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Accueil du site > Tribune Libre > Wareware 2.0 : bienvenue dans le cyber-vide

Wareware 2.0 : bienvenue dans le cyber-vide

Comment devenir riche et célèbre avec le Web 2.0 ? Si vous avez un tuyau, n’hésitez pas à me le communiquer.

Tu ne sais pas ce que c’est qu’un flux RSS ? Tu es incapable d’expliquer en quoi le Web 2.0 diffère du Web normal ? Tu penses que Linux est toujours aussi ininstallable qu’il y a dix ans ? Tu crois que bluetooth a tué ses sept femmes et que WiFi est le frère de Riri et Loulou ? Tu ne vois pas l’intérêt de payer un abonnement pour recevoir TF1 sur ton téléphone portable ? Bravo, tu as probablement raison. Dans le cas contraire, bienvenue dans le monde merveilleux du wareware 2.0, l’univers.com des e-gogos du cyberspace de demain.

Comment développer un wareware 2.0 ? C’est simple coco : à la base, il faut un concept. Mais non, ne te creuse pas la tête comme un imbécile, il suffit de piocher dans le vaste réservoir de business-plans boiteux qui naquirent et moururent en 1998-2000 pendant la précédente bulle Internet. Tu ouvres le business-plan dans Word, tu fais ctrl-H, tu remplaces "wap" par "flux RSS" et "oo" par "2.0", tu sauvegardes et tu imprimes. Allez, fixons les idées, on va dire que tu as inventé un langage de formatage des textes et des images par un système de balises, directement interprété par tous les navigateurs du marché, et dont la syntaxe facilite l’apprentissage par des développeurs néophytes. Mais attention : DEUX POINT ZERO.

Bon, une fois que tu as ton dossier sous le bras, il faut faire connaître le bousin. Jadis, les Australopithèques allaient dans les "First Tuesdays" pour rencontrer des e-vieuxfriqués et faire voir les couches malpropres de leur cyberbébé. Mais le monde a changé, on n’est plus au Moyen Age que diable ! Inutile de mettre une cravate et de te cailler les meules dans le RER à la Défense à une heure du matin, tu peux faire ta com peinard depuis chez toi, en charentaises, en postant un article sur AgoraVox, un autre sur Wikipedia, un troisième sur ton skyblog. N’oublie pas d’être abscons, obscur et jargonneux, il ne faut surtout pas qu’on puisse comprendre ce que tu vends. D’ailleurs, ce n’est pas compliqué d’être obscur, ton concept se caractérisant à la base par sa nébulosité cumulonimbesque.

Oh, j’oubliais, il faut aussi un site de démo. Pour ça, pas besoin non plus de te creuser la cervelle, tu trouveras bien une grosse tête de normalien qui s’ennuie à faire du cobol dans sa banque et qui a une idée "géniale" à te refiler. Laisse-le faire à sa guise, et ne cherche surtout pas à comprendre ce qu’il fait. Si tu as besoin de développeurs, n’oublie pas le grand avantage du monde GNU : encore plus fort que les ouvriers chinois qui fabriquent des Nike à deux dollars par jour, il existe des informaticiens bénévoles qui te pondent des kilomètres de code pour zéro euro par jour, comme ça, par amour de l’art, pour en être, pour "écrire l’histoire", pour devenir célèbre comme Linus Torvalds (toutefois quand on considère qu’il a suffi à Lindsay Lohan d’oublier de mettre une culotte pour devenir incomparablement plus célèbre que le susnommé geek, ça relativise un peu l’ambition). En pratique, ça donne toujours des applications un peu boiteuses, des normes diffuses, des graphismes soviétiques, des interfaces intuitives du genre "mais c’est simple, il suffit d’aller dans le X-shell optimizer (version 7.05.91 minimum) et de taper %root/ -r -R -a [#00F4C318] > mandatory_08. t.bin et le driver se compile quasi tout seul". C’est pourri, mais l’essentiel, c’est que tu aies un site de démo pour ta technologie révolutionnaire 100% pompée sur l’existant.

Normalement, si tout va bien, on parle de toi sur les forums à la mode. Profites-en, ça ne va pas durer. Car la caractéristique du wareware 2.0, c’est que ton concept passera directement de l’état "buzz d’enfer" à l’état "c’est encore vivant cette vieillerie ?" en trois mois, sans avoir eu le temps de passer par la phase d’exploitation pratique, sans même que les internautes en aient, dans leur immense majorité, seulement entendu parler. Direct de l’immaturité à l’obsolescence. C’est comme ça. Un concept fumeux en chasse un autre, telle est la cruelle loi de la jungle (2.0).

"Et comment je gagne de l’argent avec ça ?", me demanderas-tu alors, légitimement anxieux ? Ah, ben là, c’est plus compliqué. Le wareware 2.0 n’est pas fait pour gagner de l’argent. C’est pas prévu pour. Pas le temps, ça ne rapporte rien. Note bien, ça ne coûte rien non plus. Et puis au moins ça ne dégage pas de gaz carbonique. C’est une machine qui consomme du néant et le transforme en vide. C’est Dada appliqué à l’économie. Jadis, au Paléolithique, tu aurais eu quelque chance de trouver un business angel aux poches pleines, tu aurais embauché des stagiaires payés en stock-options que tu aurais fait trimer seize heures par jour dans ton atelier clandestin de la rue de Clery pour préparer ton IPO sur le NASDAQ, et avec de la ténacité, pas mal de culot et beaucoup de chance, tu serais devenu millionnaire à vingt-cinq ans. Mais ce coup-ci, ça ne marche plus. Parce que le temps ne s’écoule pas à la même vitesse pour tout le monde. Pour toi, petit scarabée, les six ans qui nous séparent de la dernière bulle Internet, c’est loin, si loin, quasiment mythique... entre Du Guesclin et les croisades. Par contre, pour les financiers et les petits porteurs, c’était hier. C’est un peu comme aux informations, quand il y a une catastrophe, on est plus émus par la disparition de trois jeunes imbéciles qui faisaient du hors-piste à Morzine que par la mort de deux mille Indonésiens dans un tremblement de terre, c’est le célèbre rapport mort/kilomètre qui doit rester constant. En finance, il y a un phénomène semblable, le rapport années pour oublier/briques perdues. Là, il faudra pas mal d’années pour oublier.

Comme on dit en Bourse, on peut tondre plusieurs fois le même mouton, mais il faut attendre un peu que ça repousse.


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28 réactions à cet article    


  • angelo (---.---.204.252) 20 décembre 2006 12:57

    Bien marrant, merci pour ce bon moment de franche rigolade.


    • seb59 (---.---.180.194) 20 décembre 2006 13:40

      Pffff....

      Article completement dépassé ! Le Wareware 3.0 for Mobyle est deja sorti !

       smiley


      • Fvr (---.---.145.136) 20 décembre 2006 13:46

        Très bonne analyse :)
        À un détail près... il y a une différence entre la bulle 1.0 et la période actuelle. Dans la bulle 1.0, pas besoin de business plan puisque le web c’était le nouveau monde.
        Actuellement, il faut un business plan mais pour ça la réponse est toute faite : la pub. Depuis que Google vit de ça, c’est le nouvel eldorado !! :)


        • tod elber (---.---.11.57) 20 décembre 2006 13:57

          Sympa...

          De mon côté, j’avais aussi posté un truc du genre sur wikio, juste pour rigoler, aller je vous le copie ci-dessous :

          Le WEB 2.0 : c’est mieux que la solution, c’est la vision de votre révolution !

          Maintenant soit libre d’entendre :

          On s’engage fermement à te (nous nous connaissons, le tutoiement s’impose) à t’élaborer un outil de dernière génération avec lequel tu pourras partager des inépties sous toutes leurs formes : photos, vidéos, tout ce qui pourra t’aider à laisser une trace numérique indélébile. Tout cela (reprends ton souffle), avec des idiots que tu ne connais pas et que sans doute tu n’aimerais pas connaître.

          Par soucis d’ouverture, tu pleurnicheras des gamineries sous couvert d’anonymat ou tu chanteras les quantiques que tu te réserves à tue-tête. Avec le temps et en y réfléchissant, tu te focaliseras peut-être sur une idée, un concept, un domaine dont tu espères, cela sans prétention aucune, détenir les clefs.

          Après quelques efforts, la loquace mais toujours pertinente personne que tu te savais être disposera enfin d’un terrain propice à l’évolution des consciences. La bravoure et la justesse de son propos réveillera les foules endormies.

          Lassé de ces louanges, tu te metteras à catégoriser l’information de manière à retrouver les maigres et pauvres schémas intellectuels que tu avais ébauchés lors de fins de soirées trop alcoolisées.

          Coopérants, nous t’offrirons généreusement d’augmenter ta visibilité systémique : la possibilité de compiler ton « grand tout » dans un flux unviversel interconnectable. Ton impact n’aura que les limites que tu auras bien voulu lui fixer... On te fournira également une interface de référencement automatique des produits proposés par les bandit-marchants du net. Afin que toi-même, tu arnaques tes amis pour finalement toucher une commission misérable, cela en toute confiance et de manière sécurisée.

          De notre côté et avec ton accord tacite, nous procéderons à l’évaluation de ton profil marchant. Nous t’atteindrons par-delà la montagne de ton insouciance. Et meme si ton niveau cognitif est assez déséspérant, nous utiliserons tes connaissances pour afiner nos algorithmes de contrôle. Nous n’aurons plus besoin de te convaincre.

          Le WEB 2.0, c’est l’avenir de l’humain et du dialogue mondial. Suivre ou devenir un prophète.

          Tod Elber


          • luisito luisito 20 décembre 2006 14:07

            Meme si je baigne dans le web 1.0 depuis que je suis bebe et dans le web 2.0 depuis ... (depuis quand deja ?), je suis bien d’accord avec toi, c’est du vent ! De la parlote, de la branlette intellectuelle, etc...

            98% d’accord et j’ai adore ton article.

            Mais... et alors ? Comme tu le dis si bien, au moins ca coute rien, ca occupe et ca fait pas de mal.

            Le 1% de desacord, c’est qu’il y en a qui en vivent de ce « vent ». Par exemple moi, employe d’une grosse societe d’info qui bosse pour des grosses boites de telephonie. Quand une de ces boite arrive a vendre un gadget a ses clients, ca me donne du travail, qui me donne mon salaire. Les gens qui achete ce gadget sont contents et moi aussi !!!

            Le 2e % de desaccord, c’est parceque je pense que le web 2.0 c’est pas vraiement du vent. A mon avis, ca cree un contrepouvoir politique, ca fait enfin debattre serieusement les gens, ca cree une intelligence collective.

            Par contre ta caricature de tout ca est excellente !!!


            • ndnm 8 septembre 2008 14:44

              "c’est parceque je pense que le web 2.0 c’est pas vraiement du vent. A mon avis, ca cree un contrepouvoir politique, ca fait enfin debattre serieusement les gens, ca cree une intelligence collective."

              Ce qui est du vent, c’est de faire croire que c’est un concept nouveau, une idée révolutionnaire... 
              c’est surtout internet comme il est depuis le début mais en plus joli (des videos à la place d’un texte en blanc sur fond noir) et plus accessible à tout le monde (une connexion de base ne coutant plus 3 mois de salaire d’un cadre), y compris à ceux qui n’y comprennent rien et qui du coup redécouvre l’eau chaude toutes les 5 minutes...

              En revanche, que l’usage se devellope et recouvre des domaines de plus en plus variés est effectivement un phénomène nouveau et interessant.

              ensuite, qu’il y ait du monde pour en vivre, il y a toujours des "bon samaritains" pour vivre de la naiveté des pigeons... 


            • UGH (---.---.29.83) 20 décembre 2006 14:41

              Article bien écrit et très « rigolard » Mais bon, web1.0, web2.0, on y trouve de tout, alors autant profiter du meilleur La richesse fonctionnelle et graphique des nouveaux sites, c’est quand meme bien agréable smiley


              • (---.---.81.145) 20 décembre 2006 15:22

                excellent !


                • lartiste (---.---.119.29) 20 décembre 2006 18:39

                  Cet article me rappel un site web consacré à Linux sur le même ton. Des articles, qui gratuitement vous font plier de rire du début à la fin, tellement ils sont criant de verité.

                  En fait, je serai d’accord à 100% avec l’auteur, si je n’avais pas découvert « le disque dur amovible ». Avec mes faibles moyens, combien d’installations de logiciels de toutes les couleurs ont été sauvagement effacé de mon disque dur à cause d’une instabilité du système ? et combien de mises à jour ? combien de pages tests ? Heureusement je suis devenu un Avatar (cd wikipedia : l’incarnation d’un dieu sur Terre) , un pseudo « presque » incoutournable, donc je ne regrette rien. smiley


                  • pingouin perplexe (---.---.92.29) 20 décembre 2006 21:58

                    Quel que soit le ton amusé/humoristique, l’auteur de cet article instille une critique de la communauté GNU/LINUX versant volontiers dans la caricature. De nombreuses distributions linux sont immédiatement fonctionnelles après installation, et demeurent stables. S’ajoute à cela un package de logiciels libres (applis bureautiques, audio/vidéo, graphisme, etc), dont la qualité n’est plus à démontrer par rapport au domaine du logiciel propriétaire. Il suffit par ailleurs d’installer parmi les distributions récentes une Mandriva, une Ubuntu, Aurox, Fedora Core, pour avoir un aperçu de la qualité des diverses interfaces graphiques proposées. L’utilisateur non informaticien fait désormais l’économie de passages par la console, et dispose d’un OS qui lui épargne virus, spywares, et autres incidents communs dans un autre environnement. Désormais, une certaine manière d’argumenter par rapport à la difficulté de Linux repose surtout sur un refus d’une notion du logiciel compris comme ouvert, partageable, et sans « boites noires ». GNU/Linux conserve intacte la possibilité pour l’utilisateur de vérifier que l’OS se limite à réaliser correctement ce pour quoi il a été acquis. Atout pour le moins précieux à une époque comme la nôtre...


                    • Asp Explorer Asp Explorer 20 décembre 2006 22:47

                      De nombreuses distributions linux sont immédiatement fonctionnelles après installation, et demeurent stables.

                      Je n’ai pas dû tomber sur la bonne distribution alors (pourtant vous la citez dans votre liste d’excellence). J’ai dû bidouiller le BIOS de mon PC (qui n’avait jusque là jamais bronché sous ZIN) pour que mon CD d’install de linux détecte mon disque - au demeurant parfaitement ordinaire. Puis j’ai passé une semaine à faire des allers-retour entre mon PC offline (où je voulais installer linux) et mon PC online. Tout ça pour installer des paquets dont les deux-tiers foiraient. J’ai abandonné quand je me suis aperçu qu’il était impossible de trouver un driver potable pour ma P4P800, une carte vidéo pourtant des plus banales. Ne trouvant pas acceptable de devoir rester en 800x600 tremblottant, j’ai reformaté mon disque (ah oui, évidemment, j’avais perdu ma partition zin) et j’ai réinstallé « l’ordinaire ».

                      Qui marche.


                    • Thomas Trolljaeger Thomas Trolljaeger 21 décembre 2006 10:47

                      On a dit que Linux est un produit réservé aux informaticiens. C’est on ne peut plus faux. Linux est un produit qui convient à l’utilisateur Lambda, dès lors qu’il se cantonne aux tâches courantes demandées à un ordinateur (à l’exception notable de la plupart des jeux), telles la bureautique, le butinage sur la toile, voire le domaine artistique (musique, dessin...).

                      Par contre, je le déconseille fortement aux informaticiens non linuxiens. Vous allez me dire, c’est quoi un informaticien, hé banane ? Question légitime au vu de la diversité que cache cette appelation. Par exemple, prenons un ’gars’ chargé du déploiement de la maintenance d’un parc informatique, qui sait bricoler une appli sous access pour répondre à un besoin ponctuel, qui forme ses collègues à la plupart des progiciels utilisés dans sa boîte. Sisi il y en a encore tout plein. Ou même un ’gars’ qui fait du développement ’pro’ avec ou sans AGL (bon, généralement avec) et qui peut même éventuellement avoir installé son serveur Apache avec php et MySQL sous Linux tout seul comme un grand, avec configuration de répertoires partagés Samba pour la mise à jour de son site sans passer par un FTP (donc, ce qui suppose une certaine connaissance de la gestion des droits)... Paraîtrait qu’on en rencontre. Et enfin, j’utilise ’gars’ comme terme générique, parce qu’il y a des filles aussi, hein, j’en connais.

                      Bref. Les individus ci-dessus décrits, qui à bon droit prétendent au titre d’informaticien, ont au mieux une connaissance fragmentaire de Linux, acquise sur le tas. Mais les voilà confrontés à ce système d’exploitation. « Pas de problème, c’est mon boulot, je devrais y arriver », se disent-ils innocemment. Hélas, ils viennent de mettre le doigt dans un terrible engrenage qui a déja broyé d’innombrables enthousiasmes, et laissé la plupart de ses victimes pantelantes et avec un égo meurtri. Car pour se faire obéïr de la machine, ils vont devoir se gaver de moult connaissances théoriques et télécharger maints bouts de programmes, parfois obsolètes, parfois contradictoires. Investir un temps énorme en recherche sur les forums, dans la lecture de documentation, puis en expérimentations diverses. Tout ceci pour en fin de compte, dans le meilleur des cas, acquérir une connaissance fragmentaire sur un sujet restreint, qui leur permettra enfin de réaliser une opération, un aménagement ou l’implémentation d’une fonctionnalité sur un serveur qu’ils ont toutes les chances de ne jamais avoir à refaire de leur carrière. C’est un peu comme les travaux à la maison, on découvre sur le tas et on fait un truc plus ou moins bancal, et effectivement quand on a fini, on sait le faire, mais on ne le refera plus jamais.

                      Enfin. Il est quand même des individus qui à force de volonté ou d’entêtement parviendront non seulement à obtenir le résultat qu’ils souhaitent, mais seront touchés par la grâce et arriveront à s’approprier l’outil et la démarche qu’il sous-tend. On nomme ces élus les Linuxiens. Mais je ne vous en parlerai pas plus aujourd’hui, d’une part parce que je crains les représailles, d’autre part parce que je n’ai pas le temps : il faut que j’installe la bibliothèque Calendar.so sur mon nouveau serveur intranet, le code que j’avais développé ne fonctionnant plus depuis que je suis passé à une autre version de Mandrake.


                    • (---.---.218.5) 21 décembre 2006 18:13

                      En meme temps, devoir modifier la config du bios pour pouvoir booter sur un cd n’a rien à voir avec la qualité du système d’installation. smiley Si le réglage du bios empêche le boot via cdrom, le fait que le cd d’installation soit celui d’une distribution linux, BSD, de windows ou d’un autre os ne change rien, il ne bootera pas sur cd. Point barre. Quant au fait que le driver de la carte graphique est inexistant ne fait pas de linux un mauvais os. Si le fabricant ne fournit ni pilote ni spécification c’est à lui qu’il faut adresser le reproche que le matériel en question ne fonctionne pas car l’écriture d’un pilote ne se fait pas par l’oeuvre du saint esprit... Quant à la ligne de commande, elle a ses avantages dans bien des domaines (à tel point que Microsoft s’en est rendu compte et à sorti un PowerShell risible à côté des possibilité du bash smiley) et n’est absoulement pas requise pour les tâches courantes.


                    • Asp Explorer Asp Explorer 22 décembre 2006 12:18

                      Ce n’est pas le CD que linux ne reconnaît pas, c’est le disque dur. Je mets les CD d’install de linux, il ne trouve pas mon disque dur, qui ne posait pourtant (et ne pose toujours) aucun problème à windows. Il a fallu que je modifie les paramètres du bios pour qu’il veuille bien considérer qu’il y avait un disque dur et s’installer dessus. Problème, il devenait du coup impossible de booter sur win (mais la partition existait toujours, les fichiers étaient accessibles depuis linux).

                      Je comprends fort bien qu’il puisse y avoir des gens motivés par l’apprentissage de linux, l’installation de paquets et autres configurations abstruses à coups de lignes de commandes longues comme le bras. Oui mais voilà, moi, j’ai besoin d’un PC pour bosser. Pas dans six mois, mais tout de suite. Je ne suis ni condamné à perpet, ni moine franciscain, j’ai autre chose à faire que me plonger sur des docs qui réfèrent à des docs qui réfèrent à des docs qui réfèrent à des forums en ouralo-ouzbèque sur les subtilités des slots de cartes mères.


                    • (---.---.218.108) 22 décembre 2006 13:31

                      Bravo, encore un ou deux ponsif et ça deviendra ridicule. Désolé du commentaire agressif, mais autant de cliché en une réponse, ça ennerve.

                      Ok, t’as pas réussi a installer linux sur ton PC. Mais ça ne veut pas dire que c’est infesable, ou que ça requiert une dextérité folle. Pas de chance. voila.


                    • Brch90 (---.---.139.186) 23 décembre 2006 09:25

                      Eh bien si linux s’installe bien j’ai envie de rigoler ! J’adore Linux, j’aimerais l’utiliser en permanence MAIS ! Même que je l’ai installé sur un P2 de bureau : kaella (paquets Debian) : tout fonctionne bien et en sécurité (320 Mo de RAM, la vielle RAM).

                      Néanmoins sur mon Presario 2528EA : la grosse merde :
                      - 3 versions de Kaella essayées (y compris la dernière) = échec !
                      - 4 ou 5 formatages complets du disque dur (après crash) pour installer un OS unique : Kaella (modem Speedtouch) = échec !
                      - avec cohabitation avec XP home, création de partitions 10 Go pour Kaella, 2 Go pour le swap, 1 Go pour cache et bien retour à la grosse merde ! LKe reste pour Micro$oft = échec ! Récupération du Master Boot Record avec DOS 6.22 (Fdisk/mbr) ... Sans commentaires ....

                      Bien sûr on me dira utilisez donc les liens qui expliquent comment faire cela sur Portable : c’est fait mais incompréhensible cela ne marche pas, et tous donnent une version différentes... => poubelle

                      On me dira d’utiliser un portable compatible (cf Compaq ohci et tout le reste) , mais un système doit pouvoir être utilisé avec tous les matériels au moins sans crasher (genre Kernel panic...) . Pour arrondir les angle et le reste je pourrais moi-même mettre les mains dans le cambouis.

                      Alors si un bienfaiteur veut bien m’envoyer un mode d’emploi compréhensible pour un humain ou une image disque dur (dd /hda1 etc...) ou encore ou un DVD utilisable autrement que pour faire fuire les oiseaux des arbres fruitiers : merci

                      Résultat : Compaq Presario utilise XP et pour l’instant cela marche, j’en ai marre de passer ma vie à essayer de paramétrer un OS impossible. J’ai acheté deux livres O’Reilly => échec J’ai même essayé FreeBSD => échec.

                      Ah si j’oubliais j’ai réussi un jour à installer Debian pur (Mutt etc) mais hélas nous sommes passé désormais au mode graphique ! Même si je sais utiliser la ligne de commande je n’ai pas le temps de programmer moi-même toutes les dépendances. Mon adresse temporaire pour qu’un savant bienfaiteur m’envoie le remède miracle : brucha@orange.fr

                      En résumé OUI linux est un système sécurisé et stable si bien paramétré (comme Windoze d’ailleurs) MAIS impossible à installer sans être un génie. Donc j’attends la suite ...

                      L’auteur de cet article possède beaucoup d’humour et a bien raison. 8-))

                      Computers are like air conditioning, they stop working when you open windows


                    • Simplement de passage ... (---.---.218.24) 26 décembre 2006 23:16

                      La P4P800 est une carte mère (Asus) et non une carte vidéo :)

                      Pour info, ma P4P800 supporte sa petite débian sans broncher depuis longtemps ....


                    • Zobo (---.---.165.253) 29 décembre 2006 16:13

                      ASP Explorer a pourtant raison. Mais rassure toi, toi aussi.

                      Peut être parceque la carte P4P800 gère en interne une sortie VGA en plus d’être une carte mère.

                      Linux c’est un peu comme Free... c’est génial tant qu’il n’y pas de couille dans le potage. Par contre en cas de problème... Vaut mieux passer à Windows et pas s’acharner :).

                      Un Windows vaut mieux que deux Linux tu auras.


                    • Zobo (---.---.165.253) 29 décembre 2006 16:47

                      Il me semble que le web 2.0 n’est qu’une dénomination purement marketing. Un peu comme Ajax. La technologie existait avant qu’on lui donne un nom plus commercialisable.

                      Web 1.0 du coup désigne la façon de concevoir un site web à la papa (pahe HTML classique avec lien vers d’autres pages ou des formulaires POST). Le Web 2.0 désigne une version regroupant les technos à la mode (mais pas toutes nouvelles) avec architectures applicatives en vogue.

                      Mais a part le nom, rien de nouveau. Mais le monde informatique aiment les noms à consonnances choisies. Web 2.0 est pour cela excellent. Web tout le monde appréhende un peu ce que c’est. 2.0 ca fait pro et en plus ca veut montrer que cela a évolué et donc que c’est mieux qu’avant. Par rapport à quoi ? A la version 1.0, biensûr. Mieux qu’avant quoi ? La bulle internet bien entendu.

                      Malgrès tout, même si cela n’est avant tout qu’un coup médiatique, cela permet à nos clients, souvent peu versés dans la technologie informatique, de mettre un nom sur un lot de framework que nous leur vendrons. Ce qui est malgrès tout bien utile pour communiquer.


                    • (---.---.216.146) 20 décembre 2006 22:16

                      Pour résumer : le web 2.0 est une bulle. Bravo. C’est follement original. Bref, cet article n’apporte pas d’eau au moulin. Concernant le web 2.0, on peut lire des idées mieux développées et argumentées ailleurs tout en s’épargnant l’arrogance concernant les logiciels libres. Je le classe donc dans les articles inintéressants, puisque tant sur le fond que sur la forme l’article est d’une banalité à pleurer.


                      • Manuel FLURY (---.---.227.98) 20 décembre 2006 23:27

                        Quel barratin ;) C’est Mumra ! L’ETERNEL TOUT PUISSANT des Thundercats (Cosmocats) héhé :D


                        • digiac (---.---.192.154) 20 décembre 2006 23:28

                          Le Web 2.0 que tu critiques tant te permets de publier ton article.

                          Le Web 2.0 a permis l’apparition de site tel que Wikipedia.

                          Je t’invite aussi à aller voir tout en bas de cette page, tu en apprendras beaucoup sur les logiciels libres et sur leur utilités.


                          • seb59 (---.---.180.194) 21 décembre 2006 11:06

                            Vraiment ?

                            Le web 2.0 n’existe pas, c’est juste un joli titre pour attirer l’internaute.

                            Agoravox est un site web comme les autres, un forum de tres bonne qualité, avec une mise en page originale.


                          • Bruno de Beauregard (---.---.36.94) 21 décembre 2006 02:04

                            @ l’auteur

                            Bravo pour ce billet qui est très marrant, même s’il est bien loin de la réalité.

                            Réussir une boite dans ce créneau est en effet chose extraordinairement rare et difficile : aux USA par exemple, au premier semestre 2006, seule 79 start-up Web 2.0 ont fait une levée de fonds, et la moyenne des levées n’était que de $3.4m

                            Le web 2.0 est en fait une chose trés sérieuse, en tout cas pour ceux qui en ont compris la vraie signification, et ce n’est pas du tout une question de techno ou de capitaux-risqueurs.

                            Si la techno et les capitaux-risqueurs font partie du voyage du fait qu’il en faut pour « fabriquer » des sites web 2.0, ils seraient bien incapables à eux-deux de fabriquer artificiellement pareil phénomène.

                            C’est en fait la nature humaine qui aspire intrinsèquement à la participation qui est derrière ce phénomène, et elle seule.

                            Le web 2.0 n’a donc rien à voir avec une bulle ou une mode, mais c’est un tournant social/sociétale qui est rendu possible par l’apparition de sites permettant à tout un chacun de participer activement et non plus passivement.

                            Le web 2.0 va tout bouleverser, tout comme internet l’a déjà fait, et peut être plus encore.

                            Et personne ne pourra en outre monopoliser ce phénomène, car il est l’affaire de tous. Ceux qui parlent de papes ou de leaders de ce domaine témoignent de leur profonde incompréhension du phénomène, et ceux qui s’imaginent qu’ils vont pouvoir l’endiguer ou le contrôler se bercent d’illusions.


                            • poipoi 21 décembre 2006 06:36

                              J’attendais le premier article de notre NumRa agoravoxien avec une certaine impatience après avoir rencontré quelques commentaires acérés qui m’ont bien fait rire.

                              Et je ne suis pas déçue, l’ironie et la satire sont distillées en dose admissible pour le lecteur/commenteur moyen d’Agora Vox. Enfin, pour le lecteur/commenteur ayant un peu d’humour smiley

                              Bien joué ASP Explorer.

                              Poï²

                              P.S : Linux marche très bien chez moi, et ce dès la première installation. Quoi ? Je trolle bêtement et inutilement ? Mais complètement ! smiley


                              • web20/20 (---.---.149.26) 21 décembre 2006 09:55

                                Très drôle dans la forme mais hélas très peu renseigné et réfléchi sur le fond.

                                Le web 2.0 est une mutation significative du web et de son usage par les internautes. Et penser que cette mutation est superficielle ou n’est qu’une bulle, c’est probablement déjà sous-estimer l’importance d’Internet dans notre vie sociale, politique et économique.

                                J’invite ceux qui veulent vraiment en savoir plus à lire les nombreux articles parus sur le sujet. Ils y découvriront, entre autres, que le web 2.0 va transformer le e-commerce et peut-être même l’informatique en général avec le développement d’applications, voire d’OS en ligne.


                                • pierrot (---.---.141.25) 21 décembre 2006 11:31

                                  Ah d’accord. C’est une idéologie en fait. J’ai eu peur que web 2.0 soit une technologie du style : après avoir inventé le feu on a trouvé comment faire bouillir de l’eau. En gros on a trouvé à quoi cela servait.

                                  Puisque certain parle de Linux, faudrait peut-être savoir que cette aventure a commencée par et au travers du net avant même que web 1.0 n’existe (web 1.0 qui est une dénomination toute aussi récente que web 2.0 d’ailleurs - marrant non ?).


                                • Phil 24 décembre 2006 13:35

                                  Excellent smiley Juste une chose, le concept de « Vaporware » existe depuis longtemps, dommage de ne pas l’avoir utilisé. Au fait, vive GNU/linux quand même. Et Windows serait encore plus pourri sans concurrence.

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