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L’homme reste pourvoyeur principal des ressources

Hier l’INED (Institut national des études démographiques) a publié les résultats d’une enquête qui donne notamment une image des changements de situation professionnelle consécutifs à la naissance d’enfants. Au cours des douze mois qui suivent une naissance, qui modifie le plus son statut au travail ou ses horaires ? Les mères (39%), 6% les pères le faisant. 54% des femmes abandonnent leur travail (7% des hommes) et 22% optent pour une réduction des horaires (6% des hommes). Les écarts se creusent au fil des naissances : 37% des femmes quittent leur travail après la première naissance, 47% après la deuxième et 70% après la troisième. On renonce plus souvent à un CDD qu’à un CDI. On renonce moins souvent si sa propre mère a toujours travaillé.

Quelle est la situation avant les naissances ? 30% des femmes ne travaillent pas. Dans l’ensemble des personnes sans emploi au moment d’une naissance, le changement de situation est plus fréquent pour les hommes (56%) que pour les femmes (18%). 58% des hommes intensifient leur recherche d’emploi ou trouvent un travail (25% des femmes). Les pères étudiants renoncent plus souvent que les mères étudiantes à leur formation.

Dans l’Union européenne, le taux d’emploi (pourcentage de la population en âge de travailler ayant un emploi) est de 56% pour les femmes, 71% pour les hommes (chiffres 2005). Un tiers des femmes exercent un travail à temps partiel (5% en Slovaquie, 75% aux Pays-Bas). 32% des femmes sont cadres.

Terminons par le paradoxe de Pigou, tel qu’il est énoncé dans une analyse comparée du travailet de l’emploi des femmes : 

« Il s’agissait donc, dans les années 1970, de creuser et de questionner un phénomène de la théorie économique néoclassique, bien connu sous le nom de paradoxe de Pigou. Selon ce paradoxe, un homme qui épouse sa femme de ménage contribue à l’abaissement du Produit Intérieur Brut (PIB) de la nation. En effet, la femme de ménage devenue épouse va désormais mijoter les petits plats et repriser les chaussettes de son ex-patron gratuitement (« par amour », nous dit-on) et non plus contre la rémunération qu’elle recevait en tant que femme de ménage. Alors que la quantité de travail qu’elle fournit reste (au mieux) identique, le montant global des échanges monétaires effectués au niveau de la nation sera amputé du montant de son ancien salaire. »


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