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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > La CNIL n’a plus les moyens nécessaires pour assurer sa (...)

La CNIL n’a plus les moyens nécessaires pour assurer sa mission

Le pouvoir de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) est quasiment nul, et c’est volontaire ! Le gouvernement français laisse délibérément dépérir cette institution et, depuis quelques années, la prive de ses moyens d’assurer la protection des données de la vie privée, lui retire des pouvoirs, se passe de ses avis...

Des moyens dérisoires face à des enjeux cruciaux :

La CNIL ne dispose en effet que de 95 postes budgétaires, contre 270 à l’équivalent britannique de la commission. Celle-ci dispose d’un budget de communication de trois millions d’euros, la CNIL doit s’arranger avec 90 000 €. Le budget de la CNIL rapporté à la population française le classe dernier en Europe. Ce qui n’a pas empêché l’Assemblée nationale, l’an passé, de chercher à amputer son budget de fonctionnement de moitié ! Les autres États européens ont su se doter d’autorités de protection de la vie privée de leurs citoyens. Pas nous !

Pourtant, l’utilité de la commission se prouve chaque jour. Elle débusque, par exemple, depuis 2001, un taux croissant d’erreurs dans les fichiers de la police : 25 % en 2001 ; 44 % en 2005 !

Pourtant aussi, son activité augmente de façon considérable et elle est appelée à gonfler encore dans les années à venir  : 570 % d’augmentation de son activité en trois ans (2003 à 2006). En 2006, la CNIL a aussi enregistré 880 déclarations de mise en place de systèmes de vidéosurveillance, contre 300 en 2005 (+ 293 %). À l’avenir, cela va empirer. Un seul exemple : le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), initialement créé pour ficher les seuls délinquants sexuels, concerne aujourd’hui la quasi-totalité des crimes et délits, et répertorie à ce jour quelque 500 000 identifiants ADN et il continuera de s’étendre.

La CNIL, ne disposant que d’un poste et demi pour traiter toutes les demandes d’accès aux fichiers policiers, a accumulé un retard de 3 000 demandes d’accès en attente. Certaines remontent à 2003.

Les contrôles aux mains de l’État :

Rappelons que, dès 1995, Charles Pasqua avait écarté la CNIL du contrôle de la quasi-totalité des systèmes de vidéosurveillance. Ce contrôle a été confié à des commissions placées sous l’autorité des préfets. Alex Türk demande une séparation entre acteurs et contrôleurs de la vidéosurveillance : "Il faut bien déconnecter celui qui agit et celui qui contrôle." Car, sinon, qui contrôle ceux qui contrôlent (et qui commettant des abus et des erreurs) ? Personne !

Le pouvoir de la CNIL se réduit à peau de chagrin :

En 2004, la refonte de la loi informatique et libertés a retiré à la CNIL ses pouvoirs de contrôle préalable et de sanction des fichiers policiers, gouvernementaux, ou portant sur la totalité de la population. Or, depuis 2002, la France n’a cessé de voter des lois sécuritaires (une dizaine).

La CNIL n’assure plus convenablement la protection des données sur les citoyens :

Elle est dépassée ! En 2006, elle a enregistré 880 déclarations de mise en place de systèmes de vidéosurveillance, contre 300 en 2005, soit une augmentation de 293 %. Le nombre de demandes de mise en place de systèmes biométriques est quant à lui passé de 40 à 360 en un an (+ 900 %).

Faute de contrôle et de transparence de la part des commissions préfectorales, qui servent l’État, il est impossible, à ce jour, de connaître le nombre des caméras, ni de savoir combien sont conformes à la loi.

Alerte à la société de surveillance !

"Alerte à la société de surveillance !" est le titre du rapport 2006 de la CNIL et, nous l’avons vu, il n’est pas alarmiste sans raison. Alex Türk, président de la commission, n’a de cesse de le répéter : "Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous... Vous êtes en plein dedans  !"

Ce cri lancé, il énonce un certain nombre de propositions élémentaires et urgentes : "Il faut que les citoyens soient informés de la présence d’une caméra de vidéosurveillance, qu’ils sachent qui est le destinataire des informations et qu’ils aient un droit d’accès et de rectification. Et la conservation des enregistrements doit être effectivement limitée dans le temps, a souhaité le président de la CNIL. Il a en outre demandé que le système soit évalué par une autorité indépendante au bout de deux-trois ans".

Il appelle de ses vœux la création d’une convention universelle de protection des données, "instrument juridique contraignant qui devrait être une grande déclaration de droits, consacrant la reconnaissance d’un droit universel à la protection des données et à la vie privée".

Quelques liens vers deux article parus sur Agoravox sur ce thème :

"Fichiers privés ou publics, vos informations personnelles ont de la valeur, ne vous en fichez pas !", par Nicolas Sarmacq, juriste TIC et membre de l’AFCDP.

"On est fichés et on s’en fiche !", par la Taverne des poètes.

"Souriez, vous êtes filmé", un article du QUID.


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90 réactions à cet article    


  • Yannick J. Yannick J. 30 juillet 2007 11:22

    ......Edifiant.....

    Nul commantaire ne pourrait imager suffisement ce qui est en train de se passer au petit à petit dans notre quotidien.... mais bon tant de gens en sont content de ça... Ils s’en foutent des caméras de surveillance, tant qu’on leur laisse leur loft story, leur bière, les pipole qui se chamaillent, leur foot leur mcdo et la voisine d’en face qu’est plus belle que germaine et que je matte par la fenètre...


    • Romain 30 juillet 2007 11:47

      La Cnil est le dernier rempart contre l’exploitation des données personnelles sans notre accord et la fin de la vie privée en France. Si elle disparait faut pas etre super intelligent pour comprendre vers quelle société on se dirige. Fin de la vie privée, aussi simple que ca.


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 30 juillet 2007 11:53

        @ La Taverne des poètes

        J’avais documenté cette question pour un article. Cela est malheureux que l’État, après l’avoir créé, atrophie ainsi un organisme de contrôle si salutaire à la santé démocratique d’une société. Ces organismes doivent impérativement survivre, ne serait-ce que pour assurer aux citoyens un rempart contre les dérapages de l’État qui, sous de soi-disants valeureux prétextes, se prêtent à des contrôles de plus en plus intrusifs dans la vie privée. D’aucuns me rétorqueront qu’il n’y plus guère de vie privée. Je veux bien. Il y a tout de même un certain réconfort à l’idée que des organismes comme le CNIL peuvent, à l’occasion, adresser un rappel à l’ordre au gouvernement. Ce qui ne plaît pas, bien évidemment, aux ministres ainsi admonestés.

        Voilà un excellent article qui s’impose pour prévenir le citoyen du danger qu’encourt une société de faire disparaître ces organismes de contrôle.

        Pierre R.

        Montréal (Québec)


        • La Taverne des Poètes 30 juillet 2007 12:05

          Pardon Pierre si je vous ai pris de cours sur le sujet. Mais je vois que vous traitez admirablement d’autres questions. Merci pour votre lien dans mon article vers mon papier sur la raide justice.

          Le gouvernement se fiche totalement à la fois de la CNIl et de la justice. Pour lui ce sont deux soucis dérsoires, pusqu’ils ne concernent que les citoyens ordinaires (les puissants sont au-dessus) voire deux épines dans le pied pour la politique sarkoziste.


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 30 juillet 2007 12:56

          @ La Taverne

          Rassurez-vous. Vous l’avez fait mieux que je ne l’aurais fait moi-même. Sans flagornerie. Excellent article, je le répète. Et d’utilité publique.

          Pierre R.


        • Alpo47 Alpo47 30 juillet 2007 12:04

          Il y a plusieurs moyens pour l’Etat de renforcer son pouvoir, entre autre :

          - couper les crédits (la CNIL ...)
          - le « noyer » sous les dossiers (la justice...)
          - contrôler la communication (ce qui n’est pas connu, n’existe pas...)

          Noir est le futur ...


          • Gazi BORAT 30 juillet 2007 12:33

            Vous oubliez ici l’Inspection du Travail dont le nombre décroissant d’inspecteurs ne permet plus de contrôler efficacement les infractions au Code du Travail..

            En attendant la suppression dudit Code souhaitée par les ultra-libéraux..

            gAZi bORAt


          • perlin 31 juillet 2007 03:03

            @ Gazi Borat

            Juste une petite erreur : les inspecteurs du travail sont en sensible augmentation


          • Gazi BORAT 31 juillet 2007 07:27

            @ perlin

            merci de réagir..

            Ils sont en sensible augmentation il est vrai depuis que leur mission tend à être réorientée vers la lutte contre « le-travail-clandestin-des étrangers » faisant d’eux des auxiliaires de l’ex « Police de l’Air et des Frontières ».

            gAZi bORat


          • La Taverne des Poètes 30 juillet 2007 12:10

            Léon, plus inquiétant encore est le mépris du gouvement pour toutes les alertes que fait le président de la CNIL. Moi-même j’avai écrit un article « On est fichés et on s’en fiche » où j’évoquais le grave problème de la CNIL. Tout le monde crie au feu et Sarkozy garde ses boules Quiès dans les oreilles, un large sourire sur le visage.


          • TSS 30 juillet 2007 13:40

            rememorez vous « Brazil » une mouche tombe dans ’imprimante et « Buttle » est transformé en « tuttle »,c’est le debut du cauchemar !!

            en france,un greffier se plante et inscrit 36 mois au lieu de 18 mois et la cour de cassation confirme(la justice ne peut se tromper) !

            on y est !!


            • bourgpat 30 juillet 2007 14:11

              Le problème est multiple et la solution n’est pas seulement dans des arguments vrais mais qui ne passent pas face au discours rodé des politiques qui ont l’habitude de la communication publicitaire.

              Que faire face au discours simpliste employé par les politiques impliquant qu’il n’y a pas de risques à l’empiètement de la vie privée pour les besoins de la protection. Le discours employé par les politiques s’attache à parler de protection plutôt que de surveillance.

              Prenons un exemple simple. Il faut protéger les parlementaires contre les risques de rumeurs que causent les différentes affaires politico financières. Pourquoi ne pas placer les parlementaires et ministres sous vidéo surveillances alors. Non pas qu’ils aient quelque chose à cacher car comme pour la vidéo surveillance peu nombreux sont les citoyens qui ont des « raisons valables » de craindre cette protection. Il n’est pas question de sacrifié la vie privée comme le faisaient les régimes de l’est en leur temps à la surveillance mais à la protection des personnes. Publicitairement cela à tendance à mieux passer.


              • MagicBuster 30 juillet 2007 14:51

                « FACE AUX DANGERS QUE L’INFORMATIQUE PEUT FAIRE PESER SUR LES LIBERTÉS, LA CNIL EST CHARGÉE DE VEILLER AU RESPECT DE LA LOI “INFORMATIQUE ET LIBERTÉS” QUI LUI CONFIE 5 MISSIONS PRINCIPALES »

                Ce sont une vingtaine de bonhommes de 60 ans qui discutent info tranquilloux autour d’une machine à café...

                Le problème n’est pas l’éthique, ni la technique, ni la polotique... c’est l’age.

                Ces gens de la CNIL ne comprennent ni les tenants ni les aboutissants.... ils n’imaginent pas vraiment les implications que l’informatique peux avoir dans la vie d’un français moyen de tous les jours.

                Heureusement ils sentent quand même qu’il y a un loup ... mais il est ou le loup !!

                Je parie que Sarko va privatiser la CNIL au profit du MEDEF... c’est plus simple.


                • Forest Ent Forest Ent 30 juillet 2007 15:21

                  Très bon article sur un sujet vital.

                  Une grave menace pèse actuellement sur le statut de l’adresse IP : donnée personnelle selon la CNIL et pas selon la jurisprudence. Si la jurisprudence est confirmée, il n’y a plus de limite à l’espionnage.


                  • IP115 31 juillet 2007 02:08

                    @Forest

                    « Si la jurisprudence est confirmée, il n’y a plus de limite à l’espionnage »

                    Pourrais-tu me dire en quoi l’adresse IP est une « donnée personnelle » et en quoi sa diffusion ferait qu’« il n’y ait plus de limite à l’espionage » ?

                    Tiens prenons l’exemple d’agoravox dont l’IP est : 87.98.222.181 adressant le server ns6657.ovh.net de la société OVH (il suffit de taper « tracert agoravox.fr » dans une fenêtre de commande dos de n’importe quel PC pour avoir ces infos en quelques secondes) ...

                    1) crois tu que cela va te suffire à savoir qui je suis ou à m’espionner ? tu envisages peut être « plugger » un analyseur de trames IP sur l’infrastructure du provider ? et quand bien même, tu n’es pas sans ignorer que les données sensibles sont cryptées (SSL et bientôt TLS) avant d’êtres insérées dans les trames IP ... Et oui, les hackers savent bien que ce n’est pas via l’espionage des trames IP que sont récupérée les infos sensibles mais via les spywares et autres mécanismes d’espionage installé sur le poste client !

                    2) crois tu vraiment que connaitre l’adresse IP d’un serveur va suffir à te permettre de le pirater ? d’autant que dans le cas des serveurs d’entreprises connectés au net (les seuls « intéressants » à pirater), ils le sont tous au travers de Firewall via des mécanismes de translation d’adresse de type NAT, autrement dit les adresses IP publiques dont tu disposes sont virtuelles et ne correspondent à rien, seul l’admistrateur du Firewall qui connait les règles de translation et les utilisateurs internes les connaissent, et ne sont de toutes façons pas accessibles de l’extérieur ...

                    3) Idem pour les adresses IP des stations des utilisateurs connectés (toi, moi et tous les particuliers connectés au web) ... nous passons tous par des providers (ou des proxy publics, privés ou d’entreprise) qui utilisent TOUS des mécanismes d’allocation dynamique d’adresse IP de type DHCP (même ceux qui proposent des IP fixes) ... seuls les administrateurs de ces serveurs DHCP savent faire le lien entre les adresses IP et les personnes physiques auxquelles elles ont été allouées à un instant précis ...

                    Voila pourquoi la LEN (Loi sur la confiance dans l’Economie Numérique) exige depuis 2004 (c’est donc pas nouveau) que les providers conservent les informations des serveurs DHCP (et non le contenu des échanges, tout comme les opérateurs de téléphonie mobile sont tenus de savoir faire le lien entre tout n° et la personne physique qui l’utilise), car seule l’analyse des tables d’allocation de ces serveurs DHCP permet (sur réquisition d’un juge uniquement) de retrouver la personne physique qui utilisait cette adresse IP à ce moment précis !

                    Au mieux ton adresse IP (que l’on récupère dans une simple entête de mail par exemple, c’est dire si elle est confidentielle) me permettra de savoir (via un serveur RIPE) chez quel provider tu es (wanadoo, 9, club, free, ...), dans quelle pays/ville et éventuellement sur quel PAD tu es raccordé, la belle affaire !

                    je ne dis pas que les systémes ne sont pas espionables/piratables, mais il en faut un peut plus que l’adresse IP ...


                  • Forest Ent Forest Ent 31 juillet 2007 02:51

                    Ca va être un peu long à expliciter. Jusqu’à aujourd’hui, l’adresse IP était considérée comme donnée personnelle par la CNIL. Cela signifiait qu’il n’était pas possible sans déclaration à celle-ci et les protections qui vont avec (accès, modification, ...) d’indexer un fichier avec cette adresse comme clé.

                    Si ce n’est plus le cas, comme la jurisprudence semble commencer à le dire, il sera possible d’utiliser cette adresse comme clé d’indexation de fichiers sans déclaration à la CNIL.

                    Or en pratique elle est de plus en plus statique et associée à un abonné.

                    Il faut voir ce que cela implique. AOL a perdu des logs de connexion à son moteur de recherche, et des amateurs ont identifié sans problème des tas de personnes physiques avec uniquement les questions posées.

                    Il deviendrait non seulement possible de savoir que la personne disposant de l’adresse xxx a demandé le x/x/xxxx l’adresse d’un quincailler à Trifouilly, a acheté le y/y/yyyy un CD gay sur Amazon, etc ..., mais SURTOUT de vendre cette info sans prévenir l’intéressé !


                  • IP115 31 juillet 2007 12:37

                    Salut Forest,

                    « Ca va être un peu long à expliciter ... » : j’ai tout mon temps, je suis en congé ... smiley

                    « Cela signifiait qu’il n’était pas possible sans déclaration à celle-ci et les protections qui vont avec (accès, modification, ...) d’indexer un fichier avec cette adresse comme clé. »

                    Ce qui est clair c’est qu’aujourd’hui les sites sont tenus par la loi (LEN) de tracer, stocker et savoir retrouver les adresses IP, et plus particulièrement tous les sites qui vendent quelque chose. Et ils le font ! Faire une inscription CNIL est enfantin et ne prend que très peu de temps ...

                    « Il faut voir ce que cela implique. AOL a perdu des logs de connexion à son moteur de recherche, et des amateurs ont identifié sans problème des tas de personnes physiques avec uniquement les questions posées. »

                    Seuls les fournisseurs d’accès peuvent faire le lien entre IP et personne physique de manière déterministe ! Franchement reconnais que retrouver une personne physique à partir fait de requêtes qu’elle aurait faite dans un moteur relève quand même du folklore (aurais-tu un lien vers un article qui parle de cela ?) ... smiley

                    Forest, l’adresse IP n’est pas une donnée personnelle, tous les procès qui ont été fait pour démontrer le contraire (notament dans le domaine du P2P) on été perdus ...

                    PS : forest si c’est pas indiscret, quelle est ta spécialité ?


                  • Forest Ent Forest Ent 31 juillet 2007 12:51

                    Je pensais bien que ce serait un peu long. Moi aussi, je suis en vacances, mais je n’ai pas envie de refaire ce débat ici. Je me permets de te renvoyer par exemple à ce site plus spécialisé où, entre autres, la discussion a déjà eu lieu, et où, si tu le souhaites, tu pourras t’adresser à des spécialistes du droit concerné.

                    http://forum.framasoft.org/viewtopic.php?t=26088

                    Pour vérifier que l’adresse IP est une donnée personnelle selon la CNIL, il suffit d’aller voir le site de celle-ci.

                    L’objet de mon post n’était pas la LCEN ni la DADVSI, mais bien la notion de « donnée personnelle ».

                    Cela concerne l’activité normale du surfeur sur le net. L’expérience montre que les logs de connexion d’un surfeur en disent énormément. Pas déterministe ? Presque.

                    Pour un lien vers l’histoire d’AOL, voir par exemple là :

                    http://www.chryde.net/blog/2006/08/le_web_regorge_.html

                    PS. ma spécialité depuis 20 ans : maths, probas, stats, appliquées à l’optimisation technico-économique. Et toi ?


                  • Forest Ent Forest Ent 31 juillet 2007 13:05

                    A propos de la phrase « seuls les fai ont un accès déterministe au nom », note qu’ils n’ont pas un statut privilégié qui leur interdit d’en abuser pour leur propre compte. Parmi les principaux fai : Time Warner, Cinven, Vivendi, ... C’est en cela que la jurisprudence sur le p2p est le plus contestable puisque la plupart des plaignants de la MPAA est aussi FAI.

                    Selon la CNIL, une donnée est à considérer « personnelle » selon les moyens dont dispose son détenteur pour réaliser l’identification. A partir du moment où les infos ne sont plus déclarées et vendues, il n’y a plus de limite.

                    Enfin, cela n’a rien à voir avec les infos que les sites marchands sont tenus de conserver, qui concernent les « émetteurs ». Là, il s’agit bien de tout le monde.

                    C’est aussi la raison pour laquelle l’UE essaye d’imposer un max de rétention des logs de moteurs. Mais aux US elle peut toujours se brosser. On a bien vu dans le cas du 2p que les logs sont toujours offshore, par exemple en Suisse.


                  • IP115 31 juillet 2007 18:09

                    « PS. ma spécialité depuis 20 ans : maths, probas, stats, appliquées à l’optimisation technico-économique. Et toi ? »

                    je comprend mieux tes domaines d’interventions, je te voyais plus dans la hi-tech ... ma spécialité depuis un peu moins de 15 ans : informatique industrielle et électronique numérique embarquée, dans les domaines du scientifique, spacial et de moins en moins militaire (mais ça pourrait repartir prochainement smiley )...


                  • Forest Ent Forest Ent 31 juillet 2007 20:20

                    « je te voyais plus dans la hi-tech »

                    Je proteste. smiley

                    Il m’est arrivé d’exercer des prestations dans le spatial et le militaire. J’ai trouvé le secteur militaire assez frustrant, car on y déploie des trésors d’inventivité pour des trucs qui ne sont en général pas utilisés. smiley


                  • Gérard, Henri PERTUSA 30 juillet 2007 15:38

                    Les poètes ne sont pas que des « doux rêveurs », la preuve ! « Chapeau bas », l’artiste, pour ton excellent article ! (je me permets de te tutoyer, car je suis un de tes « semblables »)


                    • patroc 30 juillet 2007 16:12

                      Bon article. La CNIL, autonome, au service des droits du citoyens et opposant au débat libéral sécuritaire une pensée idéologique et philosophique, n’a aucun avenir ni pouvoir avec ce gouvernement. Par contre, si elle fait preuve d’allégeance... Pour nous, citoyens, c’est perdu d’avance : flicage, télésurveillance, traque informatique, fichage ADN, durcissement policier et libertés restreintes, tel va être notre pack-facho !... (voulu par une majorité de français).


                      • La Taverne des Poètes 30 juillet 2007 17:16

                        Il n’est pas normal que l’Etat renonce à certaines prérogatives régaliennes au nom du libéralisme. D’ailleurs, la Grande-Bretagne est un pays libéral et accorde du prix à ces considérations.Le libéralisme c’est aussi la protection des données de la vie privée, et sa garantie par une commission autonome dotée de moyens suffisants et de pouvoirs respectés par le gouvernement.


                        • netchou netchou 30 juillet 2007 22:41

                          Monsieur D’émiant Ouaist,je vous aime !


                        • finael finael 30 juillet 2007 18:36

                          Je ne peux qu’approuver cet appel au réveil des consciences !

                          Mais prenez garde, l’Etat n’est pas le seul policier de nos vies, j’ai déjà, en commentant d’autres articles, souligné à quel point les entreprises privées utilisent tous les moyens technologiques à leur disposition.

                          - Les grandes surfaces en reliant vos tickets de caisse et la nature de vos achats avec vos numéros de carte de crédit (liaisons très utiles pour cibler les publicités).

                          - Les banques et assurances qui s’échangent et se vendent des fichiers « confidentiels »

                          - Les grandes entreprises qui font de même avec les fichiers du personnel contenant des informations qu’il est illégal de détenir.

                          Et quand vous ne savez même pas que ces fichiers existent, comment pouvez vous exercer votre droit de « contrôle et de rectification ».


                          • Kelsaltan Kelsaltan 30 juillet 2007 18:58

                            Des mois et des mois qu’en en parle !

                            Et toujours le même étonnement dans les commentaires.

                            Non, c’est pas possible, incroyable ?!?

                            Dans un pays démocratique, tant de mensonges, je ne peux y croire...

                            Et pendant ce tant-là...

                            ... la taxe copie privée (pas un droit, mais une exception), s’étend aux console de jeux.

                            Est-ce que quelqu’un peut m’indiquer s’il y a déjà eu un précédent en France, une taxe nationale imposée par des intérêts privés, dans ce pays de la France ?

                            Merci à la Taverne d’en reparler, même si c’est probablement trop tard.

                            Kelsaltan


                            • anonymous 30 juillet 2007 20:54

                              @l’auteur 799262 et 1112812 Connaissez vous ces numéros ?

                              Ce sont les numéros des récépissés des déclarations d’Agoravox à la CNIL.

                              Connaissez vous le contenu de la déclaration et du traitement (déclaration du traitement obligatoire)qui est fait de ces données normatives (articles, votes sur les articles et commentaires, adresses IP, inscriptions, commentaire sur les articles), un usage markéting, de revente à des tiers... ?

                              Moi pas et vous ?

                              Pensez vous pouvoir exercer tout vos droits comme Agoravox devrait nous informer (http://www.cnil.fr/index.php?id=1861) tel qu’ils sont décrit ici (http://www.cnil.fr/index.php?id=21) ?

                              je ne vois rien sur ce site...Citoyen est il ?


                              • herbe herbe 30 juillet 2007 21:16

                                Sujet essentiel !

                                Pour ceux qui l’aurait loupé (Déjà donnée dans un précédent article sur le sujet), l’humour du texte suivant peut aider à faire comprendre :

                                >> Commander une pizza en 2015 ?

                                >> - Standardiste : « Speed-Pizza, bonjour. »

                                >> - Client : « Bonjour, je souhaite passer une commande. »

                                >> - Standardiste : « Puis-je avoir votre NIN, monsieur ? »

                                >> - Client : « Mon numéro d’identification national, oui, un instant, voila, c’est le 6102049998-45-54610. »

                                >> - Standardiste : "je me présente je suis Habiba Ben Saïd, merci M.Jacques Lavoie. Donc ? nous allons actualiser votre fiche, votre adresse est bien le : 174 avenue de Villiers à Carcassonne, et votre numéro de téléphone le 04 68 69 69 69. Votre numéro de téléphone professionnel à la Société Durand est le 04 72 25 55 41 et votre numéro de téléphone mobile le 06 06 05 05 01. C’est bien ça ?

                                >> - Client (timidement) : « oui !! »

                                >> - Standardiste : Je vois que vous appelez d’un autre numéro qui correspond au domicile de Mlle Isabelle Denoix, qui est votre assistante technique. Sachant qu’il est 23h30 et que vous êtes en RTT, nous ne pourrons vous livrer au domicile de Mlle Denoix que si vous nous envoyez un XMS à partir de votre portable en précisant le code suivant AZ25/JkPp+88**

                                >> - Client : « Bon, je le fais, mais d’où sortez- vous toutes ces informations ? »

                                >> - Standardiste : « Nous sommes connectés au »système croisé« , Monsieur ? »

                                >> - Client (Soupir) : « Ah bon ! Je voudrais deux de vos pizzas spéciales mexicaines ? »

                                >> - Standardiste : « Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur. »

                                >> - Client : « Comment ça ? »

                                >> - Standardiste : « Votre contrat d’assurance maladie vous interdit un choix aussi dangereux pour votre santé, car selon votre dossier médical, vous souffrez d’hypertension et d’un niveau de cholestérol supérieur aux valeurs contractuelles. D’autre part, Mlle Denoix ayant été médicalement traitée il y a 3 mois pour hémorroïdes, le piment est fortement déconseillé. Si la commande est maintenue la société quil’assure risque d’appliquer une surprime ? »

                                >> - Client : « Aïe ! Qu’est-ce que vous me proposez alors ? »

                                >> - Standardiste : « Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de soja. Je suis sûre que vous l’adorerez. »

                                >> - Client : « Qu’est-ce qui vous fait croire que je vais aimer cette pizza ? »

                                >> - Standardiste : « Vous avez consulté les ’Recettes gourmandes au soja’ à l a bibliothèque de votre comité d’entreprise la semaine dernière, Monsieur. Mlle Denoix a fait, avant hier, une recherche sur le Net, en utilisant le moteur www.moogle.fr avec comme mots clés »soja« et »alimentation« . D’où ma suggestion. »

                                >> - Client : « Bon d’accord. Donnez-m’en deux, format familial. »

                                >> - Standardiste : « Vu que vous êtes actuellement traité par Dipronex LP et que Mlle Denoix prend depuis 2 mois du Ziprovac à la dose de 3 comprimés par jour et que la pizza contient, selon la législation, 150mg de Phénylseptine par 100g de pâte, il y a un risque mineur de nausées si vous consommez le modèle familial en moins de 7 minutes 37 secondes. La législation nous interdit donc de vous livrer. Par contre j’ai le feu vert pour vous livrer immédiatement le modèle mini. »

                                >> - Client : « Bon, va pour le modèle mini. Je vous donne mon numéro de carte de crédit. »

                                >>- Standardiste : « Je suis désolée Monsieur, mais je crains que vous ne soyez obligé de payer en liquide. Votre solde de carte de crédit VISA dépasse la limite et vous avez laissé votre carte American Express sur votre lieu de travail. C’est ce qu’indique le credicard-satellis-tracer »

                                >> - Client : « J’irai chercher du liquide au distributeuravant que le livreur n’arrive. »

                                >> - Standardiste : « Ca ne marchera pas non plus monsieur, vous avez dépassé votre plafond de retrait hebdomadaire. »

                                >> - Client : « Ce n’est pas vos oignons. Contentez- vous de m’envoyer les pizzas. J’aurai le liquide. Combien de temps ça va prendre ? »

                                >> - Standardiste : « Compte tenu des délais liés aux contrôles de qualité, elles seront chez vous dans environ 45 minutes. Si vous êtes pressé, vous pouvez gagner 10 minutes en venant les chercher, mais transporter des pizzas en scooter est pour le moins acrobatique. »

                                >> - Client : « Comment diable pouvez-vous savoir que j’ai un scooter ? »

                                >> - Standardiste : « votre Peugeot 408 est en réparation au garage de l’Avenir, par contre votre scooter est en bon état puisqu’il a passé le contrôle technique hier et qu’il est actuellement stationné devant le domicile de Mlle Denoix. Par ailleurs j’attire votre attention sur les risques liés à votre taux d’alcoolémie. Vous avez, en effet réglé quatre cocktails »afroblack« au Tropicalbar il y a 45 minutes. En tenant compte de la composition de ce cocktail et de vos caractéristiques morphologiques, ni vous ni Mlle Denoix n’êtes en état de conduire. Vous risquez donc un retrait de permis immédiat. »

                                >> - Client : « @#%/$@ & ?# ! »

                                >> - Standardiste : « Je vous conseille de rester poli Monsieur. Je vous informe que notre standard est doté d’un système anti-insulte en ligne qui se déclenchera à la deuxième série d’insultes. Je vous informe en outre que le dépôt de plainte est immédiat et automatisé. Or, je vous rappelle que vous avez déjà été condamné en juillet 2009 pour outrage à agent. »

                                >> - Client : (Sans voix)

                                >> - Standardiste : « Autre chose Monsieur ? »

                                >> - Client : « Non, rien. Ah si, n’oubliez pas le Coca gratuit avec les pizzas, conformément à votre pub. »

                                >> - Standardiste : "Je suis désolée Monsieur, mais notre démarche qualité nous interdit de proposer des sodas gratuits aux personnes en surpoids. Cependant à titre de dédommagement, je peux vous consentir 15% de remise sur une adhésion flash au contrat Jurishelp, le contrat de protection et d’assistance juridique de Speed assurance. Ce contrat couvre, en particulier, les frais annexes liés au divorce. Vu que vous êtes marié à Mme Claire Lavoie née Girard depuis le 15/02/2008 et vu votre présence tardive chez Mlle Denoix, ainsi que l’achat il y a une heure à la pharmacie du Canal d’une boite de 15 préservatifs et d’un flacon de lubrifiant à usage intime, cela pourrait vous être utile. D’ailleurs, je vais faire joindre aux pizzas un bon de 5 EUR de réduction pour vos prochains achats de préservatifs valable chez Speed-Parapharma. Bonsoir Monsieur et merci d’avoir fait appel à Speed-Pizza.


                                • La Taverne des Poètes 30 juillet 2007 21:25

                                  Cela existe déjà. La dernière fois que mon fils aîné a commandé une pizza par téléphone, il n’a pas eu à donner son nom ni son adresse. Tout était sur l’ordinateur et on lui a répondu « on vous livre ! » Pourtant on ne commande qu’une fois pas an dans cette pizzeria.


                                • anonymous 30 juillet 2007 21:34

                                  @ l’auteur

                                  Cela nous vous intéresse pas de savoir ce que peut faire ou fais Agoravox de vos données nominatives (inscription, articles, votes sur les articles, @ ip, votes sur les commentaires) ? ou vous l’acceptez comme on vous livre une pizza commandée par votre enfant ?

                                  Dites nous ?


                                • anonymous 30 juillet 2007 21:37

                                  « Cela ne vous intéresse pas » il fallait lire... désolé


                                • La Taverne des Poètes 30 juillet 2007 22:02

                                  Et selon vous, quel usage pourrait en faire Agoravox ? Quel serait l’intérêt ? Vraiment je ne vois pas.


                                • anonymous 30 juillet 2007 22:22

                                  « Et selon vous, quel usage pourrait en faire Agoravox ? Quel serait l’intérêt ? Vraiment je ne vois pas. »

                                  Ben en fait je n’en sais rien( cf mon post précédent) par contre la loi demande à Agoravox de preciser le traitement des données nominatives , d’informer les propriétaires de ses données et de ses droits, ce que Agoravox ne fait pas (voir mon post : (par anonymous (IP:xxx.x24.81.47) le 30 juillet 2007 à 20H54 ))

                                  Et vous, que pensez vous de cet état ?


                                • anonymous 30 juillet 2007 22:26

                                  @Argravox, respecte-t-il la loi « informatique et liberté » ?

                                  Dites nous ?


                                • anonymous 30 juillet 2007 22:36

                                  @ l’auteur.

                                  Que pensez vous du comportement d’Agoravox par rapport à la loi « informatique et liberté » ?


                                • herbe herbe 31 juillet 2007 00:16

                                  Merci Léon.

                                  Je l’ai trouvé à propos.

                                  Je précise que ce n’est pas de moi. Je n’en connais pas l’auteur.


                                • aquad69 31 juillet 2007 14:05

                                  Bonjour herbe,

                                  excellent...et celà nous pend au nez !

                                  Mais on pourrait imaginer le même type de discussion face à un contrôle routier ou à son patron, en mode beaucoup moins drôle...

                                  Cordialement Thierry


                                • La Taverne des Poètes 30 juillet 2007 22:15

                                  L’Etat veut-il tuer Internet en France ?, par Philippe Jannet LE MONDE 20.04.07

                                  « Discrètement, en marge de la campagne, le gouvernement prépare un décret qui, s’il était appliqué, tuerait l’Internet »made in France« . En effet, sous prétexte de surveiller au plus près les internautes, un décret d’application de la loi sur la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004, exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d’accès à Internet, conservent toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile, pour les délivrer à la police judiciaire ou à l’Etat, sur simple demande. »

                                  Dans une dépêche, l’agence Novopress avait révélé le 21 avril 2007 révèle la mise en place d’un futur décret tendant à une « surveillance permanente de chaque citoyen qu’aucun pouvoir totalitaire n’avait jusque là imaginé."

                                  On n’en a pas entendu parler depuis mais tout dépend du calendrier que le gouvernement se fixe dans ses actions.

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