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Sur les profs

Quelques réflexions personnelles sur les profs et le métier de prof.

Je ne suis pas prof moi-même, donc mon avis vaut ce qu'il vaut. Il s'agit seulement ici d'exposer quelques observations personnelles, et les conclusions, peut-être un peu hâtives, je ne sais pas, que j'ai tirées de ces observations.

En octobre 2012, j'avais écrit un texte sur Agoravox intitulé "Chasser le mammouth" dans lequel je décrivais le quotidien et les difficultés des enseignants, principalement ceux du primaire, de plus en plus confrontés à l'envie de démissionner de l'Education Nationale, surnommée en France le "mammouth" en raison, notamment, de sa lourdeur bureaucratique.
 

Pour la rédaction de ce texte, je m'étais appuyée sur :


- les rares témoignages et observations d'une amie instit récalcitrante à me raconter son quotidien, peut-être par peur que je ne comprenne pas, ce qui pourrait arriver, en effet, car quand on n'est pas dans ce métier, c'est très difficile de le comprendre, me semble-t-il. Pour parler plus généralement, je crois qu'on ne comprend vraiment que ce qu'on expérimente soi-même. On peut comprendre intellectuellement la chose, mais ça reste malgré tout distant, comme mode de compréhension. On ne comprend "dans ses tripes", si je peux dire, que si l'on est soi-même plongé jusqu'au cou dans le bain. Donc je sais finalement très peu de choses sur le métier d'instituteur par cette personne. Ce que je sais, je le tiens presque en totalité de mes lectures. 


- la lecture, donc, d'articles de journaux, en particulier ceux présentant des témoignages de profs en reconversion, en voie de reconversion ou au bout du rouleau, 


- et sur les très, très nombreuses informations et témoignages trouvés sur les forums de discussion de professeurs, surtout le forum réservé aux enseignants du primaire. 

 

A l'époque, dans cet article datant de 2012, je me suis positionnée à 100 % en faveur des enseignants (l'objet de cet article étant de nuancer cette position, en essayant toutefois de rester aussi compréhensive et indulgente que possible), car au fur et à mesure que je parcourais les pages sur internet, je n'en revenais pas de ce que je lisais et de la dureté du quotidien d'un enseignant. Je me suis mise à fouiller ces forums dans leurs moindres détails, et plus je lisais, plus mes yeux s'écarquillaient de surprise. 

J'ai découvert dans ces forums un véritable ras le bol de certains profs (pas tous, il en existe aussi qui s'éclatent dans ce métier et qui n'en changeraient pour rien au monde, mais ce pourcentage de profs heureux n'est-il pas en chute libre ?), ras le bol non seulement des conditions de travail elles-mêmes, mais parfois aussi de l'essence même de ce métier, de ce qui le constitue. Ras le bol d'ETRE enseignant.

- J'ai lu des témoignages de profs qui aimaient au départ leur métier, l'avaient choisi en toute connaissance de cause, mais qui, au bout d'un certain nombre d'années passées à en baver avec les élèves difficiles, à se prendre le choux avec leur hiérarchie (inspecteurs etc) mais aussi avec certains collègues, à subir des parents irrespectueux, étaient usés, n'en pouvaient plus et faisaient un "burn out".
Certains profs finiraient d'ailleurs à l'asile psychiatrique, et il existerait même en France un hôpital psychiatrique pour profs ! C'est dire ! 

C'est apparemment de cela dont il s'agit quand on voit un membre du forum dire à un autre : "si tu continue comme ça et que tu ne te préserves pas, tu vas finir à La Verrière", La Vérrière étant visiblement l'hôpital psy en question. 

Il faut dire que sur les forums, les profs se comprennent entre eux. J'avais d'ailleurs, dans cet article précédemment cité, fait la remarque des abbréviations et accronymes nombreux que les profs utilisent dans leurs échanges, impossibles à comprendre si on n'est pas dans le métier soi même.

En fait, pour revenir à La Verrière, je ne sais pas si cet établissement est uniquement réservé aux profs, mais ce que j'ai lu, c'est que c'est là qu'atterriraient les profs ayant décroché de la réalité, certains étant même devenus de vrais loques. Excusez l'emploi de ce terme pas très valorisant, mais je crois que certains profs sont vraiment démolis par ce métier usant, physiquement et psychologiquement.

- J'ai lu des témoignages de jeunes (ou moins jeunes en âge, mais jeunes dans le métier) profs qui avaient idéalisé le métier sans le connaître, qui s'y étaient engagés avec l'enthousiasme des débutants, autrement dit des ignorants, qui regrettaient amèrement leur choix (parfois au bout de quelques mois d'exercice seulement) une fois en contact avec la réalité du métier, et ne savaient pas quoi faire pour se tirer de ce bourbier. Ils étaient tombé dans un piège, à les lire, et ne savaient comment s'en échapper.
Se reconvertir, se reconvertir à tout prix, dans n'importe quel domaine, pourvu qu'ils cessent d'être profs. La question qui revenait alors le plus souvent étant : "se reconvertir, oui, mais dans quoi ?" Le sentiment d'avoir échoué cette fois, de s'être complètement trompé de chemin, leur donnait l'impression de n'être bons à rien. La difficulté à changer de voie en France, et les lourdeur administratives du "mammouth" n'étant certainement pas non plus étrangères à cette impression d'être coincés là où ils avaient, par mégarde, atterri.
Certains de ces profs désabusés étaient de jeunes diplômés, d'autres des personnes en reconversion, qui avaient justement choisi de se reconvertir dans l'enseignement !! Mauvaise pioche, visiblement... Beaucoup de ces nouveaux profs faisaient remarquer à quel point ils regrettaient leur ancien métier, qu'ils avaient pourtant quitté en croyant trouver enfin leur voie, leur idéal qui allait leur permettre de s'épanouir dans la vie.


- J'ai lu des témoignages de profs qui se plaignaient beaucoup de leurs conditions de travail, de la difficulté à enseigner, mais qui semblaient subir leur situation sans savoir quoi faire pour qu'elle change. Ceux là ne parlaient jamais de se reconvertir, mais ne donnaient pas l'impression d'être heureux dans leur métier. Peut-être, me suis-je dit, devraient-ils envisager, eux aussi, de changer de métier. 


- Et puis j'ai lu ici et là des témoignages de profs qui idéalisaient leur métier, idéalisaient l'image de l'enseignant, pilier de la société, etc etc, tout en se sentant très mal dans leur costume d'enseignant en raison de leurs conditions de travail. Je pense que ceux là n'envisageront jamais un changement de carrière, ils en refuseront l'idée même, parce qu'ils sont convaincus d'avoir une noble mission à accomplir auprès de la jeunesse, auprès de la société toute entière, et qu'ils sont prêts à souffrir, se sacrifier, sacrifier leur vie entière pour l'accomplissement de cette mission. 
C'est vrai qu'un enseignant est une personne importante de la société, du moins devrait-elle l'être, mais de là à voir dans ce métier un sacerdoce ! C'est bien d'avoir le sens des responsabilités, mais si sa vie entière en est mise sens dessus dessous... 
Peut-être est-ce ces enseignants-là qui sont le plus à risque de faire des burn-outs ? Car à force de s'oublier totalement eux-mêmes, de sacrifier leur vie entière à leur mission, bref, d'en faire trop... ils finiraient par pêter un plomb ? Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ? On ne vit qu'une fois après tout, alors ça vaut peut être aussi la peine de pas démolir la seule vie qu'on aura...
Il me semble aussi que ce sont ces enseignants là qui se réfèrent à tout bout de champ au passé. Avant, c'était mieux, l'enseignant était respecté. Avant, c'était mieux, on pouvait enseigner dans une classe attentive, une classe comme ci, une classe comme ça, une classe sans téléphones portables qui sonnent, sans parents qui viennent vous embêter à la fin des cours. Avant, c'était mieux, un enseignant enseignait, il n'était pas assistant social, psychologue, infirmier, nounou, gendarme (j'ai même lu "gardien de zoo" dans le forum cité plus haut, parfois je me suis même demandé si certains instits aimaient vraiment les mômes.)...

Ce qu'ils disent est évidemment vrai, les enseignants ne se plaignent pas pour rien : il est totalement anormal que le téléphone d'un élève sonne en plein cours (et qu'en plus il réponde !), qu'il n'enlève pas sa casquette en rentrant dans la classe, ou qu'il agresse le prof si celui-ci le réprimande... mais je crois que la société ayant changé en profondeur (en bien ou en mal, à chacun de juger, certainement en mal s'il n'y a plus de respect des profs), et du coup, les gamins ayant changé eux aussi, le métier d'enseignant a lui aussi changé, forcément, mais c'est cela qu'ils ne parviennent pas à voir.

La société étant devenue ce qu'elle est, un jeune "lambda" va trouver plus important de vérifier son Facebook ou sa messagerie plutôt que d'étudier un texte "rasoir" (selon ses critères) d'un auteur du 16ème siècle dont il n'a parfois que faire, puisque cet auteur est complètement déconnecté de son quotidien de "jeune d'aujourd'hui", de ses préoccupations. C'est regrettable, c'est lamentable, tout ce qu'on voudra, mais il faut aussi voir que ce gamin est tout simplement intégré dans le monde (qu'on aime ou qu'on n'aime pas) dans lequel il vit, il est né dedans, il en fait intégralement partie, et il interagit avec les autres qui font partie du même monde que lui. 

Les enseignants, s'accrochent à l'illusion de pouvoir enseigner comme on le faisait au siècle dernier, et même, horreur absolue ! de faire lire des livres aux élèves ! Ce qui est parfaitement normal, c'est extrêmement important, de lire des livres, mais c'est devenu (malheureusement) totalement incompatible avec ce qu'est devenue notre société du début du 21ème siècle. On est bien obligé de faire ce constat si on veut comprendre ce qui se passe.

Lire, cela demande de la concentration, du temps, cela demande de se poser, calmement, d'être seul un certain temps (on ne lit pas un livre avec un copain, l'un tenant la partie droite et l'autre tenant la partie gauche), ça demande de la réflexion, ça demande un rythme de vie nettement plus lent que celui que la majorité des gens ont. Et pis ça exige qu'on déconnecte son iphone. 
Un gamin d'aujourd'hui, son téléphone portable est une extension de son bras. Il fait partie de lui. Homo Telephonicus, voilà à quoi les enseignants d'aujourd'hui ont affaire. Donc, pas la peine de continuer à se leurrer et croire dur comme fer qu'on enseigne à Homo Sapiens (ou Homo Ca Pionse, pour les élèves les moins attentifs).

Notre société est donc basée sur tout le contraire, elle encourage les gens à faire tout le contraire : communication instantanée, connexion permanente avec les autres (même sans communiquer, juste pour être connecté), technologie changeant à vitesse grand V, zapping, télévision abrutissante, écriture ultrarapide, puisque c'est le seul mode d'écriture adapté à nos modes de communication... 

A moins d'être totalement schizo, je ne vois pas comment un gamin du 21ème siècle peut parvenir à être ces deux personnes à la fois : l'une répondant aux exigences de l'école dès que la porte de la classe s'est refermée, "cliiiiing !" un coup de baguette magique et "hop !" changement instantané de costume (ça me fait penser à un film de Georges Méliès), et l'autre personne répondant le reste du temps, en dehors des murs de l'établissement scolaire, dans la "vraie" vie, quoi, aux exigences de la vie actuelle dans nos sociétés technologiques modernes. 

On peut faire de la résistance pour éviter les excès de la société de consommation, de la société du "tout technologique", je suis la première à le faire, ne m'équipant que de ce dont j'ai réellement besoin, mais qu'on le veuille ou non, on y est intégré, dans cette société actuelle. Le seul fait de se servir d'Internet au quotidien montre bien qu'on est intégré dans notre société de communication technologique. Donc, se servir d'Internet pour râler publiquement, sur les réseaux sociaux ou les forums de discussion, que le monde était mieux avant, à une époque où les ordinateurs individuels n'existaient même pas... c'est un peu étrange, tout de même...

Ce n'est même pas une question de classe sociale. C'est juste le monde dans lequel on vit, c'est tout. Et ce monde technologique, on y baigne tous, qu'on soit riche, qu'on soit pauvre, qu'on vienne d'un milieu éduqué ou moins éduqué.

Donc, inutile de ronchonner sur ce qu'est devenue la société car, qu'on le veuille ou non, qu'on le voie ou non, on est tous plongés là dedans, et de plus on ne reviendra pas en arrière. Peut-être le faudrait-il, ne serait-ce que pour soulager notre pauvre planète, mais je ne crois pas que ça se fera. 

C'est donc aux enseignants de s'adapter, et adapter leur façon d'enseigner. Vouloir continuer à enseigner comme on le faisait dans les années 50, devant un public des années 50, être totalement décalé par rapport à ses élèves, voire par rapport à la société dans laquelle on vit, c'est se ramasser à tous les coups. 

Il me semble que beaucoup de profs sont dépassés. Pas tous, évidemment, mais ceux qui se plaignent en permanence que le monde était mieux avant. Ceux là, au lieu d'intégrer pleinement ces nouvelles technologies, ces nouveaux moyens de communication, dans leurs méthodes d'enseignement, au lieu de tirer parti de ces nouveaux outils et les utiliser à des fins pédagogiques, au lieu de faire évoluer leur métier, ce qui est non seulement indispensable, mais inévitable, au lieu de repenser en profondeur leur rôle, voire même tout chambouler, tout révolutionner, ils font un blocage. 

Ces valeurs ne sont pas dépassées, ce sont de vraies valeurs, j'en conviens. Mais je le répète, la société a changé, et on ne reviendra jamais en arrière.

Lorsque les enseignants se plaignent de ne plus être seulement enseignants, mais aussi gendarmes, assistant sociaux, psychologues, sociologues, infirmiers etc, c'est probablement lié aux changements de la société, qui ont radicalement modifié les conditions de vie et de travail des gens, et qui ont bouleversé les rapports entre les gens, et par conséquent les rapports à l'autorité. 


Le métier a changé en profondeur, et eux, ces enseignants là, ils ne l'ont pas vu venir. Ils continuent à ne pas vouloir le voir. Ils continuent imperturbablement à s'accrocher, comme à une bouée, à un métier qui n'existe plus. Je suis persuadée que le métier d'enseignant est devenu un autre métier, au point qu'il faudrait peut-être même envisager de lui trouver un autre nom.
Ils en sont restés (avec un "s" à la fin ?) à l'époque où un enseignant enseignait, point. Il me semble que s'il s'agit toujours d'enseigner en priorité, tant qu'à faire, il ne s'agit plus uniquement d'enseigner. Et c'est ça qu'ils ne voient pas, ou refusent de voir.

De nos jours, un enseignant a plusieurs casquettes. Il doit avoir plusieurs casquettes et il doit accepter le principe de devoir toutes les porter, s'il veut s'engager sereinement dans ce métier, sinon il ne s'en sortira jamais et risque de grossir, tôt ou tard, la liste des enseignants en "burn out", voire pire. C'est mon avis.

Eh bien oui, il est gendarme, qu'il ait envie de l'être ou pas (là, il s'agit plus d'un képi que d'une casquette), parce que beaucoup de gamins arrivent en classe sans avoir reçu à la maison l'éducation qui leur permettra de travailler dans le respect du prof et le respect d'autrui en général. C'est lamentable, comme situation, je suis bien d'accord, mais c'est un fait. C'est évidemment regrettable, d'être obligé de faire le gendarme, mais ça ne sert à rien de ruminer ça du matin au soir. Donc, partir du fait, de la réalité des choses, et non pas de ce qu'on voudrait, et construire à partir de là ses méthodes d'enseignement.
De toute façon, les enseignants ont toujours eu, plus ou moins, à porter le képi du gendarme, parce que les problèmes de discipline ont toujours existé. Ce n'est pas nouveau.
Donc, aspirants enseignants qui croyez que vous allez religieusement enseigner votre noble matière devant une classe bouche bée où l'on entendra les mouches voler, sachez, avant de rentrer dans l'enseignement, que non, pas du tout, vous allez devoir, à plus ou moins haute dose, faire le gendarme. Parfois, sur une heure de cours allouée, vous ne ferez effectivement cours que, je sais pas, trois quarts d'heure ? C'est sans aucun doute la casquette la plus lourde à porter, et accepter à l'avance que le fait de porter cette casquette, ça fait partie intégrante du métier, qu'on le veuille ou non, ça vous évitera de grosses déceptions.

Eh oui, il est psychologue, qu'il veuille l'être ou pas, parce que les gamins d'aujourd'hui ont très certainement moins de repères que les gamins d'autrefois, et les gosses qui arrivent en classe ont souvent, peut-être même plus souvent qu'on ne le pense, des problèmes relationnels, des problèmes de personnalité, ils ont aussi, parfois, des problèmes de violence à la maison, parfois des problèmes d'addiction (clope, alcool, parfois même drogues, ou jeux vidéos violents...). Ou alors, ce gamin dans la lune est, tout bêtement, amoureux, et il pense à sa belle plutôt qu'au cours et au prof.
Pas évident pour un gamin, ou un ado, qui vit des situations de vie quotidienne parfois très difficiles dans sa vie privée, d'arriver en cours le coeur léger, de faire le vide dans sa tête, et d'étudier. Or, certains profs donnent l'impression de n'en avoir rien à faire de ce qui se passe à côté de l'école. Ils disent qu'ils "ne sont pas là pour ça", que ce qu'ils veulent c'est enseigner, que c'est ça leur rôle, et le reste, ça ne les regarde pas.
Si un prof ou un instit n'a pas, dans son métier, une approche de psychologue, s'il ne sait pas, ou ne veut pas, détecter le problème familial ou psychologique derrière le problème de discipline, derrière le comportement parfois incontrôlable ou l'insolence de tel gamin, et tenter d'y remédier avec des techniques de psychologue, comme le font les psys, il passera, j'en suis persuadée, à côté des gamins à qui il est censé enseigner, et la qualité de son enseignement s'en ressentira sans doute. 
C'est vrai que l'enseignant est parfois aussi le psy des parents, apparemment. Certains enseignants se plaignent dans les forums de parents débarquant, à la fin de la journée, dans leur classe pour leur déballer leurs problèmes de couple ou autres. Evidemment, ça ne devrait pas arriver, mais je pense que c'est difficilement évitable et, bien que je comprenne parfaitement que l'enseignant puisse en avoir ras le bol à la fin d'une journée de travail passée à faire cours, à exploser sa voix devant une classe bruyante et à corriger des centaines de copies, bien qu'il ait le droit, lui aussi, d'être crevé après son boulot comme tout le monde, il ne doit pas oublier que son rôle consiste aussi à connaître le milieu familial et privé, qui n'est parfois pas à piquer des hannetons, comme on dit, dans lequel évoluent ses élèves, même s'il ne montre pas à son élève qu'il sait certaines choses. D'abord, je suis sûre que ça permet d'expliquer (je n'ai pas dit excuser) certains écarts de discipline, même s'il faut les corriger, et ensuite je suppose que ça permet de mieux adapter son enseignement ?

Facile à dire, je sais. Facile de donner des leçons et dire "les enseignants devraient faire ceci, les enseignants devraient faire cela" quand on n'est pas enseignante soi-même, mais on entend tellement d'enseignants qui se plaignent et n'en peuvent plus qu'on se demande pourquoi ils n'adoptent pas l'une des deux solutions suivantes : 

- soit changer de métier, puisque visiblement il ne correspond pas à ce qu'ils en attendaient, 

- soit revoir leur rôle en profondeur, pour essayer d'adopter une approche radicalement différente de leur métier, et accepter toutes les casquettes qu'ils sont obligés de porter, afin qu'elles ne soient pas si lourdes à porter.
Donc, aspirants enseignants qui croyez que vous allez religieusement enseigner votre noble matière devant une classe composée de gamins tous aussi équilibrés les uns que les autres, vivant dans des familles où règne l'harmonie la plus parfaite, sachez, avant de rentrer dans l'enseignement, que non, pas du tout, vous allez devoir, à plus ou moins haute dose, injecter de la psychologie dans vos relations avec votre "public" et dans votre enseignement. Le savoir à l'avance, et l'accepter, ça vous évitera de grosses déceptions.

Il est assistant social, un peu pour les mêmes raisons que celles développées ci-dessus. Un enseignant a parfois des signalements à faire auprès des services sociaux, là encore ça n'a rien à voir avec la matière (ou les matières, dans le cas des instituteurs) qu'il souhaite enseigner, mais c'est comme ça, ça fait partie du métier. Il n'y a pas de monde idéal, et les enseignants font certainement partie de la catégorie de la population qui se frottent le plus à la réalité de terrain, à la réalité de la vie quotidienne des gens. Ca peut être un poids, c'est pourquoi il vaut mieux essayer d'en faire un atout.
Cette amie instit a eu, il y a longtemps, dans sa classe un petit gosse qui arrivait tous les matins à l'école sans chaussettes, même par grand froid, sans pull, juste avec un tee shirt sale, sans avoir pris de petit déjeuner, et sans avoir pu se laver. En raison d'un refus de la famille de communiquer, d'avoir affaire de quelque façon que ce soit à l'équipe enseignante, personne dans son école ne savait s'il avait l'eau chaude chez lui, ou même s'il y avait l'eau tout court, mais il parait que le petit sentait tellement mauvais qu'on ne pouvait pas l'approcher à moins de deux mètres. L'équipe enseignante a donc été obligée de prendre la décision de le laver chaque matin à son arrivée à l'école, et même laver ses vêtements et lui en attribuer de nouveaux en attendant que les siens soient secs. On ne m'a pas raconté si un signalement avait été fait, mais il parait que ce genre de "cas", c'est à dire des enfants en extrême difficulté sociale, quelque soient les difficultés rencontrées, on en voit plus souvent qu'on ne le croit.
Donc, aspirants enseignants qui croyez que vous allez religieusement enseigner votre noble matière après vous être totalement déconnectés de la réalité du monde du "dehors", et devant des élèves qui auront sans le moindre problème laissé leur quotidien parfois composé de drames à la porte de l'établissement scolaire, sachez, avant de rentrer dans l'enseignement, que non, pas du tout, vous allez devoir, plus ou moins fréquemment, être confrontés à des situations sociales parfois très difficiles. Le savoir à l'avance, et l'accepter (enfin, l'accepter, vous voyez ce que je veux dire), ça vous évitera de grosses déceptions.

Il est, occasionnellement, infirmier. Je sais, par cette même amie instit, qu'il vaut mieux savoir faire un pansement quand on travaille dans une école primaire, vu qu'apparemment les gamins passent leur temps (en tout cas une partie de leur temps, peut-être exagérait-elle un peu en disant "passer son temps") à se bagarrer dans les cours de récréation ou se blesser d'une façon ou d'une autre. 
Donc, aspirants enseignants qui croyez que vous allez tranquillement surveiller une cours de récréation remplie d'enfants occupés à jouant sagement aux "quatre coins" ou à la marelle, comme on le faisait autrefois, ou à faire de jolies rondes en chantant des comptines, sachez, avant de rentrer dans l'enseignement, que non, pas du tout, vous allez devoir, plus ou moins souvent, séparer des belligérants, enfoncer du coton hémostatique dans des narines qui pissent le sang, ou appliquer de la pommade sur des ecchymoses de la taille d'un pamplemousse. Le savoir à l'avance, et l'accepter, ça vous évitera de grosses déceptions.

Donc, pour résumer, un enseignant, de nos jours, ce n'est plus un enseignant. C'est un enseignant-psycholoque-gendarme-sociologue-infirmier-assistant social... Je suppose qu'il doit avoir encore de nombreuses casquettes à porter, mais je ne les connais pas toutes. J'ai la conviction que les personnes s'engageant dans ce métier en croyant qu'ils vont être enseignants vont se planter en beauté. 

Les enseignants font-ils suffisamment de stages, sont-ils correctement formés pour se préparer à ce qui les attend une fois "jetés dans la fosse aux lions", comme j'ai lu un jour sur le forum d'enseignant ? Je n'en ai pas l'impression. 

Mais quand on y pense, c'est pareil dans tous les métiers ! Un métier, quel qu'il soit, n'a jamais une seule facette !

Imaginons par exemple un propriétaire de superette qui ferait tourner tout seul son commerce. OK, il est "commerçant", mais ça veut dire qu'il devra être :

- vendeur

- acheteur (responsable du stock)

- caissier

- comptable

- responsable du service client en cas de problème et de la qualité de l'accueil (ce qui veut dire qu'il doit toujours être souriant et de bonne humeur)

- responsable du rangement des rayons

- personnel d'entretien

- étiquetteur

- coupeur de tranche de jambon (faut savoir utiliser la machine, même si c'est pas sorcier, je l'ai fait lorsque j'étais étudiante)

- et plein d'autres choses encore.

Un pharmacien, c'est pareil. Il est pharmacien, mais il est aussi vendeur. Il a un stock et il doit vendre ses produits, les commander pour les clients s'il ne les a pas en stock, et puis je suppose qu'il doit aussi faire les comptes à la fin du mois... 
Il n'aime peut-être pas être derrière son comptoir toute la journée pour servir à la chaîne les clients qui font la queue dans la pharmacie, il se dit peut-être que faire tant d'années d'études pour finalement passer ses journées à distribuer des boîtes de paracétamol ou rendre la monnaie sur le prix des crèmes de beauté, ce n'était pas ce dont il rêvait, et c'est parfaitement compréhensible, mais là aussi, ça fait partie du métier. Il faut l'accepter. 

C'est vrai que ces deux exemples, gérant de superette et pharmacien, ne renvoient pas à des métiers aussi durs nerveusement parlant que le métier d'enseignant. C'est vrai aussi que le gérant, quand il rentre chez lui le soir, il peut se détendre, regarder la télé, lire (si, si...) alors que l'enseignant, quand il rentre, il doit encore préparer ses cours et corriger ses cahiers ou ses copies avant d'aller se coucher. 

Ce que j'essaye d'expliquer, c'est qu'aucun métier n'est fait que d'une seule activité. Un métier, c'est quelque chose de complet. On ne fait pas qu'un seul aspect d'un métier. Et c'est justement ça qui est intéressant et enrichissant ! Le métier d'enseignant n'échappe bien évidemment pas à cette règle. Il me semble que certains enseignants ne l'ont pas compris. 


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40 réactions à cet article    


  • Diogène Diogène 16 février 11:03

    Il est plus facile de tirer sur le pianiste que d’être capable d’accorder le piano.

    Ca soulage, mais après, il n’y a plus de musique du tout, sauf les quelques notes que vous pouvez tapoter vous-même sur un instrument désaccordé.

    • infraçon 16 février 13:54

      Pourquoi « tirer sur le pianiste » ?

      Elle fait deux propositions (avec des termes mesurés, comme le dit Blé ci-dessous), peut-être en avez-vous d’autres à faire à la place (comme Pipiou ci-dessous qui n’est pas d’accord et propose de ne s’occuper que des élèves qui respectent les règles) ?

      Par exemple, personnellement 1) je mettrais en avant la tendance expérimentale depuis quelques années de démarrer la philo en maternelle (pour les hystériques qui ne veulent pas comprendre entre les lignes : avec les mots adaptés aux enfants de maternelle). Ca résoudrait les problèmes d’incohérence des actes individuels (sauf pour les pervers narcissiques et autres phénomènes de même déviance). Problème : on aurait des ados qui ne pardonneraient pas les fautes comportementales des profs (à supposer qu’ils en aient) parce qu’ils seraient capables de mettre des mots sur de tels comportements. On pourrait aussi introduire de la psycho et de la sociologie par la même occasion, en maternelle. 2) je proposerais aux profs de se prendre en charge eux mêmes (conseils pédagogiques, entraide et documents collaboratifs). Pourquoi tous les profs refont dans leur coin le même travail « pour le lendemain » ? Pourquoi passer des soirées à faire des corrections qui aboutissent avec des observations du genre « des idées, mais mal exprimées » sans plus, ou une note sèche, ce qui n’a aucun intérêt pour l’élève (il le sait qu’il a des difficultés) ? Si on replace les méfaits du « carriérisme » en ligne de mire ou le « on ne mélange pas les torchons et les serviettes », c’est sûr que les agrégés, les capes, les contractuels et les « originaux » ne sont pas prêts de faire du travail coopératif.

      Mais peut-être allez-vous me dire que j’ai mitraillé le pianiste (sans m’en rendre compte) ?


    • pipiou 16 février 18:08

      @infraçon
      Vous avez du mal à lire : je n’ai pas proposé qu’on ne s’occupe que des élèves qui respectent les règles !
      J’ai dit que de nombreux élèves respectent les régles et ce sont en général ceux qui réussissent le mieux.
      Alors donnons un vrai cadre aux élèves et apprenons-leur, à tous, à respecter les règles ; vous voyez c’est pas compliqué et ce n’est pas nécessaire d’attribuer des propos à ceux qui ne les ont pas tenus.

      Quand à mettre de la philo et de la psycho dès la primaire, pourquoi pas de la politique et des séances de yoga non plus ? Et puis on laissera tomber le français et le calcul.

      Et je ne sais pas où vous avez vu qu’évaluer les progrès des élèves était « sans intérêt » ?


    • infraçon 16 février 19:31

      "Alors pourquoi devrait-on se plier aux exigences de ceux qui ne veulent pas faire cet effort ? (...) doit-on s’habituer à des élèves qui dorment en classe ? etc ..."

      Bien ! vous n’avez pas dit explicitement que vous ne vouliez pas qu’on s’en occupe (ce que j’avais mal interprété à partir de la formulation de cette litanie de calamités). Alors que faites vous pour ceux là, parce qu’un cadre il me semble qu’il y en a dèjà un et ça n’a pas l’air bien efficace. Quand à l’évaluation, je vous renvoie le problème de lecture : j’ai simplement dit qu’une note sèche et autres anotations « désinvoltes » ne sont pas d’une grande aide pour les élèves. « De mon temps » on savait à peu près la note qui allait tomber d’une épreuve.


    • pipiou 16 février 21:53

      @infraçon

      Oui, ce cadre n’est pas efficace, beaucoup moins en tout cas que « de votre temps », donc ce que je fais c’est, entre autres, rendre ce cadre plus efficace. Suffisait de poser la question.

      A la base une note est un élément de mesure, elle est donc essentielle. Donc ça permet de suivre les acquis, c’est important pour l’élève, l’enseignant et les parents. Que cette note soit accompagnée de d’éléments complémentaires pourquoi pas.
      Cependant qui était applicable de votre temps n’est plus complètement applicable maintenant.

      Par exemple ce qui n’est pas dit actuellement c’est que la propension des élèves de lycée à tricher a beaucoup augmenté ; le portable et Internet ont contribué notamment à cette accentuation.


    • Le421 Le421 17 février 08:54

      @Diogène
      D’ailleurs, il suffit de voir la dégringolade des vocations pour se faire une idée du mal que les politiques de ces trente dernières années ont fait à l’E.N.
      Une salle de classe devient parfois une cage aux lions où vous entrez pieds et poings liés.
      Et les jeunes ne sont pas cons, ils ne veulent pas de ce genre de métier.
      Ils veulent faire Koh-Lanta, chanteur ou footballeur.
      Pour la plupart.
      Encore que footballeur, faut éviter le Nutella !!  smiley


    • mmbbb 17 février 10:05

      @Diogène non les profs ont ete les maitres d’oeuvres de leurs problemes Une EN phagocyte par des syndicats maitre a bord dont l exces de pédagogie , l usage d un verbiage excessif des reformes successives ont fini de déstructuré cet enseignement Par ailleurs cet enseignement est tout oriente vers la culture « G » , l apprentissage ayant ete considere pour les debiles profonds. ont draines des eleves qui n avaient pas de grandes appétence pour les etudes.J ai fait le salon des meilleurs ouvriers de France , un patron de PME me l a affirme Quant aux profs ils sont pour une immigration l ouverture des frontieres et ont en horreur les reacts de mon genre Sauf que l un deux est alle enseigne dans le 9 3 , il a déchanté, il a vu que le resultat de cette belle mixite sociale j ai en souvenir les extraits du film « entre les murs » ce n ’est pas ainsi que l on apprend desole Quant au profs le dialogue est quasiment impossible, ils sont omniscients . Quant a moi je ne fus pas une chance pour ce pays je me suis jamais permis ce que les gamins desormais accomplissent . Je vouais simplement apprendre mais je cette education n apportait deja pas l emulation necessaire et certains profs etaient moyens . Qu ils cessent de geindre , c ’est lassant les profs devraient construire un mur des lamenations L ironie est que je connais certains syndicalistes qui foutent leurs morpions dans les ecoles privées 


    • infraçon 17 février 10:42

      Je vous remercie Pipiou pour votre participation à ce mini débat qui a contribué à lever des incompréhensions dans le calme. Si au moins ça pouvait servir d’exemple à certains commentateurs d’AV aussi expéditifs qu’inutiles ! Nous restons avec nos divergences en se respectant. Ce que vous dites sur la triche, le smartphone, je ne vais pas contre évidemment. Un enfant qui dort en classe, comment savoir si c’est parce qu’il joue excessivement nuitamment ou s’il n’y a pas de graves problèmes dans sa vie qui le rendent insomniaque (j’espère que vous avez raison pour la majorité des cas, et malheureusement dans les deux cas) ?

      Pour terminer, en guise d’anNotation, je reviens sur la philo, la socio et la psycho. Je dis simplement qu’on peut établir un énoncé de calcul avec deux lignes de stat socio, ou utiliser deux lignes de philo pour étudier la grammaire. Ainsi l’exercice est double. Et le prof peut prendre un quart d’heure pour inciter TOUS les élèves à s’exprimer (tantôt les uns, tantôt les autres, chacun son tour, en apprenant à écouter l’autre). Ce qui sera une bonne initiation à l’expression orale, lentement, sans s’énerver, plutôt que d’attendre la dernière année du lycée pour faire s’exprimer trente élèves... L’avantage d’un Prof des écoles c’est qu’il est toute la journée avec ses élèves. Il peut donc, l’air de rien, soulever les incohérences de ses élèves au fil du temps et les faire réfléchir sur les conséquences de leurs dire. Ce qui est à la fois un bon exercice de philo ET de science sur le doute (et aussi pour le futur citoyen).

      Bonne journée.


    • pipiou 17 février 12:55

      @mmbbb

      Vous avez tendance à généraliser un peu hativement, même si certains travers sont assez répandus chez les profs.

      Et il y a une chose qu’ils ne faut pas oublier : parmi les adultes, seuls les profs savent ce qui se passent dans les salles de classe.
      C’est un fait.
      Cela ne signifie pas qu’ils sont omniscients, mais que rejeter en bloc ce qu’ils disent n’est pas une bonne idée.


    • pipiou 17 février 13:16

      @infraçon
      Bien d’accord avec vous sur la vision du débat.

      Concernant les élèves qui dorment en classe c’est vrai qu’il peut y avoir diverses explications, mais dans tous les cas c’est un symptôme qui devrait être considéré comme préoccupant.

      Pour être cynique : un élève qui dort en classe ça ne dérange ni le prof, ni l’administration ...


    • eddofr eddofr 16 février 11:14

      Rassurez-vous, on va bientôt supprimer l’enseignement.


      On dotera les enfants des aptitudes à la lecture, l’écriture et le calcul en leur greffant une puce de données directement dans le cerveau.

      Puis à l’âge de 12 ans on leur greffera une puce d’aptitude professionnelle, pour qu’ils puissent directement prendre la fonction qui leur aura été assignée.

      Note : les enfants de « puissants » se verront implanter un puce mixte « Fun, Cool and Happyness with a great deal of money » et « Deal with Celebrity and Followers ».




      • Le421 Le421 17 février 08:56

        @eddofr
        Les enfants des puissants sont mis dans des écoles spécialisées, sans ordi, sans smartphone (la plupart du temps) et avec une discipline de fer.
        Dégénérer le petit peuple le rends plus servile.
        Un con, ça ne réfléchit pas, ça vote comme le dit TF1 et ça ne manifeste pas.


      • mmbbb 17 février 10:28

        @Le421 croyez vous que la bourgeoisie de gauche foutent leurs mioches dans les zones a forte mixite sociale Fergus ecrivit un article sur le nouvel urbanisme qui desormais redessine les classes sociales la cherete des centres villes repoussent les classe moyennes et populaires a la periphérie des villes De facto il y a une selection . Etablissment moins problématiques selection des eleves , fregus me retorqua que les parents avaient le droit d ’assurer la securite de leurs gamins Certes mais ce même auteur comme tant d autres sont pour l accueil de la misere du monde Notamment Fergus etait revulse que l on ne puisse pas accueillir 25 000 roms Sauf que dans les etablisements prive ou lycee tel le lycée du parc a Lyon la ou REVL J F fit ses etudes, d un coup d oeil, il n est pas difficile de connaitre la categorie socio professionnelle des parents Fergus est dans la lignee des anguilles, il a une position poisseuse et glisse comme cette bourgeoisie de gauche mais qui se bat contre les react mais cultive l art de l esquive .Quant a moi etant issu des classes populaires, cette problematique etait deja pregnante sinon que cette EN est encore plus bordelique


      • Diogène Diogène 16 février 11:33

        « On dotera les enfants des aptitudes à la lecture, l’écriture et le calcul en leur greffant une puce de données directement dans le cerveau. »


        ... et un port USB pour les téléchargements, comme pour Pythagore dans « demain les chats » de Bernard Werber. A moins qu’on leur installe la WiFi ?

        • Diogène Diogène 16 février 11:34

          @Diogène
          ce message était destiné à edddofr


        • eddofr eddofr 16 février 11:43

          @Diogène

          On l’avais compris smiley

        • Blé 16 février 12:49

          Je trouve l’article intéressant avec des termes mesurés pour ne pas « généraliser » les difficultés des enseignants qui ne sont pas tout à fait les mêmes quand on enseigne dans les beaux quartiers ou dans une cité ghetto.

          C’est bien là le problème, la scolarité a été un des piliers de la République, or, actuellement, l’état démolit gentiment, posément mais surement ce pilier qui avait pour objectif de former des citoyen-ne-s responsables sur tout le pays.

          Les enseignants sont des citoyen-ne-s comme les autres et malheureusement, ils-elles n’ont pas vu venir le néo libéralisme qui n’a pas besoin de citoyen-ne-s mais de travailleurs bien conditionnés au fait que le travail vaut beaucoup moins que l’€ ou le $ et d’autre part avec toutes les nouvelles technologies, ils n’auront plus besoin de penser et de réfléchir puisque qu’il y a déjà aujourd’hui toute une panoplie de services qui le feront pour eux-elles contre contribution.

          Dès la fin des années 90, j’ai connu quelques enseignants un peu curieux voyant venir les impératifs de l’ Union européenne, se sont lancés dans une autre profession.


          • Julien Esquié Julien Esquié 19 février 08:34

            @Blé

            L’enseignement est mal parti, en particulier celui de la langue, si on se met à écrire ainsi :
            « citoyen-ne-s »
            Par curiosité : comment peut-on lire ce mot à voix haute ?
            On ne peut pas.
            Il faut m’expliquer par ailleurs pourquoi on n’écrirait pas :
            « travailleu-se-rs »
            Ou :
            « travailleur-se-s »


          • ZenZoe ZenZoe 16 février 13:06

            Possible qu’avec l’intelligence artificielle le métier disparaisse tout à fait, et les écoles traditionnelles aussi. Ca tombe bien d’ailleurs, on manque déjà de profs.


            • JC_Lavau JC_Lavau 16 février 13:08

              A qui le crime profite-t-il ?

              Qui profite de ce que les ados soient désormais incapables de concentration ?
               
              L’auteure a juste oublié le close-combat comme discipline de survie dans l’enseignement.
               
              Le jour où un élève a pour la seconde fois mis le feu à sa copie, Joël l’a jeté au plafond.
              C’est Joël qui est sanctionné. Jour et nuit, il corrige des copies du CNED.
               
              Dans le poulailler actuel le prof est tout en bas de la hiérarchie : il reçoit des coups de becs de la part des ados, des parents, et de la hiérarchie. Il est la carpette sous laquelle on cache la poussière.
               
              Indirectement, et peut-être involontairement, les ministères ont exigé que l’administration triche et fraude à tous les niveaux. Les carriéristes ont bien compris le message, et font passer à l’ancienneté toute la classe d’âge dans la classe suivante, où beaucoup ne comprennent pas un traître mot.
               
              Est arrivé en BEP conduite routière un gars qui ne savait toujours pas lire : il tentait de deviner les mots d’après leurs trois premières lettres. En faisant comme lui, quand détecterez vous qu’un mot est nouveau pour vous ?
               
              Les frigoristes ont besoin d’un peu de chimie dans la pratique de leur métier. Problème : à seize ans, un tiers de la classe n’avait jamais fait la différence entre les majuscules et les minuscules. Pour la petite nana, cL faisait bien l’affaire à la place de Cl (symbole du chlore). Il a fallu deux semaines pour qu’ils distinguent les majuscules des minuscules, et les chiffres à droite des chiffres à gauche des symboles.
               
              Pas grave ! L’important est qu’ils aient progressé à l’ancienneté, pour ne surtout pas les traumatiser. Et surtout ne pas traumatiser le ministre...
               
              Au bout de la cascade de fraudes, on a des inspecteurs qui comprennent rien à la discipline qu’ils supervisent. A moins qu’ils ne viennent que pour pirater des logiciels.
              Obligation : on doit faire croire aux élèves que la relation de Bernoulli remplace toute la mécanique des fluides, et que « l’avion vole grâce à Bernoulli ». Le pompon fut un sujet de bac pro en hydraulique où la question posée était : « La conduite rompt. Quelle est la vitesse d’éjection de l’huile à l’instant de la rupture ? ». Bah wi, puisqu’on vous dit que Bernoulli remplace toute la mécaflu...
               
              Et j’en ai publié bien d’autres, des chefs d’oeuvres dans des sujets de bac. Jamais l’inspecteur n’a détecté que le prof rédacteur déconnait grave.

              • chantecler chantecler 16 février 13:18

                Difficile de parler des enseignants tellement il y a de disparités entre les établissements :
                Dans certaines structures ça fonctionne assez bien et il est possible de croire en la profession et de ne pas y laisser sa santé .
                Dans tant d’autres c’est un enfer difficilement imaginable .
                C’est comme si vous étiez au volant d’un véhicule complètement pourri et qu’on vous réclamait des performances.
                Le mammouth se porte bien , merci pour lui , pour lui et nombre de fonctionnaires moyens et hauts qui sont payés pour vous dire et vous imposer « comment faire mieux avec moins », pourquoi votre fille est muette , et vous immobiliser avec leur textes et programmes déconnectés des réalités , et en laissant filer la discipline ....
                Là c’est le règne de l’idéologie , des expérimentations pédagogiques hasardeuses qui perdurent pendant des années même si leur martingale ne fonctionne pas .
                Et encore je n’aborde pas la disparité de moyens mis à disposition : j’ai eu un CE 2 qui n’avait jamais eu de livre de français dans sa scolarité primaire . Et je peux dire que cette classe était largement handicapée lecture dès le CP ... !
                C’est pas que les enseignants n’en voulaient pas , mais la hiérarchie l’avait refusée :« faites écrire les élèves ! »
                « La production de textes , par les élèves c’est l’avenir... ! »
                Autrement dit certains enseignants en bavent et d’autres sont relativement peinards : tout dépend où ils sont nommés ....
                Mais les bonnes places sont chères , l’égoïsme ancré .
                Ce qui est profondément injuste .
                D’autant que quand surviennent de grosses anomalies , l’attitude de la hiérarchie est de faire l’autruche, pas de vagues, et d’en faire porter la responsabilité à l’enseignant , comme s’ils étaient responsables des ratés antérieurs , de certains individus « cassocs » , de certaines classes , écoles ou collèges délétères .
                Certains enseignants parfaitement opportunistes , par carriérisme , lèche cultage , disent amen à tout y compris aux pires dérives de cette hiérarchie structurée en poupée russe .
                Ils en sont récompensés :
                Deviennent directeurs déchargés, (ou conseillers pédagos , IEN ...) et leur progression de carrière est très favorisée .
                Le principal étant leur façon d’enfumer et de faire porter la responsabilité ailleurs .
                D’autres sont encore responsables syndicaux , déchargés eux aussi .
                Car dans les inspections on ne demande jamais l’avis de la base des enseignants au contact , qui pourtant par ses observations , son expérience pourrait éclairer ,dénoncer , proposer quelques solutions pour déverrouiller certaines impasses ou prendre de mesures .
                Non , ce sont les syndicats qui sont toujours convoqués les interlocuteurs ..
                Et en général un délégué ne va pas risquer de perdre son statut pour retourner au taf .
                « Allez, circulez il n’y a rien à voir ! »


                • mmbbb 17 février 10:51

                  @chantecler c est connu mais bon le mammouth, un ministre a voulu le faire bouger, le corps enseignant a fait bloc . Quant a la disparite de l enseignement d un etablissement a un autre , c est dramatique J ai du changer de lycee , prof de francais et de maths absents , le prof de math remplace au bout de 2 mois par un branquignolle dont seul l EN peut embaucher Je n avais pas les moyens d avoir les cours de rattrapage Quant on m affirme que l egalite des chances est une priorite j ai envie de sortir une kala . L enseignement francais a toujours ete selectifs et cette education national n est plus le creuset qui permet de sortir l enfant du peuple de sa condition la cour des comptes l a affirme dans un rapport de 2014. L EN est devenu une poubelle système rendu perenne par un hierachie imbecile mais cooptée par les syndicats. Le comble du cynisme dans cette affaire est Brighelli du Point, il fut syndicaliste , oeuvra dans les arcanes de cette institution et désormais a une position d obusier . il ne cesse de tirer a boulet rouge sur cette institution . Du grand art ! Quant au parents leur responsabilte est trop souvent eludée , il ne faut pas froisser les esprits , des familles groseilles je les ai connues dont le seul horizon intellectuel est le poste de television mais bon on ne peut leur foutre des beignes sur la gueule . Un milieu structuré et avec un minimum de rigueur intellectuel, cela aide tout de même a l apprentissage me semble t il


                • pipiou 16 février 13:30

                  Ce serait trop long de répondre à tout, mais l’auteur sait-il que beaucoup d’élèves d’aujourd’hui arrivent très bien à ne pas utiliser leur téléphone en classe, à ne pas porter de casquettes dans les couloirs et à travailler sérieusement.
                  D’ailleurs il y a une forte corrélation entre respect des règles et réussite scolaire.

                  Alors pourquoi devrait-on se plier aux exigences de ceux qui ne veulent pas faire cet effort ?

                  Sous prétexte que des élèves insultent ou frappent leurs profs doit-on dire que la société est ainsi que donc les profs doivent se préparer au combat rapproché ?

                  Sous prétexte que des enfants restent devant leur télé jusqu’à 2h du mat doit-on s’habituer à des élèves qui dorment en classe ?
                  etc ...


                  • popov 16 février 14:35

                    @Surya

                     
                    À une époque où de plus en plus la ressource « naturelle » qui va faire la différence entre les pays est le savoir faire de sa population, l’état devrait investir massivement dans l’enseignement.
                     
                    Chacun est égal devant la loi. Cela ne signifie pas que chacun a les mêmes capacités ou les mêmes motivations. 
                     
                    Il faut donc un enseignement à plusieurs vitesses. Des classes pour les gosses doués et d’autres pour les cancres et un niveau entre les deux. Avec certaines possibilités de passer d’un circuit à l’autre. Sinon, ce sont les cancres qui déterminent le niveau (car il ne faut pas les stigmatiser n’est-ce pas).
                     
                    Et puisque les instits doivent assumer en partie ce qui est le rôle des parents, il faut des classes beaucoup plus petites, d’autant plus petites que les gosses sont ingérables.

                    • Fergus Fergus 16 février 17:51

                      Bonjour, Surya

                      Voilà des réflexions que je qualifie de « lucides » sur ce qu’est devenu le métier d’enseignant dans la plupart des établissements.

                      Le pire est que, sauf à créer « un enseignement à deux vitesses » comme le suggère Popov - ce qui est intellectuellement choquant -, l’on ne voit pas la solution.

                      On le voit d’autant moins que les profs sont, comme les médecins, les flics ou les élus, nettement moins respectés es-fonctions qu’auparavant : la plupart des gamins se croient investis du droit de parler d’égal à égal avec les adultes en toutes circonstances et rejettent donc toute forme de tutelle.

                      Or, toute éducation réussie passe tout à la fois par des espaces de liberté mais également de la discipline et le respect des règles en vigueur.


                      • popov 17 février 02:05

                        @Fergus


                        Bonjour
                         
                        Ce n’est choquant « intellectuellement » que pour ceux qui confondent égalité de droits avec égalité de capacités.
                         
                        Pourquoi laisser de bons élèves se faire tirer pas le bas par ceux qui ne sont pas adaptés au programme ?
                         
                        Pourquoi s’acharner à vouloir instruire des gosses qui n’ont pas reçu de leur famille une éducation sociale de base ? On ne fera jamais boire un cheval qui n’a pas soif. Pour ceux-là, ne vaudrait-il pas mieux un programme plus léger, avec beaucoup de sports et l’apprentissage d’un minimum de règles sociales ?
                         
                        Si l’EN ne se dirige pas dans cette direction, c’est le privé qui s’en chargera. Malheureusement, le privé, c’est payant. Il en résultera un enseignement à deux vitesses basé non pas sur les capacités des enfants, mais sur leur classe sociale alors qu’il y a des élèves prometteurs et des cancres dans toutes les classes sociales.
                         
                        L’égalité devant la loi consiste à donner à chacun ce dont il a besoin, pas de niveler par le bas pour rendre le programme accessible à tous. Négliger l’EN et faire des instits des parias méprisés par leur hiérarchie, par les gosses et leurs parents, c’est le chemin le plus direct vers le sous développement et la tiers mondialisation.
                         
                        Pour revenir au problème des instits, puisque dans certains milieux ils doivent assumer en grande partie le rôle des parents, pourquoi ne pas les y aider en les formant dans ce sens et en réduisant le nombre d’élèves par classes pour les rendre plus gérables. Si cela ne se fait pas qui aura encore envie de devenir instit ?
                         

                      • mmbbb 17 février 12:38

                        @Fergus c’est tout de même etonnant que le film « entre les murs » ait recu tant d eloges C est par pure symetrie ce que vous denoncez alors que ce film montre une classe ou les eleves et le profs tiennent une conversation de comptoir de cafe ou presque Quoi qu il en soit l unite de l enseignement n ’existe plus et le milieu social est determinant l implantation des etablissements scolaires aussi Ce type discours est quelque peu hypocrite


                      •  C BARRATIER C BARRATIER 16 février 18:15

                        On ne peut pas parler de la même façon de tous les professeurs. Il y en a qui ont une voix, un charisme naturels. Il y en a qui savent avoir un comportement d’acteur ...accrochant leur public
                        Il y en a qui ont reçu une formation pratique, professionnelle, les ecoles normales. D’autres qui n’ont reçu qu’une formation théorique...ou même pas de formation du tout au temps de Sarkozy.
                        Il y en a qui sont venus pour les vacances nombreuses et pour pouvoir s’occuper de leurs propres enfants, alignant leur rythme de travail sur celui de le leurs enfants. Ceux là peuvent avoir par ailleurs des qualités naturelles pour réussir. Mais s’ils n’en ont pas ils ne vont pas faire autre chose.
                        Les professeurs brillants que chacun aime à retrouver existent partout. Signalons au lycée l’excellence des professeurs de classes préparatoires qui s’organisent tout seuls, ont des heures de travail individuel avec chaque élève, et sont tres bien payés.

                        Ceci dit, je pense que l’école etant de moins en moins le seul lieu d’instruction, il ne fait pas de doute que dans 20 ans, l’organisation actuelle des classes aura beaucoup bougé. Rt le statut des enseignants titulaires aussi.
                        Aujourd"hui quand un enseignant a le malheur de déclencher le désordre dans tous les établissements où on l’affecte, avec tous les elèves, il est muté systématiquement et va ailleurs pour détruire des elèves et se détruire aussi, jusqu’à sa longue maladie ou sa démission. Le statut des enseignants recrutés sur concours théorique devra à l’avenir tenir compte de de sa capacité reelle. Il faudra une autre forme de recrutement et une affectation à l’essai pendant un an,


                        • Aristide Aristide 16 février 18:17
                          Il parait qu’au USA la plupart des collégiens sont armés et défouraillent sur leurs camarades à la moindre occasion. Ici, c’est moins grave mais , la plupart sont des débiles en casquette, irrespectueux, ignares, insultants, ... M’enfin, la « plupart des gamins » sont comme cela, la « plupart des établissements » sont comme ceci, ...

                          Affligeants jugements qui se basent sur le comportement d’une minorité, une marge même, pour faire passer l’idée d’une génération complète pour des « dégénérés »...








                          • Surya Surya 16 février 23:00

                            @Aristide

                             smiley

                            Je vois que certains commentateurs ne comprennent rien au second degré et ne savent pas saisir l’humour... 

                            Faut surtout pas être trop subtile, sur Agoravox smiley 

                            La prochaine fois j’utiliserai des balises du genre :

                            [humour] bla bla bla [/humour]

                            [secondegré] bla bla bla [/secondegré]

                             smiley

                            Désolée je n’ai pas le temps de répondre à tout le monde, je ne fais que passer.

                          • Le421 Le421 17 février 08:49

                            @Surya
                            Si vous cherchez un soupçon de finesse chez certains interlocuteurs, il va vous falloir convoquer « Les Experts Miami » et leurs appareils...
                            Je n’ai cité personne.


                          • Aristide Aristide 17 février 14:14

                            @Surya

                            Il ne s’agissait pas d’une réaction à votre article. Il était question des réactions de tous ces illustres abrutis dont le421 est un imminent représentant, tous ces incommensurables idiots qui traitent une génération entiére de jeunes d’ecerveles, d’idiots, ...

                            Le débile 421 parlant de cage aux lions pour nommer d’une classe, ailleurs on insulte en soutenant que la plupart des élèves sont irrespectueux, enfin ... Un discours des plus entendus chez quelques insoumis. D’ailleurs ils ne limitent pas leurs insultes à la génération des jeunes, les francais sont à leurs yeux des moutons aveugles et bien incapables du moindre discernement.

                            Voilà de quoi je parlais ...

                          • Surya Surya 17 février 17:02

                            @Aristide

                            Ah pardon Aristide ! C’est parfois très difficile de savoir qui parle à qui dans un fil de coms.

                            Cela étant dit, pour défendre 421, je dirai que j’ai lu dans les forums un certain nombre d’instits usant d’expressions fort imagées pour nommer les élèves et les classes, dont « cage aux lions », en effet, et « zoo » (la personne en question se plaignant d’être « gardien de zoo » plutôt qu’enseignant.

                          • pipiou 18 février 02:14

                            @Aristide

                            Comme le dit Surya l’image « cage aux lions » est utilisée très souvent dans le milieu éducatif, car c’est une image très parlante et adaptée au contexte.
                            Et elle n’a pas spécialement une connotation péjorative.

                            Et la plupart des élèves ne sont peut-être pas irrespectueux, mais effectivement les comportements irrespectueux sont très fréquents.


                          • baldis30 17 février 10:18

                            Bonjour

                            « il est gendarme, qu’il ait envie de l’être ou pas (là, il s’agit plus d’un képi que d’une casquette), parce que beaucoup de gamins arrivent en classe sans avoir reçu à la maison l’éducation qui leur permettra de travailler dans le respect du prof et le respect d’autrui en général. »

                            Mille regrets mais l’homme est un mammifère et chez cet ordre il y a une généralité : celle que les parents -en l’occurrence le plus souvent la mère- éduque ses enfants. ceci existant aussi mais pas d’une façon ABSOLUE, chez d’autres ordres ... certes quelquefois la tribalité joue un rôle éducatif (éléphants par exemple) c’est une exception .... !

                            L’enseignement c’est la transmission du savoir ! pas celle du comportement !


                            • pipiou 17 février 12:48

                              @baldis30
                              Et le savoir-vivre, c’est un savoir ou pas ?


                            • popov 17 février 15:35

                              @pipiou

                               
                              Le savoir-vivre, ça fait plutôt partie de l’éducation qui devrait être transmise d’abord par les parents. C’est un ensemble de règles de comportement qui ne sont pas légalement obligatoires mais qui mettent un peu d’huile dans les engrenages des rapports humains.

                            • baldis30 18 février 09:35

                              @pipiou
                              bonjour

                              « Et le savoir-vivre, c’est un savoir ou pas ? »

                               Ne changez pas le sens d’une phrase par des contorsions anacondesques du langage ...


                            • Graal 17 février 13:56

                              Excellent article, des commentaires pertinents….

                              Mais qu’en pense donc Rosemar ?

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