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Zelensky risque de se brouiller définitivement avec Trump

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Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, se dirige vers une confrontation avec Donald Trump qui envisage de plus en plus la lutte de Kiev contre la Russie sous l'angle des prix de l'énergie, à l'approche des élections de mi-mandat aux États-Unis.

Dans le contexte d’une rupture finale avec Trump, l'Europe n'est pas en mesure de compenser les livraisons militaires US.

Trump a pris Zelensky au dépourvu en annonçant un cessez-le-feu énergétique entre la Russie et l'Ukraine, alors que le dirigeant américain fait pression sur lui pour qu'il cesse de bombarder les raffineries de pétrole russes et défend un accord controversé conclu avec Vladimir Poutine concernant les exportations de diesel.

« Après que Trump a évoqué le cessez-le-feu sur les réseaux sociaux, Zelensky a déclaré être prêt à l'accepter, mais uniquement si la Russie en fait autant », rappelle Bloomberg. C’est une position qu'il défend de longue date, tout en laissant transparaître ses sérieux doutes quant à cette éventualité.

« Il est clair que Poutine ne lit pas Truth Social », a affirmé lundi Zelensky lors du Forum de sécurité de Varsovie, en faisant référence à la plateforme de réseaux sociaux de Donald Trump. « Si la Russie n’accepte pas une trêve énergétique, nous riposterons », a-t-il menacé. La compagnie énergétique publique ukrainienne Naftogaz a annoncé lundi que la Russie avait attaqué des installations de production de gaz, endommageant des équipements critiques dans la région de Kharkiv, dans l’est du pays.

Le Kremlin n'a pour l'instant rien à dire sur une « trêve énergétique », bien que les contacts se poursuivent, a fait savoir le porte-parole Dmitri Peskov, cité par l'agence TASS.

Bloomberg prévient : « Toutefois, alors que l’Ukraine continue de riposter à l’invasion russe en menant ses propres attaques contre des raffineries, Zelensky risque de plus en plus de s’attirer les foudres de Trump » ; « Cette situation représente un danger pour Kiev, qui dépend toujours d’achats d’armes américaines financés par d’autres alliés de l’OTAN ainsi que du partage de renseignements avec Washington ». « L’Ukraine est par ailleurs confrontée à une pénurie de fonds à l’approche du cinquième hiver de guerre », pointe le média financier anglophone.

« La veille de son annonce d'un cessez-le-feu, Trump s'en est pris à Zelensky, suggérant que ce dernier devrait envisager de se retirer de la présidence ukrainienne », est-il rappelé. 

Vendredi, après que Trump a conclu l'accord sur les exportations de diesel avec Poutine, les négociateurs ukrainiens ont écourté leurs pourparlers à Miami avec les émissaires américains, selon des personnes au fait du dossier s'exprimant sous couvert d'anonymat, faute d'être autorisées à parler publiquement.

Les négociateurs US, le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, et l'envoyé spécial Steve Witkoff, ont fait comprendre aux responsables ukrainiens que les États-Unis étaient un partenaire stratégique qui livrent des munitions et des renseignements à Kiev et qu’ils ne devait pas prendre de mesures préjudiciables qui pourraient se répercuter sur les consommateurs américains en frappant des raffineries, faisant augmenter le prix du diesel qui touche en premier lieu les entreprises de transport, la logistique et in fine le prix à la consommation. Pour les responsables ukrainiens, ces propos ont été perçus comme une menace implicite des États-Unis de couper l'accès de Kiev aux renseignements.

Selon une source, Bloomberg informe que « les responsables européens présents à la réunion n'ont reçu aucun préavis de la part des États-Unis concernant l'accord imminent sur le diesel avec Moscou » alors que l’Ukraine a mis au point une stratégie de plus en plus efficace consistant à frapper des secteurs névralgiques de l’économie russe à l’aide de drones à longue portée. 

À l'approche des élections de mi-mandat américaines en novembre, l'administration Trump s'efforce de faire baisser la flambée des prix du carburant, qui a alourdi les coûts pour les agriculteurs et les transporteurs routiers. Toutefois, l'accord avec la Russie — qui permettrait d'injecter du diesel russe sur les marchés mondiaux — risque de provoquer des répercussions géopolitiques négatives sans pour autant accroître l'offre suffisamment pour faire baisser les prix de manière significative. 

Cette initiative a également suscité une vive opposition bipartisane aux États-Unis. Sept sénateurs américains — quatre républicains et trois démocrates — ont publié une déclaration soulignant que le Congrès avait interdit les importations d'énergie russe depuis 2022 et que cet accord était illégal. Samedi, la Russie a partiellement levé l'interdiction d'exporter du diesel, permettant ainsi à 500.000 tonnes de carburant d'atteindre les marchés internationaux.

Les tensions entre le président américain et Zelensky sont récurrentes. L'année dernière, Trump et Zelensky s'étaient opposés en tête-à-tête dans le Bureau ovale lors d'une vive altercation publique née de leurs divergences de vues sur le conflit. « Cet incident avait conduit Washington à suspendre temporairement l'aide militaire et le partage de renseignements » rappelle Bloomberg. Cette rupture fut toutefois de courte durée, et la coopération américaine a repris par la suite. 

Mais, cette fois, rapporte Yahoo ! Actualités, citant Fiona Hill, ancienne conseillère principale pour la Russie au Conseil de sécurité nationale des États-Unis durant le premier mandat de Trump et aujourd'hui chercheuse principale à la Brookings Institution, « les attaques verbales de Trump pourraient rendre la situation politiquement plus périlleuse pour Kiev ».

« S'il commence à jouer un rôle actif dans la politique ukrainienne », a-t-elle déclaré, « et à se livrer ainsi, au fond, à une subversion politique, il pourrait causer bien plus de dégâts ». Bien que le dirigeant ukrainien ait déjà prouvé par le passé qu'il était capable de tenir tête à Trump et d'en surmonter les retombées immédiates, une nouvelle confrontation pourrait s'avérer plus dangereuse à l'heure où le pays aborde l'hiver.

L'Ukraine connaît une pénurie chronique d'intercepteurs de fabrication américaine pour les systèmes de défense aérienne Patriot, son seul moyen efficace d'abattre des missiles balistiques. C’est que « l'armée ukrainienne reste dépendante d'autres armements et de renseignements américains, alors même que les alliés européens assument une grande partie du coût de l'aide militaire ». 

Selon Jennifer Kavanaugh, chercheuse principale et directrice de l'analyse militaire au sein du groupe de réflexion Defense Priorities, basé à Washington, « il est possible que les États-Unis cessent de partager certains renseignements en temps réel dont l'Ukraine a besoin pour mener des frappes contre des raffineries de pétrole ». « La probabilité que les États-Unis coupent l'accès à l'Internet par satellite Starlink — une source de communication militaire cruciale pour l'Ukraine — est assez faible », a-t-elle ajouté.

Toutefois, si les États-Unis cessaient de vendre des armes dans le cadre du programme de l'OTAN relatif à la liste des besoins prioritaires de l'Ukraine (Liste des besoins prioritaires de l'Ukraine), les conséquences pourraient être plus lourdes, l'Europe n'étant pas en mesure de compenser ces livraisons.

« De son côté, la Russie ne montre aucun signe d'apaisement dans ses attaques contre l'Ukraine. Rien qu'au cours de la semaine écoulée, Moscou a mené plus de 200 frappes contre des installations ukrainiennes de production et de transport d'électricité, tandis que 17 autres attaques ont visé des infrastructures gazières et pétrolières », a listé, dimanche Zelensky dans son allocution quotidienne à la nation. « Plus de 150 personnes ont été tuées et plus de 700 blessées », a-t-il précisé. 

« L'Ukraine est en pourparlers avec ses partenaires européens pour obtenir des systèmes de défense aérienne supplémentaires ainsi que des munitions pour avions de combat, afin de contrer des drones à réaction plus rapides », a-t-il rajouté.

La pression militaire s'accompagne de défis financiers imminents. Les attaques russes ont perturbé les exportations via la mer Noire, menaçant une source de revenus importante, tandis que le Fonds monétaire international (FMI) estime que l'Ukraine devra faire face à un déficit de financement de plus de 30 milliards de dollars en 2027. Le Parlement ukrainien doit examiner cette semaine un vaste train de mesures législatives que Kiev doit impérativement adopter pour obtenir de nouveaux financements de l'Union européenne et du FMI.

Selon des sources proches du Kremlin, Bloomberg met en garde sur le fait que « les responsables russes nourrissent peu d'espoir de voir Trump parvenir rapidement à un accord pour mettre fin à la guerre à des conditions favorables à Poutine ». 

Cependant, continue le média financier anglophone, « Moscou a également été surpris par la virulence des critiques du président américain à l'encontre de Zelensky » car « l'attitude brutale de Trump envers Zelensky n'aura pas d'impact significatif, à moins que les États-Unis ne réduisent le partage de renseignements et les ventes d'armes à l'Ukraine ». 

Pierre Duval 

Les opinions exprimées par les analystes ne peuvent être considérées comme émanant des éditeurs du portail. Elles n'engagent que la responsabilité des auteurs. Observateur Continental se dégage de toutes responsabilités concernant le contenu de cet article et ne sera pas tenu responsable pour des erreurs ou informations incorrectes ou inexactes 

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Source : http://www.observateur-continental.fr/?module=articles&action=view&id=8210


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43 réactions à cet article    


  • Com une outre 13 octobre 18:53

    Quelle bonne nouvelle ! Deuxième acte, quid de l’UE ?


    • Patrice Bravo Patrice Bravo 14 octobre 11:28

      @Com une outre

      Oui, c’est une bonne nouvelle !


    • Fergus Fergus 13 octobre 19:34

      Bof !

      Il y a un mois, Trump soutenait les nouvelles sanctions contre la Russie.

      Là, il deale (de manière illégale) avec Poutine.

      Quelle sera le prochain revirement ?

      Trump est-il capable de comprendre que Poutine le balade ?


      • Com une outre 13 octobre 19:45

        @Fergus
        Il deale en tant que membre de l’Otan, et qui plus est, organisateur du conflit comme représentant des US. Pas plus illégal que les deals de l’UE avec l’Ukraine. A quel titre envoie-t-on des euros par milliards ? Et des armes ?


      • Eric F Eric F 14 octobre 09:05

        @Fergus
        Les sanctions sont des oukases, il n’y a pas plus ni moins de légalité à les renforcer qu’à les alléger. Si l’intérêt général des nations est de disposer de carburants, disons que c’est légitime de lever le boycott de producteurs en période de pénurie.


      • Fergus Fergus 14 octobre 09:17

        Bonjour, Com une outre

        « Il deale en tant que membre de l’Otan »
         ???
        Il n’a pas de mandat pour cela.
        De surcroît, il viole les lois que sa propre majorité a votées en faveur des sanctions contre la Russie ! Et cela c’est — que vous le vouliez ou non — « illégal » aux Etats-Unis, ce que n’ont pas manqué de souligner des élus démocrates mais aussi républicains.

        « Pas plus illégal que les deals de l’UE avec l’Ukraine »
        Quelle sottise  ! Les aides de l’UE à l’Ukraine (pays agressé à ses portes par la Russie) ont été votées par les instances européennes. Elles sont par conséquent totalement légales !!!


      • Com une outre 14 octobre 09:50

        @Fergus
        C’est marrant comme vous voyez les choses unilatéralement. L’Otan est en guerre contre la Russie (pays agressé par l’Otan en permanence) ? Première nouvelle. L’UE est en guerre contre la Russie (pays agressé par l’UE en permanence) ? Une autre nouvelle. L’UE usurpe ses fonctions mais cela ne vous choque pas une seconde. La France envoie des milliards à l’Ukraine dans quel cadre ? Sommes-nous en guerre contre la Russie nous aussi ? Ne parlez pas d’illégalité, personne ne respecte le droit aujourd’hui. Et surtout pas les US et l’UE. Sinon, j’ai lu le NYTimes du matin, je ne crois pas les américains traumatisés par le deal gasoil de Trump, bien au contraire. 


      • Eric F Eric F 14 octobre 10:00

        @Fergus
        En recherchant, il apparait que juridiquement il ne s’agit pas d’une levée des sanctions votées par le congrès mais une examption temporaire et révocable (licence) ciblée sur le seul gazole (référence)


      • Fergus Fergus 14 octobre 10:08

        @ Com une outre

        Purs bobards ! Ni l’Otan ni l’UE ne sont « en guerre contre la Russie ». Et la Russie n’est en aucune manière un « pays agressé » par l’Otan et l’UE.

        La seule agression est celle que subit l’Ukraine, envahie en violation du droit international à des fins de conquête territoriale et d’établissement à Kiev d’un pouvoir fantoche à la botte de Moscou !


      • ahtupic ahtupic 14 octobre 10:28

        @Fergus
        Vous êtes le Tartarin de Dinan  smiley


      • Enki Enki 14 octobre 10:32

        @Fergus

        Le gouvernement français est déjà fantoche de l’UE, avec vos applaudissements, puisque vous refusez que notre pays soit souverain. L’UE a été créée sous les fourches caudines de l’OTAN, donc des Etats-Unis. L’OTAN est une alliance militaire hostile à la Russie, créée pour ça. Elle a profité de l’effondrement du mur de Berlin pour aller buter contre sa frontière, au lieu d’avoir été démantelée, alors que le motif du communisme avait disparu. 


      • Eric F Eric F 14 octobre 10:34

        @Fergus
        Le fait d’avoir étendu progressivement la zone économique et militaire occidentale jusqu’aux portes de la Russie, encerclant au passage sa région de Kaliningrad naguère incluse dans l’URSS, avait été explicitement définie par Brzesinsky comme une stratégie pour affaiblir et isoler la Russie.

        S’il ne s’agissait pas d’une attaque militaire, c’était néanmoins une opération hostile à son encontre. Cela s’est effectué par la séduction et le financement des pays intégrés et parfois des ingérances, au détriment des pays historiquement dans l’Union. On a été manipulé avec les arguments bisounours de « solidarité avec nos frères européens » alors que c’était des raisons affairistes et géopolitiques. 
        Mais l’Ukraine a été le « pas de trop » qui a fait basculer à une situation de conflit. 


      • ahtupic ahtupic 14 octobre 11:23

        @Eric F
        Arrête, tu vas déplaire à Fergus !  smiley


      • Patrice Bravo Patrice Bravo 14 octobre 11:29

        @Fergus

        Vous vivez sur quelle planète ? La planète LCI ? :« Et la Russie n’est en aucune manière un « pays agressé » par l’Otan et l’UE ».


      • Phil 14 octobre 13:10

        @Fergus
        Ah bon ?


      • Fergus Fergus 14 octobre 13:45

        Bonjour, Enki

        « L’OTAN est une alliance militaire hostile à la Russie, créée pour ça »
        Qui nie cela ? Personne. Et surtout pas moi !

        Quant à croire que l’Otan n’a pas exercé des pressions au fil des décennies pour isoler la Russie, cela relève de la naïveté.

        Mais cela n’enlève rien au fait qu’actuellement, s’il y a un agresseur en Europe, c’est la Russie, et elle seule ! 


      • Fergus Fergus 14 octobre 13:45

        Bonjour, Patrice Bravo

        LCI, connais pas ! Contrairement à vous, apparemment. smiley


      • ahtupic ahtupic 14 octobre 13:58

        @Fergus

        Finalement vous ne regardez aucun média

        Avec le waxxin, ,vous recevez directement les actus dans le cerveau ? smiley


      • Enki Enki 14 octobre 14:43

        @Fergus

        Quant à croire que l’Otan n’a pas exercé des pressions au fil des décennies pour isoler la Russie, cela relève de la naïveté.

        C’est bien de le reconnaître. Et donc la réaction de Poutine vous semble étonnante ?

        Si pour une raison, vous acculez un chien que ne vous appartient pas dans un coin. Il vous mord. C’est bien le chien qui est l’agresseur. Vous allez dire que c’est de sa faute ?


      • Francis Francis 14 octobre 14:45

        @ahtupic
         

        @Fergus

        Finalement vous ne regardez aucun média

         

         C’est les médias qui regardent Fergus !

         

         smiley


      • Com une outre 14 octobre 15:10

        @Fergus
        Continuez à répéter bêtement la propagande de l’UE. Et non, il n’y a pas violation du droit international, ne vous en déplaise, de la part de Moscou. Mais il ne sert à rien de vous l’expliquer, vous n’êtes simplement pas disposé à chercher à comprendre.


      • Phil 14 octobre 22:34

        @Enki
        Très bonne illustration pédagogique, mais je doute vu les oeillères que certains portent que cela puisse leur apporter le courage de réfléchir un minimum.
        Il est vrai que l’histoire des méchants et des gentils, surtout dans le cas présent,
        permet à des esprits paresseux de satisfaire à l’idée qu’ils se font, et qu’on a travaillé pour eux, de ce qui serait le méchant. Ceci dit, si je puis me permettre, pour l’image dans le cas présent, celle d’un ours aurait été plus adéquate que celle du chien.


      • Enki Enki 15 octobre 06:46

        @Phil

        Oui, ne pas réveiller l’ours qui dort... J’ai même plusieurs fois écrit qu’après avoir été européaniste à l’instar de Pierre le Grand, Poutine est devenu Yvan le Terrible, puisque le monde atlantiste veut détruire la Russie (the Great Game), comme tant de fois dans son histoire.

        Mais il faut faire preuve de pédagogie, comme vous dites. Cette expression avec l’ours est tellement usitée qu’elle ne bouge plus les neurones. J’ai remplacé par le chien pour les réveiller et rafraîchir sur le problème posé.

        La « morale » des bons et des méchants, en géopolitique date de Georges W. Bush : vous êtes avec nous ou contre nous. Ce n’était pas celle de la diplomatie française, c’est celle de l’impérialisme. Fergus en est devenu un sans le savoir, il est devenu malgré lui néoconservateur (comme toute la diplomatie française dévoyée avec la vassalisation). 

        La morale géopolitique est celle du respect mutuel des nations. Elle date des traités de Westphalie, son principe ayant ainsi résolu plusieurs guerres. Ce n’était pas l’intérêt de la Russie que l’OTAN, une machine de guerre qui a déjà détruit des pays, aille buter contre sa frontière. Ce n’est pas l’intérêt non plus des pays de l’OTAN dont le premier besoin est de vivre en paix. Il y a eu « jurisprudence » géopolitique en 1962 avec les missiles de Cuba, qui n’a pas été retenue à l’égard de la Russie.

        Mais Fergus est sourd à tout ça : Poutine est un méchant, il est fait comme ça, il faut le détruire avant qu’il nous fasse du mal. C’est comme décider d’aller coincer le chien (ou l’ours) dans un coin car on a décidé qu’il est méchant : c’est stupide.


      • Vudenbas Vudenbas 14 octobre 00:27

        Concernant le renseignement U.S., un fait remarquable a eut lieu hier. La Russie a frappé Kyiv avec des missiles balistiques (centrale TEC-4 et un immeuble touchés), sans que l’alerte aérienne soit déclenchée à temps. Zelensky dit que les « partenaires » n’ont pas prévenu, encore une fois. Il ne les nomme pas, mais seuls les États-Unis ont les satellites capables de détecter ces tirs au lancement. Et ça tombe juste après des rumeurs selon lesquelles Washington aurait menacé de couper le renseignement à cause des frappes ukrainiennes sur les raffineries russes. (rumeurs démenties par les deux camps) Rien ne prouve une coupure volontaire, mais le message de Zelensky vise clairement Washington. A suivre...

        https://www.ukrinform.ua/rubric-ato/4174131-sogodni-znovu-ne-bulo-poperedzenna-vid-partneriv-pro-balisticnu-ataku-zelenskij.html


        • Vudenbas Vudenbas 14 octobre 00:29

          @Vudenbas

          Zelensky dit que les « partenaires » n’ont pas prévenu, encore une fois. 


        • Vudenbas Vudenbas 14 octobre 00:34

          @Vudenbas

          La veille la même chose, dans la nuit du 12 au 13 octobre, la Russie a tiré cinq missiles balistiques sur Kyiv, qui ont touché des infrastructures civiles avant même que l’alerte aérienne soit déclenchée. Et Zelensky a fait savoir qu’ils n’avaient pas été prévenus. En fait 2 jours consécutifs sans renseignement sur les départ de missiles balistiques.

          https://interfax.com.ua/news/general/1219060.html


        • Francis Francis 14 octobre 08:21

          @Vudenbas
           

           Zelensky a fait savoir qu’ils n’avaient pas été prévenus. En fait 2 jours consécutifs sans renseignement sur les départ de missiles balistiques. 

           
          C’est ça le lâchage, vu que les renseignements sur les départ de missiles balistiques c’était du soutien.

        • Eric F Eric F 14 octobre 09:01

          Trump a bluffé avec la prétendue trêve énergétique, aucun des deux protagonistes n’a été prévenu ni ne l’applique. Il est de plus en plus déconnecté des réalités et lance des idées en l’air en croyant que la magie de la parole les rendra effectives. Insulter Zelensky (qui s’est accoutumé) et flatter Poutine (qui le balade) est sans effet ni sur l’un ni sur l’autre. 

          Sa priorité du moment c’est faire baisser les prix des carburants alors que ses actions (attaque contre l’Iran, sanctions...) sont à l’origine de la crise pétrolière, au point ou on pouvait se demander si c’était dans le but d’enrichir es oligarques. Après les mid term il passera à autre chose.


          • Fergus Fergus 14 octobre 09:18

            Bonjour, Eric F

            Bonne analyse !


          • Com une outre 14 octobre 10:00

            @Eric F
            Les USA n’ont jamais cessé les deals énergétiques avec la Russie, pas plus que l’UE qui lui achète entre autre du gaz (entre 200 et 300 milliards). C’est plutôt un avertissement à Zelenski sur son orientation politique trop pro-UE, donc contre la paix.


          • Eric F Eric F 14 octobre 10:04

            @comme une outre

            Oui, la pression sur Zelensky pour qu’il assouplisse sa position pour des négociations est un aspect déterminant (il y a aussi la menace de couper les renseignements, avec déjà une salve d’avertissement)


          • Nicolas36 15 octobre 11:40

            @Eric F
            Souvent en accord avec vos commentaires, ici j’aimerai émettre une réserve concernant votre jugement sur Trump. 
            Sans admirer Trump ni le soutenir, il faut faire attention à ses sorties qui font rire tout le monde un peu vite. 

            Un simple exemple qui montre qu’il faut constater les choses sur un temps long. 
            L’affaire de récupérer le Groenland a fait une levée de bouclier et des déclarations martiales des Européens annonçant vouloir défendre cette région contre une annexion des USA coute que coute. 
            La première ministre Danoise a annoncé fermement qu’il était hors de question de négocier quoique cela soit de la souveraineté du Danemark sur le Groenland. 

            Pour ceux qui suivent un peu les actualités on vient d’assister à une embrassade entre Trump et la dite Dame concernant un accord qui prévoit l’installation de deux bases US sur le Groenland (excusez du peu) et la capacité des USA de choisir quel entreprise et quelle activité pourront s’installer sur ce continent. 
            En résumé : le Danemark a renoncé à sa souveraineté sur le Groenland en faveur des USA. Toute l’UE s’est écrasée mollement , circulez il n’y a rien à voir. 
            CQFD

            Méfiez vous des sorties de Trump et surtout Zelinski devrait s’en méfier encore plus. 
            Une stratégie s’implante dans le temps et ce qui compte ce n’est pas l’immédiateté médiatique mais la faculté à saisir toutes opportunité qui se présente pour l’implanter ou faire avancer l’affaire. 

            Dans le cas du conflit en Ukraine, les deux protagonistes ne peuvent pas toujours réagir publiquement à ce qui se discute derrière les rideaux. 
            Trump a promis de faire céder l’Ukraine sur la question du Dombass depuis Anchorage et il n’y pas renoncé. 
            Il ne le fait pas par amitié avec les Russes contrairement aux stupidités racontées à ce sujet mais il le fait par pur pragmatisme business. 

            Zelinski, backé aux nains de l’UE s’entête contre Trump car il risque sa peau si il accepte et il doit probablement vouloir des garanties pour lui et son entourage. 
            Ceci explique pourquoi Trump parles de changer de président en Ukraine. 

            Pour le reste Trump veut commencer à casser les sanctions sur les hydrocarbures et c’est la conséquence de l’affaire d’Ormuz qui l’oblige à forcer le pas. 

            Trump sort donc le grand jeu en coupant les informations satellitaires qui permettent à l’Ukraine de savoir si le moindre trouffion Russe a fermé sa braguette en retournant dans la tranchée. 
            Il est aussi probable que la visite du boss de la CIA à Moscou ait eu comme sujet la question des satellites espion et de Starlink . Moscou a probablement menacé ces outils si les attaques sur les raffineries continuent. 

            Je suppose que le lien pétrole et gazole est visible. 

            Pour faire bonne mesure les antennes de Starlink en Bulgarie ont miraculeusement été détruites, comme c’est bizarre ! Du coup Musk coupe son système pour l’Ukraine en catastrophe et les satellites US deviennent muets. 

            On peut imaginer que Zelinski est en période de réflexion. Bruxelles ,Macron et Mertz sont étrangement muets. 

            Donc Trump parles beaucoup mais pas pour rien , il suffit d’attendre. 
            A suivre donc. 
            BaV 


          • sylvain sylvain 14 octobre 11:41

            Definitivement ?? eh reveillez vous les Russes c’est Trump, il peut se contredire 4 fois dans le meme phrase. Demain poutine sera le bad guy, apres demain ce sera Xi et Zelensky sera formidable, il fera l’america great again en la vendant a ses potes, qui apres demain ne seront plus ses potes... 

            La seule constante de Trump, c’est un ego hors categorie


            • Patrice Bravo Patrice Bravo 14 octobre 12:18

              De toutes les façons, la France et l’UE sont en train de sombrer et c’est une catastrophe pour les habitants de la France, mais aussi une délivrance pour la France et les pays de l’UE. Tout change rapidement maintenant. Zelensky est fini et tous ceux qui soutiennent ce criminel de guerre sont aussi finis et c’est tant mieux !


              • Fergus Fergus 14 octobre 13:53

                @ Patrice Bravo

                « tous ceux qui soutiennent ce criminel de guerre »
                 smiley  smiley  smiley

                Celle-là, il fallait l’oser. Il est vrai que lorsqu’on s’affiche poutinolâtre jusqu’au tréfonds su slip, rien là d’étonnant.

                Non que Zelensky soit exempt de reproches. Mais comparé à Poutiine, il s’agit d’un enfant de choeur !

                Rappelons à cet égard que le dictateur russe — aveuglé par son ego et sa mégalomanie — massacre non seulement des civils ukrainiens, mais fait décimer sans état d’âme des centaines de milliers des siens, transformés en chair à canon dans une guerre impérialiste injuste et illégale. 


              • Patrice Bravo Patrice Bravo 14 octobre 14:20

                @Fergus

                Rien à voir. C’est simplement un criminel de guerre Zelensky. Comment peut-on vouloir envoyer des gens à la guerre ? Comment peut-on continuer sur des années à réclamer des milliards aux Français, aux Allemands ect.. : « Celle-là, il fallait l’oser. Il est vrai que lorsqu’on s’affiche poutinolâtre jusqu’au tréfonds su slip, rien là d’étonnant. »


              • Com une outre 14 octobre 15:13

                @Fergus
                Vous ne comprenez vraiment absolument rien à ce conflit, vous en êtes ridicule au point de ressembler à Di Bella, le poseur de bouses.


              • berry 14 octobre 14:09

                Il est temps que les saloperies du régime ukrainien soient révélées et que Zelensky soit viré comme un malpropre. Ca peut arriver d’une semaine à l’autre.

                Le soutien à la Russie s’imposera alors comme une évidence.


                • Patrice Bravo Patrice Bravo 14 octobre 14:21

                  Bien dit ! « 

                  Il est temps que les saloperies du régime ukrainien soient révélées et que Zelensky soit viré comme un malpropre. Ca peut arriver d’une semaine à l’autre.

                  Le soutien à la Russie s’imposera alors comme une évidence. »


                  • Patrice Bravo Patrice Bravo 15 octobre 16:33

                    Moi, je vous le dis, y en marre de voir la tronche de Zelensky et de l’entendre réclamer du pognon et il y en a marre de voir tous ces journalistes et médias ici qui rapportent ses demandes. Zelensky est un « has been » qui va être pris et passer devant un tribunal de guerre pour ses crimes de guerre.


                    • Hector Hector 17 octobre 12:11

                      Je pense que Zelensky était sacrifié depuis le début du conflit. Il finira au mieux exilé au pire assassiné, peut être les deux. 
                      Quant aux 4 grands, ou 5, BRICS, OCS, il se partagerons la planète et feront imploser l’EU.
                      Reste la question Africaine.


                      • Chronique de « Le Sommier »...

                         Tous les chiffres sur l’Ukraine sont atrocement mauvais ! et j’insiste sur le terme « atrocement ».

                        C’est un pays qui a perdu 10 millions d’habitants depuis 2014, morts ou partis à l’étranger.


                        • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 18 octobre 13:29

                          Il attaque systématiquement les complexes énergétiques russes, y compris des pétroliers civils, au moment même où Trump souhaite une trêve.

                          Résultat, le système ukrainien est lui-même touché et les prix du pétrole flambent, ce qui ruine l’UE, et bien entendu l’Ukraine elle-même.

                          C’est comme s’il suicidait son propre peuple.

                          Qui a intérêt à propager ainsi la guerre, ruiner les populations, attiser le chaos, sinon l’oligarchie, dépendante de la guerre pour créer du profit. Plus en profondeur, les capitalistes immatériels, qui veulent profiter des commandes d’État suscitées par la guerre, y compris dans les technologies de l’IA, détruire l’industrie matérielle, se débarrasser des populations à base de consommation matérielle et les Britanniques qui cherchent une revanche sur la perte de leur domination absolue du monde. (Quant à l’Allemagne, pays fortement industriel, je pense qu’elle est tombée dans un piège où l’idéologie anglo-saxonne et un regret nauséabond du passé déchu les a perturbés au point de ne plus savoir quel est leur intérêt vital.) 

                          Zelinsky semble téléguidé par ces deux forces et fonce à tout prix vers le chaos final. Nous, les populations européennes, en sommes les victimes collatérales. Mais nous ne le savons pas encore.

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Patrice Bravo

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