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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Le sens du mot « arabe »

Le sens du mot « arabe »

« Ça sera bien la première fois que tu seras gentil avec une Arabe. » Voilà la phrase prononcée par Patrick Mennucci, candidat socialiste à la mairie de Marseille, à l’adresse de Bruno Gilles, sénateur-maire UMP, et cela en désignant Samia Ghali, sénatrice socialiste battue aux primaires socialistes marseillaises pour la mairie de cette même ville. Mais pourquoi ce scandale ?

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Samia Ghali
Samia Ghali est-elle vraiment marseillaise ?

M. Mennucci a cru bon de présenter ses excuses pour cette phrase. Or, quand on la lit, il est difficile d’y trouver quelque insulte que ce soit. Si je dis que le prophète Mohammed était arabe, qui songerait à s’en offusquer ? Si je dis que Rachid Arhab est arabe, est-ce une insulte ?

 Les Arabes sont à l’origine des bédouins du Hedjaz qui ont envahi tout le bassin méditerranéen jusqu’à la Perse et jusqu’à l’Andalousie aux viie et viiie siècles. Arabe, c’est leur nom ; c’est leur fierté ; c’est un fait.

 Pour insulter les Arabes, il y a toute une palette de termes injurieux que M. Mennucci n’a pas employés.

 Tout cela procède de cette tendance à faire dériver le sens des mots en fonction de leur connotation. Ainsi du mot « nègre » qui, venant directement du latin niger, signifie « noir », tout simplement. Le terme de négritude a été créé par le nègre (ou le noir) Aimé Césaire, et ce n’est donc pas un gros mot.

 Sur nos routes, fleurissent d’immenses panneaux qui coûtent cher à l’Équipement par leur surface : « Terrain réservé à la Communauté des gens du voyage ». Outre que le mot « gens » n’est pas d’une distinction flagrante, on économiserait de la tôle si on écrivait tout simplement : « Terrain réservé aux nomades ». Aussi nomades que l’ont été, par exemple, Abraham, Isaac et Jacob, au moins en partie. « Nomade » n’est pas plus une insulte que « sédentaire ».

 Tiens ! Abraham, l’ancêtre des Juifs (et peut-être des Arabes !). « Juif » est un terme que, jusque dans les milieux chrétiens, on n’osait plus employer sans trembler. La dernière version (2010) de la Traduction Œcuménique de la Bible a même remplacé, dans le Nouveau Testament, le mot « juif/s » par diverses expressions (d’ailleurs judicieuses) pour contourner la connotation anti-judaïque de certains textes (faut-il préciser que, contrairement à ce que disent certains théologiens, aucun auteur du Nouveau Testament n’a pu être antisémite puisque tous ces auteurs étaient eux-mêmes juifs ; cela devait-il les empêcher de critiquer leurs compatriotes et coreligionnaires ?).

 Le problème n’est donc pas de dire « Juif » ou « Arabe », qui sont des titres que l’on peut et que l’on doit porter fièrement, mais « sale Juif » ou « sale Arabe », propos immondes qui sont généralement assortis de violences physiques, qui sont condamnables et, espérons-le, condamnés.

Manque de culture

 Bon… mais après tout, Samia Ghali l’a bien cherché. A-t-on oublié qu’elle a traité le Marseillais Mennucci, ô horreur !, de « Parisien » ?! Mais peut-être Patrick Mennucci a-t-il déjà déposé plainte pour ce qualificatif qui est un sceau d’infamie comme, aux yeux des provinciaux, le « 75 » (très discret depuis Sarko) sur les plaques minéralogiques.

 Et bien voilà : l’affaire est une non-affaire. Sauf que… sauf que… Samia Ghali n’est pas arabe mais d’origine chaouïe, c’est-à-dire Berbère, c’est-à-dire pré-Arabe, c’est-à-dire compatriote de Saint Augustin ! Et d’ailleurs, Rachid Arhab est lui aussi berbère de Kabylie. Les Berbères ont été envahis par les Arabes, ils ne sont pas plus arabes que les Gaulois n’étaient romains avant Jules César.

 Patrick Mennucci n’a donc pas tenu des propos racistes mais des propos incultes.


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79 réactions à cet article    


  • jef88 jef88 26 octobre 2013 11:44

    On me traite de « Vosgien » et je ne peux même pas protester !
    Vite un article de loi : il est interdit d’évoquer les origines ethniques, nationales ou géographiques des êtres humains ! ! !
    j’espère que les députés m’entendront .....


    • Pierdec Pierdec 26 octobre 2013 11:59

      Enfin un article sensé sur cette question des appellations d’origine.
      Arabe n’est certainement pas une insulte, en tous cas ce ne peut être une insulte que pour les racistes. On est arabe, berbère, européen, américain comme on est zoulou. On n’est pas black non plus mais noir. Le fait de ne pas vouloir prononcer le mot noir est en réalité une peur d’être raciste qui confirme un certain racisme non assumé.
      Je suis certain que Mme Ghali est fière d’être berbère d’origine et en tous cas elle peut l’être.
      Merci pour l’auteur de cet article qui remet enfin les choses en place.


    • Furax Furax 26 octobre 2013 12:19

      @jef 88
      On vous traite de Vosgien !
      Par solidarité ethnique, je vais faire un autocollant « Je suis vosgien et j’en suis fier ». On leur montrera que les vosgiens sont de « sacrés gaillards » selon notre barde Vanony ! smiley
      @ l’auteur
      Oui, l’inculture en ce domaine est dramatique pour tout le monde.
      Les berbères ont été des acteurs majeurs de notre civilisation chrétienne et, depuis quelques temps, ils le revendiquent hautement. Non seulement saint Augustin et sa maman (sainte Monique), mais le midi de la France a été converti au christianisme par des berbères : saint Marcellin, sainte Julie patronne de la Corse, saint Florent, évêque de la cité du même nom dans la « Conqua d’Ora ». Le pape Victor 1er, saint Victor, (premier siècle) après Jésus Christ était berbère, de même les papes Gélase et Miltiase


    • Ouallonsnous ? 26 octobre 2013 22:24

      A l’auteur, votre article est dénué de sens, car si arabe est le nom d’une ethnie parfaitement connue, juif est le nom qui désigne les pratiquants du judaïsme !

      Ne mélangez pas les choux et les navets, à moins que vous ne soyez un pratiquant de la doctrine sioniste qui veut à tous prix et tous mensonge inventer une ethnie juive qui n’existera jamais et réclamer une nation pour ces juifs, donc justifier la colonisation et le génocide des palestiniens !


    • Pale Rider Pale Rider 27 octobre 2013 16:59

      @Ouallonnous

      Oui, vous avez raison. Voir ma réponse ci-dessous à la dame plutôt raciste. Le problème, c’est qu’il y a superposition, presque toujours fallacieuse, entre identité religieuse et identité ethnique alors qu’il peut y avoir recoupement, et parfois aucun terrain commun. Par exemple, j’aimerais mieux que Dassault soit un vrai Juif plutôt qu’un marchand d’armes, et DSQ un vrai Juif plutôt qu’un obsédé. 
      Toutes ces confusions pourrissent le débat.

    • philouie 2 novembre 2013 07:54

      Les berbères ont été des acteurs majeurs de notre civilisation chrétienne

      Certes, mais la conquète islamique vient que dans ces coins là, ils en avaient raz le pompon de la domination romano-catholique.


    • cathy30 cathy30 26 octobre 2013 11:57

      Pale rider,

      comment du mot arabe, etes-vous arrivé à juif ?


      • Pale Rider Pale Rider 26 octobre 2013 12:16

        @cathy30 :

        C’est par le mot « nomade », si vous regardez bien, que j’y suis arrivé (après avoir cité les « nègres »).
        Ce n’est quand même pas un mystère que les antagonismes ressortent, et combien dangereusement, entre les « arabes » et les Juifs, de manière réciproque. L’attitude tout à fait contestable d’Israël attise le révisionnisme dûment enseigné en Palestine, en Syrie, en Turquie, etc.
        Moi, je rêve que, en la matière, les autorités religieuses et intellectuelles musulmanes condamnent très nettement les propos et attaques antisémites, comme l’imam de Drancy le fait au péril de sa vie. Idem : les Juifs (la communauté judaïque, pour faire chic, mais il y en a plusieurs, des deux côtés) devraient maîtriser leurs extrémistes qui font de la provocation (j’en ai été témoin).
        Le problème, c’est qu’on mélange un Etat critiquable, Israël, avec une religion, le judaïsme, alors qu’ils ont aussi peu à voir l’un avec l’autre que la France avec le catholicisme. Même erreur quand on assimile « les arabes » avec l’islam, alors que le plus grand pays musulman est l’Indonésie et qu’il y a notamment des Arabes chrétiens (à qui on mène la vie dure). 
        Et, pour faire bonne mesure, il y a des judaïsmes, comme il y a des islams, comme il y a des christianismes. 
        Le racisme consiste à flanquer tout le monde dans le même sac.
        Et donc, l’anti-racisme ne consiste pas à se censurer, mais à critiquer avec discernement sur des faits et des attitudes précis. AMEN.

      • cathy30 cathy30 26 octobre 2013 13:26

        Quelle hypocrisie

        tout d’abord les israélites ont signé en France une charte de laïcité, contrairement aux mahométans.

        Ensuite avec la population magrhébine à Marseille en nombre, vous comprendrez aisément qu’il ne vont pas mettre une magrhébine à la mairie. Il vaut mieux ne pas mettre de pression sur les épaules de cette dame.


      • Constant danslayreur 26 octobre 2013 13:53

        « Mahométans » ? Oui, comme Popov/Dominique vous aimez bien ce mot mais quel sens a-t-il au juste ?

        Début de réponse...

        L’utilisation des dénominations de « religion mahométane » et de « mahométans » n’a-t-elle pas été entretenue et ce jusqu’à nos jours pour maintenir dans les esprits la conviction erronée qu’il s’agissait de croyances répandues par l’œuvre d’un homme et dans lesquelles Dieu (au sens où les chrétiens l’entendent) ne peut avoir aucune place.

        Bien de nos contemporains cultivés sont intéressés par les aspects philosophiques, sociaux, politiques de l’Islam sans jamais s’interroger comme ils le devraient sur la Révélation islamique proprement dite. On pose comme axiome que Mohamed s’est appuyé sur ce qui était antérieur à lui pour écarter de cette manière tout abord du problème même de la Révélation.

        En quel mépris d’ailleurs les musulmans ne sont-ils pas tenus dans certains milieux chrétiens. J’ai pu en faire l’expérience en cherchant à nouer un dialogue pour un examen comparatif de récits bibliques et de récits coraniques consacrés au même sujet et constater le refus systématique d’une prise en considération, dans un simple but de réflexion, de ce que pouvait contenir le Coran sur le sujet envisagé. C’est un peu comme si alléguer le Coran eût été faire référence au diable !

        Un changement radical paraît cependant se produire de nos jours à l’échelon le plus élevé dans le monde chrétien. Edité à la suite du concile de Vatican II, un document du Secrétariat du Vatican pour les non-chrétiens, Orientations pour un dialogue entre chrétiens et musulmans dont la troisième édition date de 1970 2, atteste la profondeur de la modification des attitudes officielles.

        Après avoir invité à écarter « l’image surannée héritée du passé ou défigurée par des préjugés et des calomnies » que les chrétiens se faisaient de l’Islam, le document du Vatican s’attache à « reconnaître les injustices du passé dont l’Occident d’éducation chrétienne s’est rendu coupable à l’égard des musulmans ».

        Il critique les conceptions erronées qui ont été celles des chrétiens sur le fatalisme musulman, le juridisme de l’Islam, son fanatisme, etc. Il met l’accent sur l’unicité de croyance en Dieu et il rappelle à quel point le cardinal Koenig, au cours d’une conférence officielle en mars 1969 à l’Université musulmane Al Azhar du Caire, surprit ses auditeurs de la Grande Mosquée en le proclamant. Il rappelle aussi que le Secrétariat du Vatican invitait en 1967 les chrétiens à présenter leurs vœux aux musulmans à l’occasion de la fin du jeûne du Ramadan, »valeur religieuse authentique »

        De tels prémices en faveur d’un rapprochement entre la Curie romaine et l’Islam ont été suivies de manifestations diverses et de rencontres qui l’ont concrétisé. Mais combien peu ont été avertis de ces événements si importants qui se sont déroulés dans le monde occidental où, cependant, les moyens de diffusion de l’information : presse, radiodiffusion et télévision ne manquent pas. Les journaux ont, en effet, accordé peu de place à la visite officielle que fit le 24 avril 1974 le cardinal Pignedoli, président du Secrétariat du Vatican pour les non-chrétiens, au roi Fayçal d’Arabie Saoudite.

        Le journal Le Monde du 25 avril 1974 en rendit compte en quelques lignes. Et pourtant quelle nouvelle d’importance quand on y lit que le cardinal avait remis au souverain un message du pape Paul VI dans lequel ce dernier exprimait « la considération de Sa Sainteté, animée d’une foi profonde dans l’unification des mondes islamique et chrétien qui adorent un seul Dieu, à Sa Majesté Fayçal en sa qualité d’autorité suprême du monde islamique ». Six mois plus tard, en octobre 1974, le pape recevait officiellement au Vatican les Grands Ulémas d’Arabie Saoudite.

        Ce fut l’occasion d’un colloque entre chrétiens et musulmans sur les « Droits culturels de l’homme en Islam ». Le journal du Vatican, l’Osservatore Romano du 26 octobre 1974, relata cet événement historique en lui accordant à la première page une surface plus grande qu’au compte rendu de la journée de clôture du Synode des Evêques réunis à Rome.

        Les Grands Ulémas d’Arabie furent ensuite reçus par le Conseil œcuménique des Eglises de Genève et par monseigneur Elchinger, évêque de Strasbourg. L’évêque invita les Ulémas à faire la prière de midi devant lui en sa cathédrale. Si l’événement fut rapporté, c’est apparemment plus en raison de son côté spectaculaire que pour la signification religieuse considérable qu’il comportait. Très peu nombreux sont en tout cas ceux que j’ai interrogés sur ces manifestations et qui m’ont répondu en avoir eu connaissance. L’esprit d’ouverture vis-à-vis de l’Islam du pape Paul VI qui se déclarait lui-même comme « animé d’une foi profonde dans l’unification des mondes islamique et chrétien qui adorent un seul Dieu » fera certainement date dans les rapports entre les deux religions.

        Ce rappel des sentiments du chef de l’église catholique à l’égard des musulmans m’a paru nécessaire, car trop de chrétiens éduqués dans un esprit d’hostilité déclarée comme le regrettait le document du Vatican cité plus haut, sont par principe hostiles à toute réflexion sur l’Islam : partant de là, ils restent dans l’ignorance de ce qu’il est en réalité et ont, sur la Révélation islamique, des conceptions absolument erronées.


      • Hannibal GENSERIC Hannibal GENSERIC 28 octobre 2013 07:29

        @Cathy30
        D’apès vos écrits, on devine que vous en êtes encore au Moyen âge, vous parlez exactement comme Nostradamus. Mahométans ? Est-ce que les chrétiens doivent être appelés Jésuites ? Les Sarrasins sont là, Sacrebleu !


      • Henri Diacono alias Henri François 28 octobre 2013 09:45

        Mais Cathy 30, dans la bible (quelle belle fable !) Israël et Ismaël étaient fils d’Abraham et Dieu (fiction du bien vainqueur du mal) a foutu la zizanie dans cette famille sémite en demandant le sacrifice d’Ismaël. Et puis il faudra d’une part connaitre dans le détail l’histoire de la rive sud de la Méditerranée et y a avoir vécu pour savoir que « arabes » je dirai plutôt arabophones musulmans et juifs vivaient côte à côte, avaient les même coutumes, le même langage, s’habillaient de la même façon etc...étaient donc difficilement identifiables les uns des autres et s’entendaient souvent comme larrons en foire. C’est la création de l’Etat d’Israël par des juifs européens qui a foutu le b... dont profitent à merveille les gros prédateurs qui n’ont ni patrie ni religion.


      • Henri Diacono alias Henri François 28 octobre 2013 09:49

        A Pae Rider,
        Connaissez vous des autorités religieuses fiables chez les uns et les autres qui puissent imposer la Vérité aux uns comme autres et retrouver la paix qui les unissaient ?


      • Pale Rider Pale Rider 28 octobre 2013 10:04

        @ Diacono, etc

        D’une part, dans la Bible, c’est le sacrifice d’Isaac qui est demandé (Genèse 22 ; c’est l’islam qui prétend, de quel droit, 1000 ans après le dernier prophète d’Israël ?, que c’est celui d’Ismaël).
        Quant à « imposer » la paix et l’harmonie qui existaient naguère, d’une part, cette harmonie n’a jamais existé partout, si ce n’est à certains endroits et fugitivement. Ensuite, si vous parlez d’« imposer », le résultat est garanti. 
        Personnellement, je pense qu’il faudrait sérieusement réfléchir au fait que le Coran a repris la Bible (AT et NT) en 1) gardant ce qui lui plaisait ; 2) récusant ce qui lui déplaisait ; 3) transformant ce qui lui plaisait à moitié. 
        Notez que le NT n’a rien récusé de l’AT, qu’il a toujours considéré comme sa source scripturaire, sans discontinuer jusqu’à aujourd’hui. On aurait pu imaginer que Mohammed souhaite prolonger, mais sans faire le tri selon ses envies et non selon des critères vérifiables.
        Alors, moi qui suis un disciple de la Bible, vais-je « imposer » aux musulmans mon point de vue ? Certes non. En revanche, il est permis de discuter et d’argumenter. Car il n’y a pas « la Vérité » entre les monothéismes, mais des vérités, quoi qu’en disent les bonnes âmes. Ainsi, le statut d’Isa dans le Coran est loin de se superposer à ce que la Bible dit du Messie, du Christ. Et demandez aux musulmans s’ils pensent que judaïsme ou christianisme, c’est la même chose que l’islam !
        Donc, le dialogue respectueux, oui. L’amalgame, non. Ce n’est ni souhaitable, ni productif.


      • Constant danslayreur 30 octobre 2013 07:08

        Pale Rider je vous cite :

        « D’une part, dans la Bible, c’est le sacrifice d’Isaac qui est demandé (Genèse 22 ; c’est l’islam qui prétend, de quel droit, 1000 ans après le dernier prophète d’Israël ?, que c’est celui d’Ismaël) »

        Gen 22.2
        « Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l’une des montagnes que je te dirai. »

        Heu… je dis ça comme ça, mais si son fils est unique à ce moment là, ça ne peut être que l’ainé… Ismaël

        Bien avant vous, c’est resté en travers de la gorge d’un scribe qui n’a pu retrouver le sommeil que le jour où il a pu corriger cette … méprise divine, cette … abomination smiley

        En fonction de leurs lubies et de leurs impératifs ethnico-centrés, d’autres scribes en ont corrigé d’autres « d’erreurs » divines… beaucoup d’autres… un livre saint sur mesure pas mal non ?


      • Constant danslayreur 30 octobre 2013 07:15

        Abraham aimer Ismaël... et puis quoi encore...


      • Constant danslayreur 30 octobre 2013 07:20

        Et pourquoi pas un sceau des prophètes descendant d’Ismaël pendant qu’on y serait...


      • Pale Rider Pale Rider 30 octobre 2013 09:53

        @ Constant danslayreur (et dans l’observation)

        Merci pour votre fine observation. 
        Effectivement, dans l’hébreu, le mot est apparenté au nombre « un » (« ton unique, celui que tu aimes »).
        Dans la Septante, traduction grecque rabbinique du IIe s. av. JC, il est dit : « ton fils aimé, celui que tu as aimé » (ou : que tu aimes).
        En logique occidentale, vous avez évidemment raison puisqu’Ismaël avait 14 ans de plus qu’Isaac (Cf. Gn 16.16).
        MAIS, comme toute cette histoire de famille douloureuse le montre, Ismaël était le fils de la servante, donc semi-légitime. Il n’était pas le fils de la promesse, qui survient plus tard, de sa femme légitime et non de sa reproductrice « par défaut » (Cf. Gn 18.10). En ce sens, Isaac est « unique », mais en ce sens seulement. 
        En Gn 16.7-12, on voit que Dieu n’oublie pas Ismaël ni sa mère égyptienne, même s’il faut reconnaître que sa bénédiction est ambiguë et semble nous renvoyer à une actualité brûlante...
        Merci de cette occasion que vous me donnez d’approfondir ma connaissance des Ecritures ! ça fait plaisir de débattre avec quelqu’un d’intelligent et d’honnête !

      • Jelena XCII 26 octobre 2013 13:14

        En fait il y a 2 mondes en France, il y a celui des médias « politiquement correct » ou dénoncer l’origine ethnique ou la religion de la personne est une insulte.

        Et puis il y la France « hors antenne » ou les français font euh.. moins de manières.


        • anamo 26 octobre 2013 18:25

          En vrac, les ruraux culs terreux, les sarkozistes clivés Buisson , les UMP déviants, les socialistes en peau de lapin, les militaires bas de gamme, les salariés grande gueule, les patrons du même acabit, les artisans au cas général, etc ... qui tous voteront FN bien entendu !


        • anamo 26 octobre 2013 18:29

          « leur présence » ...
           
          Un leger effroi m’étreint, ... des « aliens », E.T., rencontre du 3e type ou Les Envahisseurs !


        • cathy30 cathy30 26 octobre 2013 13:35

          C’est incroyable la mauvaise foi de cette article. Au gouvernement la porte parole du gouvernement est kabyle ; Est-ce que ça pose un problème, non.

          Le problème c’est l’islam et la religion des kabyles est l’islam, pas le christianisme. Vous connaissez la proportion de musulmans à Marseille, non, et bien il est dangereusement élevé.


          • Nespole 26 octobre 2013 13:50

            Ce qui est dangereusement élevé (A Marseille comme partout) c’est le nombre de gens qui sont prêts à tout pour imposer leurs « visions »... Qu’elles soient religieuses ou politiques... Ceux là sont plus dangereux que toutes prétendues « invasions ». La capacité d’un pays à « s’enrichir » de tout apport extérieur (de migrations, de connaissances, de cultures,etc...) est proportionnel à sa propre liberté, à sa créativité, à son dynamisme... 

            En fermant ses portes et ses fenêtres on n’aboutit qu’à l’étouffement et à la schizophrénie... Il me semble que nous sommes dans un état de paranoïa si avancé que nous devons accepter cette évidence : nous sommes devenus un pays attardé. Un pays aux idées archaïques, aux peurs moyenâgeuses, un pays vieilli et assoupi... Je ne vois guère que l’émigration pour bousculer ça et retrouver une dynamique qui nous manque (je suis français depuis le moyen-âge ! Avant je ne sais pas : pas pu remonter plus haut) ... C’est d’ailleurs un peu la légende de la fondation de Marseille.

          • cathy30 cathy30 26 octobre 2013 14:21

            Nespole

            Etes vous sûr que Marseille a fermée ses portes un jour ? Elle a toujours commercé avec le magrheb, c’est le plus fort flux d’immigration de la France. 

            C’est le fonctionnement de cette ville, mais je ne pense pas que l’occidental est prêt à partager plus que de raison ses profits.


          • Pale Rider Pale Rider 26 octobre 2013 17:08

            @cathy30

            Si vous croyez que les Kabyles sont ultra majoritairement musulmans, je vous invite à vous documenter sur le réveil chrétien extraordinaire (et persécuté par le régime algérien) qui a lieu en Kabylie. Lisez le magnifique livre de Salah Guemriche : Le Christ s’est arrêté à Tizi-Ouzou. (Denoël Impact, 2011)
            Cela étant dit, les Kabyles ont le droit d’être musulmans. Simplement, sur le territoire de la République, on respecte la République, quelque origine ethnique, régionale, religieuse qu’on ait. C’est tout.
            L’autre soir, sur Arte, il y avait un film d’animation très bien fait sur les grandes invasions musulmanes. Sur quoi ont-elles prospéré ? Sur un christianisme dénaturé, ou persécuteur des Juifs qui ont, en Andalousie, accueilli à bras ouverts les musulmans qui venaient les délivrer de l’oppression wisigothe.
            Tout ça pour dire : si les chrétiens deviennent de vrais chrétiens, il n’y aura personne pour s’engouffrer dans le vide spirituel qu’ils ont hélas laissé dans cet Occident sans autre conviction que la consommation. Et quand on est vraiment chrétien, il y a beaucoup de musulmans qui en conçoivent du respect.

          • Pierdec Pierdec 26 octobre 2013 18:47

            Oui, Pale Rider vous avez raison. Ci-dessous quelques saints berbères :

            Saint Marcellin d’Embrun,
            Saint Vincent de Digne,
            Victor 1er, Pape (ah, tiens un pape !)
            Miltiade, pape et évêque de Rome, 311-314 (ah ! tiens 2 papes)
            Gélase 1er pape (ah, tiens 3 papes)
            mais surtout un des chrétiens les plus connus, Saint Augustin d’Hippone, philosophe, père de l’église, évêque ....et tant d’autres....
            Vrai également le grand nombre de conversions au christianisme en Kabylie ces dernières années. Étonnant mais pas surprenant.
            Il y a une méconnaissance totale dans notre vieille France de l’histoire de la méditerranée. 
            Je recommande à ce titre le livre très intéressant et très facile à lire « 3000 ans chez les berbères » de Louis de Saint-Quentin.
            Ah, une précision, je ne suis pas catholique.

          • cathy30 cathy30 26 octobre 2013 21:56

            pale rider

            prouvez le que la kabylie a une majorité de chrétiens !


          • Nespole 26 octobre 2013 13:38

            La question n’est pas là ! Ce n’est pas sur la justesse du mot qu’il y a problème... Et il faut faire attention de ne pas confondre ignorance et inculture... Mennucci peut-être cultivé tout en ignorant l’origine berbère de SG (quoi qu’ils aient été assez proches pour n’en rien ignorer !)... Chacun a de « larges » pans d’ignorance (qui est un infini) sans pour autant être inculte. 

            Le problème est « purement » politique : un élu de la République n’est pas l’élu de sa confession ou de son origine sociale ou de sa couleur de peau... Il est élu du peuple à égalité avec tout autre (un peuple considéré comme lui-même composé d’égaux)... une des grandes avancées de la révolution française. 
            En parlant comme ça, Mennucci créée donc une distinction entre élus selon leur origine. Il ne respecte pas un des principes fondateur inscrit au fronton de toutes nos écoles et de toutes nos mairies. Liberté égalité fraternité... Principes déjà bien mis à mal.
            Les élus n’ont jamais applaudi (ou pas applaudi) une arabe ou une femme ou une « représentante des quartiers nords » mais une élue du peuple. C’est tout.
            C’est pas malin et les élus de droite se font fort d’enfoncer le clou... C’est de bonne « guerre », c’est facile... Et c’est lui qui a commencé !

            • Constant danslayreur 26 octobre 2013 13:40

              Même si vous savez pertinemment que dans l’oreille de certains en France, le mot « arabe » est connoté négativement, je vous accorde que les accusations de racisme à l’encontre de Menucci sont vides comme des tonneaux bruyants.

              En même temps ce qui continue à m’échapper, c’est qu’on parle beaucoup moins de l’accusation de racisme elle même, que Menucci lance par ironie interposée. ça semble pourtant très clair :

              « Ça sera bien la première fois que tu seras gentil avec une Arabe. »

              Et si c’est bien en ces termes que sa phrase se pose, alors l’accusation numéro 1 à son encontre est encore plus stupide, vu qu’il se placerait au contraire du côté des victimes de xénophobie. Du reste, sa phrase j’aurais très bien pu la prononcer et même sciemment forcer encore plus le trait, histoire de mettre dans l’ironie un minimum d’électrochoc genre ... gentil avec un sale négro, un muzz nazislamiste etc... alors que j’aurais envers ces mêmes mots/expression les pires à-priori. L’ironie c’est aussi ça, me gourrè-je ?


              • Nespole 26 octobre 2013 13:56

                Il s’adresse à quelqu’un qui a été membre des mouvements d’extrême droite avant de rejoindre Gaudin. C’est une répartie entre gens qui se connaissent bien !... je n’ai aucune sympathie pour Menucci, mais bon... la réaction de Gaudin dénonçant le racisme !!! Ce même Gaudin parlait « des hordes musulmanes déferlant sur la canebière » ! après un match de foot... On est à Marseille et tout le monde sait ici que ça prète pas à conséquence... Mais quand les médias nationaux en font leurs tartines, ça dégouline.


              • Pale Rider Pale Rider 26 octobre 2013 17:18

                @ Constant danslayreur, Nespole, wesson, et quelques autres :

                Merci pour vos messages qui sont constructifs.
                Je n’en dirai pas autant de cathy30, qui semble mal dans son assiette (au beur) ; quant à Rocla, il est nettement moins sympathique que le capitaine Haddock, même alcoolisé.

              • wesson wesson 26 octobre 2013 13:51

                bonjour l’auteur, 


                franchement à l’unisson avec votre article. On en fait des tonnes avec cette histoire qui est en réalité insignifiante et anodine. 

                Et surtout, comme pour Georges Frèche, on fait fi des personnalités individuelles, et de leurs manières de s’exprimer. 

                Pour quiconque connait un peu Menucci (aussi surnomé ménusse, ou ségolin), on sait qu’il commence ses discours avec un langage d’universitaire, et qu’il les termine avec un langage de poissonnier.

                Bref, pas de quoi à en faire tout ce fromage.

                • Yohan Yohan 26 octobre 2013 14:08

                  Ainsi, les Pol Pot de la doctrine des bons contre les méchants, humanistes VS nazis, interdisent et débaptisent à tout va, selon leur bon vouloir.

                  Ainsi, il est interdit de prononcer le mot « arabe » accolé à une personne qui en est d’ailleurs d’origine. En revanche, « face de citron », « face de craie » « sale sioniste »pour ne pas dire sale juif" sont parfaitement conformes à leur doctrine, et ne sont en rien assimilés à du racisme.

                  Cette même doctrine autorise que l’on traine les curés dans la boue en les taxant régulièrement de pédophiles congénitaux, mais dire que Mahomet ait pu l’être à son époque est contrevenant et taxé d’islamophobie.
                  Sont puissants ces gens là. A force, ils ont réussi à ce que Ménucchi s’excuse par avance de n’avoir rien fait de répréhensible

                  • Lolotte Lolotte 26 octobre 2013 14:21

                    @ A Yohan : On ne dit pas à quelqu’un qu’il est un sale sioniste parce qu’on ne veut pas dire sale juif, c’ est une grande erreur...

                    Je me suis souvent opposée à des sionistes, parfois de manière très virulente et mes interlocuteurs n’étaient pas tous juifs loin s’en faut...

                    Dénoncer le sionisme, et se battre contre lui, c’est s’opposer à la colonisation d’une terre et à l’oppression d’un peuple...pas s’en prendre à l’origine ethnique ou à l’appartenance religieuse de quelqu’un.

                    Cette phrase lui aura échappé à Menucci ? Je ne pense pas...cette bourde traduit un état d’esprit...ce n’est pas ce qui est dit, c’est surtout le contexte, et la manière dont c’est dit....


                  • Lolotte Lolotte 26 octobre 2013 14:22

                    Et puis si...ce qui est dit aussi d’ailleurs....


                  • COVADONGA722 COVADONGA722 26 octobre 2013 14:21

                    yep , ceux qui instrumentalise le mot arabe c’est l’ump hein ou plutot les gaudinesque hein sous espece umpiste mafieuse :Menucci qui liu est de la sous espece claniques ps à bien intégré que madame ghali est d’origine arabe elle l’assume et s’en sert d’ailleurs d’ou croyez vous que provienne son score massif dans les 14 et 15 e arrdt .Elle vas d’ailleurs le facturer son soutien « arabe » et elle c’est un alligator hein pas une blanche colombe !!!


                    • Henri Diacono alias Henri François 26 octobre 2013 14:40

                      A l’auteur, vous comme tant d’autres, simplifiez trop l’Histoire. Ne sont arabes que les habitants de la péninsule arabique. Tous les autres qu’on qualifie à tort et à travers d’arabes , souvent sous forme de dégoût ou d’insulte, ne sont que des « arabophones ». C’est à dire qu’ils parlent - à leur manière souvent - la langue arabe et qu’ils sont, pour la plupart, mais non la totalité, de religion musulmane née justement en Arabie..
                      Les Irakiens, les Syriens, le Perses, les Égyptiens, les Turcs et à fortiori les habitants du Maghreb (surtout les tunisiens, algériens et marocains) ne sont pas arabes mais berbères métissés de plusieurs autres peuples dont les arabes. Sachez enfin que l’Andalousie, summum de la période islamique, était le fait de chefs venus de Bagdad et Damas (la Mésopotamie) et de troupes composées en très grande partie de berbères de confession chrétienne ou juive.
                      Rachid Ahrab n’est pas un arabe. Et moi-même dont mes ancêtres ont planté depuis plus de trois cents ans leur tente en Tunisie, ne suis pas un arabe.


                      • cathy30 cathy30 26 octobre 2013 15:56

                        Arabe, celui qui parle l’arabe. Français, celui qui parle le français et pourtant chez nous il y a des bretons, des auvergnats etc


                      • Henri Diacono alias Henri François 26 octobre 2013 16:16

                        A Cathy, vous lisez mal, il est écrit qu’on n’est pas systématiquement arabe lorsqu’on parle la langue arabe. Celui qui parle l’arabe en Tunisie par exemple est arabophone (consultez svp le dictionnaire sur le sens de ce mot) mais berbère métissé, comme au Québec ne sont pas français tous ceux - et ils sont légions vous en conviendrez - qui parlent (à leur façon là aussi) le français.


                      • Mowgli 26 octobre 2013 21:25

                        Et la gomme arabique, hein ? La gomme arabique c’est pas bisou du tout parce que ça fait penser aux arabes à la gomme. De quoi se prendre un procès de SOS Racisme dans la gueule.

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