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Accueil du site > Tribune Libre > Vers une alternative à la « propriété privée » ?

Vers une alternative à la « propriété privée » ?

"La propriété, c'est le vol" - c'est bien connu... Mais est-il vraiment possible de penser un "cadre d'appropriation sociale véritable c'est-à-dire sans propriétaire des moyens de production" ? Le chercheur militant Benoît Borrits entend contribuer à « refermer définitivement l’impasse de la propriété collective » pour lui substituer une « économie des communs dans laquelle tout individu trouvera sa place dans la délibération »…

Au lendemain des journées d’insurrection de juin 1848, Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865) constatait : « Je ne dois pas dissimuler que, hors de la propriété ou de la communauté, personne n’a conçu de société possible : cette erreur à jamais déplorable a fait toute la vie de la propriété. »

Rejetant la communauté tout autant que la propriété dont il prônait le dépassement, Proudhon a cherché à rebâtir la société sur une base alternative - et à promouvoir une « Banque du peuple ».

Pour sa part, Benoît Borrits, animateur de l’association Autogestion, s’attache à un impensé du mouvement ouvrier, à savoir « l’appropriation collective des moyens de production » comme pierre angulaire de la construction d’une « société postcapitaliste ». Dans son essai préfacé par Pierre Dardot, il invite à rompre avec cette notion de propriété, qu’elle soit privée ou collective.

Car cette dernière, « quelle que soit l’échelle, celle d’un pays ou celle d’une coopérative, reste privée pour les personnes extérieures à cette propriété : la propriété est excluante par nature ».

Ainsi, le « socialisme » réalisé dans l’Union soviétique n’était jamais que « celui d’une économie de propriété collective réalisée par un Etat tout-puissant ».

Pour le chercheur militant et son préfacier, « l’organisation sociale de la production de l’avenir post-capitaliste doit se proposer d’aller au-delà de la propriété comme telle, au lieu de viser la substitution de la propriété « collective » ou « commune », sans parler de la propriété d’Etat, à la propriété privée ».

Entre « l’économie de marché » et l’étatisme, il y a bel et bien une « troisième voie » fondée sur la « constitution d’autogouvernement à partir du bas » et Pierre Dardot invite en préface à remettre en question la « logique propriétaire sous toutes ses formes » : « Tant qu’on n’en aura pas fini avec la propriété productive en tant que telle, la démocratie sociale et politique ne sera qu’un vain mot ».

Une « propriété » si peu habitable…

Au vu de l’échec de tous les courants se réclamant de la « transformation sociale », y aurait-il vraiment impossibilité à penser la dite alternative à la propriété privée « en dehors du cadre même de la propriété » ?

 Les « forces de transformation sociale » seraient-elles condamnées à se retrancher toujours derrière ce concept de « propriété sociale » définie comme propriété de « tous et de chacun » ? Ou à se satisfaire de la chimère d’un « marché », de surcroît en version « libre et non faussée » sans pouvoir se doter d’un « outil de socialisation des revenus monétaires issus de la production » ?

Par nature, l’exercice d’un « droit de propriété » apparaît, compte tenu de l’épuisement des ressources terrestres, comme une illusion de moins en moins habitable puisque privant le reste de l’espèce d’une jouissance que le présumé « propriétaire » peinerait à assumer pleinement par temps de troubles.

En 1839, le jeune Edouard Laboulay (1811-1883), alors fondeur de caractères, constatait dans son Histoire du droit de propriété foncière en Occident  : « La détention du sol est un fait que la force seule fait respecter, jusqu’à ce que la société prenne en main et consacre la cause du détenteur ; alors, sous l’emprise de cette garantie sociale, le fait devient un droit »…

L’accaparement privatif, fût-il sanctuarisé par le droit, ne constituerait-il pas une dilapidation permanente d’un « bien commun » en voie de raréfaction accélérée - aussi peu assuré fût-il de sa permanence ? D’ailleurs, le « découvreur » d’un trésor dans son jardin peut-il s’en prétendre l’unique « propriétaire » ? Qui se targuerait d’être l’absolu « propriétaire » du sous-sol de ses arpents de « propriété » sur Terre, avec le droit d’en user et d’en mésuser à sa guise alors que d’autres urgences se précisent ?

Et s’il n’y avait, en vérité, non pas une propriété exclusivement « privée » voire « absolue » dont la jouissance n’est fatalement qu’abusive et transitoire, mais des « biens communs » que l’humanité serait amenée à se partager ?

Pour la « nouvelle économie du partage » souhaitée par l’auteur, l’alternative n’oppose pas une forme de propriété à une autre, mais « le commun à la propriété sous toutes ses formes ».

Benoît Borritz défend la « nécessité de donner corps à la notion d’un commun productif, un commun qui se serait définitivement débarrassé du carcan de la propriété et dans lequel travailleurs et usagers, du simple fait de leur participation et non d’une quelconque qualité de propriétaire, même coopératif, seraient appelés à délibérer pour le gérer conformément à leurs attentes ».

Cette économie des communs suppose la conscience d’avoir des ressources à partager, à gérer ensemble et à préserver collectivement par une communauté politique éclairée sur les enjeux vitaux. Au préalable, elle suppose l’exercice d’une « citoyenneté » réelle voire éclairée et non pas purement incantatoire…

Vers une utopie réaliste ?

Après un panorama historique des mouvements socialistes et communistes, Benoît Borrits fait le bilan des expériences « révolutionnaires » (et tout particulièrement de l’autogestion yougoslave) ainsi que du mouvement coopératif pour pointer les limites de « l’appropriation collective ». Selon lui, le mouvement coopératif ne remet pas en cause le « fondement du capital » puisque « la part sociale coopérative reste un titre de propriété privée ».

Dans un monde où le travail humain n’est plus une nécessité, le revenu de base pourrait-il constituer un nouveau pilier de la protection sociale ? Benoît Borrits rappelle qu’il en existe deux approches : « La première d’orientation libérale, voit dans le revenu de base un filet de sécurité pour les exclus du système économique qui permettrait de conserver un minimum de cohésion dans la société. (…) La seconde consiste à établir un lien avec l’objectif marxien d’abolition du salariat. »

Cette seconde approche « peut être vue et interprétée comme un premier mode de répartition égalitaire de la production en fonction des besoins non du travail de chacun ».

Le salaire à vie de Bernard Friot réaliserait une « socialisation à 100% du revenu disponible ». Et pose la question de la « copropriété d’usage »… L’un et l’autre pourraient bien contribuer positivement à l’efficacité sociale et au revenu national. Pourquoi ne pas partir des cotisations sociales et du financement des actifs des entreprises par endettement ?

La société est-elle prête à organiser une économie sur le principe du commun plutôt que sur celui de la propriété ?

L’outil pour cette transformation pourrait-il être un « fonds socialisé d’investissements » susceptible de nous faire renouer avec « ce que les expériences du XXe nous ont légué de meilleur » ? Pourquoi s’interdire de recréer la richesse collective dilapidée en privatisations prédatrices, faute de continuer à générer des volumes de « croissance » factice ? Cette richesse-là, c’est bien connu, ne se crée pas par le haut mais « par en bas ».

 

Benoît Borrits, Au-delà de la propriété – Pour une économie des communs, La Découverte, 248 p., 19 €


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25 réactions à cet article    


  • JL JL 30 octobre 2018 11:54

    La propriété des moyens de production est inhérente au capitalisme.

     

    La propriété intellectuelle est inhérente au capitalisme financier.

     

    Plus que la propriété, et excepté les droits fondés sur les créations de l’esprit, je dirai que la propriété industrielle fondée sur la découverte de l’existant, c’est le vol : les brevets sur le vivant en particulier sont intolérables.

     

    « La propriété intellectuelle est le domaine comportant l’ensemble des droits exclusifs accordés sur des créations intellectuelles. Elle comporte deux branches :

    la propriété littéraire et artistique, qui s’applique aux œuvres de l’esprit, est composée du droit d’auteur et des droits voisins. Je suis pour.
    la propriété industrielle, qui regroupe elle-même, d’une part, les créations utilitaires, comme le brevet d’invention et le certificat d’obtention végétale ou au contraire un droit de protection sui generis des obtentions végétales, et, d’autre part, les signes distinctifs, notamment la marque commerciale, le nom de domaine et l’appellation d’origine. »


    • Spartacus Spartacus 30 octobre 2018 12:54

      Quoi mais il vend son bouquin ?

      Et l’argent de ses droits d’auteur vont devenir sa « propriété » ?

      Poua ! Quelle horreur ce capitaliste matérialiste...


      • aimable 30 octobre 2018 13:49

        @Spartacus
         mais enfin Mr la c’est pas pareil il s’agit de la mienne .  smiley


      • JL JL 30 octobre 2018 14:46

        @aimable
         
         le droit d’auteur résulte d’une création, une authentique plus-value. Que serait le monde sans les grands créateurs de musique, littérature, peinture  ?
         
        En revanche, le monde tournerait tout pareillement sans Roland Moreno, Pasteur, watt, etc. tous ces inventeurs de génie qui n’ont eu pour seul mérite que de découvrir les premiers, qui un procédé industriel, qui un phénomène physique, etc. Tant il est vrai que dans le domaine des sciences de la nature, les ’inventions’ préexistent qui sont l’objet d’une course effrénée des laboratoires de recherche concurrents et ne demandent qu’à émerger, comme ces bourgeons qt ces fruits que nus offrent la nature et les agriculteurs. Il faut rémunérer la recherche scientifique, pas l’accaparement de la science, de la technique et de la nature par des intérêts particuliers.
         
        C’est un amalgame que l’on ne dénoncera jamais assez, que de confondre les deux droits fondamentaux de propriété intellectuelle, cf. mon post ci-dessus de 11:54..
         
        Le plus significatif dans l’affaire, c’est que les néolibéraux qui sont prompts à fustiger la propriété intellectuelle vraie, sont les plus virulents apologues de la propriété industrielle !
         
        ps. J’ai beaucoup de respect pour les inventeurs que je vois comme ces joueurs de foot vedettes qui marquent les buts, mais qui ne seraient rien sans les autres joueurs.


      • aimable 30 octobre 2018 18:08

        @JL
        je suis entièrement d’accord avec vous sur ces sujets de propriété intellectuelle .
        Je suis également pour la propriété individuelle type , habitation et ce qui l’entoure .


      • CN46400 CN46400 31 octobre 2018 09:48

        « Quoi mais il vend son bouquin ? »

        Non, il vend sa force de travail pour vivre....


      • mmbbb 1er novembre 2018 08:54

        @JL" Il faut rémunérer la recherche scientifique, pas l’accaparement de la science, de la technique et de la nature par des intérêts particuliers.


        bien sur Certains scientifiques ne sont pas a plaindre notamment ceux du CERN qui bénéficient outrageusement de bonification fiscale . Quant a la propriete intellectuelle, outre les liberaux, ce sont les Chinois qui torpillent le savoir . Trump honni par les intellos , vient de poser une plainte aupres de l OMC Votre commentaire est incomplet, nous sommes en guerre economique


      • CN46400 CN46400 1er novembre 2018 09:58

        @mmbbb
        « ce sont les Chinois qui torpillent le savoir »

        Quand on fait fabriquer en Chine un produit quelconque, faut-il s’étonner que les chinois en captent les secrets ?....


      • Ruut Ruut 30 octobre 2018 13:36

        Pourquoi faire des efforts ou prendre des risques sans récompenses ?


        • pemile pemile 30 octobre 2018 14:57

          @Ruut « Pourquoi faire des efforts ou prendre des risques sans récompenses ? »

          C’est pas pour la « récompense » financière que les 200.000 pompiers volontaires prennent des risques !


        • colibri 30 octobre 2018 13:51

          Sans propriété les gens n’auront plus envie de bosser , la propriété est la récompense du mérite , sans récompense pourquoi se fouler ???

          Les brevets sur le vivant peuvent tout à fait être interdit et ne remettent pas en cause le bien fondé de l’équation naturelle travail = salaire pour accéder à la propriété ...


          • CN46400 CN46400 31 octobre 2018 09:53

            @colibri
            « Sans propriété les gens n’auront plus envie de bosser , la propriété est la récompense du mérite , »

            Nombreux ceux qui travaillent durement et n’auront jamais aucune propriété, sauf grace aux socialo-communistes, l’assurance du lendemain....


          • Durand Durand 30 octobre 2018 14:30

            Je suis pour une organisation sociale qui motive chacun à donner le meilleur de lui-même. Cet article pose le problème de la nature de cette motivation et de la récompense, pour chacun, de l’effort qu’il fournit. 

            – Un bénévolat généralisé et contraint, non seulement relèverait de la dictature mais serait illusoire... 

            – Un libéralisme pur dans le cadre du capitalisme mais sans souveraineté nationale favorise la dérive antidémocratique que nous subissons...

            Alors je pense que l’on doit dabord placer cette réflexion dans un cadre strictement national en sortant de l’UE et de l’OTAN, adosser des organismes de contrôle citoyen – pourquoi-pas tirés au sort ... ? – à chaque partie de l’Etat ainsi qu’aux diverses administrations (avec comptes-rendus périodiques dans le Journal Officiel...), le tout dans le cadre de notre actuelle Constitution, débarrassée des modifications qui l’ont rendue compatible avec les traités européens et agrémentée du référendum d’initiative populaire qui la rendrait modifiable à l’infini...

            Dans ce cadre-la, je ne vois que le libéralisme originel qui puisse donner à chacun toutes ses chances. Mais il est impératif que l’État soit contrôlé par les citoyens et cesse de bénéficier de privilèges juridictionnels. Une même justice pour tous est la base du libéralisme.

            Concernant le salaire à vie et autres revenus de base, il ne s’agit que d’un ersatz d’égalité et de justice fomenté par des esprits faibles qui permettrait à certains d’avoir le droit de ne pas faire l’effort de donner le meilleur d’eux-mêmes, aux frais de ceux qui s’y astreignent... Où est la justice, où est l’égalité ?!!!


            • zygzornifle zygzornifle 30 octobre 2018 17:57

              la propriété dure le temps que l’on peut payer , ensuite vient la saisie ....


              • aimable 30 octobre 2018 18:13

                @zygzornifle
                de toute façons ,vous achetez seulement le droit d’en disposer votre vie durante .


              • lephénix lephénix 30 octobre 2018 19:16

                @JL

                entièrement d’accord avec vous, mais ces droits-là sont plus que jamais en danger, créateurs comme travailleurs jouant un rôle de plus en plus diminué dans le partage des « profits » de leur activité la juste rétribution n’est plus le « moteur stratégique » du système d’accumulation constitué par ces formations prédatrices qui captent le produit de toute activité et de chaque pan de la vie de tous...


                • mmbbb 1er novembre 2018 09:07

                  @lephénix " La société est-elle prête à organiser une économie sur le principe du commun plutôt que sur celui de la propriété ?


                  propos tres con et emprunt d une tres grande niaiserie , Le genre humain etant con par nature , le seul havre de paix que l on puisse avoir n est pas le commun mais l individuel . J ai assez côtoyé mes semblables afin d affimer que votre these est une these irréalisable . En France ou le comportement du Francais est completement stupide lorsque celui vit en collectivite , votre propos ne tient pas la route. J allais accompagner ma future compagne a l univeriste de Lyon Bron lorsqu elle etait etudiante , universite a gauche, les etudiants bourres a l ideologie mais incapable de maintenir les lieux propres , Une porcherie Quant au droit d auteur, demandez a ce cher Marc Levy pourquoi vit il a New York et non en France ? Vive la propriété !


                • lephénix lephénix 30 octobre 2018 19:21

                  @Durand

                  le « libéralisme originel » a été dévoyé par la parasitocratie qui ponctionne les économies de ceux qui font confiance au système par des méthodes « d’extraction » dont vous commencez à avoir une idée avec le racket sous couvert d’éco-tartufferie...


                  • Durand Durand 30 octobre 2018 20:47

                    @lephénix

                    Entièrement daccord avec vous mais l’organisation juridictionnelle française – à plusieurs vitesses selon qu’on est plombier ou ministre – empêche le libéralisme véritable (l’égalité des chances...) à la base. 


                  • Cadoudal Cadoudal 30 octobre 2018 20:54

                    @Durand
                    Mais nom de Dieu, arrêtez de parler de justice, appelez ça comme vous voudrez, mais la justice c’est pas ça, la justice c’est un truc qui doit protéger les citoyens innocents.....

                    Si les décisions de justice étaient suivies d’effet, Mohamed Majaiti serait reparti au Maroc il y a 27 ans, puisque sa première condamnation à une reconduite à la frontière remonte à 1991. « Mais on ne m’a jamais expulsé », constate-t-il. Au lieu de quoi, on le retrouve donc ce lundi, à la barre du tribunal d’Amiens, quinze mentions au casier plus tard, dont deux importantes (huit et quinze ans) pour des viols.

                    http://www.courrier-picard.fr/145743/article/2018-10-29/sorti-de-detention-pour-viol-il-agresse-une-educatrice

                    REMIGRATION


                  • lephénix lephénix 30 octobre 2018 19:27

                    @colibri

                    cette équation naturelle est dévoyée par une permutation faisant d’une acquisition immobilière un piège tressé de produits financiers complexes dont des centaines de milliers de ménages ont éprouvé la portée dévastatrice en 2008 la prochaine limite systémique sera un immense espace d’expulsions...


                    • lephénix lephénix 30 octobre 2018 21:13

                      @Durand

                      « la justice » fait partie de cette logique d’organisation d’un système qui amplifie « l’extraction » des acquis, droits et gains de ceux qui travaillent pour « accéder à la propriété »... on a pu voir à l’œuvre le mécanisme de cette extraction lors de la « crise » dite des « subprimes »... comme une répétition de ce qui adviendra...


                      • CN46400 CN46400 31 octobre 2018 10:05

                        E si on visitait Karl Marx :

                        En 1845 il pliait Proudhon par la question : « Vous dites la propriété c’est le vol, mais qu’est-ce que le vol de la propriété ?.... »

                        Dans le Manifeste (1848) :

                        Mais est-ce que le travail salarié, le travail du prolétaire crée pour lui de la propriété ? Nullement. Il crée le capital, c’est-à-dire la propriété qui exploite le travail salarié, et qui ne peut s’accroître qu’à la condition de produire encore et encore du travail salarié, afin de l’exploiter de nouveau. Dans sa forme présente, la propriété se meut entre ces deux termes antinomiques ; le Capital et le Travail. Examinons les deux termes de cette antinomie. (...)

                        Vous êtes saisis d’horreur parce que nous voulons abolir la propriété privée. Mais, dans votre société, la propriété privée est abolie pour les neuf dixièmes de ses membres. C est précisément parce qu’elle n’existe pas pour ces neuf dixièmes qu’elle existe pour vous. Vous nous reprochez donc de vouloir abolir une forme de propriété qui ne peut exister qu’à la condition que l’immense majorité soit frustrée de toute propriété. En un mot, vous nous accusez de vouloir abolir votre propriété à vous. En vérité, c’est bien ce que nous voulons. (...)

                        On a objecté encore qu’avec l’abolition de la propriété privée toute activité cesserait, qu’une paresse générale s’emparerait du monde.

                        Si cela était, il y a beau temps que la société bourgeoise aurait succombé à la fainéantise, puisque, dans cette société, ceux qui travaillent ne gagnent pas et que ceux qui gagnent ne travaillent pas. Toute l’objection se réduit à cette tautologie qu’il n’y a plus de travail salarié du moment qu’il n’y a plus de capital.(...)


                        • babadjinew babadjinew 31 octobre 2018 10:28

                          Pourquoi croire qu’un projet réaliste du 19 eim siècle pourrai l’être encore au 21 eim ?

                          Les bruns avancent partout sur notre petite planéte, à cause d’une migration économique qui met en périle justement la propriété ! Qu’adviendra il lorsque ces migrations par 100 ce multipliront pour cause de changement climatique ? Et non, ce n’est en rien une chimêre. Si en pleine face vous voulez la prendre rendez vous à Kolkata porte d’entré de 10n de milliers de Bengladeshis litéralement expulsés de leur terre par la monté des eaux du delta du Gange !

                          Alors avant de penser réaménager la notion de propriété va faloir en propondeur imaginer la sortie de la démeusure de la dite proprièté. En gros 100 m2 pour 4 quidams, un chien et deux voitures sera et est déjà une UTOPIE !!!!

                          Dans ce contexte de tentions sur les ressources, d’extrême tention sur le climat un REVENU DE BASE CHOISIT (Il implique de ne pas avoir d’autres ressources financières) est une piste de changements. Ce, simplement parcequ’il oblige de fait à former des petits groupes communautaires histoire d’optimiser des minimas (chose interdite aujourd’hui, les aides sociales étant dégressives en fonctions du nombres de personnes ce qui au passage augmente de manière mecanique le besoin de logements sociaux et à mis 200 000 quidams à la rue !) mais aussi à imaginer et construire d’autres formes d’habitats, de relations sociales, d’articulations du besoin vital d’utilitées sociales de l’Être Humain !

                          Malheureusement comme dit dans l’un des com nous sommes télément conditionné par l’axiome de Moise (travail,croit, et procrée) que nous ne concevons le travail que par le biais de sa recompense pécunaire qui donne accés à la dite proprité. Cela pouvait fonctionner dans un univers aux ressources infini mais en AUCUN CAS dans un univers aux ressources finis tel le notre !

                          Alors donnons donc le choix à tous, de s’extraire de notre systéme economique motifére pour des temps plus ou moins long histoire de libérer la création et l’imagination de certaines forces vives. Cela permettrait de démultiplier les expériences, qui déboucheront peut être sur un autre paradigme plus que necéssaire !

                          Au dela pour la mojorité des accros à l’économie mortifére d’aujourd’hui ce type de revenu de base choisit couterait bien moins d’€ sonant et trébuchant à la collectivité, mais en prime générerait une soupape plus qu’utile pour tous ceux qui ce sentent piègés dans un travail d’esclaves ! En deux temps trois mouvements les comptes de la sécu dans le vert ce trouveraient, alors que les bas salaires enfin décolleraient... LA HANTISE DU 0.1%

                          Malheureusement aux vues des bottes brunes qui partout avancent nous avons déjà fait le choix du vieux monde, et tels des idiots nous attendons sans le savoir une bonne vielle purge (guerre) histoire de tout casser, histoire du tuer un max d’Humains pour recomencer une fois de plus la même folie !!!

                          Triste monde !

                          Wake Up !!! 


                          • lephénix lephénix 31 octobre 2018 19:20

                            @ babadjiinew

                            bonne appréhension de la situation globale mais l’appel au Wake up se heurte à la technozombification et les purges suivront leur cours par cycles sauf que « cette fois-ci ce sera différent » : ça pourrait bien être la purge ultime, celle de trop... il y a une décennie neuf millions de familles américaines étaient expulsées parce que leur crédit à l’accession à la propriété était changé en produit financier à haut risque ne parlons même pas des crédits en cours non seulement pour « l’accession à la propriété » mais des crédits à la consommation et des prêts étudiants... mais le phénomène d’extraction de profits/expulsions va jusqu’à l’expulsion du vivant de la biosphère.. la violence du système atteint son stade ultime par le jeu de toutes ces convergences que chacun pourrait observer s’il ouvrait les yeux...

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