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Accueil du site > Tribune Libre > Troisième article sur la bataille des champs catalauniques

Troisième article sur la bataille des champs catalauniques

Convenitur itaque in campos Catalaunicos, qui et Mauricii nominantur... on se rassembla aux champs catalauniques, que l'on appelle aussi "champs de Maurice" (Jordanès, Histoire des Goths). Or, en 451, date de la bataille, quel est le saint Maurice, forcément militaire, qui aurait pu donner son nom à ce champ de bataille ? Je ne vois que le centurion de la légion thébaine mort en 287 et c'est un saint chalonnais, de Chalon-sur-Saône.

Le centurion - futur saint Maurice - qui a reçu l'ordre de mettre à mort les condamnés thébains - à gauche - est au centre du tableau. Face à l'empereur Maximien, il refuse d'exécuter l'ordre impérial. Vingt-huit ans plus tôt, Mutius Scaevola s'était volontairement brûlé la main sur les charbons ardents d'un autel pour se punir d'avoir tenté de tuer le roi. Sur un autel semblable, saint Maurice offre aux flammes sa main droite portant l'épée. A sa droite, un notable rappelle la vieille tradition militaire en montrant la statue d'un ancien légionnaire. À gauche de l'empereur, un autre notable. En contre-bas, une femme - population - porte des objets liturgiques. Drapeaux blancs, hallebardes et lances agrémentent la scène. Art chalonnais du IVème siècle (?). Saint Maurice est un saint chalonnais. Après Etienne, la cathédrale prit son nom avant de s'appeler Saint-Vincent. La légende donne une version un peu différente http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_d%27Agaune .
 
À droite, est représentée la ville de Chalon. Le port se trouve entre les deux grandes tours rondes ; le vieux Chalon se devine entre elles, à l'arrière-plan. La cathédrale est en silhouette, avec son curieux clocher-tour. Le grand et haut bâtiment crénelé, en sorte de donjon, est à situer à l'emplacement de la place actuelle du châtelet. La muraille se perd dans le lointain. On reconnaît une des tours caractéristiques de son enceinte. Au centre du tableau, sur la hauteur, à gauche, il s'agit logiquement de la tour de Taisey.

Nous avons là une vue de Chalon-sur-Saône en venant du sud par la voie Agrippa. Nous voyons d'abord, à notre gauche, le palais romain de la Vigne-aux-Saules où trône, en 287, un empereur Maximien qui vient d'y chasser les empereurs gaulois, puis la ville avec son port, ses tours et la muraille de son enceinte. Entre la ville et la ligne de hauteurs que domine la tour de Taisey, il faut s'imaginer la vallée de la Thalie où s'est rangée en ligne de bataille, l'armée d'Aetius, à l'aile gauche, jusqu'aux Wisigoths de Théodoric, à l'aile droite. De l'autre côté de la ligne de hauteurs, il faut imaginer Attila, dans la vallée de l'Orbize. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/splendeur-de-chalon-sur-saone-147699

Jordanès, l'auteur du récit, un siècle plus tard, arrive par le nord. Il aperçoit la ville de Chalon au fond de la grande plaine qui s'étend devant lui, depuis la Saône à sa gauche, jusqu'aux montagnes d'Agneux à sa droite. Il estime ses dimensions, et en effet, elles sont importantes.

Ces champs ont cent lieues en longueur, comme les appellent les Gaulois, et soixante-dix en largeur. Or, la lieue gauloise se compose de quinze cents pas. Voilà donc ce coin du monde devenu l'arène de peuples innombrables.

Problème ! Non seulement aucune plaine de la Gaule ne peut correspondre à des distances irréalistes aussi importantes : 105 km sur 73.5 km, mais Jordanès nous trompe en nous laissant croire que le champ de bataille s'étend sur toute la plaine alors que la suite du récit nous montre qu'il ne s'agit que du plateau de l'éminence qu'il voit à son extrémité, avec le château-fort qui se dresse sur son point le plus élevé ; la Thalie à gauche, l'Orbize à droite, tout cela vu de sa position.

Les deux armées sont en présence ; elles sont l'une et l'autre remplies de courage. Rien ne se fait par ruse ; c'est à la force ouverte qu'on en appelle. Quelle peut-être la cause de l'agitation de tant de peuples ? Quelles haines ont pu les porter à s'armer ainsi les uns contre les autres ? Il a été prouvé que l'espèce humaine vivait par ses rois, le jour où l'aveugle emportement d'un seul homme a fait couler le sang des nations, et où la fantaisie d'un monarque orgueilleux a détruit en un moment ce que la nature avait mis tant de siècles à produire. (traduction du site de Philippe Remacle)

Comme je l'ai expliqué dans mes précédents articles, l'armée d'Aetius s'était établie dans la vallée de la Thalie, laquelle beaucoup plus large qu'aujourd'hui, constituait un véritable obstacle qui protégeait la ville et qu'il fallait garder, de l'aile gauche à l'aile doite, armée prête à gravir la pente pour rejetter un adversaire qu'une tour aux aguets sur la crête ne pouvait pas manquer de signaler. 

Non ! qu'on imagine pas un combat fortuit de rencontre dans la plaine avant le grand engagement. En toute logique - et c'est ce qu'écrit Jordanès si on l'interprète correctement, Attila a tenté de s'emparer de la forteresse par surprise "en lançant sur elle les siens", de nuit, plus précisément dès la neuvième heure. Échec sanglant ! Aetius s'y attendait ; il est arrivé le premier sur le plateau et il a rejetté ses adversaires sur ceux qui suivaient en montant... on imagine la confusion.

Suit la grande bataille, de jour, que j'ai relatée dans mes précédents articles.

Les conséquences des Champs Catalauniques et de la mort de ses deux « héros » marquent pour les Historiens l’un des événements majeurs de la fin de l’Antiquité. Aetius emporte avec lui tout espoir que l’Empire Romain ne survive tout comme Attila emporte avec lui les rêves d’une Germanie unie… Cette date marque donc la chute de deux civilisations et de deux Empires même si l’un était déjà gangrené et l’autre balbutiant. En plus de la formidable bataille unique en Europe ayant confronté tant de guerriers, c’est donc la fin d’une ère et la chute d’un monde qui accompagne cette dernière confrontation entre les Romains et les Germains, caricaturée plus tard comme la cause des mœurs dégénérescentes de Rome et de la malignité des « Barbares » inhumains… Cette vision fut longtemps celle de l'Eglise Catholique, qui parla de miracle contre le « Fléau de Dieu » pour appuyer l'influence des rois convertis au christianisme. En outre, Attila, revenu l'année suivante en Italie, fit demi-tour devant Rome après une entrevue avec le pape Léon Ier, qui se servit de cet évènement pour s'imposer comme chef spirituel de la chrétienté. (http://germanie.wikidot.com/champs-catalauniques).

Voilà ce qu'il aurait fallu comprendre depuis longtemps si mes compatriotes ne s'étaient pas complètement fourvoyés au mont Beuvray sur les origines de notre histoire, si les historiens et les archéologues ne s'étaient pas aveuglés, oubliant le simple bon sens de la logique militaire.

Que diable Attila serait-il allé faire à Châlon-sur-Marne ? Certes, il y a le nom des Catalauniques qui est bien celui des habitants de cette localité, mais l'Histoire est pleine de similitudes semblables qui s'expliquent d'une autre façon, ou qui ne s'expliquent pas ; Chalon-sur-Marne porte le même nom que Chalon-sur-Saône ; pourquoi ?

Comme le dit la suite du récit, Attila ne voulait pas remonter vers le Nord mais se rendre en Italie pour y poursuivre ses razzias. D'orléans, il est remonté vers Sens... La voie romaine qui reliait Orléans à Sens fut vraisemblablement construite avant le milieu du I° s. ap. J.-C. Sa chaussée qui mesure 7 mètres de large est revêtue de blocs de calcaire de Château-Landon et de galets de silex et est bordée latéralement de fossés et d'une piste en terre damée pour la circulation piétonnière. Véritable autoroute avant l'heure, elle est jalonnée d'étapes et d'agglomérations (les voies antiques de l'Orléanais" de Jacques Soyer).... puis de Sens, il est redescendu sur Chalon en passant par Auxerre : des autoroutes de l'époque, un idéal pour un convoi lourdement chargé.

Pourquoi diable Attila serait-il retourné dans une région qu'il avait déjà dévasté, alors que Jordanès dit qu'il était à court de vivres et alors qu'il avait le souvenir d'une visite antérieure à Chalon-sur-Saône où les notables avaient préféré le ravitailler plutôt que de se battre. J'en ai fait un article mais on ne m'a pas cru : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-allemagne-doit-elle-rendre-a-la-210391

Également d'autres articles dans lesquels j'explique, dans ma logique militaire, que ce champ de bataille fut aussi celui qui vit s'opposer les Gaulois de Tetricus et une armée éduenne divisée, puis Tétricus aux légions du Rhin, mais, ou bien on ne m'a pas compris, ou bien on n'a pas voulu me croire. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/splendeur-de-chalon-sur-saone-147699

Et encore aujourd'hui, contre toute évidence... c'est à désespérer.

Et puis, question vestiges archéologiques, j'ai oublié de dire que je ne fouille pas, mais que les fils des anciens propriétaires m'ont dit avoir trouvé des armes anciennes aux abords de l'ancienne pièce d'eau, ce qui semble assez logique.

J'ai acheté la propriété en trois fois pour occuper ma retraite alors qu'elle était en ruines et en cours de démantèlement par une spéculation immobilière honteuse, et cela, même après mon premier achat. J'ai demandé au préfet de faire une enquête dont j'attends toujours les résultats. La première chose que m'a dite l'architecte des bâtiments de France, lors de mon achat, est qu'il ne fallait pas compter sur les subventions publiques. L'architecte des monuments historiques m'a proposé de me vendre une étude de son cabinet pour refaire complètement les toitures soi-disant pourries. La Directrice régionale du patrimoine m'a posé comme condition de prendre un architecte civil à me frais pour contrôler mes travaux de toiture, ce que j'ai refusé. Malgré une pétition des habitants qui me soutiennent et que je remercie, aucune des directrices suivantes n'a voulu venir sur le site. Je ne suis pas arrivé à convaincre ma société d'histoire et d'archéologie de Chalon de l'importance historique de ma tour de Taisey et par conséquent de la ville de Chalon - cette société m'a pratiquement exclu en se désolidarisant de ma démarche - ni les responsables politiques... ni les différents ministres de la Culture... Les Français d'aujourd'hui préfèrent qu'on leur raconte des fables... Au mont Beuvray, les archéologues se spécialisent dans une archéologie de trous de pieux... une histoire de fous... un véritable scandale...

Emile Mourey, 20 septembre 2020

Jérusalem, avec ses deux collines et ses deux temples,

celui de Salomon et celui d'Hérode.

 


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14 réactions à cet article    


  • jocelyne 21 septembre 12:14

    Cela ressemble de plus en plus à du panda, l’opération n’a pas réussi ?


    • Bec à foin Carabosse 21 septembre 12:27

      Une étude récente a montré grâce à des photos infra-rouges que l’Omphalos de Delphes avait été volé par les Grecs à Châlons-sur-Saône qui, jusque là était le véritable nombril du monde.


      • Antenor Antenor 21 septembre 20:40

        @ Emile

        Content de vous retrouver. Par contre, le récit de Jornandes n’est pas très détaillé. Il ne précise pas si Attila a effectivement atteint Orléans. Si c’est bien le cas, on peut alors supposer que la bataille a eu lieu aux abords de cette ville puisque le Hun se refuse à fuir. A moins qu’Aetius n’ait décidé de l’intercepter encore plus au Nord. Le problème étant qu’on ne sait pas d’où vient Attila. Metz ? Paris ?


        • Emile Mourey Emile Mourey 21 septembre 22:35

          @Antenor

          Bonjour et bonne question. Jordanès, alias Jornandès, ne fait, dans ce court passage, qu’un résumé de ce qui fut probablement une manoeuvre d’Attila pour rejoindre l’Italie par Orléans. Je ne pense pas qu’Aetius se soit rendu à Orléans sur de simples rumeurs de départ d’Attila depuis Metz. Je reprends la traduction du texte latin : 
          Sangibanos namque rex Alanorum metu futurorum perterritus, Attilae se tradere pollicetur, et Aurelianam civitatem Galliae, ubi tunc consistebat, in eius iura transducere.
          Traduction Remacle : Sangiban, roi des Alains, envisageant l’avenir avec terreur, promet de se ranger du côté d’Attila, et de lui livrer la ville gauloise d’Orléans, où il se trouvait alors.
          Ma traduction : Sangiban, roi des Alains, envisageant l’avenir avec terreur, promet de se ranger du côté d’Attila, et de lui livrer la ville gauloise d’Orléans, où (Attila) avait alors pris position, pour qu’il puisse la traverser en droit.

          Logique militaire : Pourquoi Sangiban est-il terrorisé ? La seule raison que je vois est qu’Attila est à ses portes ou qu’il s’en rapproche. C’est probablement lui qui a appelé au secours Aetius. Pourquoi Jordanès dit qu’arrivé aux champs catalauniques, il ne restait à Attila que peu de vivres. Réponse : parce que les ressources tirées du pillage de Metz étaient épuisés et qu’Attila n’a pas pu prendre Orléans.
          Il ne restait plus à Attila qu’à rebrousser chemin et rejoindre l’Italie par Chalon-sur- Saône ... par une route carrossable... en pillant les régions traversées.

          Excellente question


        • The White Rabbit The White Rabbit 21 septembre 21:12

          @l’auteur,

          À deux siècles près et à 500 km de distance, vous avez tout bon smiley


          • The White Rabbit The White Rabbit 21 septembre 21:16

            La bataille des champs Catalauniques (ou bataille de Châlons au lieu-dit de Campus Mauriacus) a opposé en 451 apr. J.-C. les forces coalisées romaines, gallo-romaines et surtout germaniques, menées par le patrice romain Ætius d’une part, et l’armée composite de l’empire des Huns, emmenée par Attila, d’autre part. La bataille qui met aux prises plusieurs dizaines de milliers de combattants, est une véritable lutte fratricide entre Goths, Francs, Huns, Sarmates et autres peuples des steppes, les uns dans le camp romain d’Occident, les autres dans l’armée d’Attila déjà en retraite après son siège infructueux d’Aurelianum2. Elle a été localisée par la tradition aux environs de l’actuelle Châlons-en-Champagne, près de Duro Catalaunum à l’époque gallo-romaine, d’où provient le nom des « champs Catalauniques »


          • sicome 22 septembre 13:16

            @The White Rabbit MOI qui suis Lorrain mais habite chalons en champagne depuis 25 ans je ne vois rien dans les champs catalauniques qq chose qui ressemble de pres ou de loin a la description de la bataille des champs catalauniques 


          • Emile Mourey Emile Mourey 22 septembre 13:52

            @sicome

            parole d’honnête homme, merci.


          • Plum’ 22 septembre 07:35

            Jusqu’à présent, le passage d’Attila à Orléans, la défense de la ville par son évêque Aignan et la libération par l’arrivée d’Aétius me semblaient historiquement acquis.

            Par exemple :

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Aignan_d%27Orl%C3%A9ans

            https://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1969_num_113_1_12334

            http://mapage.noos.fr/huns/Saint-Aignan.html

            Il me semblait aussi acquis qu’Attila s’était rapproché de Troyes, après la bataille des Champs Catalauniques, et que c’est l’évêque Loup qui l’avait aidé à épargner sa ville et à fuir Aetius.

            Par exemple :

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Loup_de_Troyes

            https://www.troyeslachampagne.com/decouvrez/pour-la-petite-histoire/et-troyes-stoppa-attila/

            https://books.openedition.org/septentrion/52464?lang=fr

            Extrait de cette dernière page à propos des Champs Catalauniques :

            "Les auteurs anciens, contemporains ou non de cet événement, ne précisent pas le lieu de cette bataille et les deux sources les plus crédibles ne le mentionnent même pas."

            On a donc un point A Orléans, un point B Troyes et entre les deux le lieu de la bataille, sachant qu’il y a 36 chemins pour aller de A à B et qu’étant à A, Attila a pu ne pas vouloir aller à B et y être contraint par les forces adverses, sans emprunter le chemin le plus court...


            • Emile Mourey Emile Mourey 22 septembre 10:13

              @Plum’ et @ Antenor

              Génial, je cite votre référence : Selon ces sources, saint Aignan a contribué par la prière et par son habileté de négociateur, à préserver la ville d’Orléans, en 451, d’une destruction totale par les Huns (qui venaient de détruire entièrement Metz, avec ses habitants)...

              ...ce qui confirme ma traduction du texte de Jordanès et ce que j’appelle « la logique militaire »... Sangiban n’a pas trahi, il a tout simplement temporisé et c’est l’évêque saint Aignan qui a mené toute l’affaire et à qui revient tout le mérite.


            • Emile Mourey Emile Mourey 22 septembre 10:39

              @Plum’ et à Antenor

              Quant à la localisation de la bataille des champs catalauniques à Chalon-sur-Saône, je ne vois pas comment on peut dorénavant la contester tellement le récit de Jordanès « colle » avec le terrain. L’évocation de saint Maurice qui a donné son nom au champ de bataille est une autre preuve qui aurait dû suffire. L’erreur vient probablement d’un premier auteur qui aurait confondu les Cabilloniscences avec les Catalauniscences.. Quand au passage d’Attila à Troyes, il faut probablement le dater d’avant le premier passage d’Attila à Chalon-sur-Saône. Jordanès dit, en effet, qu’àprès la grande bataiile, Attila est parti pour l’Italie.

              https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-chant-de-walther-etonnant-136033

              https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/aux-origines-de-la-chanson-des-135168


              • Plum’ 22 septembre 13:06

                @Emile Mourey
                « Après la grande bataille, Attila est parti pour l’Italie » : c’est effectivement un élément qui va dans votre sens.


              • Emile Mourey Emile Mourey 22 septembre 13:44

                Mais où sont passés les Gaulois ? Réponse : les Gaulois sont aux champs. Ils craignent la venue du jugement dernier. Ils pensent à sauver leurs âmes. Ils ne tuent plus. Ils préfèrent que d’autres le fassent à leur place.


                • Antenor Antenor 22 septembre 22:05

                  Un combat dans le secteur de Châlons-en-Champagne (autour du Mont-Aimé à Bergères les Vertus ?) s’expliquerait dans le cas où Aetius partant d’Orléans aurait décidé de se porter à la rencontre d’un Attila arrivant de Metz.

                  Une bataille à Chalon-sur-Saône supposerait qu’Attila se soit trouvé à Paris et ait décidé de contourner Orléans en remontant la Seine puis descendu la Saône. Il aurait suivi à peu près le même itinéraire que Labiénus cinq siècles plus tôt. Aetius aurait lui remonté la Loire puis le vallée Bourbince-Dheune.

                  Attila qui va attaquer l’Italie après sa défaite ; ça sent le marchandage avec les Gaulois à plein nez. Les deux camps ont peut-être voulu éviter une victoire à la Pyrrhus. Les Gaulois ne sont nulle part parce qu’ils sont partout dans les légions romaines, les troupes franques, burgondes, wisigothes voire ostrogothes et hunniques.

                  Les envahisseurs « barbares » semblent innombrables parce qu’ils recrutent chez les locaux au fur et à mesure de leur avancée. L’armée d’Attila aux Champs Catalauniques était sans doute plus germanique que scythique.

                  A Vouillé, les Arvernes se font tués jusqu’au dernier parce que les vrais perdants, ce sont eux. Les Eduens reviennent sur le devant de la scène derrière les Burgondes.

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