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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Aider ces 6,9 millions de Français pauvres

Aider ces 6,9 millions de Français pauvres

Saviez-vous que d’après un sondage BVA pour l’association Emmaüs, La Vie, L’Humanité, présenté aujourd’hui et qui sera publié demain jeudi, cette enquête montre que 35% des personnes interrogées pensent qu’il est peu probable qu’elles se retrouvent à la rue et 17% estiment que devenir un sans-abri ne leur arrivera jamais ?

Et pourtant, saviez-vous qu’il y a en France au moins 86 000 sans-abri, selon la dernière enquête nationale, réalisée en 2001, voici cinq ans ?

Saviez-vous que Mme Catherine Vautrin, ministre de la Cohésion sociale, a récemment demandé un recensement de cette population, difficile à comptabiliser car composée non plus seulement de clochards mais aussi de nouveaux pauvres sans domicile fixe, qui disposent d’un salaire insuffisant pour se loger ?

Saviez-vous que L’Insee évalue à 6,9 millions le nombre de Français vivant avec moins de 800 euros par mois ?

Saviez-vous que les Français, comme les SDF, estiment que 11% des personnes qui sont à la rue travaillent, selon l’enquête précitée ?

Elle réclame ainsi davantage de centres d’hébergement d’urgence de proximité, une mobilisation pour l’emploi des plus exclus, des lieux d’accueil adaptés aux SDF qui travaillent, plus de logements sociaux et un financement des associations à la hauteur du problème.

Saviez-vous qu’à la question de savoir ce que font les sans-abri de leur journée, 66% des Français les perçoivent comme des gens qui sont à la recherche d’un emploi et effectuent diverses démarches auprès des services sociaux ?

Saviez-vous qu’une écrasante majorité (96%) des personnes interrogées se disent favorables à l’ouverture de centres d’hébergement d’urgence, y compris dans leur propre quartier (88%) ? (Les sondés sont 99% à penser que pour réduire le nombre de SDF il faut prendre des mesures coercitives, développer le travail social et orienter les centres d’hébergement vers la réinsertion).

Saviez-vous que l’association Emmaüs, en première ligne dans la lutte contre l’exclusion, préconise "six idées neuves et concrètes" auxquelles elle demande aux pouvoirs publics et aux candidats à la présidentielle de 2007 de "réfléchir" ?

Saviez-vous que cette enquête, réalisée pour la seconde année consécutive, a été menée en novembre auprès d’un échantillon de 1008 personnes âgées de quinze ans et plus, et qu’une partie des questions ont été posées aux SDF en 2005 ?

Saviez-vous que près d’un Français sur deux (48%) pense qu’il pourrait devenir un jour SDF ?

Saviez-vous que cette crainte de l’exclusion touche 62% de la population des 35-49 ans et jusqu’à 74% chez les ouvriers ?

Réalisez-vous que tous ces gens, nos voisins, nos amis, ceux que nous rencontrons tous les jours, ont raison de s’inquiéter ?

Puisque, désormais, vous savez, voici les premiers pas d’un véritable programme électoral en prise avec la réalité : permettre à ces 6,9 millions de Français qui survivent avec moins de 800 euros par mois de vivre enfin, de ne plus perdre leur vie à la gagner et de cesser de courir après un horizon sans cesse repoussé, celui d’un bien-être élémentaire.


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26 réactions à cet article    


  • (---.---.5.161) 8 décembre 2006 16:04

    ...La Chine continentale entretient son attractivité pour les entreprises avec une main d’œuvre bon marché, non syndiquée et docile. Un ouvrier non qualifié en Chine coûte environ 1$ US par heure, bien en-dessous des minima des pays industrialisés. La non-organisation des ouvriers chinois est un bénéfice substantiel pour les employeurs, qui y trouvent une flexibilité d’emploi impossible à mettre en œuvre dans les démocraties libérales censées pourtant être moins sociales.

    La mainmise du PCC sur les dissidents ou agitateurs potentiels qui résulteraient de telles unions expliquent en partie leur absence.

    Un autre aspect de l’économie chinoise à relever : les bas prix d’éléments non issus de la force de travail. Cela est dû en partie à l’existence de contrôle des prix et de la garantie des sources d’approvisionnement hérités de la précédente économie de type soviétique : les entreprises d’État continuant à être démantelées, et leurs ouvriers renvoyés dans des secteurs de compétitivité accrus, l’ effet déflationaire induit continue à mettre la pression sur les prix pratiqués au sein de l’économie.

    Wikipédia


  • paulo40 (---.---.252.49) 9 décembre 2006 23:19

    tu parles que des chinois des villes Quid de ceux des campagnes ? A+


  • deltarho (---.---.197.6) 8 décembre 2006 15:13

    Il me semble que votre intention est louable, ne serait que pour faire prendre conscience à tout un chacun des tristes réalités.

    Cependant nous assener une liste de % ( surtout que ceux-ci portent sur des échantillonnages à minima ) qui otera bien des clics favorables sur votre article.

    D’ailleurs, dans l’émission C dans l’air, où ces chiffres ont été publiés, il a été souligné le % le plus significatif :

    Saviez-vous que près d’un Français sur deux (48%) pense qu’il pourrait devenir un jour SDF ?


    • wired 8 décembre 2006 15:25

      Il est peut être temps d’investir dans une tente alors...


      • (---.---.5.161) 8 décembre 2006 16:41

        à wired, une tente « kaki » ça plaira à Ségo


      • (---.---.5.161) 8 décembre 2006 16:43

        L’explosion de la pauvreté, du chômage et du travail précaire = libéralisme


      • minijack minijack 8 décembre 2006 16:19

        La Terre supporte 6,5 milliards d’êtres humains qui ont tous besoin de se loger. Mais la surface de la terre n’a pas changé depuis des milliards d’années et ne changera pas de si tôt. La spéculation foncière répond donc à une logique incontournable et l’immobilier devient de plus en plus cher. Ce n’est pas un problème franco-français. Il n’est que d’observer le nombre d’anglais qui viennent acheter en France et concourrent ainsi eux aussi à l’élévation du prix de l’immobilier... Comment sortir de cette spirale infernale ? La co-location n’est qu’un pis-aller, bien vite intégré par nombre d’étudiants, mais ce qui est possible comme étudiant et célibataire est beaucoup moins envisageable pour une vie de famille.

        La concentration dans les grandes métropole est dictée par le fait qu’on y trouve plus facilement du boulot, qu’on y rencontre plus facilement les décideurs et les hommes d’affaires, donc qu’on y fait plus « d’affaires »... Mais tous ces « plus », on les paie au prix fort. La concentration comporte ses propres revers. Et de nos jours, le Net permet énormément de choses à distance...

        L’histoire donne une leçon. Au cours des XIIe et XIIIIe siècles, pour diverses raisons la population a augmenté dans des proportions importantes, et on a créé nombre de villes nouvelles en défrichant des forêts. (beaucoup portent encore de nos jours des noms significatifs comme Villeneuve, Neuville, etc.) La France a encore la plus grande proportion de forêt d’Europe occidentale. Pourquoi ne pas construire des cités nouvelles ? Ca ferait du travail ET des logements pour tout le monde dans des zones où la spéculation s’exercerait avec moins d’accuité.


        • reinette (---.---.5.161) 8 décembre 2006 16:32

          En tout, le mal logement concerne 8 877 500, soit plus de 10 % de la population française. Si nous sommes loin des 50% de mal-logés de 1954, la situation actuelle est préoccupante car depuis le début des années 90 le nombre de mal-logés ne cesse d’augmenter.

          Cette tendance s’accélère sous l’effet de nombreux facteurs aggravants :

          ...Le principal facteur aggravant est la part du budget d’Etat consacré au logement, 25 milliards d’euros, en baisse puisqu’il est passé en dessous des 2 % du PIB et se maintient autour de 1,8 % du PIB. Alors que les grandes déclarations consacré à cette priorité nationale qu’est le logement se multiplient le budget lui stagne.

          ...Le nombre des demandeurs de logement HLM 1 300 000 continue d’augmenter et le nombre de logement manquant pour répondre à cette crise est estimé à 900 000.

          En outre plus de 67 % du parc HLM à plus de 20 ans.

          ...Le secteur locatif recul au gré des incitations à l’accès à la propriété. Bien que 56 % des Français soient propriétaires le mal logement ne recule pas et une part du parc locatif qui accueillait des ménages pauvres disparaît.

          ...Parallèlement le prix du logement à l’achat ou en location s’est envolé. La part du budget des ménages consacré au loyer devient de plus en plus lourd. Pour une personne gagnant le SMIC (1254,28 euro) cette part représente 46,9 %du budget dans le privée et 28,3 % dans le parc social.

          Pour un couple avec 2 enfants ayant un revenu de 1,5 fois le SMIC (1881,42 euro) le taux d’effort représente en moyenne 48,8 % dans le privée et 22,7 % dans le parc social.

          Enfin depuis plusieurs années les grande villes mais aussi les villes de tailles moyennes voient de plus en plus leur centre s’embourgeoiser. Les classes populaires sont chassées des centres villes, repoussées en périphérie. Ce phénomène perçu au départ comme naturel et irréversible se révèle sinon organisé, au moins accompagné. Il entraîne une redistribution géographique très inégalitaire des classes sociales dans les villes favorisant une nouvelle discrimination spatiale.


          • reinette (---.---.5.161) 8 décembre 2006 16:40

            Les principales causes de cette situation se retrouvent partout en Europe :

            ...L’explosion de la pauvreté, du chômage et du travail précaire.

            (7 millions de salariés en France, perçoivent moins de 722 euro par mois. Depuis les années 90, l’interim a augmenté de 130%, le nombre de CDD de 60% et les CDI de seulement 2%)

            ...baisse du rythme de la construction de nouveaux logements (dans le secteur social, les politiques de rigueur budgétaire menées dans les années 1990 ont conduit les Etats à réduire fortement la construction de nouveaux logements sociaux)

            ...Liberté ! des prix et phénomènes de spéculation immobilière : les mesures publiques de régulation (par ex. : encadrement des loyers dans le parc locatif privé) par les Etats Membres des marchés du logement ont, sauf dans quelques Etats Membres, disparu avec les mesures de modernisation de l’intervention publique.

            S’il existe un « marché » où l’Etat à un rôle prépondérant c’est celui du logement et de la construction. Il construit véritablement le marché.

            A partir des années 60 s’impose peu à peu une politique néo-libérale qui déteint sur la politique du logement.

            Dès 1966 est mis en place le marché hypothécaire, qui ouvre aux BANQUES la faculté d’offrir des crédits à long terme et réduit la part de l’apport initial. A ceci vient s’ajouter la création de comptes épargnes logements, favorisant un financement bancaire massif de la construction.

            En 1962, les banques assuraient 21,7% des crédits au logement, en 1972 leur part est passé à 65,1%. A l’inverse la part du secteur public tombe lui de :

            ...59,7% ...à 29,7% !

            A qui cela profite le plus ?

            Aux constructeurs de maisons individuelles, dont la plupart apparaissent dans les années 70. Ils s’organisent pour convaincre les pouvoirs publics de favoriser la politique pour l’habitat individuel...


          • reinette (---.---.5.161) 8 décembre 2006 16:57

            S’il existe un « marché » où l’Etat à un rôle prépondérant c’est celui du logement et de la construction. Il construit véritablement le marché.

            A partir des années 60 s’impose peu à peu une politique néo-libérale qui déteint sur la politique du logement.

            ...Dès 1966 est mis en place le marché hypothécaire, qui ouvre aux BANQUES la faculté d’offrir des crédits à long terme et réduit la part de l’apport initial. A ceci vient s’ajouter la création de comptes épargnes logements, favorisant un financement bancaire massif de la construction.

            ...En 1962, les banques assuraient 21,7% des crédits au logement, en 1972 leur part est passé à 65,1%. A l’inverse la part du secteur public tombe lui de 59,7% à 29,7%.

            A qui cela profite le plus ?

            Aux constructeurs de maisons individuelles, dont la plupart apparaissent dans les années 70. Ils s’organisent pour convaincre les pouvoirs publics de favoriser la politique pour l’habitat individuel.

            ...En 1968, ces professionnels trouvent un appui auprès du ministre de l’équipement Albin CHALANDON, qui veut accélérer le désengagement de l’Etat. Il produit une circulaire en 1972, limitant la production d’immeubles verticaux (grandes barres) de plus en plus critiqués et encourage la production de maisons individuelles. Les entreprises de construction de maisons sur catalogue se développent alors rapidement.

            Parallèlement, l’allocation logement à caractère social est créée, ainsi que le prêt immobilier conventionné.

            Toutefois l’aide à la pierre persiste et interfère dans le marché de la construction. Cela limite certains potentiels de construction de l’habitat individuel.

            Une réforme s’impose ! Le président en place Valérie GISCARD D’Estaing décide d’engager une politique de « libéralisme avancé ». Il refuse le maintien du système mixte : aide à la pierre / aide à la personne. Il est soucieux de désengager l’Etat, pour réduire les dépenses publiques.

            On étend à toutes les catégories de ménages des aides personnelles qui sont sensés compenser la fin de l’aide à la pierre (maintenu pour les plus démunis). Les dernières résistances sautent avec la mise en avant de l’APL (aide personnel au logement) qui doit permettre aux ménages modestes d’accéder à la propriété.

            Cette politique du logement se révèle être une arme redoutable contre le collectif et le social.

            ...Ainsi l’accès à la propriété grâce à des crédits à long terme et le MYTHE DU PAVILLON INDIVIDUEL, permet d’attacher le bénéficiaire à un ordre économique et social, par l’endettement contracté auprès des banques.

            ...En outre les banques accumulent une masse d’argent de plus en plus importante qu’elles font fructifier sur les marchés financiers qui alimentent la spéculation notamment immobilière.

            ...La politique du logement est donc orientée par des agents indirectement liés au monde du logement (en tous cas du logement social), guidés par des choix inscrits dans un projet libéral global, servant à alimenter l’économie.

            ...La politique d’extension et d’accession à la propriété privé a été élaboré dans ce but et en plus elle a permis de rallier à sa cause d’abord les cadres dans les années 80, puis les ouvriers et les petits employés...et bientôt les ménages les plus précaire puisqu’on leur propose de devenir propriétaires de leur logement HLM. Cela marque l’ultime désengagement de l’Etat.

            Cette conception pose un problème spécifique. Les HLM ne remplissent plus leur rôle d’habitat économique sans devenir des logements regroupant les « cas sociaux ».

            On observe en effet une paupérisation croissante de la population du parc HLM. Il abrite actuellement 22 % de chômeurs, 2 fois plus que dans l’ensemble de la population, et 13 % de personnes qui vivent de minima sociaux.

            Le « logement très social » est de plus en plus fourni par le parc privé dégradé, dans des conditions souvent désastreuses. Les plus démunis et les personnes en situation irrégulière se réfugient en effet dans des logements privés de très mauvaise qualité, de toute petite taille ou sans équipement de confort (salle d’eau, WC, etc.), insalubres ou encore gérés par des propriétaires indélicats (marchands de sommeil...).

            L’offre pour de tels logements demeure considérable et leur coût (au moins apparent) est plus faible que celui du logement social. Pour ne rien arranger, l’Etat a fortement réduit ces dernières années son effort en faveur de la réhabilitation des logements anciens. En particulier, les financements par l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah) sont en diminution depuis 10 ans.

            L’Etat pense répondre par le seul effet de la mixité sociale : en filtrant les attributions, en « restructurant » les quartiers où il y a une trop forte concentration de logements sociaux avec une population pauvre importante et en incitant l’installation de classes moyennes dans ces mêmes quartiers pour assurer un bon équilibre social.

            Cette politique qui consiste seulement à déplacer les populations de façon mieux répartir les pauvres en évitant tout risque de concentration est des doubles aveux :

            1) On ne cherche plus à lutter contre la pauvreté qui est en définitif le moyen vraiment efficace et radical pour faire disparaître les problèmes sociaux

            2) On suppose que le fait de sous-poudrer quelques ménages de classes « moyenne » dans des quartiers populaires ou de mettre quelques pauvres au milieu de riches est bénéfique au pauvres...ce qui donne une idée de l’image que se font les politiques et les institutions des catégories les plus pauvres.


            • www.jean-brice.fr (---.---.14.168) 8 décembre 2006 18:11

              Le meilleur moyen d’aider ces pauvres est de faire une AUTRE POLITIQUE qui, elle, existe, mais que l’actuelle classe dirigeante refuse, car elle ne correspond pas à ses intérêts immédiats ! Pour en savoir plus, allez sur www.jean-brice.fr


              • Briseur d’idoles (---.---.168.116) 8 décembre 2006 18:22

                Les riches devront nous rembourser ce qu’ils nous ont piqué !!


                • gem gem 8 décembre 2006 20:00

                  Allez, je vais me faire le méchant de l’histoire, pour rire , smiley

                  Aidez les pauvres ... OK, mais à quoi ?

                  A apprendre à gaspiller comme les riches ?

                  A se multiplier, pour qu’il y en ait encore plus à la prochaine génération ? A immigrer en France, dans le même but, sans doute ?

                  A revendiquer et se plaindre, parce qu’on ne pleurniche pas assez en France ?

                  A réclamer « leur part » de la richesse collective, parce que, hein, « jyédroi jyédroi » ?

                  ou tout simplement...

                  A servir de porte drapeau pour appuyer les revendications de ceux à qui profiteront réellement les « mesures » proposées ?


                  • (---.---.28.112) 8 décembre 2006 21:20

                    Il y aura toujours des pauvres et des riches. smiley


                    • Sam (---.---.195.193) 8 décembre 2006 21:34

                      Oui, excellent article.

                      Ces 7 millions de pauvres mériteraient un programme électoral entier. Mais vaguelettes à la marge, ainsi les traitent les politiques installés ou raclant le plancher, même s’ils sont prompt à se présenter comme le vent nouveau.


                      • axion (---.---.174.250) 8 décembre 2006 21:42

                        Cela fait un peu trop de choses que nous sommes sensées ne pas savoir, apparemment ...

                        Sinon, un petit rappel ne peut pas faire de mal...

                        Au fait, saviez-vous que en raison de la définition de la pauvreté, quand 100% des individus d’un pays gagnent 10% de plus d’une année sur l’autre, alors cela créé des pauvres supplémentaires ? Alors que CHAQUE personne gagne 10% de plus qu’avant ?

                        Axion.


                        • Deltarho Deltarho 9 décembre 2006 12:23

                          Voilà le danger des % à tout va !! Un pourcentage est une mesure relative et si le mesurant est honnête il doit préciser à chaque mesure la base de référence, ce qui devient vite « barbant », alors on passe outre et au bout de quelques temps ce genre de mesure n’a plus aucun sens, mais il reste bien utile pour propager la confusion salvatrice !

                          De plus ce système appelle des produits en croix, qui explique les aberrations des additions ! Traduction : il n’est pas simple de faire ce genre d’additions (primaires !) à tout bout de champ,

                          Dans le domaine scientifique il a été fait des tentatives similaires avec un autre rapport, le db, mais à ce niveau l’opération a eu beaucoup moins d’impact ( certains circuits neuroniques étant plus rapides ) !!


                        • Battement d’elle (---.---.90.133) 8 décembre 2006 22:18

                          Un sondage BVA pour Emmaüs ??? !!!!! Savez-vous que Emmaüs a un parc de logements vacants fort impressionnant ???!!! Voilà une étrange association qui s’offre des sondages BVA... à quel prix ??? au lieu de venir en aide aux plus démunis ! Mettre l’abbé Pierre en avant, comme Vedette le faisait avec sa mère Denis me paraît insupportable ! A quand un sondage BVA sur le comment est dépensé l’argent des gentils donateurs ???


                          • RE:Emmaus[« Fondation A.S. »] (---.---.113.30) 9 décembre 2006 18:07

                            Précisions(adresse de la régie des immeubles d’Emmaus) s.v.p. ! Ma famille a donné € 100’000.— pour Emmaus["Fondation Albert S.[J.S.B.-spécialiste d’Alsace(Strasbourg) ]"] à Lambarene : En fait quelques gens d’Emmaus ont ici en Europe une maison privée grande avec 3 étages. Et cetera !!! Merci en avant ...


                          • Odal Gold (---.---.183.155) 9 décembre 2006 23:34

                            Je vous conseille le site www.fairelejour.org et son article sur les inégalités de patrimoine. On ne pourrait pas mieux décrire. En plus, elles semblent aller en s’accentuant :

                            http://www.fairelejour.org/breve.php3?id_breve=1207

                            Odal GOLD

                            www.odalgold.com


                            • T.B. T.B. 11 décembre 2006 09:53

                              Intéressant ce lien qui aborde divers sujets de société, je le mets dans mes favoris.

                              « La part de richesse détenue par les 10% les plus riches s’échelonne d’environ 40% en Chine à 70% aux États-Unis, voire plus dans d’autres pays », selon l’étude. En 2000, année de référence de l’étude, 499 personnes dans le monde étaient milliardaires en dollars et 13 millions étaient millionnaires."

                              Ce qui donne pour la Chine un rapport de 6 et pour les USA un rapport de 21 entre les 10 % les plus riches et les 90 % restant.

                              Dire aussi que parmi les 499 milliardaires en dollars, dans le monde, figure Anne Lauvergeon patronne du nucléaire français.

                              Concernant l’article je tiens à dire que la France reste un pays riche, que son PIB mensuel par habitant est de 2300 euros et que là où le bas blesse c’est, concernant la valeur du travail (de l’actif qui prend tout en charge y compris les retraites de ses ainés) 950 euros net par mois pour le smig. Très motivant non lorsque tu es jeune et motivé (ou moins jeune) , avec ou sans diplôme, avec ou sans qualification ??? Le problème est là ... !!!

                              Rappeler que le budget national consacré au Logement a encore baissé cette année alors que celui de la Défense et celui du ministre de l’Intérieur ont augmentés ... !!!


                            • JLHD (---.---.228.141) 10 décembre 2006 07:27

                              Tant que l’Etat vivra au dessus des moyens de ses citoyens la pauvreté continuera il y a 40 ans sous Pompidou les prelevements de l’etat ne representait que 35% de la richesse nationnale et les charges sur les salaires en dessous de 50% patronales et salariales comprises alors qu’ajourd’hui l’etat preleve + de 50% de la richesse produite et les charges sur les salaires sont superieures a 80% en clair lorsque je paie un smic c’est + de 2000 € avec les charges sur lesquelles le salarié ne touche que 1200 e environ et sur lequel il va payer la TVA les taxes d’habitations les loyers avec la tva la redevance télé et 85% d’impots a chaque plein d’essence. En fait qqun qui gagne+ de 2000 € par mois est un pauvre par suite de l’incurie de l’etat.Avons nous besoin de maire de conseiller generaux de conseillers regionaux de communauté de commune de deputé de sénateurs de deputé europeen de banque de france alors que le franc n’existe plus. Nous avons subit 2 guerres mondiales et 2 coloniales et malgré cela la France a prospérée jusqu’a l’arrivée en politique des hauts fonctionnaires issu de l’ENA qui sont mis en disponibilité pendant le temps qu’il leur chaut. La revolution passe par l’interdiction a ces derniers de faire de la politique pour se servir mais a a rester haut fontionnaire pour servir la France.


                              • René Job (---.---.131.3) 10 décembre 2006 14:23

                                Il y a quarante ans nous étions en 1966, l’État luttait contre la pauvreté. Il cherchait à éradiquer les bidons villes, à lancer une filière énergétique électricité, à avoir la bombe, à construire des autoroutes, à ne plus être mêlé à des guerres coloniales, etc., bref à sortir du XIXème siècle tardif et à faire de la France un pays « moderne ».

                                Il y a quarante ans, la France était gouverné par De Gaulle.

                                Il avait beaucoup de défauts mais une croyance sincère dans notre destin collectif l’habitait. Il n’était pas à l’Elysée pour ressentir le plaisir du décorum.

                                Il n’avait pas fait Science Po ou l’ENA.

                                *************************************************

                                Voici qui était De Gaulle :

                                Né à Lille le 22 novembre 1890, dans une famille catholique, Charles de Gaulle était le fils d’Henri, professeur de lettres et d’histoire, et de Jeanne de Gaulle. Son nom de famille, typographié le plus souvent avec un d minuscule, est clairement un nom d’origine flamande et aurait dû être orthographié De Gaulle. Charles a trois frères, dont deux seront résistants et une sœur :

                                * Xavier de Gaulle (1887-1955), qui sera prisonnier de guerre, puis résistant pendant la Seconde Guerre mondiale ; il est le père de Geneviève de Gaulle-Anthonioz. * Jacques de Gaulle (1893-1946), qui restera handicapé en 1926 après une encéphalite. * Pierre de Gaulle (1897-1959) qui sera résistant, homme politique, administrateur de sociétés. * Marie-Agnès de Gaulle (1889-1982).

                                Très tôt, son père fait découvrir à Charles les œuvres de Barrès, Bergson et Péguy. La famille est alors monarchiste et compte parmi les lecteurs de L’Action française (jusqu’à la condamnation du mouvement de Charles Maurras par le Vatican). Sa famille est considérée comme « catholique libérale », sera dreyfusarde et bien que « monarchiste de regret » se ralliera à la République dans le sens indiqué par le pape. Son père est en outre un admirateur de Louis Rossel, « général » de la Commune de Paris, fusillé par les Versaillais.

                                Charles de Gaulle fait une partie de ses études primaires à l’école des frères des écoles chrétiennes de la paroisse Saint Thomas d’Aquin (aujourd’hui lycée Saint-Thomas-d’Aquin) à Paris. Lors de la crise politique résultant de la séparation de l’Église et de l’État en 1905, Charles de Gaulle est amené à poursuivre ses études en Belgique, première expérience d’exil.

                                Entré 119e sur 221 à l’École militaire de Saint-Cyr en 1908 après avoir fait ses classes préparatoires au prestigieux collège privé catholique Stanislas à Paris, il en sortit diplômé en 1912 (promotion Fès dont le major fut le futur maréchal Juin) et rejoignit l’infanterie. Affecté au 33e régiment d’infanterie, ancien régiment du Plessis-Joigny en 1625, puis régiment de Touraine, à Arras, il est alors sous les ordres du colonel Pétain.

                                *************************************************

                                Il n’avait pas fait X ni aucune des Grandes Ecoles. Saint-Cyr est une école de second rang derrière X à l’époque. Saint-Cyr a été revalorisée ces dernières années parce que nos bons élèves de polytechnique ne veulent plus servir la république. Ils veulent devenir « Grands Patrons » de Multinationales. Il faut dire que les stocks options et l’impunité quant à la mauvaise gestion ne peut que les encourager à pantoufler.

                                Einstein n’ont plus n’était pas le premier de la classe : il a même eu son diplôme de fin d’études au rattrapage du Jury. Einstein un vrai demeuré comme tout le monde le sait. smiley

                                Le mal français : l’aristocratisme.


                              • T.B. T.B. 11 décembre 2006 10:44

                                Einstein n’était n’était pas un cancre, contrairement à une idée répandue à tord :

                                " Le 8 août 1876 Hermann Einstein (le père d’ Albert), épouse Pauline Koch. Trois ans plus tard, le 14 mars 1879, Albert, leur premier enfant, naît dans l’appartement des Einstein à Ulm en Allemagne. Albert, lorsqu’il était jeune, fit deux découvertes : la boussole à cinq ans et la rigueur scientifique dans un livre, La Petite Bible de la géométrie, à treize ans. Même s’il délaissa vite la religion, il faut noter qu’Einstein est resté fidèle aux enseignements du judaïsme, notamment quand il a émigré dans les années 1920 aux États-Unis pour faire la quête au profit du futur État d’Israël.

                                Il fait ses études primaires et secondaires à la Hochschule d’Aargau où il obtient son diplôme le 30 septembre 1896. Il a d’excellents résultats en mathématiques mais refuse de s’instruire de la biologie et les sciences humaines car il ne voyait pas l’intérêt d’apprendre des disciplines que l’on retrouve partout dans les livres. Il considère la science comme le fruit de la raison humaine et de la réflexion. Il demande à son père de lui donner la nationalité suisse afin de rejoindre sa famille émigrée à Pavie en Italie.

                                Il entre à l’ETH (Eidgenössische Technische Hochschule) de Zürich en 1896. Il s’y lie d’amitié avec le mathématicien Marcel Grossman, qui l’aidera plus tard quand il sera aux prises avec les géométries non-euclidiennes. Il y rencontre aussi Mileva Marić, sa première épouse. Il obtient son diplôme en 1900. Il lit évidemment beaucoup : pendant cette époque, il approfondit presque exhaustivement d’excellents livres de référence comme ceux de Boltzmann, de Helmholtz, de Nernst. Il a comme lecture aussi la Mécanique de Ernst Mach. Selon plusieurs biographies, la période 1900 jusqu’à 1902 sera un temps de précarité pour Einstein qui postulera à de nombreux postes sans avoir la joie d’être accepté. La misère d’Einstein préoccupa énormément son père qui essaya en vain de l’aider à trouver un emploi. Il se résigna à oublier l’université pour chercher un travail administratif. " etc

                                Wikipédia (pour faire court et faire taire les rumeurs)


                              • totolehéros (---.---.226.40) 11 décembre 2006 10:15

                                salauds de pauvres ! smiley


                                • henri (---.---.124.148) 15 décembre 2006 14:21

                                  moi je cherche un logement depuis pfffffffff !!!!!

                                  je suis electricien

                                  les agence immobiliere de paris je croit les avoir toute faite

                                  rien de rien !!!!!

                                  a qui je peut demander si ce n’est l’etat a qui d’autre !!

                                  bon sang !!!

                                  il m’arrive de travaille presque 18 heures rein n’y fait

                                  le foyer de la sonacotra

                                  je commence a detester les rupins les agents immobilier ces odieux personnage toute en noir

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