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Accueil du site > Tribune Libre > Un regard philosophique sur la gravité quantique qui mène vers (...)

Un regard philosophique sur la gravité quantique qui mène vers Dieu

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 1) Qu’est-ce la gravité quantique ? Est-ce que les cosmologistes savent ce qu’ils cherchent en manipulant les équations et modèles formant un ensemble hétéroclite de descriptions microphysiques à base de spin, matrices, fonctions d’onde, et une description macroscopique quelque peu absconse fournie par les tenseurs de la relativité générale utilisés par Einstein ? Je crois surtout que les physiciens cherchent à élaborer en premier lieu une théorie mixte permettant de combiner les modèles quantiques et le modèle cosmologique établi avec les équations d’Einstein vénérées telles de saintes écritures mathématiques. Autrement dit, les physiciens sont en quête d’une cosmologie quantique. Avec comme obstacle la rencontre de signes mathématiques incompatibles. Ce qui oblige à élargir le spectre de la modélisation théorique. On l’a noté avec le résultat le plus commenté dans ce domaine, la dualité AdS/CFT établie par Juan Maldacena qui relie deux représentations, l’une contenant la gravité et l’autre dans laquelle la gravité est absente. Autrement dit, deux univers jouent de manière coordonnée mais dans le second, la gravité n’intervient pas dans le jeu. Plus précisément, l’espace AdS gouverné par la gravité possède une frontière bord, horizon, surface disposant d’une dimension en moins, dont le jeu est gouverné par une théorie conforme du champ. Tout se passe comme si l’espace AdS représente le monde réel qui viendrait se « plaquer » sur une surface représentant sa carte. Mais cette carte est interactive. Tout se passe comme si ce qui est calculé (anticipé, mémorisé) sur cet horizon pouvait se projeter et former une géométrie spatiotemporelle contenant une dimension de plus. Cette dualité est parfois interprétée comme un dictionnaire permettant de traduire dans le second monde ce qui se passe dans le premier et c’est assez troublant, comme si le réel était dédoublé à l’instar du monde platonicien constitué du sensible et de l’intelligible.

 

 Le cosmos AdS est conçu à partir de la gravité déterminée par l’équation d’Einstein R = T. Cette équation permet de modéliser un cosmos constitué d’un bloc et par dérivation, de retrouver la mécanique classique de Newton. La gravité d’Einstein est bien plus qu’une mécanique et désigne l’instance physique qui règle la disposition des masses et la « forme » que prend l’étendue. Les masses façonnent la scène sur laquelle elles jouent et la gravité désigne l’instance qui impose les règles de ce jeu. Mais nous ignorons comment ces règles peuvent se transmettre et comment les masses « communiquent », voire « communient » et « conspirent » en quelque sorte pour façonner un cosmos. La correspondance AdS/CFT est purement formelle. Il faudrait lui donner un sens physique en introduisant un champ permettant aux signaux d’être véhiculés.

 

 Il y a une différence d’approche et de finalité entre la cosmologie quantique pratiquée par les spécialistes de la physique mathématique et la gravité quantique regardée et comprise avec une approche héritée de la philosophie de la Nature, mais néanmoins dérivée des savoirs scientifiques disponibles à notre époque. La gravité quantique sera conçue comme un dépassement des limites de la cosmologie des physiciens. Plus précisément comme un principe systémique qui, pour être efficient, utilise la transmission de signaux quantiques, de bosons, voire de fermions, et dont l’intervention ne se réduit pas au réglage des masses et du cosmos. La physique quantique est une physique des communications (Dugué, 2017b). La gravité quantique est alors une sorte de « colle systémique » permettant de produire un cosmos en utilisant des signaux et des champs. Colle, certes, mais qu’est-ce qui est collé ? En apparence, cette colle invisible réunit les morceaux de matière et les fait tenir ensemble dans une disposition ordonnée qui n’est pas figée mais mobile. A chaque moment, la disposition change. La gravité est donc aussi ce qui produit le collage des moments successifs du cosmos. Autrement dit, ce qui fait que le cosmos ne se disperse pas et que ce qui est projeté soit dissout, que ce qui arrive dans le temps soit retenu pour faire place à une autre arrivée. La gravité est ce qui retient le « Temps » pour laisser de l’espace. Temps retenu, ou dissout ? La physique nucléaire pourrait livrer quelques explications et permettre une formulation quantique de la gravité. Cette physique n’est pas étrangère à la gravité avec son modèle standard qui recèle des énigmes mais aussi qui est partie prenante dans la théorie du champ conforme CFT utilisée dans la dualité jauge/gravité (AdS/CFT).

 

 La gravité post-relativiste est un principe naturel (physique) dont les effets tiennent en quelques mots. Solidarité de toutes les choses disposées et coordination de la manière dont les choses se meuvent dans le cosmos en se manifestant. Pour résumer, les choses de la nature dépendent de deux types de « colle », le magnétisme et la gravité. Ces colles sont dynamiques, elles sont basées sur des signaux, des communications. Chacune est efficace dans son champ d’intervention spécifique. L’électrodynamique est responsable des réactions chimiques, des liaisons diverses dont les effets cumulés et combinés produisent les propriétés des matériaux, des éléments chimiques, du vivant. Deux effets sont produits, attraction et répulsion. Les combinaisons se font et se défont avec des durées variables. La gravité est la colle du cosmos qui règle les masses. Ses effets ont une durée colossale rapportée à une vie humaine ou même la longue « histoire » de sapiens. Il est possible que la gravité ne soit pas une véritable interaction mais plutôt une émergence produite par un énigmatique jeu des deux « forces nucléaires », la forte et la faible. Ce qui signifie qu’il faudrait renverser l’approche et partir du modèle standard des particules et de considérer la gravité comme une émergence et un principe qui rend consistant l’ensemble. Un schéma permet de résumer la complexité du monde naturel et du cosmos.

 

  Champ électrodynamique quantique

↑↑↑  ↔↔↔↔↔↔ ↔↔↔↔↔↔↔ ↑↑↑

Charges  Magnétisme quantique Charges

 

 Champ de gravité quantique

 ↑↑↑  ↔↔↔↔↔↔↔↔↔↔↔↔↔↔↔↔ ↑↑↑

Masses nucléaires ↓↓↓ Gravité quantique ↓↓↓  Masses nucléaires 

 

Ce schéma qui résume l’univers interprété par les sciences physiques est aussi un schéma débordant sur la pensée philosophique. Il résume une première distinction entre les deux physiques, champs et communications, disposition (Dugué, 2017a). Il est de plus en connivence avec la doctrine des deux matières formulée par Plotin dans le sillage de Platon et Aristote. Cette doctrine paraît obscure mais pourtant, elle est assez claire, séparant deux domaines ontologiques explicités avec le doublet matière et forme, liés à deux « ordres » du temps. La matière corporelle est considérée comme dépourvue de vie, de pensée, avec le caractère de la mort. A l’inverse, la matière divine possède une « vie intellective », son essence est à la fois engendrée et inengendrée (on retrouve ce double caractère dans les autoconstituants décrits par Proclus dans les éléments de théologie). Ces deux ordres du temps ont leur corrélat cosmologique, renvoyant aux deux mondes décrits par Aristote, sublunaire et corruptible, supralunaire et éternel. La physique moderne n’a pas réfuté ce schéma, elle l’a juste actualisé avec un coup de théâtre ontologique. La matière corporelle est étudiée par la thermomécanique, elle va vers la corruption et la mort, comme l’indique la seconde loi de l’entropie. En revanche, ce qui correspond à la matière divine est étudié par la mécanique rationnelle, interprétée par Prigogine comme physique de l’être, par opposition à la thermodynamique vue comme une physique du devenir. Le coup de théâtre n’est rien d’autre que l’unification du ciel et de la terre par la physique de Newton. La matière soumise à l’inertie ou à la gravité possède en quelque sorte le caractère de la matière divine, autrement dit, déterminée par une essence et le principe du Kosmos, qui essencialise, alors que le Kronos est une puissance génératrice autant que corruptrice (voir sur ce point, Dugué, 2017b).

 

 « La matière divine, en recevant la forme qui la détermine, possède une vie intellectuelle et déterminée. Au contraire, lors même que la matière des corps devient une chose déterminée, elle n’est ni vivante, ni pensante ; elle est morte malgré sa beauté empruntée. La forme des objets sensibles n’étant qu’une image, leur matière n’est également qu’une image (εἴδωλον). La forme des intelligibles possédant une véritable réalité, leur substance a le même caractère. On a donc raison d’appeler essence la matière, quand on parle de la matière intelligible : car la substance des intelligibles est véritablement une essence, surtout si on la conçoit avec la forme qui est en elle ; alors l’essence est l’ensemble lumineux [de la matière et de la forme]. Demander si la matière intelligible est éternelle, c’est demander si les idées le sont : en effet, les intelligibles sont engendrés en ce sens qu’ils ont un principe ; ils sont non-engendrés en ce sens qu’ils n’ont pas commencé d’exister, que, de toute éternité, ils tiennent leur existence de leur principe ; ils ne ressemblent pas aux choses qui deviennent toujours, comme notre monde ; mais ils existent toujours, comme le monde intelligible. » (Plotin, Ennéades, traité II, 4, trad. Bouillet)

 

 Il n’y a qu’un pas, certes de 17 siècles, pour disposer d’une philosophie distinguant autant les deux ontologies (en l’occurrence l’être et l’existant) et les deux compréhensions du temps avec la distinction entre historicité et historialité avec deux notions, la temporalité et la temporellité, élucidées dans Etre et Temps par Heidegger. Autrement dit, le temps biographique du devenir et le temps kosmologique qui caractérise l’essence de l’Etre. La dernière carte du jeu ne sera pas jouée. Augustin et le de trinitate nous conduirait trop loin. J’espère que les éveillés du nouveau commencement auront accès à ces quelques lignes écrites sur la gravité quantique.

 

 

 2) Si la mécanique quantique règle les communications entre « particules », la gravité est ce qui émerge lorsque les particules ou essences élémentaires finissent par d’ordonner et façonner un cosmos mobile. La nature se présente avec des régularités............................................

 

 Dugué, B., L’information et la scène du monde, Iste éditions, 2017a

 https://iste-editions.fr/products/linformation-et-la-scene-du-monde

 Dugué, B., Temps, émergences et communications, Iste éditions, 2017b

 https://iste-editions.fr/products/temps-emergences-et-communications

 Traduction anglaise

 http://www.iste.co.uk/book.php?id=1199

 http://www.iste.co.uk/book.php?id=1332

 

 

 


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47 réactions à cet article    


  • Laconique Laconique 20 mai 09:45

    L’intention est-elle pure ? « Il sonde les reins et les cœurs. »


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 mai 10:04

      Ce qui mène vers dieu, c’est plutôt la gravité cantique.


      • JPCiron JPCiron 20 mai 22:42

        @Séraphin Lampion

        Oui, la Théorie Quantique des Chants ... ça branche grave !


      • L'apostilleur L’apostilleur 20 mai 10:10

        @ l’auteur 

        « ...Un regard philosophique sur la gravité quantique qui mène vers Dieu... »

        Incompétent pour toucher du doigt Dieu avec la physique, comme Michel-Ange avec son David de la chapelle Sixtine, j’en était resté au mur de Planck, l’ultime limite infranchissable derrière laquelle d’aucuns y devinent la création ...

        Le monde quantique sera-t-il capable d’accéder à ce Graal ?


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 20 mai 10:22

          @L’apostilleur
          Il ne faut pas chercher Dieu au moment de la création mais à la fin des temps
          Notre cosmos n’a pas été créé, il a émergé, mais à partir de quoi ?
          La gravité quantique permet de comprendre le temps mais pour nous humain, le Temps est un mystère à vivre
          Un mystère qui mène vers la vérité de l’estre aurait dit Heidegger


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 20 mai 11:06

          @Bernard Dugué
           
           ’’La gravité quantique permet de comprendre le temps mais pour nous humain, le Temps est un mystère à vivre’’
           
          Pour moi, le temps newtonien n’existe pas, seules des durées existent. La durée c’est le fait que les processus physiques ne sont pas instantanés.
           
          Dans l’univers la quantité de mouvement demeura toujours nulle, mais en revanche, la quantité d’énergie est fluctuante (éventuellement depuis l’infiniment petit à l’infiniment grand, puisqu’il n’y a pas d’énergie négative).
           
          La grande question est : comment s’est créée l’énergie ? D’où vient-elle ?
           
          Qu’elle imagine qu’avant il n’y avait rien (énergie auto-créée ex-nihilo ?) ou qu’elle imagine qu’il y a toujours eu quelque chose (et quoi ?), la raison défaille. Cette question n’est pas une énigme, c’est un mystère et qui demeurera à jamais.


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 20 mai 12:48

          @Francis, agnotologue
           
           la gravité est la conséquence de l’invariabilité de la quantité de mouvement dans un système fermé tel qu’est l’univers.
           
          C’est une piste à creuser.


        • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 20 mai 17:50

          @Bernard Dugué
           Tout est un mystère avant d’être découvert ou inventé.
           Vous ne prenez que des auteurs qui sont religieux par définitions.
           Les athées restent minoritaires mais ils augmentent en nombre d’année en année.
           La religion est incompatible avec la science.
           La religion sait tout d’avance. Elle ne va pas beaucoup plus loin que sur des détails.
           La science doute de tout par définition et s’en porte bien dans la recherche. 



        • Seth 20 mai 20:17

          @Bernard Dugué

          Certains penseurs zoroastriens (chez qui il n’existe pas d’officiels dictant la religion, voire de prêtres) sont arrivés à la conclusion qu’absolument tout ce qui est a pour origine le Temps. il y a pour le désigner 2 mots, un courant désignant le temps au sens de ce qui passe et se mesure et un autre , vieux mot utilisé alors dans le sens de Temps absolu, sans unité de mesure, hors de toutes limites concevables.

          Mais d’autre parlent de l’Espace dans le même sens...
          Mais existe-t-il une différence entre les deux notions ? Tout cela va plus loin que ce que notre petit cerveau peut se représenter.


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 21 mai 10:40

          @Réflexions du Miroir

          « La science doute de tout par définition et s’en porte bien dans la recherche. »

           

          Oh surement pas, science vraie et révélations bibliques font très bon ménage et évite les écueils dans lesquels sont tombés de nombreux scientifiques, la théorie de l’évolution en est le plus évident des écueils.

          Pour savoir quand et comment s’est formée la terre, vous faites :

          http://andre.gagnoud.free.fr/BIBLIOGRAPHIES/

          Puis cliquer sur « La bible face à la science » bibliographie, puis chercher les liens correspondant à Daniel Pignard et vous aurez 6 liens qui vous expliquent le mécanisme qui a provoqué le déluge et la dérive des continents, et donc que le créationnisme tient parfaitement la route.

          « Recherche sur le déluge et la dérive des continents »


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 21 mai 10:43

          @L’apostilleur

          Pour ne pas s’égarer : « Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14:6)


        • L'apostilleur L’apostilleur 21 mai 17:11

          @Bernard Dugué
          « ...Il ne faut pas chercher Dieu au moment de la création mais à la fin des temps... »

          Il serait pourtant plus convaincant d’expliquer ce qu’Il a produit plutôt que de laisser à croire ce qu’Il fera


        • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 23 mai 08:21

          @Daniel PIGNARD,
           J’ai jeté un coup d’oeil.
           Qu’essayez-vous de démontrer en liant le déluge au créationnisme ?
           Un syllogisme. si tout B est A et si tout C est B, alors tout C est A

           Ce qui est complètement faux.
           Le créationnisme n’a pas tenu compte d’éléments et de paramètres qui sont eux non prouvés. 
           Vous êtes un croyant, scientiste mais pas scientifique


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 23 mai 08:29

          @Réflexions du Miroir
           

          ’’si tout B est A et si tout C est B, alors tout C est A. Ce qui est complètement faux.’’

           

          Ah ? Selon vous, quand tout B serait A il existerait des B qui ne seraient pas A ?


        • nono le simplet nono le simplet 23 mai 08:37

          @Réflexions du Miroir
          je suis d’accord avec francis ... pour une fois il a raison ...
          mais tu voulais peut être dire « si tout B est A et si tout C est A, alors tout C est B » ... ce qui est faux ...
          enfin bon, c’est mal exprimé ...
          « si l’ensemble B appartient à l’ensemble A ... » est plus correct et facile à comprendre


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 23 mai 08:53

          @nono le simplet
           
          quand nono dit que j’ai raison je me relis attentivement pour voir où j’ai dit une connerie.


        • nono le simplet nono le simplet 23 mai 09:00

          @Francis, agnotologue
          ouais ... ça vient de ta formation scientifique ... douter des autres smiley


        • Clocel Clocel 20 mai 10:52

          La science est condamnée à patauger dans la matière, elle n’exploite pas les bonnes régions de nos capacités cognitives, Dieu (sa notion) est beaucoup trop subtil pour être saisi par les instruments encore barbares de chimpanzés « évolués » en phase régressive.

          Tant que nos spéculations se feront à partir de nos modèles hérités et reconnus par les gardiens du Temple, rien à attendre.

          On part avec deux handicaps massifs : Des religions indigentes, tout juste bonnes de gaver des abrutis, et des sciences prostituées par les pathologies du capital, donc, on rajoute de la gravité à la gravité.

          Il est clair que pendant une période de son histoire, l’Homme a été beaucoup plus subtil que celui qu’on croise dans le métro...


          • Clocel Clocel 20 mai 10:54

            à gaver...


          • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 20 mai 17:53

            @Clocel,
             Quel est le dieu des autres êtres vivants sur Terre ?
             La différence avec les hommes, c’est qu’ils ne cherchent pas à savoir quand ils vont mourir.
             Ils mangent et boivent. Sont des prédateurs ou des proies qui elles mêmes deviennent prédatrices.
             Ce qui est vrai et que le dernier S&V démontre, c’est que l’homme a manipulé les sciences pour accélérer l’évolution des êtres vivants.   


          • Pierre Régnier Pierre Régnier 20 mai 11:00

            Je mentirais si je disais que j’ai compris l’article, mais je reste convaincu que cette autre démarche scientifique, pas seulement philosophique, est évidemment plus importante que celle qui conduit à Dieu et que celle qui conduit à l’athéisme :

            Les prétendus « bons » appels à massacrer attribués à Dieu par les religions conduisent des croyants musulmans à massacrer bien réellement, comme à Charly Hedo, au Bataclan et en de nombreux autres endroits dans le monde actuel.

            Et, tout le monde peut le comprendre, toute fuite politico-scientifico-philosophique pour détourner de cette évidence est une folie qui fait durer la toujours bien réelle criminalité islamique.


            • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 20 mai 17:56

              @Pierre Régnier
               Vous oubliez beaucoup d’histoire en ne parlant que des musulmans.
               Vous ne vous souvenez plus des guerres de religions, du massacre de la Saint-Bathélémy... Tout cela au nom de... 


            • otemporaomores 20 mai 20:53

              @Pierre Régnier
              Charly Hebdo ils l’ont bien cherché et ils l’ont trouvé.


            • Pierre Régnier Pierre Régnier 20 mai 21:48

              @Réflexions du Miroir

              Il est vrai que je ne rappelle pas souvent ces crimes « chrétiens », plus précisément catholiques, que vous citez. C’est que je préfère dire et répéter, encore et encore, que ces crimes sont, comme ceux de musulmans d’aujourd’hui, le résultat logique d’une histoire bien particulière, celle de la tricherie théologique.

              Celle-ci prend son origine dans l’hébraïsme, puis dans le judaïsme à l’époque de l’Ancien Testament. Elle se poursuit dans le faux christianisme, qui trahit Jésus de Nazareth et les évangiles. Ce sont ces deux tricheries qui entraînent la troisième, celle de l’islam, la pire de toutes parce qu’elle fait durer la croyance criminogène dans le présent et l’avenir.

              La persistance dans cette tricherie des croyants des trois monothéismes est la cause principale de la criminalité religieuse. Mais les athées anti-religieux ont leur part de responsabilité, puisqu’ils refusent d’étudier, et même simplement de constater, la tricherie sous prétexte que, pour eux, les croyances religieuses ne sont que foutaises.


            • Pierre Régnier Pierre Régnier 20 mai 21:51

              @otemporaomores

              Une aussi répugnante affirmation mérite au moins un petit développement.


            • citoyenrené citoyenrené 20 mai 11:09

              fan de « la méthode scientifique » sur france culture, des présentations de Françoise Combes au CdF, de « la gravité quantique à boucles » (sans comprendre le détail) d’Aurélien Barrau et de Carlo Revelli

              en rustre, je ne peux que te dire que « quelqu’un qui n’est pas capable d’expliquer sa théorie à un enfant de 5 ans, c’est que lui-même la comprend mal » disait Einstein

              Dr en philosophie et en pharmacologie, ne pète pas trop haut en cosmologie, collègue, ou alors, travaille le truc à faire simple, sans trahir ni dénaturer l’idée

              bonne chance

              au CdF, plus les gars sont calés, plus ils sont capables de ’faire simple’

              bonne chance encore, si ton goût pour la science est très louable et respectable

              mettre volontairement des frontières, des tartines absconses (ce que ton article n’est pas tout à fait)...fan des scientifiques au top, j’repère du coup ceux qui ’en font trop" faute de maitrise, ce qui est pourtant hautement compréhensible tant les sujets sont ardus


              • citoyenrené citoyenrené 20 mai 11:13

                @l’auteur
                et les dieux et croyances n’ont rien à faire dans ces sujets ! (j’réagis au titre)


              • Pierre Régnier Pierre Régnier 20 mai 15:06

                @citoyenrené

                Vous manquez de gravité. C’est la quantiqué qui conduit à la croyance en Dieu.

                Bernard Dugué n’en met pas assez dans son article, et c’est pourquoi vous ne trouvez pas le moyen d’y puiser votre part.

                Ne restez pas incrédule. Entrez en religion par la voie scientifique et vous verrez combien c’est beau l’érotisme contenu dans le quantique des quantiques.


              • citoyenrené citoyenrené 21 mai 07:40

                @Pierre Régnier
                chépa si tu plaisantes juste pour les jeux de mots cantique / quantique
                "C’est la quantiqué qui conduit à la croyance en Dieu.« 
                pour conduire tes croyances quelque part, il faut être orienté dès avant, »prêcher un convaincu"
                qu’il garde ses salades ésotériques...pour les limaces ésotériques


              • SilentArrow 20 mai 13:23

                Je ne sais pas si la gravité quantique mène vers dieu.

                J’attends le jour où elle existera pour me prononcer.


                • eddofr eddofr 20 mai 15:05

                  Si je brule toute les bibles et que je les efface de vos mémoires.

                  Plus jamais on ne retrouvera la Bible à l’identique.

                  Si je brule tous les manuels de chimie, et que j’efface toute notion de chimie de vos mémoire.

                  Dans 10 ans, 100 ou peut-être 1000 on retrouvera des manuels de chimie contenant EXACTEMENT les mêmes formules que celles d’aujourd’hui.

                  Chercher Dieu dans la science est une absurdité.

                  La science explore et tente de modéliser l’univers tangible.

                  La science ne traite que ce qu’elle peut observer.

                  Même les mathématiques qui ne sont qu’axiomes et raisonnement n’explorent que le champs des possibles, pour finalement, toujours, chercher à s’appliquer au tangible.

                  Dieu, lui, relève de l’intangible.

                  Il est, intrinsèquement, hors du domaine de la science.

                  A ce propos, j’en ai une bonne :

                  Il existe, plus ou moins, 3000 propositions de représentation de « Dieu », Yahvé, Allah, Dieu, la Sainte trinité, Vishnou, Zeus, Jupiter, Krishna, Raël, Ron Hubbard, ...

                  Un croyant, c’est donc quelqu’un qui ne croit pas en 2999 dieu.

                  Un athée, c’est juste quelqu’un qui ne croit pas en un dieu de plus ...


                  • Pierre Régnier Pierre Régnier 20 mai 15:36

                    @eddofr

                    Vous manquez de raëlisme et d’ubbardologie.

                    Remettez donc les pieds sur la terre actuelle et vous comprendrez que la science et Dieu ça ne fait qu’un.

                    Un dogme romanesque, certes, mais ni plus ni moins crédible dans un cas que dans l’autre.

                    Rendez-vous, puisque vous le suggérez, dans 10, 100 ou 1000 ans.


                  • Albert123 20 mai 16:17

                    @eddofr

                    « Si je brule toute les bibles et que je les efface de vos mémoires. »

                    vous serez un woke pur jus adepte de la cancel culture et des autodafés. point. 


                  • eddofr eddofr 20 mai 16:25

                    @Albert123

                    bouh, le méchant copié/collé tronqué.

                    Je vous nommes médaille d’argent du « sorti de son contexte ».

                    Pour gagner la médaille d’or, il eut fallu retirer le « Si » en début de phrase, et vous pouviez me jeter en pâture à l’inquisition smiley


                  • Aruna 20 mai 16:47

                    @eddofr
                    Bonjour Eddofr,
                    Il est en effet très clair que la science ne fait que tirer des conclusions, des concepts, de toutes les observations qu’elle fait dans tous les domaines.
                    De ce fait elle reste prisonnière de ce que J.Krishnamurti appelle « le champ du connu » qui en fait est la condition humaine ou dualité.
                    Voir son livre avec David Bohm « Les limites de la pensée ».
                    Ce que l’on appelle Dieu ou Brahman ou Shiva, etc, est inaccessible car hors de l’espace/temps puisque Intemporel.
                    Ce qui implique qu’il est nécessaire de transcender l’espace/temps duel pour avoir un aperçu de la Source de tout ce qui EST.
                    Aruna


                  • otemporaomores 20 mai 20:58

                    @eddofr et un agnostique est un mathématicien.


                  • christophe nicolas christophe nicolas 20 mai 17:02

                    Permettez moi de préciser que « la gravité mène vers Dieu le père », un aspect de Dieu... :) 

                    Quant-à « gravité quantique » c’est une tautologie car la gravité est fondamentalement liée à la mécanique ondulatoire, elle-même liée à l’instantanéité du champ de potentiel de l’électromagnétisme (vitesse infinie). On peut mettre « quantique » derrière toute expression mais ça n’ajoute rien si on ne comprend pas le « phénomène non-matériel mais réel » qui en est à l’origine. pourquoi la mécanique ondulatoire n’est-elle pas continue ? Parce que le « phénomène non-matériel mais réel » engendre des forces puisque la force dérive du potentiel, c’est à dire des influences faisant bouger la matière or c’est là qu’il y a échange d’énergie donc de photons (bien que ce soit un peu différent pour la gravité) ce qui veut dire que chaque photon porte l’information de tout l’univers (mais surtout le plus proche) . En tout cas, c’est pour ça que les extraterrestres n’aiment pas ceux qui jouent avec des bombes à hydrogène qui sont de puissantes sources de champ de potentiel, ils détectent cette influence et s’en préoccupent car ils savent qu’ils ont affaire à des autochtones très possédés par Satan qu’ils voient comme des papous cannibales, surtout les académiciens et les politiques, bien entendu, car le peuple n’aime pas les guerres mais comme il aime encore moins ceux qui le prendraient pour un con, il conçois aisément qu’il faille parfois la faire comme les Russes en ce moment qui voyaient bien que l’occident les prenait pour des cons... :)

                    Le problème est que les gens qui ne sont pas croyants n’ont pas l’esprit formaté pour la recherche scientifique théorique, leurs pensées sont réductrices et ils se font piéger par Satan sans le comprendre car c’est difficile pour eux d’appréhender le concept d’un « phénomène non-matériel mais réel » analogue à la pensée qui est non-matérielle mais réelle dont ils ne peuvent nier l’existence. Par exemple, Einstein ne concevait pas qu’un « phénomène scientifiques soit non-matériel mais réel » mais Einstein se trompait.

                    Que de mystères n’est-ce pas ?


                    • Hervé Hum Hervé Hum 24 mai 15:11

                      @christophe nicolas

                      la force dérive du potentiel

                      Plus simplement,

                      la force se mesure sous condition de différence de potentiel. sans cela, aucune force n’est observable.

                      On peut donc dire que le potentiel électromagnétique à une vitesse infinie, mais ne peut se manifester en tant que force que par différence de potentiel, donc, avec une vitesse finie.

                      Mais cela ne saurait donner l’explication et la compréhension des phénomènes physiques observés....


                    • otemporaomores 20 mai 20:56

                      "Le problème est que les gens qui ne sont pas croyants n’ont pas l’esprit formaté pour la recherche scientifique théorique, leurs pensées sont réductrices et ils se font piéger par Satan ..."

                      Pas du tout ! Ce que vous écrivez n’est applicable qu’aux sectes comme la franc-maçonnerie mais pas pour la simpliste raison que ses adeptes ne sont majoritairement pas croyants.


                      • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 20 mai 23:07

                        S’il est logique qu’il existe un « dieu » ou une « entité supérieure » qui a élaboré les normes universelles, comme la vitesse de la lumière, la mécanique quantique ou les constantes de la gravité, cette « entité supérieure » ou « dieu » qui a fabriqué cet univers comme un game-designer fabrique des personnages dans un jeu vidéo, n’a surement rien a faire des gesticulations des personnages d’une minuscule planète qui essayent de trouver un chemin qui mène a lui.  smiley


                        • Hervé Hum Hervé Hum 24 mai 18:31

                          @Spartacus Lequidam

                          en vérité, chacun est le centre de son propre univers, en réalité, personne est le centre de l’Univers...


                        • citoyenrené citoyenrené 23 mai 09:32

                          il y a suffisamment de questions ’ouvertes’ en astrophysique en 2022 pour que tu y trouves ton ’beurre’ scientifique et émettes des hypothèses sans aller fourrer de la superstition religieuse là-dedans

                          (entre nous, tu prétends et écris en gros être docteur en philosophie et en pharmacologie, mais collègue, ce n’est pas de l’astrophysique)

                          si ces sujets te passionnent, comme moi, écris des hypothèses sur big bang-big frozen (ou big freeze je sais plus) -big crunch, sur les trous noirs, sur les hypothétiques trous de ver, etc..


                          • citoyenrené citoyenrené 24 mai 06:23

                            Et j’oubliais 2 choses

                            les questions magnifiques de la matière noire et de l’énergie noire, la matière baryonique ne représenterait alors que 3% (sauf erreur) du total..(perso, j’y crois pas trop, sauf matière noire, ça a l’air avéré, et dirais, en bourrin, que les équations d’Einstein sont ’simplement’ incomplètes)

                            et l’hypothèse des multivers, qui est contenue dans les équations et en découle (toujours sauf erreur), c’est fertile !

                            et, l’autre chose, que la question 100% théologique semble avoir son public, en lisant les réactions..athée jusqu’au bout des ongles, je ne devrais pas heurter les croyances et les croyants, dsl


                            • Hervé Hum Hervé Hum 24 mai 09:37

                              Ce que vous rapportez de Plotin ne risque pas de vous éclairer !

                              La réponse tient en quelques principes élémentaires.

                              Mais je vous invite à répondre à cette question simple.

                              Il est possible de tout imaginer à partir de la réalité, mais est ’il possible d’imaginer quoi que ce soit en partant de l’imaginaire, c’est à dire, en l’absence totale de réalité ?

                              La réponse est élémentaire !

                              De là, sachez que l’être en tant que tel n’a de choix que des buts, finalités qu’il se propose d’atteindre, mais pas des moyens, ces derniers étant du domaine exclusif, totalitaire de la causalité, maître de la réalité ou physique. Car sans causalité, pas de lois physiques possible. Ici, même un Dieu tout puissant ne peut que s’y soumettre ou renoncer à la réalité, c’est à dire, rester dans son propre imaginaire.

                              C’est pourtant simple !!!


                              • Bernard Dugué Bernard Dugué 24 mai 10:45

                                @Hervé Hum
                                Il n’y a rien d’imaginaire chez Plotin, tout est exposé à partir d’expériences de pensées et de contemplations qu’il a réalisées et qu’il a essayé d’intelliger aux limites de ses possibilités. Plotin a tenté de dialoguer et a rencontré ce qui est au-dessus de tout dialogue mais d’où émane le dialogue


                              • Hervé Hum Hervé Hum 24 mai 12:31

                                @Bernard Dugué

                                l’expérience de pensé s’appelle aussi la dialectique.

                                Mais il est dommage que vous ne répondez pas à la question que je pose, pourtant simple et dont la réponse élémentaire est parfaitement connue par ailleurs. Encore qu’il faille savoir que selon disons la 2ème loi de la causalité, un principe est invariant fondamentalement (dans ses conditions d’existences) quelle que soit l’échelle ou le domaine auquel on l’applique, seule change ( à la moindre iota, mais selon des règles strictes) la forme qu’il peut prendre. Sachant que la forme change radicalement selon l’échelle ou le domaine, mais pas ses conditions d’existences, intangibles. Ce qui permet de savoir au delà du possible du visible !

                                Et ne donnez pas votre avis sur l’affirmation selon laquelle l’être en tant que tel n’a de choix que des buts ou finalités qu’il se propose d’atteindre, mais pas des moyens.

                                Dommage !!!

                                 

                                .

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