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Accueil du site > Tribune Libre > Warren Buffet, le faux prophète de la lutte des classes

Warren Buffet, le faux prophète de la lutte des classes

 Un jour, monsieur Warren Buffet, multimilliardaire américain, a déclaré d’une voix assurée : « Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner ».

 

L’assertion du milliardaire

Un jour, monsieur Warren Buffet, multimilliardaire américain, a déclaré d’une voix assurée : « Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner ». (1) Monsieur Buffet avait raison à propos de l’évidence de la lutte des classes, mais il se fourvoie pour le reste. En effet, la lutte des classes opposant prolétaires et capitalistes se déroule sous nos yeux, mais il est faux de plastronner que la classe des riches va la gagner. C’est plutôt le contraire qui est assuré comme nous allons le démontrer. Malgré l’apparente faiblesse conjoncturelle de la classe ouvrière et la puissance indiscutable de la classe des hommes d’affaires, cette dernière ne peut gagner ce duel, pas davantage que le mode de production capitaliste ne peut éviter de s’effondrer. Depuis quelques semaines nous publions nombre d’articles présentant les conditions de cet effondrement. Il suffit de cliquer sur ce lien pour avoir un aperçu de ce qui s’en vient : www.les7duquebec.com/ ?s=effondrement

 

Capitalisme et socialisme du pareil au même

Les classes sociales sont des forces vivantes dont se dote un mode de production afin d’accomplir sa mission fondamentale qui se réduit à ceci : « assurer le développement et la croissance de l’espèce humaine. » Au cours de son histoire, l’espèce humaine s’est dotée de quatre grands modes de production que Karl Marx a catalogués comme suit : le communisme primitif, l’esclavagisme, le féodalisme et le capitalisme. Marx a aussi prédit qu’un cinquième mode de production allait leur succéder, le mode de production communiste moderne. Marx n’a pas écrit à propos du mode de production « socialiste ». C’est que le mode de production « socialiste » (sic) n’est que la forme « dirigiste – totalitariste » du mode de production capitaliste « libérale », ce sont les deux faces de la même médaille, et l’on sait ce qu’il est advenu de la forme « socialiste – planifiée – totalitaire » du capitalisme d’État. On peut aisément conclure que le mode de production capitaliste est mondialement hégémonique ce qui laisse croire au ploutocrate Buffet que la victoire est à portée de main de sa classe sociale.

 

 Les hauts faits de Warren Buffet

 

 

L’homme d’affaires a fait fortune (75 milliards USD en 2017) dans la spéculation boursière et en achetant des canards boiteux, les dépeçant puis revendant les morceaux « dégraissés et revampés ». Évidemment, dans le cours de ces activités le financier a saqué de nombreux ouvriers, congédieé des cadres, fermé des usines, rationalisé la production et exigé des hausses de productivité afin de rehausser la valeur de ces « cadavres exquis » qu’il remettait sur le marché. Aucune critique à lui faire à ce propos. Le milliardaire applique ainsi les lois inaltérables du mode de production capitaliste, dont la devise se lit comme suit : « ne survive que les meilleurs, les plus productifs, les plus profitables ». Ce faisant, en détruisant des emplois, le redresseur de canards boiteux, sauvait des emplois pensez-vous. Ce qu’il faut savoir c’est que le marché mondial a horreur du vide, et si une usine produisant des marchandises vendables et rentables ferme ses portes, une autre usine, ailleurs dans le monde, augmentera sa production et créera des emplois afin de s’emparer de ce marché laissé vacant. Donc, la véritable question à se poser à propos d’une entreprise en faillite c’est : « produit-elle des marchandises convoitées par le marché et à prix réduit ? » 

 

La go-gauche envie les milliardaires et rêve du « capitalisme à visage humain »

C’est ici que nous interpelons la go-gauche. Pourquoi faire grief à ce biznessman qui remplit son rôle d’exterminateur de sous-productivité et de gaspillage éhonté ; radiateur de sous-emplois inutiles, souvent sous-payés ; pourquoi critiquer un capitaine d’industrie redresseur d’entreprises ? Depuis un siècle, la go-gauche, toutes sectes confondues, rêve d’un « capitalisme à visage humain », d’un capitalisme réformé, où le partage de la richesse serait jovial et équitable. Le multimilliardaire Warren Buffet a compris que tout cela ne correspond pas aux lois de l’économie politique capitaliste et qu’un régime capitalo-socialiste entrainerait l’effondrement du mode de production capitaliste, comme le camp socialo-capitaliste- soviétique l’a démontré il n’y a pas si longtemps.

Par contre, ce que Warren Buffet ignore c’est que ces régimes socialistes ayant fleuri en Europe de l’Est, en Asie, en Afrique et en Amérique latine, entre 1917 et 1995 environ, ne sont pas des créations de la classe ouvrière à laquelle s’adresse l’homme d’affaires dans son exvoto. Ce qui m’éprend le redresseur d’entreprises c’est que capitalisme et socialisme sont les deux faces de la même médaille qui ne pend pas au cou du prolétariat. Et la guerre que se mènent les deux factions de la bourgeoisie, celle de gauche (socialiste, pseudo communiste et autres sectes gauchistes réformistes) et celle de droite (démocrate, républicain, libéral, conservateur et autres droitistes) est une guerre au sein de la classe des riches scindée en factions comme on a pu le constater lors du dernier sommet sur la guerre à Munich et qui les mènera à une nouvelle guerre mondiale meurtrière (2).

Admettons que la classe prolétarienne, ne possédant aucun pouvoir politique, et bien peu de pouvoir économique dans cette société capitaliste, assiste en dilettante à cette confrontation interpuissances sur laquelle elle n’a aucune prise, mais dont elle fera les frais, elle le sait. Bref, la classe prolétarienne ne pourra empêcher cette guerre nucléaire mortifère qui pointe à l’horizon, et que la nouvelle politique militaire américaine ne fait qu’accentuer (3). 

Mais alors direz-vous, Monsieur Buffet se trompe en prétendant qu’une lutte de classe se déchaine ? Il ne se trompe nullement. Le financier expérimenté voit loin et il perçoit que le pouvoir (économique, politique, idéologique) de sa caste est immense et que la populace se dirige là où on lui ordonne. Ainsi, sa classe a déjoué tout le monde en 2016 et elle a placé un « mondialiste va-t-en-guerre agressif » à la Maison-Blanche après l’avoir présenté frauduleusement comme un populiste, isolationniste et pacifiste, fourberie que nous avions éventée (4). Le pire c’est que Warren Buffet croit vraiment que sa classe a berné les ouvriers. Il n’en est rien. Il y a longtemps que la classe ouvrière américaine a fait son deuil des mascarades électorales bourgeoises. C’est la bourgeoisie, la petite-bourgeoisie pléthorique, le sous-prolétariat en croissance, et les retraités qui votent au carnaval électoral. Les ouvriers ont refusé de voter à 60 pour cent et ils attendent leur heure pour se manifester. La classe ouvrière, expérimentée, a appris à ne pas s’exposer à la répression policière, militaire, et judiciaire de façon précipitée, c’est-à-dire, avant que les conditions de l’insurrection puis de la révolution ne soient réunies, car alors des milliers d’ouvriers risqueraient d’y rester : Commune, Révolution russe, révolte allemande, hongroise, guerre d’Espagne, soulèvement chilien, répression indonésienne, les exemples ne manquent pas.

 

Sous le lustre scintillant

Il est vrai que présentement tout indique que la classe capitaliste (la classe des riches) semble toute puissante et que rien ne parait pouvoir entraver son hégémonie. C’est leur système économique, fondement de leur pouvoir politique qui les entrainera au fond des abysses, et ils le savent, le saviez-vous ? Les financiers et leurs politiciens stipendiés comprennent bien qu’avec 226 000 milliards USD de dettes souveraines ça ne peut plus durer (5). Les boursicoteurs et les banquiers, comprennent bien que le Dow-Jones à 25 259 points, en hausse de 20 000 points depuis 2008, ce ne sont pas un ou deux secteurs qui sont sous bulles spéculatives, c’est le marché boursier en entier, ce qui signifie que le jour de l’éclatement de la bulle, le jour où le premier chacal financier s’élancera pour une prise de profit, tout le système s’effondrera, car il n’y aura pas de secteurs de repli, les premiers encaisseront un immense profit illusoire – à quoi bon détenir mille-milliards de capitaux quand le capital ne vaut plus rien ? – et les autres aussi seront floués dans cette pyramide de Ponzi qu’est devenue le marché financier. La seule et unique préoccupation qui devrait tarauder les ouvriers ce sont les larbins politiciens ; parviendront nous à les empêchés de déclencher l’Amaguédon nucléaire suite de l’Apocalypse financier ? Warren Buffet vainqueur de qui ou de quoi au juste ?

 

L’ÉDITORIAL EST DISPONIBLE SUR LE WEBMAGAZINE :  http://www.les7duquebec.com/7-au-front/warren-buffet-le-faux-prophete-de-la-lutte-des-classes/

 

NOTES

 

 

  1. https://fr.wikipedia.org/wiki/Warren_Buffett
  2. http://www.rfi.fr/europe/20170216-conference-munich-europeens-otan-politique-etrangere-trump-etats-unis-securite-rex-t
  3. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-nouvelle-politique-militaire-des-etats-unis-attention-danger/
  4. Quelques-uns des 100 articles portant sur Trump entre 2016 et 2018 http://www.les7duquebec.com/?s=trump
  5. « L’ensemble des dettes accumulées dans le monde représente désormais 226.000 milliards de dollars (192.000 milliards d’euros), un montant record qui équivaut à plus de trois fois l’activité économique annuelle de la planète » http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs/la-meteorite-de-l-hyperinflation-fonce-sur-la-planete/

 

 

QUESTION NATIONALE ET RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE SOUS L'IMPÉRIALISME MODERNE

 

Robert Bibeau


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En cette époque de tension guerrière meurtrière il faut revoir la politique prolétarienne sur la question des luttes de libération nationale afin de replacer le nationalisme dans une perspective de lutte des classes. La gauche a oublié que le prolétariat n'a pas de patrie et que la lutte pour le droit des bourgeoisies nationales à contrôler la politique de leur État national n'entraînera jamais le combat révolutionnaire des prolétaires pour renverser le mode de production capitaliste et pour édifier le mode de production communiste. Afin de démontrer cette thèse l'auteur présente et commente six textes d'auteurs marxistes sur les luttes nationalistes.

 


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17 réactions à cet article    


  • Diogène Diogène 23 février 2018 18:01

    La déclaration de Warren Buffet a treize ans. Le 25 mai 2005, il a déclaré sur CNN : « Il y a une guerre des classes, où ma classe gagne de plus en plus, alors qu’elle ne le devrait pas » (It’s a class warfare, my class is winning, but they shouldn’t be). 


    Il avait ajouté que les riches ne se s’étaient jamais aussi bien portés (« We never had it so good ») et qu’il serait judicieux d’élever les taxes les concernant.

    Bon, ça n’et pas tout à fait la même chose, mais peu importe, c’est du réchauffé, et ça ne fait que montrer que les gens intelligents sont de meilleurs lecteurs de Marx que les crétins, et entre autres beaucoup de prédicateurs de la gauche de la gauche, comme ceux qui terminent leurs articles « révolutionnaires » par une pub pour Amazon !

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 23 février 2018 18:58
      @Diogène

      tU AS RAISON Diogène CETTE DÉCLARATION DSTE DE 2005 OU QUELQUE CHOSE COMME CELA. = ATTENTION CE N’EST PAS LA MÊME CITATION QUE TOI 

      IL EST TOUJOURS INTELLIGENT DE TENTER DE COMPRENDRE L’OBJET DE L’ARTICLE QUI N’EST PAS DE REVAMPER BUFFET COMME TU LE FAIS, MAIS DE CLOUER LE BEC À CEUX QUI PRÉTENDENT QUE LA LUTTE DES CLASSES EST TERMINÉE FAUTE DE OMBATTANT 

      POUR CE QUI CONCERNE MARX - IL N’EST QU’ACCESSOIRE DNAS MON ARTICLE JE NE SUIS NI DOGMATIQUE NI SECTARISTE - J’UTILISE MARX JE NE LE DÉIFIE PAS 

      MERCI BEAUCOUP POUR TON POST CAMARADE.

      ROBERT BIBEAU HTTP ://WWW.LES7DUQUEBEC.COM


    • kalachnikov kalachnikov 23 février 2018 22:37

      @ Diogène

      Un peu comme l’Usul qui refait la lutte des classes sur Pornhub ? Crénom, on nage en pleine pornographie idéologique, c’est la turlute finale...


    • Alren Alren 24 février 2018 13:28

      @Diogène

      Ce que Robert Bibeau ne veut pas comprendre c’est que réduire la population au dualisme prolétariat / capitalistes-rentiers c’est une erreur d’analyse majeure.
      Ce dualisme n’a jamais existé dans un pays comme la France.

      À l’époque, lointaine, de Karl Marx, le groupe social le plus important en nombre et en poids électoral après l’institution du suffrage universel masculin lors de l’événement de la Seconde république née après l’insurrection des 22, 23, 24 février 1848, il y a 170 ans, était la paysannerie !
      Et ces paysans, fermiers, c’est-à-dire payant un loyer fixe pour leur exploitation ou propriétaires (il y avait très peu de métayers partageant la récolte moitié-moitié) ne recevaient pas un salaire, objet central de la « lutte des classes », ne pouvaient pas être licenciés ... et ne se mettaient pas en grève !

      Il y avait également beaucoup d’artisans et de commerçants travaillant à leur compte.
      Et même pour les deux ou trois salariés d’un artisan, le rapport avec l’employeur n’était pas celui d’une lutte des classes, pas plus qu’aujourd’hui d’ailleurs.

      N’oublions pas les professions libérales, médecins, avocats, notaires de grand poids social ainsi que les prêtres, les étudiants, les enseignants.

      En 1848, le nombres d’ouvriers qu’on aurait pu qualifier de « prolétaires », essentiellement des ouvriers et ouvrières de « fabrique », des mineurs, représentaient une petite minorité de Français.
      Ils avaient l’intérêt aux yeux de Marx de se mettre en grève et donner l’espoir d’une révolution sociale.

      Mais si les révolutions de 1830 et 1848 ont pu obtenir l’exil du roi régnant, elles n’avaient pas le caractère social révolutionnaire espéré. Leur préparation avait d’ailleurs été fomentée en secret dans des cercles d’intellectuels où les prolétaires étaient pratiquement inexistants.

      La Révolution de 1870, la Commune est née d’abord de l’écœurement de voir les gouvernants céder à la Prusse alors que la France avait encore, à la différence de l’ennemi, les moyens humains et matériels de le vaincre.

      Et si elle avait une incontestable composante prolétarienne qui l’a fait adopter le drapeau rouge, elle s’est cantonnée à la seule ville de Paris (et un peu de Lyon) : les autres prolétaires de province, mineurs et autres, n’ont pas bougé.
      Ce qui a permis son écrasement par des troupes issues des campagnes, bien conditionnées par les notables et les prêtres à la férocité envers leurs compatriotes.

      Si le nombre d’ouvriers a crû ensuite, c’est simultanément à celui des employés dont les mentalités et les modes de vie se voulaient très éloignées de celles des prolétaires.
      Séparation qui s’est traduite par la division syndicale qui a cours encore aujourd’hui.

      Alors, tout est-il désespéré ? Évidemment non. Malgré la mise en place de moyens de propagande inouïs par l’actuel pouvoir, les mesures qu’il prend le rendent chaque jour plus impopulaire.
      Ces mesures sont une exigence du capitalisme financiarisé pour sa survie. Il n’est donc pas question d’y surseoir.

      Jusqu’à quand la révolte et le dégoût ne se manifesteront pas dans les urnes ?

      That is the question ...


    • CN46400 CN46400 24 février 2018 14:03

      @Alren

      Désolé mais de ma fenêtre, il y a bien deux grandes classes sur le tarmak : ceux, une immense majorité, les prolétaires, qui doivent travailler pour vivre et une infime minorité qui vit, en général plutôt bien, sans être obligée de travailler, les bourgeois, parce que propriétaires du capital. Ils sont regroupés souvent dans des ghettos où la prosmiscuité avec la misère, et même les salariés, est soigneusement évitée (Auteuil-Neuilly-Passy...).
       Parfois il peut arriver que le prolos soit convoqué dans le bureau du propriétaire de la machine pour être licencié. L’inverse ne se produit jamais. Mais maintenant cette situation est dépassée, le bourgeois a installé entre lui et le prolos une administration, avec, parfois, des salaires confortables, qui gère ces situations...

      On a donc bien deux classes sociales distincte avec des destinées, et des pouvoirs, contradictoires.


    • Alren Alren 24 février 2018 14:13

      @CN46400

      Le terme prolétaire dans son acception du XIXe siècle désigne un individu qui a tout juste de quoi survivre, de la nourriture en quantité et qualité insuffisante, un taudis pour logis, des fripes comme vêtements.

      De votre fenêtre, vous ne devez pas voir beaucoup d’hommes et de femmes répondant à cette définition.
      Comme vous n’habitez pas près d’une usine polluante, vous voyez des employés dont une bonne partie est propriétaire de son logement (après un certain âge), qui partent en vacances à la mer en été et pour certains au ski en hiver, qui possèdent une petite épargne etc. et dont le travail est un service dans un bureau.

      C’est avec ces personnes-là que nous devront faire la révolution écologiquement-sociale indispensable à la survie de l’humanité. Et seulement par les urnes.


    • CN46400 CN46400 24 février 2018 15:02

      @Alren

       Il est évident que les prolétaires actuels n’ont que peu à voir avec les prolétaire du 19° siècle, ou avant, idem pour les bourgeois. Cependant, selon Marx, il y a deux sorte de propriété, la propriété d’usage et la propriété d’échange, celle qui permet de vivre et celle qu’on échange (la force de travail) contre un salaire qui permet de reconstituer la force de travail qu’on vendra le lendemain, si on trouve preneur.
       La voiture du prolos sert à la promenade du dimanche et à aller au travail la semaine, c’est une propriété d’usage qui coûte.
       Le capitaliste qui possède une compagnie de taxis avec beaucoup de voitures, elles sont une propriété d’échange qui rapporte ...
       Subtilité qu’il convient de ne pas perdre de vue
       Enfin le prolétariat, ceux qui doivent travailler pour vivre, ne se recrute pas que parmi les salariés. Les paysans, commerçants, artisans en sont, même s’ils n’en ont pas, souvent, conscience, d’où la difficulté de réaliser l’union prolétarienne, seule issue gagnante pour tous.

       Enfin, les urnes, bien sûr, mais la lutte des classes ne se joue pas que sur tapis vert (ex Vénézuela...)


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 24 février 2018 15:05
      @Alren

      MERCI POUR VOTRE POST MONSIEUR EXCELLENT RÉSUMÉ DES DIFFÉRENTES RÉVOLTES FRANCAISES 

      1)Je suis d’accord avec tout ce que vous avez écrit sur les différentes révoltes et la distribution entre classes sociales etc. Vous connaissez bien votre histoire 

      2) Mon propos ne traite jamais du passé vous l’aurez remarqué sauf quand les propos d’un interlocuteur tient à discuter du passé.

      3) Ce qui m’intéresse c’est la prochaine insurrection populaire la prochaine crise économique, le prochain crash boursier et la prochaine guerre et révolution.

      4) La prochaine insurrection populaire ne commencera pas nécessairement en France ca peut-être aux USA et ce sera la PREMIÈRE INSURRECTION POPULAIRE - PROLÉTARIENNE = JE RÉPÈTE LA PREMIÈRE Avant les ouvriers n’étaient jamais majoritaire dans le mouvement et ne le contrôlait pas la petite bourgeoisie contrôlait le mouvement

      5) Je reçois bien les commentaires è l’effet que de nombreux travailleurs ne sont pas vraiment des prolétaires ou croient avoir des intérêts différents du prolétariat 

      6) Je vous dis simplement laisser le prochain crash boursier et la crise DÉPRESSION passer par la sur le monde entier pire qu’en 1929 et vous verrez des tas de petits-bourgeois se transformer en prolétaire de la misère 

      7) La période actuelle aura été utile au prolétariat pour apprendre à ne pas faire confiance à la go-gauche petite bourgeoise - aux mascarades électorales - aux partis bourgeois aux syndicalistes tous ces gens sont en train de se discréditer et perdent toute influence sur la classe ouvrière qui une fois en marche massivement les écartera de sa route 

      8) Vous ne pouvez observer dans les révoltes passés ce que vous verrez dans la prochaine insurrection qui sera la première réellement mondiale (ce que la révolution de 1917 - exclusivement européenne) ne pouvait être 

      Merci pour votre post ALREN 




    • Robert Bibeau Robert Bibeau 24 février 2018 15:14
      @CN46400

      Camarade ce que tu décris c’est la VALEUR D’USAGE ET D’ÉCHANGE 

      1) LA CLASSE PAYSANNE N’EXISTE PLUS DEPUIS UN CERTAIN TEMPS DÉJÀ - LA PAYSANNERIE EST SORTIE DU SERVAGE ET ELLE A ÉTÉ ABSORBÉE PAR LE CAPITAL QUI EN A FAIT DES PETITS CAPITALISTES EXPLOITANT UN CAPITAL DE PRODUCTION AGRICOLE OU ENCORE DES SALARIÉS AGRICOLES D’authentique prolétaires.

      Paysans en terme social ne signifie pas travailler la terre traire des vaches ou tenir un potager 

      2) Les urnes voilà bien le marais dans lequel la go-gauche française s’est noyer corps et biens 

      3) Sachez que les ouvriers Français ont refusé de voter à 70% lors des dernières législatives françaises = je les en félicite - Les ouvriers français sont à l’avant-garde de la pseudo- avant-garde parlementaire. 

      Merci pour ton post 




    • Robert Bibeau Robert Bibeau 24 février 2018 16:32
      @Alren

      1) Vous décrivez, comme nous le savons déjà, assez justement la petite-bourgeoisie (que la sociologie bourgeoise tient à appeler la classe moyenne) et une partie du prolétariat des grandes entreprises 

      2) Mais vous ne percevez pas du tout à ce que je vois que cette petite bourgeoisie est en cours de paupérisation - saquée - prolétarisée RAISON POUR LAQUELLE la petite-bourgeoisie est aussi agitée, elle manifeste et vitupère et voudrait entrainer le prolétariat dans ses agitations pour empêcher la roue de l’histoire économique de les broyer en obtenant des RÉFORMES que Mélenchon leur promet mais ne pourra leur livrer. Les ouvriers le savent et sont ailleurs.

      Savez-vous ce que disais les travailleurs américains à propos des promesses de Bernie Sanders (le Mélenchon américain) ??? Ils disaient ce gars là rêve éveillé... ils ne le laisseront pas faire, ils vont le tué si on le porte à la présidence SAGE OUVRIERS AMÉRICAINS QUI ONT SAUVÉ LE VIE DE BERNIE.  

      3) Vous ignorez qu’aux USA et en France aussi est apparu un nouveau prolétariat que l’on appelle LES TRAVAILLEURS PAUVRES qui travaillent 60 heures semaines et ne gagnent pas suffisamment pour survivre et doivent se nourrir aux comptoirs alimentaires NON CEUX LA NE VONT PAS À LA STATION DE SKI 

      4) UNE RÉVOLUTION ÉCOLOGIQUE - SOCIALE ET PACIFIQUE VIA LES URNES UNIQUEMENT ( smiley Je vous le souhaite mais permettez-moi d’être sceptique

       
      ROBERT Bibeau


    • Le421 Le421 24 février 2018 18:05

      @Alren
      Il est d’ailleurs consternant que le français adore voter pour choisir son bourreau.
      Toujours quelqu’un de condition supérieure...
      Toujours.


    • Jean Roque Jean Roque 23 février 2018 19:02

      Quand la souveraineté, le peuple, la nation, sont morts, ne reste comme estime de soi que son sexe et son porte-feuilles, pour les uns, la religion où la race, pour les autres.
      Situation parfaite pour la finance, et organisée par elle via le supranational et les flux migratoires.
      Alors que choisit le québécois et sont Trudeau apôtre de l’hypermulticulturel ?


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 23 février 2018 19:52
        @Jean Roque

        jE NE SUIS PAS QUÉBÉCOIS CHER MONSIEUR LOIN TRÈS LOIN DE MOI LE CHAUVINISME NATIONAL QUÉBÉCOIS ET/OU CANADIEN 


        À BAS LE CHAUVINISME NATIONAL ETHNIQUE,RACISTE ETC.

        CE PAUVRE TRUDEAU SE RIDICULISE PRÉSENTEMENT LAISSEZ LE À SES BOUFFONNERIES folkloriques (au Canada on lui fait porter la ceinture flèchée ( smiley

        LES FLUX MIGRATOIRES - DE RÉFUGIÉS DES GUERRES NATIONALISTES CHAUVINE SPONSORISÉES PAR LE GRAND CAPITAL INTERNATIONAL - EST UN AUTRE CRIME CONTRE L’HUMANITÉ DONT AURA À RÉPONDRE BUFFET ET SES SEMBLABLES

        MERCI pour votre post monsieur 



      • Areole 23 février 2018 22:31

        Cher Monsieur Robert Bibeau, *

        J’entends bien votre petit refrain mais je n’arrive pas à me le mettre dans ma petite tête. J’essaye, mais non : trop de délire crypto-coco.
        Il est possible de croire au « classes sociales » comme on croit à l’immaculée conception, suffit d’y croire. Mais votre analyse Groucho-Maxienne d’un Trump installé à dessein par la « classe des riches », c’est trop drôle. Vous galéjez cher Robert Bibeau.
        Vous parlez des ouvriers, et à leur place, c’est un art noble, mais risqué. En occident il y a longtemps que les camarades ne payent plus leur carte au parti. Le chomedu leur permet juste de siroter une petite mousse, les fesses bien calées dans le sofa. Si malgré tout vous persisteriez à leur parler du Grand soir, bon courage...

        Merci pour votre article Monsieur Bibeau *


        (*) Ai-je bien mis les formes ?

        • Robert Bibeau Robert Bibeau 23 février 2018 23:03
          @Areole

          1) jE N’AI PAS L’IMPRESION QUE VOUS CONNAISSIEZ QUOI QUE CE SOIT À LA POLITIQUE AMÉRICAINE MONSIEUR 
          pRENEZ QUELQUES LEÇONS ET REVENEZ DÉBATTRE AUTREMENT QU’EN LANÇANT INSULTES VOUS FAOTES INJURES À VOTRE INTELLIGENCE.

          2) Pour les cartes de membres de parti (quelqu’il soit ce parti du FN au NPA en passant par le PCF et les autres) Je sais et je m’en réjouis extrêmement La classe prolétarienne française montre en cela son intelligence et sa conscience 

          3) Je sais pertinemment que la classe ouvrière ne fréquente pas AGORAVOX mais j’aime débattre avec certains petit-bourgeois donneur de leçon comme vous et d’autres sur ce plateau 

          Merci pour votre post distrayant 

          PS : Non vous n’avez pas mis les formes par votre sectarisme mais vous n’en êtes pas capable je le vois bien 




        • CN46400 CN46400 24 février 2018 14:25

          Précisions pour Bibeau :
           1 - l’URSS n’avait rien a voir avec le capitalisme, meme d’état, puisque tous les moyens de production étaient étatisés.
           2 - Le capitalisme d’état a été défini par Lénine en 1918. La propriété du capital est privée mais, contrairement au capitalisme classique qui domine l’état, c’est l’état qui le domine (ex la NEP et la Chine actuelle)
           3 - Le socialisme a été abordé par Marx et Engels (socialisme scientifique) après l’échec de la Commune de Paris et défini comme « l’antichambre » du communisme où la « dictature du prolétariat » (immense majorité) remplace la « dictature de la bourgeoisie » (infime minorité). L’état n’est plus dominé par les intérets de la bourgeoisie, mais par ceux du prolétariat !
           4- Le communisme (dépérissement de l’état, des frontières, plus d’armée etc...) ne peut exister tant que le capitalisme domine l’économie de la planète !


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 24 février 2018 16:00
            @CN46400

            Merci pour ce post qui nous permettra de clarifier certains concepts 

            1) Le mode de production communiste ne permettra pas la PROPRIÉTÉ D’ÉTAT DES MOYENS DE PRODUTION ÉTATISÉS Puisqu’il n’y aura plus d’État 

            2) Je ne sais si Lénine a défini le capitalisme d’État de cette façon et cela m’importe peu - je ne suis pas un dogmatique léninien. Pour moi le capitalisme quelqu’en soit la forme est un capitalisme d’État seul varie selon les pays le pourcentage de propriété étatique. Exemple en 1945 en France pour fin de reconstruction du capitalisme dans un pays saccagé, l’État français avec un gouvernement comprenant deux ministres communistes staliniens était propriétaire de 70% des capacités économiques et de production... puis il privatisa ce qu’il avait reconstruit. EN URSS il fallut attendre 1995 pour que tout les moyens de production et de commercialisation soit privatiser 40 ans dans l’histoire du mode ce n’est pas grand chose.

            3) Je ne sais pas si le socialisme a été appelé l’antichambre du communisme et cela m’importe peu. Je n’en veux pas du tout à Marx et à Engels de s’être trompé. Ils ont écrit cela à partir de leur expérience en 1870. MOI je puis évaluer le socialisme ANTICHAMBRE DU COMMUNISME EN 2018 = donc 150 ans plus tard et bénéficiant de toutes ces « expériences socialistes » qu’eux n’avaient pas.

            4) Clairement le socialisme quia couvert 1/6 de la planète et plus n’a pas donner ne serait-ce que l’ombre d’un mode de production communiste mais bien partout le capitalisme d’État de totalitaire-dirigiste à capitalisme d’État néolibérale deux variantes de la même médaille comme je l’écrivais

            5) Totalement d’accord avec votre point quatre 4 et pour en finir avec le capitalisme il faudra profiter de son prochain faut pas (sa 3e guerre mondiale) pour lui asséner le coup de Jarnac que les bolcheviques n’ont pas pu lui asséner car les conditions objectives n’étaient pas réunies = aujourd’hui elles se préparent mais il faut regarder en avant plutôt que vers l’arrière 

            Merc pour votre post CN 


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