M’PEP que je connais ne suivront pas vos consignes et voteront UPR Dimanche.
                  Bonne chance pour la suite !


                • BA 21 mai 2014 11:54
                  Pour les élections européennes, Alain Lamassoure est la tête de liste UMP en Ile-de-France.

                  Mardi 20 mai 2014, sur France 3 Ile-de-France, Alain Lamassoure a prononcé cette phrase ahurissante :

                  « Il y a 27 pays qui vont bien en Europe, c’est-à-dire tous nos partenaires. »


                  Lisez ces phrases scandaleuses d’Alain Lamassoure :

                  « Il y a 27 pays qui vont bien en Europe, c’est-à-dire tous nos partenaires. L’Europe n’a jamais proclamé des politiques d’austérité. L’Europe a donné un certain nombre de conseils de bonne gestion à l’ensemble de ses membres. Et il se trouve que tous les pays qui ont suivi le plus tôt possible ces conseils se trouvent aujourd’hui en bonne position. Il y a des pays qui n’ont jamais eu à connaître l’austérité : toute l’Europe du Nord, et l’Allemagne, qui tournent aujourd’hui à 2 ou 3% de croissance par an. Il y a des pays qui ont fait des folies et qui ont jeté l’argent par les fenêtres et que l’Europe a sauvés grâce à sa solidarité : c’est les pays méditerranéens, la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande du Nord. »

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