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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > La vaccination contre l’hépatite B : une affaire de racaille (...)

La vaccination contre l’hépatite B : une affaire de racaille ?

Les dirigeants de deux grands laboratoires, GlaxoSmithKline (GSK) et Sanofi Pasteur MSD, viennent d’être mis en examen par la juge d’instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy, du pôle santé publique du tribunal de Paris. Ils sont poursuivis “pour tromperie aggravée sur les contrôles, les risques et les qualités substantielles d’un produit ayant pour conséquence de le rendre dangereux pour la santé de l’homme”. En outre, Pasteur MSD est mis en examen, en tant que personne morale, pour “homicide involontaire” sur une patiente de 28 ans, décédée en 1998 d’une sclérose en plaques, selon toute vraisemblance survenue à la suite de la vaccination contre l’hépatite B. 27 parties civiles se sont fait connaître à ce jour pour des motifs comparables.

On pourrait aborder ce genre de débat sous l’angle de la dangerosité plus ou moins reconnue de ce vaccin et suivre avec attention la bataille judiciaire qui se prépare, mais ce serait à mon avis prendre la question par le mauvais bout de la lorgnette. Car le vrai problème se situe dans la gigantesque opération de désinformation et de manipulation volontaire de l’opinion qui a accompagné, toutes ces années, depuis 1994, le lancement et la réalisation de la vaccination de plus de 20 millions de Français, dont des nourrissons, des enfants en bas âge et des adolescents, et de tous ceux qui s’y sont prêtés. Bien plus, au terme d’un battage publicitaire auquel se sont associés des ministres, des sommités médicales, des directeurs d’administration centrale, des agences publiques chargées de la santé et du médicament, on a réussi à persuader les parents que cette vaccination était pratiquement obligatoire et sans danger, face à un risque follement et volontairement amplifié. Comme à son habitude, le corps médical lui-même, habilement conditionné, n’a manifesté aucun étonnement devant les chiffres stupidement enflés d’un risque en fait limité. (Le lecteur trouvera dans le n° 40 de janvier 2003 de Votre santé un article remarquablement documenté de Sylvie Simon et Jean-Marie Mora sur la question : Vaccination contre l’hépatite B : une nouvelle catastrophe sanitaire.)

A nouveau, comme pour la transfusion sanguine, l’amiante, l’hormone de croissance, se pose la grave question des dispositifs d’alerte de l’opinion et de protection des personnes qui devraient se mettre en branle devant ce genre de danger et qu’une complicité collective aux plus hauts niveaux rend impossible à mettre en place. De nouveau, ce sont des patients gravement atteints ou les familles de ceux qui sont morts qui doivent rechercher l’appui de la justice dans un contexte de silence, d’hostilité et de dénigrement. Heureusement qu’il existe des juges d’instruction de la trempe de Mme Bertella-Geffroy.

Mais, soyons honnêtes, il y a quelque chose de pourri dans le fonctionnement de notre système pour qu’aucun de tous ces grands personnages à tous les niveaux de décision, de contrôle ou d’exécution, de cette folle équipée n’ait pris sur lui de dénoncer ce scandale, de refuser d’y être associé et d’avertir des conséquences redoutables sur la santé des personnes vaccinées. Est-il normal que les laboratoires incriminés, les personnalités poursuivies n’aient eu comme seules préoccupations que de chercher à déconsidérer les plaignants, à ridiculiser les experts et à nuire au bon déroulement de la justice ? Comment peut-on imaginer que pas un de ces acteurs n’ait même un sursaut de dignité pour dire toute sa honte d’avoir manœuvré ou de s’être fait à ce point manipuler ? Les termes de racailles, de voyous ne devraient-ils pas s’appliquer à cette catégorie de personnes ou bien notre chef de l’Etat les réserve-t-il aux seuls représentants des catégories sociales les plus réprouvées qu’il poursuit si aisément de sa vindicte ?

La procédure judiciaire va se dérouler selon son rite immuable, les souffrances des patients et de leurs familles seront soupesées sous les sarcasmes des parties adverses, le Conseil de l’ordre des médecins et les représentants de l’industrie pharmaceutique ne souffleront pas mot, et il ne nous restera plus qu’à attendre la catastrophe sanitaire suivante en observant, comme pour l’amiante et la transfusion, que c’est encore l’Etat qui sera prié de mettre la main à la poche, c’est-à-dire nous.

Peut-on émettre le souhait que la justice frappe enfin là où ça fait mal aux acteurs de ces horreurs, le portefeuille ? Quand des laboratoires n’ont pas hésité à dépenser des sommes astronomiques pour promouvoir des produits dangereux, la justice voudrait qu’ils soient pénalisés à la hauteur de leur faute et de leur profit. S’il est exact que la campagne de vaccination contre l’hépatite B entre 1994 et 1998 a coûté 10 milliards de francs, nous avons là l’ordre de grandeur des sommes que ces laboratoires devraient reverser aux plaignants et à la Sécurité sociale, compte non tenu de la réparation des préjudices provoqués. Vous me direz : on peut toujours rêver ! Soit ! Mais il faut bien comprendre que des groupes industriels aussi puissants ne modifieront leurs pratiques que si cela leur fait extrêmement mal. Autrement, ils recommenceront...


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34 réactions à cet article    


  • Vincent Verschoore VincentV 7 mars 2008 10:57

    Oui, entièrement d’accord. Et s’il n’y avait que le vaccin de l’hépatite....Que faut-il faire pour que les gens se rendent enfin compte de l’ENORME manipulation dont ils sont victimes de la part du lobby pharma/sciences de la vie, avec la bénédiction (certainement pas gratuite) des "service de santé" de l’Etat et des médias ! Vaccins, SIDA, médecine de comfort, toutes des pompes à fric dont le but est de générer un maximum d’argent pour ces firmes en créant de la dépendance médica-menteuse, et tant pis pour les dégâts qui suivront, de toutes façon c’est le contribuable qui paye. Il existe toute une littérature "dissidente" sur le sujet, de plus en plus de gens se rendent compte des problèmes, mais on semble encore loin d’un effet de seuil qui obligerait le gouvernement à revoir complétement sa copie.


    • gecko gecko 7 mars 2008 10:59

      Le vrai problème c’est que le dénigrement, de ces « petits » problèmes marche affreusement bien et que personne aujourd hui ne sait vraiment l’ampleur du problème et l on croit que ce n est que quelques familles qui ont trouvé un moyen de se faire payer de l’injustice de la vie en mettant leur problèmes sur un vaccin(mes propos sont volontairement apuyés mais vrais puisque je les ai déjà entendus).

      pour compléter cet article : pris sur http://www.medecines-douces.com/impatient/260oct99/hepb.htm

      Dans son interview au Figaro, le Pr Abenhaim juge très sévèrement les failles de l’épidémiologie et de la veille sanitaire en France, en prenant notamment l’exemple de la vaccination hépatite B : « La France a vacciné 45 % de la population - un record dans les pays industrialisés, à titre d’exemple la Grande-Bretagne ne compte que 5 % de vaccinés - sans système de surveillance adéquate de l’hépatite B et des risques de la vaccination. Aucune cohorte n’a été mise en place par les firmes pour surveiller de manière prospective les effets du vaccin. » Le Pr Abenhaim sait de quoi il parle : il a été directeur du centre d’épidémiologie et de recherche en santé publique, à l’université Mac Gill de Montréal. Dans un long article de la Presse médicale (26 juin 1999), revue scientifique qui a plusieurs fois publié des observations d’effets secondaires graves après vaccin hépatite B, le Dr Poirriez, chercheur à l’hôpital de Dunkerque, fait une analyse très semblable à celles du Pr Abenhaim (« Quelques commentaires sur la vaccination contre l’hépatite B en France », Dr Poirriez, La Presse Médicale, 26 juin 1999.). Il estime qu’une vaccination de masse ne pourrait être reprise sans une révision de la composition du vaccin, une meilleure définition des groupes à risque et des contre-indications et restrictions de la vaccination, ni sans avoir au préalable mis en place un système de surveillance actif des effets secondaires des vaccinations. Le Dr Poirriez montre notamment que les mesures de prévention de l’hépatite B (hygiène, dépistage et vaccination) qui étaient limitées aux populations à risques, avaient entraîné une forte diminution des cas d’hépatite B, avant que ne démarrent, fin 1994, les vaccinations massives. Il remarque aussi que les vaccins sont dosés dans des proportions largement supérieures à ce qui est nécessaire pour obtenir l’immunité. Tout cela est dit en termes très diplomatiques. Le Dr Poirriez ne veut pas émettre de critiques, juste « quelques commentaires ». Pourtant, il démontre que la campagne de vaccination de masse n’avait aucune justification, et en particulier que l’on faisait courir des risques inutiles aux collégiens qui avaient très peu de chances de contracter la maladie (99 % des cas ont lieu après 14 ans, précise-t-il). En outre, si les vaccins sont surdosés, n’a-t-on pas contribué ainsi à multiplier les accidents post-vaccinaux ?


      • alberto alberto 7 mars 2008 11:30

        Monsieur le Professeur, vu votre C.V., je vous tire mon chapeau pour la rédaction de cet article !

        Enfin un membre de la profession qui ose se démarquer de ses confères "Rase-les-murs" !

        Evidemment, derrière tout ça il y a d’énormes sommes d’argent en jeu : d’où ces bétonnages de la part des industriels (voir des assureurs...) qui utilisent tous les moyens (y compris la longueur du Temps) pour éviter les indemnisations des victimes et l’aveu de leurs erreurs...

        Sommes nous enfin au seuil d’une plus grande neutralité (je n’ose pas écrire "indépendance") de la part du corps médical devant la pression du lobbying des industries pharmaceutiques ?

        Il serait aussi grand temps que d’autres voix que la vôtre se fassent entendre si votre profession espère retrouver auprès du public sa réputation d’humanisme et d’honnêteté sérieusement effilochée ces derniers temps.

        Bien à vous.


        • Krokodilo Krokodilo 7 mars 2008 12:11

          En commençant votre article par une phrase ambiguë, n’utilisez-vous pas les mêmes méthodes que vous critiquez ?

           

          "pour “homicide involontaire” sur une patiente de 28 ans, décédée en 1998 d’une sclérose en plaques, selon toute vraisemblance survenue à la suite de la vaccination contre l’hépatite B."

           

          Il faut rappeler que la SEP existait avant la mise au point du vaccin ; et "selon toute vraisemblance" est une supposition, pas une preuve épidémiologique. De même, une mise en accusation par la justice n’est pas un débat ou une conclusion scientifique. Une indemnisation comme il y en a eu voici quelques années, non plus, c’était une mesure compassionnelle (qui allait à l’encontre des experts désignés par le tribunal).

           

          Même la revue Prescrire, si critique vis-à-vis des méthodes des laboratoires pharmaceutiques, n’a pas trouvé le moindre lien de cause à effet entre le vaccin et la SEP, en faisant la revue des différentes études internationales, même comme facteur déclenchant.

           

          Comparer cette question à l’amiante, au sang contaminé, et probablement demain aux pesticides me paraît excessif.

           


          • docdory docdory 7 mars 2008 13:10

             @ Krokopdilo 

            Excellent argumentaire !


          • docdory docdory 7 mars 2008 13:14

             @ Pierre Cornillot 

            J’ajoute que j’ai vacciné personnellement depuis mon installation des milliers de personnes contre l’hépatite B , sans le moindre effet secondaire . Ce vaccin paraît le mieux toléré de tous , avec le vaccin anti-tétanique .


          • Victor Rugueux 7 mars 2008 15:30

            @ Doctory

            Bonjour Docteur,
            pouvez vous m’expliquer comment peut on espérer obtenir une réaction immunitaire vaccinale efficace à une pathologie, telle le tétanos qui est n’est point un virus mais issue d’un champignon qui produit une toxine en milieu anaérobie ?

            A partir de votre réponse vous devriez être à même certainement de justifier la raison d’être de ce " vaccin " un peu atypique et qui par votre pratique et votre expérience ne vous pose aucun problème ( évidement, tant mieux ).

            Egalement pourriez vous nous expliquer la raison d’être du " sérum antitétanique " et de son emploi quasi systématique sur des patients qui ont leur vaccination à jours concernant cette pathologie ( un ceinturon, oui des bretelles oui mais le port des deux à la fois voilà une bien singulière " redondance " faut il manquer à ce point de confiance en son pantalon ou bien être une " victime de la mode " ).

            Merci de prendre le temps bien vouloir répondre afin de nous conforter dans nos croyances et d’apaiser nos craintes.

            Cordialement.


          • JL JL 8 mars 2008 12:32

             

            Docdory qui a écrit : ""Je sais bien que je ne convaincrais personne sur ce fil , je m’en fous , je préfère être du côté de l’intelligence que de la connerie , même si je suis minoritaire ... "" a fait des interventions sur ce fil (jusqu’à 18H44) et n’a toujours pas répondu à cette question intelligente que lui a posée Victor Rugueux. Je lui en pose une autre : Docdory et ses proches sont-il vaccinés ?

            Mais peut-être considère-t-il que Victor Rugueux est du coté de la connerie, tout comme Sarkozy considère que ceux qui sont contre la loi anticonstitutionnelle de Dati sont du coté du crime.

            Bravo à l’auteur pour cet article.


          • liebe liebe 25 mars 2008 11:20

            Un article canadien a montré qu’il existait un lien entre la sep et des résultats des marqueurs hépatiques :

             Mais peu de médecins le savent, connaissent cet article. Je l’ai pourtant trouvé dans le journal international de médecine.

            Pour ma part, peu aprés la vaccination contre l’hépatite b, j’ai voulu donné mon sang et ils ont refusé sous prétexte que j’avais des résultats des marqueurs hépatiques anormaux . J’avais déjà les symptômes de la SEP, même si les médecins attibuaient mes problèmes à la dureté de mon travail.

            Jusqu’à présent aucune étude n’a été diligentée dans le sens rôle du virus de l’hépatite b dans le déclenchement des maladies auto immunes et en particulier des scléroses en plaque. On veut à tout prix qu’il n’ ait aucun lien pour dédouanner les labos pharmaceutiques et éviter d’indemniser les victimes.

            La manne financière , si bien décrite dans l’article montre tout de même qu’ils auraient tout à perdre à mettre en place ce genre d’étude !

             Un lien a été établi entre la sclérose en plaques et des résultats anormaux aux examens hépatiques

            Toronto, le 1 novembre 2006 – Selon des résultats de recherche annoncés par la Société canadienne de la sclérose en plaques, un lien a été établi entre la sclérose en plaques et des résultats anormaux aux examens hépatiques. L’étude a été publiée dans la revue Neurology du 10 octobre.

            Selon la Dre Helen Tremlett, professeure adjointe à l’Université de la Colombie-Britannique et chercheuse principale de l’étude, les résultats pourraient signifier que les personnes atteintes de SP doivent faire preuve d’une prudence accrue lorsqu’elles prennent des médicaments qui pourraient affecter leur foie et rester attentives à tous les éventuels symptômes de maladies hépatiques.

            " Je recommande aux personnes atteintes de SP, qui sont traitées à l’aide de médicaments reconnus pour affecter le foie, de prendre l’habitude de passer des examens hépatiques au moment de leur bilan de santé, déclare Dre Tremlett. En outre, tous doivent immédiatement aviser leur médecin s’ils présentent des symptômes de maladies hépatiques tels qu’une jaunisse (peau jaunâtre ou jaunissement du blanc des yeux), des démangeaisons et une fatigue anormale ".

            Le foie est l’organe responsable de la synthèse du plasma, de la désintoxication et de la digestion. Les maladies hépatiques comprennent l’hépatite et la cirrhose.

            Pour établir le lien, les chercheurs ont utilisé des données provenant du Sylvia Lawry Centre for MS Research, en Allemagne, la plus importante base de données de renseignements sur les essais cliniques relatifs à la SP au monde. En tout, les renseignements médicaux de 813 personnes atteintes de SP et participant à divers essais cliniques en Amérique du Nord, en Australie et en Europe, ont été analysés. L’étude a été financée par la Société canadienne de la SP. 

            Sur une période de deux ans, les risques courus par les personnes atteintes de SP démontrant des résultats d’examens hépatiques élevés sont au moins trois fois plus importants que prévu. Un résultat élevé d’examen indique que les enzymes hépatiques se sont écoulées de leurs cellules. Cet écoulement dans le flux sanguin peut signifier que les cellules hépatiques sont endommagées.

            Certains médicaments sans ordonnance, tels que l’acétaminophène ou les remèdes à base de plantes médicinales, peuvent engendrer un taux élevé d’enzymes hépatiques dans le sang.

            " Les personnes atteintes de SP ou de toute autre maladie chronique doivent surveiller soigneusement leurs médicaments, remarque le Dr William J. Mcllroy, conseiller médical national pour la Société canadienne de la SP. Le médecin et le pharmacien du patient doivent connaître parfaitement tous les traitements de ce dernier pour s’assurer que les symptômes et les résultats d’examens ne sont pas mal interprétés ".

            Une étude antérieure, également financée par la Société canadienne de la SP et dirigée par la Dre Tremlett, a permis de démontrer que certains médicaments sur ordonnance pour traiter la SP, couramment appelés " interférons bêta ", peuvent augmenter les risques de troubles hépatiques. Toutefois, l’étude actuelle ne portait pas sur les interférons bêta.

            " Bien que les interférons bêta augmentent davantage les risques de résultats élevés aux examens, nous savons maintenant que les résultats anormaux aux examens hépatiques ne sont pas nécessairement engendrés par ce traitement, déclare la Dre Tremlett. La prochaine étape consiste à établir les causes de ces résultats et, idéalement, à trouver une autre pièce du casse-tête complexe que représente la SP ".

            La sclérose en plaques est une maladie imprévisible et souvent invalidante du système nerveux central, c’est-à-dire du cerveau et de la moelle épinière. La maladie s’attaque à la myéline, gaine qui protège le système nerveux central en le recouvrant, ce qui cause de l’inflammation et détériore souvent la myéline par endroits. La gravité de la SP et sa progression varient d’une personne à l’autre. Les symptômes de la SP sont, entre autres, la vision trouble, la fatigue extrême, les pertes d’équilibre, les problèmes de coordination et les raideurs musculaires douloureuses.

            On estime qu’environ 55 000 à 75 000 Canadiens sont atteints de SP. Un récent sondage mené par Léger Marketing a permis de démontrer que la moitié des Canadiens connaissent une personne atteinte de SP. La Société canadienne de la SP est le plus grand fournisseur de fonds par habitant au monde pour la recherche sur la SP. En 2006, la Société de la SP a attribué 4,5 millions de dollars en financement pour de nouvelles recherches.


          • Emmanuel W 7 mars 2008 12:25

            En tant qu’éminent professionnel, votre démarche à contre-courant du consensus mou sur la question vous honnore. Soyez en mille fois remercié.

            Pour info, je signale aussi un expert épidémiologiste auprès des tribunaux qui se bat depuis un bon moment sur ce problème, le docteur Marc Girard :

            http://www.rolandsimion.org/

             


            • Christoff_M Christoff_M 7 mars 2008 13:06

               raisonnement du chercheur : maladie, virus y a bon maladie, cherchons un vaccin surtout si nous pouvons le diffuser à l’échelle mondiale, à nous les fondations et les milliards....

              plus important que de nourir la partie de la planète qui ne mange pas, on investit plus dans la pillule que dans la production alimentaire.... à quand la pillule nutritive remplaçant le repas vendue tres chère par quelques grandes marques s’étant réparti le marché des médi aliments....


              • docdory docdory 7 mars 2008 13:08

                 @ Pierre Cornillot

                A un de mes patients de vingt deux ans qui venait de contracter une sclérose en plaque au moment du battage médiatique sur la responsabilité alléguée du vaccin , je lui ai posé la question rituelle " avez vous été vacciné contre l’hépatite B " ? Il me répondit que non . A ce moment-là , je lui posai une deuxième question " Supposez que vous ayez été vacciné quinze jours avant contre l’hépatite B , auriez vous attribué votre sclérose en plaque à la vaccination ? " Il me répondit " oui , évidemment ! Mais j’aurais eu tort !!! " 

                Ce procès scandaleux contre les laboratoires Pasteur et MSD est du au fait que le grand public , dans sa grande majorité , ignore que le raisonnement " post hoc , ergo procter hoc " ( à la suite de ça , donc à cause de ça ) , n’a rigoureusement aucune valeur en matière de médecine . Je m’explique :

                La sclérose en plaque survient le plus souvent chez l’adulte jeune entre 15 et 30 ans . Or , c’est aussi l’âge auquel on vaccinait le plus contre l’hépatite B . Il est donc de coïncidence fréquente qu’une sclérose en plaque survienne , par hasard , quelques mois après une vaccination . Mais elle peut aussi très souvent survenir par simple coïncidence après le baccalauréat , après l’examen du permis de conduire , après la première cuite ou après le premier rapport sexuel , voire après le premier enfant ! Il ne viendrait pourtant à l’idée de personne d’attribuer la sclérose en plaque à l’un quelconque de ces événements . Or il n’y pas de raison logique qu’on incrimine la vaccination plutôt que l’un ou l’autre des " facteurs déclenchants " précédemment mentionnés !!!

                Il se trouve que , depuis la campagne de désinformation contre ce vaccin , très peu d’adultes jeunes se vaccinent contre l’hépatite B à l’heure actuelle ( ah non , docteur , ça donne la sclérose en plaques ! ) . Or , depuis cette diminution massive des vaccinations , il n’y a eu aucune diminution de la fréquence de la sclérose en plaques . Par ailleurs de très nombreuses études ont démontré l’innocuité du vaccin en ce qui concerne la sclérose en plaques , études faites pourtant à la suite des allégations malveillantes contre ce vaccin ! La France , pays ou fut pourtant inventé ce vaccin , est la risée du monde entier . Cette accusation contre Pasteur et MSD est du même ordre que celles qui furent portées naguère contre les faux coupables d’Outreau .

                 

                 


                • alberto alberto 7 mars 2008 13:38

                  @ Docrory : n’y aurait-il donc aucune statistique disponible, comme par exemple le rapport vacinnés / victimes de la sclérose en plaque ?

                  Si oui : les publier,

                  Si non : je m’étonne !

                  Bien à vous.


                • docdory docdory 7 mars 2008 15:02

                   @ parkway

                  Il se trouve qu’il y a quelques mois j’ai vu mon premier cas d’hépatite virale B aigüe depuis 1990 . Ce jeune homme avait eu la mauvaise idée de sortir avec une ancienne toxicomane qui était porteuse du virus . Quand j’ai demandé au jeune homme pourquoi il ne s’était pas fait vacciner , il m’a répondu " je voulais le faire , mais à la télé , ils ont dit que ça donnait la sclérose en plaques " . J’ose espérer pour ce jeune homme que son hépatite n’évoluera pas vers la chronicité , la cirrhose ou le cancer du foie ( il est trop tôt pour le dire ) .

                  La responsabilité des médias , et également de l’auteur de cet article et de certains commentateurs , est écrasante en ce qui concerne ce genre de cas . Le reste n’est que littérature , j’ose espérer que les accusateurs de Pasteur et MSD seront entièrement déboutés . Je sais bien que je ne convaincrais personne sur ce fil , je m’en fous , je préfère être du côté de l’intelligence que de la connerie , même si je suis minoritaire ...


                • Kami Kami 7 mars 2008 15:43

                  Merci pour ce commentaire, c’est exactement ça. Corrélation n’est pas conséquence ; les gens ne comprennent pas non plus le rapport bénéfice/risque inhérent à tout soin. Il vaut mieux, hélas, même si c’est difficile à admettre, à tenter que ce fût d’ailleurs vrai, 100 accidents de ce type et l’éradication d’une maladie (ce qui épargne donc des centaines de milliers d’autres personnes d’autant de douleur) que le contraire.

                  L’argent n’a rien à voir avec la capacité qu’on aura à soigner sans risque, c’est impossible. Il suffit de comprendre les mécanismes physiologiques et la manière d’agir de substances thérapeutiques pour être "vacciné" de ces théories complotistes...


                • docdory docdory 7 mars 2008 16:48

                   @ alberto 

                  Il existe de nombreuses études publiées démontrant l’absence de corrélation entre le vaccin contre l’hépatite B et la sclérose en plaque . Je pense que vous pouvez les trouver dans la revue Prescrire mentionnée par Krokodilo plus haut .


                • Kami Kami 8 mars 2008 10:05

                  "la france est championne d’europe de la vaccination !et dans les pays avoisinant ,il ne me semble pas avoir lu qu’il avait plus d’hepatite B que chez nous !!"

                  A en lire certaines, l’Hépatite B n’est qu’une petite fièvre rare des pays riche. Un petit rappel, qui n’est pourtant pas un secret militaire puisqu’une simple recherche chez l’OMS nous donne quelques clés (merci au site pseudo-medecines.org aussi) ;

                  En vrac, à destinée de quelques argumentaires :

                  A la maladie rare et peu dangereuse :

                  L’hépatite B est l’une des principales maladies humaines et pose un sérieux problème de santé publique à l’échelle mondiale. On estime à 2 milliards le nombre de personnes infectées par le virus, dont plus de 350 millions deviennent des porteurs chroniques et peuvent transmettre le virus pendant des années. Les porteurs chroniques sont exposés à un risque élevé de décès par cirrhose du foie ou cancer du foie, maladies qui font environ un million de morts chaque année.

                  Sur un vaccin qui soi-disant est inutile :

                  Le vaccin contre l’hépatite B ne guérit pas les porteurs chroniques, mais il est efficace à 95% pour prévenir l’apparition d’un état de porteur chronique. C’est aussi le premier vaccin dont on dispose contre l’un des principaux cancers humains.
                  En 1991, l’Organisation mondiale de la santé a recommandé de vacciner tous les enfants contre l’hépatite B.
                  Depuis 1982, on peut l’éviter grâce à un vaccin sûr et efficace

                   

                  Parait-îl même que c’est un caprice français :

                  Aujourd’hui, 116 pays ont ajouté ce vaccin à leur programme de vaccination systématique. Pourtant, ceux qui en ont le plus besoin, les enfants des pays les plus pauvres, ne bénéficient pas de ce vaccin, dont le prix est excessif pour leur gouvernement. Heureusement, le vaccin contre l’hépatite B sera bientôt disponible dans ces pays avec l’aide de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) et du Fonds mondial pour les vaccins de l’enfance.

                  Des chiffres "peu inquiétants", assez faibles pour qu’on crie au complot :

                  Dans la plupart des pays en développement (en Afrique subsaharienne, dans une grande partie de l’Asie et dans le Pacifique) : les porteurs chroniques représentent 8% à 10% de la population. Dans ces régions, le cancer du foie causé par l’hépatite B figure parmi les trois premières causes de décès par cancer chez les hommes.

                  Evidemment, en Europe et en Amérique du Nord, les porteurs chroniques ne représentent "que" 1% de la population - 300 000 en France en 2005 -.

                  En France, la contamination serait de 3 000 à 6000 nouveaux cas par an.

                  Je suppose qu’il faut préférer éviter quelques scléroses médiatisées plutôt que des milliers de cancers silencieux, quand on est ministre.

                  En parlant de vaccin inefficace :

                  Le vaccin contre l’hépatite B est extrêmement sûr et efficace. Depuis 1982, plus d’un milliard de doses ont été utilisées dans le monde. Le vaccin est administré à raison d’une série de trois doses intramusculaires. Des études ont montré que le vaccin est efficace à 95% pour éviter l’apparition de l’hépatite B chronique chez les enfants et les adultes non infectés. Dans bien des pays où 8% à 15% des enfants devenaient des porteurs chroniques, la proportion a été ramenée à moins de 1% chez les enfants vaccinés.

                  Sur la maladie :

                  Je rappelle que les hépatites restent très longtemps asymptomatiques.

                  Conséquence 1 : nombre de personnes sont porteuses de ces affections... sans le savoir. On estime que 2 % de la population française ont été en contact avec le virus de l’hépatite B et que 5 à 10 % de ces sujets vont développer une infection chronique.

                  Conséquence qui en découle et que vous aurez compris : pendant de longues années, sur un groupe de cent personnes vaccinées et non vaccinées, on ne risque pas de voir de différences, puisque l’on est encore dans cette période "incubatoire".

                  Petit historique :

                  Lorsque la campagne est lancée, l’adhésion du public est telle que les stocks de vaccin se font insuffisants. Seulement, suite à des troubles liés à la vaccination (comme il est de mise et précisé et hélas normal pour un soin médicamenteux), une réaction relayée par les groupes anti-vaccination et les médias prend rapidement de l’ampleur.

                  On pourrait taxer les médias d’objectivité totale et sérieuse, voire même qu’ils se soient informés tout aussi sérieusement : mais cela paraît étrange ! Rappelons juste que ces années sont curieusement celles traumatisantes de l’affaire du sang contaminé. Imaginez, si peu après, une telle affaire se reproduisant !

                   

                  Quinze millions de Français ont été vaccinés en 3 ans. C’est la première fois qu’une vaccination aussi massive est réalisée en aussi peu de temps et à une période de la vie (11/12 ans) qui voit naturellement le démarrage de nombreuses maladies (tendinites, maladies auto-immunes…).

                  Par mesure de prudence, la survenue de manifestations neurologiques a conduit la direction générale de la Santé et l’Agence du médicament à renouveler la recommandation faite en 1995 aux praticiens de peser les facteurs de risque de contamination par le VHB avant de vacciner des sujets ayant des antécédents personnels de sclérose en plaque.


                  Or on estime que l’actuelle campagne anti-vaccination risque d’entraîner la non-vaccination de 50000 nourrissons, mettant en péril l’avenir de la protection de l’ensemble de la population.

                  "N’oublions pas qu’avant la vaccination il y avait chaque année plusieurs cas d’hépatites fulminantes nécessitant une greffe de foie en urgence sous 24 heures et que l’hépatite B tue encore environ 1000 personnes par an par cirrhose et cancer.
                  Rien que dans le personnel de santé, il y avait, avant la vaccination, 300 à 500 cas d’hépatite B aiguës par an pour un demi-million de personnels de soins, ce qui en faisait la troisième maladie professionnelle."

                  On aurait pu faire avec l’hépatite B ce qu’on a pu réaliser avec la polyomélite et la variole.

                  "Nul ne peut certifier aujourd’hui que la vaccination contre l’hépatite B est sure à 100%. Comme dans la majorité des actes médicaux, c’est le rapport efficacité/risque qui est déterminant. En un an le REVAHB, association réseau hépatite B, qui recense les accidents supposés attribuables à la vaccination, a recueilli 692 dossiers et l’agence du médicament environ 500. La plupart de ces accidents sont bénins et jamais une relation de cause à effet n’a pu être établie."

                  En guise de conclusion :

                  Dans une note du 30 septembre 1998 adressée au Ministre , Gilles Brücker, Président du Comité Technique des Vaccinations et de la section " maladies transmissibles " du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France, résume ainsi la situation :

                  "Au total, en prenant ces hypothèses donnant un risque maximal pour le vaccin et un bénéfice minimal en terme de complications liées aux hépatites, on peut avancer que :

                  Si l’on vaccine à 11 ans toute une classe d’âge, on observe dans la pire des hypothèses 1 à 2 affections demyelinisantes imputables au vaccin ;

                  Si l’on ne vaccine pas (et que l’on ne vaccine plus ces enfants) il se produira sur 20 ans dans chacune de ces cohortes :

                  3 hépatites fulminantes
                  60 à 150 infections chroniques cirrhogènes
                  12 à 30 cancers du foie

                  On peut émettre l’hypothèse que, en l’absence de la poursuite des programmes de vaccination, l’incidence de la maladie aura tendance à remonter, rendant les risques de non vaccination plus élevés."

                  De son coté, Le professeur Ian McDonald, président du conseil médical consultatif de la Fédération internationale des organismes de sclérose en plaques a déclaré :

                  " Les personnes atteintes de SP devraient être rassurées au sujet de la possibilité d’une relation entre le vaccin contre l’hépatite B et la SP. Après plus de un milliard de vaccins inoculés depuis 1981, on ne peut plus douter de son innocuité et de son efficacité. "

                  En dépit d’un rapport bénéfices/risques très favorable à la prévention systématique (1), le 1er octobre 1998, Bernard Kouchner a annoncé la suspension de la campagne de vaccination en direction des adolescents. Cette attitude a été clairement critiquée par l’OMS, qui a tenue à préciser qu’il n’y a pas de " justification scientifique à la suspension de l’immunisation contre l’hépatite B ".

                  "Il est vrai que cette décision met nos hommes politiques à l’abri d’un future mise en examen sur plainte d’une quelconque association de victimes de la vaccination. Comme d’ailleurs de toute action de la part des futures victimes de la maladie, puisque la vaccination est toujours possible... en secteur privé, et à condition d’être bien informé. (Jean Brissonnet, membre de l’AFIS) "


                • ninou ninou 15 mars 2008 03:13

                  @ Kami

                  Mettre l’OMS et "pseudo-médecines" côte à côte permet de lire votre commentaire avec un bon second degré, merci !!!

                  Pour sortir du politiquement correct :

                  www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php ?article6069

                   


                • foufouille foufouille 7 mars 2008 13:58

                  ILS ONT PAS FAIT EXPRES !!

                  cette liste est tellement longue qu’il vaut mieux pas l’ecrire

                  dites vous quand meme que on l’a echappe belle par rapport aux peruviens dont 300 000 ont ete sterilises par un "vaccin"

                  l’argent c’est peut etre un plus ?


                  • TOTORdu60 7 mars 2008 17:58

                    Il faut rappeler aussi le rôle joué par le Ministre de la santé de l’époque qui a fait une campagne fondée sur la peur auprès des parents d’élèves de 6ème : M. DOUSTE-BLAZY devrait figurer au rang des responsables de la survaccination des enfants.

                    Il est bon aussi de signaler qu’un grand nombre de pays ont abandonné depuis longtemps pour certains la vaccination BCG. Il est bizarre que dans le domaine agricole on fasse jouer le principe de précaution pour les OGM mais qu’ il n’en soit pas de même dans le domaine de la santé : les laboratoires sont un lobby puissant.

                    Il me semble que la science est valable dans tous les pays et on peut se demander pourquoi certains compléments alimentaires ou formes d’homéopathie sont autorisées en Suisse ou en Allemagne et non en France .

                    Enfin ne peut-on pas craindre un nouveau scandale sanitaire ou financier avec le Vaccin GARDASIL de Sanofi-Pasteur dont on fait une campagne publicitaire forcenée à la télévision avec là encore un argumentaire fondée sur LA PEUR ? En effet ce vaccin ne protège pas contre tous les papillomavirus causant le cancer du col de l’utérus : les jeunes filles vaccinées risquent d’être atteintes par ce cancer si, croyant protégées par le vaccin, elles ne font plus de dépistages par frottis tous les 2 ou 3 ans entre 25 et 65 ans comme recommandé !!! De plus ce vaccin COUTE PLUS DE 400 €  : il coûte 260 € à la sécurité sociale et 140 € à celles qui n’ont pas de Mutuelle : quel pactole pour Sanofi ! A l’époque des franchises en tout genre, il serait peut-être plus efficace de rembourser à 100% les frottis et consultations de gynécologie !!!

                    A ce propos, on peut trouver de plus amples renseignements sur le site de Martin Winckler :

                    http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=908

                     


                    • docdory docdory 7 mars 2008 18:44

                       Vu la multiplication actuelle des cas de tuberculose multi-résistantes , l’abandon du BCG me paraît imprudent ! A noter que le vaccin par multipuncture , facile à injecter , a été remplacé par un vaccin intra-dermique fort difficile d’utilisation , ce qui a nettement favorisé le semi-abandon actuel du BCG !!!


                    • Victor Rugueux 8 mars 2008 17:18

                      @ Doctory, il semble que vous ne déniez pas répondre concernant la vaccination antitétanique, comme le faisait remarquer fort judicieusement JL, dommage…

                      En revanche sur les souches tuberculeuses multi-résistantes là aussi vous semblez un peu plus prolixe, bien que votre raisonnement semble parcellaire, bref vous me faites un peu froid dans le dos Docteur.

                      La tuberculose est une pathologie de la misère ( je sais, elle n’est pas la seule ). Elle évolue de façon inquiétante par sa résistance aux antibiotiques. Dès lors, ne fallait il pas revoir plutôt, la prescription massive des antibiotiques à tout bout de champs qui pour le coup semble irresponsable dans ses aboutissements ?
                       De plus, veuillez noter que la vaccination ne semble pas être une réponse efficace du moins jusqu’à présent, à ce problème de résistance, mais j’ai l’impression que là n’est pas sa finalité.

                      Tout comme l’agent pathogène du tétanos est un champignon, l’agent pathogène de la tuberculose est lui, de la famille des bactéries ( donc pas un virus ! ).

                      Alors pourquoi la vaccination ?

                      Sachant qu’un milieu sain est tout à fait à même de juguler naturellement une prolifération bactérienne pathologique, avec l’aide éventuelle de procédés naturels qui renforcent l’immunité globale de l’organisme (comme par exemple la vitamine C, l’hygiène ou une alimentation saine et abondante et un état moral au beau fixe ).

                      Vous préconisez benoîtement de ne pas abandonner le BCG.

                      Ne faudrait il pas plutôt combattre efficacement la misère et la pauvreté ( qui abîme les systèmes immunitaire des plus humbles et des plus fragiles) pour faire reculer entre autre, cette pathologie  ?

                      En effet, allez vacciner un individu qui à cause de sa situation sociale précaire, a déjà un système immunitaire affaibli, qu’adviendra-t-il dans ce cas ?
                      Va-t-il développer une réponse auto-immune efficace ou de part son milieu affaibli, une dramatique pathologie tuberculeuse ?

                      Après la vaccination contre les champignons, les bactéries et le " cancer " ( dénomination marketing, sic), à quand le vaccin contre la pauvreté et la misère, la PEUR, voir même contre la bêtise ? Je me plais ainsi à rêver.

                      En ce qui concerne votre affirmation que la France serai la risée de la communauté internationale, alors là pour le coup, je veux bien vous croire, à la restriction près, qu’à mon humble avis, pas du tout pour les raisons que vous semblez désigner dans vos interventions.

                      Merci de prendre le temps de me répondre afin de m’éviter les affres du doute, tout en me confortant dans mes croyances, intention au demeurant fort louable.

                      Merci surtout à l’auteur de ce très intéressant article qui témoigne d’un épisode judiciaire, où se trouve posé à la justice, entre autre, une question légitimement démocratique concernant l’implication et la responsabilité éventuelle de certains acteurs de la santé, sur une question problématique de santé publique.

                      Cordialement.


                    • foufouille foufouille 7 mars 2008 19:04

                      ma derniere vaccination remonte a 1981

                      les vaccins ne sont plus obligatoire pour moi mais quand on voit les "rates" "decouverts" 10 ans apreson se pose des questions. qui plus est un certain nombre de vaccins depasse allegrement les dose maximale admissible car ils sont mis en pack de maniere a gagner plus de fric et a empoisonner le plus de gens. si les gens n’etait plus malades il n’aurait plus d’argent


                      • TSS 8 mars 2008 01:04

                        la france est championne d’europe de la vaccination !et dans les pays avoisinant ,il ne me semble pas avoir lu qu’il avait plus d’hepatite B que chez nous !!


                        • artnaif 9 mars 2008 12:26

                          je me permets de signaler que dans un rapport de 2003 , l ’ OMS indique qu’ il n’ y a aucun lien prouvé entre la vaccination contre l’hepatite B et l’ apparition d’ une sclerose en plaques ; l’OMS precise qu’ il n’ y a pas lieu de modifier la politique vaccinale contre l’ hepatite B .


                          • foufouille foufouille 9 mars 2008 12:45

                            en 1986, tous les experts disaient : les aliments radioactifs ne sont pas un danger. plus recement, pour les ogms lorsqu’une etude demontre une possible nocivite elle est ecarte l’amiante a ete interdit en 1930 en angletrre.


                            • analyste 13 mars 2008 16:33

                               

                              par alberto (IP:xxx.x18.98.144) le 7 mars 2008 à 13H38

                              @ Docrory : n’y aurait-il donc aucune statistique disponible, comme par exemple le rapport vacinnés / victimes de la sclérose en plaque ?

                              Si oui : les publier,

                              Si non : je m’étonne !

                               

                              J’appuie cette remarque. Des statistiques il y en a et curieusement aucun journaliste et ils sont « légions » n’a eu la bonne idée de les collationner pour les exploiter et en faire une synthèse.

                              Les chiffres sont là : adhérents aux associations REVAHB, ASE…., Statistiques par pathologie des hôpitaux privés et publics, , Statistiques de l’agence du médicament qui a déclenché une enquête officielle de pharmacovigilance sur les effets indésirables neurologiques, des vaccins-hépatite dès le 1 juin 1994 avec il est sûr des chiffres réactualisés depuis cette date, Les chiffres de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAP), Les données recueillies pour ce sujet par l’Académie de Médecine et les ordres des Médecins. La sécurité sociale a aussi des statistiques sur les ADL neurologiques résultant de SET, myéline..

                              La liste n’est pas exhaustive des sources statistiques. Trouvera t-on quelqu’un pour « y mettre le nez et les exploiter afin que soit instruite l’hypothèse d’une relation entre vaccination contre l’hépatite B et atteintes démystificateurs entre autres…

                              AUCUNE STATISTES

                              > La vaccination contre l’hépatite B : une affaire de racaille ?


                              • analyste 13 mars 2008 17:39

                                Je reviens sur le chiffre des maladies imputable à la vaccination contre l’hépatite B.

                                Il est a l’évidence sous évalué et discuté par les autorités médicales.

                                Mais qu’en en t-il des personnes malades qui ignorent le lien qui pourrait exister avec la vaccination contre l’hépatite B. Quelqu’un a t-il écrit sur ce sujet ?, et a t-on eu la curiosité intellectuelle, scientifique, médicale, statistique, de connaître cette population qui a droit à l’information et qui a droit à ce qu’on se préoccupe d’elle.

                                Curieuse question que posent certains médecins qui nient tout lien d’une maladie neurologie avec le vaccin lorsqu’il diagnostiquent une SEP ?

                                - Auriez vous été vacciné contre l’hépatite B ?

                                Le rationalisme d’un positionnement médicale ne vient-il pas se heurter à un inconscient qui en dit long sur la difficulté Éthique de ce sujet et son questionnement….

                                 

                                 

                                 

                                Les oubliés du débat


                                • poetiste poetiste 14 mars 2008 10:18

                                   

                                  Goût de l’argent ou goût des autres ?

                                  L’épidémiologie est une science qui intéresse particulièrement les laboratoires pharmaceutiques et les médecins. Seulement voilà, les médecins n’ont plus bien le temps de s’en préoccuper alors que les labos ne peuvent négliger cette science qui est de leur intérêt. Du coup, on a un son de cloches qui vient principalement de leur côté, du côté des grosses affaires où le profit a priorité sur toute autre considération. En ce qui concerne le vaccin contre l’hépatite B, les effets dits « secondaires » ont quand même été bien définis : sclérose en plaques, hépatite auto-immune, herpès, au cours d’un congrès de médecine à Monaco. Si la relation de cause à effet est difficilement démontrable et sujette à diverses interprétations, on peut toujours se demander, comme dans une affaire policière : cherche à qui la manœuvre profite. Le principe de précaution est à considérer aussi avec des personnes assujetties à la vaccination, en partenariat avec elles. Si un consommateur achète un yaourt, il sait à peu près ce qu’il y a « dedans ». Mais si on lui inocule directement dans les veines un produit sophistiqué, génétique, sait-il ce qu’il y a « dedans » ? Dans 99 pour cent des cas, on peut répondre : non. Pour la grande majorité, la médecine est déjà une science ésotérique mais quant à savoir ce qui se trame dans les grands labos, c’est le flou absolu du secret professionnel. Autrement dit, le vacciné n’a pas voix au chapitre pour cause d’information unilatérale qui doit être admise sans preuve comme une religion. On « fait confiance » à une science qui ne serait pas soumise aux intérêts des lobbies pharmaceutiques ; question naïveté, il est difficile de faire mieux dans le contexte actuel des marchés concurrentiels de la mondialisation. Il est quand même paradoxal de considérer que la santé est notre bien le plus cher et de voir à quel point on délègue sa gestion à d’autres. Quand un profit se fait sur des dysfonctionnements, on est en droit de se demander si les profiteurs n’ont pas intérêt à entretenir ces dysfonctionnements pour assurer la pérennité de leurs gains. La vaccination est un sujet social qui doit être discuté largement entre tous. Le non partage des biens n’entraine pas non plus le partage du savoir. On a encore des progrès à faire pour le démocratiser. En attendant, je me pique de n’être pas vacciné. Bonne santé à tous !

                                  A.C


                                  • GAYA 16 mars 2008 18:24

                                     

                                    Tout ca fait froid dans le dos. Mais dans quel monde vit-on ? Lorsque une société décide de se faire du fric à partir d’ un problème de santé je dis que c’ est le début de la fin d’ une civilisation. Effrayant. Toutes proportions gardées il y a des relents qui rappellent vaguement la " Shoah " dans toute cette affaire,...

                                     


                                    • marin 11 juin 2008 11:04

                                      Arguments pour la vaccination,

                                      Moi à l’époque de cette campagne de vaccination, j’étais un étudiant pauvre puis RMISte, de nombreuses annnées, survivant de petits boulots. Après mon DEA, j’ai dû prendre des somnifères et donc malgré tout je cotoyais des médecins généralistes durant de nombreuses années. Mais aucun (est-ce ma tête d’ange ?) ne m’a jamais conseillé de me faire vacciner contre l’hépatite B ni même abordé ce sujet avec moi.

                                      Résultat : j’ai choppé ce virus, ce virus m’a empêché de continuer à travailler comme prof de français FLE en Chine, il a détruit ma vie sentimentale avec une Chinoise de là bas, il a détruit tous mes projets de vie en Chine.

                                      Mais ensuite, revenu en France, pour avoir l’honnêté de le dire aux personnes avec qui j’aimerais un rapport, 95% du temps, les gens me disent qu’ils ne sont pas vaccinés, qu’ils ne savent pas où ils en sont par rapport à ce vaccin, et que celui-ci est dangereux. Le résultat concret pour moi est que la plupart des gens me disent non du coup pour engager une relation avec moi, tout en me remerciant de le leur avoir dit et coupent tout lien avec moi.

                                      Avec le temps, je comprends de plus en plus ceux qui passent sous silence leur hépatite B afin de ne pas toujours être ostracisés, et être traités comme des parias qui transforment votre vie affective et sexuelle en désert (je sais que l’amitié c’est bien aussi, mais cela ne remplit pas tout quand même...). Du coup ces gens refilent leur hépatite B, pour avoir un peu d’affection quand même...cette hépatite B me fait mal tout le temps maintenant, en permanence. Si j’ai le malheur de boire un peu d’alcool même pas fort comme un verre de vin, j’ai désormais l’impression qu’on me brûle le foie au chalumeau ou qu’on le poignarde en continu jusque dans le dos pendant plusieurs jours...je suis également de plus en plus fatigué, et dépressif, la moindre chose à faire me coûte de plus en plus, mais on m’a dit que le traitement pour stabiliser cette hépatite coute très cher à la sécurité sociale, et que je ne suis pas encore arrivé au seuil où cela est obligatoire de me traiter...Et pendant ce temps je souffre de plus en plus, de solitude affective (même les simples baisers avec échange de salive sont empoisonnés), et suis de plus en plus tenté de faire comme beaucoup de gens qui en ont marre et qui passent sous silence leur virus...ne serait-ce que pour ne pas s’ouvrir les veines par manque d’affection (même si je sais, l’amitié c bô aussi, mais bon....)

                                       


                                      • Rabelais Rabelais 23 juin 2008 19:02

                                        Cher Professeur, Cher Monsieur,

                                        Merci. Merci d’oser dire les choses, d’oser poser les questions. Et pas seulement sur un ton léger. Et votre avis est celui d’un expert soucieux de ses concitoyens, lecteurs vous pouvez me croire

                                        Mais je dois reconnaitre que mon avis n’est pas objectif. J’ai eu la chance d’apprendre dans la faculté dont vous avez été le doyen. Je vous ai vu à l’oeuvre de très prês, vu votre façon de prendre à bras le corps tous les problèmes pour y trouver une solution. Rien ne vous résiste. Faconde ? Non, le degré poussé de votre raisonnement pour innover dans les solutions est l’illustration de votre culture et de votre niveau d’exigence, que vous vous appliquez à vous même en premier. Et quelle énergie ! Au nom des générations passées dans les murs de Bobigny, merci. Merci de ce gout donné pour la Vérité. Mais pourquoi insister, votre parcours parle pour vous, et je ne peux que plaindre ceux qui n’ont pas eu la chance de vous connaitre.


                                        • liebe liebe 14 septembre 2009 17:05

                                          Juste pour information sur la soit disant campagne franco française : les Américains ont pris les choses trés au sèrieux mais les victimes de ce vaccin sont indemnisées... De plus, Vu le mépris dont vous faites preuve Doctory, je ne souhaite pas vous rencontrer. 
                                          Faite juste le ratio : combien avez vous vu de cas de SEP dans votre cabinet en rapport au hépatiteb ?
                                          Etes vous plus fort que cet hépatologue , qui n’a jamais été vacciné mais qui travaillait au qotidien avec des personnes infectées par le virus de l’hépatite B ? (normal pour un hépatologue) . Lui même dénonce les abus à propos de cette vaccination.

                                          Merci Monsieur Cornillot de nous rendre notre dignité, il y a tant de médecins méprisants ,imbus de leur personne et leur savoir ; croyant tout ce que leur raconte les labos par l’intermédiaire des visiteurs médicaux... Et ayant complètement oublié le serment d’Hypocrate !


                                          • kgool 18 janvier 2010 17:13

                                            Je comprends pas trop votre raisonnement ; comme certains malades atteints de SEP non pas reçus ce vaccin alors ceux qui l’ont reçus ne peuvent l’incriminer ! La SEP est connue comme multi-factorielle, elle se déclenche donc à cause de plusieurs facteurs qui favorisent son apparition donc, assurément que ce foutu vaccin ait pu servir de déclencheur chez certains d’entre nous. (pas chez tous ne veut pas dire chez AUCUN !).
                                            Donc dans la logique, vous faites partis de ceux (et il y en a beaucoup) qui proposent la vaccination chez des cas susceptibles d’avoir des soucis auto-immunitaires, grave erreur !

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