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Accueil du site > Tribune Libre > Politiques & citoyens > Les inégalités tuent à grande échelle !

Les inégalités tuent à grande échelle !

Non, ce n’est pas une déclaration issue de l’université d’un parti politique, c’est le constat formulé par l’OMS, dont le communiqué de presse commence par ces mots :

"Un enfant né dans une banlieue de Glasgow, en Écosse, aura une espérance de vie inférieure de 28 ans à un autre né à peine treize kilomètres plus loin. L’espérance de vie à la naissance d’une fille au Lesotho est inférieure de 42 ans à celle d’une autre née au même moment au Japon. En Suède, le risque pour une femme de décéder pendant une grossesse ou lors d’un accouchement est de 1 pour 17 400, alors qu’en Afghanistan il est de 1 pour 8.

Ces chiffres n’ont aucune explication biologique. Les différences entre les pays et à l’intérieur même des frontières d’un pays, sont dues à l’environnement social dans lequel les gens naissent, vivent, grandissent, travaillent et vieillissent."

Certains éléments de ce rapport sont et seront repris par la presse, mais curieusement d’autres sont ignorés, notamment parmi les préconisations.

Le rapport relève l’existence d’un lien direct entre le niveau de revenus et la santé, y compris au sein des pays riches.

Mais il relève que la richesse ne détermine pas l’état de santé d’une population, certains pays à faible revenu comme Cuba, le Costa-Rica, la Chine, l’Etat du Kerala en Inde et le Sri Lanka ont atteint des niveaux de santé satisfaisants malgré un revenu national relativement peu important. Cette absence de lien mécanique entre niveaux de santé et revenu national va poser un vrai problème théorique aux thuriféraires de l’ultra-libéralisme ; l’OMS aurait donc mis au jour un secteur d’activité où l’effet des lois immuables du marché peut être modifié par une politique volontariste.

L’OMS poursuit en précisant que les solutions sont principalement dans le domaine extra-sanitaire et formule trois recommandations :

"Améliorer les conditions de vie quotidienne, c’est-à-dire les circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent.

Lutter contre les inégalités dans la répartition du pouvoir, de l’argent et des ressources, c’est-à-dire les facteurs structurels dont dépendent les conditions de vie quotidienne aux niveaux mondial, national et local.

Mesurer et comprendre le problème des inégalités et évaluer l’efficacité de l’action menée."

Le rapport pointe l’absence de logement adéquat et d’eau potable, la paupérisation de plus de 100 millions de personnes à cause des soins de santé qu’elles doivent régler elles-mêmes, la nécessité d’assurer un financement équitable, la responsabilité sociale, la parité entre les sexes…

Et le rapport poursuit en notant que "Les changements déjà en cours montrent bien qu’une action est possible. Ainsi a-t-on observé en Égypte une baisse spectaculaire de la mortalité de l’enfant qui a été ramenée de 235 à 33 pour 1 000 en trente ans. La Grèce et le Portugal ont ramené leur taux de mortalité infantile de 50 pour 1 000 à des niveaux presque aussi bas que le Japon, la Suède et l’Islande. Cuba a atteint une couverture de plus de 99 % de sa population par ses services de développement de l’enfant en 2000. Mais les tendances à l’amélioration de la santé ne sont pas automatiques. En fait, si l’on ne se préoccupe pas du problème, la santé peut reculer rapidement."

Ce rapport propose des recommandations claires, la question est maintenant de savoir dans quel sens aller : un meilleur niveau de santé en se donnant les moyens de faire des choix politiques ou la marchandisation à outrance telle que prônée par l’OMC ?

Jean-Michel Arberet
Conseiller municipal d’Arcueil
Partenaire du groupe communiste
http://jm-arberet.over-blog.com/


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12 réactions à cet article    


  • Vilain petit canard Vilain petit canard 4 septembre 2008 14:23

    Ben oui, comme vous dites, la question est bien posée. D’accord, et après ? 


    • Traroth Traroth 8 septembre 2008 19:41

      La belle propagande ultra-libérale que voila.


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 4 septembre 2008 15:34
      Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi notre santé est si fragilisée et que ça va de pire en pire ?
      Vous trouverez dans cette vidéo absolument TOUTES les réponses, les VRAIES réponses.
      Jamais une femme n’aura eu autant le courage de tout nous dévoiler. 
       
      SVP FAITES SUIVRE AU MAXIMUM DE PERSONNES.

      • eugène wermelinger eugène wermelinger 4 septembre 2008 18:00

        "Pourvou que ça doure" disait la maman de Napoléone.
        de 1802 à 1815 et ce fut la Bérésina. 


      • Asp Explorer Asp Explorer 4 septembre 2008 20:03

        Eh allez, encore un nid de tarés !

        Si le nombre de cancers a été multiplié par quatre, c’est parce que les maladies infectieuses, cardio-vasculaires et les famines tuent beaucoup moins de monde. Comme on n’a pas encore trouvé le moyen d’empêcher les gens de vieillir, ils meurent plus tard et d’autre chose. Notez que dans les pays développés, de plus en plus de cancers se guérissent, et du coup, on observe une augmentation des maladies dégénératives et auto-immunes. C’est un simple transfert d’une cause de mortalité vers une autre, étant entendu qu’on finira tous par y passer d’une manière ou d’une autre.


      • Hermes esperantulo 6 septembre 2008 08:18

        ASP, faut vraiment que tu arrête de dire des conneries, c’est vrai que plus les gens ont une espérance de vie et plus on voit de nouvelles maladies ou leur proportion augmenter ( parkinson, alzeimer) voir des nouvelles arrivées. Mais par contre je suis absolument tout à fait opposé à cette énorme ânerie, les cancers augmentent, cela est un fait en partie de l’espérance de vie, mais une augmentation importante apparaît de cancer apparaît aussi beaucoup plus précocement. D’où cela vient t’il, perte de la sélection naturelle chez l’homme donc coté génétique augmenté et surtout environnemental par exemple le tabac, l’amiante, certains dissolvants, produits alimentaires, ect. Et ce constat vient je crois justement du dernier rapport international sur le cancer.


      • Traroth Traroth 8 septembre 2008 19:42

        Mage : Tout est dans le "en moyenne". L’espérance de vie a beaucoup augmenté dans les pays développés et très peu augmenté, ou même baissé, dans les pays pauvres.


      • Marc Bruxman 4 septembre 2008 19:33

        Le rapport pointe l’absence de logement adéquat et d’eau potable,

        Ce qui nécéssite des routes, un réseau d’eau potable, du retraitement des eaux. Et ce qui nécéssite globalement que les pays en question se développent. Certains pays d’affrique n’ont aucune infrastructure, et le principal c’est qu’ils puissent se la développer par eux-mêmes. Cela va nécéssiter un pouvoir fort pour imposer ce changement. Tant qu’il ne sera pas la et que l’affrique restera en dehors de l’économie de marché, elle souffrira. 

        La meilleure façon pour cela est le passage a l’économie de marché. Seul exemple ou on a amélioré de façon significative les conditions matérielles des gens. Regardez la Chine entre 1970 (tout le monde créve de faim) et aujourd’hui (une classe moyenne de 250 millions a émergé et les autres sont sortis de la pauvreté la plus extréme). Aucun programme d’ONG n’a jamais abouti à un tel miracle. 

        la paupérisation de plus de 100 millions de personnes à cause des soins de santé qu’elles doivent régler elles-mêmes, la nécessité d’assurer un financement équitable, la responsabilité sociale, la parité entre les sexes…

        Ca ca vient dans un deuxiéme temps. L’assurance n’arrive que quand le pays est suffisamment développé pour pouvoir se payer ce "luxe". Dans notre cas, il a fallu attendre longtemps pour que l’on puisse financer la sécu. 

        Il faudra certainement que l’affrique fasse sa révolution industrielle avant que l’on puisse y parler de "social". Parler de "social" avant c’est mettre la charue avant les boeufs et enfermer l’affrique dans sa merde. 

        Et le rapport poursuit en notant que "Les changements déjà en cours montrent bien qu’une action est possible. Ainsi a-t-on observé en Égypte une baisse spectaculaire de la mortalité de l’enfant qui a été ramenée de 235 à 33 pour 1 000 en trente ans. La Grèce et le Portugal ont ramené leur taux de mortalité infantile de 50 pour 1 000 à des niveaux presque aussi bas que le Japon, la Suède et l’Islande.

        Ok pour la on donne des chiffres. Et pour la Gréce et le Portugal forcément l’arrivée de la démocratie (Salazar c’est pas si loin) et d’un marché libre expliquent que les infrastructures sont arrivées. Bingo !

        Pareil en ex Europe de l’est ou il y a eu une dégradation post 1989 (lié à la désorganisation compléte des pays) mais ou depuis l’an 2000 la croissance est de retour et la situation s’y améliore rapidement. 

        Cuba a atteint une couverture de plus de 99 % de sa population par ses services de développement de l’enfant en 2000.

        La on donne pas de chiffre, mais l’obligation de moyen est respecté . Si ca vient du Fidel Castré c’est que ca doit être bien ;)

        Non mais sérieusement Cuba ca vous as l’air riche ? Personne de censé n’aurait envie de vivre la bas. (Du moins tant qu’il y a la famille Gastro au pouvoir, après je ne dis pas). 
         


        • Internaute Internaute 5 septembre 2008 11:22

          D’accord avec vous à 90%, les 10% manquants étant restés à la Havane.

          Le titre « Les inégalités tuent à grande échelle » est horrible et montre bien la façon dont les communistes font passer leurs désirs avant les réalités. Ce ne sont pas les inégalités qui tuent. Il n’y aucune relation de cause à effet entre les deux. Si demain, les pays riches deviennent aussi pauvres et sous-développés que le Soudan, il y aura moins d’inégalités mais cela ne fera pas baisser la courbe de mortalité infantile au Soudan.

          L’auteur nous balance des slogans aussi pervers que mensongers.

          La vérité est que l’hygiène publique diminue les maladies, ce qu’on sait depuis le 18eme siècle. Les coupables sont les pays sous-développés eux-mêmes lorsqu’ils ne font aucun efforts pour s’en sortir.


        • Traroth Traroth 8 septembre 2008 19:45

          Ah bon, l’Afrique est "en dehors de l’économie de marché" ? Quand les pays développés viennent y piller les ressources, on a pourtant l’impression que c’est du bon business...
          L’Afrique, c’est le côté le plus désastreux de l’économie de marché, oui !



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