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Accueil du site > Tribune Libre > Suspension des allocations familiales pour violences scolaires : (...)

Suspension des allocations familiales pour violences scolaires : Jean-Michel Blanquer dans les pas de Sarkozy 

En 2006, Sarkozy et le Ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, inventent "le contrat de responsabilité parentale", permettant au Président d'un Conseil Général, de demander à la CAF de suspendre les allocations familiales aux parents d'élèves, dont les enfants troublent le fonctionnement de l'école.

Un certain Jean-Michel Blanquer, était directeur adjoint du cabinet du Ministre de Robien !

En 2013, le Parlement, à majorité socialiste, avait abrogé la loi ! Aujourd’hui, Monsieur Blanquer devenu Ministre la ressort de ses archives !

Tout comme en 2006, le CNAFAL s’oppose totalement à une mesure qui est contre-productive et qui stigmatise, la plupart du temps, des familles en graves difficultés. Pour autant, pour les enfants mineurs, le CNAFAL n’ignore pas la responsabilité juridique des parents, mais aussi la responsabilité éducative de la République et notamment le devoir de prévention de la délinquance, tel que défini par Victor Hugo et d’autres !

Pour le CNAFAL, c’est la « chaîne » du signalement en amont, des difficultés de l’enfant et de son traitement qui s’est effondrée !

En 1998, le signalement des enfants en difficulté scolaire dans les collèges, y compris comportementale, était regroupé au sein d’une commission police-justice-Protection Judiciaire de la Jeunesse, services départementaux de la protection sociale et de la prévention de la délinquance.

Un suivi individualisé était mis en place, avec également la mise en place des « écoles de la 2ème chance », qui ont un bilan plutôt positif.

Aujourd’hui, la Protection Maternelle et Infantile, la prévention de la délinquance, compétences des départements, sont sinistrés, faute de moyens et de volonté politique ! Les moyens des CAF ont également été réduits. Ajoutons à cela, l’absence de mixité sociale des quartiers et la réduction des personnels de l’Education nationale. Cherchez l’erreur !

De plus, en 15 ans, la précarité des familles s’est accrue : des enfants et des jeunes mineurs, vivent en habitats précaires, surpeuplés ou à l’hôtel ; d’autres ne mangent pas à leur faim. D’autres, encore, sont livrés à eux-mêmes, faute d’éducateur de rue !

Ce qui nous est proposé aujourd’hui, c’est de traiter l’effet par la cause ! Après d’autres, le Ministre de l’Education nationale, veut‑il être un pompier pyromane ?

D’abord la prévention sociale en amont, avec visite systématique à domicile, ensuite on peut sanctionner.

 Le CNAFAL s’opposera énergiquement à cette proposition, si elle est acceptée !

 

Jean-Marie Bonnemayre,
Président du CNAFAL.
 

Jean-François Chalot,
Secrétaire général.


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9 réactions à cet article    


  • popov 12 janvier 16:29

    L’école doit donner les mêmes chances à tous les enfants. Cela ne veut pas dire que ceux qui ne veulent pas apprendre ont le droit de saboter les classes et de faire baisser le niveau de l’enseignement.

    Il faudrait donc un système à trois niveaux. Tous les élèves seraient dans le niveau moyen en première année. À la fin de la première année un tri serait fait : ceux qui ont obtenu un résultat inférieur à 40% passeraient au niveau inférieur ; ceux qui ont un résultat supérieur à 80% passeraient au niveau supérieur ; les autres resteraient au niveau moyen.

    À la fin de chaque année suivante, le tri se répéterait à tous les niveaux. 

    Aucun élève ne doublerait, mais une année ou deux de rattrapage seraient accessibles pour les élèves des niveaux inférieurs ou moyen qui se ressaisissent et veulent se présenter au bac.

    Les règles de comportement en classe seraient énoncées clairement et approuvées par écrit par les élèves et leurs parents. Après un certains nombre d’effractions et d’avertissements, l’élève serait renvoyé immédiatement au niveau inférieur. S’il est déjà au niveau le plus bas, exclusion de l’école.

    Un peu comme au foot : celui qui est bon passe dans une division supérieure et celui qui est mauvais, dans une division inférieure. Celui qui commet des effractions reçoit un carton jaune, puis un carton rouge.


    • révolQé révolQé 14 janvier 09:33

      @popov,’’ infraction ’’ ( ou plutôt incivilité) à moins que l’élève ne fracture une porte pour entrer. smiley


    • Sozenz 12 janvier 18:41

      Les règles de comportement en classe seraient énoncées clairement et approuvées par écrit par les élèves et leurs parents. Après un certains nombre d’effractions et d’avertissements, l’élève serait renvoyé immédiatement au niveau inférieur. S’il est déjà au niveau le plus bas, exclusion de l’école.

      et si un très bon élève est un agitateur ; il ira mettre le chantier à tous les niveaux donc ? jusqu’ à son exclusion .

      cela vaudrait dire que le plus intelligent aurait la permission de faire plus de conneries que le « cancre »

      j ai bien résumé ?


      • Sozenz 12 janvier 18:52

        @Sozenz
        ah , nous pouvons suivre la meme logique avec l’ argent .
        celui où les parents auront le plus de tunes pourront avoir plus d aisance pour faire leur conneries ;

        je ne pense pas que ce soit forcement la bonne solution pour les questions de discipline .

        par contre peut etre que les mômes qui font des conneries en classe fassent des travaux d intérêts générales ;
        que les plus intelligents donnent des heures de leur temps à aider les plus faibles . et inversement les plus faibles passer plus de temps à apprendre ou a travailler avec les surveillants pour que les momes comprennent les difficultés de discipline . serait peut etre salvateur .


      • titi 12 janvier 20:20

        @L’auteur

        Les aides sociales, relève d’un « contrat » entre les Français entre eux.

        Cependant il appartient aux parents d’assumer l’éducation de leurs enfants.

        Ils ont également une obligation alimentaire.

        C’est leur responsabilité.

        Ce n’est pas ni à l’EN, ni aux autres Français, d’assumer ce que les parents ne sont pas capables de faire.

        Ou alors que les enfants soient retirés de leurs parents.


        • Sparker Sparker 12 janvier 20:59

          @titi

          Attention à ne pas exclure la réalité socio/économique où nos enfants sont extrêmement convoités et exploités à en donner le tournis (vécu pour une de mes filles, (un burn-out d’ados, ça se remet bien quand même !!).
          Etant en contact en millieu associatif et populaire je suis allé filmer une séance d’activité dans une mpt (maison pour tous) et quasiment tous les gamins (une quinzaine) sont venu me demander s’il allez passer sur youtube, gamins de 6 à 8/9 ans, surtout les 8/9 ans.
          C’est hyperpuissant alors si vous êtes déjà fragilisé dans votre propre vie de d’adulte/parent, ça n’aide pas à maîtriser la situation.
          On est plus en 1950 maintenant l’éducation à partir de 7/8 ans se fait dans les mœurs de la société plus chez les parents.


        • titi 17 janvier 14:52

          @Sparker

          Cela pose encore la question de ce qu’est l’action de l’Etat et ce qu’elle n’est pas.
          Est-ce à l’Etat de palier aux carences parentales ?

          Je ne pense pas.

          Nous avons une Loi :

          https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070721&idArticle=LEGIARTI000006426469

          https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do ;jsessionid=54B65EDC3173E631157E0B1DC3931805.tplgfr36s_1 ?idSectionTA=LEGISCTA000006136527&cidTexte=LEGITEXT000006070721&dateTexte=20190117

          Elle dit clairement que ce n’est pas parce que Monsieur ou Madame se cassent du foyer que la charge de l’enfant retombe sur la société, ni pécuniairement, ni éducativement.


        • waymel bernard waymel bernard 12 janvier 22:39

          "Aujourd’hui, la Protection Maternelle et Infantile, la prévention de la délinquance, compétences des départements, sont sinistrés, faute de moyens et de volonté politique !" Non les moyens des départements sont gaspillés dans l’accueil des prétendus mineurs non accompagnés, un gouffre financier.


          • popov 13 janvier 01:31

            @waymel bernard

            Dans un pays normal, quand la police trouve un « mineur non accompagné », elle le conduit à son ambassade. L’ambassade remercie la police, s’arrange pour rapatrier le mineur et l’héberge et le nourrit jusqu’à son embarquement.

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