Le billet « Identité nationale : la débandade » commis par Eric Fassin le 05 janvier 2010 sur Médiapart tourne, sauf à me tromper, autour de la virilité de l’identité politique nationale et notamment de celle de deux pratiquants contemporains, dont on ne saurait dire lequel copie l’autre. Les guillemets citateurs pleuvent, qui nous interpellent (quelque part...). Pour résumer, Eric Besson et Nicolas Sarkozy nous mettraient en face de nos responsabilités sur cet autre aspect de l’identité française : « En politique faut-il en avoir ou pas ? » Le monde est suspendu à nos lèvres.
Par la faute d’Eric Fassin, qui en a, pour avoir osé faire cet aller retour orgasmique entre le ministre de l’Identité nationale, le Président et sa trahison, le ministre de l’Identité avec la sienne, je m’intéressai un peu aux « cojones ». A y perdre mon latin.
Le sujet semble intéresser. Déjà, sur Rue89 le 22 octobre dernier,Pascal Riché, dans son billet « Besson, son charter et le syndrome des « cojones », disait déjà que « Besson adore le mot « cojones », sorte de superlatif de « c ....... » et que « Pour montrer qu’il en a, il a donc sacrifié trois Afghans... ». Osé.
C’est vrai que nos hommes politiques sont pointus sur le sujet, et s’y rapportent souvent.
Plus près de nous, Georges Marchais, qui avait la langue bien pendue et aimait bien les figures de style, disait en 1978 « Comme on me cite mal, je vais me prendre à l’envers. » . Voilà déjà qui préfigurait l’Union de la Gauche. François Mitterrand, qui avait déjà sa petite idée sur le sujet et les retournements, devait rigoler sous cape.
Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget du gouvernement Balladur, resté longtemps en embuscade, faillit en avaler sa pilule quand il susurra en octobre 1994 à la "femme d’affaires de l’année", la présidente des laboratoires Upsa : « J’ai l’honneur de vous remettre le prix de la Veuve-Clito... ».
Trop tard. Le mâle est fait, comme en politique. Comme en religion d’ailleurs, comme celles dite « du Pape » qui sont ces figues de Provence (on en fait notamment des confitures) dont le nom viendrait de l’époque où les papes séjournaient en Avignon et dont on vérifiait, lors de leur élection, la virilité en raison de la légende de la papesse Jeanne. Les figues dont on faisait les papes.
Pour en finir, pour clarifier le débat, posons-nous la seule question qui vaille dans le jeu politique, celle que chacun a sur les lèvres sans vouloir l’exprimer : pourquoi celui-là choisirait de dire « cojones » en lieu et place de l’équivalent français ? Parce que le terme équivalent français, serait vulgaire ? Ou que de prononcer « testicules » fait moins viril (e ?) ?
En fait, ces deux-là dont parle Eric Fassin si brillamment sont bien malheureux. Ils en ont gros sur la patate : ils veulent être aimés. Pas pour eux, mais pour leurs cojones.
Alors, d’ici 2012, rassurons-les en leur parlant doucement, berçons-les chaudement, ils ont froid, ils ont deux trous rouges au côté droit, celui où ils vont tomber. Ah ! Rimbaud ! Ils ont besoin de nous. Posons-leur ces deux questions :
1°) « Deux, est-ce bien nécessaire, pour être aimé ? ».
2°) « Les groupies de Tom Cruise Mapother IV l’ont-elles moins aimé, en lisant en septembre 2005, qu’il n’en aurait qu’une ? ».
Surtout que les anglais disent qu’un seul testicule fonctionne à la fois quand l’autre sert de back-up. Mais ceci relève d’autres ébats.
Ce fut bien difficile de ne pas les nommer, ces deux-là, quand d’évidence elles nous sautaient aux yeux.
Ø "Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n’est pas quelque chose de naturel, de valorisant. Pour l’équilibre des enfants, je pense que la femme est mieux au foyer.""C’est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originelle d’élever des enfants. Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n’est pas par hasard". "De fait, cette femme-là, quand, elle a une activité professionnelle externe, pour des raisons de choix ou de nécessité, elle ne peut plus jouer ce rôle d’accompagnement essentiel. (...). Je considère que ce noyau est déstructuré. Les fondements sur lesquels étaient bâtie l’humanité, l’éducation en particulier, sont en partie ébranlés". "On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes ». David Douillet. (1,96 m, 125 kg), élu député UMP des Yvelines le 11 octobre 2009. Membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, numéro de la place occupée dans l’hémicycle : 64
Doit-on comprendre que leurs bonnes idées sont dans les couilles et c’est avec leur sexe que les vrais hommes parlent et agissent ? Peut-être ignorent-ils que le cerveau est leur béquille de secours ? Le jour où ils le découvriront, il y a bien longtemps que les bébés se feront tout seuls dans les éprouvettes et qu’ils pourront remonter leur pantalon pour avoir bien chaud aux fesses.
Il semble que l’ex Madame Besson ait émis l’idée de lui couper ses fameuses « cojones » afin qu’il évite de faire des petits frères aux enfants qu’ils ont eu ensemble...
"On songe encore à Nicolas Sarkozy apostrophant
un pêcheur qui insultait aussi sa virilité : « Descends un peu ! »
Pour être président, ou ministre, on n’en est que plus homme.«
Sauf que ceci a été dit par le nain suprême au milieu de 7 ou 8 gorilles...
Ce à quoi le pêcheur aurait répondu »si je descend je te met un coup de boule", alors qui en avait le plus ?...(de testicles !...)
Quand à Besson il est tellement en dessous de tout que ce n’est même pas la peine d’en parler...