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Une courte guerre nucléaire en Europe, en 2023, mettra fin à la guerre en Ukraine et marquera le début d’une nouvelle ère pour l’humanité

 

 Que se passe-t-il aujourd’hui en Russie avec l’ordre de mobilisation partielle annoncé par le président Vladimir Poutine, le 21 septembre 2022 ? Déjà un véritable branle-bas en Russie et dans les régions pro-russes au Donbass (RPD, république de Donetsk et RPL, république de Lougansk), de Kherson et de Zaporijjia. Des référendums qui ont commencé aujourd’hui dans ces quatre régions, comme prévu, le 23 septembre 2022.
 

  1. Les rapports Occident-Russie et le danger que la guerre en Ukraine déborde

 En Europe et aux États-Unis, la fébrilité est de mise ; les réactions sont mitigées et expriment réellement l’inquiétude ce qui peut résulter de la guerre en Ukraine. A peine quelques heures après l'annonce d'un référendum dans les régions séparatistes et pro-russes et le début de la 77ème Assemblée des Nations unies, où la Guerre en Ukraine occupe une place importante, que le président Vladimir Poutine annonce à la télévision russe une mobilisation partielle des Russes en âge de combattre, ouvrant la voie à une escalade majeure dans le conflit en Ukraine.

Et ces 300 000 réservistes russes ne constituent que 1% de la ressource générale, selon le ministre de la défense Sergueï Choïgou ; ce qui signifie que la Russie peut aligner jusqu’à 30 millions de réservistes, soit deux-tiers de la population ukrainienne et en âge de combattre. C’est dire le formidable écart du potentiel de la deuxième puissance nucléaire du monde, la Russie, avec l’Ukraine, absolument incomparable.

Et le président russe s’est exprimé quelques heures après que les séparatistes aient annoncé la tenue d'un référendum les 23 et 27 septembre prochains pour intégrer les régions du Donbass, de Kherson et de Zaporijjia à la Russie. « Le but de cet Occident est d'affaiblir, de diviser et finalement de détruire la Russie », a lancé le président russe dans son allocution. Selon lui « Ils disent déjà directement qu'en 1991, ils ont pu diviser l'Union soviétique, et maintenant le moment est venu pour la Russie elle-même, qu'elle devrait se désintégrer en de nombreuses régions et régions mortellement hostiles. »

Face à la contre-offensive ukrainienne et aux défaites répétées de la Russie sur le terrain militaire depuis plusieurs semaines, Vladimir Poutine a annoncé une « mobilisation partielle ». Il déclare : « J'estime nécessaire de soutenir la proposition du ministère de la Défense de mobilisation partielle des citoyens en réserve, ceux qui ont déjà servi (...) et qui ont une expérience pertinente. » « Le décret sur la mobilisation partielle est signé et entrera en vigueur « aujourd'hui » », a ajouté le président russe.

Et le plus important est le nouveau tempo donné à la guerre en Ukraine, de l’annonce des référendums, la mobilisation partielle et la mise en garde nucléaire du chef de l’État russe à l’Occident, dans son allocution télévisée enregistrée. En effet, après les résultats des référendums et l’adhésion des quatre régions pro-russes ukrainiennes à la Russie, toute attaque contre ces quatre régions sera considérée comme une attaque contre le territoire russe. Et la mobilisation partielle et la mise en garde que le président russe lance à l’Occident dans son allocution sont suffisantes pour montrer que la guerre en Ukraine est à un tournant majeur en Europe et dans le monde. Il déclare que « Tous les moyens de défense, y compris nucléaires, pourraient être utilisés », ce qui éclaire sur ce que pourrait être la riposte russe à l’Ukraine et à l’Occident, son soutien, si un seuil est dépassé. « Je voudrais rappeler que notre pays dispose également de divers moyens de destruction, et pour certaines composantes plus modernes que ceux des pays de l'OTAN. Et si l'intégrité territoriale de notre pays est menacée, nous utiliserons certainement tous les moyens à notre disposition pour protéger la Russie et notre peuple. Ce n'est pas du bluff. », a affirmé le président Poutine.

Que peut-on dire de la situation d’aujourd’hui en Ukraine et des rapports Occident-Russie ? Qu’il y a réellement danger que la guerre en Ukraine déborde et s’étende à d’autres régions d’Europe, principalement dans un premier temps à l’Europe de l’Est, par où transitent les armements américains, français, anglais, allemands à destination de l’Ukraine, et dans un deuxième temps une menace que le conflit nucléaire touche aussi l’Europe de l’Ouest. Et les pays d’OTAN restent campés sur leurs positions dans le soutien qu’ils octroient à l’Ukraine.

Son secrétaire général Jens Stoltenberg a déclaré, lors d’une interview, en décembre 2021 : « Je viens moi-même d'un petit pays frontalier de la Russie, et je suis très heureux que nos alliés de l'OTAN n'aient jamais respecté le fait que la Russie a le genre de droit d'établir une sphère d'influence dans le nord, en essayant de décider ce que la Norvège en tant que petit pays indépendant pays peut faire ou ne pas faire. Et c'est exactement la même chose pour l'Ukraine. »

Donc, cette idée que le soutien de l'OTAN à une nation souveraine est une provocation est tout simplement fausse. C'est pour respecter la souveraineté de la volonté du peuple ukrainien. Je pense donc que cela en dit plus sur la Russie que sur l'OTAN.

Seuls l’Ukraine et les 30 alliés décident quand l’Ukraine est prête à rejoindre l’Otan, la Russie n’a pas de veto, la Russie n’a pas son mot à dire, et la Russie n’a pas le droit d’établir une sphère d’influence pour essayer de contrôler ses voisins. » (1)

Devant deux positions contradictoires, il faut comprendre ce qui en ressort exactement du problème de l’Ukraine pour la Russie comme pour l’Occident. D’emblée, on doit dire qu’elles relèvent d’ordre existentiel. En effet, pour la Russie, les demandes qu’elle adresse à l’Occident ne sont pas simplement des exigences ou des lignes rouges, elles relèvent d’un ordre existentiel comme d’ailleurs pour les États-Unis et l’Europe qui cherchent à maintenir leur hégémonie sur l’Europe. On comprend pourquoi secrétaire général Jens Stoltenberg de l’OTAN met en avant le choix légitime du peuple ukrainien sauf qu’il tait les aspirations des communautés russophones à l’Est et au Sud de l’Ukraine. De même pour Vladimir Poutine qui parle de « guerre existentielle », comme on le lit dans une chronique, du journal Le Devoir :

 « L’idée d’une guerre « existentielle » entre l’Est et l’Ouest, menée par Moscou sur la ligne de crête qu’est l’Ukraine en 2022, est fondamentale pour comprendre ce qui motive Vladimir Poutine et ceux qui l’appuient.

Pour Poutine, l’Ukraine, ce n’est pas seulement une histoire d’alliances militaires, d’expansion occidentale, de menace américaine et d’OTAN diabolisée. Ça, c’est la stratégie, la géopolitique : important… mais il y a autre chose.

L’Ukraine, c’est aussi la ligne rouge, une ligne de défense capitale de la tradition russe, d’une certaine conception de la civilisation, contre l’envahissement par la « décadence » capitaliste et occidentale. […]

Cet affrontement « existentiel »… l’est-il aussi aux yeux des Occidentaux, ou de ceux et celles qui représentent l’Occident ? » (2)
 

  1. L’« erreur » de l’Occident est d’avoir cru, après le repli des forces russes du centre vers le sud, que c’est le début de la défaite de la Russie

 Oui, l’Occident doit aussi se poser la question sur le côté existentiel de l’affrontement en cours en Ukraine. Le problème est que, lorsqu’on entend les déclarations du président Joe Biden, à Varsovie, le 26 mars 2022, il y a une non perception des dangers qui guettent l’Occident et le monde. Comme on le lit dans le NouvelObs lorsque « Biden a réaffirmé le 26 mars 2022, à Varsovie, que l’article 5 du traité de l’Otan, stipulant que l’attaque contre un pays membre est une attaque contre tous, constitue un « devoir sacré » pour les Etats-Unis.

Le président américain a donné cette assurance lors de son entretien avec le président polonais Andrzej Duda, dont le pays craint l’agressivité de Moscou après le déclenchement de l’invasion russe en Ukraine. Il a ajouté  : « vous pouvez compter là-dessus », avant de citer une ancienne maxime polonaise « pour notre liberté et la vôtre ».

Ce mot d’ordre remonte à une insurrection polonaise contre l’occupation par la Russie tsariste, lorsqu’il avait pour but de montrer aux Russes que le soulèvement devait aussi les libérer du despotisme des tsars.

Joe Biden a déclaré aussi que le président russe Vladimir Poutine « comptait sur une Otan divisée », mais que cette division ne s’est pas produite. De son côté, Andrzej Duda a affirmé que les relations polono-américaines étaient « florissantes » et seraient « immensément renforcées » par la visite de son invité, et enfin que son pays était un allié « sérieux » des Etats-Unis.

Il a évoqué la coopération à venir avec les entreprises américaines dans les projets de centrales nucléaires en Pologne et souhaité que les entreprises aéronautiques polonaises puissent participer à la fabrication des hélicoptères américains Black Hawk. » (3)

Mais, au point où en sont les choses entre l’Occident et la Russie sur la guerre en Ukraine, peut-on dire que l’Europe n’est pas divisée malgré les sanctions prises en commun ? On parle déjà en Europe d’Europe de puissance, d’augmentation des budgets d’armements notamment pour l’Allemagne. D’autre part, la Russie pour précisément cette question existentielle et comme l’a déclaré le président russe qu’avec des preuves avérées sur la cobelligérance d’un pays européen, membre de l’Otan, ce pays serait considéré comme « participant au conflit armé », et donc susceptible d’être l’objet d’une attaque russe.

Dès lors, si une telle situation arrive, qu’un pays de l’Otan, qui a des frontières avec l’Ukraine, soit touché par des missiles russes, quelle sera la réaction de l’Otan ? Appliquera-t-il l’article 5 du traité de l’Otan, comme l’a déclaré le président américain, à Varsovie, « que toute attaque contre un pays membre est une attaque contre tous, et donc constitue un « devoir sacré » pour les Etats-Unis » ? Tout d’abord, au-delà de la déclaration de Joe Biden, devant la réalité, il est certain que l’Otan ne pourra pas s’attaquer à la Russie à moins de déclencher une Troisième Guerre mondiale. D’autant plus que l’attaque russe contre un pays de l’OTAN, frontalier avec l’Ukraine, ne pourrait s’opérer que s’il y a preuve de cobelligérance affirmée par Moscou.

Des condamnations en cascades vont fuser partout en Occident, mais les États-Unis et l’Europe seront obligés de reculer malgré l’article 5 du traité de défense collective des pays membres de l’OTAN. Pourquoi ? Parce qu’une riposte de l’OTAN ne serait pas une défense collective mais un suicide collectif. Et pourquoi alors a été acté le « principe de dissuasion nucléaire » ? Ce ne sont pas les puissances nucléaires qui l’ont acté mais l’arme nucléaire elle-même par ses destructions apocalyptiques qu’elle peut produire qui l’a acté. La Russie n’est pas la Corée du Nord, ni l’Inde ni le Pakistan ni la France ; en nombre d’ogives et de missiles porteurs, elle est la première puissance nucléaire du monde. Et même si elle était deuxième après les États-Unis, le nombre d’armes nucléaires est pratiquement équivalent.

Avec l’arme nucléaire, il n’y a pas de « devoir sacré » ni d’article 5 du traité de l’Otan, il y a d’abord un « problème de survie ». L’OTAN ne peut être en aucun cas offensif, le Pacte de l’Atlantique Nord a été créé en 1949 pour avant tout prémunir l’Occident d’une attaque nucléaire. Et l’URSS avait fait le premier essai d’une bombe nucléaire la même année. Donc, l’Otan, une organisation avant tout défensive, ne peut être offensive comme il l’a été au Proche et Moyen-Orient, contre l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan… Mais contre la Russie, une puissance nucléaire à l’échelle mondiale, le rapport de force est tout autre, et surtout suicidaire si une partie rompt le consensus de dissuasion nucléaire.

Déjà avec l’Iran qui est au seuil nucléaire, seuil qui signifie que l’Iran pouvait du jour au lendemain, par des essais nucléaires, devenir une puissance nucléaire, a amené l’Occident à user de sanctions économiques et non de menaces de guerre. Israël, par exemple, a une peur « existentielle », compte tenu de l’exiguïté de son territoire, si l’Iran passe le seuil nucléaire.

Donc une riposte supposée de l’Otan contre la Russie, en réponse aux représailles russes contre un pays membre qui provoquerait une Troisième Guerre mondiale, ne sera en aucun cas une « défense sacrée collective des pays membres de l’Otan », mais plutôt un « suicide collectif de puissances à l’échelle mondiale ». Rien n’existera de puissance en Europe de l’Est, en Europe de l’Ouest, en Russie, aux États-Unis, et peut-être même en Chine, en Inde, au Pakistan…. L’Australie, le Japon seront certainement touchés en tant qu’alliés des États-Unis. Le monde entier entrera dans un hiver nucléaire, on ne saurait ce qui se passera après l’apocalypse et les radiations émises dans l’atmosphère terrestre. Que sera l’humanité ?

Donc, lorsque le président Vladimir Poutine a ordonné le quatrième jour de l’offensive russe contre l’Ukraine, le 27 février 2022, aux chefs des armées de « mettre les forces de dissuasion de l'armée russe en régime spécial d'alerte au combat », ce n’était pas pour faire peur, mais simplement pour avertir l’Occident des conséquences qui pourraient résulter de leurs actions dans le conflit armé en Ukraine. Et on a vu, en réponse, les atermoiements de l’Occident quant à une aide en moyens lourds à l’armée ukrainienne.

L’« erreur » de l’Occident est d’avoir cru lorsque la Russie a opéré, en début du mois d’avril 2022, un repli de ses forces de combat du centre de l’Ukraine vers l’Est et le Sud de l’Ukraine que c’est le début de sa défaite. En réalité, l’Occident a simplement voulu croire parce qu’il y allait de ses intérêts stratégiques en Europe orientale ; ils sont majeurs parce qu’ils assurent la prédominance des puissances occidentales, essentiellement des États-Unis et des puissances européennes (Grande-Bretagne, France, Allemagne) sur le monde.
 

  1. Les deux plus grandes puissances du monde, les États-Unis et la Russie, jouent leurs destins dans la guerre en Ukraine

 Aussi la question : « Que sortira-t-il de cette guerre en Ukraine dont le peuple, pris en otage, se trouve à payer un lourd tribu, en souffrances, en nombre de morts, de blessés et d’handicapés à vie ? Un nouvel ordre géostratégique est en train de se profiler ? On peut comprendre pourquoi le président américain est allé à Varsovie, et tant de hautes personnalités occidentales, de ministres, de la Commissaire de l’Union européenne, Ursula von der Leyen, à l’ex-Premier ministre Britannique, Boris Johnson, qui ont défilé et défilent encore dans la capitale ukrainienne, pour rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky ? Le but certes est pour aider le président ukrainien et aider l’Ukraine face à la Russie, mais le pourront-ils ?

Ne serait-il pas plus juste que l’Occident regarde pragmatiquement la guerre qui se joue en Ukraine ? N’est-ce pas que l’Ukraine dépend aujourd’hui de tout de l’Occident ? Sur tout, tant sur le plan économique, le soutien financier, militaire en armements, médiatique à l’échelle mondiale que sur les sanctions économiques occidentales contre la Russie qui fusent par vagues jusqu’à la condamnation de l’invasion russe par l’Assemblée générale de l’ONU, la suspension de la Russie du Conseil des droits humains de l’ONU et son exclusion du Conseil de l’Europe. Mais de plus en plus d’États du monde comme en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud se ravisent et ne donnent pas un chèque blanc à l’Occident dans la guerre en Ukraine.

La situation devient réellement dangereuse aujourd’hui avec l’ordre de « mobilisation partielle » en Russie. Les référendums dans les quatre régions russophones qu’ils ne soient pas reconnus par l’Occident importent peu pour la Russie qui se déclare en conflit avec l’Occident. Dans son discours du 21 septembre 2022, « Le but de cet Occident est d'affaiblir, de diviser et finalement de détruire la Russie », une affirmation du président russe que la Russie est en guerre contre l’Occident même si la guerre n’est pas déclarée. D’autre part, la Russie ne pourrait abandonner les populations russophones de l’Est et du Sud de l’Ukraine qui demandent à faire partie de a Fédération de Russie.

Dans la guerre en Ukraine, réside un dilemme, la Russie a opté pour l’intégration du Donbass, de Kherson et de Zaporijjia, l’Ukraine soutenu par l’Occident est déterminée pour libérer ses territoires.

Il est clair que les États-Unis n’ont pas d’autres options, donc pas de choix que d’aider par tous les moyens possibles l’Ukraine. Une victoire pour la Russie serait une déflagration pour l’Occident, remettant en cause l’OTAN et suscitant même le doute sur la cohésion des pays membres de la défense collective. Avec toutes ces aides massives en matériel de guerre et des milliards de dollars déversés sur l’Ukraine pour qu’au final c’est la Russie qui obtient la victoire et dictera ses conditions de paix, c’est impossible pour l’Occident, en particulier les États-Unis, d’accepter cette issue. Donc la guerre se poursuivra coûte que coûte jusqu’à épuisement des ressources de la Russie sur les fronts ukrainiens et le retrait de ses forces de l’Ukraine.

Comme pour les États-Unis, une défaite en Ukraine serait aussi une déflagration pour la Russie, remettant en cause jusqu’à son rang de deuxième voire première puissance nucléaire du monde en nombre d’ogives nucléaires et de lanceurs. Avec une défaite en Ukraine qui serait historique, la Russie perdrait toute crédibilité vis-à-vis des autres puissances, tant en Occident qu’avec la Chine et les pays du reste du monde.

Donc nous avons les deux plus grandes puissances du monde, les États-Unis et la Russie, qui jouent leurs destins dans la guerre en Ukraine. Ce qui signifie que ni les États-Unis ni la Russie ne vont reculer quelles que soient les conséquences qui surviendraient du moins jusqu’à une certaine limite qui est propre qu’à eux seuls, et non à leurs alliés.

Et si la guerre en Ukraine arrive à un point de non-retour, l’Occident va enliser la Russie dans la guerre en Ukraine et, affaiblie, la sortir perdante de ce conflit. Or, les États-Unis savent très bien, en particulier le Pentagone et les états-majors de l’armée américaine, que la Russie ne reculerait pas, que les menaces d’utiliser les armes nucléaires tactiques ne sont pas des avertissements en l’air, que ces armes nucléaires seront utilisées lorsque viendra leur nécessité dans le combat en Ukraine.

Précisément, la Russie patiente encore, « arrivé à ce seuil », va commencer à émettre des mises en garde à l’Europe, aux États-Unis ; elle ne cessera de répéter les avertissements. Les plans de guerre dans des conflits limités avec emploi d’armes nucléaires dits « d’escalade-désescalade » existent bien tant en Russie qu’aux États-Unis ; le recul du seuil nucléaire a été abaissé depuis longtemps ; en 2005, les États-Unis étaient presque sur le point d’utiliser des armes tactiques nucléaires sur les sites d’enrichissement nucléaire enfouis profondément dans les montagnes, en Iran. Ces armes tactiques nucléaires de faible puissance, de l’ordre de 0,3 tonnes de TNT à quelques kilotonnes de TNT, étaient censés mettre fin à l’enrichissement nucléaire. La bombe sur Hiroshima, il faut le rappeler, avait une puissance équivalente à 15 kilotonnes.

On comprend dès lors que l’emploi stratégique d’armes nucléaires tactiques de faible puissance pour les grandes puissances est permis, et accepté par les grandes puissances dans les théâtres de guerre.
 

  1. Le processus d’escalade-désescalade dans le recours à l’arme nucléaire et les étapes nécessaires pour son exécution

 

 La théorisation de cette doctrine qui préconise l’emploi des armes nucléaires tactiques dite aussi « escalade-désescalade » consiste lorsqu’une puissance a perdu l’avantage de la guerre ou n’arrive plus à inverser à son bénéfice les combats, en clair elle s’enlise ou se trouve bloquée par des ressources toujours plus fortes de l’adversaire bien plus faible mais résilient, fait alors le choix de recourir aux armes nucléaires tactiques. C’est ainsi qu’elle fait usage en premier d’une arme nucléaire tactique. L’adversaire qui était sûr de l’issue des combats, les armes conventionnelles suffisantes pour arracher à terme la victoire, se trouve, par cette frappe nucléaire, déstabilisé.

Dès lors, avec l’emploi d’armes nucléaires, les armes conventionnelles ne seront plus opérantes ; la guerre change de nature ; l’avantage est inversé et le recours à d’autres armes nucléaires tactiques dans les théâtres de guerre ne fera que reculer l’adversaire et amener à la désescalade de la guerre. Il faut dire que l’emploi d’armes tactiques instaure une dissuasion par le fait que l’arme nucléaire n’est plus défensive mais offensive avec des dimensions de destruction de milliers de fois plus que les armes conventionnelles. Les conséquences seraient telles qu’elles remettraient en cause le motif de la guerre lui-même. Non seulement l’escalade nucléaire empêche l’adversaire de résister et ses alliés de lui venir en aide, mais les buts de guerre poursuivis perdraient leur sens du fait que si une guerre nucléaire s’étendrait, tout risquerait d’être anéanti.

Pour que le processus d’escalade-désescalade soit enclenché, Il faut nécessairement une étape d’avertissements suffisamment prolongée et les moyens nucléaires de plus en plus mis en avant jusqu’aux ultimes avertissements qui annoncent l’usage de l’arme nucléaire. Si l’adversaire n’est pas doté d’armes nucléaires, après une (ou des) frappe (s) ou nucléaire (s), la désescalade de la guerre va s’ensuivre. Si l’adversaire n’est pas doté mais ses alliés sont dotés de l’arme nucléaire, une riposte peut s’ensuivre enclenchant une spirale de frappe nucléaire de part et d’autre.

 Et c’est le cas de l’Ukraine qui est aidée par tous les pays occidentaux et l’OTAN. Aussi allons-nous nous représenter le plus objectivement possible comment la guerre en Ukraine va se terminer.

Le premier élément qui est avancé par les pays occidentaux, et celui-ci n’est laissé qu’aux médias pour ne pas provoquer une peur du nucléaire et donc la panique, est que la Russie n’osera pas utiliser l’arme nucléaire tactique dans les théâtres de combat en Ukraine. C’est un raisonnement juste et logique puisque la guerre est déjà plus que destructrice en édifices, immeubles, matériels de guerre et en vies humaines sans distinction civiles et militaires.

Cependant, ce que ne dit pas le commandement américain et donc le Pentagone et l’état-major de l’armée américaine aux médias est que le recours aux armes nucléaires tactiques par la Russie non seulement est pris très au sérieux mais son usage est potentiel dans le sens que la Russie sera amenée à procéder à des frappes nucléaires de faibles puissances, dans le contexte de la guerre en Ukraine. Et ce dans l’espoir que la Russie vienne à négocier la fin de la guerre sans mettre à exécution ses menaces de recourir à ces « armes » qu’elle répète sans cesse.

La question qui va se poser porte essentiellement sur quelles cibles, et toute la guerre en Ukraine dépendra de ces cibles. Comme on l’a énoncé, la Russie n’a pas d’intérêt à procéder à des frappes en Ukraine pour la simple raison que non seulement elle a envahi l’Ukraine, et elle est taxée d’agresseur mais qu’une frappe nucléaire se rajoute ne fera qu’horrifier l’opinion mondiale. Le monde entier condamnera la Russie. D’autre part une frappe nucléaire en Ukraine n’apportera aucun gain réel sur le plan des opérations militaires. Bien plus, l’armée ukrainienne pourrait même être soutenue par ce type d’armes par les États-Unis et l’OTAN. Ce qui amènera l’Ukraine à disposer d’armes nucléaires tactiques.

Ce cas de figure sur les cibles visées en Ukraine est déjà dans les plans d’état-major de guerre russe donc à proscrire sauf si un danger réel menace la Russie. Ce qui n’est pas le cas puisque la guerre se déroule essentiellement en Ukraine. Le sol russe n’est pas touché par la guerre hormis quelques incendies à la frontière russo-ukrainienne qui ne constituent aucune menace.

Aussi, si la situation de guerre va évoluer, et les avertissements de la Russie sont de plus en plus répétés, cela signifie que la Russie est en difficulté et qu’elle risque de ne pas remporter la guerre du fait que l’armée ukrainienne est renforcée par la population et constamment soutenue par l’occident. Des moyens militaires et surtout des missiles vont se déverser sur l’Ukraine rendant aléatoire l’issue de la guerre, provoquant un enlisement de fait pour l’armée russe.

La Russie, dans la guerre en Ukraine, n’affronte pas seulement l’armée ukrainienne mas tout l’Occident, et ce en rapport des enjeux mondiaux tant pour la Russie que pour les États-Unis. Ne perdons pas de vue que la puissance américaine est le socle de l’Occident et de l’OTAN. Sans les États-Unis, on ne peut considérer que l’Occident constitue la première puissance mondiale, tant sur le plan économique et financier et sur le plan militaire. Ce qui nous fait dire que toute partie qui perd la guerre en Ukraine, que ce soit la Russie ou les États-Unis aura des répercutions extrêmement graves pour le « futur de sa puissance », avec des retombées négatives considérables sur le plan mondial.

Puisque c’est la Russie qui a procédé à l’invasion de l’Ukraine, et prit des risques des retombées de sa stratégie de guerre et de puissance sur le plan international, notamment les sanctions économiques occidentales massives prises à son encontre, l’aide massive en armements et en besoins les plus nécessaires à l’Ukraine, il est clair qu’elle ne voudra en aucun cas perdre la guerre. C’est un problème « existentiel », hors de question qu’elle perde de sa crédibilité mondiale, le coût qui est compréhensif, « quel que soit le prix à payer, y compris une guerre nucléaire. »
 

  1. Des frappes nucléaires de faible puissance sur la France, le Royaume-Uni… les États-Unis resteront-ils solidaires au risque de provoquer une Troisième Guerre mondiale ?

 

 Et les plans d’état-major russe dans ce cas de figure de guerre ont certainement arrêté les mesures à prendre pour répondre à cette situation. Donc, la Russie, arrivée après des mois de combat, et toujours pas d’avancées, sera amenée à passer à l’étape 3 de son opération militaire spéciale en Ukraine, l’étape 2 étant les référendums sur les régions occupés de l’Ukraine et la mobilisation partielle. L’étape 3 consiste à passer à l’emploi d’armes nucléaires tactiques sur le théâtre de guerre. Les cibles visées, il est clair qu’elle cherchera à couper le cordon ombilical qui relie l’Ukraine aux pays par où transitent le convoiement d’armements vers son armée. Les cibles seront la Pologne, la Roumanie, les pays baltes, bref tout pays frontalier qui participe au soutien en armements à l’Ukraine.

Et, comme la Russie dispose d’un réseau satellitaire performant pour la reconnaissance d’installations civiles et militaires, de jour comme de nuit, et à travers les nuages, elle peut de l’espace suivre tous les mouvements de concentrations de forces et d’armements en vue d’être livrés à l’Ukraine. En procédant à une frappe nucléaire de faible puissance sur ces concentrations militaires, par exemple, en Pologne qui est membre de l’OTAN, la Russie change totalement le déroulement de la guerre. Il est clair que l’émoi au sein des populations que ces frappes nucléaires auront à créer, aux gouvernements en appelant à l’OTAN et au Conseil de sécurité qui sera impuissant, sera sans commune mesure. Passeront probablement deux ou trois jours pour permettre d’urgence aux pays d’OTAN sous la direction des États-Unis de se réunir pour arrêter la réponse à la Russie.

Et comme les États-Unis jouent aussi leur crédibilité à l’échelle mondiale, la réponse de l’OTAN qui sera arrêtée sera une riposte équilibrée à celle de la frappe nucléaire russe. Par conséquent, une concentration de forces russes dans un des fronts des zones libérées en Ukraine sera touchée par une frappe nucléaire occidentale. La Russie probablement ne ripostera pas et attendra quelques jours qui peuvent être deux, trois, quatre jours. Pourquoi ? Pour donner le temps au pays de l’OTAN de réfléchir sur ce que sera la prochaine riposte nucléaire russe.

Dès lors que la phase de la guerre conventionnelle sera dépassée par l’emploi d’armes tactiques nucléaires de faible puissance de l’ordre 0,3 kilotonne à quelques kilotonnes de TNT avec tous les effets de souffle, la forte température en millions de degré et les radiations. Le délai de réflexion accordée à l’Occident terminé, la Russie aura probablement à doubler voire tripler ses frappes nucléaires sur deux ou trois pays de l’Europe de l’Est, membres de l’OTAN, tous concernés par le transit d’armements vers l’Ukraine.

De nouveau, une riposte nucléaire, probablement équilibrée aux frappes russes par les États-Unis et l’OTAN, est menée contre plusieurs concentrations de forces russes sur la ligne des fronts en Ukraine. Aussi peut-on dire qu’« une guerre nucléaire de faible intensité » a commencé entre les grandes puissances militaires du monde, les États-Unis et la Russie, et le théâtre de la guerre nucléaire se joue en Europe de l’Est. Théâtre qui pourrait être étendu même à l’Allemagne. En effet, l’Allemagne, par ses ressources, sa logistique et son complexe militaro-industriel parmi les plus grands du monde, et le soutien massif à l’Ukraine, pourrait aussi être visée. Le complexe militaro-industriel allemand est susceptible d’être l’objet de frappes nucléaires tactiques. D’autant plus que la Russie, mettant un poids massif sur ces frappes, cherche à inverser les donnes et terminer au plus vite cette guerre. Ce qui passe par une « rapide escalade-désescalade de la guerre en Ukraine », et donc terminer la guerre par une victoire.

Mais il faut encore prendre en compte la riposte américaine et de l’OTAN et la spirale de frappes nucléaires enclenchées par les deux parties. Qu’en ressortira-t-il ? Avant de répondre à cette question, il faut souligner que, durant le mois d’avril 2022, la télévision publique russe a procédé, à plusieurs reprises, à des simulations d’attaques, par des missiles balistiques nucléaires, des villes tels Paris, Londres et Berlin. Peut-on dire que ces simulations de missiles balistiques contre la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ne sont qu’un jeu faisant partie de la guerre psychologique contre l’Occident ? Non, le message est bien plus grave que ce qui est simulé par la télévision russe.

En effet, ce qui est rapporté sur Paris, Londres, Berlin, on peut supposer que la Russie ne viserait pas les capitales européennes mais plutôt des bases militaires françaises, anglaises…, près de localités où vivent des civils, qui risqueraient être touchées par des missiles tactiques de faible puissance. Mais, après les frappes en Europe de l’Est et la riposte de l’OTAN, la spirale nucléaire s’étant enclenchée, la Russie décide de lancer un ultimatum à la France, au Royaume-Uni et à l’Allemagne de « s’extirper du conflit ukrainien, et donc de mettre fin à tout soutien en armements à l’armée » et Moscou leur accorde un délai, deux à trois jours par exemple, pour donner une réponse.

Que seront alors les réponses de la France, du Royaume-Uni et de l’OTAN contre la Russie ? Chercheront-ils à ignorer l’ultimatum et menacer la Russie par une riposte équilibrée à celle de son attaque ? Le pourront-ils face à la Russie ? Du côté français, le président Emmanuel Macron, son ministre de la Défense et son chef d’état-major, du côté britannique, la nouvelle Première ministre Liz Truss, son ministre de la Défense et son chef d’état-major ? Il est évident que toute riposte de la France, du Royaume-Uni passe par l’aval de l’OTAN, ce qui passe par l’aval du président américain et son staff, à savoir son secrétaire d’État à la Défense et le chef d’état-major de l’armée américaine. Des décisions prises par la France et le Royaume-Uni dépendront d’abord de ce que les États-Unis entreprendront sur la riposte à mener, après que l’ultimatum s’est écoulé.

Si les États-Unis refusent de se solidariser avec les puissances européennes de peur qu’une riposte sur le territoire de la Russie provoque une escalade qui mènerait droit vers une Troisième Guerre mondiale, il est clair que la situation va changer totalement pour l’Europe. Les Américains savent que s’ils sont entraînés dans une guerre nucléaire avec la Russie, tant leurs villes New-York, Washington, Chicago, Houston, Boston, Détroit… que les villes russes Moscou, St Petersburg, Kazan, Novossibirsk… seront sous le feu nucléaire, et en un temps très court, de quelques heures à quelques jours. Tout sera fini pour les deux grandes puissances, avec des villes rasées, entièrement détruites, et des pertes en vies humaines qui se compteront en dizaines de millions.
 

  1. Tout laisse penser que la guerre en Ukraine prendra fin, au plus tard, en 2023

 

 Dès lors que le principal pays de l’OTAN, les États-Unis, n’interviendra pas pour éviter une « guerre nucléaire qui deviendra mondiale », la France et le Royaume-Uni, en tant que puissances nucléaires, seront confrontés à l’ultimatum russe ; vont-ils l’ignorer et mener une riposte contre la Russie ? La question est toujours : « Le pourront-ils ? A voir les superficies de leurs territoires et le nombre d’ogives nucléaires sans commune mesure avec ceux de la Russie. La superficie de la France sans outre-mer est d’environ 550 000 km2, du Royaume-Uni environ 240 000 km2 et la Russie environ 17 millions de km2.

Si la France et le Royaume-Uni décidaient de riposter et donc frapper des concentrations militaires en Russie, près de localités civiles, par des missiles nucléaires tactiques de faible puissance, et vu les grandes différences de leurs superficies et du nombre d’ogives nucléaires et lanceurs avec ceux de la Russie, ils mettront en danger l’ensemble de leurs territoires. Les superficies respectives des deux parties étant ce qu’elles sont, ignorer l’ultimatum et répondre à une attaque nucléaire russe équivaudrait à un suicide pour la France et le Royaume-Uni. Alors que les États-Unis, leur soutien principal, le pilier de l’OTAN, seraient aux abonnés absents.

On comprend alors les mises en garde répétées du président Vladimir Poutine tout au long de ces sept mois de guerre jusqu’à aujourd’hui. La Russie n’hésitera pas à utiliser les armes nucléaires si elle se retrouve dans ses derniers retranchements, et qui n’a plus d’option que l’arme nucléaire. Aussi peut-on dire qu’un véritable péril pèse sur l’Europe. Une guerre nucléaire peut toucher les pays frontaliers à l’Ukraine et s’étendre à l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni qui ne pourront pas riposter pour les raisons explicitées supra.

Si cette situation surgit, tous les gouvernements européens seront sur les dents, l’Europe sera frappée de stupeur et d’angoisse. Ce qui était impossible à se représenter comme le furent Hiroshima et Nagasaki en 1945 risque de se reproduire en Europe. L’Ukraine et l’Occident cesseront de parler de victoire face à la Russie ; les États-Unis cesseront d’être les meneurs de jeu de la guerre ; tous les peuples d’Europe vont se réveiller et obligeront leurs gouvernements d’arrêter la guerre d’urgence. Dès lors que la prise de conscience des pays d’Europe va l’emporter dans un climat de terreur nucléaire, les négociations vont s’opérer très rapidement avec la Russie.

Les frappes nucléaires vont aussitôt s’arrêter. Avec une Europe bouleversée, on doit comprendre que toutes les négociations vont viser la paix et uniquement la paix en Europe. Non seulement les revendications de la Russie pour la neutralité de l’Ukraine mais les quatre régions en litige sortiront définitivement de l’autorité politique de Kiev. Elles seront libres d’intégrer la Russie. Évidemment cette situation aujourd’hui est confuse mais s’éclairera au fur et à mesure des événements-clé qui ne manqueront pas à venir.

On peut considérer que la Russie aura gain de cause pour ses revendications stratégiques, les dirigeants occidentaux, sous la pression populaire atteignant probablement son paroxysme, et devant la crainte d’une guerre nucléaire généralisée, ne peuvent qu’acquiescer aux demandes russes pour éviter l’irréparable.

Ainsi se comprend pourquoi Dieu a permis à l’homme de découvrir l’arme absolue. Et surtout, malgré quelques frappes nucléaires de faible intensité, elle a dissuadé les êtres humains occidentaux, russes de dépasser une ligne rouge qui est en fait « divine », elle a interdit un suicide collectif.

Dans cette guerre, Dieu veut simplement dire à leurs pensées, et les êtres humains ne sont humains que parce qu’ils sont pensants, et leurs pensées ne leur appartiennent en propre, qu’un choix est donné, « la paix ou la mort collective ». Et donc personne n’échappera, et c’est cela que l’on doit comprendre dans cette guerre en Ukraine qui, en réalité, oppose deux puissances mondiales, la Russie et les États-Unis. D’autant plus que la guerre nucléaire commencée ne s’opérait pas sur leurs sols ; c’est l’Europe, intermédiaire entre eux, et particulièrement l’Ukraine, qui en paya le prix.

Et tout laisse penser que cette guerre prendra fin, au plus tard, en 2023. Dans cette guerre à venir qui pourrait être progressivement « apocalyptique », les États-Unis, pour se protéger, n’hésiteront pas à ramener le « tapis de la sécurité » sur eux. Et c’est naturel pour toute nation qui cherche à se préserver d’une extinction, d’un suicide délibéré. Ainsi va toute nature humaine pour se conserver, ne pas périr, rester simplement vivante. 

Les pays occidentaux qui se targuent d’être des démocraties, qui croient qu’elles sont dans leurs droits, qu’elles sont meilleures que les autres, alors qu’elles ne cherchent qu’à dominer, qu’à avoir raison, comprendront à la fin qu’elles sont tout autant des dictatures combien même elles se définissent démocratiques contre des dictatures En fait un pays démocratique peut s’ériger en dictature dès lors qu’il cherche à dominer, à s’imposer par la force à son peuple et aux autres peuples. Et l’OTAN qui était initialement une force défensive est devenue, sous la houlette des États-Unis, une force offensive. Cette guerre, l’Europe l’a apprise à ses dépens.

 Pour terminer cette analyse, il faut que les puissances sachent qu’elles ne sont pas maîtresses de leur destin. L’OTAN aurait pu ne pas s’intéresser à l’Ukraine mais se serait allié à la Russie pour concrétiser le crédo gaullien de « l’Atlantique à l’Oural » ou que la Russie ne se serait pas intéressée à l’Ukraine, du fait que malgré le régime autoritaire de Moscou et les oligarques russes, classe dominante liée au gouvernement, elle se sentait plus « occidental ». Pour simplement cette qualité propre aux Russes, les oligarques ne placent-ils le gros de leur argent en Occident ; les banques occidentales comptabilisent leurs avoirs à près de 35% de la richesse privée de la Russie.
 

  1. L’humanité comme la guerre en Ukraine évolue entre deux sommets de la « ligne de crête », héritée de l’histoire

 

 Mais cette situation n’a pas joué parce qu’elle n’était pas retenue « dans les plans de la marche du monde ». La marche du monde est ainsi, et, dans l’histoire de ces trente dernières années, la guerre en Ukraine se trouve précisément sur une « ligne de crête », entre deux points en opposition, qui sont en apparence inconciliables, mais « réconciliables » par la guerre.

 Et ainsi « arrivera ce qui doit arriver », malgré le poids de la guerre, les souffrances des peuples, parce que c’est ainsi, parce que l’histoire marque un « nouveau départ » pour l’humanité. Ainsi avance l’humanité, ainsi se développe l’humanité, et la guerre comme toute crise humaine qui fait partie de son destin participe à la marche de l’humanité.

Enfin le mot de la fin, qu’entend-on que l’Ukraine était sur une « ligne de crête » ? Là, il faut faire parler l’histoire. En effet, il y a trois siècles, on avait, à l’Ouest, des colons européens venus d’Europe coloniser l’Amérique du Nord qui était très peu peuplée, presque vide à part quelques tribus indiennes. Ces colons étaient au départ treize colonies, puis, par le combat, se sont libérés de leur tutelle, l’empire colonial britannique. Les sages au sein des colons anglais se sont jurés de ne pas reproduire les guerres et les crises qui ont déchiré pendant des siècles l’Europe. Par leur révolution, luttant contre l’empire britannique, ils se sont unis et ont fondé les États-Unis d’Amérique, le 4 janvier 1776. Le préambule de la Déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique, le 4 juillet 1776, est éloquent :

« Nous regardons comme des vérités évidentes par elles-mêmes que tous les Hommes ont été créés égaux ; qu’ils ont reçu de leur Créateur certains droits inaliénables ; qu’au nombre de ces droits sont la vie, la liberté et la recherche du bonheur ; que c’est pour assurer ces droits que les Gouvernements ont été institués parmi les Hommes et qu’ils ne tirent leur juste pouvoir que du consentement de ceux qui sont gouvernés ; que toutes les fois qu’une forme de Gouvernement devient destructive de ces fins, le Peuple est en droit de l’altérer ou de l’abolir et d’instituer un nouveau gouvernement, en établissant ses fondements sur les principes et organisant ses pouvoirs en la forme qui lui paraîtra la plus propre pour effectuer sa sûreté et son bonheur. […] Mais lorsqu’une longue suite d’abus et d’usurpations, ayant invariablement le même objet pour but, prouve évidemment un dessein de soumettre le Peuple à un Despotisme absolu, il est en droit, c’est même son devoir, de secouer le joug d’un pareil Gouvernement et de se pourvoir de nouveaux Gardiens pour sa sûreté future. […] L’histoire du présent roi de la Grande-Bretagne est une histoire d’injustices et d’usurpations réitérées, toutes ayant directement pour objet l’établissement d’une tyrannie absolue sur ce pays. »

Mais le problème pour les États-Unis d’Amérique, avec toute la bonne volonté de sortir de la dépendance européenne, est que les peuples américains, à cette époque, étaient en grande partie issus des serfs appartenant aux riches seigneurs qui avaient, selon leur état, droit de vie et de mort ; et les riches relevant des monarques d’Europe. Cette lucarne qu’a été l’Amérique n’a pas empêché que ces gènes hérités de l’Europe étaient en eux, enracinés dans leur nature. Les colons anglais devenus « Américains » étaient toujours les Européens avec les mêmes violences, les guerres et les crises avec l’extérieur. Et sur le plan intérieur, les Américains se sont prémunis en votant des droits pour disposer des armes et même pour se faire la guerre. C’est là le premier sommet de la ligne de crête.

Le deuxième sommet c’est l’empire russe, et les serfs ou moujiks russes qui se sont libérés en se soulevant contre le tsar, en 1917. La révolution russe, à l’instar de la révolution américaine, a donné une union des peuples, l’Union soviétique, sauf que le système était voulu communiste, c’est-à-dire un régime socialiste, sans classes. Le contraire du régime américain qui est libéral, capitaliste. Donc l’humanité a évolué, aux deux extrêmes, dans cette ligne de crête, et force de le dire, « héritée de l’histoire ».

La guerre en Ukraine est en quelque sorte, selon l’esprit hégélien, la négation de la négation que sont les deux sommets de la ligne de crête qui sont en apparence inconciliables par seulement leurs histoires respectives alors qu’en fait ces peuples sont de même nature, et pour ne montrer qu’une similarité, les Américains boivent du whisky, les Russes soviétiques boivent de la vodka, donc ils sont identiques, et différents seulement sur la forme.

Aussi, on peut dire que par cette guerre en Ukraine, la négation de la négation que sont les deux sommets de la ligne de crête va déboucher sur une affirmation, ce qui des deux sommets ne fera plus qu’un sommet, certes divisé mais mutuellement accepté pour les peuples. Tel est le devenir qui va certainement et progressivement repartir sur un nouveau pied, les peuples y gagneront et même les grandes instances internationales y gagneront. Le Conseil de sécurité de l’ONU fera sa mue, les Nations Unis « plus unis », c’est le début en quelque sorte d’une « nouvelle ère pour l’humanité ».
 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective

Notes :

1. NATO chief : “Russia has no right to establish a sphere of influence” Par axios.com Dec 1, 2021
https://www.axios.com/nato-russia-ukraine-invasion-18619fd7-be80-4d37-86f8-fcebcb1fbe8a.html

2. « Une guerre existentielle », par Le Devoir. Le 14 mars 2022
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/685641/une-guerre-existentielle

3. « Joe Biden réaffirme que l’article 5 de l’Otan est « un devoir sacré » pour les Etats-Unis », par le NouvelObs. Le 26 mars 2022
https://www.nouvelobs.com/guerre-en-ukraine/20220326.OBS56226/joe-biden-reaffirme-que-l-article-5-de-l-otan-est-un-devoir-sacre-pour-les-etats-unis.html


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69 réactions à cet article    


  • Massada Massada 26 septembre 11:04

    Et ces 300 000 réservistes russes ne constituent que 1% de la ressource générale, selon le ministre de la défense Sergueï Choïgou ; ce qui signifie que la Russie peut aligner jusqu’à 30 millions de réservistes

    ++++++++++++++++++

    Ce n’est déjà pas gagné pour mobiliser 300 000 réservistes smiley
    Flot ininterrompu de jeunes Russes qui franchissent la frontière géorgienne, de peur d’être mobilisés.

      
    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1574313658334810112/pu/vid/480x852/3kHp z5hMPRNpwnIa.mp4?tag=12


    • chantecler chantecler 26 septembre 11:21

      @Massada
      Ja   ja !
      Merci pour tes infos très crédibles ...
      En attendant , la fameuse offensive d’août /septembre de tes amis otano ukrainiens , qui t’a fait tant fait espérer se termine par une consternante débâcle pour eux ... !

      Et les Ukrainiens aujourd’hui hésitent vraiment à se faire massacrer pour la gloire de tes commanditaires , cad pour peau de balle ...
      Paraît même qu’il laissent des chars entiers sur place , prêts à l’emploi !
      Faut dire qu’ils ne leur coûtent rien ....

      A suivre donc cher Amanite phalloïde !
      N’oublie pas de prévoir un chauffage dans ton bunker !
      Et de rien !


    • Massada Massada 26 septembre 11:30

      @chantecler
       
      En attendant , la fameuse offensive d’août /septembre de tes amis otano ukrainiens , qui t’a fait tant fait espérer se termine par une consternante débâcle pour eux ... !
      +++++++
      Soyez factuel  !


    • chantecler chantecler 26 septembre 11:37

      @Massada
      Vous voulez , concernant cette offensive, le nombre de morts , le nombre de blessés chez tes protégés , la surface des terres conquises , leur intérêt stratégique ?
      On trouve ces renseignements partout et en un seul clic .
      Ca fait beaucoup des cimetières ...
      Ah pardon , les fameux « charniers » !


    • samy Levrai samy Levrai 26 septembre 12:32

      @Massada
      referendums et conscription, soit perte définitive de territoires pour l’Ukraine, c’est très factuel comme débâcle...
       


    • Massada Massada 26 septembre 14:34

      @samy Levrai
       
      Un référendum que personne ne reconnait, une mobilisation dont le peuple russe ne veut pas et une perte des territoires conquis qui s’aggrave de jours en jours, Poutine le clown est nu.


    • samy Levrai samy Levrai 26 septembre 16:34

      @Massada
      Pourquoi voit on de plus en plus d’antilopes grimper sur le cadavre du lion américain et qu’elles font la queue pour être reçues par un ours très vivifiant (ONU) ?


    • Spoiler 27 septembre 09:11

      @Massada

      Il serait temps pour vous de ne plus vous saouler de mots. Au seuil d’une guerre nucléaire vous continuer vos rodomontades, c’est navrant. Habitant d’un pays grand comme 3 départements français en cas de guerre mondiale et atomique, vous devriez plus que d’autres vous alarmer de la situation. Mais vous êtes tellement obnubilé par votre guerre à l’Iran et par votre picrocholine occupation de ce qui reste de la Palestine, que vous continuez comme le coq de chanter les deux pieds dans la merde. Navrant vraiment !


    • doctorix, complotiste doctorix, complotiste 30 septembre 10:59

      @Massada

      Un référendum que personne ne reconnait
      Pourtant, les observateurs et leurs vidéos montrent que le vote avait tout de la kermesse de village, et on n’a pas vu de soldat derrière chaque votant :
      https://www.youtube.com/watch?v=kR3r9DyVUfA&ab_channel=GrahamPhillips

      Une nouvelle inquiétante est que le gouvernement US invite les américains en Russie à FUIR (c’est le terme employé) le pays.
      L’ambassade précise que les vols de départ étant tous complets, les citoyens US sont invités à fuir en voiture sans attendre. Ils doivent pour cela réserver leur passage à la frontière.
      https://www.voltairenet.org/article218131.html


    • Massada Massada 26 septembre 11:12

      Et puis il ne suffit pas de mobiliser 300.000, encore faut-il les équiper correctement
       

      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1573604360415809536/pu/vid/320x564/ObGN bK9suFBI3WIO.mp4?tag=12


      • doctorix, complotiste doctorix, complotiste 30 septembre 11:07

        @Massada
        Une grande partie de l’activité militaire en pays occupé est la surveillance des zones conquises.
        Cela ne demande ni grand équipement ni grande compétence.
        Les 300.000 vont remplacer les combattants aguerris sous employés dans les villes et vvillages, ceux-ci seront libérés pour les missions actives, et les mobilisés ne risqueront pas grand-chose.
        Les media se plaisent à monter en épingle quelques réfractaires, et quelques autres qui fuient la conscription, mais c’est tout à fait courant, normal, et ne concerne qu’un petit pourcentage.
        Dans l’ensemble, ils sont heureux d’aller délivrer leurs frères russes : arrêtez avec votre propagande à deux balles.


      • titi titi 2 octobre 14:49

        @doctorix, complotiste

        En effet.
        Pas besoin d’experts en combat pour faire des opérations de police.

        C’est aussi vrai pour la matériel : la russie ressort des T62 des années 50-60 pour les envoyer en Ukraine. Ces chars n’ont aucune chance contre l’armée ukrainienne, mais sont bien suffisant pour terroriser des civils.
        C’est d’ailleurs à cela qu’ils ont servis par le passé.


      • Massada Massada 26 septembre 11:17

        Et leurs donner une formation militaire.
        Ce qui est loin d’etre gagné smiley

         

        https://video.twimg.com/ext_tw_video/1572921779085090819/pu/vid/460x840/0JdB pPgJ220r24D1.mp4?tag=12


        • Clark Kent Clark Kent 26 septembre 11:20

          Géographiquement, l’Europe se situe bien entre les États-Unis et la Russie.

          Mais politiquement et militairement, via l’UE, elle est intégrée à l’OTAN dont le siège est à Bruxelles.

          Ce n’est pas une zone tampon, c’est un territoire occupé depuis 1945. L’implosion de l’URSS a démantelé « de facto » les accords de Yalta et le partage des territoires. Comme dans tout séisme, non seulement des répliques sont à craindre, mais leur amplitude et les dégâts causés peuvent être pires que le coup de semonce initial.


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 11:33

            C’est trop long à lire. Mais je vois beaucoup de similitude entre l’Ukraine et la Russie et la guerre des deux roses ( qui commença le 23 septembre (le même peuple divisé-Lancaster contre York) et succéda à la guerre de cent ans. La guerre froide a duré cent ans. Comme si pour préserver un semblant de paix, il fallait re-créer un conflit. Freud a parfaitement expliqué le mécanisme. Le conflit, c’est la vie. Yin et Yang. le contraire comme le politiquement correct, c’est la mort..... A ménager la chèvre et le choux, en ne preant pas parti (qui à changer d’avis pour de bonnes raison), qui veut la paix fait la guerre. La paix, comme dans un couple, c’est le fusion (nfission nucléaire), mais l’inconscient lui pense le contraire (d’où développement de T.O.C. : en fait j’ai envie de tuer mon mari ou n’importe quel autre fantasme et pour ne pas passer à l’acte, j’engage une dispute avec mes voisin, l’agression est dirigée ailleurs,.....).... J’ai des fantasme de sexes torrides, mais ceal va à l’encontre de la paix des foyers et de la société : je me lave les mains dix fois pas jours. Et plus je me lave les mains plus mes fantasmes comme un Golem grossissent. C’est un peu comme la casserole à pression. D’où la nécéssité de maintenir les corridas, et un minimum de guerres et de conflits. Car la violence qui est le pendant de la sexualité (dixit Freud) a besoin d’un exutoire. Le Jérusalem et la paix n’existeront JAMAIS. Le loup de par sa nature est condamné à manger l’agneau...... 


            • Astrolabe Astrolabe 26 septembre 11:33

              Lorsqu’on lit le titre, on s’attend à un article dans le style du Gorafi.

              Et puis, ensuite ... smiley


              • roby roby 27 septembre 15:00

                @Astrolabe
                Que n’écrivez-vous un narticle ?


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 11:35

                Hier, je suis allée à la brocante de Woluwé. J’ai beaucoup ri. Tous les stands : des chars d’assaut, très peu de femmes, des soldat napoléoniens, des milliers de voitures miniatures..... 


                • Astrolabe Astrolabe 2 octobre 18:41

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                   
                  M’en parlez pas, j’ai réussi à acheter, pour 3 fois rien, un vieux T34 qui roule encore  ! smiley


                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 11:37

                  Si on veut la paix sur terre, faudra faire la guerre avec des extra terrestres... Notre ennemi est notre meilleurs allié...


                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 11:45

                    Dire que les Lancaster venaient de Belgique (Jean de Gand). Rose Rouge.  Lancaster vient de lune rouge et York du sanglier blanc (Cheval bai et cochon). Certains bai sont blancs... L’Amérique ce sont des anglais délinquants qui ont fuit....


                    • Massada Massada 26 septembre 11:47

                      On voit la motivation à faire la guerre de Poutine chez les mobilisés.
                       
                      Un homme mobilisé a tué un commandant du bureau de rédaction à Ust-Ilimsk, région #Irkutsk , #Russia .
                      Alexandr Yeliseev, le commandant, a été abattu de quatre balles presque à bout portant.
                      Le meurtrier est Ruslan Zinin, né en 1997, « partiellement mobilisé ». Il a décidé que la prison valait mieux que la mort en #Ukraine .

                        

                      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1574285176707883011/pu/vid/540x540/JFIZ dBGbAscw7Ypl.mp4?tag=12


                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 11:53

                        Corrigé : C’est trop long à lire. Mais je vois beaucoup de similitudes entre l’Ukraine et la Russie et la guerre des deux Roses ( qui commença le 23 septembre (le même peuple divisé-Lancaster contre York) et qui succéda à la guerre de cent ans. La guerre froide a duré cent ans. Comme si pour préserver un semblant de paix, il fallait re-créer un conflit. Freud a parfaitement expliqué le mécanisme. Le conflit, c’est la vie. Yin et Yang. le contraire comme le politiquement correct, c’est la mort..... A ménager la chèvre et le choux, en ne prenant pas parti (quitte à changer d’avis pour de bonnes raison), qui veut la paix fait la guerre. La paix, comme dans un couple, c’est le fusion (fission nucléaire), mais l’inconscient lui pense le contraire (d’où développement de T.O.C. : en fait j’ai envie de tuer mon mari ou n’importe quels autres fantasmes et pour ne pas passer à l’acte, j’engage une dispute avec mes voisins, l’agression est dirigée ailleurs,.....).... J’ai des fantasme de sexes torrides, mais cela va à l’encontre de la paix des foyers et de la société : je me lave les mains dix fois pas jours. Et plus je me lave les mains plus mes fantasmes comme un Golem grossissent. C’est un peu comme la casserole à pression. D’où la necéssité de maintenir les corridas, et un minimum de guerres et de conflits. Car la violence qui est le pendant de la sexualité (dixit Freud) a besoin d’un exutoire. La Jérusalem et la paix n’existeront JAMAIS. Le loup de par sa nature est condamné à manger l’agneau...... Le génôme de l’homme comporte un Y (divisé, conflictuel). La femme a deux X (identique et fusionnel). I grec égale PHALLUS.... Le Yin est plus faible car dans l’amour et la fusion.... ce qui lui fait perdre son énergie... combative. Raison pour laquelle, excepté dans les société d’amazones, le matriarcat a toujours finit par être dominé par le patriarcat. Car l’homme a pour fonction de protéger la famille des agresseurs. C’est dans sa nature. Et les femmes doivent l’accepter...


                        • Micron 26 septembre 12:25

                          J’avais annoncé vendredi qu’il se passerait quelque chose de grave et bien j’ai raison
                          L’agent du Mossad a sorti 2 actualités le 21 septembre et ses actualités sont toujours corrélées à des attentats

                          Poutine est derrière cette attaque avec ses mercenaires, armées privées
                          Fusillade dans une école en Russie : Au moins neuf morts, dont des enfants, et vingt personnes blessées - Le suspect s’est suicidé

                          Attaquer une école permet tout simplement à Poutine de casser la mobilisation de tous ces déserteurs, de toutes ces manifestations qui sont contre la guerre. Et par la meme intensifier l’attaque les attaques contre l’Ukraine.
                          C’est comme les attentats pour la Tchétchénie, Ça veut dire que ce sont toujours des prétextes pour justifier les guerres et de bloquer toutes les entraves à celle-ci.


                          • Micron 26 septembre 12:25

                            J’avais annoncé vendredi qu’il se passerait quelque chose de grave et bien j’ai raison
                            L’agent du Mossad a sorti 2 actualités le 21 septembre et ses actualités sont toujours corrélées à des attentats

                            Poutine est derrière cette attaque avec ses mercenaires, armées privées
                            Fusillade dans une école en Russie : Au moins neuf morts, dont des enfants, et vingt personnes blessées - Le suspect s’est suicidé

                            Attaquer une école permet tout simplement à Poutine de casser la mobilisation de tous ces déserteurs, de toutes ces manifestations qui sont contre la guerre. Et par la meme intensifier l’attaque les attaques contre l’Ukraine.
                            C’est comme les attentats pour la Tchétchénie, Ça veut dire que ce sont toujours des prétextes pour justifier les guerres et de bloquer toutes les entraves à celle-ci.


                            • Micron 26 septembre 12:41

                              Attaquer une école permet tout simplement à Poutine de casser la mobilisation de tous ces déserteurs, de toutes ces manifestations qui sont contre la guerre. Et par la même intensifier l’attaque les attaques contre l’Ukraine.
                              C’est comme les attentats pour la Tchétchénie, ça veut dire que ce sont toujours des prétextes pour justifier les guerres et de bloquer toutes les entraves à celle-ci.


                              • Duke77 Duke77 26 septembre 14:41

                                Massada et Micron arrêtez votre délire.

                                Pour Massada (dont le sort de la minorité ukrainienne du Dombass pro-russe qui est en passe de se faire nettoyer ethniquement doit lui faire autant d’effet que le sort des palestiniens, en bon sioniste) : commence par lire les articles avant de venir polluer l’espace commentaire de ta diarrhée verbale qui n’a ni queue ni tête.

                                D’abord, que des Russe ne veuillent pas partir en guerre, c’est normal, c’est pareil partout ailleurs. L’effort est fait dans nos medias specialistes fakenews de nous faire croire que c’est un mouvement général mais la réalité est toute autre.

                                Ensuite, si tu savais lire, tu aurais vite compris que finalement ça ne compte pas beaucoup pour l’issue de cette guerre et surtout que ça ne peut pas être une bonne nouvelle car, si la Russie ne l’emporte pas sur le terrain en préservant les civils comme elle essaye de le faire depuis le début, faiant appel à l’infanterie plutôt qu’à la technique du tapis de bombes chère aux USA (entre 500 000 et 1 million de morts civils en Irak et je ne parle même pas du Vitenam), ce qui est expliqué ci-dessus c’est l’étape suivante : les bombes atomiques. Tu peux donc te réjouir que des Russes fuient la mobilistion mais ça n’a rien à faire sous cet article dont le sujet est tout autre.

                                Quant à l’attaque de l’école qui serait un false flag, je veux bien y croire, je suppose que Micron est comme persuadé que cette technique est courante chez nos politiques comme on l’a vu le 11 septembre 2001 où la destruction contrôlée à l’aide d’avions téléguidés et d’explosifs pour la 3e tour (WTC7) a permis aux dirigeants US de mener à bien leur projet sans trop d’opposition de la part de leur population.

                                Par contre, Micron, tu oublies juste un GROS DETAIL. Poutine a proposé de stopper son opération militaire à 2 conditions :

                                1/ l’annexion des zones de l’Est pro-russe et victimes des bombardements du gouvernement de Kiev depuis 2014 ; cette zone de l’ukraine subit en gros le même sors que la Palestine : dégage ou meurt si tu es pro-russe.

                                2/ le reste de l’Ukraine comme zone neutre sans base militaire de l’OTAN

                                C’est nous qui avons refusé un cesser le feu, pas la Russie.

                                P.S. :https://lemediaen442.fr/lhumoriste-naim-si-macron-me-dit-de-me-battre-contre-la-russie-je-pars-en-guerre-contre-macron/


                                • pemile pemile 26 septembre 15:02

                                  @Duke77 « C’est nous qui avons refusé un cesser le feu, pas la Russie »

                                  Toute négociation a été refusée dès le début par Poutine

                                  https://www.reuters.com/world/asia-pacific/exclusive-war-began-putin-rejected-ukraine-peace-deal-recommended-by-his-aide-2022-09-14/




                                • Martin 26 septembre 22:05

                                  @Duke77
                                  Une précision : En Irak, ce ne sont pas les bombes américaines qui ont tué directement autant de civils mais la pagaille que ces bombardements ont engendré, guerre interne notamment, entre plusieurs acteurs du conflit, et victimes indirects de la guerre (40 pourcent). https://www.lepoint.fr/monde/les-500-000-morts-de-la-guerre-en-irak-18-10-2013-1745327_24.php
                                  Je n’aime pas ce journal mais ici ils font un résumé des derniers chiffres.


                                • roby roby 27 septembre 15:08

                                  @Martin
                                  Ouais comme a Hiroshima et Nagasaki j’en passe et des meilleurs il est vrai que les ricains préfèrent « le lâcher de bombes »....


                                • LOST on Earth LOST on Earth 26 septembre 14:51

                                  Hamed alors !

                                   smiley


                                  • Zolko Zolko 26 septembre 15:23

                                    Seuls l’Ukraine et les 30 alliés décident quand l’Ukraine est prête à rejoindre l’Otan, (...) la Russie n’a pas son mot à dire

                                     

                                    Je pense que vous savez que c’est faux : en effet, aucun pays en guerre ne peut rejoindre l’OTAN, c’est marqué dans les statuts. Il suffit donc que la Russie guerroie contre l’Ukraine pour que l’Ukraine ne puisse rejoindre l’OTAN. Et c’est d’ailleurs le plan de Poutine je pense. C’est ça la différence entre des joueurs d’échec et des joueurs de poker.

                                     

                                    La Russie arrêtera la guerre quand l’Ukraine aura capitulé. Et dans les critères de capitulation il y aura l’indépendance (de l’OTAN). La Russie est maître du jeu, pas les USA (et encore moins l’Ukraine).

                                     

                                    La Russie a déjà gagné, l’Histoire est déjà écrite. La seule inconnue est le nombre de morts nécessaires pour que les décérébrés de l’UE reconnaissent la situation.


                                    • pemile pemile 26 septembre 15:28

                                      @Zolko "en effet, aucun pays en guerre ne peut rejoindre l’OTAN, c’est marqué dans les statuts. Il suffit donc que la Russie guerroie contre l’Ukraine pour que l’Ukraine ne puisse rejoindre l’OTAN. Et c’est d’ailleurs le plan de Poutine je pense. C’est ça la différence entre des joueurs d’échec et des joueurs de poker."

                                      wiwi, quand un joueur d’échec bluffe comme un joueur de poker pitoyable !

                                      https://www.reuters.com/world/asia-pacific/exclusive-war-began-putin-rejected-ukraine-peace-deal-recommended-by-his-aide-2022-09-14/



                                    • Zolko Zolko 26 septembre 16:56

                                      @pemile : et donc ?


                                    • pemile pemile 26 septembre 17:27

                                      @Zolko « et donc ? »

                                      ben, donc, ton analyse est foireuse.


                                    • Zolko Zolko 26 septembre 23:31

                                      @pemile : quel rapport ? Même si ce que l’article dit est vrai on n’en sait rien puisque les sources sont anonymes, moi j’ai déjà lu le contraire, que c’est Zelensky qui a refusé un ultimatum le 23 février sur ordre des USA — ça n’empêche que l’Ukraine ne pourra pas joindre l’OTAN tant que la Russie lui fera la guerre. Et donc la Russie fera la guerre en Ukraine tant qu’elle le voudra, et c’est la Russie qui décide si l’Ukraine peut joindre l’OTAN ou pas, contrairement à ce qui est dit dans l’article.
                                       
                                      Et donc la Russie fera la guerre à l’Ukraine jusqu’à ce qu’elle capitule. Pour de bon, en virant les USA de leur territoire, et pas sur des promesses bidons.


                                    • pemile pemile 26 septembre 23:34

                                      @Zolko « Même si ce que l’article dit est vrai — on n’en sait rien puisque les sources sont anonymes »

                                      Tu cherches à illustrer le « il n’y a pire aveugle » ??!!!


                                    • Zolko Zolko 27 septembre 13:59

                                      @pemile : je me rappelle simplement les mensonges américains/anglais précédents. Les « sources anonymes » sont synonymes de « propagande »


                                    • roby roby 27 septembre 15:19

                                      @Zolko
                                      Rappelez-vous les sous marins ...les Anglos saxons sont les pires


                                    • MagicBuster 26 septembre 15:35

                                      Effectivement c’est certain que ça péter en 2023

                                      ==> Opération ORION !!

                                      La cible c’est . . . plutôt l’Afrique que l’Ukraine, vu que c’est planifié de longue date.


                                      • Soucougnan Soucougnan 26 septembre 19:58

                                        Si Poutine croyait ne serait-ce qu’une seule seconde que ces 300 000 réservistes lui permettraient de conserver le Donbass et la Crimée, aurait-il besoin d’annexer en urgence ces régions afin de pouvoir user d’arme nucléaire pour les protéger comme s’il s’agissait réellement de son territoire ? 

                                        Les Occidentaux, les Chinois et les Indiens ont immédiatement compris quel tragique aveu de faiblesse Poutine venait de faire au monde. La Russie est vaincue et réduite à défendre ses conquêtes avec l’arme nucléaire ! Car Poutine qui a absolument besoin de garder les territoires conquis pour se maintenir au pouvoir affirme être suffisamment désespéré pour envisager un tir nucléaire pour les défendre. Sauf que la Chine et l’Inde ont maintenant toutes deux appelé au respect de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, ce qui est une façon de dénier aux Russes la légitimité de recourir à l’arme nucléaire pour s’opposer à une attaque contre le Donbass.

                                        La Chine appelle la Russie à négocier la paix. Autrement dit, elle explique à Poutine qu’il est vaincu, que la voie qu’il emprunte est sans issue et qu’il faut tenter de négocier une paix immédiate avec l’Ukraine en échange de concessions sur la sécurité de son pays. Le lot des vaincus quoi...

                                        Il n’est même pas sûr que Poutine pourrait réellement convaincre qui que ce soit en Russie de tirer une arme nucléaire contre un pays de l’OTAN sans se faire assassiner. Si un homme aussi habile et réfléchi que Poutine a pu donner un aussi triste spectacle de lui, c’est qu’il doit être réellement soumis à des pressions et dangers énormes, dans son pays.


                                        • Zolko Zolko 26 septembre 23:41

                                          @Soucougnan : ah oui, les armes nucléaires. Est-ce un peu comme les armes de destruction massive de Saddam Hussein ? Ou les attaques chimiques de Assad quand il était entrain de gagner ? Vous aimez bien qu’on vous raconte des salades.
                                           
                                          Moi je ne crois pas un mot à ce que racontent les USA. Alors quand Biden menace la Russie de représailles si ils utilisent l’arme atomique, j’attribue ça à la propagande. Personne ne ferait une telle menace en publique, ce qui vaut dire que c’est un message pour le spectacle. Et que, éventuellement, ils préparent une attaque nucléaire sous faux-drapeau, et que ce sont EUX les USA qui vont lancer une attaque nucléaire en premier, en accusant la Russie. En tout cas, c’est leur habitude.
                                           
                                          La Russie n’a rien à faire qu’à attendre tranquillement que 1) Biden perde les élections mid-term en novembre, que 2) les Européens se révoltent contre les gouvernements corrompus qui leur apportent l’inflation (Italie, Suède, Hongrie ...) et que 3) les Ukrainiens renversent Zelensky quand ils vont commencer à avoir froid cet hiver. Les USA le savent aussi, c’est pour ça qu’ils sont désespérés, comme le montre le sabotage de North-Stream-2.


                                        • Soucougnan Soucougnan 27 septembre 00:41

                                          @Zolko

                                          Moi je ne crois pas un mot à ce que racontent les USA.

                                          Croyez ce qu’il vous chante, de toute façon, vous n’aurez pas à attendre longtemps pour constater la défaite russe.

                                        • Lynwec 27 septembre 14:25

                                          @Soucougnan

                                          Il ne vous vient pas à l’esprit que ce rattachement par référendum puisse avoir comme but d’interdire de fait les agressions continuelles depuis 2014 sur les populations russophones d’Ukraine de l’est qui seront alors de fait considérées comme russes et protégées par le risque que vous évoquez de représailles aussi massives que définitives .

                                          On prête souvent aux autres nos propres mauvaises pensées ou intentions, l’auto-évaluation est un exercice fortement recommandé...quand on veut grandir ...


                                        • Soucougnan Soucougnan 27 septembre 15:21

                                          @Lynwec

                                          Il ne vous vient pas à l’esprit que ce rattachement par référendum puisse avoir comme but d’interdire de fait les agressions 

                                          Il me vient surtout à l’esprit qu’user de son bouclier nucléaire pour protéger ses conquêtes militaires est une façon d’avouer qu’on a zéro confiance en la faculté des 300 000 réservistes d’inverser le sens de la guerre. Et ça c’est une sacrée bonne nouvelle, vous ne trouvez pas ?! smiley 

                                        • Eric F Eric F 28 septembre 18:09

                                          @Zolko
                                          ’’Personne ne ferait une telle menace en publique, ce qui vaut dire que c’est un message pour le spectacle’’
                                          Au contraire, la ’’dissuasion’’ ce n’est pas fait pour s’en servir, mais pour menacer le plus explicitement possible. Les deux camps en jouent.

                                          Le problème est le concept de ’’nucléaire tactique’’ (la France l’avait envisagé mais y a renoncé), qui n’est pas de l’ordre de la dissuasion (menace de vitrifier une ville ou un pays), mais comme c’est quand même une ’’arme nucléaire’’, cela peut entrainer une riposte de type rétorsion à l’encontre du premier qui s’en sert.


                                        • zygzornifle zygzornifle 27 septembre 08:21

                                          Et on aura tous notre séance de chimiothérapie offerte par Poutine .....

                                          Bien sur le gouvernement nous donnera notre dose d’iode distribuée sans compter quoi qu’il en coute et il faudra remettre le masque .... 


                                          • zygzornifle zygzornifle 27 septembre 08:23
                                            Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arriveront a vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment .
                                            Malcom X. 

                                            • Lugsama Lugsama 27 septembre 10:48

                                              La Russie n’est pas une « grande puissance du monde » et la France et le Royaume-Unie ont un arsenal suffisant pour raser la Russie, pourquoi attendre une réponse des USA ?

                                              Par ailleurs le réseau satellitaire russe n’est pas si performant au vu des résultats, incapable de différencier des maquettes en bois de véritable lanceurs, incapable d’assurer les télécommunication, incapable d’assurer le positionnement par satellite, incapable d’observer les mouvements de troupes etc..



                                              • charly10 27 septembre 12:01

                                                « Et, comme la Russie dispose d’un réseau satellitaire performant pour la reconnaissance d’installations civiles et militaires, de jour comme de nuit, et à travers les nuages, elle peut de l’espace suivre tous les mouvements de concentrations de forces et d’armements en vue d’être livrés à l’Ukraine. »..

                                                J’ai quand même quelques doutes sur cette affirmation. Je serais plutôt de ceux qui pensent que l’armée Russe, si elle possède effectivement quelques matériels de haute technicité, ne possède plus la structure de commandement adaptée aux guerres modernes. Poutine s’est trompé sur les capacités de son état-major, qui pilote le conflit dans des concepts dépassés. Pour le moment ce sont toujours les effets de frappe en masse qui prévalent. On en voit les limites ; Alors effectivement, une phase deux peut être l’emploi de l’arme nucléaire tactique, sur quelques cibles à la frontière du Dniepr, pas sur les pays limitrophes. Poutine a beaucoup de défauts, mais il n’est pas idiot. Un missile nucléaire tactique sur la Pologne et c’est la riposte automatique de l’Otan, sur son pays.


                                                • Zolko Zolko 27 septembre 14:07

                                                  @charly10

                                                  l’armée Russe (...) ne possède plus la structure de commandement adaptée aux guerres modernes.

                                                   
                                                  guerres modernes comme ? L’Afghanistan ? La Syrie ? Le Yémen ? Le Mali ?
                                                   
                                                  Ce que vous ne comprenez pas c’est que, justement, l’armée Russe est entrain d’acquérir le savoir-faire pour mener une guerre moderne. Ce que ni la France qui vient de se faire virer du Mali ni les USA qui viennent de partir de l’Afghanistan la queue entre les jambes n’ont.
                                                   
                                                  La « guerre moderne » ce n’est pas Top Gun. Ce que vous semblez prendre pour une guerre moderne est d’écraser sous les bombes un pays sans défense. Ou d’envoyer des commandos tirer sur les civils sous prétexte de « terrorisme ».

                                                • charly10 27 septembre 15:54

                                                  @Zolko

                                                  « Ce que vous semblez prendre pour une guerre moderne est d’écraser sous les bombes un pays sans défense  ». Si vous preniez le temps de me lire, je n’ai jamais écrit cela. Mais c’est un fait que c’est encore la méthode utilisée en Ukraine par les russes. Le nier est faire preuve de « partisianisme » aveugle. A ma connaissance c’est quand même la Russie qui a envahi l’Ukraine, pas le contraire.



                                                • Eric F Eric F 28 septembre 19:34

                                                  @charly10
                                                  En tout cas, ni les satellites russes ni le renseignement au sol n’avaient détecté la concentration de troupes ukrainiennes qui on lancé la contre offensive à l’est de Karkiv.


                                                • Fanny 27 septembre 15:37

                                                  Excellent papier, ne serait-ce que parce qu’il situe les choses au bon niveau, le niveau de réflexion des grands décideurs (du moins peut-on l’espérer), loin de la débilité médiatique qui nous est infligée, toutes chaines confondues, matin midi et soir.

                                                  L’article souligne un fait d’importance : pour la Russie et les Etats-Unis, ne pas perdre cette guerre est « vital ». Perdre cette guerre, c’est perdre le statut de grande puissance militaire (et rester, au moins pour ce qui concerne les USA, une puissance commerciale de premier plan, comme l’Allemagne après avoir perdu la guerre). C’est dramatique mais c’est la réalité, et cette réalité empêche d’envisager une issue rationnelle.

                                                  Les Etats-Unis sont pour le moment les grands gagnants de cette guerre. Ils feront tout pour qu’il en soit ainsi à l’avenir. Et ce « tout » peut aller très loin. La France est parmi les perdants, l’Allemagne y gagnant le droit à se remilitariser. La Russie est pour le moment la grande perdante, avec l’Ukraine bien entendu.

                                                  L’auteur envisage l’hypothèse où, en cas de recours aux armes nucléaires tactiques « de faible puissance » par la Russie, en particulier sur les filières d’importation d’armes occidentales en Ukraine, les Etats-Unis laisseraient l’Europe (France + GB) se « démerder », en refusant pour leur part la montée aux extrêmes. Il est vrai que la disparition de l’Europe comme puissance économique et potentiellement militaire, après une confrontation avec la Russie, arrangerait bien les USA qui pourraient ainsi se consacrer à 100% à confronter la Chine. Mais un lâchage de l’Europe par les USA pourrait tout aussi bien se révéler mortel pour les USA en tant que « la » grande puissance mondiale (l’Europe n’est pas l’Afghanistan).

                                                  Honnêtement, je ne vois pas du tout ce qui peut se passer dans les 12 prochains mois. Je pressens qu’il ne va rien se passer de bien agréable, même avec le secours de Hegel.


                                                  • Fanny 27 septembre 18:47

                                                    @Fanny
                                                     loin de la débilité médiatique qui nous est infligée, toutes chaines confondues, matin midi et soir.

                                                    Avec de belles exceptions tout de même  : une émission d’ARTE POUTINE, LA FUITE EN AVANT ? avec un ancien ambassadeur de France, un général lucide et une dame très brillante chercheur en géopolitique associée à la Gendarmerie. Cela par contraste souligne la débilité de TF1, A2 … Cela fait chaud au cœur, y a pas que des c..ns dans notre cher pays.


                                                  • Mirlababo 30 septembre 08:30

                                                    @Fanny
                                                    Grave problème de compréhension. 

                                                    La Russie a perdu ?

                                                    Qui estime cela excepté des individus isolés comme vous ou les pitres du tube cathodique entièrement soumis ?

                                                    Les États-Unis ont gagné ! 

                                                    Bonne nouvelle vous nous annoncez la fin du conflit. Nous avons de la chance sur agoravox.

                                                    Actuellement la Russie s’oppose à la main mise américaine sur le monde, point à la ligne. Ce conflit devrait servir à redéfinir ou non la manière de concevoir le « droit international » voire de l’ignorer étant donné le contexte. 

                                                    C’est pour cela qu’il est évoqué le concept de « nouvel ordre » après, le nouvel ordre mondial de Bush père dans les années 1990.

                                                    Bref le genre de commentaire de groupie... 


                                                  • Mirlababo 30 septembre 08:35

                                                    @Fanny
                                                    Chère Fanny,

                                                    Il faut mettre de la perspective. 
                                                    Pour cela il faut avoir du bon sens et des connaissances. 

                                                    Ce n’est pas la Russie le problème depuis 1 siècle, au contraire ils nous ont sauvé la mise avec le nazisme même s’ils ne l’ont pas fait pour nos beaux yeux. Ce sont eux, pas les américains. 

                                                    Et bien entendu l’endoctrinement de masse est passé par ici...ce n’est pas un mythe.


                                                  • titi titi 2 octobre 13:30

                                                    @Mirlababo

                                                    "Actuellement la Russie s’oppose à la main mise américaine sur le monde, point à la ligne.

                                                    "

                                                    Et bien Poutine s’y prend comme un gland.


                                                  • zygzornifle zygzornifle 29 septembre 09:12

                                                    Ses fans et il y en a beaucoup seront ravis en cas de frappe nucléaire sur l’UE, ils applaudiront avec leurs moignons bouffés par la radioactivité avant qu’ils se détachent et entre temps ils peuvent rejoindre sa grande armée pour pouvoir bénéficier de la nationalité Russe ça peut toujours servir ....


                                                    • Tzecoatl Tzecoatl 29 septembre 19:47

                                                      @zygzornifle

                                                      Après la piquouze pour tous, la bombinette pour tous, et pas de jaloux.


                                                    • Tzecoatl Tzecoatl 29 septembre 21:16

                                                      @zygzornifle

                                                      Vlad pourra garder ses ogives, après Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl, Fukushima, vlà que Mac joue encore aux allumettes https://twitter.com/MLP_officiel/status/1575427579573665794?s=20&t=2jdGSzgyuAHFDNOWkLLyhQ :2jdGSzgyuAHFDNOWkLLyhQ


                                                    • Mirlababo 30 septembre 05:15

                                                      « Son secrétaire général Jens Stoltenberg a déclaré, lors d’une interview, en décembre 2021 : « Je viens moi-même d’un petit pays frontalier de la Russie, et je suis très heureux que nos alliés de l’OTAN n’aient jamais respecté le fait que la Russie a le genre de droit d’établir une sphère d’influence dans le nord, en essayant de décider ce que la Norvège en tant que petit pays indépendant pays peut faire ou ne pas faire. Et c’est exactement la même chose pour l’Ukraine. »

                                                      Donc, cette idée que le soutien de l’OTAN à une nation souveraine est une provocation est tout simplement fausse. C’est pour respecter la souveraineté de la volonté du peuple ukrainien. Je pense donc que cela en dit plus sur la Russie que sur l’OTAN. »

                                                      Sergueï Lavrov a cité la doctrine Monroe pour quelles raisons à votre avis ? Révisez c’est urgent.


                                                      • Mirlababo 30 septembre 05:38
                                                        Ainsi le milieu de la finance contrôle le complexe militaro-industriel, les masses médias et les think tanks. L’élite a donc la main mise sur la force brute, l’appareil de production, la propagande et l’idéologie, un cocktail idéal pour imposer une domination globale.

                                                        Pour clôturer le XXème siècle un think tank s’est particulièrement distingué avec la parution d’un document rédigé et signé par certains des hommes les plus influents de la planète. Parmi eux nous retrouvons les architectes de la politique interventionniste américaine passée, présente et future. Ce sont eux qui ont orchestré les campagnes militaires du nouveau millénaire en Irak et en Afghanistan. Ce think tank était le PNAC (Projet pour un Nouveau Siècle Américain) créé en 1997 à Washington par William Kristol et Robert Kagan.

                                                        Les architectes ou les collaborateurs de la politique Reaganienne (1981/1989) vantent les mérites de cette période. Rappelons que le vice-président des Etats-Unis était alors George H.W. Bush qui succéda à Ronald Reagan au poste de président entre 1989 et 1993. Ce fut George H.W. Bush l’homme clé de Washington durant quasiment 3 décennies. Il fut également directeur de la CIA en 1976. Cet homme avait ses entrées dans tous les domaines, renseignement, militaire, économique et politique.

                                                        Les années Reagan ont été d’une rare agressivité. Plusieurs interventions militaires ont eu lieu durant les années 1980 comme à la Grenade en 1983, en Lybie en 1986 et au Panama en 1989. Tout en finançant de nombreux mouvements contre insurrectionnels assimilés à des mouvements libérateurs par la propagande américaine. Ce fut le cas dans la majeure partie de l’Amérique du sud, du Moyen et Proche Orient jusqu’en Asie du Sud Est. C’était l’époque des états voyous ou de l’Empire du Mal, c’est-à-dire des pays opposés aux intérêts américains. En 1990, durant la crise du Golfe, George H.W. Bush psalmodia l’aune d’un nouvel ordre mondial, celui d’une nouvelle ère pour les Etats-Unis.
                                                        L’origine du néo-conservatisme prend sa source dans une directive du Conseil de sécurité nationale, la directive NSC-68 (1950), préparée par Dean Acheson et Paul Nitze. Ils sont les initiateurs de la politique américaine d’endiguement ayant pour but de contenir l’expansion de « l’empire du Mal » comme le surnomma le président Reagan. La politique d’endiguement n’a rien de pacifique puisqu’elle est caractérisée par l’interventionnisme dans un pays tiers allié à l’ennemi. Dans le cadre de la guerre Froide ce pays tiers était toujours considéré comme étant un satellite de l’ex URSS. Ainsi la politique de «  containment  » validait le concept de conflit de basse intensité justifiant intrinsèquement les dépenses du budget de la Défense.

                                                        • Mirlababo 30 septembre 05:41
                                                          La synthèse de la politique étrangère américaine se caractérise par son agressivité et son interventionniste. Peu importe la forme de la doctrine, le fond reste foncièrement identique. La politique étrangère américaine n’a jamais sauvé une vie avant d’en avoir supprimé un million.
                                                          > doctrine Monroe (1823)
                                                          > corollaire de Roosevelt (1904)
                                                          > NSC-68 (1950)
                                                          > TEAM B (1976)
                                                          > Defense planning guidance (1992)
                                                          > PNAC (1997)
                                                          > doctrine Bush (2001)
                                                          Et pourtant les USA restent une destination phare dans le tourisme mais qu’est ce qui peut pousser un individu à vouloir visiter un tel endroit ? La propagande pro-américaine diffusée dans l’occident à travers l’imagerie d’Hollywood ont permis de créer un mythe qui pousse l’individu à vouloir découvrir le pays des merveilles.

                                                          • titi titi 2 octobre 13:22

                                                            @Mirlababo

                                                            "qui pousse l’individu à vouloir découvrir le pays des merveilles.

                                                            "

                                                            En effet, les séries des années 60 nous montre des familles dans des pavillons, avec cuisine intégrée, la télé, une ou deux voitures.
                                                            Et quand on vit en Inde en 2022 sans WC, avec pour les femmes le risque de se faire violer à chaque fois qu’elle vont pisser, c’est sur que la comparaison est sans appel.

                                                            Mais plus que la propagande hollywoodienne, c’est la médiocrité des autres pays régis par d’autres systèmes, qui met en lumière le système US.


                                                          • microf 30 septembre 15:07

                                                            La Russie gagne toujours ses guerres en hiver, Napoléon et Hitler en savent quelque chose, nous verrons cet hiver lorsque la Russie va fermer ses robinets á Gaz et que les Européens caillent de froid...


                                                            • titi titi 2 octobre 13:26

                                                              @microf

                                                              A la vitesse à laquelle les russes reculent, la guerre sera peut être finie d’ici là.


                                                            • jjwaDal jjwaDal 2 octobre 20:52

                                                              Je ne vois pas l’objectif que pourrait viser l’usage d’armes nucléaires en Ukraine. Les missiles hypersoniques peuvent craquer n’importe quel objectif fortement endurci (cibles des armes atomiques) sans en avoir les inconvénients et s’il s’agit de mettre l’Ukraine à genoux des bombardements massifs de toutes les infrastructures vitales (énergie, noeuds ferroviaires, raffineries, oléoducs et gazoducs, barrages hydrauliques, etc...) peuvent renvoyer le pays au Moyen-âge, de surcroit si tout cela se passe en plein hiver vers lequel nous allons.
                                                              Ce qui semble assuré est que M. Zelensky a signé son arrêt de mort (du moins politique) en disant explicitement qu’il ne négociera rien avec M. Poutine. Il a également déclaré vouloir négocier après le retour de la Crimée et des régions récemment incorporées à la Russie et on sait qu’il se contrefiche de l’opinion des Criméens comme de ceux des régions est.
                                                              C’est précisément parce que Russie comme USA allaient être le dos au mur, sans position de replis qu’il aurait fallu éviter à tout prix une situation de conflit. Meirsheimer avait correctement prédit en 2015 que l’Ukraine serait grâce à nous, un champ de ruines et nous y allons tout droit.
                                                              Tout le problème est de savoir où sont les coupe circuits pour éviter d’étendre ce conflit à la planète entière.
                                                              La Russie peut tenir un siège en défendant son territoire, elle a toutes les ressources pour cela. Pouvons nous flinguer un peu plus nos économies pour une cause qui était perdue d’avance avant que le premier soldat russe entre en Ukraine ? J’ai un doute.

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Hamed


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