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Accueil du site > Tribune Libre > Politiques & citoyens > L’insouciance d’avenir

L’insouciance d’avenir

La presse nous révèle que l’écart se creuse entre l’Europe et le reste du monde en matière de recherche, de développement et d’innovation. À l’exception des plus grandes, les entreprises de l’Union européenne investissent moins que leurs rivales d’autres continents.

Si l’on ajoute que les États de la même Union, pour les plus grands d’entre eux, se sont privés des moyens budgétaires pour faire mieux, de leur côté, en la matière, nous avons là le reflet le plus fidèle de l’insouciance d’avenir dont nous sommes gravement atteints. Nous restons les yeux rivés sur le présent, arc-boutés sur nos retraites et nos nombreux droits acquis, rétifs à toute réforme, éblouis par la RTT, fascinés par le temps libre. Fâchés avec ce futur dont on nous parle tant mais qui est si loin au regard de nos préoccupations immédiates et prioritaires qui constituent notre seul horizon.

D’autres pays, plus pauvres, soucieux du devenir de leurs enfants, travaillent. S’instruisent. Cherchent. Et trouvent les produits qui se vendront demain, et créeront la richesse dont nous serons privés pour n’avoir pas voulu comprendre qu’aucune situation n’est jamais définitivement acquise. Qu’un niveau de vie dans un monde ouvert est le fruit d’un combat quotidien, et de l’effort de tous. Et d’une capacité à anticiper, à voir plus haut, plus vite, plus loin que ses concurrents.

Vivement qu’une nouvelle génération de responsables se lève, et redonne à la France, à l’Europe, l’envie, le goût d’avenir, qui sont le signe des grandes nations, et des grands destins.


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17 réactions à cet article    


  • (---.---.85.194) 12 décembre 2005 11:39

    Environ 5 millions d ’exclus en France voudraient bien travailler, s’instruire, etc ...

    N’ont pas de RTT puisqu’ils n’ ont pas de boulot !

    Certains d’entre eux n’ont même pas de toît !

    Faut arrêter de tirer toujours sur les mêmes, la coupe est pleine, tout ceci n’est qu’une lamentable question d’argent comme d’habitude, et l’argent on sait bien ou il est non ?

    Faut donc commencer par changer de camp !

    Un grand coup de balancier à gauche cette fois ci, au niveau ueropéen bien sûr , ne ferait sûrement pas de mal !


    • Emile Red (---.---.86.253) 12 décembre 2005 12:17

      Mr Lambert nous balance ses vérités à grand coup de démagogie comme savent le faire ses confrères gouvernant, omettant leurs responsabilités manifestes dans la situation où nous nous trouvons.

      Si la recherche est en panne en Europe, et plus particulièrement en France, ne faut il pas chercher dans les décisions de ce gouvernement incapable ?

      La banalisation des aides aux entreprises, sans aucun contrôle, coute des milliards au pays et ne rapporte que chomage, délocalisation, et fuite des capitaux.

      La barre tout à droite pourvoie nos ministres et ex-ministres d’oeillères, qui, non contents d’en être fiers, leur permettent de débiter des contre vérités apocalyptiques.

      Mais qui donc a coupé les crédits pour la recherche, cette recherche que seuls les états peuvent mettre en oeuvre, la recherche fondamentale dont notre pays fut si fier il y a peu encore ?

      Pourquoi les entreprises investiraient-elles, alors qu’elles n’en ont aucune obligation légale, « prendre et ne pas rendre » est leur devise enterinée par la bienveillance étatique.

      Et prendre les 35 heures, les RTT ou autres « avantages sociaux » comme bouc émissaire à leurs incapacités, prouve bien l’étroitesse d’esprit, la pauvreté créative, la faiblesse politique des décideurs de ce pays, qui n’oublient pas, en contrepartie de leur indigence, d’encaisser les royalties de leurs placements boursiers.

      Mr Lambert, comme d’habitude, en bon élu crachant sa vindicte, contre toute contradiction, ne viendra pas nous répondre, prenant Agoravox pour sa tribune personnelle au profit de son idéal érodé et déliquescent.


      • claude (---.---.183.79) 12 décembre 2005 14:05

        ce n’est pas la presse qui me rapporte que l’écart se creuse ,homme élu ,mais les 35 heures unilatérales et la démagogie politicienne ,qui remplacent l’écoute de vos administrés et le partage des biens publics ; vous vivez une fin d’époque et d’usages politiques...


        • (---.---.2.91) 12 décembre 2005 14:58

          « Vivement qu’une nouvelle génération de responsables se lève, et redonne à la France, à l’Europe, l’envie, le goût d’avenir, qui sont le signe des grandes nations, et des grands destins. »

          Excusez-moi Mr Lambert mais cette dernière remarque sonne un peu comme celle d’une personne qui essaie de se défosser sur les autres...

          Ce n’est pas que je ne sois pas conscient des défis de demain, mais j’aimerais quand même entendre plus souvent un discours du type « bougeons-nous pour éviter à nos enfants de souffrir » plutôt que « vivement que nos gosses prennent le relais et redressent la barre ! »

          Ce serait sympas que vous tiriez la chasse d’eau derrière vous au lieu de regarder en soupirant le fond de la cuvette et d’espériez qu’on va le faire à votre place.

          Merci d’avance.

          Signé par un jeune actif angoissé lorsqu’il voit la situation de merde que ses ainés lui laissent.


          • Proof OK (---.---.28.210) 12 décembre 2005 16:09

            C’est dans les pays ou les études sont gratuites qu il y a le moins de diplomés de l’enseignement supérieur dont chercheurs ! A mediter !!!!


          • (---.---.2.91) 12 décembre 2005 16:58

            J’aimerais bien avoir les sources pour vérifier.


            • Sylvio (---.---.85.205) 12 décembre 2005 18:32

              « arc-boutés sur nos retraites » : les grands dirigeants partent avec de belle « retraite dorée » en ce moment, ne devraient-ils justement pas les investir dans la recherche et le développement ?

              « nos nombreux droits acquis » : vous pouvez dire « vos nombreux droits acquis » aussi pour vous désengager encore plus. Vous êtes sénateur non ? à la majorité ? modifié vos acquis aussi au lieu de les augmentés à tour de bras. Ce sont plus nos acquis (des travailleurs) que vos acquis (politique et dirigeants) que vous remettez en cause.

              « éblouis par la RTT, fascinés par le temps libre » : merci beaucoup comme si nous étions de vilains profiteurs, des feignants, en attendant c’est nous qui bossons pour payer vos salaires de parlementaires. Et c’est sur que les chômeurs doivent être fascinés par le temps libre...

              Le libéralisme est un courant inventé par le gouvernement américain pour imposer son économie sur les pays pauvres. Le libéralisme est une nouvelle forme, moderne, bien à la mode, d’exploitation du travail pour enrichir les actionnaires, les dirigeants et donc la classe politique (qui en fait partie). Ce sont eux, qui ont beaucoup d’argent qui devraient investir dans la recherche, pas ceux qui vont à leader price pour remplir leur caddie.

              Franchement, c’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité. Vous tendez inoxérablement à faire du libéralisme un principe novateur et sauveur alors que c’est un principe qui provoque de grave disparité économique, en quelque sorte un retour au tiers états et aux nobles.

              Ce sont bien vous qui vous arc-boutés sur votre argent et non ceux qui travaillent qui ne veulent pas voir leur pouvoir d’achat baissé au profit des haut-salaires sur-élevées de la petite france d’en haut.

              Ce gouvernement est vraiment d’un autre siècle et ne va vraiment pas dans la bonne direction. Les modèles scandinavent sont beaucoup mieux à mon avis que le libéralisme à la Bush.


              • Neuromancer (---.---.44.5) 12 décembre 2005 21:45

                Désolé, mais si je suis d’accord en partie avec toi dans tes flèches, contre Mr Lambert qui se plaint, mais ne fait rien, alors qu’il est à la majorité, je ne suis pas du tout d’accord sur ta vision du libéralisme. D’abord, je rappelle que le libéralisme n’a pas été inventé par les Américains, mais par les Anglais... Adam Smith, notamment.

                De plus, le libéralisme n’est pas ce courant assimilable à un quelconque pouvoir monarchique. Je rappelle quand même, que même les Américains les plus pauvres y sont attachés, pour la simple et bonne raison qu’ils estime que lui seul peut leur apporter la promotion sociale dont ils rêvent.

                Malgré ses nombreux défauts, le libéralisme reste la seule théorie économique qui a permis une explosion de la richesse mondiale ; c’est le seul suceptible de créer de la richesse. A l’opposé du collectivisme, dont l’URSS totalitaire a expérimetée l’ineptie. Le libéralisme, c’est la tolérance, le droit à disposer des fruits de son travail, le droit de fonder une entreprise, de s’enrichir, le libéralisme, c’est d’abord la liberté, la confiance en l’homme.

                Evidemment il est loin d’être parfait, il nécessite l’intervention de l’état sinon il se met lui-même en danger. Preuve en est que même les Américains, soit-disant libéralistes, protègent farouchement les secteurs sensibles de leur économie...

                A bon entendeur, salut !


              • L'équipe AgoraVox Antoine 12 décembre 2005 19:15

                Cet article est très réaliste et décrit la situation telle qu’elle aujourd’hui en France. Que cela plaise ou pas c’est ainsi.

                Les commentaires qui suivent sont assez affligeants et me confortent dans l’idée que l’avenir de ce pays n’est pas très gai avec ce genre de raisonnements...

                Nous sommes le pays de tous les droits mais sans aucun devoir en contre-partie...


                • Bonnie (---.---.125.133) 12 décembre 2005 20:19

                  La France illustre parfaitement la maxime : après nous, le déluge ! Ce n’est pas glorieux mais un pays qui refuse d’assumer son histoire peut il avoir conscience de son avenir ? Les Anglais ont célébré Trafalgar (avec des navires français pour leur parade navale...), les Français semblent avoir honte d’Austerlitz... mais j’oubliais, Napoléon est terriblement anti politiquement correct donc vive Napoléon !!!


                  • Sylvio (---.---.85.205) 12 décembre 2005 20:45

                    Quel nationalisme, quelle glorification du passé ! Ce n’est pas comme ça que nous allons avancé dans une civilisation prospère.

                    Napoléon est connu en bien pour nous avoir apporté le code civil, pas pour avoir gagner des victoires qui ne nous apportent pas grand chose aujourd’hui à part ce nationalisme dont vous faites preuve.

                    Est-ce que Napoléon doit être célébrer car il a fondé un grand empire français dans toute l’europe pendant quelques années (au prix de combien de mort) ? A ce moment là vous ils seraient alors légitime pour les allemands de célébrer Hitler.

                    Pour vous tout ce qui est politiquement incorrecte est bon, allez-y votez le pen alors ! N’importe qui est capable de mener de grand discours bien « rassembleur » et un peu provocateur mais faire avancer la société c’est autre chose et ces grands orateurs gouvernent plus avec des mots qu’avec des actions.


                  • Lili (---.---.125.133) 12 décembre 2005 20:23

                    Bravo ! Il est temps de donner à l’avenir une chance. Assez de jérémiades, au travail !


                    • Sylvio (---.---.85.205) 12 décembre 2005 20:47

                      Il est temps de donner à l’avenir une chance. Assez de bureaucrate, tout le monde au travail !


                    • Neuromancer (---.---.44.5) 12 décembre 2005 21:58

                      Bien évidemment Lambert se moque de nous, puisqu’il critique le défaut de recherche en France, alors qu’il est à la majorité. Je rappelle que c’est sous sa famille politique que la recherche française, pour tenter d’enrayer son déclin, a pris les armes Mais soyons honnêtes, la France court en effet un grave danger du point de vue de l’innovation. Je rappelle que l’Europe a pour projet d’être « l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde », et que manifestement, elle est loin d’être sur le bon chemin. Les chercheurs aujourd’hui sont sous-payés, les budgets ridiculement faibles. Je sais de quoi je parle, je suis étudiant, les chercheurs je les vois tous les jours ; certains bossent dans des conditions déplorables, dans des locaux miséreux.

                      Il me semble pourtant évident que la capacité d’un pays à affronter, à créer de l’avenir réside dans ses ressources scientifiques, particulièrement technologiques. Alors, Monsieur Lambert, qu’est-ce qu’attend le gouvernement pour créer un « small business act » ? Quand favorisera t-on en France les start-up de haute technologies ? Quand l’université sera-t-elle reconnue, quand est-ce qu’y étudier cessera de passer pour la voie des mauvais élèves, ceux qui n’ont pas réussi à entrer en prépa ? Pourquoi le gouvernement protège les écoles d’ingé, ces écoles élitistes, en refusant le droit aux université de délivrer le titre d’ingénieur ? Pourtant les iup sont des formations d’ingénieur, pourquoi ne les reconnaissez-vous pas, pourquoi avez-vous voulu les supprimer ?


                      • Sylvio (---.---.85.205) 13 décembre 2005 22:44

                        C’est clair je sors d’un IUP suivi d’un DESS E-commerce, ces formations ont été excellentes, je n’ai pas le titre d’ingénieur (pourtant j’ai le titre d’ingénieur maître = titre d’ingénieur bac+4 non reconnu). Ma formation (informatique+commerce+communication) est autant voir plus bénéfique pour une entreprise qu’une formation d’ingénieur beaucoup plus théorique et éloigné des besoins réèl d’une entreprise. Mais pourtant ceux qui ont un titre d’ingénieur ont une reconnaissance et un salaire sans aucune mesure (je suis payé 1575€ net/mois en début de carrière).

                        On veut supprimer les IUP, les IUT, normal : ils coutent très cher (un étudiant en IUT doit couter 4x plus q’une étuidant en deug) et ce financement est payé directement par l’état (pas comme les écoles d’ingénieurs qui coutent en général assez cher). Même si ils sont plus cher, ils apportent un bénéfice à la société. Tous les étudiants en deug que je connais ont redoublé ou ont changé de voie, tous les étudiants en IUT que je connais ont une bien meilleure qualification et travaille.

                        La fac est quasiment inutile, combien d’étudiants font 1 ou 2 ans d’études et ne sortent avec aucun diplôme. Les IUT et les IU sont un modèle à suivre, un modèle qui marche et un modèle juste au niveau de l’égalité des chances. C’est à se demander ce que nos élites politiques recherchent vraiment.


                      • (---.---.234.34) 21 décembre 2005 15:50

                        « La fac est quasiment inutile, combien d’étudiants font 1 ou 2 ans d’études et ne sortent avec aucun diplôme. »

                        c’est un problème d’orientation en ce qui les concerne, pas un problème provenant de la fac. D’où viennent tous les étudiants qui sont en licence (ancienne appelation), si ce n’est de deug ? smiley

                        pour rappel, le but principal de la fac est de former des profs ou des chercheurs.


                        • Sylvain Reboul (---.---.188.92) 22 décembre 2005 10:04

                          Le problème du financement de la recherche n’a pas grand chose à voir avec la RTT qui a permis d’améliorer la flaxibilité négociée annuellement du temps de travail et donc la productivité et d’accroître la consommation de loisirs et de tourisme qui est chez nous une industrie de pointe créatrice d’emplois sur place. Elle a plus a voir avec :

                          - L’incapacité, voire le refus, de l’université et du CNRS de collaborer sur une période durable avec l’économie privée sous le prétexte de maintenir la modèle français de service public universitaire concentré sur la recherche fondamentale dite pure opposée à « l’impure » finalité économique et fondé sur le maintien de la « noble coupure morale » entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée. Coupure dont on sait qu’elle est dommageable aux deux.

                          - La pusillanimité des entreprises privées françaises à investir suffisament dans le recherche et le développement qu’il faut mettre en relation avec la faiblesse de capital risque dans notre pays.

                          Là où vous avez raison c’est que le modèle français de l’état fonctionnaire centralisé, voire généralisé, entretient chez les citoyens et les acteurs de la recherche (voir le système de promotion) et de l’économie l’idée de service public comme nécessairement indépendant, voire contraire, aux exigences et finalités économiques. Les Grandes Ecoles d’Ingénieurs, coupées de l’Université et du CNRS dans leur recrutement et la formation dispensée sont essentiellement des écoles de gestionnaires des connaissances acquises, quant ce n’est pas des personnels et des ressources financières, et non pas des écoles tournées vers la recherche scientifique. Les meilleurs élèves scientifiques sont par là détournés de la recherche et de son esprit novateur.

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