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Accueil du site > Tribune Libre > Vous avez dit « harcèlement » ?

Vous avez dit « harcèlement » ?

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Une publicité pour le cinéma a suscité une polémique : certains y ont vu une promotion du harcèlement...

Le spot s'intitule "Les plus grandes histoires se vivent au cinéma". Il est l'œuvre du réalisateur Xavier Giannoli et vante les mérites de la carte illimitée des cinémas Pathé Gaumont.

 

On y voit un jeune homme repérer une spectatrice dans une salle. Au fil des séances, il cherche sa présence et son regard. Elle commence par ne pas se montrer très réceptive, puis peu à peu la jeune femme se laisse finalement charmer par les regards muets du jeune homme et l'invite même à s'asseoir à côté d'elle...

Tout un art de la séduction est déployé par le jeune homme... séduction qui passe par le regard, l'attention à l'autre, la recherche de l'autre.

 

Et certains de dénoncer une banalisation du harcèlement !

On est stupéfait devant une telle réaction.

 

Comme si le coup de foudre n'existait pas et devait être réprimé, comme si la séduction ne faisait pas partie de la vie...

Jusqu'où peut aller le féminisme mal placé ?

Vers quelle société se dirige-t-on si le puritanisme triomphe et si l'on voit le mal partout ?

Qui n'a jamais connu un coup de foudre ? Faudrait-il le réprimer, interdire les regards ?

Triste monde, dans lequel il ne serait plus permis de séduire !

Triste monde dans lequel un regard attentif et appuyé devient du harcèlement !

 

Je trouve le film de Xavier Giannoli plein de délicatesse et de charme : le jeune homme suit parfois la jeune femme mais il le fait avec tact et retenue.

Une façon de séduire tout à fait décente...

 

Ne l'oublions pas, le coup de foudre a donné naissance aux plus belles pages de notre littérature, il a inspiré de nombreuses oeuvres cinématographiques : faudrait-il censurer ces romans, ces films où la rencontre amoureuse est évoquée avec sensibilité, émotion ?

Ce motif est un lieu commun de la littérature sentimentale, il permet d'ouvrir des perspectives, de lancer un personnage dans une aventure amoureuse, d'orienter son destin.

Ces pages, ces images sont empreintes de beauté, d'émotions, de sensibilité : on y perçoit l'intensité du sentiment amoureux, les perturbations qu'il provoque, les métamorphoses qu'il génère.

Assez de puritanisme ! Nous vivons dans un monde ouvert où les rencontres sont possibles, alors que dans certains pays, cette liberté n'existe même pas...

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Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2018/09/vous-avez-dit-harcelement.html

 

Source :

http://www.lepoint.fr/culture/harcelement-ou-romantisme-une-publicite-pour-le-cinema-divise-28-09-2018-2258701_3.php

 


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25 réactions à cet article    


  • NEMO Bécassine 2 octobre 09:36

    Le harcèlement c’est quand deux personnes font une promenade romantique mais qu’un seul des deux le sait...


    • NEMO Bécassine 2 octobre 09:42

      #metoo et #balancetonporc ne sont pas des organisations puritaines, mais des avatars du mouvement LGBT qui confond luttes sociales et luttes sociétales en croyant que les injustices et la violence sont le résultat de la structure patriarcale et de la mentalité machiste. Cette vision des choses est encouragée et financée par ceux qui ont intérêt à faire une diversion en donnant aux chiens un os à ronger.


      • JL JL 2 octobre 10:25
        Les féministes confondent harcèlement, agression sexuelle, et manœuvres de séduction.
         
         Peut-on leur en vouloir, elles qui n’ont probablement pour la plupart, connu que des agressions sexuelles et qui ne savent par conséquent pas faire la différence ?

        • NEMO Bécassine 2 octobre 10:38

          @JL

          à moins qu’elles n’aient rien connu du tout et qu’elles s’en prennent à un ennemi imaginaire comme l’ogre, barbe bleue ou gargamelle les prédateurs ancestraux véhiculés dans les contes de fées qui sont dans la tête des petites filles et restent dans la tête des femmes qui n’on jamais décidé d’être adultes.

        • JL JL 2 octobre 11:00

          @Bécassine

           
          La question qui est posée par ce phénomène d’amalgames est une question de norme ; c’est par conséquent une question d’ignorance vs expériences..
           
          A ce sujet, je vous conseille l’excellent et court roman « Sur la plage de Chesil » de Ian McEwan. Un film en a été tiré qui est passé récemment dans les salles (que je n’ai pas vu).
           
           
          « Résumé :
           
          "Ils étaient jeunes, instruits, tous les deux vierges avant leur nuit de noces, et ils vivaient en des temps où parler de ses problèmes sexuels était manifestement impossible…" Le soir de leur mariage, Edward Mayhew et Florence Ponting se retrouvent enfin seuls dans la vieille auberge du Dorset où ils sont venus passer leur lune de miel. Mais en 1962, dans l’Angleterre d’avant la révolution sexuelle, on ne se débarrasse pas si facilement de ses inhibitions et du poids du passé. Les peurs et les espoirs du jeune historien et de la violoniste prometteuse transforment très vite leur nuit de noces en épreuve de vérité où rien ne se déroule selon le scénario prévu.

          Dans ce roman dérangeant, magistralement rythmé par l’alternance des points de vue et la présence obsédante de la nature, Ian McEwan excelle une nouvelle fois à distiller l’ambiguïté, et à isoler ces moments révélateurs où bifurque le cours d’une vie
          . »
           
           ps. Cette histoire n’a rien à voir avec le féminisme, mais dénonce l’ignorance des jeunes filles.

        • rosemar rosemar 2 octobre 18:29

          @JL

          MERCI pour cette référence...

        • Tout à fait d’accord avec Rosemar. Sujet en rapport avec le film

          malveillance. Le véritable harcèlement commence quand il y a véritablement : Intrusion, forçage, chantage et absence de réciprocité. La personne (homme ou femme )se sent prise au piège. Je vis le cas actuellement avec une personne qui me téléphone tous les deux jour ; M., je ne vous ai pas oubliée (il s’agit d’une femme, je précise,..) je vous assure, je ne vous veux aucun mal, J’ai quelque chose de très important à vous annoncer dont votre vie dépend. J’ai la possibilité de bloquer la personne,...Le reste, que les femme apprennent à se défendre,...Le coup de foudre existe serte. Mais le l’expression : tomber amoureux. Ne jamais oublier la précaution d’usage : tomber, ??? Le tout est de savoir se relever et maintenir le lien..Derrière l’amour, l’amor, la mort : guette son tour. La société en général déteste l’amour. mais c’est aussi l’antéros qui le perpétue ;

          • lirte certes et pas sertes,...


            • velosolex velosolex 2 octobre 14:40

              . Les cartes sont brouillées par les paradigmes. Liberté, pornographie, perte des modèles d’identification. 

              -Les sept nains dans la forêt n’oseraient plus sauver Blanche-Neige, de peur qu’on les prenne pour Fourniret. 
              -Comment un enfant peut il se construire une image de la sexualité entre des injonctions souvent contradictoires : Le sexe vu comme une hygiène et un exercice corporel, au même titre que se laver les dents chaque jour. Mais aussi comme le but inavoué de tous ceux qui vous croisent dans la rue, et qui n’ont qu’une envie, vous la mettre. Ne parlons pas des maladies sexuellement transmissibles, et des tics qui tombent des arbres et qui vous niquent. 
              -Se méfier des mecs qui ne sont que des prédateurs, amateurs de tournantes en bande ! -Apprentissage de la sexualité à travers des scénarios pervers et de domination, à l’âge ou auparavant on lisait les club des cinq. 
              -Mise en exergue et valorisation du rôle de la victime, mais aussi de celui ou celle qui fait le buzz. Etre vu à tout prix est en effet un but et une conséquence de ce monde en réseau partouzard. 
              - Méfiance pathogène de toute interpellation, vue comme une tentative au mieux de s’introduire dans la vie personnelle, au pire comme une tentative de viol, au moins au niveau du symbolique. Ce qui a l’avantage pour cette dernière version de remettre le symbolique au premier plan. 
              -Paranoïa concomitante, avec volonté de faire monter l’affaire en justice, et d’obtenir réparation. Ce qui nous ramène au statut de victimes, sans tirer la carte de chance ni de communauté, ni passe par la case prison. 
              Donc, avant d’aller compter fleurette à la bergère, prenez une assurance, contactez un avocat, et signez avec elle un objectif et un échéancier qui devra être signé par les deux parties, en deux exemplaires. 

              • rosemar rosemar 2 octobre 18:35

                @velosolex

                En effet, les cartes sont brouillées et les jeunes sont souvent perdus...




              • La nuance est toujours dans le sentiment d’intrusion dans l’espace privé de l’autre. Un coup de foudre, ne commence jamais par un clin d’oeil, tu me plais on se plait,...Non, au contraire, chacun d’éprouver de la gène, de la timidité, comme une inquiétante étrangeté,...une certaine latence avant que les personnes se déclarent. 


                • rosemar rosemar 2 octobre 18:31

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  En effet, cela commence souvent par des maladresses, des quiproquos...


                • @rosemar


                  Merci, j’ai vécu un coup de foudre et j’en sais toute la sidération. Mon sac qui tombe, l’envie de fuir, la sidération, les lapsus, les actes manqués...j’en connais toutes les nuances. Lire : Cet instant là de Douglas Kennedy. A ne pas confondre avec les attirance sexuelles dont manque une dimension essentielle : la surcharge émotionnelle. Il n’y a pas que des « papillons dans le ventre » (expression fréquente). C’est tout notre personne qui est comme : médusée.

                • rosemar rosemar 3 octobre 12:11

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  MERCI pour cette référence : Ce instant-là... le coup de foudre s’inscrit dans une instantanéité...

                  Et il est vrai que certains ne pensent qu’à coucher...

                • rosemar rosemar 3 octobre 18:55

                  @rosemar

                  Je corrige : cet instant-là...

                • arthes arthes 2 octobre 16:34

                  C’est marrant, le mec dans le clip (j’ai poussé la curiosité jusqu’à supporter jusqu’au bout cette mièvrerie fadasse que j’ai trouvée sur la toile , y compris la zique de fond ringarde) il me fait penser à un soumis que j’avais, la même bouille avec son regard de chien battu, je l’avais appelé Didier d’ ailleurs (cf le titre d un film avec Alain Chabat).


                  Nan, le coup de foudre, c’est ça :

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