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Démocratie bananière

Démocratie bananière

 

Beaucoup s’émeuvent du résultat écrasant du mouvement politique, En Marche, qui va s’octroyer une écrasante majorité à l’Assemblée Nationale, et ne comprennent pas le processus par lequel nous arrivons à une pitrerie, qui ressemble beaucoup plus au résultat d’une élection de pays Africain, où la France, économiquement omniprésente y perpétue l’esprit colonial sous forme dérivée de prétendue démocratie.

Cette élection législative 2017, se caractérise par une abstention record, et celle-ci met en évidence une non- représentativité de l’ensemble de la population au profit d’un parti ultra majoritaire dans les institutions et fortement minoritaire, vis-à-vis de la population. « Ce qui est le propre des régimes totalitaires ».

 

Comment cela est-ce possible, dans un pays qui se dit démocratique où, les élus sont censés représenter le peuple ?

Il est alors fort utile de regarder les règles du scrutin pour comprendre le processus qui l’autorise. Dès lors, il devient beaucoup plus facile de comprendre que le mot démocratie, nous est suggéré comme un simple argument de vente électorale, ce qui n’est pas sans susciter une grande confusion intellectuelle auprès des électeurs, beaucoup plus enclins à prioriser la structure de l’institution républicaine qu’à l’esprit qui est censé l’animer. Ce qui est en soi, un non-sens, puisque la raison d’être de la République est l’application du respect de l’esprit démocratique, et non pas le contraire.

Lorsque l’on inverse ces valeurs, alors nous nous ouvrons à l’aménagement de dispositions institutionnelles qui sont d’une grande dangerosité et qui nous conduisent tout droit vers une sorte de régime autoritaire, dont la projection totalitaire est sans doute beaucoup plus proche que vous n’oseriez l’imaginer.

 

Les règles du scrutin.

 

Source wikipédia

Celui-ci prescrit un scrutin uninominal majoritaire à deux tours : un député est élu dans chacune des 577 circonscriptions législatives. Chaque électeur dispose d'une voix : au premier tour de scrutin, un candidat doit pour être élu recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés représentant au moins 25 % des électeurs inscrits. Si aucun candidat n'est élu, un second tour a lieu et il est organisé comme suit ː

  • se présentent les candidats ayant obtenu un nombre de suffrages égal à au moins 12,5 % des électeurs inscrits s'il y a plusieurs de tels candidats ;
  • sinon, si un seul candidat ou aucun candidat ne remplit cette condition, se présentent les deux candidats ayant obtenu le plus de voix au premier tour.

Au second tour, le candidat obtenant le plus de suffrages exprimés est élu, même s'il ne s'agit pas de la majorité absolue. En cas d'égalité, le candidat le plus âgé est élu.

 

A quelle réalité nous ouvrent les règles de ce scrutin ?

Sur 100%, c’est à dire l’ensemble des inscrits, 12.5%, ne représentent qu’un électeur sur huit.

En termes de représentativité, cela n’est vraiment pas significatif, néanmoins, ce minima pour pouvoir se présenter au second tour, permet d’éliminer les candidats qui n’auraient pas atteint ce que l’on se doit de considérer comme étant le seuil de légitimité.

 

Néanmoins, lorsqu’aucun des candidats n’atteint ce score, la règle stipule que ce sont les deux candidats qui ont le plus de voix qui sont qualifiés au second tour.

Lorsque l’on définit un modèle théorique, il est essentiel que celui-ci permette d’obtenir un résultat qui soit représentatif et d’une réalité vérifiable.

En science toute mesure, (et le scrutin en est une) est soumise à un certain nombre de variables. La pertinence d’un modèle repose avant tout dans sa capacité à pouvoir les intégrer, de manière à obtenir un résultat qui ne soit pas pollué de valeurs aberrantes qui en fausseraient ou dénatureraient l’interprétation.

Pour ce faire, les modèles théoriques sont éprouvés, soumis à des conditions des variables extrêmes, de manière à en déterminer l’acceptabilité de leur registre d’exploitation.

Considérons alors notre mode de scrutin, et poussons-le à son extrémité à partir des règles qui le définissent.

 

1er tour

Considérons que l’ensemble des membres affiliés aux différents partis politiques soit de 12.5%.

Imaginons que la population s’abstienne massivement et que 100% - 12.5% soit 87.5 % refusent de voter pour des candidats qu’ils ne veulent pas.

Donc seuls les gens des partis votent pour leurs candidats.

Les deux candidats arrivant en tête obtiennent, 25% des suffrages soit 3.125 % des inscrits, le second 20 % soit 2.5 % des inscrits. Comme aucun candidat n’a obtenu 12.5% tous les autres candidats sont éliminés pour le second tour.

 

Ce résultat nous ouvre à une question : Des candidats qui ne représentent que 2,5 et 3.125 % de la population sont-ils représentatifs de son expression ?

D’après les règles du scrutin cela est tout à fait acceptable car aucune clause des règles ne vise à encadrer ce cas de figure afin de contrevenir à ce que le processus électoral continue en l’état.

 

La légitimité des deux candidats n’a de valeur que sur le choix des votants, l’impact du nombre d’inscrits disparaît, lorsque le taux d’abstention est trop élevé. Cela signifie, si aucun candidat se présentant, n’a d’autre intérêt que de défendre des intérêts particuliers, il peut le faire en toute quiétude, car il n’est pas accordé à la population le droit de pouvoir répudier les candidats, par la non-obtention d’un seuil d’acceptabilité de représentativité. La règle l’autorise !!!

Cette lacune que nos élus se sont gentiment aménagée au cours du temps, est tout particulièrement grave, car elle encourage et permet des stratégies de division de la population, sur lesquelles les candidats « minoritaires » fondent leur élection, la dernière présidentielle Française de 2017 est un modèle du genre de coup d’état « d’une certaine société d’élites qui se dit civile ».

Si la règle imposait un seuil obligatoire de représentativité, l’abstention, deviendrait alors une forme d’expression du peuple, car cela lui offrirait la possibilité, par son refus de cautionner un choix imposé, un moyen de levier pour éliminer les candidats indésirables. Ce qui signifie, certains partis politiques type FN, aiguillon à inciter la population à cautionner les candidats imposés, deviendrait quasiment inexistant. Mais les partis ont besoin du FN, car c’est lui qui permet de donner un semblant de légitimité à leurs élus. Dès que le FN va au-delà de ce qui lui est autorisé et devient potentiellement dangereux, il y a toujours une grosse bourde de dernière minute à la Jean Marie Le Pen, une histoire de famille, un débat volontairement bâclé pour le faire redescendre dans les sondages, et le décrédibiliser, c’est systématique. Le FN est une invention des partis traditionnalistes, il est là pour faire office de fausse opposition, c’est un organe utile de ce système qui ne doit son existence que grâce à cette lacune règlementaire volontaire. Vous remarquerez, lorsque le FN volontairement se sabre pour être hors-jeu, que se passe-t-il ? L’abstention explose !!!

Mais comme l’abstention n’est pas prise en compte, les partis très minoritaires y trouvent grand avantage pour imposer leurs candidats (qui malgré de fausses apparences ont des programmes identiques, EM ou LR, où est la différence ?)

Faute d’électeurs potentiels pour assurer leur élection, mais étant majoritairement minoritaires, pour parer au phénomène de l’abstention, il est alors très utile d’avoir une multiplication des candidats pour affaiblir l’adversité et obtenir au final une option, où les deux candidats défendent en fait des mêmes positions de fond.

Toute cette stratégie repose dès lors sur l’abstention (exclusion autorisée par la règle, d’une partie de la population du mode de scrutin) qu’ils utilisent à leur avantage.

Moralité, la population est alors contrainte d’élire un des deux candidats imposés, il suffit au prétendant pour être élu d’obtenir les voix de son propre parti (cette forme d’auto-proclamation dissimulée sous couvert d’élection est possible).

C’est une voie sans issue, en fait vous avez le choix de ne pas en avoir.

Néanmoins la population peut choisir de refuser de cautionner les candidatures en s’abstenant, mais comme l’abstention n’est pas prise en compte dans le mode de scrutin cela ne sert à rien, enfin en apparence, parce que cela soulève le problème de fond qu’est la représentativité, et plus l’abstention est forte plus cela met en évidence ce système fallacieux, qui se confond entre moralité de la représentativité et la légalité du principe.

Il est tout de même étonnant, alors qu’EM parle de moralisation de la vie publique, qu’il soit si peu enclin à aborder ce problème majeur qui est une atteinte pure et simple à l’esprit démocratique qui est censé être le moteur de la République et qui conditionne tout le reste.

Il est encore plus étonnant qu’aucun des candidats à la dernière présidentielle, n’ait évoqué ce sujet ?!!!

Ce système n’oblige aucunement nos élus à avoir une obligation de résultat sur l’ensemble de la population, il leur suffit de chouchouter uniquement ceux qui défendent les mêmes intérêts que les leurs.

C’est ce système qui a permis à la longue l’instauration d’une véritable oligarchie sur notre territoire.

 

Pour la présidentielle aucun seuil de représentativité n’était évoqué dans les règles du scrutin !!! Un seuil imposé minimal de représentativité égal à 51% des inscrits pour une présidentielle, ce qui est très loin de pouvoir dégager un consensus national, mais est un minimum pour qui se revendique d’être le représentant d’une démocratie, aurait dégagé l’option d’une abstention d’opposition et aurait très certainement changé le résultat, les candidats risquant d’être tous deux répudiés. Avec une telle mesure il est évident que la stratégie électoraliste dévastatrice mise en place par les élus, qui se sont bien donnés la main sur ce coup-la, n’aurait jamais pu exister. (Aux USA il en aurait été de même, et le duel Trump-Clinton n’aurait certainement jamais existé).

 

Second tour

 

Au second tour, participe les mêmes votants qu’au 1er tour, mais l’abstention est encore plus massive car les électeurs des autres candidats ne se déplacent pas pour voter, le taux d’abstention est alors de 94.375 %

Le candidat est élu avec 51% des voix, soit grosso modo 3 % des inscrits.

Là encore pas d’objection d’un point de vue règlementaire, le nombre d’inscrits n’entrant pas en ligne de compte dans l’expression du résultat, le candidat est légalement élu. Est-il légitime ? (la règle s’en moque)

La République en sort avec un grand R, la démocratie quant à elle se voit reléguée au rayon des souvenir des temps passés.

 

Conclusion

Dès que l’on pousse la projection du modèle théorique de ce scrutin, il apparaît des résultats qui dans l’esprit démocratique sont totalement inacceptables.

Ce qui est encore plus inacceptable, c’est qu’aucun candidat d’aucun parti, ne pose le doigt sur cette question fondamentale de la représentativité morale et légale qu’entraînent les règles définissant ce scrutin.

On ne peut pas avoir un système démocratique lorsque les règles de scrutin qui permettent l’élection d’élus ne le sont pas.

La démocratie commence-là, et en France elle s’arrête aussi-là.

Plus les gens s’abstiennent, moins ils cautionnent ce genre de méthode, et cela met en évidence le vrai problème.

La presse peut dire ce qu’elle veut, encenser jusqu’à la déraison une élite qui la finance, le score de l’abstention a atteint un record historique et cela risque d’empirer au second tour.

Qu’on se le dise, le premier parti de France est l’abstention, devenu l’ultime acte de résistance encore possible, pour dénoncer l’immoralité d’une légalité qui ne profite qu’à quelques privilégiés impatients de gagner cette guerre qu’ils ont déclenchée entre République et Démocratie (dont l’esprit dessert leurs intérêts personnels).

On ne peut pas aimer la Démocratie lorsque l’on hait le peuple.

Ne vous attendez pas à ce que nos chers élus, se penchent sur cette question, ils n’y ont aucun intérêt.

Par contre, une abstention colossale, leur mettrait le nez dans leur merde, et là ils ne pourraient plus occulter ce problème fondamental.

L’abstention est l’ultime acte civique, qui peut vous permettre de restaurer la démocratie.

Vous n’avez pas le devoir de voter pour avoir droit à la démocratie, mais vous avez le droit de vous abstenir par devoir démocratique. N’inversez pas les valeurs !!!

 

A bon entendeur, salut.


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18 réactions à cet article    


  • Trelawney Trelawney 14 juin 11:20

    L’abstention est l’ultime acte civique, qui peut vous permettre de restaurer la démocratie.


    Merci pour ce moment de franche rigolade

    PS : je suis assez pragmatique et je pense que la seule façon de défendre la démocratie est d’aller voter lorsque l’occasion se présente. Ce ne sont pas les candidats avec des opinions politiques différentes qui manquent.

    En marche a fait le plein des voix parce que les électeurs d’En marche sont allés voter et pas les autres. Tant mieux pour En marche et tant pis pour les autres et que ces derniers n’aillent pas se plaindre que la démocratie est en danger

    • Clemoutch 14 juin 22:53

      @Trelawney
      c’est ca !!! et il manquerai plus qu’on est plus le droit de se plainde...

      En étant pragmatique on raisone sur des faits pas des intuitions.
      https://www.youtube.com/watch?v=Ih5HnS395Hs

      En marche à fait le plein de voies parceque les chiffres representent des statistiques bien travaillées.


    • jymb 14 juin 13:18

      De manière plus simple, tous ceux qui ont appelé à voter Macron au deuxième tour n’ont rien à dire ou a revendiquer dans les années qui viennent . Les contorsions verbeuses n’y changeront rien, leur responsabilité est pleine et entière. Les posts qui maintenant appelent au soulèvement populaire aprés avoir déroulé le tapis rouge ...MDR 


      La « jurisprudence » Chirac de sinistre mémoire aurait dû leur donner deux neurones... Vous avez votre Caudillo, trés bientôt ses pleins pouvoirs... et vous allez pleurer amèrement

      J’aurais au moins la modeste satisfaction de ne pas être co-responsable de cette plongée aux abysses de la liberté 

      • pipiou 14 juin 13:42

        A l’évidence l’auteur maîtrise mal certaines notions de base : totalitaire signifie « un seul parti », et on en est très, très loin.
        Que les règles de scrutin ne soient pas adaptées, ce n’est pas nouveau, cela fait longtemps que l’on fonctionne ainsi, et on sait aussi que la proportionnelle totale n’est pas une bonne solution.
        Par ailleurs qu’un parti ait la moitié des sièges plus un ou bien la totalité des sièges ne change pas grand chose.

        La manière dont on instrumentalise l’abstention est dérangeante.
        Je n’ai pas voté et ce n’était pas un acte de résistance, et je ne suis pas le seul dans ce cas.
        Alors la manière dont on parle à ma place est plus autoritaire que démocratique.

        Le parti de Macron n’a pour l’instant qu’un seul siège.
        La moitié des Français se prétendent résistants ? Très bien, alors qu’ils aillent tous voter contre Macron dimanche prochain et alors Macron n’aura qu’un seul siège.
        C’est ça la démocratie.


        • exosphene exosphene 14 juin 16:02

          @pipiou Le régime totalitaire va au-delà en tentant de s’immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tous les citoyens l’adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils sont considérés comme ennemis de la communauté.
          Lorsque l’on lit une définition, on ne prend pas uniquement ce qui vous arrange pour répondre.
          Concernant votre affirmation « C’est ça la démocratie » : La démocratie est le moteur de la république et les droits de l’homme en sont l’essence même. (au delà de les lire dans le principe du texte, essayez d’en comprendre l’esprit du principe, ce qui semble fondamentalement vous échapper et qui pourtant en est l’objet premier.)
          Maintenant, lorsque les règles d’un mode de scrutin, ne permet pas de garantir le processus démocratique, et que l’on y adhère, peut on se prévaloir de donner des cours de démocratie à ceux qui la défende sur la base d’éléments factuels vérifiables ?
          Que mon propos puisse en déranger certains, je le conçois, mais que ces règles imposées et très dangereuses pour la démocratie puissent être banalisées, revendiquées pour les rendre acceptables par d’autres. ça !!! C’est un vrai problème démocratique, qui est la conséquence de la déformation d’un principe fondamental par une conception idéologique pré-pensée.


        • pipiou 14 juin 20:39

          @exosphene
          Moi je donne déjà une condition qui montre qu’on n’est pas dans régime totalitaire : pas de parti unique.
          Que vous donniez une deuxième condition qui montre que ce n’est pas totalitaire (pas d’ideologie obligatoire) ne fait que confirmer mon assertion : rien à voir avec un régime totalitaire.
          Vous vous perdez en circonvolutions pour justifier un mot tape-à-l’oeil.

          De même vous parlez de « processus démocratique » sans en définir le sens.

          Bref, ce qui dérange c’est cette tendance à faire dans le lyrique dès qu’on parle de démocratie.
          La démocratie c’est complexe,imparfait et vivant.
          Il faut l’accepter plutôt que parler de régime autoritaire à la moindre anicroche.


        • exosphene exosphene 14 juin 22:50

          @pipiou Excusez moi mais ce n’est pas moi qui fait dans le lyrique, j’oppose des faits au principe de l’esprit démocratique définit par le texte des droits de l’homme. Définir le mot démocratie comme un mot « tape à l’oeil », c’est une manière de considérer la chose qui vous appartient.
          Je suis néanmoins d’accord avec vous sur un point, la démocratie il faut l’accepter. (telle que notre constitution la définit, et non pas détournée de son esprit originel pour la transformer en simple argument (tape à l’oeil) de justification de dérives).


        • pipiou 14 juin 23:06

          @exosphene

          Non, c’est le mot « totalitaire » que vous utilisez comme un tape-à-l’oeil.

          Quant à utiliser le texte des droits de l’homme pour définir la démocratie, non pardon, « l’esprit démocratique » c’est carrément une tarte-à-la-creme ; en quoi les élections législatives posent un problème avec le texte des droits de l’homme ?


        • rogal 14 juin 15:13

           « Cette élection législative 2017, se caractérise par une abstention record, et celle-ci met en évidence une non- représentativité de l’ensemble de la population au profit d’un parti ultra majoritaire ».
          Cette « mise en évidence » d’une non-représentativité, quelle bouillie !


          • Trelawney Trelawney 14 juin 15:51

            @rogal
            L’auteur veut dire qu’avec Lutte ouvrière, NPA, PCF, FI, PS, EELV, LR, UDI, REM FN. Donc avec un panel qui va de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par les partis traditionnels et les nouveaux partis « sans étiquettes de droite », l’électeur n’avait pas assez de choix.


          • Ruut Ruut 14 juin 19:43

            @Trelawney
            Non les électeurs savaient simplement que ce système a 2 tour allais leur confisquer leur vote au final.
            Pourquoi 2 tours si c’est censé être représentatif.
            Ils ont votés 2 fois a la présidentielle pour rien, pourquoi aller se faire chier pour le même résultat aux législatives.
            Voter Blanc ne sert a rien, voter pour son candidat non plus (il ne passera de toute façon pas au second tour, le premier tour de la présidentielle l’as prouvé).


          • pipiou 14 juin 20:43

            @Ruut

            Justement Trelawney explique ce qui « confisque votre vote » : le nombre de partis qui augmente la dilution et par conséquent élimine la quasi-totalité des partis.

            Beaucoup de Français ne comprennent pas que cette illusoire multiplicité de choix finit par tuer le choix.


          • egos 14 juin 20:44

            Relax,


            le matou sur le micro-onde près de la cafetière et de la fenêtre (position stratégique qui viendrait du grec stratos, signifiant, en résumé, c’est pas pour toi)

            Qu’en pense-t-il ?

            Les chats ont d’autres soucis et priorités dans leur vie dont nous ne soupçonnons pas l’intérêt.

            Il sont entre autres catégoriquement retors en ce qui concerne l’administration forcée de médocs, aliments ou régimes classés non comestibles.

            Pas comme nous, électeurs, qui sommes destinés, et depuis des lustres, à se faire bananer.

            Sur ce, si vous le découvrez seulement maintenant, c’est déjà un bon départ.



            • Gavroche 14 juin 21:09

              L’auteur vomit la démocratie mais ne propose rien, sinon encore plus d’abstention.


              « pour dénoncer l’immoralité d’une légalité qui ne profite qu’à quelques privilégiés »

              il faut prendre leur place pour faire mieux cher ami, postuler et se faire élire si on en a les compétences.


              C’est comme les travailleurs syndiqués à 7% alors que les patrons le sont à 100% !! ils comptent sur qui pour les défendre ?

              « les syndicats sont ceci, sont cela, pouah !..... » 

              Et alors ? qui empêche les dizaines de millions de travailleurs d’en créer des meilleurs ? Qui les empêchent de s’inscrire dans les existants par millions et lors des élections syndicales, changer les règles et es dirigeants ?

              C’est plus facile de pleurnicher et de se plaindre.

              L’abstention qui consiste à laisser aux autres le soin de déterminer son propre destin ne peut mener qu’à la dictature.Ceux qui la souhaitent n’ont qu’à le dire clairement.

              Demandez à ceux qui la subissent, la dictature, s’ils cracheraient sur notre démocratie aussi imparfaite soit-elle.

              • Clemoutch 14 juin 23:21

                @Gavroche

                A vous écouter on continue sans rien changer non plus...
                Si on se syndic. mais pour faire comme les patrons... et on renforce le système qui tend a nous proposer un droit du travail a la carte... (ou a la taille du portefeuille).Et ben Non le droit du travail c’est pour tout le monde le meme .
                Il y en a ils appelaient ca l’égalité...

                « pleurnicher et se plaindre » en laissant aux autres la possibilité de determiner son destin...
                Si je demandai ce soir a un extraterreste de montrer ceux qui decrivent le mieux vos propos je ne suis pas sur qu’il selectionne la meme categorie de gens que vous ! Peut etre...
                mais quand on sait qu’il y a 65% d’inscrit de -35 ans qui ne vote pas et qu’il existe entre 5 et 6 Millions de radiés ou de non inscrit. (en majortié des jeunes)qui ne sont pas comptés non plus, moi je me poserai des questions... quite a en revenir aux bases


              • exosphene exosphene 14 juin 23:36

                @Gavroche J’ai bien compris que tu avais besoin de vomir ta haine
                J’explique simplement au travers des règles qui encadrent le mode de scrutin que le principe démocratique n’est pas respecté et qu’il est dangereux de cautionner un système qui se sert de ce biais pour se faire élire.
                3 lignes pour résumer 2 pages que tu as survolé sans même essayer de comprendre ce qui était vraiment écrit.
                L’auteur propose cet article pour que suffisamment de personnes sachent précisément d’où vient le biais, et que la connaissance précise du problème incite les politiques à le corriger.
                Jusqu’à présent j’ai beaucoup entendu dire « Ouiiii, le problème n’est pas nouveau, on sait ».

                Ah bon !!! Alors pourquoi personne ne l’a fait de manière explicite.


              • Vraidrapo 15 juin 07:20

                Il fut un temps où l’électorat donnait intelligemment du fil à retordre à nos élites autoproclamées, cooptées (ENA etc...) : spontanément, certains d’entre nous avaient ’mis en place’ la cohabitation. Je ne saurais quantifier l’efficacité de la manœuvre vis-à-vis du contexte UMPS-FN mais, ceci a semble-t-il suffisamment contrarié le Système pour qu’il ait aligné le septennat sur le quinquennat
                Cette introduction pour en venir à la réflexion suivante : pourquoi, dans le cas de la Législative, pouvant faire fi des considérations du ’Vote Utile’, la Majorité à 51,6% de ces compatriotes ’écœurés’ n’ont-ils pas daigné porter leur suffrage sur les Partis dont se réclament ces petits candidats qui ont tant séduit à la Présidentielle ?
                Il est significatif de constater que cet animateur (sur le départ) qu’une auditrice de France-Intox avait qualifié de ’prescripteur d’opinion’, glose, même après la Présidentielle, sur l’un des anciens candidats dont le principal ’défaut’ est de parfaitement présenter ses dossiers sur le fond du problème.
                Hier, les media ont fait l’éloge unanime de Ghesquière... il serait peut-être temps que ces Messieurs-Dames, se souviennent de leur déontologie professionnelle. Qu’ils essaient de se solidariser face à leurs patrons du MEDEF en ne faisant pas l’impasse sur des pans entiers des crises de cette ’petite’ Planète. Fi de ces petits chicayas dont nous abreuve Le Canard manipulé par je ne sais plus trop qui... (tout se perd ma pôv Dame)


                • zygzornifle zygzornifle 16 juin 14:56

                  a se demander si le syndrome Hanouna-Nabila n’a pas obscurci le cerveau de beaucoup de citoyens, vous rajoutez un soupçon de foot et le tour est joué vous avez une génération qui n’a pas besoin de cerveau sa moelle épinière suffit ....

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