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Accueil du site > Tribune Libre > Un ami est mort à Cuba

Un ami est mort à Cuba

Il y a parfois des coups de fil qui ne trichent pas. A la première sonnerie, on sait déjà. Qui appelle, et à quelle heure. Sans amabilités inutiles, trois mots sont lâchés. Entre camarades, on se comprend.

Les autres, tous les autres, ils diront ce qu’ils voudront. Ils sortiront des placards leurs commentateurs attitrés avec leurs papiers préparés à l’avance. Ils réécriront l’Histoire à leur guise, comme ils le font toujours. Peut-être même feront-ils semblant de découvrir aujourd’hui ce qu’ils s’obstinaient à ignorer hier. Lorsque des nains dressent le portrait d’un géant, c’est généralement de ses chevilles qu’ils parlent.

Mais un ami est mort, à Cuba. Et je crois que si vous l’aviez connu, vous aussi vous l’auriez aimé.

J’avoue qu’en ce qui me concerne, cela n’a pas toujours été le cas. Il y avait encore chez moi quelques traces de respect pour les faiseurs d’opinion. Je n’avais pas encore réalisé à quel point ils pouvaient haïr quelqu’un de bien. Mais au final, c’est bien un ami qui est mort, à Cuba.

Et comme pour la mort d’un autre ami, au Venezuela, les larmes me montent aux yeux. Et aujourd’hui aussi, ce n’est pas sa mort que je pleure, mais l’incommensurable injustice qui lui a été faite - avant, pendant et probablement après. Je pleure l’insondable médiocrité et bêtise de tous ces gens de très peu qui ne m’ont jamais inspiré autre chose qu’une vague indifférence ou mépris.

Lorsqu’un tel ami disparaît, à Cuba ou ailleurs, l’envie de chanter ses louanges te submerge. Tu cherches des anecdotes qui perceront le mur d’hostilité ou d’indifférence dressé par des plus forts que toi. A ton tout petit niveau, tu aimerais lui rendre un peu justice. Mais le plus souvent, tu passes au mieux pour un aficionado qui tenterait de convertir son entourage à sa toute dernière découverte musicale - comme si l’éthique, la fidélité envers ses convictions, la détermination, le courage, l’abnégation, l’honnêteté, la persévérance, l’amour de son peuple, et même le devenir de l’humanité, n’étaient qu’une affaire de goûts et de couleurs.

Et tu te poses évidemment la sempiternelle question du « pourquoi ». Mais cette question, qui est la question de toutes les questions, posée si souvent et depuis tant d’années, finit par s’émousser. Alors tu la reposes encore une fois, comme une lame sur une pierre à aiguiser les consciences, en vérifiant de temps en temps le fil avec ton pouce.

Quelque part, tapie au fond de toi, tu sens poindre la jalousie. La jalousie envers ceux qui l’ont côtoyé, qui l’ont connu mieux que toi. La jalousie envers un peuple qui a eu la suprême intelligence – pour ne pas dire l’audace - de l’entendre, de le comprendre, quand il a parlé avec ces mots qui n’appartiennent qu’à lui mais qui ne demandent qu’à être partagés. Des mots qui avaient, qui ont encore et qui auront pour toujours, la beauté de l’évidence.

Des mots lancés à la face de ses juges qui prétendaient rendre une justice qui leur était pourtant si étrangère. Des mots « tempétés » sur des places publiques, devant des millions comme lui, assoiffés de justice et d’un monde meilleur. Des mots posés aux micros des Nations-Unies, pour asséner leurs quatre vérités à un parterre composé essentiellement de nuisibles dont l’histoire ne retiendra pas le nom, encore moins le prénom. Et derrière les paroles, ces indispensables corollaires qui sont les actes.

Alors d’aucuns diront qu’il était exceptionnel, et ils auront raison. Mais j’aime à penser aussi qu’il n’aurait jamais été ce qu’il est sans tous ces autres qui l’ont reconnu, porté et suivi dans une des plus belles aventures humaines du 20ème siècle, et peut-être même du 21ème.

Merci donc à lui, et à tous les autres.
Merci encore une fois pour votre solidarité, votre courage, votre bonté et votre persévérance.

Merci au peuple cubain, pour nous avoir donné Fidel.

Viktor Dedaj
« il y a des cadeaux que l’on range jalousement au fond du coeur »

 

Que ce soit bien clair : nous avons commis des erreurs, évidemment. Et nous en commettrons d’autres. Mais je peux te dire une chose : jamais nous n’abandonnerons le combat pour un monde meilleur, jamais nous ne baisserons la garde devant l’Empire, jamais nous ne sacrifierons le peuple au profit d’une minorité. Tout ce que nous avons fait, nous l’avons fait non seulement pour nous, mais aussi pour l’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie, les générations futures. Nous avons fait tout ce que nous avons pu, et parfois plus, sans rien demander en échange. Rien. Jamais. Alors tu peux dire à tes amis "de gauche" en Europe que leurs critiques ne nous concernent pas, ne nous touchent pas, ne nous impressionnent pas. Nous, nous avons fait une révolution. C’est quoi leur légitimité à ces gens-là, tu peux me le dire ? Qu’ils fassent une révolution chez eux pour commencer. Oh, pas forcément une grande, tout le monde n’a pas les mêmes capacités. Disons une petite, juste assez pour pouvoir prétendre qu’ils savent de quoi ils parlent. Et là, lorsque l’ennemi se déchaînera, lorsque le toit leur tombera sur la tête, ils viendront me voir. Je les attendrai avec une bouteille de rhum.

Ibrahim Alfonso, Cubain, internationaliste.

propos recueillis par l’auteur, à Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.


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33 réactions à cet article    


  • fred.foyn 29 novembre 2016 11:07

    C’est votre droit de vénéré un « Dictateur » sanguinaire..mais ça fait un peu con non ?


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 novembre 2016 11:28

      Mourir aura été la seule bonne action de la vie de ce dictateur sanguinaire ! ! !

    • fred.foyn 29 novembre 2016 12:13

      @Jean-Pierre Llabrés...en effet, mais les communistes sont en adoration devant cette ordure..Remarquez qui se ressemble s’assemble...


    • JL JL 29 novembre 2016 12:18

      @fred.foyn
       

       vous n’aurez pas fait illusion longtemps.
       
       Chassez le naturel, il revient au galop.

    • Etbendidon 29 novembre 2016 11:12

      Un autre son de cloche (on a deux oreilles pour écouter les 2 sons)
      A écouter par PUR PLAISIR
      https://youtu.be/Pml2K81bf34
      C’est aussi sur agoravox.tv
      Merci Qaspard Delanuit
       smiley


      • microf 29 novembre 2016 11:14

        A l´Auteur.
        Ne vous en faits pas, l´histoire lui rendra justice, et l´histoire lui a même déja rendue justice par l´élection de Trump aux Usa.
        Même si ce Trump est anti-Castro, mais ce Trump dans sa campagne a tenu le même language que Castro en dénoncant les injustices et la politique mafieuse de son pays, c´est la même chose qu´avait fait Castro au Cuba, et c´est cela lui rendre justice.
        Dort en Paix FIDEL.


        • tf1Groupie 29 novembre 2016 11:57

          Un texte qui ressemble à l’apologie d’un gourou placardée au fronton de son temple.

          Comment peut-on prétendre sans rire faire une révolution pendant 50 ans ?


          • rocla+ rocla+ 29 novembre 2016 12:18

            @VDJ





            C’ est beau les contes  de fées . 

            Fée moi rire encore un peu ....

            vos initiales VDJ c’ est  « je suis Venu j’ ai Dégueulé  j’ ai Joui  » .... smiley

            • jaja jaja 29 novembre 2016 12:21

              Communiqué du NPA

              MORT DE FIDEL.

              Une page de l’histoire se tourne. Fidel Castro sera identifié, à jamais, au dirigeant de la révolution cubaine. Celui qui a renversé une dictature sanglante, celle de Batista. Celui qui s’est opposé durant plus de cinq décennies à l’impérialisme américain. Dans les années 60, la révolution cubaine aura été un immense espoir pour tous les peuples qui luttaient pour leur libération nationale et sociale. Fidel et les révolutionnaires cubains ont su dire Non à l’impérialisme. Dans ces années là, des foyers de lutte latino américains aux certaines des luttes de libération africaines, Fidel et ses camarades auront incarné l’internationalisme et la solidarité anti-impérialiste.
              Ils auront suscité l’enthousiasme des jeunes générations révolutionnaires.
              Si nous avons toujours défendu la révolution cubaine, nous avons aussi marqué nos désaccords, notamment sur la politique de l’Etat cubain vis à vis de son soutien à la bureaucratie soviétique et sur les conceptions des révolutionnaires cubains quant à la démocratie politique.
              Ecrasé par le blocus de l’impérialisme américain, attaquée de toutes parts, Cuba a tenu !
              A l’heure de la mort de Fidel, c’est cet exemple que nous voulons retenir : celui d’une révolution qui a dit Non à l’impérialisme.
              Hasta la victoria siempre !

              Montreuil, le 26/11/2016


              • lsga lsga 29 novembre 2016 12:31

                @jaja
                la bureaucratie soviétique était impérialiste. 


                L’épisode des missiles de Cuba l’a clairement montré : Cuba soutenait l’impérialisme de l’URSS. 
                 

                Au passage, rappelons que l’opposition entre Castro et le Ché est du même ordre que ce qui sépare le FdG et le NPA : le FdG, comme Castro, est nationaliste, bureaucratique, et anti-américain avant d’être anti-impérialiste. Le Che : c’était la Révolution en permanence. 
                 

                Enfin rappelons le : À Cuba, dès les années 60, c’était Raoul Castro à la tête de l’armée cubaine qui contrôlait l’appareil de production, qui décidait de la planification agricole et industrielle. Le prolétariat cubain est aliéné, ni plus ni moins que le prolétariat US.  

              • tf1Groupie 29 novembre 2016 13:35

                @jaja
                « Ils auront suscité l’enthousiasme des jeunes générations révolutionnaires. »

                Certes, comme Jim Morrison il y a 40 ans ou Joey Starr et Booba aujourd’hui.

                Fidel Castro un étendard pour jeunes rebelles boutonneux en mal de révolutions naïves.


              • jaja jaja 29 novembre 2016 13:54

                @tf1Groupie

                Non Tf1, voici plutôt ce que pensent les jeunes révolutionnaires (boutonneux ou non) de Castro :

                « Point de vue d’un antifa cubain sur la mort de Castro 28 novembre 2016 

                Un antifasciste cubain, qui a grandi à Cuba avant de venir vivre en France et que nous connaissons bien, nous a fait parvenir son point de vue sur la mort de Castro (le texte a d’abord été publié sur le FB de Ras l’Front Le Havre) :

                Une de mes ami-es m’a demandé aujourd’hui d’écrire un court post sur ce que je pense de Castro et de ce qu’il représentait pour Cuba. Elle en a marre de voir des messages de personnes pleurant sa mort partout sur FB. La connaissant, je soupçonne que la plupart de ses ami-es sont de gauche, tout comme les miens. Et oui, j’ai eu aussi eu ma part de messages désespérés sur la façon dont Castro était bon pour Cuba et les Cubains (souvent avec une prose paternaliste).

                Ironiquement, tou-tes ces ami-es regrettant la fin de leur idole auraient probablement fini en prison à Cuba. Un pays où les syndicats indépendants et les partis politiques sont interdits, où les salaires sont plus une formalité qu’une réalité, où existent les classes sociales et dont les différences augmentent chaque jour, où le sexisme est encouragé avec la musique parrainée par l’État afin de détourner les jeunes des vrais problèmes, où les Noirs sont plus contrôlés par la police que les Blancs, où les touristes incapables de trouver un mari/une femme en Europe achètent eux-mêmes un-e partenaire exotique de l’autre côté de l’Océan … n’est pas un pays communiste. C’est une forme très concentrée de capitalisme. Le même apte pour le (et maintenant offert aux) business US, après tant d’années de sacrifices et d’anti-impérialistes tombé-es.

                Non, la santé publique et l’éducation ne sont pas de bonne qualité. C’est simplement gratuit. Elles étaient d’une bonne qualité, mais des années sans payer les professeurs et les médecins, ainsi que l’obsession de seulement développer le tourisme, ont détruit celles qui étaient deux des plus grands accomplissements de Cuba. De Cuba, pas de Castro.

                En tant qu’ancien gamin asthmatique, je n’oublierai jamais les infirmières qui s’occupaient de moi dans une petite clinique, au milieu de la nuit, à La Havane. Elles ne m’ont jamais demandé de l’argent, ni même mon nom ou mon adresse. Elles m’ont simplement offert leur sourire bienveillant. Plus tard, en grandissant, j’ai compris les difficultés de l’âge adulte dans un pays du Tiers Monde. Les résultats en matière de santé et d’éducation sont donc dus à ces travailleurs-euses sous-payé-es. Pas à l’Etat. Pas à Castro. »

                La révolution cubaine était une révolution populaire. Elle a commencé comme un renversement réformiste d’un dictateur, avant d’être volé par une petite élite (nouvellement créée). Elle devint donc Castriste, pas communiste.

                D’autre part, anticipant déjà ceux-celles qui me diront que Cuba deviendra désormais libre et prospère … Je leur rappellerai les innombrables décès précoces d’enfants à travers le monde en raison de la faim (selon le Programme alimentaire des Nations Unies, l’Humanité tout entière peut être nourrie) et de maladies guérissables. Et ce même dans les pays « libres ». Je leur répéterai aussi que la démocratie ne consiste pas uniquement à exprimer ouvertement ses opinions (sans que le pouvoir en ait que faire), c’est prendre en charge sa vie et cela implique des programmes de Sécurité Sociale, des systèmes publics de santé et d’éducation décents. Les mêmes choses que la droite /la gauche « modérée » attaquent année après année, réforme après réforme. C’est-à-dire les mêmes qui demandent aujourd’hui à Cuba d’être libre… tout comme Haïti et sa population appauvrie, je suppose.

                La liberté, l’égalité … restent les objectifs de l’Humanité. Elles n’existaient pas à Cuba tout comme elles n’existent pas en France, aux États-Unis, en Espagne ou n’importe quel autre endroit dans le monde. Ces objectifs sont encore accessibles, mais nous n’avons pas besoin de dirigeants pour les obtenir, peu importe leur « grandeur ». Il n’y a pas de surhomme. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. »


              • tf1Groupie 29 novembre 2016 14:00

                @jaja

                Non ce n’est pas le discours d’un jeune révolutionnaire, c’est le discours d’un jeune boutonneux qui se la pète « antifa » parce que ça fait généreux et supérieur et qui fait des grand discours comme si il était dans une assemblée de lycéens qui vont bloquer leur lycée histoire de se gaver de beaux slogans humanistes déconnectés de la réalité.


              • jaja jaja 29 novembre 2016 14:03

                @tf1Groupie

                Je vais parodier Mélenchon... « Allez va te faire voir » smiley

                J’ai dit ce que j’avais à dire !


              • tf1Groupie 29 novembre 2016 14:08

                @jaja

                C’est bien alors rentre chez toi et fais toi plaisir à mater tes posters d’idoles surannées.


              • rocla+ rocla+ 29 novembre 2016 12:32

                Fidel Castro ne s’est pas contenté de torturer, terroriser, et exécuter ses opposants, il rechercha aussi à en tirer une vente, rappelle le Wall Street Journal (2) dans un article du 30 décembre 2005 :

                Le 27 mai 1966, 3,5 litres de sang par personne furent médicalement ponctionnés sur 166 civils et militaires cubains par décision de Fidel Castro, et vendus au Vietnam communiste au prix de 100 dollars le litre. Après la prise de sang, les 166 condamnés, en état d’anémie cérébrale, paralysés et inconscients, furent emmenés sur des brancards et exécutés.

                • Le Projet des Archives de Cuba, une association sans but lucratif basée dans le New Jersey à Chatham, et qui s’est donnée comme mission de documenter les crimes de Castro depuis mai 1952, a jusqu’à ce jour, réussi à documenter avec précision 9 240 des victimes de Castro.
                • La présidente de Archivo Cuba Maria Werlau estime que le nombre total de victimes est probablement de 10 fois supérieur.
                • Armando Lago, économiste de Harvard, a étudié le coût de la révolution cubaine et estime que près de 78 000 innocents ont été tués par le dictateur.

                • rocla+ rocla+ 29 novembre 2016 12:33
                  • Dans The Black Book of Communism*, Armando Lago écrit qu’au moins deux sources différentes ont documenté pour chaque mort, l’assassinat d’environ 97 000 personnes par le régime de Castro. 30 000 exécutées par les pelotons d’exécutions, 2 000 lors d’assassinats extrajudiciaires, 5 000 en prison, battus ou torturés par les gardiens ou refus de soins médicaux, et 60 000 qui ont tenté d’échapper à l’enfer cubain par la mer.
                  • Dans les « vrais chiffres des archives de Cuba » (3), du 1er janvier 1959 au 25 mars 2005, le nombre des victimes non combattantes de Castro se monte à 87 073 morts.
                  • Miguel A. Faria, dans Cuba in Revolution* paru en 2002, écrit à la page 415 :
                    « Depuis que Fidel Castro a pris le contrôle de l’ile en 1959, les estimations les plus crédibles disent que 30 000 à 40 000 personnes ont été exécutées par des pelotons d’exécution (paredones de fusilamiento) ou dans les geôles cubaines. »

                    « A ce nombre, encore 30 000 à 40 000 Cubains ont péri en essayant de fuir le régime, principalement dans les eaux du détroit de Floride. »

                    « Mais on ne compte pas les milliers qui ont perdu la vie des suites indirectes de la politique collectiviste de Fidel Castro, à savoir les indicibles privations, la malnutrition, et plus généralement la désolation générale sur l’ile. »

                  • rocla+ rocla+ 29 novembre 2016 12:34
                    • A ces massacres d’innocents, il faut ajouter les 5 300 personnes qui ont trouvé la mort en combattant le régime dans les montagnes Escambray (principalement des fermiers et leurs enfants) et la baie des Cochons.
                    • Et environ 14 000 Cubains furent exécutés à l’étranger, notamment par les 50 000 soldats qu’il a envoyés en Angola dans les années 1980 pour aider le régime soutenu par l’URSS dans son combat contre Unita.

                    « La méthodologie de Castro, explique Archivo Cuba, était très semblable à celle utilisée en Pologne et en Allemagne de l’est, moins mortelle que les purges de Staline, mais tout aussi efficaces pour éliminer les opposants. »

                    Dès les tout premiers jours de la révolution, Castro ordonna des exécutions sommaires dans le but — très vite atteint — d’établir une culture de la peur qui élimina rapidement toute résistance. Puis, dans les décennies suivantes, il s’assura de la soumission du peuple cubain en prolongeant l’état de terreur. Emprisonnements dans des conditions inhumaines qui débouchaient presque toujours sur la mort, torture systématique et d’une cruauté extrême, et privations.

                    Archiva Cuba a également documenté que 5 600 Cubains ont été exécutés devant des pelotons d’exécution, et environ 1 200 lors « d’exécutions extrajudiciaires ».

                    Le criminel Che Guevara, sanguinaire acolyte, fut l’un des bourreaux qui exécuta certains de ces crimes.


                    • rocla+ rocla+ 29 novembre 2016 12:36
                      • En 1959, à La Cabaña Fortress, au moins 151 personnes innocentes furent alignées et assassinées par lui.
                      • Parmi les 94 enfants dont on a pu documenter la mort sous les ordres du Che, 22 ont été exécutés par ses escadrons et 32 lors d’exécutions extrajudiciaires.


                      En 1981, un jeune de 15 ans, Owen Delgado Temprana, fut battu à mort sur ordre de Fidel Castro pour donner l’exemple, quand ses agents pénétrèrent de force dans l’Ambassade d’Equateur où sa famille s’était réfugiée.

                      En 1995, Flores Diaz, 17 ans, trouva la mort dans une cellule punitive d’une prison de la Havane où il lui fut refusé tout traitement médical. On la retrouva morte dans une mare de vomi et de sang.

                      A ce jour, Archivo Cuba a ainsi réussi à documenter 2 200 morts en prison, principalement des prisonniers politiques.

                      • En 1971, trois enfants et leur mère qui tentaient de fuir Cuba ont été noyés lorsque leur embarcation a été intentionnellement heurtée par un vaisseau de l’armée cubaine.
                      • En 1994, les garde-côtes cubains ont coulé un bateau de Cubains qui tentaient de rejoindre l’Amérique. A bord, 12 enfants âgés de 6 mois à 11 ans furent noyés parmi les 45 passagers.

                      • rocla+ rocla+ 29 novembre 2016 12:37

                        on les sources, entre 16 000 et 75 000 « balseros », c’est le surnom donné aux Cubains qui fuyaient l’enfer communiste dans des embarcations de fortune — ont été tués en mer par le régime Castro.

                        Associated Press (4) rapporte qu’en 2015, le nombre de Cubains qui ont tenté de fuir Cuba et ont été interceptés par les autorités maritimes américaines était de 3 000, le double de l’année précédente.

                        AP cite Dairon Morera, un de ces rescapés : « le plus grand rêve d’un Cubain, c’est de partir ».

                        Il ne faut jamais oublier.

                        Le livre noir du communisme* de Stéphane Courtois estime à 100 millions le nombre de personnes tuées pour imposer cette folie contraire à la nature humaine appelée communisme. Dans The Communist*, Paul Kengor estime que le livre de Courtois est largement en dessous de la réalité. Courtois évalue à 20 millions les crimes de Staline, mais Alexandre Yakovlev, le collaborateur du réformateur Gorbatchev cité par Kengor, place la barre entre 60 et 70 millions.

                        Le communisme est avec le nazisme et l’islam, l’un des trois plus grands fléaux politiques sortis du cerveau humain.

                        Fidel Castro était une des courroies de cette entreprise du crime dont le procès, contrairement au nazisme, n’a jamais été fait.

                        La gauche et les soi-disant défenseurs des droits de l’homme posent tous un regard très tendre sur le criminel Castro. C’était un monstre, un communiste.

                        Selon les sources, il y a aujourd’hui entre 50 et 150 prisonniers politiques à Cuba.

                        Aucune enquête officielle contre le régime castriste n’ayant jamais été engagée par l’ONU, il n’est pas possible de savoir exactement à combien s’élèvent les crimes du dictateur Fidel Castro. Les médias se contentent de ne jamais les aborder afin de rendre romantique l’idéologie communiste. Leur espoir un jour de l’imposer à l’Occident ayant échoué, c’est vers l’islam qu’ils se sont maintenant tournés pour imposer une idéologie de mort aux Occidentaux.

                        Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.



                        • Ben Schott 29 novembre 2016 12:42

                          @rocla+
                           
                          Vous avez oublié ça : « Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info. »
                           


                        • Ben Schott 29 novembre 2016 12:43

                          @rocla+
                           
                          Je n’avais pas vu votre dernier post. Autant pour moi !
                           


                        • LE CHAT LE CHAT 29 novembre 2016 15:24

                          @rocla+

                          merci pour tous ces rappels , renverser Batista pour faire ça , ça valait pas la peine !


                        • moderatus moderatus 29 novembre 2016 14:28


                          Bonjour

                          dénoncer des injustices c’est bien, en commettre de plus grandes c’est mal.

                          je n’ai aucun respect pour les dictateurs , qu’ils soient de droite ou de gauche.

                          toutes les opinions ont cependant droit de cité


                          • Etbendidon 29 novembre 2016 16:04

                            Oh Saint Fidel
                            Tu resteras à jamais dans nos coeurs
                            Toi saint parmi les saints
                            Monstre de bonté et de gratitude
                            Mille mercis pour toute la richesse que tu as donné à Cuba
                            ton étoile brillera éternellement dans le firmament
                            comme les havanes fumeront dans le cosmos
                            Nous tes fidèles t’adoreront pour toujours
                            jésus, moise et allah sont tout petits à coté de toi
                            Chaque jour qui passera je chanterai tes louanges
                            Ainsi soit il

                             smiley
                            bon ben j’vais boire un coup de rhum avec du coca ( dit cuba libre) après ça


                            • moderatus moderatus 29 novembre 2016 17:48

                              @Etbendidon

                              Merci pour les moments de détente que vous nous procurez,
                              Je crois que vous avez raison, que l’humour est la meilleure des façons pour répondre à ces contre vérités.
                              je trinque avec vous si vous le permettez.


                            • Etbendidon 29 novembre 2016 19:11

                              @moderatus
                              Mais avec plaisir
                              2 couba libre per favor
                               smiley


                            • zelectron zelectron 29 novembre 2016 17:30

                              LES CUBAINS SONT FRAPPÉS PAR LE SYNDROME DE STOCKHOLM.


                              • VDJ VDJ 29 novembre 2016 19:30

                                Ca y est ? Les anticubains ont déversé leur bile ? Sorti leurs chiffres farfelus ? Effectué leurs rapprochements douteux ? Répété les inventions sorties d’on ne sait où ? Raconté pour la nième fois que les « Cubains ne rêvent que de partir » ? (à se demander pourquoi tant sortent et rentrent tous les jours.) Bref. Ca fait 50 ans qu’on entend la même chose, et ça fait 50 ans que la barque est toujours à flot. Malgré le terrible et criminel blocus (qui n’existe pas, évidemment).

                                Cadeau pour ceux que ça intéresse : « Revolucionarios » (VOSTFr), la révolution racontée par des Cubains. https://www.youtube.com/watch?v=lVeCtOkTRN4


                                • JP94 29 novembre 2016 21:42

                                  @VDJ
                                  Bah celui qui fait l’Histoire, c’est le peuple cubain, qui s’est incarné en Fidel Castro depuis 1959.


                                  Les anti-cubains soutiennent donc la politique états-unienne de blocus : or quel pays a su résister à 50 ans de blocus ? Cuba , car son peuple est uni ( la clique payée par l’UE ou les USA n’est pas le peuple, elle est l’ennemi de classe du peuple : tout ce qu’elle veut est de récupérer ses prérogatives en collaborant avec les puissances . Et tous ces aigris expriment et reproduisent une haine de classe, même quand ils se prétendent étranger à la bourgeoisie compradore.

                                  Ils ignorent tout de Cuba, de son peuple. Il n’y a plus de prisonnier politique à Cuba tandis que pour les plus anciens dans le monde, tel Léonard Peltier ( plus de 35 ans de prison) ou Mumia Abu Jamal ( un peu moins , mais au cachot éclairé 24h24 er qui tient bon ) ou en France Georges Ibrahim Abdallah , ou encore en Israël , il y en a un paquet dont on ne parle pas ! 

                                  Le peuple de Cuba est fier , il est éduqué - Cuba exporte des médecins - tout le monde est éduqué à Cuba ( le PISA classe Cuba en tête de l’Amérique et un aspect unique à Cuba est l’absence - prouvée statistiquement - d’inégalités et de disparités régionales à l’Ecole. De plus , les 3/4 des élèves cubains sont placés au-dessus du 1/3 des élèves français ! 
                                  Mais ni Vallaud Belkacem ni Fillon ne vont nous vanter Cuba, ni son modèle scolaire, qui dans un pays pauvre du fait du blocus , est d’autant plus remarquable : mais l’Education est une priorité à Cuba, et ni ici ( malgré le blabla prétexte à des mesures imposées sans concertation) ni aux USA, où c’est une catastrophe dont le citoyen US qui crache sur Cuba ferait mieux de prendre conscience car, à l’aune du système scolaire, il vit dans un pays arriéré. Et j’ai quelques amis enseignants là-bas qui sont étonnés de l’incurie de leur système , malgré des années d’enseignement en France - et pourtant Vallaud-Belkacem préfère le système US, enfin c’est un prétexte pour casser l’Ecole publique ici en jetant de la poudre aux yeux.

                                  Je connais des dizaines de Latinos-américains et pour eux, Cuba est l’exemple ! ( communistes ou pas - et eux connaissent les inégalités ( Chili , 2ème pays le plus inégalitaire du Monde - sous Bachelet), le crime et la torture, la spoliation des terres, les assassinats politiques ( 3500 dirigeants et candidats de l’Union patriotique ( communistes et vraie gauche - dont les candidats à la présidentielle ) en Colombie , assassinat pour action syndicale et torture, ( Pérou ) ..sans oublier les coups d’Etats fomentés par les USA : Chili, Bolivie ( auparavant) , Vénézuela, Honduras, Brésil ( Goulart en 1964, puis aujourd’hui ), Paraguay , Argentine, Uruguay ,, La Grenade, Guatemala : il y a en moyenne plus d’un coup d’Etat par Etat..

                                  Bref les Latinos savent, les dirigeants à la Clinton le savent, restent juste les gogos et bobos d’ici qui gobent ce que disent les précédents et préfèrent une Lepen ou un Fillon, voire un Hollande à un homme et un peuple, Castro et les Cubains.

                                • tf1Groupie 29 novembre 2016 22:19

                                  @VDJ

                                  Déjà quand on confond « anticubain » et « antiCastro », on a des problèmes cognitifs, voire psychologiques.

                                  Il me semble pas qu’ici il y est beaucoup d’anticubains, arrêtez de vous faire des films, éteignez vos cierges, coupez votre sono qui serine des chants religieux et sortez prendre l’air, ça vous fera du bien.


                                • VDJ VDJ 30 novembre 2016 00:47

                                  En 30 ans, je n’ai jamais vu un antiCastriste lever le petit doigt contre la tentative de blocus US qui touche toute la population. Ils préfèrent éviter le sujet et/ou prétendre que ce n’est qu’une excuse du gouvernement et/ou prétendre qu’il n’existe pas. Certains se délectent même à l’idée que la tentative de blocus puisse ruiner le pays pour arriver à justifier a contrario leur anticastrisme. Je n’ai jamais vu un antiCastriste s’élever contre les 3000 attentats contre Cuba (et à peu près autant de victimes). Je n’ai jamais vu un antiCastriste protester contre l’asile offert à Posada Carriles à Miami qui a fait exploser un avion civil cubain en plein vol. Je n’ai jamais vu un antiCastriste faire la moindre chose en faveur de la population cubaine, à part débiter son anticastrisme sur des forums. Mais peut-être me trompe-je. Peut-être sommes-nous croisés dans quelque activité, soirée d’information, journée de protestation. Peut-être ont-ils tenté de faire parvenir des pièces détachées à l’hôpital pédo-oncologique de la Havane. Peut-être tenaient-ils le micro lorsque les médecins racontaient leur quotidien et les effets concrets et directs du blocus. Dans ce cas, j’avoue humblement ma confusion.

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