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Accueil du site > Tribune Libre > Une fois de plus la maison européenne est en feu

Une fois de plus la maison européenne est en feu

Le Journal Die Welt a choisi un titre signifiant le début de la destruction des structures européennes. La Pologne dénonce les attaques de Bruxelles et les mots violents de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen à la suite de ce pays slave de ne pas accepter les lois de l'UE comme étant supérieures à celles de son pays.

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Avec ce conflit politique au sein de l'UE, avec la Pologne qui est une grande conquête de l'Occident et de l'Otan, il y a la question de l'augmentation des prix de l'énergie qui échauffe l'esprit des habitants. L'éclatement de l'UE s'annonce de plus en plus probable. La Hongrie soutient, notamment la Pologne. 

Angela Merkel quitte son poste de chancelière. Elle a été le symbole du consensus sur la zone de l'UE. Son départ annonce l'arrivée de profondes turbulences en Europe et une grande instabilité dans ce contexte d'augmentation des prix de l'énergie et des restrictions en raison de la Covid-19 (Pass Sanitaire, troisième dose, interdiction de travailler pour les soignants non injectés). Il ne faut pas aussi oublier la crise liée aux migrants. Une quantité d'éléments sont là pour provoquer une explosion de l'UE. Die Welt explique le dernier sommet de l'UE qui a débuté ce jeudi 21 octobre et qui va durer ce vendredi 22 octobre ne peut pas être un événement calme pour les 27 de l'UE. 

La décision du tribunal polonais dans le différend sur les juges, qui a incidemment sapé les articles centraux du traité de l'UE, ainsi que les prix record de l'énergie ont réchauffé les esprits ces dernières semaines. Les principaux politiciens de l'UE ont demandé que les paiements en espèces du programme d'aide Corona pour Varsovie soient suspendus. La veille, Ursula von der Leyen et le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, se sont affrontés avec leurs discours devant le Parlement européen. « l'Union n'a jamais été remise en cause de manière aussi radicale », a déclaré le président du Parlement européen, David Sassoli.

Cependant, Angela Merkel a, ensuite, fait ce qu'elle avait toujours fait au cours de ces 16 années. Elle a essayé de calmer la situation et de garder l'Europe unie. Elle a déclaré au début du sommet : « L'Etat de droit est au cœur de l'UE. D'un autre côté, nous devons trouver des voies et des possibilités de nous réunir à nouveau ici, car une cascade de litiges devant la Cour de justice européenne n'est pas encore une solution quant à la manière dont l'Etat de droit peut être vécu ».

En d'autres termes : ce problème doit être résolu par un compromis politique, et non par des ultimatums et des « chantages », comme s'en plaignait Mateusz Morawiecki au début du sommet. Die Welt indique que le seul qui a publiquement aidé le Premier ministre polonais était le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, qui est également sous observation par la Commission européenne, et qui a parlé d'une « chasse aux sorcières » contre la Pologne.

« Quel avenir pour l’Europe ? », se demande Die Welt. Lors du sommet, le Premier ministre belge, Alexander De Croo, était particulièrement agacé que la Pologne ait intensifié ce conflit à un moment où l'Union avait vraiment d'autres problèmes. Une discussion ouverte a ensuite eu lieu à huis clos, l'UE renonçant cette fois aux transcriptions textuelles, indique Die Welt, selon Politico, afin d'éviter que les débats des chefs de gouvernement individuels ne soient divulgués aux média. Le sujet ne devrait pas non plus être mentionné dans la déclaration finale. Cela montre à quel point l'UE est loin de résoudre les problèmes d'Etat de droit en Pologne et en Hongrie.

En tout cas, les responsables européens ont essayé de donner l'impression qu'il s'agissait d'un débat nécessaire pour clarifier les positions de toutes les parties. Le débat était une étape qui devrait aider sur la voie d'une solution, ont-ils déclaré jeudi soir dans les cercles européens. Le dialogue politique est ici nécessaire. Le débat s'est déroulé dans le calme et a été l'occasion de mieux comprendre les différents points de vue. Le président du Conseil de l'UE, Charles Michel, a remercié les chefs d'Etat et de gouvernement pour leur approche constructive. Les remarques dures d'éminents politiciens de l'UE à l'approche ont suscité des attentes d'action rapide qui n'ont même pas été partiellement satisfaites.

Les mesures vraiment dures sont difficiles à faire passer. Là encore, un problème fondamental de l'architecture européenne émerge. Il est difficile de faire passer des mesures vraiment dures car les gouvernements qui doivent être sanctionnés sont alors à nouveau nécessaires sur d'autres questions qui demandent l'unanimité. La Hongrie a joué ce jeu avec virtuosité ces dernières années. Et la Pologne, elle aussi, parie désormais que la Commission européenne et les autres pays de l'UE ne veulent pas mettre en danger la capacité d'action de l'Europe et ne chercheront, donc, finalement pas le conflit ultime avec Varsovie. On ne sait pas non plus à quoi pourrait ressembler un compromis qui permettrait aux deux parties de sauver la face.

Un autre sujet avait chauffé les cœurs européens dans les semaines qui ont précédé le sommet : les prix élevés de l'énergie, en particulier ceux du gaz. Il y a de nombreuses raisons à cela, y compris des installations de stockage de gaz insuffisamment remplies en Europe, car les sociétés énergétiques ont spéculé sur l'évolution des prix, augmentant la demande mondiale en raison de la reprise économique après la pandémie de corona. 

Il n'y a pas de consensus en Europe sur la manière de gérer la flambée des prix avant l'hiver, précise Die Welt. La semaine dernière, la Commission européenne a répertorié un certain nombre d'instruments que les pays de l'UE peuvent utiliser pour amortir les prix au niveau national sans enfreindre les règles de concurrence de l'UE. Pour certains Etats membres, cependant, cela ne va pas assez loin. Des pays comme l'Espagne, la Grèce, la Pologne et la Hongrie préconisent des mesures à l'échelle de l'UE. Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a proposé jeudi une plate-forme gazière européenne centrale à partir de laquelle les Etats de l'UE peuvent acheter du gaz, ainsi que des capacités de stockage paneuropéennes plus élevées et une intervention de la Commission européenne sur le marché en cas de surchauffe des prix pendant une courte période. La chancelière Angela Merkel, par exemple, s'y est farouchement opposée, indique Die Welt

A huis clos, la Pologne et la Hongrie ont plaidé pour la suspension du paquet climat. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a appelé la Commission européenne à « reconsidérer complètement » ses propositions. Certains d'entre eux sont des « fantasmes utopiques », a-t-il déclaré à propos de la proposition d'inclure le secteur des transports et les bâtiments dans l'échange de droits d'émission à l'avenir. Il a fait valoir que le projet alimenterait davantage les prix de l'énergie nettement plus élevés et « tuerait la classe moyenne européenne ». La Pologne et la République tchèque ont demandé à l'UE de prendre des mesures contre les spéculateurs en matière de commerce du CO2, qui font également grimper les prix ».

Les désaccords sont profonds dans l'UE et, en effet, la maison européenne est en feu.

Olivier Renault

Les opinions exprimées par les analystes ne peuvent être considérées comme émanant des éditeurs du portail. Elles n'engagent que la responsabilité des auteurs

Source : http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=3236


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10 réactions à cet article    


  • Marengo 25 octobre 16:25

    Le seul avenir possible pour l’Europe est de se mettre sous le parapluie des missiles hypersoniques. 


    • Clocel Clocel 25 octobre 16:53

      Elle a fait le taf « l’Europe » la France et les pays du sud sont en bonne voie de libanisation...


      • ZenZoe ZenZoe 25 octobre 18:08

        Tout ce qui peut oeuvrer à la destruction de cette Europe viciée est bon à prendre je trouve.


        • saint louis 25 octobre 20:04

          Il faut reconnaitre que les bienfaits annoncés de cette union, n’ont pas tenus la distance.

          Soit il faut remettre le train sur les rails ou ce qui va très probablement se produire une dislocation complète de l’ouvrage si mal construit.


          • Aimable 26 octobre 15:06

            @saint louis
            La perfide Albion dès son entrée s’en est chargée de ce bordel .


          • V_Parlier V_Parlier 25 octobre 21:56

            On va voir si les polonais sont assez couillus pour faire une croix sur les carottes européennes, ou s’ils vont revenir dans les jupons de l’UE en faisant acte de soumission pour ne pas perdre leurs généreuses aides... (Quoique les ricains les aideront peut-être à notre place. Ensemble ils convergent par leur intérêt anti-russie commun). Donc affaire à suivre, si l’effondrement ou la covido-dictature totale n’arrivent pas avant qu’on connaisse la fin de l’histoire.


            • Aimable 26 octobre 15:01

              @V_Parlier
              Les Amerlocs vont s’empresser d’installer des bases très près de la frontière russe histoire de les énerver et par la même occasion la Pologne deviendra le 54éme état de l’Amérique et pourront ainsi faire un bras d’honneur a l’Europe .


            • V_Parlier V_Parlier 26 octobre 19:22

              @Aimable
              Je pense que c’est le projet en effet.


            • zygzornifle zygzornifle 26 octobre 11:33

              Macron va pisser dessus pour éteindre ....


              •  C BARRATIER C BARRATIER 26 octobre 18:58

                L’Europe serait gagnante politiquement et financièrement si, quel bonheur, la Pologne et la Hongrie s’en allaient !

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Patrice Bravo

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