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Accueil du site > Tribune Libre > “Travailler plus pour gagner plus” : d’une misérable (...)

“Travailler plus pour gagner plus” : d’une misérable rhétorique

Nicolas Sarkozy est interviewé par le Figaro.

Bien que n’ayant pas été invité à prendre part à cette discussion, je me permets néanmoins de répondre à mon tour à Monsieur Sarkozy, en me posant en quelque sorte du côté de ceux qui, pour des raisons diverses et variées, ne réussissent pas à intégrer la “France qui gagne”, bref, ceux qui, pour le dire vite, “perdent”. Mais d’abord citons un extrait de l’interview en question :

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(le fig.) - Vous parliez des valeurs de la droite. Quelles sont-elles  ?

(N. Sarkozy) - Au premier rang, je mettrai la valeur travail dont l’oubli résume à mesyeux toute la crise morale française. Le travail a été délaissé par la droite et trahi par lagauche. Les socialistes ne parlent plus des travailleurs, c’est un signe. Je veux être lecandidat du travail. C’est ma cohérence et le ciment de mon projet. La deuxième valeur, c’est le respect. L’erreur de mai 68, c’est d’avoir pensé faire le bonheur de l’élève en leconsidérant comme l’égal du maître. Or, si l’élève a vocation à dépasser le maître, il doitrespecter son autorité. Enfin, il y a la valeur de responsabilité. Je considère qu’il n’existepas de droit sans devoir en contrepartie. Je demande que nul ne puisse refuser plus dedeux offres d’emploi qui correspondent à sa qualification. Je demande aussi qu’il n’y aitpas de minimum social sans une obligation d’activité en contrepartie.

(le fig.) - Avec ce discours, est-ce que vous ne refaites pas aux Français le coup de la «  fracture sociale » ?

(N. Sarkozy) - La fracture sociale c’était défendre les pauvres sans travail. Je veux qu’onoublie pas les travailleurs pauvres. Je ne promets pas plus d’assistance, mais plus detravail. Je suis contre l’égalitarisme, l’assistanat, le nivellement, pour le mérite, la justerécompense des efforts de chacun, et la promotion sociale.

(le fig.) - Sur la valeur travail, l’immigration ou l’éducation, Ségolène Royal ne dit- ellepas la même chose que vous ?

(N. Sarkozy) - Les socialistes proposent de travailler moins. Moi, je propose de gagnerplus. Jusqu’à présent, la candidate socialiste ne nous a pas fait l’honneur de nous dire cequ’elle proposait sur les 35 heures. Moi, je le dis très simplement : je veux que les 35 heures soient un minimum, pas un maximum. Sur les clandestins, c’est clair : si je suisprésident de la République il n’y aura pas de régularisation globale. Est-elle prête àprendre le même engagement ?

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(dh) - La valeur travail dites-vous ? Mais en quoi le travail est-il une valeur ? This is the question. C’est-à-dire... il y a bien des gens qui travaillent, dans des ateliers de couture, des fabriques d’automobile, des pizzerias, des salons de coiffure, il y a des médecins, des avocats, des conseillers en relations publiques, des ministres, des traders. Tous ceux-là exercent une activité dont on pourrait dessiner les caractéristiques suivantes (parmi d’autres ).

1° Ils consacrent une bonne partie de leur existence propre à s’occuper de l’existence de l’autre. Les objets dont ils s’occupent, les automobiles, les coiffures, la maladie, les administrés, l’argent, forment ce que j’appelle des objets sociaux, éventuellement créateurs de liens sociaux : par leur intermédiaire, des personnes qui n’auraient aucun intérêt à se rencontrer nouent des relations, parfois éphémères, parfois durables (quoi qu’on puisse à bon droit se demander quel est premier du lien social ou de l’objet social ).

2° Ces objets cependant, les objets du travail, ne sont pas engendrés par altruisme, si j’ose dire. Et c’est là le caractère somme toute paradoxal de l’activité de travail : car leur déploiement sert aussi l’intérêt propre du travailleur. Ce que vous appelez, vous, le travail, c’est manifestement le travail payé, rémunéré. On ne comprendrait pas que des personnes passent des milliers d’heures de leur existence à fabriquer des automobiles ou des pizzas pour la satisfaction d’un plaisir personnel. Il s’agit donc bien, comme votre formule “Travailler plus pour gagner plus” le dit sans équivoque, de gagner de l’argent. La dimension éthique, je le dis non sans ironie, de votre programme, consiste à assimiler “l’épanouissement personnel” prisé par l’ego-psychologie de magazine à l’enrichissement financier : dès lors, il est assez paradoxal de présenter le travail comme une valeur alors qu’il n’est dans votre logique qu’un moyen - comment un moyen se transmue en valeur : je vous invite pour le comprendre à relire Nietzsche .

3° Du coup, l’activité de travail rémunérée semble avoir au moins deux finalités : premièrement, elle permet de gagner de l’argent, et secondement, et comme par un effet dérivé, elle produit du lien social. C’est là j’imagine que se glisse votre remarque sur le travail comme cohérence et ciment de votre projet politique. Effectivement, le travail rémunéré cimente le social. Il le cimente là où précisément on pourrait s’attendre, comme dans l’état de nature de Hobbes, à ce que chacun poursuive son intérêt propre au mépris de l’intérêt des autres. En travaillant, je m’occupe à la fois de mon intérêt propre et je contribue à cimenter le social. Bien. Dans un monde idéal (la démocratie coiffée du voile de l’ignorance de John Rawls par exemple), on pourrait s’en satisfaire rationnellement .

4° Du coup, je sacrifie au travail une partie de ma durée de vie, et une partie importante, parce que tout travail s’accompagne d’une certaine pénibilité - et la peine qu’on y prend, à cette durée là, se paye au bout du compte, parfois psychiquement, mais souvent aussi physiquement. C’est pourquoi la question de la rémunération est cruciale quand on parle du travail : or, je note qu’à aucun moment vous n’évoquez la rémunération du travail. Vous proposez de travailler plus, c’est-à-dire de sacrifier encore plus de temps, mais votre approche est en réalité purement quantitative. Là où la rémunération vient indiquer une certaine qualité de cette durée occupée par le travail, c’est-à-dire dans l’idéal, devrait compenser la peine qu’on y prend, vous vous contentez de mettre tous les travailleurs dans le même panier, les invitant à travailler plus pour gagner plus : qui ne voit ici une supercherie ? Assimiler comme vous le faites une heure de travail sur une chaîne de fabrication industrielle et une heure d’exercice de la médecine ou une heure du travail d’un employé des postes à son guichet, c’est tout réduire à cette sorte d’économie purement quantitative, qui occulte les hommes derrière les objets sociaux, et ne prend jamais en compte la pénibilité qualitative du travail .

5° La rhétorique du temps de travail, à laquelle se résume votre projet social, parce qu’elle ne prend pas en compte les différences qualitatives des durées passées à travailler, pas plus que les différences de rémunération, est tout bonnement simpliste. Vous généralisez, là où, au contraire, il faudrait, dans l’esprit d’un Michel Rocard par exemple, faire de la casuistique. Madame Parisot, présidente du Medef, va plus loin que vous quand elle présente le travail comme la voie privilégiée (et galvaudée) de l’épanouissement personnel. À l’aulne de cette psychologie de comptoir, qui fait tant florès aujourd’hui dans les librairies et certains cabinets de psychothérapeutes, on raccroche l’activité salariée au genre de l’ “estime de soi” - occuper un emploi, voilà qui est forcément épanouissant et valorisant pour le sujet. C’est là projeter sur les autres en bloc votre propre phantasme - je me réjouis sincèrement que votre travail à vous, de ministre ou de patron soit valorisant et épanouissant, mais pourquoi faudrait-il que le travail du travailleur à la chaîne, du pizzaiolo ou de l’enseignant le soit forcément aussi. Pourquoi vous semble-t-il si difficile d’imaginer que d’autres puissent exercer un emploi qui les aliène, les rende malheureux ou dingues, les dégoûte, - s’ensuit que parfois ils le considèrent comme une simple affaire alimentaire, c’est-à-dire un “moyen” ?

Faire du travail une valeur, sans nuance et sans différence, monsieur Sarkozy, c’est manquer de respect à la réalité : vous qui prônez, c’est votre seconde valeur, le respect, vous devriez commencer par respecter la réalité et entendre la pluralité des voix qui causent de leur travail.

Votre laïus final sur la responsabilité procède du même mépris de la singularité des situations et des personnes. Qu’il n’y ait pas de droits sans devoirs, ça ne coûte pas grand chose de le dire. Voilà une sorte d’équation abstraite, presque tautologique (car le droit se définit précisément par le devoir et réciproquement). L’aberration logique, c’est que vous passez allègrement de cette sorte de vérité plate et abstraite (vérité de principe, consensus à peu de frais) à la réalité la plus crue une fois encore : mais pas toute la réalité ! La responsabilité ok : mais la responsabilité d’une partie des Français seulement, et cette partie la plus pauvre, celle qui précisément ne travaille pas, ou peu, bref, le monde des perdants, de ceux qui décidément n’y arrivent pas. Et la responsabilité des autres ? De ceux qui gagnent comme vous dites ? Pourquoi désigner ainsi à la vindicte populaire ceux qui déjà sont mal en point ? Un homme est à terre, blessé, et vous lui donnez un coup de pied aux parties. “Sois responsable ! relève toi, vatravailler ! “. C’est exactement cela.

Savez-vous pourquoi on a inventé les aides sociales Monsieur le ministre ? On les a inventées précisément pour que ceux qui n’y arrivent pas, c’est-à-dire ne parviennent pas à exercer un travail rémunéré et dès lors n’ont pas les revenus suffisants pour subsister, ne meurent pas tout à fait de faim. Il existe des sociétés où l’on n’est guère ému par cela qu’une partie des gens crève de faim. Mais dans les sociétés où existent des aides sociales, il faut croire que le fait de savoir que quelqu’un crève de faim à deux pas de nos logis, est une idée suffisamment insupportable pour que l’on s’engage à l’aider un peu. Certes, les motivations qui justifient l’opportunité d’une telle aide relèvent peut-être tout autant de l’amour du prochain que de l’amour-propre, ou de la pitié au sens rousseauiste : c’est-à-dire que je prends conscience que le type blessé à terre, ça pourrait tout aussi bien être moi - et par prudence, je consens à l’aider en considérant qu’à mon tour, si j’occupais sa place, on en sait jamais, la vie est tellement précaire, j’apprécierais qu’on m’aide un peu. Il n’empêche : vous essayez de nous faire croire que la différence entre ceux qui échouent et ceux qui réussissent tiendrait simplement à ceci que ceux qui échouent manquent de volonté - c’est-à-dire qu’il leur manque ce par quoi précisément celui qui réussit réussit : la volonté, la persévérance, la croyance que le travail est nécessaire à l’épanouissement personnel. Or, ne vous est-il pas venu à l’esprit que les aléas de la vie ne sont pas étrangers aux destins de nos volontés - qu’on échoue ou qu’on réussisse (selon vos critères). Qu’il demeure tout de même plus facile de devenir médecin quand on est bien né, qu’on a bénéficié d’une enfance suffisamment bonne, et, plus tard, d’un soutien financier familial au moment des études. Et il reste vrai, aujourd’hui comme hier, ici comme ailleurs, que naître pauvre, c’est partir de plus loin, et que dès lors, le chemin qui mène à la réussite est forcément plus retors, plus exigeant pour la volonté, et riche d’expériences démotivantes. Rajoutez à ceci une couleur de peau, ou un nom, qui vous destine à des discriminations supplémentaires, un zèle de la police à votre égard, et vous conviendrez qu’il est irrespectueux d’en appeler à la bonne volonté de chacun sans prendre en compte les obstacles auxquels ces volontés doivent s’affronter et qui ne dépendant pas d’elles.

Vous demandez qu’on ne puisse plus refuser deux offres d’emploi successives et que l’aide sociale soit conditionnée par une contrepartie en termes d’activités. Mais pourquoi, dites-moi, ceux qui vivent dans la misère devraient-ils de surcroît accepter n’importe quel emploi ? C’est ce qu’on exige des justiciables soumis aux travaux d’intérêts généraux - et là, ça peut se défendre. Mais étendre ces travaux d’intérêts généraux aux personnes qui n’ont pas la volonté ou les compétences ou les dispositions d’esprit pour les effectuer, ou qui, simplement, n’ont pas eu de chance, c’est tout bonnement les assimiler à des criminels, lesquels on peut condamner effectivement à la mise entre parenthèse de leurs désirs : “Tu exerceras cette activité, qu’elle te plaise ou non, telle est la condamnation à laquelle la société soumet ton désir et une certaine durée de ton existence.“ Dès lors, l’aide sociale n’est plus la manne qui vient corriger (modestement il est vrai) les inégalités, soutenir les personnes vulnérables ou peu adaptées au modèle dominant de la réussite sociale par le travail, mais elle devient une rémunération en échange d’une activité - sauf que : cette rémunération n’aura évidemment rien de comparable aux rémunérations du travail salarié traditionnel. Bref : c’est la porte ouverte à l’exploitation des miséreux.

Vous me direz : si nous obligeons les pauvres à travailler, c’est évidemment pour leur bien. Corrigeons : parce que vous savez, vous, ministre de l’Intérieur et patron des patrons, ce qui est bien pour les pauvres ? Mais dites-moi : comment donc le savez-vous ? Avez vous déjà vécu avec 600 euros par mois ? Etes-vous né dans une cité minable au milieu de tours crasseuses ? Et pourquoi faut-il toujours qu’on leur donne des leçons, aux pauvres ? Ne leur suffit-il pas de vivre dans la misère, qu’on les accable en plus de discours moralisateurs et stigmatisants, mettant en doute leur courage et leur volonté ? De quel droit vous prétendez-vous psychothérapeutes des pauvres ? Les pauvres se permettent-ils de dire aux riches de quelle manière ils devraient vivre ? Devraient-ils se contenter de les envier ?

Et encore : si les aides sociales ruinaient véritablement le pays ! Mais le coût du RMI pour la nation s’élève à moins de 6 milliard d’euros, soit 0,27% du PIB. En comparaison le montant des aides publiques aux entreprises et les allègements fiscaux ou d’exonérations sociales s’élevaient en 2004 à plus de 20 milliard d’euros. Croyez-vous réellement que les aides sociales représentent une charge si insupportable pour le pays ? Car soyons “réalistes” : de toutes ces personnes qui, pour des raisons diverses et variées, ne trouvent par leur place dans le monde du travail salarié, qu’adviendrait-il si, du jour au lendemain, on les condamnait à se débrouiller sans les aides sociales ? Croyez-vous vraiment qu’elles y trouveraient soudainement une motivation suffisante pour s’engager sur le sentier lumineux de la réussite sociale (entendue dans votre acception) ? La vérité, qui ne date pas d’aujourd’hui, c’est que la providence de la nation à l’égard des plus vulnérables, des moins adaptés, achète la paix sociale, prévient la révolte, fait taire les motions agressives. En condamnant les plus démunis à cette sorte de double peine qui les obligerait à exercer n’importe quel travail en échange de l’aumône publique, et qui les punirait en conséquence en cas de refus ou d’incapacité, vous jouez avec le feu, Monsieur le ministre. Mais ça n’est pas la première fois que vous jouez avec le feu - et tant que vous avez la police à vos côtés, c’est comme dans les régimes militaires, voyez-vous, vous vous sentez capable d’éviter le pire.

Vos psychothérapies de masse à destination des plus vulnérables ou des moins adaptés, votre vision monochrome de l’existence humaine - qui ne semble avoir pour seule finalité viable que de travailler plus pour s’enrichir financièrement -, votre incapacité totale à vous représenter la situation réelle des pauvres, comment ils survivent au jour le jour, votre pédagogie corrective dont l’autorité se soutient essentiellement de la force policière, de la peur du gendarme, à défaut d’argumentaire un peu subtil, tout cela laisse augurer du pire, Monsieur Sarkozy. Pourquoi faudrait-il, mon dieu ! que tous les êtres humains sans exception soient destinés à désirer la même chose, c’est-à-dire, selon vous, plus d’argent. Ne voyez-vous pas autour de vous des personnes qui préfèrent à la réussite financière l’approfondissement de leur vie affective, l’amour, pour ainsi dire, et d’autres, la création d’objets inutiles, d’oeuvres d’art, et la poésie ? Quelle place accordez-vous dans votre monde aux fous, aux poètes et aux amoureux ? En privilégiant de manière radicale le point de vue des “gagnants”, sans tenir compte de la réalité des “perdants”, en faisant l’apologie d’un modèle de réussite sociale fondé sur l’appât du gain, en faisant ainsi appel aux pulsions les plus archaïques de la psyché humaine (ce que les psychanalystes kleiniens appelent l’envie), en manipulant la haine et le ressentiment, vous creusez la discontinuité sociale, laquelle est déjà bel et bien creusée, vous attisez les sentiments d’injustice de part et d’autre, bref : vous risquez gros. La politique, disait Platon dans les Lois, est un art, et pas un jeu. Les cartes de votre jeu sont bien trop pauvres, à mon avis, pour garantir que vous puissiez exercer un pouvoir politique juste et éclairé.


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242 réactions à cet article    


  • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 8 février 2007 11:05

    Les pamphlets anti Ségo/Sarko ce font de plus en plus long (qui a dit chiant).

    Et pendant ce JMLP monte, monte, monte ...


    • LE CHAT LE CHAT 8 février 2007 11:15

      @cris

      je vais faire plus court , il l’a dit « il vaut mieux trop de caricatures que pas de caricatures » . Alors encore une petite obole dans le bac à sciures des sarkolâtres . Dans la tradition des chats sont niais , voici une reprise d’un vieux tube des chats relous

      on a chanté l’amour et les violettes

      mais jamais les nabots et les talonettes

      pourtant je connais à Neuilly

      Un gnome arriviste et rikiki

      Qui tous les jours pour se hisser

      chante cette ode aux nabots talonés

      REFRAIN

      Sarkozette , Sarkozette

      tu es roi grâce aux talonettes

      ton ego ne péterait pas si haut

      S’il n’y avait pas les talonettes

      les talonettes à nabot

      sarko , t’es foutu , le chti cat est camuché dinch’l’orloch’ smiley smiley smiley smiley


    • Julot (---.---.208.241) 8 février 2007 12:35

      Frnachement, vous n’avez pas honte d’attaquer Sarko sur sa petite taille ? J’imagine que vous vous moquez aussi des handicapés dans la rue.

      C’est d’un minable, et quelque peu imature.

      Et c’est un mec qui ne votera pas sarko qui vous le dis.

      Pourquoi ne pas aussi parler du nez de séholène royale ou de son tour de poitrine.


    • LE CHAT LE CHAT 8 février 2007 13:08

      @JULOT

      c’est quoi la caricature pour toi ?


    • Anto (---.---.178.10) 8 février 2007 16:12

      pas d’accord non plus Actias. C’est meme l’un des meilleur que j’ai vu sur segosarko depuis longtemps. En général, ces articles se résument à des combats de pompom girl : sego est la plus forte ! non c’est nico !" etc... Là on a un article certes engagé, mais surtout argumenté qui au lieu de s’attacher au personnage (du moins la plupart du temps) s’attache au discours et à la rhétorique de NS. Tu as raison il part d’une phrase. Mais chacun des mots de NS est choisi avec soin. De plus ce thème est au centre de sa campagne, il l’évoque dans un des plus gros tirages français qui pour ne rien gacher, le soutien.

      Cet echantillon est au contraire du pain béni pour une analyse.


    • dana hilliot dana hilliot 8 février 2007 16:38

      @actias

      ben dis donc.

      Que de haine.

      Je m’étonne qu’un article aussi minable puisse mériter autant de haine. « merde, connard, fillette de huit ans »

      Vous avez le surmoi qui fonctionne à bloc vous. Enfin.. tant mieux pour vous.

      (c’est dingue ce qu’on peut se permettre d’insultes sur internet, bien à l’abri derrière son écran d’ordinateur.)


    • karg se (---.---.160.3) 8 février 2007 17:41

      si sarko avait du respect pour les gens qui bossent dans les abattoires il demanderait pas au prefet d’ile et vilaine une exemption pour ne pas avoir a porté l’équipement d’hygiène standard durant les visite. L’abattoire a faillit être arrêter.


    • françois m. (---.---.209.214) 8 février 2007 20:15

      Oui.

      Et il éviterait aussi de dire aux ouvriers smicards de l’abattoir que l’augmentation des prix de l’immobilier est une chance pour la France.

      Une honte venant d’un bon bourgeois de Neuilly.


    • (---.---.226.153) 9 février 2007 07:28

      « Travailler plus pour gagner plus », ça c’est le slogan avant les élections.

      La réalité, après les élections sera « travailler plus pour gagner moins ».

      On a les gueules de bois qu’on peut ...


    • Neopolis (---.---.4.130) 9 février 2007 19:22

      Réaction rapide en qq points au pamphlé « universitaire » de Cris Wilkinson.

      Préalable : Ma réaction a ton commentaire n’est pas une diatribe pro sarko même si je lui reconnaîs quelques idées interressantes....mais ton point de vue me semble très manichéen, intelectualiste et excessivement « universitaire » et s’éloigne très souvent du bon sens et du simple pragmatisme...Je ne sais pas ce que tu fais dans la vie....saches simplement pour information que j’ai été 2 ans au chômage peu après la fin des mes études, que j’ai vécu pendant ce temps du RMI et que je travailles à nouveau depuis 2 ans...Et que je veux te donner mon point de vue sur quelques uns des thèmes auxquelles tu fais référence.

      1/ Les personne ont d’abord besoin d’un travail pour vivre....Pour l’immense majorité, le salaire n’est pas l’accessoire du travail mais son corolaire...Dire que le travail est une valeur c’est au moins reconnaître qu’il est fondé sur une contrepartie qui s’appelle le salaire...Car envisager le Travail comme un phénomène sociologique impliquant « Des objets sociaux » et des « liens sociaux » c’est déja s’éloigner de la nécessité de cette réalité.

      2/Par extension a cette première remarque, On ne sacrifie pas une partie de sa vie au travail car on travaille par nécessité.....employer le terme « sacrifier » supposerait qu’il y’ait une alternative au travail pour vivre...si tu la connais dis la nous vite...

      3/Dire que le travail est pénible c’est une évidence....La pénibilité et avec la compétence et le talent le fondement même du salaire....ce qui n’empêche pas de trouver un interêt dans son travail....

      4/Il est heureux que quelqu’un qui consent davantage d’effort gagne plus....rémunérer d’un salaire identique une personne travaillant moitié moins qu’une autre personne n’aurait aucun sens...De même, il est normal que les compétences rares soient mieux payées... Ce qui est rare est cher...Et je doute qu’on puisse changer cette réalité....car rareté et chereté entretienne un lien tautologique pour emprunter un mot cher à nos universitaires.

      5/Le RMI est j’en sais quelques chose est une aide précieuse,mais il n’est nullement question dans les propos de Mr Sarkosy de le supprimer...sauf à projeter sur lui la volonté d’un ultra-libéralisme qu’il n’a jamais revendiqué.

      6/Faire la chasse aux gens qui profites abusivement des aides de l’Etat n’a rien d’insultant pour celui qui en bénéficie légitimement et moins encore pour le contribuable qui la finance...c’est même un principe de justice nécessaire.

      Bien d’autres choses m’ont fait régagir dans tes propos mais par manque de temps, je ne peux malheureusement pas les développer pour l’heure...j’espère cependant avoir contribué à « enrichir » ta réflexion...

      Pour te rassurer, je pense sincèrement qu’on peut être tout à la fois idéaliste et pragmatique, il suffit de débarasser l’idéalisme de l’idéologie et le pragmatisme de l’indifférence.

      Bonne chance...


    • LE CHAT LE CHAT 12 février 2007 08:43

      - 32 pour ma chansonette sur ce fil envahi par les sarkopithèques , +7 pour la même sur le fil bayrouiste

      le système des votations est il vraiment pertinent ? à moins que ..... Une trentaine de types des RG s’est logué pour replier le vilain minet qui pisse sur les talonettes ......


    • . (---.---.104.232) 8 février 2007 11:13

      j ai entendu dire (sous entendu) allez laver les vieux ou deguisez vous en poule a l entree des supermarches je l ai deja dit sur agora, je le repete , accepter n importe quel travail ou vous n aurez plus d aide . quand je parle de laver les vieux c est exactement cela que l on propose . Comment va t il faire pour gagner les elections avec ca , je voudrais comprendre .


      • (---.---.144.164) 8 février 2007 11:22

        « accepter n importe quel travail ou vous n aurez plus d aide . »

        Nan, ca ce n’est pas le programme de sarko. Ce n’est pas « n’importe quel travail », mais deux offres de travail dans l’emploi que vous avez préalablement demandé, dans votre zone géographique. A moins d’être une fegnace, je ne vois pas le probléme.


      • RemiZ (---.---.178.10) 8 février 2007 11:32

        J’espere que c’est du second degré.

        1er boulot : Cator géant pour Castorama. Tres bas salaire, tres gros horaires !! Vous vouliez du travail, en voila !

        2eme boulot : Coupeur de tête dans un abattoir (c’est arrivé à 1 de mes amis qui a tenu 2 jours). Bienvenue dans le monde du travail épanouissant. Et après ca, y’en a qui rechignent encore ??!!


      • (---.---.144.163) 8 février 2007 11:40

        D’abord la réforme n’a encore eut lieu. Ensuite, il FAUT travailler pour vivre, et vivre est épanouissant. Est-ce que votre amis se crois supérieur au autres et refuse de faire le travail qu’ils font ? C’est un être supérieur ?


      • RemiZ (---.---.178.10) 8 février 2007 11:53

        C’est ca. C’est un être supérieur. Ceci dit, je suis sur qu’il y a plein de rentiers qui vivent très bien leur vie sans jamais travailler. On devrait leur proposer de découper des têtes de veau. Je suis sûr qu’ils trouveraient cela épanouissant...


      • Julot (---.---.208.241) 8 février 2007 12:37

        il est bien connu qu’il y a 100.000 emplois de coupeur de tête de veau à pourvoir en France.

        Soyez adulte. Critiques Sarko sur le fond, avec de vrais arguments. La vous n’êtes pas crédible.


      • demos demos 8 février 2007 13:34

        Justement, il gagnera pas ...


      • Yasunari (---.---.129.150) 8 février 2007 16:22

        Prétendre qu’il FAILLE travailler pour vivre est en soi une affirmation péremptoire, pas un argument. Mais sortir une connerie pareille alors que le gros problème économique d’aujourd’hui est le gonflement (la boursouflure ?) d’une société de RENTIERS qui détourne les ressources de l’économie réelle (celle avec des vrais gens dedans) vers une spéculation financière stérile, c’est tout bonnement obscène.


      • (---.---.31.81) 8 février 2007 16:55

        Pourquoi discuter d’une proposition démago qui n’aura aucune suite (comme la suppression des alloc pour les familles à problèmes, la tolérance zéro et autres effets d’annonces).

        Cette proposition n’existe que pour exciter les fantasmes. Tout comme celle de faire bosser les rmistes (à quoi faire, encadrés par qui, formés à quoi ?).

        Il existe évidement des fraudeurs, dans toutes les catégories sociales, à tous les niveaux. Pourquoi toujours taper sur les plus pauvres, les plus fragiles ?

        Les chômeurs qui refusent les emplois proposés par l’ANPE, ce ne sont pas les « travailleurs », ceux qui ont absolument besoin de bosser pour vivre. Les seuls qui peuvent se permettre de refuser du boulot ce sont les plus avantagés. Allez dire à un cadre sup qu’il n’a que deux choix, sinon c’est fini les alloc. Il va éclater de rire. Dites ça à un « travailleur », il éclate en sanglots.


      • (---.---.31.81) 8 février 2007 17:17

        « que nul ne puisse refuser plus de deux offres d’emploi »

        Donc :

        - On a le choix entre deux emplois, pas plus. C’est l’un ou l’autre.

        - Si on a refusé la première proposition d’emploi, on est obligé d’accepter la seconde.

        - Comme on ne sait pas si la seconde sera meilleure ou pire, ne faut-il pas accepter la première ?

        Vous avez déjà été chômeur ?

        Vous aimeriez vous retrouver dans ce dilème ?


      • gabriel (---.---.219.148) 9 février 2007 22:57

        Des rentiers qui gagnent leur vie sans travailler, vous en connaissez beaucoup ? Même Mylène farmer travaille de temps en temps !


      • (---.---.144.164) 8 février 2007 11:14

        Ouf !

        Pour résumer, le monsieur ne veut pas travailler, parce que ca le fatigue, et qu’il y a des aides sociales, donc Sarko est un salaud.


        • (---.---.38.189) 8 février 2007 11:15

          On a le droit d’être faignasse, certes. Mais alors pas au dépend des autres.

          Travailler moins et gagner moins est un choix respectable, mais il faut l’assumer et laisser à ceux qui bossent le fruit de leur efforts.

          Le parasitisme des petits malins qui vivent et se prélassent comme des parasites sur le dos de ceux qui travaillent en affaiblissant leurs revenus et plus largement l’économie toute entière aura une fin.

          Cette fin sera d’ailleurs largement initiés par ces stupides fainéants qui se permettent de jalouser, d’envier, de critiquer ceux qui les font vivre à ne rien faire et de voter pour des systèmes qui entrainent fuite et délocalisation de la manne providentielle.

          Ils recevront en échange la visite massive de plus affamés plus fainéants, plus malins qu’eux et deviendront à leur tour des victimes du parasitage social.


          • (---.---.144.164) 8 février 2007 11:19

            Ce qu’il y a aussi, c’est que ces gens qui veulent travailler un peu mais pas trop, ne veulent pas « un peu » de sécurité social et de retraite, mais la veulent tout entiére !

            Donc là aussi ils se comporte en parasites prédateurs.


          • RemiZ (---.---.178.10) 8 février 2007 11:39

            Les mentalités changent...

            Avant, en France, on était fiers d’avoir la Santé pour tous, des aides pour tous. Aujourd’hui on devrait en avoir honte car c’est à cause de ca que la France va mal.

            Juste une petite question : d’apres vous, qui coute le plus cher à l’état : les « parasites » qui « truandent » un smic ou un RMI, ou les détournements de fonds et abus de biens sociaux en tous genres ? Et surtout, qui sont les plus detestables : ceux qui « truandent » leur petit revenus ou ceux qui ont deja beaucoup d’argent et truandent pour en faire plus ??


          • (---.---.38.189) 8 février 2007 11:47

            Le truandage des uns et des autres est directement suscité par les mois scélérates qui punissent le capital au lieu de le promouvoir et qui limitent le droit au travail.

            Si chacun avait le droit de bosser comme il le souhaite et que l’épargne n’était pas spolièe pour entretenir l’Etat et les indolents qui s’en nourrissent, il y aurait moins de raison de frauder.

            La fraude n’est pas acceptable d’ou qu’elle vienne, pas plus que ne l’est le parasitisme qui est aussi une sorte de fraude au système. La circonstance atténuante est que le système encourage tout celà...


          • (---.---.144.164) 8 février 2007 11:52

            « ou les détournements de fonds et abus de biens sociaux en tous genres ? »

            Effectivement, il y a beaucoup trop de fonctionnaire, et autre emplois public fictif au service des parti de gauche.

            Les impots ont explosé, mais sommes nous mieux soigné qu’il y a 30 ans ? Pas du tout, nous sommes juste dans la moyenne basse des pays européens.


          • (---.---.220.222) 8 février 2007 16:39

            Sauf que les minima sociaux sont une invention de « droite ». C’est Hayek et son pote Friedman qui les premiers en avaient eu l’idée, renseignez vous. Et puis quelqu’un qui se prétend parler au nom de l’intelligence devrait savoir d’une, que la fénéantise ça n’existe pas et de deux, qu’obliger quelqu’un à trouver un emploi qui n’existe pas relève de la torture psychologique, ce qui est interdit par les conventions de Genève faut-il le rappeler ;)


          • king@hotmail.com (---.---.25.243) 9 février 2007 03:55

            Alors si on est de droite on est reac ? Peux-tu developper ton argumentaire ? Je pense que Sarko a le merite de dire que le travail attire/cree le travail. En France, par le passe, on a voulu le partager (stagnation du pouvoir d’achat), dans les autres pays on a pense a en creer. C’est une logique economique. Est-ce etre reac que de suivre la logique ? Il faut faire un choix : quelle societe voulons-nous. En France, il y a beaucoup de social, et malgre tout, on est le pays ou il y a le plus de mecontents. Que nous propose la gauche : plus de social ? Vous voulez plutot pas essayer autre chose ?


          • (---.---.31.81) 9 février 2007 10:39

            A king@hotmail.com

            Le partage du travail permet de créer du travail. C’est permettre à un plus grand nombre de personnes d’accéder à un revenu d’activité. C’est une diffusion plus large des revenus, lequelle est source de consommation. Ceux qui voient leur revenu diminuer du fait du partage de leur travail, puissent dans leur épargne ou le crédit, pour maintenir leur niveau de consommation.

            Travailler plus pour gagner plus, c’est le contraire. C’est la concentration des revenus au détriment de ceux qui sont écartés du marché du travail. Tout le monde y perd.

            >> En France, il y a beaucoup de social, et malgre tout, on est le pays ou il y a le plus de mecontents. Qui sont les mécontents ? Pas ceux qui bénéficient du social. J’ai jamais vu de manif de Rmistes, de chômeurs, ou d’allocataires.


          • jak (---.---.152.166) 8 février 2007 11:15

            Chère Dana, vous venez de faire pour la gauche, plus qu’elle ne puisse faire actuellement, par ses représentants.


            • Anto (---.---.178.10) 8 février 2007 15:32

              Critiquer Sarkozy n’est pas nécessairement un coup de pouce à la gauche. Si c’était le cas, ce serait d’ailleurs plut^ot triste, car cela voudrait dire que ce courant ne trouve de sens que dans l’opposition à la droite. En bref, un courant contestataire mais pas innovant.

              Mais attendez...quel était un des argument majeur de ségolène royal aux primaires du PS ? c’était la seule à pouvoir gagner contre Sarkozy. cqfd Voila un parti qui s’est enfermé dans une démarche stérile. d’autant plus, que finalement ce n’est pas la gauche qui profite des critiques de Sarkozy, mais bayrou et JLMP

              emjdcjdr


            • Sophie (---.---.160.176) 9 février 2007 05:11

              C’est, de très loin, le meilleur texte que j’ai lu sur cette imposture. REMARQUABLE.

              Tant et si bien que je me permets de le reproduire sur Actuchomage : nous sommes systématiquement référencés sur Google News tandis qu’AgoraVox est systématiquement référencé sur Yahoo Actualités... Ça fera une double ouverture afin que plus d’internautes en profitent. Car des escroqueries intellectuelles pareilles, il ne faut pas les laisser croître.

              Merci infiniment pour votre beau travail. Je vous salue,

              Sophie pour Actuchomage.org


            • Romain (---.---.202.30) 1er mars 2007 01:07

              C’est la logique des heures supplémentaires sans cotisations sociales patronales. Tout employeur proche de ses intérêts ou de ceux de ses actionnaires préférera faire travailler davantage ses employés (au besoin en les obligeant par le chantage à l’emploi) que d’en embaucher en plus.

              Et cela contribuera à une augmentation du chômage, permettant aux employeurs de maintenir la pression sur les salaires, et assez souvent les heures supplémentaires non payées ou sans la majoration légale pourtant très faible (elle est de 50% ou 100% aux USA, au moins là où les syndicats ont un solide pouvoir de négociation).

              Avec une pression induite sur les salaires, le pouvoir d’achat n’augmentera pas ou diminuera et en fin de compte, après quelques années de ce régime, ceux qui ont la chance de travailler en feront plus pour une rémunération identique. En taux horaire : travailler plus pour gagner moins.

              Et de toute façon, ce n’est pas le salarié qui détermine les horaires de travail mais l’employeur. Une méthode plus sûre pour gagner plus serait de réduire les profits et augmenter les salaires.

              Voir ces articles : 1 - http://travail-chomage.site.voila.fr/produc/gain_productiv.htm

              « La productivité du travail, c’est-à-dire la valeur produite pour chaque heure de travail (production ou valeur ajoutée) a augmenté en France de 17,22 % en sept ans, de 1997 à 2003, pour l’ensemble de l’activité nationale. ... En sept ans, sans rien changer à la production de richesses du pays, le nombre d’emplois aurait pu être augmenté de 17,22 % en réduisant de 14,69 % la durée réelle du travail (la durée affichée du travail d’une entreprise ne correspond pas à la durée effective travaillée). En moyenne, avec des transferts d’emplois entre secteurs d’activité, le nombre d’emplois aurait augmenté de 4 284 500. »

              2 - http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/duree_travail.htm

              « Pour une durée légale du travail de 35 heures par semaine en France, la durée effective moyenne est de 39 heures pour les emplois à temps plein et 36,3 heures pour l’ensemble des emplois. Par comparaison, ces durées sont inférieures en Grande-Bretagne : 37,2 heures pour les emplois à temps complet et 31,7 heures pour l’ensemble des emplois. Elles sont aussi inférieures aux Etats-Unis (Usa) et dans plusieurs pays en Europe. »

              Un dossier assez étonnant et bien documenté, citant les statistiques officielles de chaque pays.

              Et pour une fois, on sait exactement de quoi l’on parle, alors que les chiffres donnés ici et là sont le plus souvent imprécis. Les statistiques habituelles ne prennent en compte que les emplois à temps complet, ce qui fausse tout. Et on ne sait jamais de quelle durée du travail il s’agit : officielle, officieuse (conventions), ...

              Par exemple, pour les Etats-unis : http://www.bls.gov/ces (vers le milieu, employment and earnigs, table B-2) Moyenne générale, tout le privé : 33,8 heures de travail par semaine.

              Pour la Grande-Bretagne, des explications plus précises sont données ici : http://travail-chomage.site.voila.fr/britan/32h.htm


            • RemiZ (---.---.178.10) 8 février 2007 11:28

              Ce pamphlet est très beau, très vrai, très touchant. Merci à son auteur. Et franchement, entre JMLP et Sarko, je ne suis pas sur d’avoir une préférence. Au moins, l’un des 2 ne sera pour sur jamais président. « La politique, disait Platon dans les Lois, est un art, et pas un jeu. » Je pense qu’il aurait fait une sale gueule, Platon, en voyant cette campagne présidentielle. Un vrai jeu télévisé... Vivement qu’on puisse voter par SMS


              • Rocla (---.---.5.187) 8 février 2007 11:30

                Beaucoup de travail pour expliquer qu’ il n’y a pas que le travail dans la vie .

                Rocla


                • Rocla (---.---.5.187) 8 février 2007 11:33

                  une autre chanson ,

                  Travailler c’ est trop dur , d’mander charité c ’est quéque chose j’ sais pas faire .

                  Rocla


                • gem gem 8 février 2007 11:35

                  Le cout du RMI, ça n’est pas seulement ce que les rmiste gagnent à ne rien faire, c’est aussi

                  * ce que coûte le dispositif en gestion

                  * ce qu’ils touchent par ailleurs en allocs diverses

                  * et, surtout, ce qu’ils n’ont pas produit en ne bossant pas : 1,2 millions de personnes au SMIC à 35 h ça represente plus de 15 milliards d’euros. Mais, me diréez-vous, il n’y a pas de travail pour eux. Oh que si, il y a du travail pour eux, puisqu’on importe des immigrés pour faire certains boulots ; mais sans doute la qualité de français rend-elle indigne de les faire ?

                  * tous les dégâts sociaux du procès en fainéantise et complaisance dans l’assistanat (que ce procés soit infondé ne changeant rien à l’affaire).

                  Ca vous fait un cout global qui dépasse largement les 20 milliards...


                  • phileb (---.---.126.27) 8 février 2007 15:48

                    Ce qu’il y a de révoltant avec le RMI c’est son indignité. Plus d’un million de personnes condamnées a être désocialisées, dé-responsabilisées, réduits à un état de dépendance avilissant. Ca fait plaisir aux petits barons locaux qui peuvent se targuer de bien s’occuper de leurs pauvres, en gardant sous le coude un vivier d’électeurs captifs. Mais surtout qu’ils restent pauvres.

                    Petite question :

                    D’après-vous, est-ce que se sont plutôt des gens aisés qui votent à droite et des gens avec de faibles revenus qui votent à gauche ?

                    Donc, pour garder ses électeurs, quel est l’intérêt de chacun ?

                    (Heureusement, ce n’est pas vrai que l’on vote en fonction de ses revenus)

                    Au Etats-Unis, 80% des milliardaires sont nés pauvres. Et en France ? Cela ne veut pas dire (je connais l’argument par coeur) que les USA c’est l’Amérique smiley mais c’est une question à se poser quand on parle d’ascenseur social. La pression des charges sociales et des impôts est tellement lourde que cela renchéri le coût du travail, et que ceux qui ne peuvent pas avoir la productivité nécessaire se retrouvent dans les poubelles de la société. Est-ce cela la société digne à laquelle vous aspirez ? En France 20% des salariés sont au SMIC ( 8 euros/heure) et il y a 24% de jeunes sans emplois. Toujours aux USA, il y a 40% de jeunes au SMIC ( 5 euros/heure), mais seulement 4% de l’ensemble des travailleurs et il y a environ 5% de chomeurs. Et sans disparité, c’est à dire qu’il n’y a pas de catégorie sacrifiée (les - de 25 ans ou les plus de 50 ans).

                    En vingt ans l’Irlande est passé du statut de pays pauvre avec beaucoup de chômage à celui de pays riche qui embauche à tour de bras et accueil une forte population immigrée. Où l’on ne manque ni de travail ni de logement. Et cela en réduisant simplement les impôts et en libéralisant les conditions de travail. Idem pour le Canada qui en trois ans a complètement résorbé sa dette.

                    Où est la vrai générosité ? En distribuant une obole et un mauvais logement que l’on paie à vie sans jamais qu’il nous appartienne (HLM) contre un vote, et cela avec l’argent que l’on a pris à d’autres.

                    Idem pour la solidarité. Pour moi il s’agit d’une qualité humaine, pas d’une administration. Sont généreux et solidaires, ceux qui participent bénévolement à des associations, ceux qui contribuent financièrement à des fondations. Pas ceux qui distribuent l’argent spolié, en faisant de beaux discours et en transformant leurs « bons pauvres » dans un statut d’assisté captifs.

                    Sans compter tout le mépris contenu dans cette attitude condescendante : moi, je sais ce qu’il vous faut ! Je vais bien m’occuper de vous.

                    La critique anti-libérale est de dire qu’il s’agit du chacun pour soi. Alors que le libéralisme ne fait que faire confiance à chacun pour trouver ce qui lui convient le mieux.

                    L’autre attitude, la pseudo générosité de gauche, est le « chacun pour moi » sans rien m’enlever de mes privilèges et avec le biens des autres.

                    Jamais la solidarité et la générosité ne pourront être décrétées. Il s’agit de qualités humaines propres à l’individu. Et il est bien commode de vouloir s’en dédouaner en voulant que cela soit pris en charge par l’Etat.

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