Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox Mobile
  • Agoravox TV

Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Le citoyen face aux abus de pouvoir

Le citoyen face aux abus de pouvoir

L’administration ou le politique qui, pour étouffer des critiques gênantes, fait passer un simple citoyen pour pédophile, sectaire ou fou ? Non ce n’est pas Midnight Express, ce ne sont pas non plus les procès staliniens ou maccarthystes... mais c’est en France aujourd’hui que cela se passe. Le citoyen se trouve tout à fait démuni devant l’intimidation administrative, policière et judiciaire, et les institutions ne savent pas le défendre des abus de pouvoir, en particulier au niveau local.

C’est à ce constat désolant que nous amène le colloque « Le citoyen face aux abus de pouvoir », tenu à la Sorbonne début juin 2007, animé par le chroniqueur judiciaire Pierre Rancé, avec la participation de diverses personnalités.

Un constat qui vient tristement confirmer ces propos de M. Alvaro Gil-Robles, commissaire aux Droits de l’homme, sur le respect effectif des Droits de l’homme en France suite à sa visite du 5 au 21 septembre 2005 :

« J’ai l’impression que la France ne se donne pas toujours les moyens suffisants pour mettre en œuvre un arsenal juridique relativement complet, qui offre un haut niveau de protection en matière de Droits de l’homme. Il semble ainsi exister dans certains domaines un fossé qui peut s’avérer très large entre ce qu’annoncent les textes et la pratique. Cette remarque générale traverse le présent rapport qui aborde les principales insuffisances en matière de respect des Droits de l’homme, et les grands défis auxquels la France doit faire face aujourd’hui. »

Voici les extraits les plus saisissants de ce colloque et quelques commentaires personnels.

Nous sommes tous concernés par ces dérives insupportables. Demain, ce sera peut-être vous, vos proches ou votre voisin, qui serez le pédophile, le sectaire ou le fou, pour peu que par vos opinions ou vos activités associatives ou politiques, vous gêniez votre mairie ou bien une administration.


Introduction

Frédéric Tiberghien, conseiller d’Etat, présente la notion d’abus de pouvoir ou d’abus de droit et les raisons de la résurgence de cette problématique depuis quelques décennies :



Trois témoignages saisissants de vérité

Christophe Grébert, blogueur à Puteaux (92) et qui est désormais engagé dans les municipales de 2008, raconte comment il a été victime depuis plusieurs années de la mairie de Puteaux qui voit en lui un opposant gênant : intimidation par détournement des forces de police municipale, « slapping » judiciaire à outrance, mais surtout diffamation par laquelle la mairie de Puteaux a essayé, en vain, de le faire passer pour un pédophile :


François Ameli, avocat et citoyen engagé, résidant à Asnières-sur-Seine (92), raconte comment lui-même et quelques autres à Asnières ont été victimes de diffamations massives et répétées de la mairie (des tracts diffusés par dizaines de milliers aux frais du contribuable...). S’appuyant notamment sur des notes douteuses des Renseignements Généraux, la mairie a tenté avec acharnement de faire passer pour « secte » ces opposants qui la gênaient dans ses projets urbanistiques :


Jasna Stark, avocate, raconte comment, il y a 10 ans à Paris, elle et sa mère furent victimes d’une détention psychiatrique abusive insupportable pendant 24 heures, des policiers ayant détourné l’étrange procédure d’internement provisoire à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris, à des fins d’intimidation, probablement sous la pression de voisins influents en délicatesse :



Des pistes complémentaires de réflexion et d’action

Alexandre Dorna, professeur à l’université de Caen et élu local, analyse le pouvoir politique local comme porteur par essence de l’abus de pouvoir. Par sa structure oligarchique et « pseudo-pluraliste », par la manière dont est organisé le processus politico-administratif, le pouvoir municipal est analysé comme un potentat de fait, sans possibilité de contre-pouvoir réel et où le respect de l’esprit démocratique au niveau local ne dépend finalement que de la personnalité du maire. Alexandre Dorna esquisse des mesures institutionnelles pour démocratiser la vie politique locale : lutte contre le cumul de mandats et le carriérisme politique, instauration d’une proportionnelle intégrale, renforcement du statut de l’opposition :




Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier désigné de Paris, revient sur la directive anti-blanchiment, disposant que l’avocat doit dénoncer à Tracfin son client sans le lui dire. Il oppose à cette évolution la nécessité de protéger le secret dans une société qui se veut toujours plus transparente, face à un pouvoir politico-administratif qui automatiquement s’engouffre dans la moindre brèche ouverte sur le front des libertés individuelles :



Séverine Tessier, présidente de l’association Anticor, analyse l’abus de pouvoir comme corruption du pouvoir légitimement constitué, forme de corruption ultime de la démocratie représentative, avec l’exemple des abus observés en Polynésie française. Au-delà de la prise de parole et de l’engagement politique du citoyen, au travers notamment des actions d’Anticor, Séverine Tessier trace trois axes de réponse : institutionnelle, législative et éthique, en développant notamment l’idée de jury citoyen en complément aux dispositifs existants (en particulier pour les Chambres régionales des Comptes) qui s’avèrent finalement impuissants. Remarque : le développement de Séverine Tessier sur l’inefficacité des Chambres régionales des Comptes se trouve cruellement confirmé par l’actualité à Asnières-sur-Seine, où la mairie a tout simplement décidé de ne pas publier le récent rapport de la CRC qui l’épingle gravement sur sa gestion de la ville avant les prochaines municipales. L’opposition municipale n’y peut rien... :



Serge Portelli, magistrat, évoque les risques d’abus liés en particulier aux modalités de nomination et d’avancement des magistrats, et l’idée problématique de régime disciplinaire des magistrats. Il constate que le Conseil supérieur de la magistrature, bien que globalement « monocolore », voit ses avis défavorables systématiquement ignorés par le gouvernement. Cette situation aboutit à des phénomènes d’autocensure par le magistrat sur tous les dossiers ayant un enjeu politique, selon des mécanismes similaires observés dans la presse. Plus pernicieusement, les procédures sont détournées pour que des affaires sensibles restent en sommeil au niveau du parquet, sous contrôle politique, sans que soit saisi le juge d’instruction et sans que les avocats puissent accéder aux pièces. Ce qui s’inscrit dans un mouvement global, jugé dangereux, de pleins pouvoirs progressivement donnés au procureur de la République et de « caporalisation » du parquet :



Synthèse et conclusion

Frédéric Tiberghien synthétise les différents indicateurs de l’abus de pouvoir et souligne le risque d’une illusion de démocratie : une oligarchie s’est installée dans les faits, en particulier au niveau local, avec une concentration institutionnelle du pouvoir municipal autour de la personne du maire, dernier « tyran » qui peut instrumentaliser l’administration à son profit. Le risque de non-droit se trouve accru par le recours de plus en plus large aux nouvelles technologies. Frédéric Tiberghien esquisse des axes de progrès : accroître l’information en particulier sur certains services publics fonctionnant dans une opacité suspecte, donner une capacité de contrôle et d’enquête aux citoyens et à l’opposition, limiter les cumuls et déprofessionnaliser les mandats locaux, améliorer la réactivité de la réponse judiciaire dans son indépendance, protéger les garanties dans la fonction d’avocat :



Interviews

Plusieurs interviews ont été présentées lors de la conférence, en particulier l’intervention de Yannick Noah qui renvoie chacun d’entre nous à sa responsabilité de citoyen, décrit tout à la fois comme lâche, suiveur, mais aussi capable de résistance :



Moyenne des avis sur cet article :  4.71/5   (82 votes)




Réagissez à l'article

56 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 18 décembre 2007 09:24

    C’est un bon reportage sur les abus de pouvoir.

    Encore auriez vous pu descendre d’un cran pour parler des abus de pouvoir que rencontre le citoyen qui n’a pas toujours les moyens de se défendre et de se faire entendre face à une administration refermeé sur elle même.

    C’est assez étrange que des hommes et femmes politiques,à l’approche des élections en viennent à se rapprocher des citoyens,mais dans ce cas présent venant de Me Josiane Fischer soyons sûr que derriere ce cache une candidature !


    • Traroth Traroth 18 décembre 2007 15:39

      D’accord avec vous, pour une fois. Je suis même étonné de votre critique à l’encontre d’une élue UMP. Brusque prise de conscience ou fidélité exclusive envers la personne de Sarkozy ?


    • jps jps 18 décembre 2007 20:53

      quelques abus de pouvoirs avérés et positionnement condamnable qui démoralise plus qu’il ne renforce l’esprit républicain ; qui insulte le civisme plus qu’il ne le sert. Pratique politique totalement incompatible avec des valeurs éthiques. explications : http://poly-tics.over-blog.com/article-7309976.html


    • Girgols 19 mars 13:04

      @lerma
      La meilleure réponse a apporter à une administration aussi méprisante à l’égard du citoyen qui n’est plus bon qu’à payer et à se soumettre, c’est d’abolir, purement et simplement, le sacro-saint « STATUT » de fonctionnaire.

      il faut un référendum sur cette question.
      Cordialement,

    • ZEN ZEN 18 décembre 2007 10:43

      Article nécessaire, voire d’utilité publique. Merci

      Judicieux rappel dans votre lien :

      "l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République française marque d’abord la victoire d’un système dans lequel la collusion avec les milieux industriels, financiers, médiatiques est bien connue... ».


      • Rage Rage 18 décembre 2007 22:37

        Je partage l’avis ci-dessus.

        Quant à votre mandat en tant qu’apparenté UMP, on se demande comment vous pouvez avoir « touché à ça » quand on sait ce qui se cache derrière...

        Excellent exemple DU JOUR sur le logement du Dircab de Boutin :

        "Le directeur de cabinet de la ministre du Logement, Christine Boutin, loue un appartement à loyer modéré appartenant à la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) depuis 1981, a-t-on indiqué au ministère du Logement confirmant une information du Canard Enchaîné.

        Interrogé par l’AFP, le ministère a expliqué que Jean-Paul Bolufer louait un logement à la RIVP depuis 1981 et qu’il payait ses loyers depuis cette date au tarif fixé par la Régie.

        Selon l’hebdomadaire satirique daté de mercredi, M. Bolufer, préfet hors cadre, bénéficie d’un appartement de 190m2 dans le quartier de Port-Royal (Vème arrondissement), avec vue sur la chapelle du Val-de-Grâce, au prix de 6,30 euros le m2. Les prix du secteur, remarque l’hebdomadaire satirique, se situe généralement dans le parc privé entre 20 et 30 euros le m2.

        M. Bolufer se serait vu attribuer ce logement en 1981 quand il était directeur adjoint du cabinet de Jacques Chirac, alors maire de Paris.

        Selon le Canard, il l’aurait même sous-loué entre 1989 et 1996, alors qu’il avait été nommé à Toulouse puis de 1997 à 2007, alors qu’il bénéficiait d’un logement de fonction à Paris comme directeur des Journaux officiels.

        Dans un communiqué transmis en début de soirée à l’AFP, le ministère du Logement « s’étonne du contexte dans lequel ces allégations apparaissent s’agissant d’une situation locative bien connue ».

        « Le directeur de cabinet tient à faire savoir qu’il est titulaire du bail de son actuel appartement depuis 1981 sans avoir bénéficié à aucun moment d’un privilège personnel (...) Si des erreurs ont été commises, elles ne peuvent être imputées qu’à une mauvaise gestion du bailleur à qui il appartient d’exiger, le cas échéant, de ses locataires toutes les justifications requises », ajoute le communiqué.

        « Tout autre commentaire qui revêtirait un caractère diffamatoire relèverait désormais de l’intervention de son avocat », conclut le ministère.

        J’adore cette conclusion du type :
        - Le SDF devra se justifier de sa pauvreté
        - M.le Dircab moisi n’a rien à se reprocher puisque la régie a fait un travail d’incompétence...

        Des régies qui louent des 190 m² vous en connaissez beaucoup vous ?

        Corruption et copinage ? Meuh nan tiens...

        On met en face de pauvres gens les diables qui leur pillent le peu de richesses qu’ils ont : quand un SDF crève de froid ça ne fait pas de bruit...

        Ce n’est pas un abus de pouvoir, c’est un abus de pouvoir ET de faiblesse.


      • snoopy86 19 décembre 2007 14:50

        @ Rage

        Les appartements de la ville de Paris, c’est un boomerang ...

        Le Canard a déjà sorti des affaires de ce type qui ont toujours été écrasées trés vite, notamment parce que des locataires à bon compte on en trouve de tous les bords. J’ai souvenir notamment que lorsque on avait trouvé l’appartement d’un fils Juppé, huit jours aprés on avait une belle liste de locataires de gôche dont Serge July.

        Delanoé ne doit pas avoir plus envie qu’on fouille les listes que ne l’avait Chirac...


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 décembre 2007 01:09

        @ Je suis encore d’accord avec vous... smiley

        PJCA


      • 5A3N5D 18 décembre 2007 11:07

        «  »« Encore auriez vous pu descendre d’un cran pour parler des abus de pouvoir que rencontre le citoyen qui n’a pas toujours les moyens de se défendre »«  »

        C’est le sujet de l’article. Encore auriez-vous pu prendre la peine de le lire et de visionner les vidéos. Il fait pourtant très froid, mais rien n’arrête Lerma !


        • geko 18 décembre 2007 11:08

          Comme le dit Zen « article d’utilité publique », c’est le système bush répliqué à la française. A mettre en relation avec le projet de loi LOPSI II


          • jo l'indien jo l’indien 18 décembre 2007 11:27

            article d’utilité publique effectivement, pour ceux qui croiraientt que ce système n’est valable et applicable que par le droite je peux vous dire par expèrience dans la ville de castres en tant que militant associatif, le dernier maire de gauche en place nous a bien fait galérer, lui et tous ces accolytes PS local. Résultat la droite passe ...à qui la faute ?!


            • geko 18 décembre 2007 11:57

              Bonjour Jo l’indien Il y a des rumeurs et des faits étranges à propos de Castres : La situation s’est elle arrangée ?


            • Martin 18 décembre 2007 13:46

              pour ceux qui croiraientt que ce système n’est valable et applicable que par le droite je peux vous dire par expèrience dans la ville de castres en tant que militant associatif, le dernier maire de gauche en place nous a bien fait galérer, lui et tous ces accolytes PS local.

              C’est évident, il ne reste que les vieux retraités et les inactifs, complètement déconnectés de la réalité pour croire et/ou essayer de faire croire que les abus de pouvoir ne seraient l’apanage que de la droite ou de Sarkozy.


            • heyben 18 décembre 2007 17:28

              Les abus de pouvoirs sont faits par ceux qui sont en place, et plus ils sont en place depuis longtemps plus leurs mauvaises habitudes sont rodées, donc vive l’alternance.


            • Halman Halman 18 décembre 2007 11:29

              C’est étrange, et en même temps on nous explique qu’on ne peut demander une hospitalisation à la demande d’un tiers quand on est victime d’un vrai psychopate parce qu’il faut attendre qu’il soit en crise.

              On enferme les gens qui dérangent mais on laisse dehors les vrais malades dangereux.


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 décembre 2007 11:32

                Un article que j’ai é plussé avec délectation


                • Yannick Harrel Yannick Harrel 18 décembre 2007 12:51

                  Bonjour,

                  Il y a en effet depuis un moment un constat inquiétant que l’Etat n’a plus pour ambition de protéger le citoyen et de l’aider à s’épanouir au sein de la cité mais à le ficher et à le ponctionner. Quant aux professionnels du monde judiciaire, reconnaissons qu’ils font ce qu’ils peuvent avec les moyens du bord et que les réformes actuelles ne feront rien pour améliorer le fonctionnement de la justice en dépit de leurs demandes réitérées.

                  Sans compter que la partitocratie a complètement flingué le système politique en verrouillant l’accès aux mandats électifs à une camarilla d’ambitieux.

                  La démocratie se mue nolens volens en démocrature pour ma part.

                  Cordialement


                  • jcm jcm 18 décembre 2007 12:51

                    Un exemple très récent de ce qu’il me faut appeler « un abus de pouvoir » du fait d’une cour d’appel, celle de Nîmes, est ce « zapping » d’un pourvoi en cassation.

                    Malgré ce pourvoi, qui devait bloquer le paiement de pénalités, la justice saisit le compte bancaire personnel d’un dirigeant d’association, Dominique Guillet.

                    Cette association est « Kokopelli », et pour plus de détails voir : Le harcèlement contre l’Association Kokopelli se poursuit....

                    Un « exemple » de plus...


                    • Deneb Deneb 18 décembre 2007 13:38

                      Je pense que dans les manuels scolaires du futur, on ecrira, en parlant du XXème siecle, « democratie » entre guillemets. En effet, ce système, le « meilleurs de tous », comme on a tendance à repeter (methode Coué) commence à montrer ses grandes faiblesses. Il est très facile de le detourner (comme Bush avec la guerre en Irak). L’Etat du droit c’est sourtout le pouvoir du riche qui a de quoi se payer un avocat. Etre elu, c’est surtout faire preuve de capacités de manipulation.

                      Tant que l’on traduira l’immateriel (culture, innovation, information...) en argent, on subira les abus. Par contre, si l’on enleve l’immateriel de l’economie monetaire, la malhonneteté n’aura plus vraiment d’interet.


                      • TALL 18 décembre 2007 13:52

                        Il faut surtout se méfier de la psychiatrie. C’est tout ce qu’on veut sauf une science exacte, et elle souffre même d’aberrations scientifiques invraisemblables. Aberrations qui consistent à « diagnostiquer » certains comportements comme « symptômes » d’une « maladie » mentale alors qu’il n’existe aucune étude ayant pu montrer un lien quelconque entre la dite « maladie » et le moindre dysfonctionnement biologique du cerveau. En clair, n’importe qui ayant un jour pêté les plombs est susceptible d’être déclaré « malade mental » par un psychiatre. Déclaration qui ne peut engendrer qu’une aggravation de la situation, vu les moyens « thérapiques » utilisés. Je pense notamment à la psychopathie ( maladie qui n’existe pas ) et aux perversions sexuelles qui ne sont pas des maladies non plus.


                        • le Plouc 18 décembre 2007 14:29

                          Il est vrai que la psychiatrie n’est pas une science exacte, comme toute science humaine , elle est imparfaite.

                          Par contre , il est faux de dire qu’on diagnostique à l’aveuglette , et que les déviances sexuelles ne sont pas des maladies.Il serait plus exact d’écrire que certaines pathos psychiatriques ont comme symptome des deviances sexuelles.

                          En milieu psychiatrique , il est surprenant de voir à quel point l’appetit sexuel est exacerbé chez nombre de malades.C’est un quelque sorte un retour à l’instinct.

                          Et il ne faut pas non plus mélanger les pathos psychiatriques , comme la schyzophrenie , et les troubles psychologiques , bien que les deux puissent etre liés.Il n’y a pas en HP que des malades « graves » , il y a beaucoup de malades bipolaires , d’alcooliques , de dépressifs...

                          Il est vrai qu’il est assez facile pour un maire d’obtenir une hospitalisation d’office,le tout étant d’obtenir un certificat médical,ce qui n’est pas difficile... http://psychiatriinfirmiere.free.fr/hospitalisation-psychiatrie/hospitalisation-office.htm

                          Pour finir , effectivement , la « psychopathie », n’est pas une pathologie psychiatrique , mais un trouble du comportement.Voici d’ou cela vient :

                          « Le courant américain s’appuie essentiellement sur une approche symptomatologique ; ainsi dans le DSM IV de l’American Psychiatric Association les critères ne recouvrent que les troubles de la personnalité anti-sociale, orientés vers la criminalité ; la transgression de la loi est un élément clef de diagnostic de psychopathie aux EU, or en France ce rapport à la loi apparaît comme l’un des éléments sémiologiques mais non central car si beaucoup de psychopathes sont des délinquants car privilégiant les passages à l’acte au détriment de toute élaboration mentale, souvent avec des conséquences légales, tous les délinquants ne sont pas psychopathes (Diatkine) » (source wikipedia)

                          Pratique , non ?


                        • TALL 18 décembre 2007 14:53

                          Pour les déviances sexuelles, vos affirmations sont scientifiquement arbitraires. Elles ne reposent sur aucun corrélat cérébral organique. Car dans ce cas, pourquoi ne pas traiter de malades mentaux les nymphomanes, les frigides, les homosexuels, les bisexuels, etc ...

                          Il est beaucoup + sain et clair pour la crédibilité judiciaire de s’en tenir à des délits légalement établis, des sanctions ad hoc et des stats criminologiques pointues.


                        • le Plouc 18 décembre 2007 19:49

                          « Pour les déviances sexuelles, vos affirmations sont scientifiquement arbitraires. Elles ne reposent sur aucun corrélat cérébral organique. Car dans ce cas, pourquoi ne pas traiter de malades mentaux les nymphomanes, les frigides, les homosexuels, les bisexuels, etc ... »

                          Non ce n’est pas ce que j’ai écrit ! Je n’ai pas du etre suffisament clair.J’ai écrit que certaines pathologies psychiatriques amenaient des comportements sexuels anormaux.Je n’ai jamais écrit que tous les délinquants sexuels etaient des malades psychiatriques, à preuve , beaucoup sont condamnés à juste titre à des peines de prison.

                          Et je n’ai pas non plus fait de procés moral aux pratiques sexuelles ue vous citez plus haut (et qui ne sont pas des maladies).


                        • TALL 18 décembre 2007 22:56

                          certaines pathologies psychiatriques amenaient des comportements sexuels anormaux

                          Cela revient au même. Car sur base de quoi pouvez-vous affirmer que ce sont des « pathologies » qui sont à base de ces comportements ? Vous avez des corrélats cérébraux ? Non. Bon, alors ...

                          Autant que je vous le dise, mon job étant l’intelligence artificielle, j’ai acquis un solide background en neuro-psychologie.

                          Bien à vous


                        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 décembre 2007 00:29

                          « Il est beaucoup + sain et clair pour la crédibilité judiciaire de s’en tenir à des délits légalement établis, des sanctions ad hoc et des stats criminologiques pointues. »

                          Oui... mais j’ai une vision du monde plus utilitariste et je lis sur comme entre les lignes qu’on n’est vraiment ici sûr de rien. Dans le doute, je trouve plus correct de présumer d’une pathologie, qui laissera une grande discrétion pour guérir et permettra de poser les gestes préventifs dont la société a besoin, plutôt que de décréter qu’il n’y a pas de pathologie mais seulement crime ce qui oblige à toutes les précautions qui s’impose si on parle de punir.

                          Je suis convaincu que celui qui a commis deux actes de violence sexuelles graves ne devrait jamais être remis en liberté. Les statistiques sont claires. S’il est un criminel, je ne peux pas lui opposer les statistiques ; si c’est un malade, OUI. Il y a donc un énorme intérêt à le considérer comme un malade.

                          Quant à la définition et au seuil d’une maladie mentale, ni vous, ni moi, ni Ponce Pilate n’en savons rien. Je sais seulement que cette définition et ce seuil changeront. Oui, les Staliniens ont abusé du verdict, mais on ne parle pas ici de définir le crime par un supposé désordre mental, mais d’expliquer un crime que personne ne conteste par un diagnostic.

                          http://nouvellesociete.org/5118.html

                          Pierre JC Allard


                        • le Plouc 4 janvier 2008 16:40

                          la neuropsychologie n’est pas la psychiatrie.Une pathologie ne découle pas necessairement d’une cause purement physique ! Allez donc faire un tour dans une UMD pour vous en convaincre, il n’y a pas beaucoup de simulateurs ,croyez moi sur parole.


                        • TALL 18 décembre 2007 14:45

                          les critères ne recouvrent que les troubles de la personnalité anti-sociale, orientés vers la criminalité ; la transgression de la loi est un élément clef de diagnostic de psychopathie aux EU

                          Effectivement, l’abus est flagrant. J’ai même vu un pédo-psychiatre belge dire à la TV le + sérieusement du monde qu’un psychopathe est quelqu’un qui ne sait pas distinguer le bien du mal !? smiley Comme si le « bien » et le « mal » étaient des notions biologiques smiley

                          Bref, on est en plein délire médiéval avec la « science » qui a remplacé la religion à l’époque où des curés-experts en diableries décrétaient qu’untel était « possédé du démon ». C’est du pareil au même, sauf qu’on a remplacé le bûcher par l’internement.

                          Maintenant pour les débiles ( ça c’est biologique, par contre ) je signale que je ne plaide pas ici la liberté des pervers sexuels. Je dis que leur place est en prison, c’est tout.


                          • Aspiral Aspiral 19 décembre 2007 08:35

                            Je suis entièrement en accord avec vous. Il est temps que nous nous rendions compte de ce que la psychiatrie est aussi avancée dans ses catégories que la médecine du temps de Molière, et que ses « ex-pères » sont en train de répéter l’histoire du scientisme qui a amené les régimes stalinien et hitlérien. Milgram a bien démontré que pour faire fonctionner des camps de concentration, il suffit de quelques psychopathes (peu importe la définition de la nature et de l’origine de leur insensibilité) à la base et au sommet et entre les deux des zozos qui croient absolument au caractère absolu de la science.


                          • TALL 19 décembre 2007 10:04

                            OK. Juste une précision en ce qui concerne votre lien « DIEU EST MORT. VIVE DIEU... » : la science ne risque pas d’être divinisée par de vrais scientifiques. Car ceux-ci savent que n’est qu’une méthode basée sur l’expérience et faisant le pari permanent de la continuité des causalités. Ce que rien ne garantit pourtant à priori, dame Nature faisant ce qu’elle « veut ». En fait, on pourrait dire que « Dieu », c’est la Nature, vu qu’elle est toute-puissante puisque ses « lois » sont inviolables. Quant à la bienveillance de ce « Dieu », bof... L’homme a le privilège d’avoir un semblant d’intelligence, et au vu des résultats acquis, toute aussi imparfaite soit-elle c’est ecnore sa meilleure arme pour subsister dans cet univers de brutes smiley


                          • Aspiral Aspiral 19 décembre 2007 10:22

                            C’est justement là la question que je pose dans mon site : la quatrième dimension joue dans l’infiniment complexe le même rôle que dans l’infiniment petit et l’infiniment grand. Cela fait référence à la théorie du Chaos et surtout les découvertes qui ont valu le prix Nobel à Prigogine pour sa thèse sur les structures dissipatives et surtout les bifurcations où une seule cause peut avoir plusieurs effets dans un champ limité de possibles, par dans le sens de la complexification du système. La causalité dans le biologique n’est pas linéaire mais relative, ou statistique.


                          • petitcurieux 18 décembre 2007 15:24

                            Voici des liens vers des informations susceptibles de vous intéresser :

                            Il s’agit de liens particulièrement édifiants sur l’état de « notre » (enfin, à ce qu’il paraît !) justice :

                            http://www.dailymotion.com/visited/search/roche/video/xbz4_affaire-allegrele-scandale-roche http://www.politiquedevie.net/Justice/PierreRoche.htm http://www.politiquedevie.net/Justice/AffairePierreRocheMars2005.htm http://www.affaireroche.com

                            J’aimerais beaucoup connaître l’analyse que vous portez sur ces documents.

                            J’essaye de faire connaître ces ressources, car il me semble que ces 2 jeunes doivent pouvoir tout changer s’il réussissent à faire « sortir » leur affaire, ce qui pourrait arriver par le web ...

                            Qu’en pensez-vous ?

                            Avec mes cordiales salutations.

                            PS : Voyez aussi http://filsdejuge.tripod.com


                            • Icare 18 décembre 2007 16:12

                              J’ai écrit un article sur le sujet, mais il m’a été refusé trois fois au motif suivant : article qui aborde un sujet très sensible (nécessite plus d’information).

                              Le voici dans son intégralité pour les petits curieux ^^

                              Choqué, dégouté, écœuré, voilà les mots qui me viennent à la bouche après avoir parcours quelques pages web autour des affaires de disparitions et de pédophilies. Tout commence par le visionnage d’un reportage diffusé en 1999 sur France 3 au sujet d’un père pédophile dans la région parisienne avec ses deux enfants : Pierre 5 ans et Marie 8 ans au moment des faits qui débute en 1994.Au fur et à mesure du reportage, l’horreur ne cesse de croître jusqu’à atteindre son paroxysme lorsque l’on apprend que la fillette aurait vu des têtes d’enfants en feu accrochés à des pics, ainsi que des mains d’enfants dans des bocaux. La fillette aurait assistée à des tortures d’enfants puis à leur exécution en leur tranchant la tête. La juge d’instruction à l’époque ne prend pas en considération les dires de l’enfant prétextant que même une secte ne serait pas capable de commettre de telles atrocités. Selon les dires des médecins qui ont suivi les deux enfants pendant plusieurs années, des enfants de cet âge ne sont pas capables d’inventer pareil mensonge, c’est selon eux « inimaginable ».Les deux médecins ont souhaité être entendus par la juge d’instruction mais elle n’a jamais accepté. De quel droit un juge d’instruction peut-il balayer d’un coup les affirmations d’une enfant lorsque les faits racontés sont aussi graves ?

                              De quel droit un juge d’instruction peut-il refuser d’entendre des médecins qui ont suivi les enfants pendant plusieurs années ?

                              Ce reportage navigue d’horreur en horreur, plus rien ne semble empêcher les bourreaux de cette secte de commettre leurs crimes. Lors d’une confrontation entre le père et la fille, la juge d’instruction demande à l’enfant de s’agenouiller devant son père afin de vérifier si sa taille permettrait de lui faire une fellation. Un non lieu est prononcé à l’issue du procès, la juge d’instruction considérant qu’il n’y avait pas d’éléments à charge. Par la suite, la mère décide de faire appel de la décision en comptant sur une association de défense des enfants qui détient des informations à Lausanne en Suisses. Un autre cas d’abus sexuel sur deux autres enfants présentant des faits similaires (les abuseurs sont reconnus par les enfants) est rapporté et l’on tente de rouvrir le dossier pour fait nouveau. Les faits rapportés se seraient déroulés en région parisienne tout comme pour Marie et Pierre, les sévices subis par les enfants racontés par la petite Sylvie (4 ans au moment des faits) sont similaires avec torture et sacrifice d’enfants, mais la justice conclue que les deux dossiers ne peuvent être rapprochés et l’appel est rejeté. Après le refus du pourvoit en appel, la mère est de nouveau obligé de présenter ses enfants à leur père et préfère partir à l’étranger tout comme la maman de la petite Sylvie.

                              Après ce reportage, un débat télévisé nous montre qu’un chef de la brigade des mineurs préfère s’occuper de la petite pédophilie quotidienne et laisser de côté les réseaux pédophiles car il n’a pas de preuves !! Il est pourtant de son devoir de faire des enquêtes selon les dires du procureur invité sur le plateau, il ne doit pas attendre que des faits lui soient rapportés pour effectuer une enquête. Le débat télévisé nous apprend que des cassettes montrant la torture d’enfants puis leur exécution circuleraient en France et se revendraient entre 10 000 et 20 000 francs Suisses. Le procureur avoue avoir entendue parler de charnier d’enfants sans pourtant en avoir la preuve.

                              En continuant ma lecture sur le sujet, je lis l’affaire des dossiers X (affaire Dutroux) via la préface du livre « Silence on tue des enfants » de Régina Louf. Les horreurs qui sont décrites dans cette préface dont elle a été victime montrent énormément de similitudes avec les témoignages de Pierre, Marie et Sylvie. Elle aussi aurait assisté à des tortures et des sacrifices commis par une secte, elle raconte par exemple la torture et le meurtre d’une fille (Véronique D.), de Christine Van Hees 16 ans en 1984, de Carine Dellaert, Katrien De Cuyper 15 ans en 1991.

                              Cette femme nous dit aussi que des enfants pouvaient être violés par des animaux, les vidéos pédophiles qui circulent actuellement prouvent ces choses là d’après elle. Les experts et psychiatres qui se sont entretenus avec Régina ont conclu qu’elle n’était ni folle ni mythomane.

                              Pourquoi les citoyens n’ont jamais été informés publiquement du contenu des vidéos pédophiles trouvées dans ces affaires ? Est-ce parce que leur contenu est trop choquant pour la population ?

                              Affaires sur les disparitions :

                              En me renseignant sur les disparitions je lis qu’un brigadier de Police Mr Marc Silva enquêtant sur la disparition d’une petite fillette (Estelle Mouzin 9 ans) et d’un petit garçon (Léo Balley 6 ans) s’est heurté à des documents secrets défenses.

                              Comment la disparition d’un enfant peut-elle amener à des documents secrets défenses ?

                              A cette époque en août 2003, le résultat de ses investigations (71 feuillets) aurait été transmis au ministre de l’intérieur et au garde des sceaux. Par la suite, victime de harcèlements et de menaces de mort, le brigadier s’est s’exilé en Angleterre de peur d’être assassiné à son tour. Sa famille vit encore à cause des résultats de son enquête un véritable calvaire.

                              Je poursuis ma lecture et tombe sur l’affaire des disparues de l’Yonne (affaire Emile Louis), le gendarme Christian Jambert chargé de l’enquête à l’époque fini par en être écarté et retrouvé mort. L’autopsie a révélé la présence de deux balles dans la tête, pourtant la thèse du suicide est retenue.

                              Viens enfin l’affaire Patrice Alègre via une vidéo témoignage des enfants (Diane et Charles) du juge Roche, il aurait été assassiné par les mêmes personnes avec qui il aurait torturé et tué des individus en toute impunité. Patrice Alègre ne serait qu’un bouc émissaire qui aurait permis à des « élites » d’assouvir leurs désirs morbides et pédophiles. Il aurait en quelque sorte fait le « sale boulot » en kidnappant des enfants, des SDF, des sans papiers (immigrés), des prostitués, des personnes qui auraient rompu tout lien social avec leur famille.

                              Pendant 10 ans à l’époque de Patrice Alègre, plus de 190 personnes dans les alentours de Toulouse sont mortes sans explications plausibles avec des enquêtes qui ont piétiné de bout en bout pour finir dans les oubliettes. La plupart de ces morts seraient des « suicides » avec des enquêtes toujours menés avec les mêmes experts. Pour eux, il s’agit d’une secte présidé par une élite locale avec notamment la complicité de haut fonctionnaires, ces pratiques sectaires se dérouleraient un peu partout en France et en Europe.

                              L’objectif de ces personnes serait selon Charles tout comme le témoignage de Régina Louf de se prendre pour des Dieux en commettant les atrocités les plus indescriptibles. Comme disait Jean-Paul Sartre dans le livre « Le Diable et le bon Dieu », la seule façon pour l’Homme d’inventer est de faire le mal car le bien est déjà fait.

                              Aujourd’hui encore, il existe l’association Stop à l’oubli qui tente de faire toute la lumière sur ces affaires oubliées par tous.

                              Après avoir parcouru un bon nombre de pages, voici l’analyse qui n’engage que la parole du simple citoyen que je suis :

                              Les victimes décrivent des scènes violentes impliquant parfois des personnalités importantes

                              Les gendarmes chargés des enquêtes sont avertis qu’ils vont avoir des problèmes importants : c’est le cas du gendarme Roussel dans l’affaire Alègre, des gendarmes interrogeant Régina Louf, du policier Marc De Silva, du gendarme Christian Jambert retrouvé décédé par la suite.

                              Les enquêteurs et/ou magistrats finissent par être écartés et les affaires débouchent sur un non lieu toujours mené par les mêmes inspecteurs selon Charles.

                              Le juge Connerotte véritable héros dans l’affaire Dutroux finit par être dessaisit.

                              le procureur général de Toulouse dans l’affaire de Patrice Alègre a été remplacé sur décision du garde des sceaux dont les pouvoirs n’ont eu de cesse de s’accroître. Le syndicat de la magistrature dénonce cette décision.

                              On finit toujours par trouvé un bouc émissaire, ces tueurs en série auraient toujours agit seul et n’auraient jamais bénéficié d’aide :

                              Dans l’affaire Dutroux, le juge Connerotte dénonce les « manipulations » et omissions de la gendarmerie belge

                              Dans l’affaire Alègre, le substitut du procureur de Toulouse Marc Bourragué finit par avoué qu’il avait pris l’apéritif avec Patrice Alègre à son domicile de Launaguet en 1992.

                              Je sais que toutes ces accusations sont très graves et l’on pourrait m’accuser en diffamation, mais il me semble que bon nombre de personnes ont tenté de tirer la sonnette d’alarme et rien n’a été fait car certaines personnes très influentes ou leurs proches sont mises en causes.

                              Il est facile pour les hommes de pouvoir de détruire la vie d’un simple citoyen (voir le témoignage de Marc De Silva et de Régina Louf), défendre ses droits à ce niveau me paraît encore aujourd’hui impossible, seul internet permettra peut être un jour de faire toute la lumière sur ces affaires.

                              Tous ces scandales passés, plus personne n’en parle comme si le problème avait été réglé car la justice a rendu son verdict. Il me semble pourtant que seul les boucs émissaires ont été condamnés, les membres de ces sectes ayant commis ces atrocités et qui doivent sûrement continuer en toute impunité, seront-ils un jour jugés ?

                              Tout comme les affaires de corruptions, d’abus de pouvoir nous le montrent, le pouvoir pervertit l’homme, aucun homme n’échappe à cette règle (Qui peut se prétendre incorruptible face à la tentation ?)

                              La justice tout comme la Police doit rendre des comptes auprès des citoyens, eux aussi peuvent se rendre coupable de complicité, des sanctions doivent être prononcées.

                              Comment pouvons-nous aujourd’hui en toute quiétude faire confiance à une justice corrompue au service de nos « élites » ?

                              Je ne dis pas que toute la justice est corrompue, mais comme le souligne Charles dans la vidéo, il suffit de quelques personnes bien placées pour que l’ensemble d’une institution soit viciée.

                              Pour information en 2004, le ministère de l’intérieur a enregistré 773 disparitions inquiétantes de mineurs.


                            • Proudhon Proudhon 18 décembre 2007 20:01

                              Bravo pour votre texte et vos liens qui sont très intéressants. Souvenons-nous aussi au passsage de l’affaire du Temple Solaire avec ses victimes.


                            • geko 19 décembre 2007 10:20

                              Ca donne des frissons dans le dos : le témoignage des enfants Roche est édifiant ! Comme quoi le concept d’intime conviction est à géométrie variable !


                            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 décembre 2007 00:42

                              @ Icare. Je trouve inconcevable que la Justice n’aille pas vraiment au fond de cette affaire... et des autres. Il nous faudrait des « tribuns » à la romaine, intervenant comme des justiciers en traversant impunément les chevaux de frise de l’État trop souvent corrompu.

                              Cela dit, cet article a-t-il été refusé récemment, où au temps de la modération « Ancien Regime » ? Je ne crois pas que le verdict populaire l’aurait rejeté !

                              http://nouvellesociete.org/702A.html


                            • Icare 10 janvier 2008 12:19

                              J’ai publié cet article en juillet dernier pour information.


                            • Verna 30 mai 2011 09:53

                              Bonjour,

                              Je suis moi-même victime d’un abus de pouvoir qui va mener à mon expulsion dans les jours qui suivent, de bâtiments que j’ai acquis en 1994, ce pour le plus grand profit d’une immense société immobilière.

                              Je relate cette affaire avec plus ou moins de détails en trois sites :

                              http://verna.free.fr/bb/

                              http://verna.free.fr/bbb/

                              http://escroquerieabordeaux.free.fr/

                              Nous vivons une bien triste époque !!!!!

                              Cordialement,

                              C.Verna


                            • Icare 18 décembre 2007 15:43

                              Article très intéressant, si vous souhaitez approfondir la question, voici un article écrit par Marylise Lebranchu et Arnaud Montebourg. En gros, il s’agit ici d’une étude des impacts de la loi Perben 2 qui donne beaucoup de pouvoir au parquet.


                              • Jason Jason 18 décembre 2007 16:24

                                Grand merci, Mme Fischer, pour cet article qui nos révèle une France dont certaines institutions et pratiques font peur. Partout où il y a un pouvoir, il y a tentation d’en abuser, surtout si la dissimulation, l’impunité et l’indifférence opèrent de concert. Mais où sont les contre-pouvoirs face à ces dérives ? Les lois, entre les mains de professionnels tout-puissants ou peu scrupuleux deviennent alors de redoutables instruments de coercition, voire de terreur. On peut se demander parfois qui surveille les gardiens de l’humanité et de l’équité !


                                • Aspiral Aspiral 18 décembre 2007 18:06

                                  Les abus de pouvoir sont à mon avis la résultante de la pratique généralisée du complexe de Colomb, corolaire du mythe scientifique. Comme tout le monde veut comprendre et être compris, il n’y a plus d’exercice possible d’un pouvoir direct : « C’est comme ça et pas autrement » ; le point de vue du chef embrasse par définition un horizon plus vaste que celui du subalterne, qui ne le verra lui, que s’il monte au même niveau. La communication s’est pervertie dans la mesure où il est impossible de montrer quoi que ce soit à quelqu’un qui ne le voit pas dans son propre horizon.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès