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Accueil du site > Tribune Libre > Politiques & citoyens > Après les régionales…

Après les régionales…

Depuis l’annonce des résultats, les commentaires s’amoncellent et se limitent principalement à ce quelques remarques générales :

- une victoire des listes de gauche nette et majoritaire en France, comme dans notre région Centre

- une triple sanction des listes de droite, de la politique gouvernementale, du Président

- une montée du vote d’extrême-droite dont le score est élevé dans les zones rurales et les quartiers urbains populaires

- enfin une abstention record mettant bien à mal la démocratie et le rôle pourtant essentiel des Régions.

Or il convient dans de telles circonstances de réfléchir d’une part au message que les Français ont voulu délivrer, par leurs votes ou leurs abstentions et d’autre part à la signification de ce dernier à mi-parcours de la future échéance présidentielle et les élections législatives qui suivront.

Victoire de la Gauche ou sanction du Gouvernement ? A regarder de plus près les chiffres des résultats, on pourrait s’accorder sur le double constatation que c’est bien plus une démobilisation de l’électorat de droite et une volonté de sanctionner la politique gouvernementale qui ont contribué à la victoire des listes de Gauche.

La Gauche a choisi d’ériger les Régions en contre-pouvoir et en bouclier social. Cet argumentaire est devenu le pilier de campagne et il a été entendu, dans un contexte de crise. Mais c’est aussi une victoire de projets régionaux de gauche qui ont su montrer dans ce contexte combien une action publique pouvait s’affirmer en terme de services aux populations. Les projets de gauche ont balayé la droite qui se repliait sur des thématiques certes essentielles au quotidien, comme l’emploi ou la sécurité, mais qui dans ce contexte de crise et d’inquiétude face à un Etat impuissant, n’ont pas su se traduire par un vote de confiance.

Mais si ériger les Régions en contre-pouvoir autant en stratégie que sur les projets face à la politique gouvernementale a pu convaincre, il n’en demeure pas moins que cette situation pose aujourd’hui à la Gauche un problème, celui de s’inscrire dans la durée comme force d’opposition uniquement crédible à l’échelon territorial en continuant à être victorieuse lors des échéances locales, comme ce fut le cas également lors des municipales et d’être minoritaires lors des échéances nationales qui se succèdent. Ainsi ce problème pourrait devenir demain un piège !

Le contexte de cette élection régionale version 2010 est un contexte de crise :

crise économique et sociale, avec la remontée du chômage qui a passé la barre fatidique des 10%, mais surtout la précarisation qui est devenue préoccupante : la France compte plus de 8 millions de personnes pauvres, avec le constat que la situation des plus vulnérables s’est profondément dégradée selon un récent rapport de l‘observatoire de la pauvreté. C’est aussi la courbe démographique avec l’allongement de la durée de vie qui pose la question de la prise en charge de la dépendance, pour les familles avec la difficulté de s’occuper de leurs aînés dignement et en fonction de leurs besoins. C’est aussi la question du financement des retraites, personne ne nie l’enjeu de trouver une solution pour assurer la pérennité du système actuel, mais comment, par quels moyens ? Et dans ce contexte, c’est aussi la gestion des chômeurs avec le service du Pôle Emploi qui a été restructuré en pleine période où ses services étaient déjà fortement sollicités rajoutant du trouble au trouble. Et aussi l’annonce de la cessation de fin de droits pour 800000 chômeurs sans que des perspectives soient dressées. Voila un contexte qui renforce le sentiment d’inquiétude voir de désespérance face à l’avenir dans les esprits de nos concitoyens. Voila autant d’indicateurs qui fondent le constat de désagrégation du lien social.


crise démocratique, car avec une abstention et un score du FN aussi forts, c’est bien un acte de défiance, voire de rejet de près d’un français sur deux de l’action politique en général et des partis politiques traditionnels qui contribuent à la vie politique française mais aussi un coup porté aux Régions.
Cette campagne s’est déroulée dans un climat tendu, voire nauséabond, enchaînant polémiques et petites phrases, le tout déconnecté des vrais enjeux régionaux que sont l’éducation, l’emploi, l’aménagement du territoire, les transports. Certes la campagne s’est aussi voulue pédagogique mais la polémique et la déception ont pris le pas, laissant des électeurs désabusés préférant rester chez eux ou s’enfermer dans un vote extrême.
Le vote FN s’est particulièrement observé dans les zones rurales où on ne peut pas dire sérieusement qu’il y ait des problèmes d’insécurité qui font le terreau des idées extrêmes. En revanche, le sentiment d’insécurité face à l’avenir, d’abandon des territoires ruraux avec le recul des services de proximité, les mutations profondes du monde agricole, ont probablement généré ce vote de ras-le-bol et sanction. Dans les quartiers populaires, on retrouve cette même tendance. J’y vois là encore comme en zone rurale bien plus une demande de lien social et une nécessité de redonner du sens à l’action publique volontariste, certes réformée et exigeante mais utile à toutes celles et tous ceux, qui aux travers les âges, attendent que l’Etat soit utile, juste et autant exemplaire qu’il ne l’exige en retour des citoyens.


Crise industrielle enfin, qui contribue à voir les chiffres du chômage exploser (500000 emplois perdus depuis 2000) accompagnés du lot quotidien de fermetures d’entreprises parfois installées sur nos territoires depuis des décennies. Malgré les déclarations de N.Sarkozy en pleine campagne sur l’enjeu de redonner à la France une politique industrielle, au-delà des paroles, ce sont les actes qui comptent, et les faits sont non seulement là mais ils sont surtout préoccupants aujourd‘hui.
Que l’industrie française subisse des mutations face à la mondialisation, que des adaptations de l’outil de travail et de production soient justifiées, c’est inéluctable, mais que la fuite de l’outil de production bénéficie non pas à des pays émergeant, mais à d’autres pays industrialisés comme notre voisine l’Allemagne, pose des questions sur la structure même de notre économie et sa capacité à résister dans les années qui viennent.

Elections sur fond de crise, il revient désormais aux responsables politiques d’en tirer les enseignements.

Ni triomphalisme d’un côté et ni déni de l’autre.

La gauche et le PS en particulier ont gagné dans les régions, reste à structurer une offre politique crédible nationalement en construisant les étapes nécessaires qui permettront de rédiger un projet utile à la France, rassembler toutes les forces et organiser des vraies primaires permettant aux concitoyens de pouvoir y participer de la manière la plus large.
Mais la crédibilité ne pourra se construire que si la Gauche, le PS en particulier, sait demain s’affirmer comme un axe tout autant réformateur, offrant une alternative crédible et des propositions concrètes au Gouvernement qui va continuer lui sur la voie des réformes, car c‘est sa « marque de fabrique » . Compte-tenu du contexte de crise économique, sociale, démocratique, industrielle, le PS doit plus que jamais se mettre au travail pour apporter des réponses pour changer la France et ne pas s’enfermer dans le piège de l’immobilisme et du résolument anti-sarkozisme qui ne constitue pas un projet en soi. Il n’est pas envisageable de rester dans le statut-quo actuel, à la fois avec un gouvernement qui s’inscrirait dans le camp du mouvement et de la réforme et un PS qui, parce que dans l’opposition, serait enfermé dans un camp connoté d’immobilisme et donc de conservatisme, un comble lorsqu’on veut « changer la société » (cf déclaration de principes du PS).

Reste aussi la question des alliances pour y parvenir, une question inévitable dès lors qu‘on prépare la future élection présidentielle qui se profile. En Région, les alliances à Gauche ont réussi à se constituer sans trop de difficulté sur des projets et des listes. Il reste 4 années de mandat au sein des régions pour démontrer que ces alliances ont du sens, de la cohérence et que l’unité primera sur les nuances réelles de chacune des composantes des majorités régionales.
Mais, ne nous leurrons pas, le très faible score du Modem en région Centre comme partout ailleurs a évité au PS de trancher aujourd’hui la question embarrassante de l’alliance avec une formation centriste, une question qui n’est que partie remise car si François Bayrou a raté sa stratégie, il n’en demeure pas moins qu’il existe en France un espace pour une formation politique au Centre et que l’ignorer peut être nuisible pour d’éventuelles conquêtes futures au niveau national. D’ailleurs, il est à noter que Ségolène Royal est la seule Présidente de Région sortante à avoir scellé une alliance avec le rassemblement politique le plus large, allant des forces de gauche aux centristes, en passant par le mouvement social. Initiative qui lui a valu d’être réélue avec un des meilleurs scores de tous les présidents sortants de gauche.

Pour cela il revient au PS de ne pas rater son futur Congrès comme il a échoué au précédent. Savoir se rassembler réellement, ce sera apprendre à respecter ses nuances internes comme celles et ceux qui contribuent à alimenter le débat. La phase des régionales et d’élaboration des listes a vu dans notre département une stratégie complètement contraire à cette nécessité impérieuse. Par delà mon éviction d’élue régionale sortante au profit d’un accord de duperie entre les autres courants rassemblés autour du 1er Fédéral, compte tenu des résultats observés et des 3 candidats qui se retrouvent aujourd’hui élus, c’est bien la confirmation que les représentants légitimes (ou non) du courant Royal se sont retrouvés exclus de cette élection, je pense à Tania André en particulier, ce qui conforte pleinement l’argumentation que j’avais développée au moment de la constitution des listes en tant que mandataire départementale. Le temps des explications viendra comme dans toute formation politique après une victoire comme une défaite, c’est utile, aujourd’hui l’heure est aux constats, en toute transparence, mais aussi aux félicitations et encouragements que j’apporte aux nouveaux conseillers régionaux de notre département .

Ni déni de l’autre côté de l‘échiquier politique.
Le message délivré par les français hier est clair, il interpelle le gouvernement sur la politique menée dans le passé mais aussi à venir. Dans le contexte de crise que subit la France, il lui reviendra de répondre à des questions fondamentales qui pèsent sur notre société. Quelle action d’envergure pour prendre à bras le corps la question de la la précarité galopante mais aussi de la dépendance ? Quelle réforme à mener pour sauver notre système de retraite ? Quelle modernisation nécessaire des services publics autrement que par la voie unique des suppressions de postes ? Quelle attention portée aux territoires ruraux ? Quelle politique fiscale alternative au bouclier fiscal ? Quelle politique de l’emploi pour relancer notre politique industrielle ?

Les réponses à y apporter transcendent même les clivages, tant la crise est profonde et les attentes nombreuses mais voila des sujets qui me semblent prioritaires. Le Gouvernement a du pain sur la planche mais la Gauche en a aussi pour y travailler et y contribuer.
 

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29 réactions à cet article    


  • furio furio 23 mars 2010 12:55

    arrêtez de grace à emboiter le pas des médias « officiels ». le fn n’a pas fait un bon score, il est a 2.223 millions ( 11.42%) alors qu’il était à 3.564 en 2004 !!! C’est de la mayonnaise « journalistique » pour camoufler le « camouflet » fait au nimbus et à sa clique !
    La perte du fn et celle de l’ump ? passant de 8.179 à 5.066 !!! ça c’est autrement significatif. 3 MILLIONS et CENT MILLE VOIX envolées. Voila l’ensignement
    Laissez la gauche gouverner quand ELLE SERA au pouvoir. Pour l’heure il s’agit de remplacer AU PLUS vite cette clique qui n’est plus légitime.


    • gimo 23 mars 2010 13:40

      furio 

       !!!que dire de plus  !!!


    • LE CHAT LE CHAT 23 mars 2010 16:20

      je te plusse mon cousin ,

      le PS n’est pas un parti respectable ! il ferait mieux d’exclure les mafieux du clan à Vauzelle que ce pauvre Frèche qui ose leur tenir tête ! PS ou UMP , c’est la même racaille , c’est juste une orientation différente en début de carière politique car« faire carrière » est leur seul but !


    • SALOMON2345 23 mars 2010 17:18

      OK, le FN à perdu des voix : mais quels sont les chiffres également pour les autres, par le même rapport à 2004 ?

      Les Français ont des problèmes avec les maths, notamment lorsque l’UMP laisse croire qu’étant arrivée en tête lors des européennes de 2009, elle avait gagné l’élection...comme en Grand Prix de Formule 1, alors que le vainqueur d’une élection n’est pas le premier arrivé (en nombre de voix) mais qui celui possède la MAJORITÉ : 50% + 1 voix !

      Dimanche, l’UMP laissait croire encore que les abstentionnistes (des millions d’électeurs) étaient forcément de son camp afin de relativiser sa défaite niant ainsi tout principe de probabilité, principe accepté cependant pour un simple échantillon d’un millier de personnes constituant un sondage que l’on prend pour argent comptant !

      Bref, la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine relève plus de l’incantation que de la rigueur mathématique et in fine...politique !
      Parenthèse, le score du FN m’indiffère TOTALEMENT !


    • verdan 23 mars 2010 20:26

      @ Calmos

      +1 :)


    • Tristan Valmour 23 mars 2010 14:09

      Article intéressant mais certaines choses nécessitent une démonstration, des preuves. Par exemple : « La Gauche a choisi d’ériger les Régions en contre-pouvoir et en bouclier social. ». Enoncer ne signifie pas prouver. A mon avis, Sarko s’assied cordialement sur votre pseudo contrepouvoir. Pouvez-vous résoudre le chômage sans endetter les Régions ? Non ! Les gens vivent-ils mieux dans des Régions socialistes ? Non !

       

      Ensuite, vous évoquez un programme politique de la Gauche pour un possible retour aux affaires. Ca changera quoi ? Vous allez démonter les caméras de surveillance ? Vous allez revenir sur les lois liberticides, offrir plus de libertés ? Vous allez dire « non » à l’Europe, l’OMC et toutes les organisations supra-gouvernementales qui disposent d’un pouvoir exorbitant ? Vous allez contrôler l’activité des banques, assainir le marché, mettre fin aux paradis fiscaux et aux privilèges des multinationales ? Vous allez limiter les revenus et les fortunes pour limiter le pouvoir de quelques non-élus sur tous ? Vous allez instaurer la concurrence libre et non faussée ? Vous allez mettre en place le référendum d’initiative populaire et écouter le peuple que vous traitez de con ? Vous allez réformer la Justice pour la rendre plus juste et plus proche des citoyens ? Vous allez garantir l’indépendance de la presse ? Non, vous ne ferez rien de tout cela parce que vous ne le pouvez pas. Vous allez seulement poursuivre la politique de Sarkozy parce que les Etats ne peuvent rien décider de sérieux seuls. Certes, vous ferez quelques ajustements cosmétiques, vous serez moins brutaux, mais les faits demeureront les faits : vous emploierez les instruments laissés par Sarkozy. Vous créerez juste quelques formulaires de plus à remplir. Vous n’êtes pas l’avenir. L’avenir se situe dans un parti de rupture mais il n’a aucune chance de prospérer : ceux qui ont le pouvoir ne le permettraient pas. Je vous assure que j’aimerai avoir tort.

       

      Bonne continuation quand même !


      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 23 mars 2010 15:06

        « Les projets de gauche ont balayé la droite qui se repliait sur des thématiques certes essentielles au quotidien, comme l’emploi ou la sécurité, mais qui dans ce contexte de crise et d’inquiétude face à un Etat impuissant, n’ont pas su se traduire par un vote de confiance. »

        Mais quels projets de gauche, pensez-vous honnêtement que la « Gauche » dont il ne reste que le sigle pourrait mieux faire en matière d’emploi, de sécurité, et d’autres choses ? Vous placerez aujourd’hui Martine sur le tabouret de Nicolas que rien, rien du tout ne bougera ! L’idéologie socialiste n’ayant jamais pris racines en France, la politique sociale que pronait le PS de son vivant n’était pas plus généreuse que celle de la Droite. Les acquis sociaux de la Republique française n’ont pas de couleurs, ce n’est qu’au début de l’arnaque politique que je n’ai pas besoin de rappeler que ces acquis commencent à se noircir !

        Encore une fois je rappelle que la « Gauche coagulée » n’a pas gagné les regions puisqu’elles sont ce qu’elles étaient auparavant ; politiquement correcte on aurait dit « maintient des regions » en faveur du machin mais puisque la politique correcte est mise à la poubelle il convient de dire « fossilisation des initiatives régionales » pour cause de faillite de la politique nationale.

        « Crise démocratique », si l’on veut quoiqu’il faille nommer les choses convenablement : Mise à nu du leurre démocratique français serait plus honnête et je jure que ce n’est pas à cause du Front National, au contraire ! D’ailleurs pourquoi une abstention importante et un vote pour le FN seraitent synonyme de défiance pour quiconque ? L’abstention est une prise de conscience générale que le vote ne sert que les intérêts de ceux qui accaparent les sièges parce que derrière eux il n’ y a pas un parti digne de se nom pour leur remuer les fesses et le vote en faveur du FN est la conviction qu’ont quelque millions de Français que le jeu « Gauche-Droite » au rythme du Pendule ne fait qu’hypnotiser les citoyens encore éveillés !

        C’est l’idée qui fait l’avenir, mais comme aujourd’hui on construit des coalitions d’abord, pour ensuite essayer de coller les fissures du rassemblement avec les bribes ramassées tous azimuts,( ce que les pédants politiques appellent l’ouverture), on ne peut que rater l’horizon !


        Mohammed MADJOUR. http:/www.republic.unblog.fr/


        • matthius matthius 23 mars 2010 17:53

          Voici ce qui a ete fait par JOSPIN :
          - La taxation des flux financiers pour financer les retraites par les riches
          - La Couverture Maladie Universelle qui permet aux medecins de travailler dans de bonnes conditions
          - Le partage du travail qui permet de reduire le chomage

          Je ne pense pas que la droite ferait mieux. Resultat du gouvernement JOSPIN : Positif

          Ce que proposait ROYAL en 2007 :
          - Remettre en place ce qui a ete defait par la droite
          - Favoriser les projets creatifs et ecologiques ( ca se fait en Poitou-Charentes )
          - Favoriser les entreprises qui emploient et les PME ( ca se fait en Poitou-Charentes )
          - Faire de la prevention sante ( ca se fait en Poitou-Charentes )
          - Securiser les parcours professionnels ( ca se fait un peu en Poitou-Charentes )
          - Favoriser le bio ( ca se fait en Poitou-Charentes )

          Resultat : La population du Poitou-Charentes augmente plus vite que la moyenne

          Que propose la droite ?
          - Supprimer l’impot sur le Revenu pour l’UMP et le FN, l’impot le plus juste
          - Aider ses amis, du restaurant (3 Milliards perdus) pour l’UMP
          - Supprimer la couverture sociale pour le FN
          - Arreter tout projet createur d’emploi avec cette politique destructrice ( pas de sous donc pas de budget)
          - Creer la DGV, la dette àgrande vitesse pour enrichir les plus riches et creer une crise sociale

          Le resultat se voit enfin.


        • joelim joelim 23 mars 2010 19:42

          Jospin en pleine campagne présidentielle du PS se permettant de descendre en flamme le candidat Royal, faisant le jeu de Sarkozy, c’est aussi çà, le Lionel.

          Ce garçon est un ego sur pattes qui n’a pas digéré sa défaite en 2002. Il aurait mieux servi la France en choisissant le métier de cantonnier, ses crêpages de chignon vis-à-vis de ses collègues auraient moins porté à conséquence. 

          Le seul avantage de sa présence au niveau politique est l’hilarité que provoque ses excès de fatuité et d’auto-satisfaction. smiley 

        • Yvance77 23 mars 2010 15:35

          Bonjour,

          Bel exercice de style, mais une chose me choque aussi sur la gauche, qui n’a pas fait mieux que la droite, c’est sur le chiffre du chomage.

          Je suis néanmoins content QU’ENFIN une socialiste annonce un chiffre proche de la réalité à savoir 8 millions de pauvres dont au moins 5 au chomage ou vivant de contrats precaires

          Mais lorsqu’ils retrouveront les ors de la république ceux-ci repeindront en rose les chiffres. En cela ils sont aussi pourris que les édiles de droite.

          Tous à foutre dans un panier ... et refaire enfin du neuf.

          A peluche


          • LE CHAT LE CHAT 23 mars 2010 16:22

            Tous à foutre dans un panier ... et refaire enfin du neuf.

            oui , tous sous la lame de guillotine à non sixhundred sixty six !  smiley


          • FYI FYI 23 mars 2010 16:16

            J’en profite que vous soyez sur ce fil pour vous demander de transmettre le message suivant à vos collègues :
            - Le président de la commission nationale des finances de l’assemblée nationale
            - Un sénateur auprès de la commission des finances du sénat,

            afin de solliciter une commission d’enquête ou tout au moins un débat éclairé sur le thême suivant :

            Pourquoi la représentation française à voter la loi Pompidou-Giscard en 1974 qui a mis fin à l’Etat Français de battre monnaie, et ainsi s’endetter auprès de banque commerciale privée, et ce sans débat parlementaire, et quelles en sont les conséquences ?

            Je vous en serais gré de nous en faire un retour.


            • FYI FYI 23 mars 2010 16:26

              Concernant les régionales de 2010, la « victoire » du PS est un succès par défaut malheureusement, sans compter le score important des abstentionnistes, presque 50%, ça ne semble à priori pas vous suffire, je pense effectivement que 67% d’abstentionniste devrait remettre un peu d’ordre dans la « scène politique » française.
              A ce titre nous sommes impatient de voir apparaître la reconnaissance du vote blanc ainsi que du Quorum, ainsi vous pourrez eventuellement prétendre que les abstentionnistes préfèrent la pêche à son « devoir » citoyen.
              Car vu les impôts qu’ils paient, il n’a pas forcément besoin de le prouver, il le subit ...

              D’où cette question épineuse :
              Est-ce que le citoyen français est un citoyen de la république française ou un citoyen de droit naturel souverain de sa personne ?

              Méditez la dessus.


            • 65beve 65beve 23 mars 2010 18:06

              Bonsoir FYi,

              On peut plus poser la question à Pompidou.
              Il reste Giscard ou son fils spirituel Bayrou.....

              cdlt
              bv


            • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 23 mars 2010 16:39

              Ca n’a pas été facile mais cette fois l’UMP a reconnu sa défaite. Il suffisait de voir Xavier Bertrand sur les plateaux télé pour comprendre à quel point l’exercice était douloureux. Le pauvre avait du mal à articuler quand il devait prononcer les mots « gauche » et « victoire ».
              Rendons leur grâce pour cet effort athlétique et intellectuel.

              A contrario les leçons que l’UMP tire du scrutin sont pour le moins folkloriques. Selon les perroquets dressés à coups d’éléments de langage si défaite il y a eu c’est parce que « les Français n’ont pas encore vu les effets de la politique de réforme ». Donc, logiquement, « il faut poursuivre sur la lancée » et « en revenir aux fondamentaux de 2007 ».

              Toujours plus de réformes néolibérales, c’est le message qu’auraient donc fait passer les électeurs de gauche et du FN dimanche dernier. C’est évident, ces gens-là sont mécontents de Sarkozy parce qu’il n’a pas supprimé assez de policiers, de médecins, de juges et d’enseignants.

              Je crois qu’ils se droguent tous à l’Elysée.


              • Traroth Traroth 23 mars 2010 16:41

                Vous êtes membre du PS, et donc la seule question qui m’intéresse est : quand le PS va-t-il rompre avec l’idéologie libérale ?

                Le reste n’est que péripéties.


                • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 23 mars 2010 21:07

                  @ Calmos

                  Mitterrand s’est trompé de cible en 1981 quand il a nationalisé des pans entiers de l’industrie. Lui et ses conseillers savaient pourtant que le nerf de la guerre se situait dans les banques, et non pas dans les usines.

                  A l’époque le Parti Socialiste était prisonnier de son idéologie crypto-marxiste, de la construction de la CEE, et de cette farce qui s’appelait le système monétaire européen. Donc, pas touche aux banques.

                  Pour finir, en 1983, les banquiers (je résume) ont suggéré « la rigueur » sous peine d’augmenter le coût du crédit accordé à la France.

                  Aujourd’hui nous parlerions de dégradation de la note. Comme en Grèce.


                • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 23 mars 2010 21:10

                  Moralité, il faut fusiller les banquiers.


                • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 23 mars 2010 21:10

                  Métaphoriquement.


                • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 23 mars 2010 21:12

                  ...ou pas.


                • 65beve 65beve 23 mars 2010 18:20

                  Bonsoir,

                  Bonne analyse de la situation présente.
                  Cependant si la coalition que vous espérez pour les scrutins nationaux se mettait en place, à savoir du FdG au Modem, alors nous aurions le mariage de la carpe et du lapin.
                  On a vu ce que ça a donné quand Jospin a abandonné la politique de ses idéaux.

                  La caution gauche de la gauche doit servir à éviter toute dérive libérale que pourrait prendre le PS ou/et les Verts.
                  J’ai voté pour la liste d’union à gauche et je ne voterai certainement pas pour une liste auberge espagnole qui comprendrait des éléments droitistes - car le Modem est de droite , ne l’oublions pas.

                  cdlt
                  bv


                  • BA 23 mars 2010 18:40

                    Taxe carbone : Chantal Jouanno se dit « désespérée ».

                    La taxe carbone, mesure emblématique voulue par Nicolas Sarkozy après le Grenelle de l’environnement, n’est plus, du moins sur le plan national. C’est François Fillon qui l’a annoncé en personne mardi matin aux députés UMP, déclenchant aussitôt des réactions très contrastrées.

                    • Chantal Jouanno « désespérée ». La secrétaire d’Etat à l’Ecologie a été l’une des premières à réagir, expliquant être « désespérée de ce recul, désespérée que ce soit l’écolo-scepticisme qui l’emporte » dans un entretien accordé à l’AFP.

                    http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/23/01002-20100323ARTFIG00605-taxe-carbone-chantal-jouanno-se-dit-desesperee-.php


                    • airlane 23 mars 2010 22:30

                      C’est un non-évènement puisque la taxe carbone a été rejetée par le Conseil Constitutionnel pour son caractère discriminatoire - Sarko péremptoire avait dit qu’il la ferait passer coûte que coûte - comme d’habitude on annonce les choses comme si c’était un scoop sauf que le gouvernement s’est rendu compte qu’elle était inapplicable en l’état.


                    • verdan 23 mars 2010 20:17

                      Bonjour /bonsoir

                      En voilà un laïus condescendant !

                      -« j’ignore si on a gagné par forfait » faute de votants , ou « si on a gagné par rejet de la droite »...

                      Attendez votre tour , quand les sinécures chaudes de la République en votre possession (la gauche ) retourneront à la droite ....Un autre , une autre dira la même chose que vous actuellement. Vous nommez ça l’alternance...des promesses uniquement.

                      Il n’y a aucune proposition courageuse , hormis les yaka, les onvafaire ...

                      puis y’a ça :"La Gauche a choisi d’ériger les Régions en contre-pouvoir et en bouclier social. Cet argumentaire est devenu le pilier de campagne et il a été entendu, dans un contexte de crise.« Plus fallacieux que ça tu meures.

                      Pour le fun, qu’elles mesures concrètes, pour les déficit ? Le rançonnage institutionnalisé des banques ?

                      Encore combien de temps faudra-t-il entendre ces mots : la droite , la gauche ?

                      La gauche qui donne des leçons par-ce-qu’une pseudo victoire au régionale remonte leur moral...(pas la morale ).... c’est à pleurer.

                      Depuis Mitterand , pas un exercice budgétaire positif
                       , alors qu’il y avait de la marge en 1888/1991.De même entre 1998 & 2001.
                      Votre gauche ( comme la droite) , au service des oligarchies , avec ce cynisme pour les couches sociales les plus fragiles.

                      La gauche, même combat dans la dette abyssale imposée au peuple de France que le droite.

                      La gauche , mêmes options dans le clientélisme , la des-industrialisation , délocalisation , privatisation ; and the winner is ? : Jospin

                      Dites-moi quand  »La Gauche « (comme la droite) diront la vérité sur les chiffres ? Je prends votre exemple : vous annoncez , telle une brave apparatchik ,  » la barre fatidique des 10 % « de chômeurs, pourquoi 10 % & pas 10,1 % ou 9.9 % ? Alors qu’il serait plus honnête de dire 15 %

                      Franchement, » La gauche« , » LA Droite, les 2 symétries du même monstre au service de l’immonde globalisation sont à mettre au panier.

                      Néanmoins , ce blabla insipide :

                      -"Mais la crédibilité ne pourra se construire que si la Gauche, le PS en particulier, sait demain s’affirmer comme un axe tout autant réformateur, offrant une alternative crédible et des propositions concrètes au Gouvernement qui va continuer lui sur la voie des réformes, car c‘est sa « marque de fabrique » . Compte-tenu du contexte de crise économique, sociale, démocratique, industrielle, le PS doit« .... c’est bien de langue de bois , ni plus ni moins. 

                      C’est comme le redressement naguère dans toutes les bouches politicardes , à présent c’est le mot réforme qui est l’otage de votre langage de bois .

                      Tout comme les réformes, à trop vouloir redresser , on finit pas le tordre dans l’autre sens...mais ça, c’est pas grave , ce sera pour l’alternance.

                      Changer la vie, qu’on a dit aux français...rien de plus vrai , il découvre les joies de la régression nouvelle.

                      En cela ,  »la gauche «  »la droite « même mépris pour le peuple.

                      Non, ce n’est pas avec vos appareils politiques actuels , que la vrai changement viendra.

                      Sûrement pas avec cette » gauche droite" .

                      Bonne soirée


                      • herbe herbe 23 mars 2010 20:40

                        Et si moi je dis que j’aimerais voir Eva Joly avoir un rôle de premier plan dans ce pays ?

                        C’est une un doux rêve ou ça pourrait se réaliser ?


                        • Jicé Jicé 23 mars 2010 20:57

                          Dans une démocratie digne de ce nom, après tant de scrutins où le vote -ou non-vote- protestataire progresse (abstention, FN, FdG) et dans le contexte d’une grave crise économique et sociale, la moindre des choses est de relégitimer la source du pouvoir, le pouvoir législatif ; donc DISSOLUTION de l’Assemblée pour conforter la majorité actuelle et son oeuvre de destruction, ou pour la désavouer... On ne peut pas faire, à droite comme si la « légitimité » de 2007 valait toujours... Et au centre-gauche râbacher la sempiternelle ritournelle du projet à construire, des alliances, de l’horizon radieux de 2012, la bataille des egos qui va reprendre de plus belle... Mais depuis le NON au referendum et son traitement par l’UMPS, je ne me fais plus d’illusions... Que se vayan todos !!!


                          • ffi ffi 24 mars 2010 11:00

                            De toute façon, tant que le PS ne remet pas en cause la logique qui a consisté à remettre toutes les initiatives économiques entre les mains des pouvoirs monétaires (Loi 73-7 Giscard-Pompidou, traité de Maastricht, Euro), il ne pourra faire que les mêmes politiques que la droite : réduction des déficits publics, privatisations... à cause de la dette.

                            Comme l’abandon de la souveraineté monétaire aux banques privées revient à leur glisser de confortables subventions, de manière déguisée, et que ce sujet est soigneusement éludé avec les militants.

                            Quand en plus il s’associe avec les écolos pour vanter comme modernes des technologies du moyen-âge (éolien, hydraulique, soleil) tout en dénigrant les technologies nucléaires, pourtant les technologies les plus productives en terme de production d’énergie (1 kg d’uranium produisant autant que 25000 tonnes de bois...)

                            Comme il s’interdit par principe tout protectionnisme au frontières

                            Comme en plus la direction actuelle se réclame de la secte positiviste d’Auguste Comte/ Saint-Simon...

                            Je ne vois rien au PS qui puisse faire progresser la justice sociale, mais l’exact contraire : maintient des privilèges donnés aux banques, abandon du progrès technique, exposition des citoyens à la mondialisation (de l’esclavage)...

                            Mais c’est sûr qu’avec Mathieu Pigasse de la banque Lazard, Pascal Lamy à l’OMC, Strauss-Kahn au FMI (en futur détrousseur de la Grèce), et Martine Aubry qui a pu compter sur les 50 millions d’euros que lui a apporté Alain Minc, le pot de Sarkozy, il ne faut pas s’attendre que le PS fasse émerger des idées qui soient dans l’intérêt de la population.


                            • ffi ffi 24 mars 2010 11:07

                              J’ajoute que l’article ne contient aucune idée, mais juste une analyse stratégique. La vieille rengaine « la gauche doit se mettre au travail pour bâtir un projet » est répétée depuis trop longtemps. Depuis le temps, que n’en est-il rien fait.

                              La vérité, c’est que les militants ne sont pas écoutés et que les cadres sont soit incompétents, soit faux. Les solutions on les connaît : protectionnisme raisonné aux frontières. Démarche de progrès techniques partagé. Réforme du système financier pour recouvrer la souveraineté monétaire dont les fruits sont orienté pour des politiques publiques.

                              La France a une suffisamment longue histoire pour savoir ce qui marche économiquement : le colbertisme.


                            • ddacoudre ddacoudre 28 mars 2010 03:51

                              bonjouir béatrice
                              c’est regrettable que l’abstention n’ai pas fait l’objet d’un débat de fond plutôt, quand l’on s’intéresse aux raison de celle-ci on se rend compte que cela ne correspond en rien aux interrogation des radios trottoir, ni de son sympathisant du marché. cela va bien pour le folklore.
                              l’étude de Décembre 2009 du cevipof indiquait déjà le résultat de cette élection.
                              mais comme a son habitude les médias préfent les papiers polémiste car plus marchand, seul un commentateur politique a essayé en vain de relativise les résultats en les rapportant a l’ampleur de ce désatre, mais il a parlé dans le vide.
                              cette abstzention se construit depuis 1989 tout doucement le référendum en a été un accélérateur, et l’élection de 2007 une ultime espérence dans le dinamysme d’un illusioniste, qui avec la crise n’a pas fait long feu, et ce tourne vers ce qui lui fut sont commerce électoral le FN.
                              ceci n’empéche pas que la prestation de madame Royal a a vous de juger semble indiquer que vous n’avez pas saisi l’empleur du désatre, elle sera certainement celle qui vous era échouer.
                              j’en suis désolé même si j’ai quitté le parti depuis qu’iles t devenu social démocrate.
                              les français n’ont plus confiance dans les institutions auxquelles vous étes attaché , le G20, l’OMC, l’UE, les banques, les grandes entreprises privés, les parti, les syndicats, au capitalisme.
                              et vous penser sérieusement que quelques propositions électoraliste comme celles que les uns et les autres vous allez préparer parce que vous ne pouvez pas faire autrement vont suffire.

                              quand je vous écoute j’ai vraiment pas l’impression que vous ayez pris la mesure de ce qui se passe, ce n’est pas avec les radio trottoir ou les sympathisant des marché que l’on se fait une diée de ce que pense la population cela c’es pour le folklore.
                              mais bien sur les journaliste préférent annoncer des étude spéculative sur le potentiel présidentiable si c’était hier ujourd’hui de main. ont ne sort pas de la médiocrité.
                              je te joint quelque liens pour réflexion et l’étude du CEVIPOF de décembre qui annoncé cette abstntion.
                              Principaux résultats - Le Baromètre de la confiance politique - CEVIPOF
                              http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=72358
                              http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=72281
                              http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=72236
                              http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=72124
                              http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=72084

                              cordialement.

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