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Accueil du site > Actualités > EDF : renationalisation urgente ! #HinkleyPoint #EDF

EDF : renationalisation urgente ! #HinkleyPoint #EDF

Le conseil d’administration d’EDF SA s’est donc prononcé pour la construction des réacteurs nucléaires d’Hinkley Point. Un chantier de plus de 22 milliards d’euros pour la construction de deux centrales nucléaires de type EPR. Cela malgré la démission d’un des administrateurs nommés par l’état actionnaire, Gérard Magnin, dénonçant une décision tournant le dos à l’engagement de l’état de construire en France la transition énergétique, et l’opposition des salariés de l’entreprise semi publique. L’intersyndicale CGT, FO et CGC s’est prononcé contre ce chantier.

Cette décision est sans surprise : pour l’emporter et contrer le vote des représentants des salariés le PDG d’EDF Jean Lévy devait seulement compter sur l’appui de quelques uns des cinq membres dit « indépendants » du conseil d’administration  : Philippe Crouzet de Vallourec, Bruno Lafont de HolcimLafarge (CAC40), Laurence Parisot de l’Ifop (ex patrone du MEDEF), Claire Pedini de Saint-Gobain (CAC40), et l’indépendante Colette Lewiner (Administratrice de Nexans (CAC40), Eurotunnel, EDF, Bouygues (CAC40) et Ingenico, conseillère du PDG de Capgemini (CAC40)). Indépendants vous avez dit ? le conseil d’administration d’EDF est surtout composé de représentant du CAC 40. Dix administrateurs ont voté pour, sept contre.

 L’appel du PRCF pour constituer un grand pôle public de l’énergie

La décision du Conseil d’Administration d’EDF de construire deux réacteurs EPR en Angleterre est suicidaire.

Cet énorme investissement à haut risque hors du territoire national, alors que l’entreprise est surendettée et que tant de besoins sont insatisfaits en France, montre que le pouvoir veut en finir avec la logique du service public et qu’il privilégie la logique européenne de concurrence entre monopoles transnationaux plutôt que la relance du produire en France.

Pour la transition écologique, pour l’indépendance et la sécurité énergétique, pour l’emploi, oui il y a urgence à renationaliser EDF et GDF pour un grand pôle public de l’énergie. C’est d’ailleurs ce que propose de longue date le programme candidat du PRCF

3.2 constituer un pôle énergétique 100% public fédérant EdF, GdF, Suez, AREVA et privilégiant la sûreté des installations, le contrôle citoyen, la recherche, des tarifs bas pour les particuliers et les PME créatrices d’emplois

8.1. Imposer la re-nationalisation franche d’EDF-GDF et construire un dispositif public uni, transparent et démocratisé (EDF/Suez-Areva) de production et de distribution d’énergie ; dynamiser la recherche sur le traitement des déchets nucléaires, sur la fission, sur la sécurisation maximale des centrales ; mettre en place une filière française de sécurisation et de démantèlement des centrales ; diversifier les sources d’énergie ; explorer la possible exploitation du charbon français par gazéification en profondeur. Relancer l’électricité d’origine hydraulique.

Services publics, emploi industriel, salaires, retraites, défense du code du travail contre la loi travail : décidément les sujets de contestation ne manquent pas pour le tous ensemble de la rentrée !

communiqué du PRCF 29/07/2016

source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/edf-renationalisation-urgente-hinkleypoint-edf/

Les explications de la CGT FNME

ADOPTION DU PROJET HINKLEY POINT SI LE CONSEIL D’ADMINISTRATION D’EDF ADOPTE LE PROJET CONTRE L’AVIS UNANIME DES ADMINISTRATEURS SALARIES, LE GOUVERNEMENT BRITANNIQUE DECIDE LUI DE TEMPORISER JUSQU’A L’AUTOMNE !

communiqué CGT FNME 29 juillet 2016

logo-cgtLe Conseil d’Administration d’EDF vient d’adopter la décision d’investissement dans le projet controversé de deux réacteurs nucléaires d’Hinkley Point au Royaume-Uni. Ce vote intervient sans même attendre le résultat de l’action en justice de son Comité Central d’Entreprise (CCE).Ceci témoigne de l’absence de considération de la Présidence d’EDF pour le dialogue social, mais aussi du Président de la République qui a donné son feu vert à cette entrave.

Cette décision intervient alors que la filière nucléaire française a d’autres priorités que mobiliser ses ressources financières sur ce seul projet dans un contexte d’incertitudes et de risques renforcé par le Brexit. Elle survient alors que la National Audit Office, équivalent britannique de la Cour des Comptes, s’inquiète du coût pour le contribuable anglais du contrat de rachat garanti dont bénéficie Hinkley Point, démontrant ainsi la fragilité de ce contrat, pourtant censé être la pièce maîtresse du projet, de sa rentabilité et de son intérêt pour EDF.

Nos trois organisations syndicales ont mené une bataille acharnée contre le lancement précipité d’un projet dont nous savons que les conditions de réussite ne sont pas aujourd’hui toutes réunies. Outre les risques d’un financement en fonds propres à un niveau jamais atteint dans l’histoire d’EDF – qui plus est hors de France -, les incertitudes techniques liées au lancement du projet – avant même que le premier EPR ne soit en fonctionnement – comme le caractère irréaliste des délais de construction nous inquiètent fortement. Nous savons également que ces deux EPR britanniques, très onéreux et avec des caractéristiques particulières liées à la Grande-Bretagne, ne serviront en rien le renouvellement du parc nucléaire français.

En réalité, le gouvernement, tout à sa volonté de limiter la part du nucléaire en France, veut mettre en avant ce projet pour couvrir une politique énergétique indigente et faire croire qu’il a une politique industrielle à même de sauver la filière nucléaire. Au contraire, ce choix met en risque EDF et, au-delà, la filière nucléaire elle-même. La décision du Conseil d’EDF apparaît donc politique, traduisant sa volonté d’accompagner le gouvernement et non pas de défendre les seuls intérêts d’EDF. Pour nos trois organisations, la priorité d’EDF et de la filière nucléaire devrait être la réussite du grand carénage et la préparation d’un EPR optimisé destiné à assurer le renouvellement du parc français.

L’intersyndicale CGT CFE-CGC FO dénonce ce passage en force – inédit dans l’histoire de l’entreprise – alors que l’ensemble des administrateurs salariés ont voté contre un tel investissement. Elle soutient plus que jamais l’action du Comité Central d’Entreprise d’EDF qui a saisi le juge des référés – avec une audience prévue le 2 août – pour que celui-ci suspende la décision d’investissement jusqu’à ce que le juge rende sa décision sur le fond (audience prévue le 22 septembre). Car un tel projet ne peut se faire et réussir contre le corps social de l’entreprise !

Sitôt l’annonce faite par EDF de l’adoption du projet Hinkley Point par la majorité de son Conseil d’Administration, nous apprenons que le Gouvernement britannique se donne maintenant le temps de la réflexion jusqu’à l’automne. La précipitation d’EDF, la violation des droits du CCE… tout cela n’aura finalement servi à rien. Malgré nos multiples alertes, l’obstination dans ce dossier est affligeante. Oui, il était et il est plus que jamais urgent d’attendre !

Plus largement, nos trois organisations demandent plus que jamais au Gouvernement la mise en place d’une commission pour faire suite au rapport Roussely sur la filière nucléaire afin de donner un cap réaliste et partagé aux 220.000 salariés d’une filière qui constitue la troisième filière industrielle de France.

La France n’a aucune politique énergétique ! Sauf le dépeçage du service public par des opérations purement capitalistiques !

communiqué CGT FNME 28 juillet 2016

Le 28 juillet, le président d’EDF convoque un Conseil d’Administration pour la validation du projet britannique très controversé, Hinkley Point. Un projet évalué à 24 milliards d’euros a minima qui risque de plomber financièrement encore plus la filière nucléaire déjà fragilisée par le manque de stratégie industrielle.

Derrière ce projet, et on en parle très peu, en découle un autre, la vente des actifs de RTE filiale à 100% publique – 100% EDF. Réflexion qui tourne autour d’un consortium EDF 51%, la Caisse des Dépôts et Consignations 25% et Hydro-Québec 24%. Sans oublier d’autres montages possibles avec des opérateurs comme State Grid opérateur chinois, incluant des clauses de contrat telles qu’elles permettraient dans tous les cas qu’un repreneur même minoritaire puisse imposer ses options à l’entreprise.

L’ouverture du capital de RTE résulterait d’une décision purement financière et non industrielle alors que les réseaux de transport électrique, monopole naturel, constituent le nœud du système électrique. Une telle décision aurait des conséquences dramatiques sur le plan économique, social et industriel. Il entacherait notre indépendance énergétique et notre capacité à répondre aux besoins industriels et sociaux sans parler de la dégradation de la sûreté du réseau.

Cette vision financière, aux antipodes d’une politique énergétique industrielle, est totalement approuvée par le président Hollande et portée par le Ministre de l’économie Macron et le Président d’EDF dont les seuls intérêts se limitent au champ financier tout en abandonnant les intérêts de la nation et des usagers.

Concernant le projet Hinkley Point, la FNME CGT réfute tout passage en force au Conseil d’Administration du 28 juillet, alors qu’une instruction engagée par le CCE est en cours. Dans ce dossier structurant pour l’avenir du Groupe avec 24 milliards d’euros engagés dont 16 milliards à verser par EDF sur ses fonds propres, c’est toute la filière industrielle du nucléaire qui peut être remise en cause, avec son savoir-faire et ses emplois sur le territoire national.

Saisi par le Comité Centrale d’Entreprise pour obtenir les informations utiles et nécessaires afin de pouvoir rendre un avis éclairé et motivé sur ce projet majeur pour EDF et ses salariés, le TGI de Paris a fixé son audience au 22 septembre prochain. S’asseyant sur cette audience du TGI, Monsieur Lévy, soutenu par le Ministre Macron, qui a décidé de passer outre, est convoqué au tribunal le 2 août par plainte du CCE.

La FNME CGT reste toujours vigilante, habituée à ce que les mois de juillet et d’août soient propices aux décisions dont les conséquences sont généralement très néfastes pour les salariés, en leur absence.

Pour cette fin d’année, la FNME CGT sera en veille permanente car se dessine à l’horizon le traitement d’autres dossiers destructeurs du modèle énergétique Français. Sous couvert de la mise en œuvre de la loi de transition énergétique, elle aura à suivre la fermeture des centrales EDF au fioul, l’avenir du groupe AREVA, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la mise en concurrence des concessions hydro-électriques et le plan d’économie d’EDF de 1 milliard avec la suppression de 4 000 emplois en majeure partie dans le commerce et le tertiaire.

Il est temps que le gouvernement et les pouvoirs publics fassent le choix de réorienter la stratégie du Groupe EDF et plus largement des entreprises du secteur énergétique vers un projet industriel et social au service des usagers et de la Nation


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25 réactions à cet article    


  • amiaplacidus amiaplacidus 29 juillet 2016 18:17

    Le nouveau ministre du commerce et de l’énergie Greg Clark vient d’annoncer que la GB suspendait le projet EPR d’Hinkley Point.

    Même totalement payée par d’autres, les consommateurs et contribuables français ainsi que les Chinois (qui n’ont pas grand chose à dire), les Grands Bretons ne veulent pas d’une « merveille » telle que l’EPR !

    Sont fous ces Anglais, à moins que les désastres financiers et de construction des EPR finlandais et de Flamanville, ainsi que des EPR chinois, leur aient appris à éviter les catastrophes.


    • amiaplacidus amiaplacidus 29 juillet 2016 18:56

      @amiaplacidus

      Je continue avec Fessenheim, le réacteur No. 2 est à l’arrêt depuis plus d’un mois suite à de nombreuses « irrégularités » (c’est le terme employé par l’ASN).

      Remarquez, c’est en fait une bonne nouvelle financière : l’électricité produite par Fessenheim revient plus cher que les prix actuels sur le marché de l’électricité et cela ne semble pas près de changer. Alors, moins on produit à Fessenheim, moins on perd de l’argent.

      Bon, il faut dire que si on arrêtait Fessenheim, il faudrait indemniser les actionnaires, dont les Suisses. Les mêmes Suisses qui se sont fait des couilles en or avec l’hydroélectrique (au détriment de la France entre autre) recevraient encore de l’argent pour l’arrêt de Fessenheim (cette vieille casserole qui n’en peut plus).
      Elle n’est pas belle la vie pour ceux qui savent bien gérer leurs sous-sous ?


    • sarcastelle 29 juillet 2016 19:46

      @amiaplacidus

      .
      Comment les Suisses se sont-ils fait des couilles en or avec l’hydroélectrique au détriment de la France ? 
      (j’ai une idée, mis c’est pour la vérifier)

    • RIC13 (---.---.12.126) 30 juillet 2016 00:22

      @amiaplacidus

      VOUS CONNAISSEZ LE THORIUM
      NON ALLEZ VOIR CETTE VIDEO

      https://www.youtube.com/watch?v=Z0G8QxaYRds


    • sarcastelle 30 juillet 2016 07:54

      @RIC13

      .
      Tout le monde ici connaît le thorium dont le compte a été réglé par cet article magistral :
      .

    • amiaplacidus amiaplacidus 30 juillet 2016 10:20

      @sarcastelle
      Assez simple.

      La Suisse achète à la France de l’électricité (nuke) de nuit à très bas prix. Elle l’utilise pour pomper de l’eau dans des réservoirs d’altitude. Cette eau est ensuite turbinée le jour, aux moments de grande consommation, et revendue à la France 3-4 fois le prix de l’électricité de nuit. Comme le rendement technique global de l’opération est de l’ordre de 70 %, le rendement financier est de l’ordre de 300 %.
      Maintenant, avec la chute du prix de l’électricité, cette opération est moins rentable, mais la Suisse a gagné des centaines de millions avec cette technique.

      Pourquoi la France, qui a aussi de larges possibilités dans ses massifs montagneux, n’en a-t-elle pas fait autant ? Pressions des nucléocrates ? (Poser la question, c’est y répondre).

      C’est un très bon moyen de stocker de l’énergie, avec un rendement acceptable. Les Suisses (voir l’EPFL) sont en train de préparer cette solution pour le photovoltaïque et l’éolien (sur les crêtes du Jura). L’Allemagne travaille aussi sur un stockage par hydrolyse et production d’hydrogéne (suivi éventuellement de méthanisation), l’Italie n’est pas en reste dans ces recherches. Bref, nos voisins se démènent pour trouver des solutions alors que la France, sous la pression des nucléocrates reste arc-boutée sur des positions du 20ème siècle avec du nucléaire devenu pratiquement invendable.

      Ce qui me consterne, c’est la position passéiste des nucléocrates. On peut comprendre qu’ils cherchent à préserver leurs emplois et leurs prébendes, mais ils devraient penser que le simple démantèlement du parc existant procure plus d’emploi que le nucléaire actuel. Pour autant que l’on démantèle, parce que on entend de plus en plus parler du fait que le démantèlement est tellement cher qu’il vaut mieux arrêter les centrales et les maintenir sous sécurité, le temps que l’on trouve une solution (à mon avis, cette simple surveillance utiliserait passablement de main-d’œuvre). Bref, APRÈS MOI, LE DÉLUGE.

      Maintenant, je suis persuadé que le nucléaire de fusion reste la véritable solution à long terme : pas de risque d’emballement de la réaction (l’un des principaux problèmes est, au contraire, d’entretenir la réaction), pratiquement pas de déchets radioactifs et des déchets à très courte période de demi-vie (quelques heures), « carburant » pratiquement inépuisable, etc.


    • HELIOS HELIOS 30 juillet 2016 11:13

      @amiaplacidus

      ***** Pourquoi la France, qui a aussi de larges possibilités dans ses massifs montagneux, n’en a-t-elle pas fait autant ? Pressions des nucléocrates ? *****


      Ce n’est pas la pression des « nucleocrates », comme vous dites, mais des ecolos qui ne veulent pas qu’on remplisse d’eau un vallon qui n’a que des rochers a exposer, même pas de l’herbe à vache... mais c’est vrai, même les vaches ne doivent plus être élevées, il ne faut plus en manger et les remplacer par des pissenlits, selon eux !

      Ces mêmes ecolos qui ne veulent pas plus de nucleaire, pas de voiture, pas de tunnel et de train pour traverser les alpes vers Turin (alors que c’est ecologique) et même, souvenez vous la ministre de l’ecologie qui n’a pas voulu q’un construise le canal Rhin-Rhone qui permettait d’avoir un chemin Marseille-centre Europe plus court de 2000 km au lieu de l’atterrissage a Amsterdam via Gibraltar, pour tout ce qui se transporte depuis le pacifique-ouest vers l’Europe ! a ce propos, le port de Marseille, comme tous les acteurs economiques de la Region PACA vous remercie pour la stagnation de ce port en une simple escale de seconde zone.

      Mais, bon, on a bien qe qu’on merite, hein, comme ne pas vouloir d’EDF gagne de l’argent avec des projets exterieurs, pour mieux le garder sous sa coupe... n’est-ce pas messieurs les communistes ?

    • sarcastelle 30 juillet 2016 13:13

      @amiaplacidus

      .
      Je ne suis pas connaisseuse en lacs alpestres, en sorte que je ne me prononce pas sur leur capacité de stockage. Est-ce pour une raison géographique, politique ou écologique, je ne m’aventure pas à le dire ; je vois que d’autres l’ont fait. Cependant, je crois savoir que le courant fourni ensuite à l’ouverture des vannes en Suisse est aussi quelque peu dirigé vers l’Allemagne. C’est ce qui fait que cet appoint indirect fait douter de la théorie écologiste habituelle selon quoi l’Allemagne fournirait plus d’électricité à la France que le contraire (théorie qui ne regarde que les échanges à travers la frontière franco-allemande.)
      .
      Pour la fusion, attention : j’ai lu hier un opposant à la fusion écrivant qu’on n’a pas assez de lithium pour produire assez de tritium. C’et risible, mais tout argument est bon. 


    • amiaplacidus amiaplacidus 30 juillet 2016 15:49

      @sarcastelle

      Les lacs d’accumulation sont des lacs artificiels. Ils se heurtent aux écologistes, effectivement, ils causent des dommages à l’environnement (tout en favorisant d’autres milieux naturels). Mais ils ont, face au nucléaire de fission, l’énorme, le décisif, avantage d’être réversibles à court terme.
      On détruit un barrage qui n’a plus d’utilité et en une cinquantaine d’année tout au plus la nature originel a repris tout ses droits. A contrario, avec le nucléaire de fission, dans l’état actuel et prévisible de la technique, on va traîner des déchets toxiques pendants des centaines de milliers d’années.

      En ce qui concerne l’électricité de jour, les Suisses la vendent à qui en veut et qui peut la payer, Allemagne comprise.

      Parler de pénurie de lithium, c’est effectivement assez risible, d’autant plus que cet opposant utilise sans doute des accus au lithium, des lubrifiants au lithium, de verres et céramiques au lithium, produits desséchants, etc.
      Le lithium n’est pas la seule matière première utilisable pour la fusion, c’est simplement, à ma connaissance, celle qui pose le moins de problèmes techniques. On peut aussi envisager l’hélium. L’hydrogène est évidemment le « combustible » le plus abondant, conceptuellement il peut parfaitement être utilisé, mais cela semble poser des problèmes technologiques plus ardus, en particulier la température du plasma. Mais l’hydrogène serait une source pratiquement illimitée, en tout cas jusqu’à la disparition de l’homo sapiens et sans doute bien au delà.


    • Flo73 (---.---.100.45) 3 août 2016 08:28

      @sarcastelle
      « L’Allemagne fournirait plus d’électricité à la France que le contraire »
      En effet c’est faux, comme l’expliquent de nombreux article spécialisé, en faisant une synthèse des échanges France/Allemagne on remarque bien que la France exporte à l’Allemagne, et non le contraire.
      (en prenant en compte l’électrécité qui depuis la France transite par d’autres pays vers l’Allemagne, ou au contraire l’électricité allemand passant en France à destination de la Suisse et autres pays)

      D’autre part, ce n’est peut-être plus vrai aujourd’hui mais il y a 5 ou 6 ans, j’apprenai en cours de géographie que la France est le 2e pays européen producteur d’hydroélectricité derrière la Norvège.

      De plus plus de 70% du potentiel hydroélectrique est exploité (ce chiffre n’a pas du changer smiley), Ce qui donne moins de 30% de potentiel non utilisé (pour x raisons), c’est non négligeable mais la ressource n’est pas totalement délaissée. J’aimerais savoir le potentiel utilisé pour les autres pays d’Europe. Nous ne sommes peut-être pas si mauvais...


    • Parrhesia Parrhesia 30 août 2016 20:42
      @sarcastelle

      Bonjour Sarcastelle,

      L’hydro-électricité ?

      Mais dites-moi ! C’est bien ce machin qui produirait une énergie propre en régulant le débit des eaux, en réglant la question de l’irrigation des cultures et en assurant du travail à des chômeurs français ???

      Mais voyons ! il n’y a rien là-dedans qui puisse contribuer à détruire la Frônce ... Au contraire !

      Aucune chance, Sarcastelle ! Aucune chance !

      Bon ! Je vous ai voté trois étoiles (excellent), mais promettez-nous de ne plus recommencer !!!

      Et très bonne soirée à vous

    • Et hop ! Et hop ! 16 décembre 2016 09:13

      @Parrhesia : Il faut ajoute que le programme de construction des barrages hydro-électriques a été lancé aux heures les plus sombres de note histoire par le régime de Vichy et commencé avec les chantiers de jeunesse.


    • Pifpaf et pof (---.---.250.124) 29 juillet 2016 21:56

      Je me demande jusqu’à quel point l’engagement d’EDF à réaliser ces 2 EPR en risquant si fortement son équilibre budgétaire, ne peut pas s’apparenter à une mise en danger de la vie d’autrui (autrui, c’est le mouton que nous sommes). On joue là avec le feu... nucléaire. Déjà que vendre une technologie nucléaire à un pays qui n’a pas encore résolu le problème de l’enfouissement des déchets est révélateur d’un manque total de déontologie et d’humanisme, pour ne pas dire plus... honte aux signataires de ce désastre annoncé, de la part de nos descendants à 3 pattes. Merci messieurs les anglais de dire encore une fois « NON » à la logique du tout fric !


      • binnemaya 30 juillet 2016 09:06

        Votre titre ne veut rien dire si l’état est capitaliste, qu’EDF soit nationaliser avec un état comme auj, il prendrait les mêmes décisions.
        Pour être démocrate il faut en PERMANENCE que les citoyens concernés aient le fin mot de l’histoire c-a-d le droit de dire NON et que les « experts » ne soit consulter qu’avec beaucoup de réserve et d’avis différents.


        • sarcastelle 30 juillet 2016 09:31

          @binnemaya

          .
          Il faut surtout interdire aux experts de contredire le sentiment populaire. 

        • binnemaya 30 juillet 2016 10:30

          @sarcastelle
          C’est ce que je dis :Le dernier mot doit être aux Citoyens impactés ou aussi la Subsidiarité inversée comme chez les Zapatistes qui résistent depuis des années au pire des pouvoirs au Mexique.


        • sarcastelle 30 juillet 2016 12:58

          @bienemaya

          .
          Oui, et j’ai bien parlé du « sentiment » populaire. Plus il est faux et plus c’est antidémocratique de le contredire, avant même de songer à le passer outre. Un expert qui rectifie des élucubrations insulte le peuple. 

        • Le p’tit Charles 30 juillet 2016 09:52
          EDF est dans le NOIR, et va construire deux EPR qui ne fonctionnent toujours pas pour le moment, obligeant la compagnie à payer des amendes de retards, amendes payées avec notre argent bien sur...Ce gouvernement prend vraiment des Français pour des cons... !

          • Pierre 30 juillet 2016 15:00

            Ah ouais, avec quel pognon ?


            • nours77 nours77 30 juillet 2016 15:35

              Vente au privé de 50% du réseau

              http://www.boursier.com/actualites/reuters/edf-engage-la-cession-de-49-9-de-rte-a-la-cdc-et-cnp-192805.html

              et une loi du 27 juillet 2016

              https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032938257&dateTexte=&categorieLien=id

              "« Art. L. 315-5.-Les injections d’électricité sur le réseau public de distribution effectuées dans le cadre d’une opération d’autoconsommation à partir d’une installation de production d’électricité, dont la puissance installée maximale est fixée par décret, et qui excèdent la consommation associée à cette opération d’autoconsommation sont, à défaut d’être vendues à un tiers, cédées à titre gratuit au gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité auquel cette installation de production est raccordée.
              « Ces injections sont alors affectées aux pertes techniques de ce réseau."

              Autrement dit les petits producteurs privés viennent de ce faire escroquer par le gouvernement en faveur d edf, qui va a partir de maintenant récupérer de l électricité gratuite et pouvoir la revendre...

              C est beau d être une entreprise publique non ?


              • JMBerniolles 30 juillet 2016 15:36

                Nous avons là un bel exemple de trahison de la France et de son peuple par une mouvance au discours pseudo révolutionnaire qui participe activement à la liquidation de notre industrie.

                Les projets anglais d’EPR d’Hinkley Point et Sizewell sont les seuls pour notre industrie nucléaire. Ils sont vitaux pour ce dernier pilier de notre economie.

                Les petits fonctionnaires syndicaux qui font allégeance au système écolo neo liberal font partie integrante de la corruption généralisée qui gangrène notre pays. En l’occurrence ce sont des incompetents, installés dans un statut dont ils profitent. d’où l’aspect corruption passive.

                Je suis d’accord avec cette nécessité de nationalisation de l’énergie (et d’autres secteurs vitaux) mais il serait suicidaire de confier l’entreprise à toute cette clique. L’EDF doit une bonne part de sa réussite à de grands dirigeants comme Boiteux par exemple.


                • nours77 nours77 30 juillet 2016 15:39

                  ps désolé edf, cdc et cnp vont récupérer de l électricité gratuite...


                  • Ruut Ruut 30 septembre 2016 10:43

                    De toute façon tout est fait pour que ça dépose le bilan et qu’au final le CONtribuable Français paye au prix fort l’erreur Technologique Nucléaire.


                    • zygzornifle zygzornifle 7 décembre 2016 13:26

                      avant de renationnaliser il faut virer toute la direction complètement pourrie autrement cela ne servira a rien .... 

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