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Une aube

A l’aube de ce millénaire, nous sommes dorénavant dépassé par la complexité que l’inertie mercantile façonne sur nos vies. Toute déjection produite affecte le cerveau et nous fait inventer une nouvelle vie dans l’ancienne depuis longtemps décomposée que le culte positiviste a cru bon de décorer de théories abstraites, telle les banques de données avec ses images manipulés au numérique au caractère suprasensible dont l’écrasante majorité trouble la personnalité.

Voici ce que je voulais dire : L’enthousiasme, mécaniquement vide, est un environnement flottant en surface, oscillant de droite à gauche, obscurcissant de ce qui a été, une histoire générée par huit-cents chaînes de télévision. C’est que nous nous observons dans nos miroirs avec des lumières à chaque matinée, mené de courbatures que l’ancien jour porte en lui. J’ai noté ceci au courant d’une matinée : Nous sommes menés par nos troubles du comportement inconscients, amplifiés, qu’on juge nécessaire face à ces folies personnalisées. L’omniprésence de nos écrans détaille nos peurs souterraines de notre illusion à rythmer notre désastre de création. Inconsistants, on n’en fait rien ! Rien ne lui résiste. L’aboutissement modelé ici sur ce globe terrestre résiste plus au froid et on a cru bon de braquer nos taux de profits au présent actuel, interné aux hallucinations collectives.

J’ai noté ceci au bord d’une publicité d’un après-shampoing vantant les bienfaits des principes actifs que l’ouvrage chimique tente d’introduire d'une quelconque utilité biologique. Ca disait ceci : « La protection et le soin naturel, nos principes actifs protègent vos cheveux et les rendent incroyablement brillants ». Animé d’affichettes de ce genre, le bétail humain maintient sa frappante mécanique à se distiller d’avantage dans ses habitudes avec lesquelles, on le sait, trahissent ses problèmes.

Nos ornons nos tables basses avec nos chers disparus qu’on imaginait plus futiles. Nous montons nos chaises nous-mêmes. Ils nous ordonnent de prier notre relance. Nous ignorons, perpétuellement inassouvis, ce que le confinement sociétal fait de nos faiblesses. Nous avons pris l’habitude d’écraser un cachet pour des maux de tête se multipliant plutôt que d’y retrouver la représentation de nos vies. Aussi j’ai pensé, une fois défendus, nos passivités civiques ressentiront une joie si paisible, si coûteuse que seule l’exacte réalité en formera cette physionomie momifiée, telle la clientèle d’une supermarché ne trouvant plus les moyens de se payer le vice qu’elle s’afflige sous forme de faiblesses fermentée à l’ennui. Seul le vide de l’obligation qui contrait l’Homme à se croire décisif ici sur terre va réellement faire cantonner ce monde publicitaire de béton et de pornographie. Une société où chaque impatience cache la prochaine parce qu’il faut bien faire ses courses.

Je me suis souvenu qu’on est définitivement sorti de notre état d’assurance d’être annoncé dans les bras d’un bonheur d’après-guerre dans ces campagnes où le progrès moderne n’y avait pas encore entreposé ses ports ferroviaires et ses échangeurs d’autoroute, où il n’avait pas encore dépossédé nos terres fertiles en les salopant allègrement d’instructions statistiques. Au temps d’un café je me suis trouvé évadé. Jadis la majestueuse immensité de la plaine saupoudrée généreusement de chênes et de sapins à tailles grossièrement diverses m’exaltaient sans autorité. Quelques années plus tard, le culte financier y a trituré l’ensemble en le blasphémant jusqu’aux racines en y introduisant un système de castes avec des clôtures pour les heureux habitants futurs. Le cadastre a durci le tout avec une précision biblique. On a oublié qu’ici autrefois, le rire faisant oublier la finitude. Ils ont cru bon maintenant d’y construire compendieusement sous l’aube de l’euphorie de ces acquéreurs afin d’y entreposer des living-room préfabriqués et des écrans plats. Cette même puissance à tout désagréger après réunion continue avantageusement à soulager les siècles suivants avec plus de voitures et de satellites tournant en orbite autour de la Terre pour alimenter ces processeurs télévisuels en publicités géantes directement dans les enfants. Quoi qu’il en soit, ces heures à rentrer chez-soi est opportun pour cette dite terreur : La foule acheteuse tenant son potager minuscule en le vantant économiquement rentable. J’ai pensé à ceci : Loin du feu de nos mélancolies dialoguant avec ces mêmes voisins du quartier qu’on estimait nobles et intègres, loin de ce Tout en train de brûler où quelques milliards sont enseignés aux éloges de nos friperies tout en soustrayant les conséquences, loin des sujets d’anatomie qu’on oublie si vite au contact des radiations de ces milliards de cellulaires et loin finalement de cette vie sur terre où le confort se traduit en parties par millions sans même y être contraint. Aujourd’hui on voit des structures monumentales nous entourant dans ce paysage travaillé à la machine robotisée et puis j’en suis arrivé à conclusion qu’il faut repenser l’Homme afin de laisser sa spiritualité communiquant avec l’irréparable qu’il a façonné de ses mains.

J’ai pensé la maladie informatique qui nous fait mentir tel un automate à l’abri de sa symbolique : dernièrement j’ai trouvé nécessaire de revenir en arrière au temps différent nous embrassant sans retour d’investissement… Un temps si proche qui nous rend notre bref séjour ici à nous entasser dans la pollution, tout hâtif, si proche l’un l’autre que nous sommes reconnus à nous lasser presque heureux à n’éprouver bêtement qui ce qui est vécu. Tout s’écoute en s’égouttant. Un monde où nous sommes voués à la poursuite d’une sombre tristesse sans jamais y revenir afin de pouvoir comprendre notre vie imprégnée d’un désir sans fin.

J’ai trouvé ceci : Nous avons décoré notre destinée avec des mégatonnes de déjections en moins d’un siècle de complot industriel. Nos petites joies remplissent nos angoisses d’y baigner avec notre ignorance à vouloir s’en passer. Nos productions affectent nos affections tout en les rendant bien plus que futiles. J’ai remarqué à quel point notre égoïsme viscéral nous conduit à nous manifester en violence contre la séduction de ne rien être sur fond de paraître. La morale de ce pêché d’attitude, ce temps du moi, ce temps où nous formons nos enfants dans des crèches privées parce que le travail nous accapare de plus en plus dans ces journées véritablement sclérosées par l’orgueil dans des tâches où nous sortons vainqueurs que morts et j’ai trouvé qu’un raisonnement vital d’une telle ampleur assistée n’est peut être qu’une époque à passer. Une innovation éventuellement à faire immuniser la pauvreté avec l’appât du gain significativement amplifié avec nos cuisines et nos monnaies hallucinées et puis ça s’arrête là. Je rentre chez moi.


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6 réactions à cet article    



    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 juillet 2018 11:27

      27 juillet. Eclypse totale de lune. La lus longue depuis cent ans. Et rougeyante. Il nous reste encore les étoiles pour se détacher de la toile. Dans ma jeunesse, elle étaient cirés. Je ne svais pas mon bonheur. C’est toujours ainsi. Il faut les télèscopes de notre mémoire pour enlever les scories, nettoyer la « lune »tte et comprendre que nous étions, simplement, humainement, humblement : HEUREUX.


      • gueule de bois 23 juillet 2018 11:59
        Voici ce que je voulais dire :
        J’ai noté ceci au courant
        J’ai noté ceci au bord d’une publicité
        Aussi j’ai pensé, une fois défendus,
        Je me suis souvenu qu’on est définitivement sorti
        J’ai pensé à ceci : Loin du fe
        et puis j’en suis arrivé à conclusion
        J’ai pensé la maladie informatique
        J’ai trouvé ceci : Nous avons décoré n
        Je rentre chez moi.

        C’est ce qu’on appelle un ego surdimensionné. Et puis qui valide ces textes bourrés de fautes de syntaxe et totalement incompréhensibles ?
        Enfin ça fait du boulot pour la Mélusine, c’est à peu près son style.


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 juillet 2018 12:56

          @gueule de bois


          non, je me fends la gueule : Comédie, comédie, comédie,....Beltaine, Beltram, Benalla. https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C4%93l.&nbsp ;https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C4%93l

        • Jean Roque Jean Roque 23 juillet 2018 12:57

           
          DE LA 1ERE PUB POUR LE LAIT ENFANT AU 4x4 (crossover en globish mondain)
           
          rigolo, spéciale bobonne de gôôôche :
           
          1ère pub pour du lait spécial bébé, montrait la gogochonne pleurant à Noël devant les petits chaussons, ses gogochonnets morts de n’avoir pas consommé du lait industriel (véridique, voir Stuart Owen).
          Maintenant on ne vante pas le produit pour la gogochonne, on ne la culpabilise plus non plus, mais on flatte la gogochonne elle-même, en disant par ex qu’avec le 4x4 elle accompagne ses enfants faire du raft branché, intégrée, dynamique, où elle va rejoindre son groupe de bobo mondains géniaux faire un branling quelconque avec le coach sportif (colon comme de bien entendu)
           

           


          • Jean Roque Jean Roque 23 juillet 2018 13:02

            TEMPS DU MOI = TEMPS DU CAPITAL TOTAL
             
            (j’aurais pu mettre du Hegel mais Baudrillard plus facile pour un gôôôcho...)
             
            « C’est pour cela que le Corps et la Beauté et la Sexualité s’imposent comme nouveaux universaux sous le signe des Droits de l’Homme nouveau émancipé par l’Abondance et la Révolution Cybernétique [chirurgie esthétique, fesses-boucs, anti-racisme, sans-frontièrisme, féminisme, végétarisme, biobioisme, jeunisme, gouinisme, pédérastisme, spécisme...].
            La dépossession, la manipulation, le recyclage dirigé des valeurs collectives et subjectives par l’extension illimitée de la valeur d’échange [fin de la religion, nation et au final famille dit Engels]
            et la spéculation illimitée sur les valeurs/signes rendent nécessaire la sacralisation d’une instance glorieuse appelée Corps, qui deviendra pour chaque individu le sanctuaire idéologique, le sanctuaire de sa propre aliénation [le narcissisme].
            Autour de ce Corps tout entier positivé [manipulé] comme capital de droit divin [après l’âme individuelle à sauver, le corps est sa sécularisation droitdelhommiste]
            va se restaurer le Sujet de la Propriété Privé [l’esclave du Capital va bouffer chez MacDo avec son coach sportif pour se croire un cador : c’est le free-branling] »

             
            ‘Pour une critique de l’économie politique du signe » J. Baudrillard
             

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