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Accueil du site > Tribune Libre > Vous savez tous qui est Léon Blum, mais connaissez-vous Ambroise Croizat (...)

Vous savez tous qui est Léon Blum, mais connaissez-vous Ambroise Croizat ?

François Fillon n'aime pas la sécurité sociale. Les manuels d'histoire n'ont pas l'air d'y tenir plus que ça non plus au vu de la place qui est faite à son fondateur dans nos cours de lycée. Ambroise Croizat est sûrement le plus grand oublié de France là où son contemporain Léon Blum est placé en successeur de Jaurès. Le libéralisme triomphant n'aime pas les ouvriers syndicalistes. Chez Air France ou chez Hatier, la loi est la même partout.

Les dimanche pluvieux peuvent plonger l’homme dans l’ennui le plus terrible. Je me suis retrouvé cette semaine à devoir choisir entre Drucker, le Tour des Flandres, et un livre pioché au hasard dans la bibliothèque. Bon lettré que je suis, j’ai opté pour cette dernière solution. Et puis j’ai toujours pensé qu’il y avait quelque chose de louche chez Philippe Gilbert, chez Drucker aussi. Me voici donc devant le vieux manuel d’histoire que je n’ai jamais rendu au lycée. Page sur le Front Populaire, encadré biographique pour Léon Blum… Me voilà nostalgique d’une époque que je n’ai pas vécu. Pour parfaire le tout, je tourne quelques pages en direction de la libération. D-Day, De Gaulle. Et c’est tout. J’avais oublié avec le temps que je devais ma culture historique à ma curiosité plus qu’au lycée et même à l’université. Qui se souvient que 45 fut l’année décisive de la conquête sociale ? Quelques socialistes comme moi, pas Hatier.

Le bourrage de crânes a encore de beaux jours devant lui. Mais je ne suis pas une exception illuminée dans un monde écrasé par la brume de la médiocrité. Mon salut, je le dois à internet, outil formidable qui révolutionnera le monde. Et cet outil, je vais m’en servir pour réhabiliter celui que je choisirais si l’on me demandait de choisir le français que j’admire le plus, Ambroise Croizat. Le père de la sécurité sociale, rien que ça.

Pourquoi une telle différence entre cet illustre inconnu pour beaucoup, et le célèbre dirigeant de la SFIO ? La raison, nous la connaissons tous. Et bien que la phrase soit devenue bateau, comme tant d’autres à une époque où on lit énormément de choses en une journée grâce au numérique, je vais m’en servir : l’histoire est écrite par les vainqueurs. Le grand gagnant de la bataille des idées, c’est le libéralisme. Il triomphe au mépris de nos conditions de vie depuis 1991 et s’est permis de faire un petit tour dans nos leçons du secondaire. Il préfère Blum à Croizat, tout comme il préfère l’octroi par l’État d’un avantage social plutôt qu’une réforme gigantesque organisée par les syndicalistes pour le priver du tiers de son gâteau.

 

Les sociaux démocrates négocient, les communistes imposent.

Les blocages de l’idéologie dominante sur 45 sont très nombreux. A tel point que c’est une année devenue presque taboue pour l’élite économique. A côté, nous avons le Front Populaire et Matignon, devenus les symboles absolus de la conquête sociale. La première de toutes les raisons se trouve dans le contexte de l’application de ces deux réformes. Car l’une fut le fruit de la négociation tandis que l’autre fut tout simplement imposée aux patrons du pays.

L’une des grandes lubies du peuple français depuis la fin de la guerre consiste à trouver des résistants dans son arbre généalogique. A écouter tout le monde on finirait par croire que 98 % du pays à pris le maquis. C’est évidemment faux et nous avons aujourd’hui assez de recul pour admettre que l’hexagone s’est montré assez passif face à l’occupation, à commencer par ses dirigeants politiques, mais aussi ses dirigeants économiques. 80 % du secteur des BTP travaille pour le Reich en 1944 après le lancement de la construction du mur de l’Atlantique. L’amoralité totale du capitalisme français a rendu la classe patronale particulièrement impopulaire à la libération donc il ne lui reste pas d’autres choix que de subir. Face à elle, le PCF s’est construit la légende du « parti des 75000 fusillés », son prestige est énorme. Avec un rapport de forces aussi favorable, il est hors de question de laisser passer l’occasion de faire bondir la conquête sociale et c’est dans ce contexte qu’est lancé le chantier en 1945. Le contremaître s’appelle Ambroise Croizat. De Gaulle l’a nommé ministre du travail puisque forcé de faire entrer des communistes dans le gouvernement de transition. Le communisme est en pleine expansion sur tout le continent, la meilleure façon d’endiguer la révolution est encore de le faire participer à la reconstruction. C’est avec cette idée là que va naître l’État providence.

La situation est foncièrement différente en 1936. Pas de guerre, pas de collaboration. Le Front Populaire s’est constitué pour faire face au fascisme devenu dangereux depuis le 6 février 1934. C’est d’une part sur cet axe là, d’autre part sur un programme de réformes en faveur des ouvriers qu’il va se faire élire. Conventions collectives, congés payés et semaine de 40 heures deviennent les ciments de la campagne de cette union. La victoire est au rendez-vous et Blum devient un Président du conseil confronté à des grèves générales dans les usines qui visent à la fois à manifester la joie de la classe ouvrière après le succès et à faire pression sur le nouveau gouvernement pour l’amener à appliquer très vite ses promesses. Le patronat se retrouve obligé de se rendre à Matignon pour entamer les négociations avec les représentants de l’État et des syndicats. Il est bon de noter que c’est la première fois dans l’histoire de France qu’ils reconnaîtront pleinement l’existence et la légitimité de ces derniers. Les accords sont signés le 8 juin 1936 et seront en défaveur des patrons. Mais leur signature est tout de même apposée sur la feuille. Signifiant leur présence et leur rôle dans l’application des mesures. Le PCF n’est lui pas présent, il soutient Léon Blum mais se garde de participer à l’exécutif. Une manière de surveiller la progression du mouvement social sans se compromettre en cas d’échec mais aussi de respecter les ordres du komintern.

Les deux grandes dates de la victoire des travailleurs français s’appliquent donc dans des contextes très différents. On y voit d’un côté la patte de la dictature prolétarienne et de l’autre les avantages d’une sociale-démocratie. Il est inutile de dire que l’on peut se réjouir de ces deux événements et que l’un ajouté à l’autre forment un corpus complet de l’amélioration des conditions de vie au XXème siècle. Mais notre sujet concerne l’historiographie. Pourquoi Blum le héros et Croizat l’invisible ? Parce que Blum a obtenu l’accord des possédants qui comptaient dans le rapport de forces lorsque 45 rappelle qu’ils ont été mis au ban de la société. Il est donc plus confortable pour le libéralisme de mettre en avant un texte auquel la bourgeoisie a dit oui, qui plus est sous le régime conservateur de la IIIème République.

 

Politicien de carrière, ouvrier syndicaliste. Une diversité du personnel politique oubliée.

Cette République conservatrice fut marquée par les nombreuses grèves qui rythment son existence, ainsi que la naissance du syndicalisme de masse. Carmaux, Courrières, Languedoc, les cheminots en 1920… Autant de dates qui nous renvoient aux chef d’œuvres de Zola. C’est dans ce genre d’ambiance que le socialisme va se développer et que nos deux protagonistes vont évoluer. Ils symbolisent parfaitement la multiplicité des profils que l’on trouvait alors à gauche.

Léon Blum présente un profil assez classique pour un homme d’État. Il est issu de la moyenne bourgeoisie en tant que fils d’un commerçant plutôt prospère. Il fait des études supérieures à Paris et y obtient une double licence en Droit et en littérature, soit des cursus classiques pour un haut fonctionnaire au début du XXe siècle. Il le devient d’ailleurs dès l’âge de 23 ans et commence à être actif en politique à partir de l’affaire Dreyfus. Il participe à développer la SFIO aux côtés de Jean Jaurès dont il est en quelques sortes le disciple, il fonde le journal L’humanité à ses côtés. Mais c’est en 1920 qu’il jouera un rôle déterminant dans l’histoire politique française en refusant d’adhérer à la troisième internationale lors du Congrès de Tours. C’est ainsi que va être provoquée la scission des gauches qui court toujours aujourd’hui. L’affrontement entre révolutionnaires et sociaux-démocrate s’inscrit encore dans les divergences entre la France Insoumise et le Parti Socialiste. Les deux courants réussiront tout de même à s’allier pour les élections de 1936 et Léon Blum pourra mener sa politique en étant élu démocratiquement et en conformité avec les institutions de son temps. Il est donc à classer définitivement dans la sociale démocratie.

Ambroise Croizat oppose un tempérament totalement différent. Issu d’une famille prolétaire, il travaille à l’usine dès l’âge de 13 ans et se convertit vite au socialisme révolutionnaire. Il adhère, au contraire de Léon Blum, à la troisième internationale, et devient donc Léniniste. Il monte ensuite assez vite en grade puis devient l’un des principaux dirigeants syndicalistes avant la drôle de guerre. Il sera emprisonné durant celle ci suite à la criminalisation des communistes due au pacte germano-soviétique dans une prison à Alger dont il sera libéré lorsque les alliés s’empareront de l’Empire colonial français. Désormais dans la France libre, il lutte aux côtés du Général De Gaulle puis fera partie des assemblées constituantes d’après-guerre et surtout sera ministre du travail à la libération. C’est dans ce contexte, sans élections et sans opposition, qu’il va mettre en œuvre la sécurité sociale. Qui plus est en tant que syndicaliste puisque c’est la CGT qui le nomme aux assemblées consultatives du gouvernement.

L’idée d’un intellectuel des hautes sphères se battant pour le peuple semble donc mieux vue par nos manuels d’histoire que celle d’un prolétaire qui gravit les échelons à force de militantisme et d’activisme. Ce qui finalement n’est pas si étonnant que cela dans ce système de monarchie républicaine qu’est la Vème République. Il faut garder à l’esprit que nos institutions sont littéralement parasitées par des « experts » et des conseillers issus des hautes écoles qui peuplent tout les ministères, ajoutons encore que l’assemblée nationale est constituée très majoritairement de toutes sortes de notables issus des classes les plus hautes. De fait, notre modèle politique est technocrate tout comme l’est l’Union Européenne. La chose publique serait finalement un métier réservée à ceux qui l’ont étudiée. L’exemple d’un Croizat ouvrier syndicaliste n’ayant reçu aucune éducation politique avant son adhésion au PCF fait tâche dans l’histoire. Et il suffit de voir le traitement infligé par le PAF à Philippe Poutou pour voir où nous en sommes aujourd’hui. La réalité, pourtant, nous apprend que le Parti Communiste formait politiquement ses militants et en faisait parfois de très bons orateurs. Georges Marchais était lui aussi passé par là mais ça aussi, l’historiographie préfère l’oublier.

 

Négocier le capitalisme ou éliminer le marché ?

Le congrès de Tours a donc vu la naissance d’une division que l’on peut encore qualifier d’éternelle puisque toujours très présente dans les problématiques du socialisme aujourd’hui. Faut-il changer les choses en respectant les règles, ou plutôt renverser la table pour avoir les mains libres ? Avec le temps, le réformiste et le révolutionnaire sont devenus de véritables opposants politiques. François Hollande aura fini d’entériner la scission avec un quinquennat qui aura consacré la conversion de la sociale-démocratie au capitalisme. Comme tout ses prédécesseurs il se sera rapproché du centre, et le premier d’entre eux fut Léon Blum.

‘ Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage.’

C’est ainsi que Jean Jaurès s’exprimait à la chambre en 1895. Les débuts de la SFIO s’inscrivaient totalement dans la démarche de la révolution prolétarienne. C’est là que se trouve sa base idéologique. Comment alors expliquer son descendant, le Parti Socialiste de Manuel Valls et Emmanuel Macron ? Et bien il faut passer par Léon Blum. Car les accords de Matignon, bien qu’ils furent les bienvenus et constituèrent un indéniable progrès furent finalement une simple négociation sur les modalités du capitalisme. Réduire le temps de travail, établir des conventions collectives et octroyer des vacances ne retire rien au marché mais le force juste à se moraliser. Les congés payés vont même lui permettre de développer de nouveaux secteurs, les producteurs de bicyclettes en furent sûrement très heureux. Il n’y a pas de remise en cause du système de production ou de la propriété mais seulement une amélioration des conditions d’applications du travail. C’est ici que l’on peut noter la conversion totale de la SFIO de Blum au réformisme après 1920. Il n’y a déjà plus de révolution et le Front Populaire porte en lui le germe de virus Macron. On peut d’ailleurs ajouter que Léon Blum renonça au contrôle des changes qui aurait contrebalancé la hausse des prix qui rendit caduque les revalorisations salariales des plus mal lotis. Pour la realpolitik, pour l’alliance Britannique. L’adaptation au contexte est le leitmotiv de la social-démocratie et il s’illustre parfaitement dans cette période de l’histoire. Le pragmatisme est une constante du capitalisme contemporain, il semble donc très logique de voir cette gauche là favorisée de son point de vue. C’est bien sûr ce genre d’observations qu’il réécrit l’histoire.

L’opposition avec les communistes se trouve d’autant plus amplifiée que 1945 s’est parée d’une tout autre couleur. Rouge vif. Il faut se représenter ce qu’à permis un tel rapport de forces -inédit dans l’histoire française-. Une sécurité sociale basée sur la redistribution des richesses, transitant le revenu du riche au pauvre et ne basant plus la survie sur le simple fruit du travail mais sur la solidarité de la société est un principe totalement novateur et révolutionnaire. Ce qu’a mis en œuvre Ambroise Croizat avec son équipe, ce n’est ni plus ni moins que la soustraction du tiers de la richesse nationale au marché. Son principe est fondamentalement opposé à la philosophie libérale puisque celle ci prône l’équilibre par la fameuse « main invisible ». Avec la sécurité sociale apparaît un main parfaitement visible qui est celle du prélèvement à la source, inscrite sur les fiches de paie et sur les comptes des entreprises. Il faut encore ajouter à cela que les régimes ne seront gérés ni par le patronat, ni par l’État, mais par les représentants syndicaux, ce qui fait que le blindé de l’égalité en France est conduit par les travailleurs eux-mêmes, entérinant totalement l’élimination de la force capitaliste du système. On comprend maintenant pourquoi François Fillon veut l’amoindrir, lui qui est soutenu par quelques grands industriels. La droite à en effet toujours cherché à affaiblir les effets des réformes de 1945. Le statut de la fonction publique apparaît dans le même temps et investit des employés de l’État au service des personnes et non pas du profit. Une autre révolution dans les mentalités. Ces mesures ne sont rien d’autre que la concrétisation partielle de l’idéal socialiste puisqu’il s’agit de mettre l’économie au service de l’humain plutôt que de l’argent. Et c’est pour cela que les américains nous qualifient souvent de dangereux communistes. Ambroise Croizat est le nom qui devrait être collé sur cette évolution monumentale qui reste à ce jour la plus grande révolution sociale en France.

Tout le monde sait que notre protection sociale existe mais bien plus rare sont ceux qui peuvent y associer une date et un nom. Et pour cause, comme je le disais au début, son fondateur a été effacé des manuels scolaires à l’instar des grossières manipulations staliniennes. Mais ne dit-on pas parfois que le libéralisme n’est qu’un totalitarisme blanc ? On est en droit de se poser la question à l’heure de l’info en continu et de la surmédiatisation de certains sujets face à la disparition d’autres. Il est de bon ton de rappeler les horreurs du goulag et d’y résumer l’épopée communiste. Ou de faire avaler aux lycéens des chapîtres sur « les totalitarismes » mêlant nazisme, marxisme et fascisme parce qu’ils se vaudraient tous*. Mais si j’y refais un tour y verrai-je les influences patronales dans la montée des extrêmes-droites dans les années 30 ?* Croizat et son œuvre s’inscrivent complètement en faux de la doxa dominante, les principes qui y sont associés sont tout simplement à l’opposé de ce qui s’apprend aujourd’hui dans une école de commerce. A savoir le TINA cher à Thatcher et le chacun pour soi et Dieu pour tous dans un monde où la menace du chômage s’inscrit en filigrane dans la vie de n’importe quel jeune qui n’est pas issu des classes dorées. Si 45 disparaît mystérieusement, c’est parce cette date symbolise en France ce que l’on pourrait appeler « There is an alternative ». Une idée chère à Bernard Friot qui aimerait étendre le concept à l’ensemble de la société.

 

La défense d'un héritage, la fierté de notre passé

Je crois, en tant que socialiste convaincu et insoumis, qu’il est très important de ne pas nous détacher de notre histoire et de notre héritage. Faire connaître Croizat et son combat, chanter l’internationale, se souvenir du rôle du PCF dans l’éducation politique et culturelle des fils d’ouvriers, c’est assumer un passé et un héritage. Non, nous n’avons pas honte ! Nous sommes fiers d’être les héritiers du plus beau système jamais imaginé par une tête française. Car que serait la vie sans cette sécurité sociale ? Avec le chantage à l’emploi que nous subissons aujourd’hui ? C’est pour cela qu’il faudra toujours rappeler qu’en France jamais un communiste n’a envoyé qui que ce soit dans un goulag ou instauré un État policier. Non, c’est l’extrême-droite qui bénéficie de ce monopole. Au lieu de cela, des communistes en France ont montré que l’on pouvait faire autrement, puis l’ont appliqué, et de façon si pérenne que nous en bénéficions encore aujourd’hui. Alors, avec tout le respect que j’ai pour Léon Blum, il serait peut-être bien qu’il finisse par partager l’affiche avec l’autre héros de notre classe laborieuse.

 

 

*Lire les articles du Manuel d’histoire Critique édité par le Monde Diplomatique à ce sujet


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25 réactions à cet article    


  • kalachnikov lermontov 4 avril 15:15

    La défense d’un héritage, la fierté de notre passé.

    http://felina.pagesperso-orange.fr/social/programme_cnr.htm


    • kalachnikov lermontov 4 avril 15:27

      « Compte tenu de sa composition, le programme de gouvernement que le conseil National de la Résistance a élaboré et présenté le 15 mars 1944 a fait l’objet d’un consensus extraordinaire dans la société française pendant près d’un demi-siècle. Il est rétrospectivement permis d’affirmer que le programme du CNR représente le meilleur consensus historique jamais trouvé pour permettre aux Français de vivre heureux tous ensemble.
      Or, c’est ce programme de consensus général qui est remis en cause, systématiquement depuis au moins deux décennies, par la ’construction européenne’ et par l’oligarchie financière et industrielle qui la soutient.

      C’est pourquoi le programme présidentiel de François Asselineau, présenté ci après, s’inspire étroitement de ce programme du Conseil National de la Résistance, tout en veillant à l’adapter aux conditions de 2017 »

      https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2011/01/Programme-Francois-Asselineau-2017.pdf


    • marceau 9 avril 21:53

      @lermontov



    • marceau 9 avril 22:25

      @marceau

      Extension des assurances sociales à tous les salariés

      À l’instauration du régime de Vichy, les assurances sociales (l’actuelle assurance maladie, couvrant maladie, maternité, invalidité…) sont déjà bien en place depuis 1930 (loi du 30 avril 1930), du moins pour les salariés du commerce et de l’industrie dont les salaires ne dépassent pas un certain plafond.

      En supprimant en 1942 le plafond de rémunération pour participer au système, l’État français étend les assurances sociales obligatoires à tous les salariés[


      Création de l’allocation au vieux travailleur salarié (AVTS)

      En 1941, l’État français crée l’Allocation des vieux travailleurs salariés (AVTS), destinée à apporter un complément de ressources aux plus de 65 ans ne disposant pas de revenus suffisants. Elle est distribuée à plus de 1,5 million de personnes sous le régime de Vichy[33].

      L’AVTS, conservée après 1945, est devenue la base (le « premier étage ») du Minimum vieillesse créé en 1956

      Création de la retraite par répartition

      Le régime de Vichy modifie profondément le système de retraite français en remplaçant la retraite par capitalisation (rendue obligatoire en 1930) par la retraite par répartition. Selon l’économiste Jean-Marie Harribey (université de Bordeaux), en 1941, « le régime de Vichy transforme ce système qui fonctionne par capitalisation, ruiné à la suite de la crise, en système par répartition[34] ». Le Conseil d’orientation des retraites explique que, malgré les lois de 1910, 1928 et 1930, « le nombre de travailleurs exclus de tout droit à la retraite demeure important. Les projets de réforme se multiplient et, finalement, une loi de 1941 met en place, à titre provisoire, un système d’assurance vieillesse des travailleurs salariés fonctionnant par répartition et offrant un niveau minimum de pension à l’ensemble des salariés[35]. »

      Le Dr Philippe Rault-Doumax (médecin et économiste de la santé), précise que « Pour amorcer son fonctionnement, l’État français, aidé par d’anciens dirigeants CGT, y affecte les fonds de retraite capitalisés depuis 1930[36] »

      Ce système est intégré en 1945 dans la Sécurité sociale qui va le généraliser et le pérenniser.


    • marceau 9 avril 22:30

      @marceau

      Protection sociale

      La politique du régime de Vichy se caractérise par des mesures d’extension de la protection sociale. Les historiens Philippe-Jean Hesse (Université de Nantes, ancien président du Centre d’histoire du travail) et Jean-Pierre Le Crom (CNRS) relèvent « une extension importante de la protection sociale qui se manifeste par l’expansion du nombre de personnes couvertes par les assurances sociales et les allocations familiales, par la création de nouvelles allocations, par le développement des mutuelles et des œuvres sociales d’entreprise, enfin par l’explosion d’une philanthropie instrumentalisée au profit du maréchal Pétain. Cet élargissement, qui doit peu aux Allemands, s’explique largement par les nécessités nées de l’Occupation. Bien qu’orienté à la marge par la politique inégalitaire et répressive du régime, il s’inscrit plus généralement dans le développement continu de l’État social depuis la fin du XIXe siècle. […] La plupart des textes promulgués sous Vichy sont prorogés à la Libération, notamment le supplément familial de traitement pour les fonctionnaires et les retraites par répartition. »[32].

      Ces mêmes historiens estiment que « Ces cinq années vont être marquées par un développement privilégié de l’État providence : les cotisations sociales qui représentaient, en 1939, 25 % des salaires et 11,4 % du revenu national passent respectivement à 30 % et 14,4 % » en 1944.

      Création du principe d’un salaire minimum

      La Charte du travail de 1941 pose, pour la première fois dans le droit social français, le principe d’un salaire minimum (articles 54 et suivants). Jusqu’alors, les revendications syndicales ne portaient que sur l’institution de salaires minimum par profession et par région, fixés par convention collective.

      Selon l’Institut supérieur du travail, dans son histoire du SMIC, « C’est la Charte du travail promulguée le 4 octobre 1941 qui a ouvert la voie. Il y est parlé d’un « salaire minimum vital » et cette notion a nécessairement un caractère universel : le minimum vital est le même, pour tout le monde, quelle que soit la profession. Reste que le coût de la vie n’est pas partout le même ce qui était beaucoup plus sensible alors qu’aujourd’hui. On avait donc divisé le pays en une vingtaine de « zones de salaire », avec chacune un taux différent du salaire minimum, mais tous les salaires minima procédaient dégressivement de celui de la zone 0 (Paris) selon un pourcentage fixé : zone -2,5 %, zone -4 %, etc. ce qui permettait de maintenir l’unité tout en respectant la diversité. Ce système des zones ne devait disparaître qu’en mai 1968 : il n’y avait alors plus que deux zones »[31].

      . La charte du travail est annulée par le Gouvernement provisoire de la république française le 27 juillet 1944, mais le salaire minimum vital est recréé le 31 mars 1947[réf. nécessaire]. Il sera remplacé en 1950 par le SMIG


    • Jao Aliber 4 avril 15:27

      « Le grand gagnant de la bataille des idées, c’est le libéralisme ».C’est plutôt le social-libéralisme ou le réformisme.Sans les conquêtes du réformisme au 20 e siècle, que votre article décrit excellemment, c’est la misère du capitalisme du 19 e siècle que Marx décrit dans son livre 1.


      C’est une erreur scientifique de séparer la classe ouvrière et la bourgeoisie.Certes, elles sont en opposition permanente mais elles forment une unité : le lien salarial, l’entreprise .Et cette unité l’emporte sur leur opposition.A ce lien économique, correspond politiquement, le réformisme= unité politique entre salariés et capitalistes.

      Touts les partis actuels(de l’ extrême droite à l’ extrême gauche) l’ont compris mais proposent différentes « solutions » pour maintenir cette unité.Donc chaque grand parti s’adresse à toutes les classes(capitalistes, salariés et chômeurs) dans le but de maintenir le salariat.

      Par exemple, le PS sait que la classe des salariés tombe et ne manquera pas de tomber.Mais pour rallier à l’idéologie du salariat la nouvelle classe des chômeurs, qui monte et ne manquera pas de monter, il propose le revenu de base, le minimum vital. Le minimum vital pour la majorité du peuple voilà l’avenir qu’offre le réformisme.Il est au bout du rouleau.Mais le revenu de base lui aussi ira en s’abaissant, et cela ne dépend pas de la volonté d’aucun parti.C’est une loi économique.L’abolition du salariat est inévitable.

      C’est seulement dans la classe des chômeurs que le salariat se brise, que l’union entre capitalistes et salariés, et donc le réformisme, vole en éclats.Avec la montée de cette classe s’ouvre une nouvelle époque révolutionnaire au carré.C’est à dire une révolution de la révolution.Pourquoi ?

      1° Parce que mettra fin à la domination de la superclasse capitaliste formée par les classes capitalistes et salariés.

      2° Parce que dans les révolutions précédentes, on remplaçait une propriété privée par une autre : la propriété féodale a remplacé la propriété esclavagiste, la propriété capitaliste a remplacé la propriété féodale, la propriété privée d’Etat a remplacé la propriété féodale en URSS,etc.
      Dans la révolution actuelle, c’est la propriété privée(profit, salaire,etc.) qui est supprimée.


      • leypanou 4 avril 16:02

        Pour une Europe sociale ? Commencez par pouvoir faire une France sociale déjà, i.e gagnez les élections, ce qui se passe en Lettonie ou Lithuanie ne vous regarde que de très loin.

        Quant à une nouvelle internationale, pareil : pour le chômeur ou le sans dents, ce n’est pas le premier de ses soucis. Les 250 millions de réfugiés climatiques que JL Mélenchon a sortis lors de son passage lors de l’émission politique lui ont coûté un max chez les électeurs défavorisés.

        Cela étant, l’article est très bien car il rappelle une histoire mal connue de la Sécurité Sociale que F Fillon et toute la clique des réactionnaires veulent démanteler.


        • Alexandre Jassin Alexandre Jassin 4 avril 17:31

          @leypanou
          Les réfugiés climatiques sont victimes d’un problème global ! Et comment pourrait-on régler un problème global au niveau national ?


        • JC_Lavau JC_Lavau 4 avril 18:57

          @Alexandre Jassin. Pff ! « réfugiés climatiques »... Vous gobez n’importe quoi.



        • JC_Lavau JC_Lavau 4 avril 19:15

          @Alexandre Jassin. Organe de propagande privé, Wikipedia fraude, sous l’honorable couverture de « Je fais une encyclopédie ».
          Exemple : 

          http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/fraude-nulle-trace-de-corpus-152331

          Fraude : nulle trace de corpus expérimental soutenant « acidification des océans »

          La plus grosse entourloupe porte sur la négation de l’érosion chimique des continents.


        • JC_Lavau JC_Lavau 4 avril 19:24

          @Alexandre Jassin. Tant qu’ils sont payés pour, c’est quoi le problème ?


        • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 4 avril 17:24

          Outre la sécu et le système de retraites, on doit à Ambroise Croizat les comités d’entreprise, le statut des délégués du personnel, les conventions collectives, la prévention et la réparation des accidents du travail, le régime des prestations familiales. En vingt-huit mois, il a accompli une œuvre considérable que certains gaullistes attribuent à tort à leur idole. Ces mesures n’ont pas été imposées par la force au peuple qui était en osmose avec lui, mais aux autres composantes du GRP, et en particulier les RI et le MRP.

          Sa puissance s’appuyait en effet sur un rapport de forces né de la résistance et il avit pu imposer ses idées par des formules telles que : « Si vous ne signez pas ce texte, je lâche les chiens » (en évoquant la perspective de grèves qu’il pouvait déclencher d’un claquement de doigts).


          • JP94 4 avril 17:45

            @Jeussey de Sourcesûre

            Exactement.

          • julius 1ER 4 avril 18:12

            c’est bien de remettre en perspective ce qu’ ont été les « conquêtes » de la Libération et de citer B Friot (et son salaire à vie) ...


            mais où il y a « hiatus » dans l’exposé et dans ce qu’on pourrait appeler maintenant les "conquêtes du 21 ie siècle, c’est que maintenant l’idée de transformation de la vie sociale, économique, et sociétale est en panne à cause du désengagement idéologique de la Gauche qui ne propose rien de nouveau en fait ... 
            promettre par exemple une 6 ie semaine de CP, n’a pas de sens en ayant 6 millions de chômeurs et autant d’exclus ...
            cela équivaut en fait à créer une sorte d’élite ouvriers/ employés qui continueraient à bénéficier d’avancées sociales ou sociétales alors qu’une grande partie du peuple en serait exclue....
            objectivement cela serait entériner une sorte de hiérarchie des valeurs !!!

            la Révolution du 21 ie siècle sera la mise en place du Revenu Universel que Friot appelle le salaire à vie ou Llabres le Revenu par dividendes car il consistera à mettre en place une autre valorisation de l’activité non-marchande potentiellement porteuse d’activités mais qui ne sont pas assez lucratives pour que le Capitalisme s’y intéresse .... 

            c’est aussi là que le peuple doit s’engouffrer pour se réapproprier l’économie et changer de valeurs car l’Ubérisation de la société n’est qu’un avatar du Capitalisme et n’apporte rien à la classe des prolétaires si ce n’est que laisser la portion congrue à la masse des exploités !!!

            mais là je pense que malheureusement à Gauche Hamon est le seul à percevoir les potentialités du RU mais à minima puisque personne ne pousse à la roue, ni l’extrème-gauche , ni Mélanchon et encore moins Macron ni même les syndicats qui sont fossilisés dans une pensée économique qui appartient au siècle précédent !!!!!

            • Alexandre Jassin Alexandre Jassin 4 avril 19:10

              @julius 1ER
              Je suis d’accord, la mécanisation va nous forcer à revoir notre rapport au travail et à l’emploiet j’adhère aux idées de Mr Friot. L’article vise surtout à réhabiliter la mémoire du mouvement communiste, devenu mouton noir de la politique durant les dernières décennies. Et aussi à mettre en perspective la lecture libérale de l’histoire : sociale démocratie plutôt que situation de dictature du prolétariat... C’est plus vendeur pour le patronat !


            • Croa Croa 4 avril 18:38

              Merci à l’auteur pour cet hommage à Crozat qui le mérite bien.
              *
              Si le personnage est resté dans l’ombre ce n’est pas seulement parce que c’est un coco mais surtout je pense pour faire le moins de publicité possible à son œuvre. Ce n’est pas un hasard si tout cela est en cours de démolition.... Comme dit l’autre ils y ont mis le temps mais ça y est tout ça va disparaître !
              *
              Celui qui se cache le moins c’est Fillon mais c’est Macron qui démolira ça vite fait et Hamon aura beau gesticuler et traîner, il obéira aussi finalement aux directives. Seul JL Mélenchon s’est engagé réellement à restituer à la Sécurité Sociale son rôle qui est de tout couvrir. (Car ça fait un moment que l’entreprise de démolition est déjà engagée et donc que la sauver ne suffit pas : Il faut aussi réparer les dégâts !)


              • legrind legrind 5 avril 09:48

                C’est simple : toute le tiers-monde afro islamique continue de débarquer il n’ya plus de Sécu.


                • leypanou 5 avril 10:26

                  @legrind
                  toute le tiers-monde afro islamique continue de débarquer il n’ya plus de Sécu. : faites déjà rentrer les plus de 1,5 million de Français à l’étranger, on en reparle après.


                • legrind legrind 7 avril 13:35

                  @leypanou
                  Je ne crois pas que les français à l’étranger soient des familles nombreuses qui vivent au crochet du système social des pays où ils sont expatriés.


                • alanhorus alanhorus 5 avril 10:20

                  Quand on encens un socialiste je ne peut m’empêcher de’ penser à Mitterrand et ses potes charles hernu et jean andré faucher.
                  http://turquetto.blogspot.com/2013/06/jean-andre-faucher-charles-hernu-et.html
                  http://clamartcity.blogs.com/clamartcityweblog/2007/11/les-francs-maon.html
                  Curieux tout de même que le « cousin » commun Léon Faucher fut marié avec la fille d’un rabbin alors que jean andré faucher protégeât Hernu qui déporta une famille juive de Grenoble dans un silence assourdissant.
                  Bizarre vous avez dit bizarre ? comme c’est bizarre.


                  • Spartacus Spartacus 5 avril 10:34

                    Oui ce souvenir du rôle du PCF......

                    Qui au nom de l’alliance soviéto-bolchevique a proposé ses services à l’Allemagne.
                    A incité les ouvriers a détruire l’effort de guerre des Français et a accueilli avec une fête les allemands à st ouen l’aumone.

                    Oui le PCF qui a formé et incité à la planification agraire des cadres Kmers rouges à Paris qui débouche sur 1.5 millions de victimes....

                    Et ces types dégelasses comme Boudarel cet assassin qui a réussi avec les cadres communistes a mourir dans son lit protégé par ces enculés qui lui ont trouvé un poste à l’éducation nationale après qu’il a assassiné des dizaines de personnes au Vietnam dont des dizaines de Français....

                    La majorité des FdG sont des fonctionnaires ou salariés des entreprises publiques hypocrites quasi tous fonctionnaires, qui cotisent moins et partent plus tôt et reçoivent plus, sont les corporations privilégiées de la sécu.
                    Tu m’étonnes que cette caste corporatiste fasse l’apologie de leur profit social à la charge des autres...

                    • marceau 5 avril 18:27

                      Le PCF en 40 condamnait la guerre contre l’Allemagne comme étant une guerre impérialiste.

                      Le PCF appelait ses militants à refuser la conscription et même à déserter.

                      Le PCF envoya ses militants saboter nos usines d’armements.

                      Le PCF, dés l’occupation appelait à la fraternisation entre les ouvriers français et les soldats allemands (article de l’huma)

                      Thorez a déserté et s’est sauvé en URSS.

                      La sécurité sociale doit, pratiquement tout , à William Beveridge , c’est lui qui dés 1941 établit un plan pour la mise en place d’un système de protection sociales, soutenu par Keynes, et par la plupart des pays occidentaux , qui sera mis en œuvre , dans beaucoup de pays, dès la fin de la guerre. Comme très souvent c’est la guerre qui favorise la mise en œuvre de réformes politiques et économiques importantes ainsi que l’apparition de progrès techniques qui améliore la vie des gens.

                      Le front pop est venu au pouvoir à l’occasion de la crise de 29, née aux USA, qui avait provoqué un fort ralentissement de l’activité économique au niveau mondial ainsi qu’ une augmentation importante du chômage dans tous les pays occidentaux.

                      Notons l’existence de situation similaire ayant à leur tour permis l’arrivée de la gauche socialiste au pouvoir.

                      En 81 Mitterand accède au pouvoir .Ce fut la conséquence directe de la crise pétroliére des années 70 lorsque le prix du pétrole doubla en 74 et quadrupla en 79 (effet directe de la guerre perdue par le monde arabe en 73 contre israël ). L’activité économique ralenti brusquement ,e chômage augmenta.

                      En 12 Hollande accède au pouvoir. Ce fut la conséquence directe de la crise des « subprimes » (imputable à Clinton) qui provoqua un brusque ralentissement de l’activité économique mondiale ainsi qu’une forte augmentation du chômage.

                      C’est donc toujours un contexte de crise économique (née à l’étranger) et d’augmentation du chômage, qui permet à la gauche d’atteindre la pouvoir.

                      La gauche profit à chaque fois d’un effet d’aubaine, elle se fait élire en promettant de créer des emplois, ce que ses adversaire n’ont pas su faire.

                      Pour « créer des emplois » la « recette » est toujours la même. On va travailler moins et partager entre un plus grand nombre le travail qui se raréfie.

                      En 36 ce fut la semaine de 40h , les congés payés (non pas une mesure sociale pour permettre aux ouvriers de partir en vacances, mais un moyen d’employer des chômeurs pour remplacer ceux qui partent ainsi en vacances) et troisième mesure le renvoie des travailleurs étrangers dans leurs pays pour libérer des emplois pour les français (la seule mesure qui eu des effets positifs pour l’emploi).Mais sur cette dernière mesure la gauche honteuse évite de l’évoquer .

                      En 81 Mitterand promet de créer des emplois en épousant la même logique travailler moins pour partager le travail qui se raréfie .Ce sera la retraite à 60 ans, 5eme semaine de congés payés, réduction du temps de travail, embauche dans l’administration....Ces mesures ne feront que ralentir l’augmentation du chômage qui poursuivra sa course folle , surtout après la « virage de la rigueur », façon élégante d’indiquer la fin du gaspillage de l’argent public .

                      En 12 Hollande se fait élire en indiquant que « son ennemi c’est la finance » et en promettant de renégocier le « pacte budgétaire européen » .Cela ne se fera jamais et le pays verra sa courbe du chômage continuer à augmenter (660 000 en 5 ans)

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