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Accueil du site > Tribune Libre > Victoire de Maduro : Le peuple contre l’oligarchie mondiale

Victoire de Maduro : Le peuple contre l’oligarchie mondiale

 

« Si l'empire ou les gouvernements d'extrême droite d'[Amérique latine] souhaitent un jour parler dans un contexte de paix et de respect, je suis toujours ouvert au dialogue , je m'adresse ici à l'empire :C'est un péché d'essayer de déstabiliser le Venezuela ! ».

Nicolas Maduro

Malgré tous les pronostics funestes des médias américains et européens, malgré toutes les sanctions américaines et européennes, le peuple, ce peuple que l'on dit dans une misère noire et qui fait face à une inflation de plusieurs centaines de% a donné au président Maduro une majorité confortable pour gouverner les prochaines années. Certes, le président Maduro n'a pas le même charisme que le président Chavez, il n'empêche qu'il a su garder la tête hors de l'eau malgré les crocs-en-jambe de l'empire, les appels à la désobéissance... En juillet 2017 ayant fait des élections anticipées pour l'Assemblée constituante et la réussite du parti chaviste aux dernières municipales, Nicolas Maduro a remporté la présidentielle.

Pour l'universitaire Salim Lamrani Maitre de conférences à l’Université de la Réunion, « on ne peut lui nier sa légitimité démocratique ». « Cette élection présidentielle écrit-il est la preuve que le Venezuela est une démocratie qui fonctionne normalement, même si les médias occidentaux s'échinent à présenter ce pays comme un régime autoritaire. (...) Le problème du Venezuela n'est pas Nicolas Maduro. Le problème est que ce pays subit le joug d'une opposition putschiste et antidémocratique qui refuse systématiquement le suffrage populaire dès lors qu'il lui est défavorable. Le peuple vénézuélien mérite une opposition digne de ce nom car une opposition constructive et respectueuse de la volonté du peuple est nécessaire à la vie politique. (...) Seuls Washington et ses alliés, dont l'Union européenne, s'opposent à la volonté du peuple vénézuélien et aux règles démocratiques. On peut exprimer un désaccord avec la politique menée par le gouvernement, mais en aucun cas lui nier sa légitimité démocratique. Les alliés de Washington s'alignent sur la politique de leur maître et considèrent que ces élections sont illégitimes internes. » (1)

Maduro dénonce « l'empire » et appelle au dialogue

Il était le favori à sa propre succession, Nicolas Maduro a été réélu président de la République bolivarienne du Venezuela avec 67,7% des voix. Fortement critiqué en Occident, le scrutin était également rejeté par une partie de l'opposition. Le 20 mai 2018 se tenait l'élection présidentielle vénézuélienne. Réélu haut la main, Nicolas Maduro a remporté 67,7% des suffrages, se plaçant largement en tête devant son principal opposant, Henri Falcón, qui obtient quant à lui 21,2% des voix. Le scrutin s'est déroulé alors qu'une partie de l'opposition avait appelé au boycott. L'élection a de fait été marquée par un fort taux d'abstention - environ 52%, le plus important depuis 1958. Selon le décompte officiel, le président sortant a donc obtenu 5.823.728 de suffrages sur 8.603.936 de votes. » (2)

Naturellement il y a ceux qui ont salué cette victoire somme toute normale et non entachée d’irrégularités et les autres….« Je suis très heureux que Maduro n'ait pas perdu, car les Etats-Unis prendraient tout en charge, tout comme ils le font en Argentine », a déclaré L'ancien footballeur argentin Diego Maradona. L'ancien entraîneur de l'Equipe nationale argentine soutient depuis longtemps la révolution bolivarienne et est un fervent défenseur des politiques néolibérales en Amérique latine. (...) Malgré les critiques de l'opposition et d'autres détracteurs, Maradona est resté ferme dans son soutien au gouvernement vénézuélien et au président Nicolas Maduro. « Mon dos est assez large pour contenir tout ce qu'ils veulent me dire. J'envoie un gros câlin à tous les Vénézuéliens ! » conclut-il. (3).

Dans le même ordre, La Chine et la Russie appellent à respecter les élections au Venezuela · Les pays autres que l'empire et sas vassaux européens et sud-américains, ont une attitude plus responsable. Ils confortent l'élection qu'ils jugent régulière. : « Les parties impliquées doivent respecter la décision du peuple vénézuélien », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang, lors d'une conférence de presse à Beijing. Kang a affirmé la politique de la Chine de ne pas interférer dans les affaires intérieures des autres pays et était convaincu que le gouvernement et les citoyens vénézuéliens seraient en mesure de résoudre les problèmes. « La Chine traitera les questions pertinentes conformément à la pratique diplomatique », a ajouté le porte-parole. Le président Nicolas Maduro a remporté l'élection présidentielle vénézuélienne dimanche, obtenant un second mandat présidentiel de six ans avec plus de 5,8 millions de voix, a rapporté le Conseil national électoral (CNE) » (4)

« « Nous devons malheureusement noter que dans ces élections, en plus des deux participants traditionnels, à savoir, le peuple vénézuélien, les électeurs, d'une part, et de l'autre les candidats qui ont présenté leurs programmes... il y avait un troisième participant, les gouvernements qui ont appelé ouvertement au boycott du vote « , a déclaré Alexánder Schetinin, directeur du département latino-américain du ministère des Affaires étrangères. (...) Le soi-disant groupe de Lima plus le Canada a publié une déclaration lundi en disant qu'il n'a pas reconnu la légitimité de l'élection présidentielle du Venezuela. La déclaration a indiqué que les pays rappelleraient leurs ambassadeurs de Caracas pour des consultations et organiseraient une réunion pour coordonner une réponse régionale à ce qu'ils appellent la « crise » au Venezuela. Ils ont également dit qu'ils chercheraient une nouvelle résolution sur « la situation » dans le pays sud-américain. » (4)

Le Groupe de Lima qui reçoit ses ordres auprès de l’Empire, ce sont en quelques sortes, les vassaux de l’Amérique centrale du Sud, auquel il faut ajouter le Brésil de Michel Temer, souvenez vous c’est celui qui a mis Lulla en prison, comprend le Pérou, l'Argentine, le Mexique, le Panama, le Paraguay, Santa Lucia, le Canada, la Colombie, le Honduras, le Costa Rica et le Guatemala. Il en est de même de l'Union européenne fidèle à la ligne américaine qui dit ne pas reconnaître les élections

Le Venezuela ne risque pas de vivre en paix

Pourquoi cet acharnement qui a commencé avec Chavez ? Pourtant lui aussi à l’époque réélu sans conteste comme a témoigné Jimmy Carter ancien président des Etats Unis qui a participé à la supervision des élections ! La réponse n’est pas à chercher dans l’entêtement américain à vouloir le bonheur des Vénézuéliens, mais , encore une fois, c’est le pétrole qui est l’explication. Le vénézuela possède les troisièmes réserves au monde de pétrole. Et curieusement l’un des clients, même dans cet état de belligérance est les Etats Unis ! Il est normal que tout sera fait pour déstabiliser le Venezuela pour y asseoir un président plus conciliant

Stella Calloni révèle le plan secret du SouthCom pour renverser la République bolivarienne du Venezuela. Ce document, que nous avons publié, contredit les engagements du président Trump de mettre fin aux changements de régime qui caractérisaient la politique impériale US. Il atteste que l'image internationale de chaos du Venezuela est entièrement fabriquée et ressort exclusivement de la propagande anglo-saxonne. Les États-Unis et leurs alliés préparent en silence un plan brutal pour « en finir avec la dictature » au Venezuela. Ce « Coup de Maître » (´´Masterstroke´´) déjà en marche verrait une première partie se mettre en place avant les prochaines élections, et, s'ils ne parviennent pas à chasser le président Nicolás Maduro lors de la nouvelle offensive, qui sera accompagnée de tout l'appareil de la propagande et des médias, outre des actions violentes « pour la défense de la démocratie », le Plan B est prêt, et il impliquera plusieurs pays, pour imposer une « force multilatérale » d'intervention militaire. Le Panama, la Colombie, le Brésil et la Guyana jouent un rôle clé, avec l'appui de l'Argentine et d'autres « amis » sous le contrôle du Pentagone. Les bases à occuper, les pays frontaliers qui fourniront un soutien direct, dont leurs hôpitaux et réserves de vivres pour les soldats, tout est prêt. » (5)

« Tout cela est spécifié poursuit-elle dans un document de 11 pages qui porte la signature de l'amiral Kurt Walter Tidd, actuel commandant en chef du SouthCom des États-Unis, non encore divulgué. Le document signé par le chef du SouthCom exige de rendre insoutenable le gouvernement de Maduro, pour le forcer à hésiter, à négocier ou à prendre la fuite (...) Ce n'est pas tout, il faut « structurer un plan pour obtenir la désertion des cadres les plus qualifiés, de façon à priver le pays de tous ses professionnels hautement qualifiés ; cela aggravera encore plus la situation interne, ce dont on fera porter la responsabilité au gouvernement ». Comme dans un roman à suspense, le document appelle à « utiliser les officiers de l'armée comme alternative pour une solution définitive » et à « rendre encore plus dures les conditions au sein des Forces armées pour préparer un coup d'État avant la fin de l'année 2018 si cette crise ne suffisait pas à provoquer l'effondrement de la dictature, ou si le dictateur se refuse à laisser la place à d'autres ». (...) Quant à la perspective stratégique, il va falloir « étouffer la symbolique chaviste avec sa représentativité et son soutien populaire » tout en poursuivant le harcèlement du dictateur « comme seul responsable de la crise dans laquelle il a plongé la nation » ainsi que ses plus proches exécutants, auxquels on imputera la crise et l'impossibilité d'en sortir (5).

Il est vrai qu'il y a près d'un an les Etats-Unis avaient menacé le Venezuela. Donald Trump a évoqué une éventuelle option militaire au Venezuela, où le président Nicolas Maduro avait promis de répondre « les armes à la main » à une agression américaine. « Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire », a lancé le 11 août le président américain, lors d'un échange avec des journalistes dans son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il est actuellement en vacances. (...) Le ministre des Communications du pays, Ernesto Villegas, a également qualifié la déclaration de Donald Trump de « menace sans précédent pour la souveraineté nationale », dans une interview à la télévision publique. Washington et Caracas, qui n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010, mais dont les relations s'étaient quelque peu améliorées à la fin du mandat de Barack Obama, conservent des liens économiques et commerciaux étroits, avant tout dans l'industrie pétrolière. Début août, les Etats-Unis avaient néanmoins infligé des sanctions au président vénézuélien, qu'ils avaient alors qualifié de « dictateur ». (...)Une nouvelle série de sanctions américaines a par ailleurs été adoptée cette semaine à l'encontre de huit responsables vénézuéliens impliqués dans la mise en place de l'Assemblée constituante, jugée « illégitime » par Washington. » (6)

Pour plaire à l'empire les vassaux européens font ce qu'on leur dit de faire il y a un an : « La haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères a annoncé que l'Assemblée constituante élue au Venezuela ne serait pas reconnue et a exigé la suspension de son « installation effective ». L'Union européenne (UE) avait fait savoir par la voix de sa haute représentante pour les Affaires étrangères Federica Mogherini, que l'Assemblée constituante fraîchement élue au Venezuela ne serait pas reconnue par l'UE, celle-ci ayant « durablement aggravé la crise au Venezuela ». (...) Avant l'Union européenne, les Etats-Unis avaient déjà condamné ce scrutin, qualifiant ces élections d'« illégitimes » et Nicolas Maduro de « dictateur ». (7)

Les racines de l'antagonisme : Blancs-métis

Thierry Deronne cinéaste belgo-vénézuélien parle de la légitmité de la victoire malgré les menaces de l’empire et ajoute une autre raison intra-vénézuélienne qui fait que la crise actuelle plonge, d’après lui, ses racines dans la conquête coloniale par l'Espagne qui a laisser les graines d’un apartheid qui ne veut pas dire son nom, une limpezia de sangre  « une pureté du sang » qui fait que nous sommes ne présence d’un paléo-racisme toujours actuel : « Bénéficiant d'un véritable soutien populaire, le candidat Nicolas Maduro est en train de mobiliser des dizaines de milliers de Vénézuéliens dans ses meetings de campagne. C'en est trop pour Mike Pence. Le vice-président US a qualifié ces élections de ´´mascarade´´ et demande leur report. Il menace même le Venezuela de nouvelles sanctions. : Pourquoi tout en ne ménageant jamais ses critiques vis-à-vis des fonctionnaires publics, le peuple vénézuélien ne tombe pas dans les provocations violentes ou dans le mécontentement recherché par la guerre économique, et continue à réaffirmer son soutien électoral au chavisme ? » (8)

« Ensuite, poursuit Thierry Deronne, pourquoi la droite est-elle si imperméable au dialogue, d'où vient sa rage, sa violence ? Enfin, pourquoi les Européens croient-ils si facilement que le Venezuela est une dictature, pourquoi la désinformation marche-t-elle aussi bien ? A ces trois questions c'est l'Histoire qui répond le mieux. La critique populaire ? Elle parle d'une longue histoire de résistance à l'humiliation, à la négation de la condition humaine. C'est au Venezuela qu'eurent lieu les premières rebellions d'esclaves du continent. (...) La rage des opposants ? La droite vénézuélienne vit encore dans le racisme colonial, celui de ces mantuanos qui ne sortaient pas de chez eux par peur que le soleil brunisse leur peau et organisaient - déjà ! - des violences à Caracas contre l'édit du roi d'Espagne permettant aux esclaves d'acheter leur affranchissement. Ce seizième siècle refait surface dans les violences de 2017 avec les lynchages d'afrodescendants brûlés vifs par les 'combattants de la liberté'' chers aux médias occidentaux. » (8)

« Enfin, poursuit l'auteur en s'interrogeant pourquoi l'efficacité de la désinformation parmi les européens ? Parce qu'en se soumettant à la gouvernance médiatique, l'Europe s'est coupée du monde et sa peur de la nuit réveille son colonialisme, la pousse à renforcer cette muraille médiatique. (...) Un effet de l'hypersphère médiatique dans laquelle l'Europe vit désormais est que dans la gauche « sciences-po » le raisonnement nest plus : « comment étudier, comment comprendre l'Autre » mais « quelle position prendre ici, quelle image de marque devons-nous donner ici, en Europe ? » (...) Je sais qu'en Europe certains adorent parler du « crépuscule de la révolution », d'une « fin de cycle », (variantes de la « Fin de l'Histoire »), mais peut-être est-ce leur propre dissolution dans l'hypersphère virtuelle qu'ils subliment. La Révolution Bolivarienne a bientôt 19 ans, elle invente tous les jours, refuse de s'habituer à la fatigue, de croire aux larmes. Dans sa dernière lettre, la « Lettre à l'Afrique », Hugo Chavez citait Simon Bolivar : « Il faut attendre beaucoup du temps. » (8)

Il vient que le monde est plus que jamais dangereux. L'ancien monde des blocs du siècle dernier a fait place après la chute du mur de Berlin à l'implosion de l'Union soviétique, et à l'hyper-puissance américaine selon le bon mot de Védrine. L'Occident s'est inventé un Satan de rechange : l'islam en vain !! car inexorablement le barycentre du monde sur le double aspect économique et militaire tend vers l'Asie. L'ancien monde tarde à laisser place au nouveau monde du multilatéralisme qui respecte les identités et les choix et non l'imposition au besoin d'une démocratie aéroportée. « Dans l'entre-deux, écrit Antonio Gramsci, surgissent les monstres. » Le Venezuela est plus que jamais dans une zone de turbulence Il aura fort à faire à combattre l’empire, surtout s’il ne diversifie pas son économie prisonnière d’un baril de pétrole erratique et, s’il ne fait pas le ménage pour combattre l’ennemi de l’intérieur symbolisé par la corruption et là tout est à faire.

 

1. Salim Lamrani https://www.mondialisation.ca/victoire-de-maduro-seuls-washington-et-ses-allies-sopposent-a-la-volonte-du-peuple-venezuelien/5625770

2. https://francais.rt.com/international/50845-venezuela-nicolas-maduro-reelu-pressions-internationales

3. https://www.telesurtv.net/english/news/Soccer-Star-Diego-Maradona-Congratulates-Venezuelans-and-Maduro-20180521-0009.html

4. https://www.telesurtv.net/english/news/China-Russia-Call-for-Respecting-Venezuela-Elections-Condemn-US-Intervention-20180521-0007.html

5.Stella Calloni https://www.mondialisation.ca/le-coup-de-maitre-des-etats-unis-contre-le-venezuela/5625572Le réseau Voltaire 11 mai 2018

6. https://francais.rt.com/international/41936-trump-evoque-possible-intervention-militaire-venezuela-de-la-folie-pour-caracas

7. https://francais.rt.com/international/41632-union-europeenne-refuse-reconnaitre-assemblee-constituante venezuella  

8. http://www.afrique-asie.fr/pour-une-histoire-populaire-du-venezuela-interview-avec-thierry-deronne/

Article de référence http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur _chitour/293033-le-peuple-contre-l-oligarchie-mondiale.html

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 


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31 réactions à cet article    


  • Jean Roque Jean Roque 24 mai 15:03

     
    l’Empire est gocho (Hillary la pourrie l’exemple parfait, en plus nain : Cohn le tripoté)
     

    Chavez était un militaire, fervent chrétien, et nationaliste
     
    (Petit rappel au gogochon, antimilitariste, antispéciste, bisounoursiste à petites bougies pour la branlette ’voooous n’aurez pas ma haine’, gouino-gpa-pédo-genderiste Conchita Wurz, et sans-frontièriste négrier à Soros)


    • Sparker Sparker 25 mai 10:47

      @Jean Roque


      Calme toi Roro, tu vas faire une attaque....

    • njama njama 24 mai 15:26

      Longue vie à la révolution bolivarienne


      • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 24 mai 22:08
        @njama

        Elle est morte en même temps que Chavez, la révolution bolivarienne... Et n’est pas Chavez qui veut.

        Maduro n’a même pas besoin des sombres desseins de l’oligarchie pour se casser la gueule. Il est suffisamment con pour se prendre les pieds dans le tapis tout seul.

        Henri Falcón c’est un mec de gauche aussi (l’opposition de droite ayant boycotté l’élection). L’auteur, dont j’aime bien les articles généralement, n’a pas l’air de l’avoir remarqué.
        Il préfère continuer aveuglément la narration du bien contre le mal envers et contre les faits, et c’est à ce moment précis que la gauche perd toute crédibilité, lorsqu’un pâle leader de gauche incompétent décide de supprimer l’assemblée nationale quand le résultat des élections ne lui plaisent pas.

        Le gaucho moyen, qui, au détriment du bon sens continue de jeter des lauriers à l’incapable qui prétend porter la bonne étiquette me surprendra toujours.

      • njama njama 24 mai 22:56

        @La Voix De Ton Maître

        Dr. María Páez Víctor : Il y a 6 questions clés pour comprendre la situation au Venezuela.
        [....]
        6) Les élections présidentielles le 20 mai 2018 : Les États-Unis et leurs alliés sont impliqués dans la subversion et la disqualification de la démocratie vénézuélienne en discréditant les prochaines élections présidentielles du 20 mai.
        ...
        En fait, c’est la stratégie d’abstention des États-Unis que les principaux leaders de l’opposition suivent pour que les élections puissent être disqualifiées.
        [...] Entretemps, une société de sondage la plus respectée au Venezuela a eu récemment des résultats intéressants liés aux élections présidentielles du 20 mai :

         86% de Vénézuéliens rejettent toute intervention internationale dans le pays
         70% des Vénézuéliens disent qu’ils vont participer aux élections – c’est une autre défaite pour la section de l’opposition, soutenue par Washington, qui appelle à l’abstention
         55% déclarent qu’ils vont voter pour Maduro
         11% déclarent qu’ils voteront pour Henri Falcon
         2% déclarent qu’ils voteront pour Javier Bertucci
         50% déclarent considérer le fonctionnement de l’Assemblée constitutionnelle nationale comme : « Très bon, bon ou normal à bon »
         71% considèrent que Maduro va gagner les élections (2 mai 2018, TELESUR)

        Il y a une forte confiance que la Démocratie au Venezuela est vivante et bonne, et c’est pourquoi les États-Unis, le Canada, l’Union européenne et ses alliés en ont peur.

        En résumé, les Etats-Unis et leurs alliés au Canada et en Europe sont impliqués dans une conspiration visant à renverser le gouvernement démocratique et populaire de Nicolás Maduro parce qu’ils veulent contrôler le plus riche gisement de pétrole du monde qui se trouve au Venezuela et ils veulent un gouvernement servile et obéissant qui acceptera les pots-de-vin et permettra aux États-Unis et à ses multinationales de gouverner et d’opprimer le peuple vénézuélien comme il l’a fait ces 40 dernières années avant le président Hugo Chávez.





      • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 24 mai 23:18

        @njama


        Chavez aussi, mais lui au moins il avait les neurones pour s’en sortir magistralement. Maduro collectionne les bourdes les unes après les autres.

      • capobianco 25 mai 11:52

        @La Voix De Ton Maître
        «  Maduro collectionne les bourdes les unes après les autres. »


        Ce qui est étonnant c’est que malgré les « bourdes (les unes après les autres) », malgré les ingérences permanentes des us et de l’europe dans le déroulement des élections, malgré les ingérences dans la gestion du pays avec les sanctions qu’on leur impose, malgré les menaces directes des us, malgré la pénurie plus ou moins organisée par la droite et le patronat du pays (et des us), malgré les violences perpétrées des deux cotés bref, malgré tout cela Maduro, que vous insultez gentiment, est réélu (aussi bien que macron qui n’a pas eu toutes ces difficultés).
        Je ne sais du Vénézuela que ce que nos médias laissent passer à savoir, dictature, catastrophe économique, tricherie et cie. Pourtant toutes ces infos me donnent plutôt envie de soutenir Maduro et son peuple. 


      • Alren Alren 25 mai 13:34
        @La Voix De Ton Maître

        Si la droite avait remporté l’élection, elle serait parfaitement légitime !!!

        Ne tombez pas dans ce panneau de faire de Maduro un être seul. Il est entouré - comme Mélenchon - d’universitaires, d’économistes, d’agronomes qui l’aident à définir une politique sociale du possible parmi les plus avancées des Amériques.

        Le peuple vénézuélien résistera aux USA et leurs caniches (dont Macron) comme le peuple cubain a résisté victorieusement malgré la guerre froide qu’il subit depuis soixante ans.

      • McGurk McGurk 25 mai 13:39

        @Alren


        Il est visiblement entouré de cons, le pays fout le camp et foutait déjà le camp avant que l’Occident ne s’en mêle. Votre rhétorique de guerre froide n’a ici pas lieu d’être.

      • capobianco 25 mai 13:50

        @La Voix De Ton Maître
        Vous êtes tellement sûr de votre jugement que vous devez avoir de réelles relations sur place !!!!!

        En quoi « l’occident » à-t-elle besoin, légitimité, devoir de « s’en mêler » ? Gendarmes du monde ?

      • capobianco 25 mai 13:52

        @capobianco
        A « Gurk » ce commentaire, désolé.


      • Marius Morin Marius Morin 24 mai 21:11

        Le Venezuela possède la troisième réserve mondiale de pétrole. Pour l’Empire américain et ses vassaux sud-américains et européens, incluant le Canada, ce n’est pas acceptable. Voilà pourquoi autant d’acharnement et de sanctions économiques contre le Venezuela et son président démocratiquement élu Nicolas Maduro. Heureusement que le Venezuela puisse compter sur la Chine, la Russie et l’Iran.


        • njama njama 24 mai 23:00
          @Marius Morin
          Voilà pourquoi autant d’acharnement et de sanctions économiques contre le Venezuela...
          très juste !

          « Les États-Unis se sont opposés, ont déstabilisé, renversé ou assassiné chaque réformateur progressiste apparu sur la scène politique dans la région depuis plus d’un siècle » María Páez Víctor

          Mohsen Abdelmoumen : Pouvez-vous nous dire quelle est la situation qui prévaut actuellement au Venezuela ?
          Dr. María Páez Víctor : Il y a 6 questions clés pour comprendre la situation au Venezuela.

          1) Le pétrole : La première chose à comprendre est que tout tourne autour du pétrole. Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole connues dans le monde dans un emplacement géographique hautement stratégique. Il faut 43 jours pour qu’un pétrolier voyage du Moyen-Orient aux raffineries du Texas, alors qu’il ne faut que 4 jours à partir du Venezuela. Les compagnies pétrolières et les gouvernements qu’elles soutiennent, convoitent le pétrole vénézuélien. Si le pays ne produisait que des mangues, personne ne se soucierait de ce qu’il s’y passe. Le gouvernement vénézuélien a pris le contrôle de sa compagnie pétrolière (PDVSA), a ouvert des contrats de partenariat privé pour l’exploitation pétrolière mais avec l’État qui détient la majorité des parts, leur a fait payer des taxes qui avaient été à 1% pendant 60 ans. Le revenu pétrolier – au lieu d’être distribué aux élites d’entreprises – a été utilisé pour financer les services publics nécessaires qui, pendant des décennies, n’avaient pas réussi à répondre aux besoins de la population.

          2) La souveraineté : Un gouvernement qui ne suit pas la ligne des États-Unis, ne se plie pas aux dictatures néolibérales du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, insistant sur le fait que son peuple est souverain et décidera de son propre avenir et aspire à construire une société socialiste et humaniste, ne sera pas toléré par la superpuissance restante.
           ...
          lire la suite :



        • biquet biquet 25 mai 00:39

          @Marius Morin
          Ouais mais il faudrait d’abord faire fonctionner les raffineries ce qui n’ai pas le cas.


        • Sparker Sparker 25 mai 10:48

          @Marius Morin


          Et à trois jours de tanker du sud des USA...

        • eddofr eddofr 25 mai 11:23

          J’aimerais comprendre un truc ...


          On n’arrête pas de m’expliquer que le communisme c’est « tout pourri », que « ça marche pas », que « ça pourra jamais marcher », ...

          On n’est pas trop dérangés de bosser, pactiser, foutre une paix royale, ... à des gentils dictateurs qui ne remettent pas en cause la loi du marché et le libre échange.

          On laisse allègrement crever des gens qu’on pourrait nourrir (famines), soigner (épidémies), protéger (catastrophes, pollution, guerres, guerres civiles, ...).

          On ne se gène pas trop pour signer des traiter que le peuple à rejeté la majorité (Maastricht 1, démocratie 0).

          Et pourtant, dés qu’un pays passe sous un régime plus ou moins communiste c’est la levée de boucliers générale !

          D’un seul coup c’est SUPER GRAVE ! Ils faut à tout pris libérer le peuple opprimé (surtout si le sous sol est bien riche), il faut sauver la démocratie, en étranglant le peuple même qu’on veut sauver par des sanctions économiques, ou en l’enterrant sous le bombes.

          Mais pourquoi, si le communisme c’est si nul, ne les laisse-t-on pas gentiment se planter tous seuls ?

          Puisque le communisme c’est naze, il vont forcément se planter.

          Cela fera une preuve de plus que le communisme c’est naze.

          Et il reviendront tôt ou tard à la Vérité Divine du Capital ...

          Où alors y a autre chose ?

          Tous ces super défenseur de la démocratie, ils ont peur de quoi exactement ?

          Sinon que ça marche ?

          • Zolko Zolko 25 mai 12:50

            @eddofr : « Mais pourquoi, si le communisme c’est si nul, ne les laisse-t-on pas gentiment se planter tous seuls ? »
             
            c’est ce qui se passe avec le Venezuela, non ? Maduro se plante tout-seul, et amène son pays et ses concitoyens avec lui dans l’abîme. Il – et Chavez – a passé des années à dire que les Venezueliens qui avaient des entreprises étaient des riches capitalistes et patrons exploiteurs qu’il fallait mettre au pas, et pour cela il a fait importer les produits de l’extérieur, financé par le pétrole cher de l’époque. Ce faisant il a détruit l’industrie et l’économie locale. Et quand le pétrole est redevenu pas cher, le Venezuela n’avait plus l’argent pour importer les produits de l’étranger, mais comme l’industrie et l’économie locale avaient été laminés pendant 10-20 ans, il ne reste plus rien.
             
            Mais comme il ne veut pas avouer qu’il s’est planté et que ce qui arrive est de sa faute, il prétend que des impérialistes capitalistes veulent la peau de son système qui marcherait tellement bien. Et il reste toujours des gôchistes ignares qui le défendent parce-qu’il se prétend « communiste » et que cette étiquette seule suffit pour laver tous les péchés.


          • McGurk McGurk 25 mai 13:15

            @Zolko


            Oui oh laissez tomber. Le sujet du communisme est un terrain miné ici, on ouvre pas les yeux à des aveugles.

          • capobianco 25 mai 14:06

            @McGurk
            «  on ouvre pas les yeux à des aveugles. »


            Vous êtes mieux placé que les vénézueliens eux mêmes ? Vu de nos médias vous pensez tout savoir sur ce pays ? Apportez des faits qui pourraient rendre vos affirmations crédibles, sinon nous avons aussi la télé, pas besoin de vous pour la propagande...

          • McGurk McGurk 25 mai 14:10

            @capobianco


            J’ai déjà pas mal débattu sur de nombreux articles à ce sujet. Si vous avez besoin de preuves je vous invite à relire les articles déballant la propagande pro-gouvernementale.

          • capobianco 25 mai 14:20

            @eddofr
            «  Mais comme il ne veut pas avouer qu’il s’est planté  »


            Mais alors pourquoi est-il réélu, pourquoi les gentils occidentaux ont-ils besoin de s’ingérer dans leurs affaires leur imposant des sanctions ? De quel droit peut-on s’ingérer dans les élections et la gestions des pays qui ne votent pas comme nous voudrions ?
            Votre anti communisme est vraiment primaire pour osez affirmer vos « vérités » que tout contredis... 

          • capobianco 25 mai 14:41

            @McGurk
            «  J’ai déjà pas mal débattu sur de nombreux articles à ce sujet. »

            Et cela rend vos affirmations crédibles ? Il n’y a pas de propagande « pro Maduro » mais une propagande anti avec des « arguments » d’un autre temps. Vos copains us et européens s’arrogent le droit de juger tout pays refusant leur système en les classant comme des dictatures. De fait ils s’autorisent à s’ingérer dans leurs affaires (élections, sanctions économiques, propagande) . Ils empêchent ces peuples de choisir librement leur système sous prétexte qu’ils ne leur conviennent pas et n’hésitent pas à assassiner pour arriver à leur fin : Allende, kadafi, lumumba et combien d’autres !
            La propagande c’est vous qui la faite et vos références d’un autre temps vous décrédibilisent totalement.


          • McGurk McGurk 25 mai 14:57

            @capobianco


            Ce ne sont pas « mes amis » et vous n’avez pas la moindre idée du camp qui est le mien.

            Votre prêche pour la « liberté » de choisir ne s’applique pas dans le cas de ce pays.

            Pensez ce que vous voulez je m’en moque éperdument, on ne me fera jamais croire qu’une dictature est une démocratie.

          • McGurk McGurk 25 mai 14:57

            @capobianco


            Ce ne sont PAS des élections bordel !

          • fou666 25 mai 15:20

            @McGurk

            il y avait deux candidats donc ce sont des élections.


          • McGurk McGurk 25 mai 15:28

            @fou666


            Oui et moi je suis le pape.

          • Zolko Zolko 25 mai 20:30
            @capobianco : « Mais alors pourquoi est-il réélu ? »
             
            peut-être parce-qu’il a fait interdire la candidature de ses opposants sous des prétextes variés ? Ou peut-être parce-qu’il a changé la constitution pour qu’elle l’avantage ? Ou peut-être parce-qu’il a carrément truqué les votes ? Ou peut-être parce-qu’il est un politiciens génial que les Venezueliens aiment malgré tout ?
             
            Choisissez la raison la plus vraisemblable.

          • capobianco 4 juin 08:10

            @Zolko
            Je vous répond bien tard mais tant pis. Vous oubliez une raison « vraisemblable » , comme pour Poutine ou sans doute Lula c’est peut-être que leurs peuples leur font toujours confiance.

            Vos « raisons » on les retrouve systématiquement reprisent par les soi-disant représentants du « monde libre », vous savez celui qui sanctionne les peuples qui « votent mal », celui qui assassine (allende, kadafi, sadam hussein...), celui des bombes atomiques sur les populations japonaises, celui qui installe des bases militaires de partout dans le monde etc......

          • eddofr eddofr 25 mai 15:39

            @ceux qui m’ont répondu.


            Je ne suis pas « de gôche » et je ne suis pas « communist ».

            J’ai une haute opinion de la propriété.

            J’ai une très haute opinion de la liberté.

            Je suis pour la liberté de chacun d’être génial, con, pourri, arriviste, ambitieux, honnête, moraliste, pédant, intellectuel, manuel, athée, religieux, conformiste, anticonformiste, puritain, dépravé, libéré, conservateur, laborieux, fainéant, Investisseur, spéculateur, donateur, fondateur, ... 
            Tant que la liberté de ce chacun ne s’exprime pas au détriment de la liberté des autres chacun ! 

            Tout dictature m’effraie, même et surtout si c’est une dictature « du peuple ».

            Je ne comprend simplement pas pourquoi les Etats-Unis infligent des sanctions économiques au Venezuela.

            Si Maduro ruine le pays, à quoi servent ces sanctions, à part à lui donner des excuses pour justifier ses échecs ?

            Les Etat-Unis feraient mieux de rester neutres et de le laisser se planter lamentablement tout seul.

            Non ?


            • McGurk McGurk 25 mai 15:43

              @eddofr


              Oui et non.

              Oui parce que ça se terminera en guerre civile qu’ils interviennent ou pas.

              Non parce qu’il vaut peut-être mieux mettre un terme à son règne le plus tôt possible que de voir des générations souffrir. Encore une fois, la politique étasunienne est à double tranchant et il y a sûrement autant de « bonne volonté » (dans le sens "vouloir aider un peuple à s’auto-gouverner en chassant le tyran) que de coups fourrés, c’est difficile à dire.

            • JC_Lavau JC_Lavau 25 mai 16:38

              @eddofr. Un épisode de Duck Flappy, ah non, Buck Danny leur fait faire la guerre secrète dans la jungle sud-américaine à un dictateur qui « et surtout, il nous hait ».

              Lors d’un colloque de sciences politiques (celui à Montréal, probablement), papa s’étonna auprès de politologues sud-américains : 
              « Mais comment vous, qui vous dites marxistes, éprouvez-vous une telle admiration pour de Gaulle, qui est si autoritaire et maurassien ?
              - Comprends-moi bien Lavau ! Chez nous 
              « marxiste  » ça veut dire anti-américain. De Gaulle résiste à l’impérialisme U.S. alors nous aimons de Gaulle." »

              C’est comme cela quand on est trop près des U.S.A. et loin du reste du monde.

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