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Accueil du site > Tribune Libre > Subprimes : ce que l’on ne dit pas

Subprimes : ce que l’on ne dit pas

Le journal Le Monde a publié une chronique le 9 septembre 2007 intitulée Crise financière ou scandale bancaire ? Celle-ci accuse les institutions américaines dont certaines grandes banques d’être « des voleurs, des spéculateurs et des imbéciles ». Pour ce quotidien ils sont responsables de la crise immobilière et financière qui a touché cet été les Etats-Unis. Mais est-ce le manque de connaissance du système américain ou l’idéologie anti-libérale du journal qui est en réalité à l’origine d’une telle charge, qui comme nous allons le démontrer est tout à fait injustifiée et aboutit à une conclusion contraire au bon sens.

En effet, Le Monde accuse les institutions américaines (dont certaines grandes banques) d’avoir fait des crédits immobiliers hypothécaires à taux variables donc à hauts risques (les subprimes) à des ménages très modestes : « Mais voilà, des profiteurs ont vendu très cher des prêts dits "subprimes" à des ménages qui n’en avaient pas les moyens en leur promettant la lune (aucun apport, pas de paiement d’intérêts au début...), leur garantissant que le prix de leur logement allait monter, et se dépêchant de leur côté de revendre (titriser) ces prêts très rentables à des fonds ». Pour Le Monde l’origine de la crise immobilière et financière de cet été est à trouver dans ces prêts qui ont été consentis à des ménages en difficulté "par avidité du gain" comme le confirme cet autre article du Monde du 29 août 2007 : « Des organismes de prêts hypothécaires à risques américains sont les premiers responsables et acteurs de la crise. Ces établissements, qui ne sont pas soumis à la loi bancaire, sont censés accorder des crédits immobiliers à des ménages à bas revenus mais solvables. Pour augmenter leurs gains, ils se sont tournés vers des ménages en grandes difficultés financières. »

Mais si Le Monde a raison sur les conséquences de ces prêts à hauts risques, qui sont en effet responsables de la crise financière née cet été aux Etats-Unis, en revanche tout se complique quand il ne dit pas que ces soi-disant "voleurs-profiteurs" étaient dans l’obligation légale de faire ces prêts en vertu d’une loi appelée Community Reinsvestement Act (CRA) http://www.ffiec.gov/cra/history.htm.qui oblige les établissements de crédit à prêter à des personnes auxquelles de tels prêts n’auraient pas été sans cela accordés. Cette loi a été votée en 1977, à l’apogée de l’ère interventionniste et socialisante de l’Etat fédéral US (Nixon, Carter).

En somme, c’est une loi socialisante et donc l’Etat interventionniste qui est responsable de la crise qui a touché l’état fédéral US cet été et non comme le souhaiterait implicitement Le Monde le libéralisme et sa non-régulation. En se substituant aux "lois du marché" les politiciens qui ont voté le CRA ont joué avec le feu. Aujourd’hui les marchés financiers en payent les conséquences (voir l’article de Thomas Sowel dans le National Review Online du 8 août 2007)

Est-ce que Le Monde feint de l’ignorer, guidé par une idéologie anti-libérale en se gardant ainsi de donner cette information à ses lecteurs. Ou alors n’était-il pas au courant qu’une telle loi existait. Dans les deux cas ce journal ne mérite manifestement pas son surnom de journal de référence. Dissimuler des informations au nom d’une idéologie ou parler de ce que l’on ne connaît manifestement pas est-ce vraiment digne d’un journal de référence ?

Mais rassurons Le Monde, pour l’instant, aucun média français n’a évoqué cette loi, trop heureux sans doute de montrer les limites du soi-disant libéralisme américain. Mais alors nous devons nous poser la question existe-t-il en France une presse qui représente le libéralisme économique ? Est-ce qu’une démocratie digne de ce nom peut faire l’impasse de médias représentant une véritable diversités d’opinions ?

Le Monde conclut sa chronique par cette phrase : « Des gens si bien payés ont fait des bêtises, ils ne méritent aucune impunité. Ils doivent nettoyer leurs écuries, estimer dès maintenant l’ampleur de leurs pertes, le dire, reprendre les crédits normaux à l’économie réelle et prendre les moyens pour s’interdire de recommencer. Sinon, il faudra le leur imposer ». Conclusion qui, légèrement modifiée, nous semble tout à fait appropriée à notre texte : Des journalistes si bien payés ont écrit des bêtises accusant sans fondement le système bancaire américain et dissimulant des informations capitales pour la compréhension d’un phénomène économique mondial ils ne méritent aucune impunité. Ils doivent nettoyer leurs écuries, estimer dès maintenant l’ampleur de leur déficit de crédibilité, le dire... et prendre les mesures nécessaires pour ne pas recommencer. Sinon il faudra le leur imposer.


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37 réactions à cet article    


  • Len 13 septembre 2007 12:00

    Cet article est un classique de la défense des libéraux : lorsque le système montre ses limites (ici, le grand n’importe quoi dû à la spéculation), ce n’est pas à cause du libéralisme ; mais au fait que les théories ne soient pas suffisament appliquées. Imparable.

    C’est un peu comme si un médecin, voyant qu’un de ses patients réagit mal à un traitement aurait comme seule réaction d’augmenter la dose de ce traitement.

    Dernière remarque : le système financier a été sauvé de l’implosion dû à une grosse intervention des administrations. Il semblerait donc que le marché s’autorégule ... sauf quand il baisse où nos amis adeptes de la déréglementation appelle les banques centrales à leur sauver leur fesse.

    Au final, ils défendent leurs intérets perso au mm titre que n’importe quelle autre catégorie.


  • El Fredo El Fredo 12 septembre 2007 13:54

    « Mais est-ce le manque de connaissance du système américain ou l’idéologie anti-libérale du journal qui est en réalité à l’origine d’une telle charge »

    « Le Monde », antilibéral ? On parle bien du même journal ?

    « ce journal ne mérite manifestement pas son surnom de journal de référence »

    Tout à fait d’accord sur ce point.


    • aquad69 12 septembre 2007 13:58

      Bonjour Elenna,

      ce que vous ne dites pas non plus :

      en fait, les choses sont peut-être beaucoup plus complexes et plus vastes que ça ; la crise immobilière qui s’annonce, déjà bien avancée aux Etats-Unis (on y met déjà les mauvais payeurs à la porte par dizaines de milliers depuis le printemps dernier), n’est peut-être que le début d’une crise économique mondiale d’une toute autre amplitude, dont un des fondements est la mauvaise gestion que subissent les USA depuis des décennies, leurs déficits commerciaux chroniques, et peut-être leur effondrement financier et social progressif.

      Tout ça n’a rien à voir avec aucunes idéologies, et « le Monde », qui n’est pas plus socialiste que quiconque (voir ses opinions et une certaine désinformation sur Hugo Chavez)mais lié aux pouvoirs comme toute la presses et les médias, tente peut-être, en accusant une politique ponctuelle d’être la cause de la crise immobilère, de participer à une démarche aujourd’hui généralisée dans les milieux politiques et financier : calmer le public en lui faisant croire que ce qu’il voit aujourd’hui n’est qu’une péripétie passagère, et non le début d’un bouleversement de grande ampleur.

      Codialement Thierry


      • Internaute Internaute 12 septembre 2007 19:53

        Tout à fait. A ce sujet on peut lire une analyse de Ty Andros trés complète mais en anglais sur ce site :

        https://www.thefuturestrader.us/tview/archiveTedbits.asp

        Premier article, 10 septembre 2007, Finger of instability Part 5.


      • jeremy 12 septembre 2007 13:59

        Bonjour,

        C’est pas possible de lire ce genre de chose : « Cette loi a été votée en 1977, à l’apogée de l’ère interventionniste et socialisante de l’Etat fédéral US (Nixon, Carter). » ...

        C’est une blague ?

        J’aime beaucoup aussi le côté , les banques sont des administrations ...

        Vive l’Oncle Soviet ... smiley


        • Vincent 12 septembre 2007 14:00

          Peut être que cette loi était plus adaptée à la situation du pays en 1977, et même dans le cas contraire, je pense qu’elle a été votée pour permettre à des gens de classes défavorisée d’obtenir un crédit pour leur maison, et pas pour que des boursicoteurs pleins de frics s’enrichissent encore plus ; cette loi a été détournée de son but, encore une preuve du manque de morale du libéralisme.


          • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 12 septembre 2007 19:15

            @ Vincent [...cette loi a été détournée de son but, encore une preuve du manque de morale du libéralisme.]

            Cette crise a surtout été possible parce que les organismes bancaires comptent sur les banques centrales pour redresser la barre en cas de problème. C’est l’exemple type de la perversion du Keynesianisme et de l’interventionnsisme.

            Si les grands investisseurs risquaient vraiment leurs culottes, donc, si les principes de liberté et de responsabilité était respectés, il n’y aurait pas eu autan de prêts à haut risque.

            Comme en 1929, la crise est encore due à l’intervention de l’État et absolument pas un un libéralisme soit-disant extrême.

            Article très intéressant par ailleurs. Bravo à Ellenna.


          • Forest Ent Forest Ent 12 septembre 2007 14:08

            Cet article raconte complètement n’importe quoi.

            Le CRA est une loi qui a 30 ans.

            Sa portée a été amoindrie en 2004.

            Les subprimes n’ont commencé à être toxiques qu’en 2005.

            - > Poubelle


            • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 12 septembre 2007 14:10

              Désolé, Ellenna, mais votre article regorge de contradictions et d’erreurs, et non des moindres.

              Celle relevée par Philippe Renève est la plus ahurissante. la suite vaut le détour : « Cette loi a été votée en 1977, à l’apogée de l’ère interventionniste et socialisante de l’Etat fédéral US ». Outre le grand n’importe quoi de cette affirmation, poussons votre raisonnement jusqu’au bout : expliquez-moi donc pourquoi cette crise immobilière aurait attendu trente ans pour se déclarer ? Je suis curieux ...

              « Le Monde feint de l’ignorer, guidé par une idéologie anti-libérale ». Bon, pour commencer, ce n’est pas « le Monde », mais Eric le Boucher qui a fait cette chronique, le Monde n’étant pas exactement ( smiley ) un journal anti-libéral ... Quant à Eric le Boucher, il se définit lui-même comme un libéral convaincu. Extrait de ce fameux article que vous mentionnez : « La finance moderne, libéralisée, globalisée, a des vertus immenses ». Vous croyez sérieusement qu’un gars qui écrit ça est un anti-libéral ... ?!


              • S2ndreal 12 septembre 2007 14:28

                J’ai lu votre article. Vous y affirmez qu’une loi force les organismes de crédit à prêter de l’argent à des gens ne pouvant pas rembourser. Vous êtes assez sûr de vous pour donner une URL que j’ai été voir.

                J’y ai lu un encouragement aux organismes de crédit pour prêter de l’argent avec la restriction « consistent with safe and sound banking operations ». Ces opérations de prêt devaient rester sûres et raisonnables. Elles n’ont été ni sûres, ni raisonnables. Par conséquent, en acceptant votre point de vue, la loi a été violée dans ce cas par les organismes de prêt.

                Une autre théorie dit que ces prêts étaient une nouvelle utilisation de l’évolution positive de la bourse. Etant titrisés, ces prêts prenaient de la valeur à chaque hausse.Le risque étant élevé, les débiteurs acceptaient un taux d’intérêt variable. Le prêteur avait une garantie depuis le débiteur et depuis la bourse. Plus il y avait des prêts et plus la masse de valeur augmentait. Il fallait donc pousser à l’emprunt. Nous sommes ici dans le cas de l’avidité des privés pariant sur une hausse de leur fortune. La loi que vous citez n’intervient pas dans l’opération.

                Je me demande comment vous êtes arrivés à cette opinion votre raisonnement m’intéresse. Mon adresse email me semble visible. Je vous encourage donc à me le transmettre.


                • mat 21 septembre 2007 20:33

                  Excellent commentaire (j’allais faire le même :). L’auteur de l’article cherche a faire dire à ce lien ce qu’il ne dit pas justement...


                • NPM 12 septembre 2007 14:40

                  Bonne article.

                  Au reste, remarquons que ces préts ont tout de même l’avantage de rendre les « pauvres » PROPRIETAIRES de leur logement. Tant qu’a payer, autant que ce soi pour soi que pour son bailleur, non ? Je trouve que c’est un avantage de pays Anglo-saxon. Etre propriétaire à 25 ans (et ce n’est souvent qu’un début, car il faut économiser pour sa retraite..) c’est une bonne chose.

                  Le vrai probléme, ce me semble, c’est pourquoi des taux variables ?????????

                  Enfin, l’immobilier US ne représente tout de même pas la grosse part de son économie. Il faut que les BC lachent du leste. Ca va faire de l’inflation, mais d’ici la..


                  • xa 12 septembre 2007 17:59

                    @NPM

                    Vous semblez ne pas connaitre le fonctionnement du pret aux US. La propriété du bien n’est transféré qu’à la fin des remboursements. C’est le fondement même de leur « pret hypothécaire ».

                    La banque vous reprete de l’argent, puisque de toute facon, le logement lui appartient jusqu’à ce que vous ayez fini de rembourser.


                  • Marsupilami Marsupilami 12 septembre 2007 18:08

                    Don’t feed the troll !

                    L’abominable NPM alias Adolfosse est de retour. Ne répondez jamais à un post de NPM, c’est un provocateur débile ultracapitaliste et facho.


                  • NPM 12 septembre 2007 18:34

                    « La propriété du bien n’est transféré qu’à la fin des remboursements. C’est le fondement même de leur »pret hypothécaire« . »

                    Nan, je ne crois pas. Le bien sert de garanti, d’hypothéque, mais ils en sont biens propriétaires. Sinon, quoi ? Ils seraient bloqué pendant 20 ans ?! Or, 10% des américains déménage chaque années.. C’est d’ailleur ce que va faire Sarkozy, d’aprés son programme.

                    « Afin de garantir le remboursement de ce prêt, la banque prend une inscription hypothécaire sur le bien immobilier que vous souhaitez acquérir (dans le cadre d’un prêt acquisition) ou sur tout autre bien immobilier vous appartenant (dans tous les autres cas). Il s’agit ici d’un crédit assorti d’une hypothèque sur le logement. »

                    Le plus bizare, c’est le taux variable, c’est sur..

                    « c’est un provocateur débile ultracapitaliste et facho. »

                    La sociale démocratie est morte ! La mondialisation dans ta face ! Et oui, finis le temps de la Loi du plus fort ! Maintenant, si tu veux quelque chose, il va falloir travailler pour l’avoir ! Dur, hein, de ne plus être un voleur et de comprendre enfin qu’on s’est trompé toute sa vie ? Petite fegnace, va ! Allez, sans rancune et vive le capitalisme !


                  • xa 13 septembre 2007 15:35

                    @NPM

                    Vous calquez le fonctionnement du pret francais, lequel est adossé à une hypothèque (ou une IPPD ou une assurance), sur le système américain. C’est une erreur.

                    Le pret hypothécaire anglo saxon repose sur la transfert in fine du bien. In fine signifie à la fin du remboursement. Entre temps, le bien ne vous appartient que virtuellemen.

                    Maintenant, que le bien ne vous appartienne pas effectivement ne vous empeche pas de le revendre, puisque vous disposez du droit de propriété sur ce bien.

                    C’est la même chose sur :
                    - votre carte à débit différé : vous utilisez de l’argent qui ne vous appartient pas encore ;
                    - la cargaison d’un pétrolier, qui peut etre revendue alors même qu’elle n’est pas arrivée à bon port et que le paiement de la cargaison au précédant propiétaire n’est pas terminé ;
                    - vos titres en bourse, qui ne vous appartienne réellement qu’au bout de 3 jours (délai d’inscription au nominatif) ;
                    - les titres que vous avez achetés en SRD et revendu avant même de les avoir payés ;
                    - les chèques qui vous permettent encore une fois d’acheter avec e l’argent que vous n’avez pas forcément ;
                    - votre loyer, si vous payez en terme échu : vous utilisez le droit d’habiter un logement avant même d’avoir payé ce droit ;
                    - ......


                  • PtitLudo PtitLudo 12 septembre 2007 16:43

                    Euhh c’est une blague ou quoi cet article ? Même en ne parlant pas l’anglais, un coup de traduction automatique du lien proposé le démonte complètement ! Et il se trouve malgré cela des personnes d’accord ? smiley


                    • meta-babar 12 septembre 2007 17:08

                      Article effarant de conneries. Le Monde ne critique pas assez, et on est mort de rire de le savoir « antiliberal » dans votre article.

                      Allez plutot lire www.marketoracle.co.uk Au moins ceux là, on ne peut pas leur reprocher une vision franchouillarde des choses.


                      • stephanemot stephanemot 12 septembre 2007 18:05

                        Les acteurs de la finance ont tout simplement oublié de faire leur métier et le système a logiquement implosé puisque plus personne ne contrôlait les risques.

                        Tout le monde s’est livré à une séance de libertinage générale, s’échangeant des faveurs à qui mieux mieux sans prendre la moindre protection. Chacun a hérité d’actifs vérolés et plus personne n’est capable de savoir ce que vaut quoi que ce soit.

                        Le secteur financier s’en sortira une fois de plus en refermant ses portes blindées et en ravalant sa fierté.


                        • Roland Verhille Roland Verhille 12 septembre 2007 18:45

                          Ellena nous apprend utilement l’existence de cette loi de 1977, même si elle commet l’erreur d’y lire une contrainte là où il n’y en aurait pas. Mais si cette loi précise, comme utilement dit par S2ndreal, que les prêteurs doivent décider de l’octroi du crédit en appliquant leurs règles prudentielles normales, alors, à quoi bon cette loi ? S2ndreal relève que les prêteurs auraient été hors la loi, mais d’une loi qui ne dit rien ? D’autre part, Ellena manifeste effectivement fort sa répulsion pour l’idéologie anti-libérale. Beaucoup de ses contradicteurs ne lui opposent que leur propre idéologie. Trop souvent, l’analyse d’une situation est polluée par les idéologies, c’est une faiblesse humaine. Au bout d’une telle discussion, on n’y voit pas plus clair. De tout ce qui a été publié sur cette question, il ressort quand même que la cause première de ce nouveau désastre, c’est le déversement sur les marchés par les Banques centrales (les États) depuis un quart de siècle d’une marée de monnaie dépassant les besoins d’investissement productif. Alors, cette monnaie sans emploi s’en crée un, en spéculant. On sait que c’est le magot qui attire le voleur ! Il y a eu les spéculations sur les devises, avec les crises aigues de change. Il y a eu les spéculations sur les valeurs boursières, avec les crises boursières. Cette fois, les spéculateurs ont poussé au crime des gens normaux, en les trompant même peut-être. Alors, au lieu de mettre en avant des idéologies, Ellena aurait mieux fait de constater calmement que ce déversement d’argent par les États, par les responsables politiques, était voulu, non pour favoriser des spéculateurs, mais pour doper la croissance économique. C’est bien là de l’interventionnisme dans le fonctionnement de l’économie, et il faut bien constater que partout, les conséquences ne sont pas celles visées ; elles sont même souvent contraires, ce qui en fait des absurdités.


                          • Forest Ent Forest Ent 12 septembre 2007 19:16

                            « Ellena nous apprend utilement l’existence de cette loi de 1977 »

                            Il y a eu pas mal d’articles AV en août sur les subprimes. Cette loi a été mentionnée dans les discussions pour conclure qu’elle n’avait rien à voir.

                            « à quoi bon cette loi ? »

                            C’était une manière comme une autre de lutter contre les discriminations raciales.

                            « Beaucoup de ses contradicteurs ne lui opposent que leur propre idéologie. »

                            Que peut-on répondre à un texte aussi vide de sens ?

                            « ce déversement d’argent par les États était voulu pour doper la croissance économique. C’est bien là de l’interventionnisme. »

                            Si la création de monnaie est de l’interventionnisme, je ne vois plus très bien ce que font des états « non interventionnistes ».

                            « la cause première de ce désastre, c’est le déversement sur les marchés par les Banques centrales depuis un quart de siècle d’une marée de monnaie dépassant les besoins d’investissement productif »

                            C’est mon point de vue, mais tout le monde sur AV n’était pas d’accord.

                            A mon avis, c’est plus précis : la cause première, c’est la création de dollars. Et le dollar est une monnaie bien particulière. Son histoire est inséparable de la géostratégie.


                          • S2ndreal 19 septembre 2007 03:00

                            Vous demandez à quoi sert une loi disant que les prêteurs doivent appliquer leurs règles prudentielles normales. Je vous propose une réponse.

                            Cette loi dit que les prêteurs doivent faciliter l’accession au logement pour les gens pauvres, dont l’accession au crédit est très difficile. Une interprétation rapide de cette idée est qu’il est obligatoire de prêter de l’argent quelle que soit la situation financière de l’emprunteur. La limite des règles prudentielles normales permet à l’établissement financier d’éviter un effondrement sous des prêts à des débiteurs insolvables. Cette limite protège les banques des mauvais payeurs. Elle a donc un sens.

                            Si cette loi explique la crise des « subprimes », alors elle a été violée sur ce point. Si cette loi explique la crise des « subprimes », alors cette loi est très importante. Je crois que dans cette histoire, elle n’a aucun rôle à jouer.

                            Pour les idéologies divergentes, je suis d’accord. J’ajoute même que cela est un drame à mes yeux. Quand vous arrivez avec votre explication de la crise, vous introduisez votre vision du problème et la présentez comme la réalité objective. Vous illustrez votre propos.


                          • andree2 12 septembre 2007 19:27

                            Vous ressortez une loi de 1977. C’est curieux.Il n’y a pas eu d’autre loi depuis ?


                            • Roland Verhille Roland Verhille 12 septembre 2007 20:02

                              Forest Ent, merci de prêter attention à mon commentaire, et d’être plus coopératif que vous ne l’avez fait à 14 :08 pour l’auteur, car maintenant vous laissez place à la poursuite de la discussion. Bon, cette loi n’a rien à voir avec la question traitée, OK. Mais il faudrait expliquer pourquoi à Ellena. Cette loi voulait lutter contre les discriminations raciales ? Bien, OK encore, mais sans le moindre rapport avec ces prêts ? Seulement regretter que des discussions sont polluées par des idéologies, c’est pour vous vide de sens ? Alors, vous ne voyez un sens que là où on vous vole dans les plumes en vous traitant de ceci ou de cela ? Les États « non interventionnistes » créent aussi de la monnaie, mais ils ne le font pas pour doper la croissance économique. Ils le font seulement dans la mesure du nécessaire pour faciliter les échanges économiques naturels, ceux qui sont la conséquence des activités productives des humains. Ah oui, ils l’ont aussi fait pour boucler leurs budgets, mais c’est de moins en moins toléré par les gens. L’État français qui a fait et continue à faire des montagnes de dettes ne s’est pas encore mis à jour là-dessus. Bon, sur le principal, nous sommes d’accord, c’est l’essentiel, alors, faites comme moi, complétez l’information de ceux qui, sur AV, innocentent les banques centrales que vous aussi comme moi considérez comme à l’origine du mal. Ah, revoilà le dollar ! Avez-vous fait le compte, pondéré par sa dimension économique, de la répartition par pays émetteur de monnaie de la création monétaire délirante depuis un quart de siècle ? Pour l’instant, c’est une information qui me manque. Mais je doute que les Américains soient les seuls à en être coupables Encore merci.


                              • Forest Ent Forest Ent 12 septembre 2007 23:43

                                « cette loi n’a rien à voir avec la question traitée, OK. Mais il faudrait expliquer pourquoi à Ellena. »

                                Parce qu’il est rare qu’une loi sur le crédit commence à produire des effets après 28 ans et trois krachs. smiley

                                « regretter que des discussions sont polluées par des idéologies, c’est pour vous vide de sens ? »

                                Cet article est une pollution idéologique.

                                « Les États « non interventionnistes » créent aussi de la monnaie, mais ils ne le font pas pour doper la croissance économique. »

                                Le mix parfait est bien difficile à définir.

                                « L’État français qui a fait et continue à faire des montagnes de dettes ne s’est pas encore mis à jour là-dessus. »

                                Historiquement, l’UMP est championne de l’augmentation de la dette.

                                « Avez-vous fait le compte, pondéré par sa dimension économique, de la répartition par pays émetteur de monnaie de la création monétaire délirante depuis un quart de siècle ? »

                                Tiens, non. smiley

                                Cela dit, ça se mesure un peu par les cours. Le dollar est en général surcoté par rapport aux autres monnaies. Voir l’euro s’apprécier de 50% en 7 ans par rapport au dollar donne quand même une petite idée d’où se trouvent les principaux fabricants de mauvaise monnaie. Et avant l’euro il y avait les critères de convergence du traité de Maastricht et le SME.

                                Ca se mesure aussi un peu par les bulles. Par exemple, dans la bulle de 2001, l’essentiel des pertes s’est fait sur WS et le Nasdaq.


                              • Roland Verhille Roland Verhille 13 septembre 2007 15:35

                                Forest Ent, c’est tout à fait décourageant de nouer une discussion avec vous, vos invectives n’y contribuent pas. Alors, à l’avenir, je vous laisserai à vos croyances, ne voulant perturber le bonheur de personne. Vous semblez encore en être au temps où on jetait sur un bûcher les hérétiques. Restez y si cela vous rend heureux.


                              • Forest Ent Forest Ent 13 septembre 2007 17:42

                                No comprendo. smiley

                                Je dis et redis que cet article est nul, mais même en relisant je ne vois pas d’invective dans les réponses qui vous étaient adressées - à vous et non à l’auteur.


                              • Laborit 12 septembre 2007 20:48

                                Jesuisunhommelibre a écrit : « Comme en 1929, la crise est encore due à l’intervention de l’État et absolument pas un un libéralisme soit-disant extrême. »

                                Dire que la crise de 1929 est due à l’intervention de l’Etat est une méprise car l’Etat n’y était strictement pour rien. Cette crise a été manigancée par des banquiers tels Rockefeller et JP Morgan grace à la FEDERAL RESERVE BANK qui est cartel de banques tout ce qu’il y a de plus privé. Il faut s’informer sur la création de cette réserve « fédérale » et son rôle, c’est édifiant, effrayant et écoeurant. Un scandale bancaire incroyable passé sous silence. Un de plus... Un film intéressant à ce sujet et le krach de 1929 : ZEITGEIST (en anglais)

                                http://video.google.com/videoplay?docid=5547481422995115331&hl=en Si vous manquez de temps pour tout voir, le sujet commence à 1h11 04’

                                Le site de ce film qui vaut vraiment la peine d’être vu par tous : www.zeitgeistmovie.com

                                Bonne vision

                                Laborit


                                • alcofribas48 12 septembre 2007 21:01

                                  Juste pour river un point.

                                  Ellena, dans son CV à droite de l’article, s’inscrit à Agoravox pour « lire une presse alternative où l’idéologie et le politiquement correct ne sont plus de mise... ». Fort bien. Lire d’accord, mais qu’écrit-elle ?

                                  Ellena cite un article de la National Review, organe de presse qui se présente comme ça : « National Review and NRO are America’s most widely read and influential magazine and web site for Republican/conservative news, commentary, and opinion. Both magazine and web site are the benchmark vehicles for reaching those Republicans/conservatives who shape opinion on the important issues, and both reach an affluent, educated, and highly responsive audience of corporate and government leaders, the financial elite, educators, journalists, community and association leaders, as well as engaged activists all across America. » Pas besoin de traduction...

                                  Si ça c’est « alternatif et dépourvu d’idéologie », bouffre !

                                  Nixon et Carter, socialistes ? Boudiou...

                                  Attention à l’intox.


                                  • JPL 13 septembre 2007 06:26

                                    à alcofribas48 et à l’auteur, pour récapituler et mettre au net :

                                    1) la National review est l’un des journaux des ultra-conservateurs aux Etats-Unis, en France ce serait le noyau dur du Figaro, au moins. Ils sont le journal des néoconservateurs et les dirigeants sont très liés aux think tanks les plus conservateurs comme la Heritage Foundation et l’American Enterprise Institute. L’UMP est un parti centriste à leurs yeux.
                                    2) Comme l’a soulevé Forest End la CRA n’avait pas pour but d’imposer au banques de faire des prêts en toute circonstance et n’est pas à l’origine de la crise actuelle, elle aurait déjà montré sa capacité de nuisance bien avant et, de plus, elle ne concerne que les agents bancaires qui font plus de 1 milliards d’activité depuis 2005 tandis que la plupart des subprime mortgages ont été accordés par des borkers indépendants en bout de chaîne ! En revanche l’injection massive d’argent dans l’économie par le gouvernement américain actuel (pour soutenir l’activité) et la politique de la Fed depuis 2001 (grâce au fameux Greenspan) ont mis dans les circuits beaucoup d’argent... et les banques ont prêté à n’en plus finir, à taux variable pour les plus justes financièrement...
                                    3) Le Monde n’est pas un journal anti-libéral : Eric Le Boucher se proclame libéral, Alain Minc qui en préside le conseil est un libéral et un proche de M Sarkozy.
                                    Pour l’auteur, ajoutons qu’avant de conseiller aux journalistes de nettoyer leurs écuries et de s’éloigner du politiquement correct, il serait bon que preniez la peine de balayer devant votre porte et de :

                                  • prendre la peine de vérifier vos affirmations avant que d’écrire d’énormes conneries
                                  • veiller à vous poser des questions plutôt que d’abonder de manière pavlovienne dans le sens de la pensée unique du moment, laquelle peut se résumer par « le socialisme et la social-démocratie c’est fini, le libéralisme est le système parfait, M Sarkozy a toujours raison et ses opposants sont des aigris incapables »
                                  • Cela nous évitera des textes truffés de contre-vérités et dictés par une idéologie aveugle.

  • NPM 13 septembre 2007 09:20

    « Le Monde n’est pas un journal anti-libéral : Eric Le Boucher se proclame libéral, Alain Minc qui en préside le conseil est un libéral »

    Arf ! Oui, ils se proclament démocrates, ca ne coute rien, mais il ne sont pas libéraux aux sens économique du terme. C’est d’ailleur pour cette raison, ainsi que pour leur anti américanisme que Monsieur Adler à claqué la porte pour rejoindre le Figaro, lui, un ancien communiste !


  • Ronny Ronny 12 septembre 2007 21:51

    A auteur

    L’article, c’est du premier ou du second degré ? Parceque les USA patrie du socialisme débridé, c’est une des meilleurs que j’ai entendues jusque la !

    Le probleme des surprimes est lié au systeme de refinancement des risques. Les dettes des emprunteurs s’achetaient et se revendaient sur des marchés psécialisés, ou de nombreuses banques ont fait de gros profits, tant que l’immobilier montait. Au pire l’emprunteur n’était plus solvable, la banque vendait sa maison ou son apart avec un gros benef à la clef... Mais si les prix baissent...

    Regardez ce papier du diplo, très instructif pour comprendre le probleme (faudra acheter le journal, il n’est pas completement en ligne encore).

    http://www.monde-diplomatique.fr/2007/09/LORDON/15074

    Ah au fait attention, le diplo c’est « socialisant et favorable à l’Etat interventionniste » : vous risquez le choc à sa lecture...


    • Philippe MEONI Philippe MEONI 13 septembre 2007 02:14

      Bonsoir à toutes et tous,

      D’accord avec le constat d’abus de prêts à des souscripteurs difficilement solvables cependant, la crise qui risque de destabiliser l’économie mondiale vient du fait que les banques qui ont accordé ces « subprime » les ont revendus, par petites quantités, presque dissimulés, dans des packages financiers à destination de fonds de placement à long terme... Ce qui fait qu’à ce jour, toutes les banques mondiales sont susceptibles de découvrir des titres à risque après qu’elles aient décortiqué leurs portefeuilles, ce qui prendra des mois ; Et c’est durant cette période d’incertitudes, à savoir qui a perdu combien et qui sera en faillite demain que le système financier se trouve grippé, chaque banque hésitant à préter de l’argent à une autre banque potentiellement faillitaire. La crise aurait été moindre si elle était restée localisée à la quinzaine de banques américaines à l’origine des prêts abusifs car elles seules auraient déposé le bilan, ne touchant pas les établissements institutionnels. Résultat des courses, le nombre de nantissements immobiliers ont fait croître les stocks de logements, dépassant la demande, d’où une baisse des prix radicale durant les deux prochaines années. Les investisseurs en immobiliers Européens seront alors séduits par les prix US, délaissant le marché Europe, lequel verra également une baisse de ses prix ; Quant au risque de récession, il vient en partie du fait que, plus le stock est important, moins on construit, jouant donc sur les entreprises de construction et les sous traitants, ainsi que les magasins spécialisés dans le bricolage... Ceci induit une baisse des chiffres d’affaires lesquelles aboutissent à un moindre recrutement et même des licenciements, tel que constatés dans les derniers chiffres US de la semaine passée. Donc, moins de croissance par l’emploi, moins de confiance des investisseurs sur le marché boursier des actions, moins de liquidités, si la BCE et la FED n’interviennent pas, les entreprises ne trouveront plus de sources de financements pour leur développement... Décision de la FED le 18 septembre... Merci de votre attention, salutations


      • 1984 1984 13 septembre 2007 04:00

        « En somme, c’est une loi socialisante et donc l’Etat interventionniste qui est responsable de la crise qui a touché l’état fédéral US cet été et non comme le souhaiterait implicitement Le Monde le libéralisme et sa non-régulation. En se substituant aux »lois du marché« les politiciens qui ont voté le CRA ont joué avec le feu. Aujourd’hui les marchés financiers en payent les conséquences »

        L’auto-régulation du marché est simple. Les prêteurs revendent leur prêt à d’autres (Comme dit très justement plus haut : Si le débiteur ne rembourse pas, il suffit de vendre sa maison, et vu le prix fort de l’immobilier ; on risque, au pire de récupérer son argent, au mieux de faire un bénéfice en vendant la maison), jusqu’au jour où l’immobilier cesse de flamber, où ceux qui ont achetés la créance perdent de l’argent en revendant.

        Là, c’est le drame. On ne sait pas très bien qui possède des créances, on soupçonne chaque banque d’être potentiellement en difficulté, les marchés inter-bancaires se figent, descendent, l’économie suit...

        Sans intervention, le marché continue à chuter.

        Les Banques font tourner les planches à billets pour « redonner la confiance » dans le secteur, soit « couvrir » les banques, dire : « Ne vous inquietez pas, nous sommes la, on couvre »

        C’est d’ailleurs grâce à cette méthode que plusieurs krach boursiers ont vus leurs effets dévastateurs réduits (Krach D’Octobre 87, notament, où la FED a agi à l’opposé de 29, et a annoncé qu’elle assurerait le refinancement d’urgence. Ca nous a surement épargné une crise économique digne du « Black thursday »)

        Méchants Etats, ils nous préviennent de la ruine smiley

        Sinon, contrairement à ce que lu plus haut, non, la Crise de 29 n’était pas « manigancée » par Rockefeller, à moins que l’on m’explique l’intérêt qu’ils avaient à déclencher une crise qui leur a fait perdre 80% de leur patrimoine smiley


        • NPM 13 septembre 2007 09:24

          « Les Banques font tourner les planches à billets pour »redonner la confiance« dans le secteur, soit »couvrir« les banques, dire : »Ne vous inquietez pas, nous sommes la, on couvre"

          C’est d’ailleurs grâce à cette méthode que plusieurs krach boursiers ont vus leurs effets dévastateurs réduits (Krach D’Octobre 87, notament, où la FED a agi à l’opposé de 29, et a annoncé qu’elle assurerait le refinancement d’urgence. Ca nous a surement épargné une crise économique digne du « Black thursday »)

          Méchants Etats, ils nous préviennent de la ruinesmiley"

          En l’occurence, l’Etat n’y est pour rien, car la FED est totalement indépendante.

          Par contre la Bourse a chuter, le chomage va donc augmenter.


        • Laborit 13 septembre 2007 16:06

          Bonjour,

          80% de leur biens ? Beaucoup de banques furent ruinés mais les Rockefeller, Morgan, Warburg et quelques autres par contre, ont engrangé un bien beau pactole et éliminé la plus grande part de leurs concurrents. C’est vrai que la version officielle du krach de 29 ne raconte pas cette manigance mais on sait maintenant que cette crise a été purement et « simplement » orchestrée par les sinistres sires précités. Je ne peux que vous recommander la vision du film ZEITGEIST dont j’indiquais le lien dans mon message précédent. Le film est hélas en anglais mais il a l’avantage d’être clair et concis. Le site officiel du film reprend toutes les références des sujets analysés. Comme il y a plus dans deux têtes que dans une seule, si à la vision du film vous avez des impressions, des nuances à apporter, je suis preneur. Bonne vision.

          Laborit


        • andromede 13 septembre 2007 11:42

          La Tribune du Monde à laquelle vous faites allusion, sauf erreur de ma part, est signée Eric Le Boucher, ardent thuriféraire de la pensée unique néo-libérale : il sera très certainement surpris de vos critiques. Ceci dit, je partage tout à fait l’opinion exprimée dans le titre : on ne dit certainement pas tout ! Des économistes de plus en plus nombreux, dont tout récemment Patrick Arthus, s’interrogent sur la politique des banquiers centraux. Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie va même plus loin dans la critique de l’application idéologique d’une pensée unique par les organismes internationaux dont le FMI. L’idéologie néo conservatrice vient de montrer une nouvelle fois ses limites : après ses échecs politiques, et ses échecs sociaux, voici un nouvel échec sur le terrain même de l’économie.

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