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Accueil du site > Tribune Libre > Un roi ne devrait pas dire ça !

Un roi ne devrait pas dire ça !

Pour finir cette année 2017 avec un sourire aux lèvres, voici des extraits du premier acte d'une pièce intitulée "un roi ne devrait pas dire çà !" Elle est en cours de création (et l'auteur est, lui, en récréation). Le titre vous dit quelque chose ? Normal, c'est le détournement d'un titre de livre politique publié cette année et consacré à un certain monarque républicain... Seul l'acte I est terminé, soit six scènes dont les deux premières sont proposées ici en avant-première ainsi que la quatrième.

Avertissement : Avant d'aller plus loin, les lecteurs (trices) doivent être averti(e)s qu'il s'agit d'un genre que l'on appelle le théâtre de l'absurde.

Acte I

Scène 1 – La sortie du roi

Personnages : le roi, le porteur tout court, le porteur de cadavre, le porteur de porte, le porteur de nouvelles

Le roi :

Porteur ! Porteur ! 

Les porteurs hésitent et s’observent. Finalement, ils s’avancent tous ensemble, timidement.

Le roi :

Pas vous tous ! Seulement mon porteur, mon porteur au sens propre du terme. Comment vous le dire ? Mon porteur de corps…

A ces mots, le porteur de cadavre s’avance d’un coup.

Le roi, furieux :

Mais non, pas vous, crétin ! C’est prématuré ! Ne voyez-vous pas que je me porte comme un charme ! Trouvez-vous que j’ai l’air d’un macchabée ou d’un moribond ? Je veux mon porteur tout court ! Reculez donc ! Encore ! Eloignez-vous ! Disparaissez ! Porteur !

Le porteur « tout court » fièrement :

A votre service, votre majesté ! 

Le porteur de cadavre, piteux, à part :

Lèche-bottes ! Je ne le porte pas dans mon cœur, moi, ce porteur…

Le roi :

Qu’est-ce que vous marmonnez dans votre barbe de croque-mort ?

Le porteur de cadavre :

Moi, sire, oh, mais rien, rien du tout. 

Le roi, immobile semblant attendre quelque chose :

Eh bien, où est l’autre ?

Le porteur « tout court » :

Mais…qui donc, votre majesté ?

Le roi : 

Mais le porteur de nouvelles ! Naturellement. On doit savoir que je n’aime pas perdre mon temps, que j’aime l’organisation. Quand on me porte, je désire que l’on me porte les nouvelles en même temps. 

A l’annonce de son nom, le porteur de nouvelles fait irruption en courant et dans sa précipitation, il relève son pantalon.

Le roi, interloqué :

Eh bien, est-ce une façon de se présenter devant son roi ?

Le porteur de nouvelles :

Sire, je viens tout juste d’arriver, je reviens d’un long périple et j’avais besoin de… 

Le roi :

Besoin ? Besoin ? Qu’avez-vous besoin de besoin ? Il n’y a que le roi qui a des besoins ! 

Le roi :

Bien. Nous allons sortir. Porteur de porte ! Où est-il ? Il faut tout leur dire…

Le porteur de porte apparaît avec une porte sur le dos. Il la dépose devant le porteur tout court qui porte le roi qui porte toute sa majesté. Il ouvre la porte et dit :

Le roi sort !

Le roi :

Attendez ! 

Le porteur de porte :

Le roi ne sort plus !

Le roi, à part :

Imbécile ! Je sors ! 

Le porteur de porte :

Le roi re sort !

Le roi sort en effet et le porteur de porte referme la porte derrière lui. Puis après s’être assuré que le roi se fut éloigné, il reprend la porte sur son dos et s’en va par le fond de la scène, courbé et en grommelant.

Le porteur de porte :

Ma femme (à la manière de Columbo) qui craint les courants d’air ! Et moi qui dois garder cette porte près de moi tant que le roi n’est pas revenu au palais. Et quand rentrera-t-il ? Tout çà, ce sont des détails qui me chiffonnent… (la main sur le front, à la manière de Columbo)

Encore une opération porte ouverte à mon logis ! Ma pauvre épouse va se plaindre qu’un jour elle attrapera la mort par la faute de sa majesté. Sa majesté sort, Sa majesté rentre, Sa majesté ressort ! Et tout cela me laisse sans ressort…Bah ! Il faut bien faire son métier. Mais ce serait bien le comble qu’un jour ma femme (même remarque) me mette à la porte, moi, un porteur de porte !

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Scène 2 - Les deux poètes

Personnages : poète 1, poète 2, le porteur de porte, la femme de ce dernier

Deux poètes marchent sur le chemin et voient arriver vers eux le porteur de porte de sa majesté le roi.

Premier poète

Voyez cet homme qui vient vers nous, c’est le porteur de porte de sa majesté le roi. A longueur de journée, il pousse et je repousse la porte royale avec pompe et cérémonie au gré de la fantaisie du roi. Il l’imite avec emphase et gestes amples : « Sa majesté sort ! Sa majesté rentre ! »

Second poète

C’est un dur métier. Moi cela me ferait sortir de mes gonds. (Rires).

Premier poète

Et vous ne savez pas la meilleure : il habite la maison que vous voyez là-bas (il la montre) qui se trouve accolée à celle du porteur de porte de sa majesté la reine.

Second poète

Ah ? Une congrégation de porteurs de portes ?

Premier poète

Non ! Ses majestés ont décidé de les grouper pour la commodité de la chose. Quand un des deux porteurs est malade, l’autre prend sa place, quand ses majestés sortent ensemble, les deux porteurs viennent ensemble au palais.

Second poète

Finement pensé ! Mais ces deux maisons n’ont elles-mêmes aucune porte. Pourquoi ?

Premier poète

C’est pour que les porteurs entendent crier les ordres de leurs majestés.

Second poète

Mais bien sûr ! Finement pensé ! Et les deux porteurs, entre eux, s’entendent-ils bien ?

Premier poète

Pardi ! Puisqu’ils n’ont pas de porte…

Second poète

Je veux dire, est-ce qu’ils sont amis ?

Premier poète

Ils sont comme cul et chemise.

Second poète

Tant mieux ! Il n’est rien de pire pour un cul que d’être sans chemise. Surtout que l’hiver, leurs deux culs doivent souffrir du froid dans leurs logis sans portes…

Premier poète

Alors que les poètes ne sont jamais mieux inspirés que lorsqu’ils ont la bise au cul.

Second poète

Ou quand il leur prend l’envie de trousser des chemises.

Premier poète

C’est en ces occasions qu’ils troussent leurs meilleurs vers ! (rires)

Second poète

Ils s’en vont nus comme des vers.

Premier poète

En récitant des vers !

Premier poète

Comme ça sans rime ni raison ?

Second poète

A-t-on besoin d’une raison pour versifier ? Il suffit de rimer. Faire bonne chair et bonne rime.

Premier poète

Rimailleur !

Second poète

Non : je rime ici ! Pas ailleurs…

Premier poète

Mais la rime voyage, rester sur place à quoi ça rime ?

Second poète

Cela ne rime à rien mais cela sonne…

Un bruit de sonnerie se fait entendre. Il vient de la porte du porteur.

Premier poète

Cela sonne en effet : allez ouvrir !

Second poète

Si vous la fermez.

Premier poète

Allez-vous ouvrir à la fin ?

Second poète

Allez-vous la fermer à la fin ?

Un temps. Finalement, ils se dirigent tous les deux vers le porteur de porte.

Premier poète

C’est vous qui sonnez ?

Le porteur de porte

Oui, c’est bien moi.

Le second poète

Et pourquoi sonnez-vous ?

Le premier poète

Pourquoi ne frappez-vous pas plutôt ?

Le porteur de porte

Chez elle, seule sa majesté peut frapper. Sa majesté frappe monnaie, sa majesté frappe les esprits de ses sujets par sa magnificence et sa grandeur, sa majesté frappe ses sujets, sa majesté frappe aux portes, c’est ainsi. Interdiction pour tous ses gens de frapper comme sa majesté. 

Second poète

Mais bien sûr ! Finement… ! Enfin, comme ceci est bien pensé !

Le porteur de porte

Aidez-moi, je vous prie, à poser cette porte contre ce talus…(le premier poète l’aide) ah…merci. Il fait une pause et respire profondément puis se met à crier (les poètes sursautent) : « apporte-moi mon déjeuner ma jolie colombe ! »

Sa femme (au loin)

Je te l’apporte dans deux minutes, mon chéri.

Le porteur de porte

N’oublie pas les cornichons, ma beauté ! Et ajoute une bière, ma merveille !

Les poètes se regardent

Le premier poète, épaté

« Ma jolie colombe, ma beauté, ma merveille » !

Le porteur de porte

Oui, quand on s’adresse à une femme, il faut des phrases construites en trois parties : sujet, verbe et…

Le second poète

Complément !

Le porteur de porte

Non : compliment !

Le second poète

Sujet – verbe – compliment ! Quel esprit !

Le porteur de porte

C’est que je ne suis pas seulement porteur, j’étais portier avant.

Le second poète, ironiquement

Tout s’explique.

Les deux poètes s’en vont.

Eh oui, messieurs les poètes, messieurs les gens de geste, comme il convient de dire maintenant, j’étais portier avant et je portais beau, tout comme vous. Costume élégant, gestes élégants. Et les gants, les jolis gants, je ne les salissais pas. Aujourd’hui je sue, je porte, je supporte l’odeur de ma propre sueur ! Les porteurs, ça travaille, alors que les gens de geste, ça prend des poses mais ça ne fait pas grand-chose. Bande de parasites !

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Saut de la scène n°3 non publiée ici et passage à la scène 4

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Scène 4 : la maison du portier

Maison n°1 / Personnages : le porteur du roi, sa femme et leur invité : le porteur de nouvelles. Les personnages parlent très fort.

La femme

Et Sa Majesté, comment se porte-elle ?

Le porteur de nouvelles

Sa Majesté se fait porter !

La femme

Chut ! Pas si fort : la voix porte…

Le porteur du roi

Par le porteur de cul, pardon, par le porteur de corps !

Le porteur de nouvelles

Tout juste et vous savez ce qu’on dit ? Quand j’arrive avec mes nouvelles, le roi se lève de son trône et…

Le porteur du roi

Le roi pète ?

Le porteur de nouvelles

Non. Pas quand même. Le roi se lève et le porteur se retrouve caché derrière son royal séant. Autrement dit : quand je vois le devant qui plastronne, il voit le derrière qui détrône. 

Le porteur de nouvelles

Vous n’avez pas les mêmes points de vue. Il a vue sur le fondement de toutes choses…

La femme

Le fondement de toutes choses, c’est l’obéissance. Parlez plus bas…

Le porteur de nouvelles (plus bas)

Vous connaissez la devise des porteurs de nouvelles ? « Je suis venu au monde. Maintenant, c’est au monde de venir à moi ».

La femme

Oui, nous la connaissions. Vous nous l’aviez déjà dite.

Le porteur de nouvelles

Eh bien, je peux vous dire qu’elle est mise à mal avec la concurrence déloyale des colporteurs, cette engeance, ces insectes, d’ailleurs, vous savez le surnom que je leur donne ?

La femme

Oui : les cloporteurs !

Le porteur de nouvelles

Tout juste, et c’est mérité. Maintes fois, au lieu de convoquer son porteur de nouvelles, le roi a confié ces temps-ci des missions de communication à de simples colporteurs. Ces cloportes qui colportent ! Alors, évidemment, vu le faible professionnalisme de ces gens-là et leur manque de discernement, ils en arrivent à répéter des choses qu’il ne fallait pas. Et l’opinion réagit en s’écriant « un roi ne devrait pas dire çà ! » Alors qu’un bon porteur de nouvelles, ça sait lire entre les lignes, ça sait se montrer discret sur certains sujets. Bref, il montre du tact et du métier.

Le porteur du roi

Est-ce que les rats porteurs et les cols porteurs ont enfin trouvé un terrain d’entente ?

Le porteur de nouvelles

Nullement ! Bien au contraire, ils en sont venus aux mains. Avant, il y avait la guerre des classes entre les cols bleus et les cols blancs, mais c’était plus normal et plus franc. Depuis que le roi a aboli cette différence, il existe un conflit larvé, très sournois entre les cols et les rats. Eh bien, il a fallu qu’il éclate au grand jour !

Le porteur du roi

Pourtant, tous ceux-là sont désormais sous une unique profession : sou l’enseigne « Col & Rat ».

Le porteur de nouvelles

La peste soit du « Col & Rat » ! Vous auriez vu cette violence !

Le porteur du roi

A-t-on rapporté au roi la crise que traverse la corporation des porteurs, à cause de la concurrence de ces maudits sherpas ?

Le porteur de nouvelles

L’un des rapporteurs a parlé de la concurrence déloyale des sherpas. Si leur escala-pente se répand, a-t-il dit, ce sera la fin des porteurs.

Le porteur du roi

On dit aussi « gravi-pente ». Mais qu’en a dit sa majesté ?

Le porteur de nouvelles

Les rats porteurs ont étouffé l’affaire en moins de deux, en disant que c’était une hypothèse des cols. Les cols ont bloqué tout débat en hurlant « scélérats ! » Puis, ils ont enseveli le tout sous une tonne d’amendements. Bref, comme toujours rien n’a abouti.

 

Fin de l'extrait de la pièce en construction.


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24 réactions à cet article    


  • Choucas Choucas 29 décembre 2017 11:36

     
    Eh ben ... on voit bien qu’AV est un site gogochon...

    ça veau presque du Booba mais pas du Hanouna
     

    « Sans les colons boobas comme Omar Sy, la culture souchienne ne serait rien »
     
    Booba aKulture
     
    https://www.franceculture.fr/conferences/radio-campus-france/que-serait-la-culture-francaise-sans-limmigration-et-le-metissage
     


    • Choucas Choucas 29 décembre 2017 11:41

       
      AU LIEU DE LIRE CETTE DIARRHÉE INCONSISTANTE MATTUVU D’UN PSEUDO DANDY
       
      LISEZ CÉLINE :
       
      « Elle ne croyait pas aux sentiments, elle jugeait bas, elle jugeait juste. » Céline
       
      NEW-YORK

      « Figurez-vous qu’elle était debout leur ville, absolument droite. New York c’est une ville debout. On en avait déjà vu nous des villes bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux même. Mais chez nous, n’est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s’allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là, l’Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas baisante du tout, raide à faire peur. » Voyage au bout de la nuit, Céline
       
      SOLEIL AFRICAIN
       
      « Les crépuscules dans cet enfer africain se révélaient fameux. On n’y coupait pas. Tragiques chaque fois comme d’énormes assassinats du soleil. Un immense chiqué.
      Seulement c’était beaucoup d’admiration pour un seul homme. Le ciel pendant une heure paradait tout giclé d’un bout à l’autre d’écarlate en délire, et puis le vert éclatait au milieu des arbres et montait du sol en traînées tremblantes jusqu’aux premières étoiles. Après ça le gris reprenait tout l’horizon et puis le rouge encore, mais alors fatigué le rouge et pas pour longtemps. Ça se terminait ainsi. Toutes les couleurs retombaient en lambeaux, avachies sur la forêt comme des oripeaux après la centième. » Voyage au bout de la nuit, Céline
       
       
      LE CONFITURIER

      « Quant au colonel, lui, je ne lui voulais pas de mal. Lui pourtant aussi il était mort. Je ne le vis plus, tout d’abord. C’est qu’il avait été déporté sur le talus, allongé sur le flanc par l’explosion et projeté jusque dans les bras du cavalier à pied, le messager, fini lui aussi. Ils s’embrassaient tous les deux pour le moment et pour toujours. Mais le cavalier n’avait plus sa tête, rien qu’une ouverture au-dessus du cou, avec du sang dedans qui mijotait en glouglous comme de la confiture dans la marmite. Le colonel avait son ventre ouvert, il en faisait une sale grimace. Ça avait dû lui faire du mal ce coup-là au moment où c’était arrivé. Tant pis pour lui ! Sil était parti dès les premières balles, ça ne lui serait pas arrivé.
       
      Toutes ces viandes saignaient énormément ensemble. » Voyage au bout de la nuit, Céline
       


    • Taverne Taverne 29 décembre 2017 12:00

      @Choucas

      - Oh ! Il est beau celui-là ! On le prend dans la pièce ?
      - Heu...Non ! Les personnages sont absurdes, mais pas crétins.
      - Ah oui, c’est vrai. Mais il parle du chouchou.
      - Qui cela ?

      - Omar Sy !!!
      - Oh de rien !!


    • Le421 Le421 29 décembre 2017 17:12

      @Choucas
      C’est quoi votre surnom ??
      « Dick Autoreverse » ??


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 29 décembre 2017 11:58

      Imagine-t-ton Ionesco ou Becket faisant précéder leurs pièces de cet avertissement ?
      Avant d’aller plus loin, les lecteurs (trices) doivent être averti(e)s qu’il s’agit d’un genre que l’on appelle le théâtre de l’absurde.

      Il est vrai que ces auteurs ne prenaient pas leurs lecteurs (spectateurs ?) pour des demeurés mitoyens !



      • Taverne Taverne 29 décembre 2017 12:05

        @Robert Lavigue

        - Tu as vu ce rat colleur ?
        - Ouais, il vient toujours s’afficher en tête de gondole.
        - Mais là c’est rat-thé : il prend le thé avec Choucas qui lui fout la pas-Thé.
        - J’en suis épaté
        - Un troll peut en cacher un autre...
        - Qui a trollé trollera !
        - Même quand il est trop laid ?
        - En ce cas, il prend le trolley.


      • Taverne Taverne 29 décembre 2017 14:37

        Trois rats :

        - C’est ici l’Ago-rats ?
        - Ici même !
        - Il n’y a pas un chat...
        - Tant mieux. Mais ne dites pas ce mot.
        - On serait faits comme des rats.
        - En même temps, il faut appeler un chat un chat.
        - Qu’est-ce qu’il dit ?
        - D’appeler le chat.
        - Chat !
        - Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
        - Qu’est-ce qui lui prend ?
        - Il craint les chats.
        - Et alors ?
        - Surtout les chats persans.
        - Et moi les cris perçants !
        - Moi je ne le crains pas : à bon chat bon rat.
        - De toute façon que craint-on ici ? Des chats, des pandas.
        - ...............................................................
        - Un ange passe.
        - Non : un rat passe.
        - Alors là ça craint ! Quel genre ? Aigle ? Vautour ? Faucons ?
        - Non : des vrais...

        - On se fait chier comme des rats morts. C’est un piège à rats !
        - Vous pensiez peut-être que c’était un piège à souris ?
        - Attendons un peu, peut-être que la chance nous sourira...
        - Elle nous sourit, rat.
        - Taisez-vous imbécile !
        - Et toi, souris, sot !

        - Il n’y a personne, c’est embarrassant.
        - C’est harassant.
        - Médisez donc quelque chose vous !
        - Quoi ? Nous ne sommes pas sur « medisons »...
        - Où l’on se moque du qu’en dit rat-on.
        - Où l’on appelle un chat un chat.
        - Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !


        • Maitre Ratatouille Ratatouille 29 décembre 2017 15:55

          @Taverne
          Apolon un chat un chat même si l’on met le pied dedans


        • Taverne Taverne 29 décembre 2017 16:23

          @Ratatouille

          Apollon chat comme vous voulez. Si vous avez le pied dedans, ne faites pas des entrechats !


        • Taverne Taverne 29 décembre 2017 14:59

          Trois Cols

          - Ils sont partis !
          - C’est votre faute aussi !
          - Ma faute ? Comment çà ?
          - Vous êtes trop col et monté.
          - Ouais, vous montrez vos dents et elles sont pas belles !
          - Tu t’es regardé toi avec ton bronzage agri-col ?
          - Je fais du vélo, monsieur, je grimpe les cols.
          - C’est cela les cols de l’Utérus...
          - Messieurs les cols, allons ! Nous ne somme plus à l’école !
          - On ne distribue pas les colles !
          - D’accord. On se calme. De toute façon, ces deux-là n’étaient pas des hauts rats teurs.
          - Ils n’avaient pas une grande aura.
          - Cessez de parler de rats. J’en ai ras le col.
          - C’est important l’aura.
          - Cela me rappelle une chanson...
          - De qui ? De Johnny ?
          - Imité par Laurent Gerra.
          - Assez parlé de rats !

          - Alors qu’est-ce qu’on fait, on rat cole ?


          • Maitre Ratatouille Ratatouille 29 décembre 2017 15:56

            @Taverne
            mieux vaut-être belle et rebelle
            que moche et remoche.. smiley


          • Taverne Taverne 29 décembre 2017 16:16

            @Ratatouille

            Passe pas la rate au court-bouillon !
            Même la main d’une souillon
            Usée par le fond des marmites
            Sait effeuiller la marguerite.


          • Maitre Ratatouille Ratatouille 29 décembre 2017 20:44

            @Taverne
             le cal nuit à la pétale et zo corps mous 
             
                 


          • Taverne Taverne 29 décembre 2017 15:15

            Le roi (des Rats et des Cols) part à la chasse

            Elle : Je vous envoie des lettres, vous les lisez ?
            Lui : -Venez ma chère à l’Elysée. Prenez la porte des visiteurs du soir : tirez la chevillette, la bobinette cherra. Cher rat ! Vous éviterez le chat Angot, rat.
            Elle : Il est si terrible ?
            Lui : Il a dévoré quatre-vingt kilos de rillettes du Mans en direct à la télévision. Du Mans, du menteur ! Je vous enlève petit rat, je vous ravis rat. L’Elysée, vous verrez, cela vous ravira. Nous serons raccord, rats corps à corps.
            Elle : Tout cet apparat !
            Lui : L’apparat ment.
            Elle : Apparemment.
            Lui : C’est un apparat chic pour apparatchiks.
            Elle : Tout ce protocole : c’est mythique
            Lui : Meetic ?
            Elle : Mi toc ! Sur Facebook, moi j’ai mis tout...
            Lui : « Mee too » ?
            Elle : Et mes lettres ?
            Lui : Je les balance dans le port !
            Elle : (en aparté) « Balance ton porc... »


            • Robert Lavigue Robert Lavigue 29 décembre 2017 15:43

              @Taverne

              C’est l’Almanach Vermot Citoyen ?

              Was wird aus dem Loch, wenn der Käs gefressen ist ?
              (Qu’advient-il du trou quand le fromage a été bouffé ?)
              Berthold Brecht - Mère Courage et ses enfants


            • Taverne Taverne 29 décembre 2017 16:40

              @Robert Lavigue

              Le Vermot oui. Mais avec vous, le vers est dans le mot.
              Alors que le Vermot a le vert mot toujours. Il a le verbe citoyen.


            • Taverne Taverne 29 décembre 2017 16:41

              Le « ver » évidemment.
              Oui, je sais vous verdissez de rage que j’ai corrigé à temps.


            • Maitre Ratatouille Ratatouille 29 décembre 2017 16:01

              C’est deux éléphantes en Afrique au bord d’une rivière par une chaleur torride. La première dit à l’autre :
              – Tain, fait trop chaud ! Viens on va se baigner…
              – J’voudrais bien, mais en ce moment c’est pas possible tu comprends… j’ai mes règles…
              – C’est pas grave, t’as qu’à faire comme moi : mets un mouton !


              • Taverne Taverne 29 décembre 2017 16:26

                @Ratatouille

                Il est plus aisé pour un chameau de passer par le chas d’une aiguille que pour une éléphante d’enfiler une culotte.


              • Maitre Ratatouille Ratatouille 29 décembre 2017 20:48

                @Taverne
                bonne nuit ,demain c’est mon anniversaire 63 fois le tour du système solaire et sans bretelles.
                c’est reparti pour un tour by by

                 smiley


              • Taverne Taverne 29 décembre 2017 16:57

                Jadis nous eûmes un chêne. Et puis nous avons eu un homme à tête de gland.

                La photo ne veut pas dire que cette pièce vise un président en particulier. Elle vise autant le président trop normal que les autres, c’est une forme de...symbiose ?


                • Le421 Le421 29 décembre 2017 17:14

                  « En même temps », critiquer Hollande, c’est « petit bras », non ??
                  Avec Jupiter, y’a matière à discuter...


                  • Taverne Taverne 29 décembre 2017 17:27

                    @Le421

                    Sa Majesté elle-même est tombée à bras raccourcis sur le papa de Léonarda. Et sur les « sans dents ». C’était très « petits-bras ».

                    Sa Majesté le président normal ayant elle-même les petits bras, elle ne voyage qu’en chaise-à-bras avec privilèges monarchiques ad vitam aeternam.


                  • Taverne Taverne 29 décembre 2017 18:36

                    Le roi peste sur sa chaise-à-bras.

                    - Mais qui est-ce que c’est que cette chaise à bras de bras cassés ? Dites-moi chambellan, combien de temps faudra-t-il encore pour rejoindre mon carrosse ? Il y en a qui feraient mieux de s’activer devant avec les premiers de cordée. Ah ! On peut dire que ça se bouscule beaucoup au portillon mais ça ne passe pas le postillon.
                    - J’y veille sir, j’y veille. Mais, vous savez sire, les porteurs ne sont pas tous au même niveau et...
                    - Mais ce sont des loosers. Il n’y a pas à dire il y a ceux qui réussissent (regardez-moi) et ceux qui ne sont rien. D’ailleurs regardez-vous !
                    - Oui sire, je me regarde...Sa Majesté a parfaitement raison. Je vais les fouetter un peu plus.
                    - Un peu ? Un peu ? Mon carrosse ne va-t-il pas se transformer en citrouille ? Quel risque cours-je ?
                    - Comme Sa Majesté s’exprime bien.
                    - Allez ! En Marche !

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