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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Main basse sur la République

Main basse sur la République

C’est un vieux serpent de mer qui refait régulièrement surface avant de disparaitre à nouveau, tout comme les

16 000 pièces du « mobilier national » envolées, et qui ne sont pas le fait d’un banal « monte en l’air ».

En effet, on sait que les ministres ont, entre autres privilèges, celui de pouvoir choisir des meubles, des pièces d’art, tableaux, tapisseries, pour leurs ministères mis à disposition par « le mobilier national  », mais cela concerne aussi l’Assemblée Nationale, le Sénat, l’Elysée, les ambassades

Le « Mobilier National » dispose ainsi de 200 000 pièces allant de tapisseries rares, vases précieux, tableaux, mobiliers anciens et très recherchés, et objets d’art divers…

Ces objets sont inaliénables et leur propriété imprescriptible.

Ils occupent une surface de 543 500 m2 dans des locaux ministériels loués pour 240 millions d’euros par an en Ile de France. lien

Lors de leur nomination, les ministres, ou élus, vont donc faire leur « marché » entre mobiliers et œuvres d’art, et la réglementation qui veut que chaque année, un état des lieux de ces objets prêtés soit fait, n’est manifestement jamais respectée. lien

Du coup, des collaborateurs sur le départ sont soupçonnés de garder quelques « pièces » en souvenir de leur séjour au ministère, puisque les ministères n’envoient quasi jamais leur rapport de l’état des prêts.

Ce n’est pas anodin.

Un vase d’Emile Gallé, Daum ou Lalique peut atteindre des sommets : suivant sa couleur, son état, sa rareté, jusqu’à 30 000 €, un simple fauteuil Louis XVI  : 3000 €, une tapisserie d’Aubusson peut valoir jusqu’à 5000 €, un vase Satsuma 3000 €, un vase Moustier du 18ème siècle 10 000 €….

Le lecteur curieux pourra découvrir la côte de toutes ces pièces rares et estimables dans le livre de Judith Miller « antiquités et objets de collection  » (éditions Gründ). lien

Dès 1993, le sénateur Albert Voilquin, dans une question écrite à l’attention du Premier Ministre s’interrogeait sur la disparition de meubles mis en dépôt par le mobilier national dans les diverses administrations nationales. lien

16 ans après, Claire Bommelaer, dans un article paru dans « le Figaro » relance l’affaire en février 2009 affirmant que « 10% du mobilier prêté aux ministères et aux ambassades est introuvables ».

Si, comme l’écrit la journaliste, « le ministère de l’intérieur enquête sur les œuvres manquantes », il ne semble pas que cette enquête aient été couronnée de succès, puisqu’encore aujourd’hui, on se demande où est passé par exemple l’horloge Boulle déposée au château de Maison Lafitte, le dessin de Dufy censé se trouver au Musée Cantini de Marseille, le Miro de l’ambassade de France à Washington ou l’huile de Zoran Music accrochée en principe sur un mur de Bercy. lien

Le FNAC (fond national d’art contemporain) qui achète les productions d’artistes vivants déplore que sur 27 000 recensées, 7000 sont introuvables et les Musées n’ont pas retrouvé trace de 4000 des 38 000 tableaux ou sculptures qu’ils ont prêtés. lien

Depuis 14 ans la commission de « récolement » (vérification et pointage à partir d’un inventaire) des dépôts d’œuvres d’art tente de recenser les 185 000 objets prêtés par l’état.

Cette commission crée en 1996, et mise en place en 1997 a été installée par décret (15 mai 2007) étendant son champ d’action à tous les ministères. lien

Jean Pierre Bady, président de la commission, selon un décompte précis qui vient d’être rendu public constate que 12% des 122 000 dépôts n’ont pas été retrouvés.

Il déclare : « Ce ne sont pas forcément des « Picasso » ou des commodes Louis XV, mais en tout cas, lorsqu’on demande aux responsables de localiser un bien, on ne le retrouve pas ».

On recherche ainsi en vain une tapisserie des Gobelins, estimée à 300 000 € qui devrait se trouver au ministère de l’Equipement, et qui manifestement n’y est plus.

De temps en temps, quelques uns refont surface et Jean Pierre Bady est très fier d’avoir retrouvé par exemple ces 3 tapis de la Savonnerie, décorant en principe la mission permanente des Nations Unies, à New York, et qui se trouvaient étrangement dans une galerie d’art parisienne, même si on peut s’étonner que les auteurs du larcin n’aient manifestement pas été inquiétés par la justice.

Quelques uns de ces objets ont des carrières originales, tel ce tableau de Dominiquin représentant « une vierge à l’enfant avec st François d’Assise  » que l’on pensait détruit lors de l’incendie du Musée de Toul, pendant la guerre, retrouvé chez un notable de la ville qui le tenait par héritage de son père…

Un autre tableau que l’on pensait détruit lors de l’incendie d’une cour d’appel a été retrouvé lors d’une vente aux enchères, le président de la cour d’appel de l’époque l’ayant emporté discrètement chez lui.

Le Palais Thott, à Copenhague, ambassade de France au Danemark s’enorgueillit de ses 2 commodes Louis XV, mais les apparences sont trompeuses, l’une d’elles n’est qu’une pale copie que le diplomate de l’époque avait fait réaliser par un habile ébéniste, et avait emporté l’original chez lui. lien

Plus récemment, des assiettes en porcelaine de Sèvres faisant partie de la collection de l’Elysée se sont retrouvées en vente sur eBay.

Il faut quand même savoir qu’un service en porcelaine de Sèvres peut se négocier à près de 100 000 €, une seule assiette peut valoir jusqu’à 1000 €.

La circulaire rédigée en 2004 par Jean Pierre Raffarin, alors premier ministre rappelant que « le mobilier national appartient à l’état et que chacun était tenu de fournir chaque année un état des objets disparus » ne semble pas avoir troublé grand monde.

Mais si Jean Pierre Bady est fier d’avoir retrouvé  900 pièces, dans le rapport qu’il a officiellement remis à la Ministre de la Culture, Christine Albanel en 2007, il signale que 17 000 œuvres restent toujours introuvables, détruites ou disparues, laissant apparaitre une situation loin d’être normalisée.

En 2009, Christine Albanel avait décidé de relancer l’enquête.

Elle a autorisé les enquêteurs à pousser leurs investigations à l’Assemblée Nationale et au Sénat, ce qui était impossible jusque là.

A ce jour, il ne semble pas que l’enquête ait porté beaucoup de fruits.

Jean-Louis Debré avait signalé en novembre 2004 la disparition de 39 pièces censées se trouver au Palais Bourbon sans plus de résultats.

La Mairie de Paris était dépositaire de 11 tapis et tapisseries de très grande valeur, mais elle n’a répondu à aucune des demandes de restitutions, et a refusé la moindre inspection.

Mais pour Jean Pierre Bady « il n’y a pas eu vol, mais tout simplement un malentendu : une peinture, un meuble ou un objet de plaisent pas au nouvel arrivant d’une institution, au moment d’un changement de pouvoir, il le cède alors à un collaborateur qui s’octroie des droits sur la chose, en ignorant souvent que les œuvres d’art de l’état sont inaliénables et leur propriété imprescriptible ». lien

Citons pour la bonne bouche les agissements nocturnes d’un magistrat d’Aix en Provence, déménageant des meubles du palais de justice, et pris la main dans le sac.

Lors de l’audience, il fit porter le chapeau à sa femme et à son fils, qui auraient confondu la « vieille bibliothèque » vouée à la casse, dont il avait obtenu la permission de récupération, avec d’autres mobiliers.

L’affaire a été classée sans suite.

Emmanuel Pierra et Jean Marie de Silguy évoquent cet épisode cocasse dans leur livre « enquête sur le pillage de nos musées  » (first editions-2008).

Alors bien sur, on s’émeut en haut lieu, et des colloques sont même organisés comme celui du Louvre, en 2007.

Francine Mariani-Ducray, directrice des Musées de France jusqu’en 2008, en lançait un, rappelant entre autres la circulaire du 13 mars 2007 rédigée par Renaud Donnedieu de Vabres stipulant « que des comptes soient régulièrement rendus sur la politique des prêts et dépôts consentis aux régions  ». lien

Jean Pierre Bady, qui prenait la parole dans ce colloque, déplorait que « sur 130 000 œuvres « visitées », le taux de perte moyen était de 15% » (soit 19 500 œuvres) annonçant la fin du recensement pour 2009.

La commission de récolement a publié son rapport sur 10 ans d’activité, et on peut en découvrir page 30 les « résultats négatifs ». lien

Le rapport de la cour des comptes 2009 n’a pu que constater la confusion entourant l’identification des meubles et objets d’art nationaux en dépôts dans les différentes résidences présidentielles, et fait état de l’ampleur des disparitions.

Pour l’Elysée par exemple elle écrit : « pour la Présidence, 67 objets dits remarquables n’ont plus été vus depuis des années allant de 1994 à 2002 » et elle conclut à « l’impossibilité d’engager une responsabilité pénale (…) faute de situer précisément les disparitions dans le temps et dans l’espace  ».

En 2010, la situation ne s’est pas arrangée, l’inventaire n’étant toujours pas fini, et comme l’écrit Bernard Hasquenoph dans un article paru dans « le Louvre pour tous » en juillet 2010 «  ou sont passés les meubles de l’Elysée ? » : « l’Elysée, à ce titre comme dans d’autres, ne se doit-il pas d’être exemplaire ?  » lien

Au moment où le gouvernement décide de faire payer à coup de taxes les plus pauvres d’entre nous, il ne lui serait pas inutile de balayer devant sa porte, et de rendre à l’Etat ce qui lui appartient, car comme dit mon vieil ami africain : « l’homme sage ne joue pas à saute-mouton avec un rhinocéros ».

L’image illustrant l’article provient de « miwim.fr »

Remerciement à Bernard Sala pour son aide précieuse : il a été l’un des premiers à dénoncer il y a plus de dix ans ce scandale.


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129 réactions à cet article    


  • JL JL 31 août 2011 10:11

    Merci pour ces infos, Olivier.

    On comprend mieux à qui profite le crime de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux !

    Moins de fonctionnaires, moins de contrôles : les loups sont entrés dans la République et font bombance !



    • NOUS SOMMES DIRIGES.....PAR LEHMAN BROTHER ...GOLDMAN SACHS ET LA SG ET BNP..ET G SARKOZY..MALAKOFF MEDERIC CAISSE DES DEPOTS...CN PREVOYANCE ET CNRACL.....caisse de retraite et de sécu.........surprise........des ELUS

      QUI MANIPULENT NOS DIRIGEANTS INCOMPETENTS


    • olivier cabanel olivier cabanel 31 août 2011 11:07

      JL
      j’imagine la trouille qu’ils doivent avoir si par hasard (il en faudrait beaucoup) Eva Jolly arrive au poste suprème,
      obligés de rendre des comptes, et se retrouver au trou, avant de rembourser jusqu’au dernier centime ce qui a été volé.
      en attendant, c’est le voleur d’orange qui est au trou.
       smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 31 août 2011 11:08

      touensemble
      qui manipulent ?
      à l’insu de leur plein gré, non ?!
       smiley


    • Fananas 31 août 2011 12:10

      j’imagine la trouille qu’ils doivent avoir si par hasard (il en faudrait beaucoup) Eva Jolly arrive au poste suprème,

      Je ne crois pas que les idées écolobobos soient majoritaires en France et de ce fait, je doute qu’elle soit élue au poste suprême.


    • olivier cabanel olivier cabanel 31 août 2011 17:58

      fanamachin
      les idées écolos on en reparle après l’élection d’eva
      d’accord ?


    • Fananas 31 août 2011 19:04

      Monsieur Tourterelle,

      L’écologie aura mes faveurs le jour où elle arrêtera de considérer la nature comme un sanctuaire inviolable. La véritable écologie est celle qui place l’homme au coeur de son environnement. Or, qu’avons-nous aujourd’hui ? Une planète surpeuplée que l’on vide de ses ressources ? Quelle est la solution ? Se disperser dans le cosmos pour ne plus avoir tous nos oeufs dans le même panier. Cela commence par implanter des colonies sur la planète la plus proche de nous : Mars. Que faisons-nous ? Rien, absolument rien pour développer les voyages dans l’espace et la technologie qui va avec. Au contraire, on s’enferme sur notre planète. Croyez-moi, nous vivons une période de décadence, un nouveau moyen-âge et, à part l’intervention d’une civilisation extraterrestre susceptible de nous sortir de notre torpeur, je ne vois pas ce qui pourrait nous sauver, en tout cas certainement pas les écolobobos.


    • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2011 08:11

      fanachose
      une derniere fois, merci de respecter mon nom,
      quand à votre pseudo que je change à ma guise, il faut vous en prendre à vous même
      depuis que l’on vous connait, vous avez du en changer au moins dix fois...
       smiley


    • Fananas 1er septembre 2011 08:20

      Monsieur Cabanel
      Chaque fois que vous ne respecterez pas mon pseudo qui est « Fananas », vous aurez droit à un nouveau nom. Je vous autorise à utiliser le diminutif « fana ».


    • chapoutier 31 août 2011 10:17

      bonjour, c’est très bien de nous remettre cela en mémoire, surtout par les temps qui courent
      main basse sur les biens de la république !
      cela donne un aperçu de la manière qu’ils ont de gérer la république
      pendant ce temps, ils viennent désigner à la vindicte populaire le chômeur qui perçoit trop d’allocation chômage.


      • olivier cabanel olivier cabanel 31 août 2011 11:08

        chapoutier
        pas mieux,
        je partage et remercie.
         smiley


      • Fergus Fergus 31 août 2011 10:20

        Bonjour, Olivier, et merci de rappeler ce scandale quasi permanent.

        Car il s’agit bel et bien d’un scandale, et nombre de nos hommes politiques de tous bords portent une responsabilité dans ce pillage organisé et jusque là toléré. Et pour cause : ceux qui auraient la possibilité de mettre enfin bon ordre à ce pillage sont également ceux qui s’accaparent les biens de l’Etat, et par conséquent notre patrimoine commun. Pour des peccadilles, comparées à certains détournements d’oeuvres d’art, il arrive que des élus soient condamnés. Mais là, pas question de poursuites alors que, contrairement à ce qui est affirmé ici et là, nombre d’inventaires existent, et qu’il serait relativement aisé d’obliger les coupables à restituer les objets volés (car il s’agit bien de vol) sous peine d’engager des poursuistes judiciaires. Hélas ! les cadres du Mobilier national sont des fonctionnaires (j’en ai connu un qui partageait son temps entre Paris (Les Gobelins) et Le Vigan) dont la carrière est directement dépendante de la docilité et de l’aptitude à mal lire les inventaires.

        Il faudra bien un jour que cela cesse. Et peut-être serait-il bon de mettre cette question, même si elle n’est pas prioritaire, au coeur des engagements de campagne pour 2012.

        Cordiales salutations.


        • olivier cabanel olivier cabanel 31 août 2011 11:11

          Fergus,
          je suis peut être un grand naïf, mais je reste convaincu qu’on trouvera facilement des fonctionnaires intègres afin de remplacer ceux qui pourraient connaitre la paille humide des cachots.
          va falloir agrandir les prisons très bientôt.
          merci de ton commentaire


        • Fergus Fergus 31 août 2011 12:05

          @ Olivier.

          Pas si simple. Les personnes chargées de livrer les oeuvres sont des sous-fifres qui ont peur de se faire virer de la fonction publique s’ils prétendent faire plier les ministres ou hauts-fonctionnaires qui abusent de leur poition. C’est regrettable, mais humain. Ce qu’il faudrait, c’est que quelques-uns des plus hauts responsables du Mobilier s’en mêlent et cessent de se voiler les yeux.


        • Fananas 31 août 2011 12:18

          va falloir agrandir les prisons très bientôt.

          Il ne me semble pas q’un pays se grandit en construisant des prisons plutôt que des écoles. L’avenir d’un pays se trouve dans sa capacité à offrir à ses enfants une bonne éducation. Construire de nouvelles prisons est le signe d’un échec. Et il existe toujours des alernatives à la prison oisive, une alternative à laquelle malheureusement, nous avons renoncé : le bagne et les travaux forcés. Il me semble que des politiciens corrompus et des jeunes dealers qui terrorisent leurs quartiers, dans les banlieues françaises, seraient tout aussi utiles à mettre en valeur la Guyane. Cela leur inculquerait le goût de l’effort et après trente ans de peine, la rédemption.


        • olivier cabanel olivier cabanel 31 août 2011 18:11

          fana
          pour une fois, quelque chose d’intelligent,
          merci, c’est tellement rare
          vous connaissez la phrase, chaque école qui se ferme ouvre une prison
          vous êtes pile poil dedans
           smiley


        • Fananas 31 août 2011 18:56

          Il m’arrive parfois d’avoir des fulgurances.


        • Gabriel Gabriel 31 août 2011 10:21

          Bonjour Olivier, comme cela est si bien dit : « il n’y a pas eu vol, mais tout simplement un malentendu » Les mafiosi qui nous gouvernent ont dépecé la bête France dans sa presque totalité au bénéfice des amis du Fouquet’s. Concernant les œuvres d’arts, ils ne vont pas se gêner, dans ce domaine ils sont les champions du malentendu. L’histoire nous dira ce qu’il en était. Le problème avec l’histoire c’est que l’on y est toujours jugé par coutumace et les voyous coulent des jours heureux produis par la misère qu’ils ont généré…


          • olivier cabanel olivier cabanel 31 août 2011 11:24

            Gabriel
            oui, j’ai aussi beaucoup apprécié l’usage du mot « malentendu »
            ça me fait penser a un vieux film de Polanski, le bal des pompiers
            on y voit durant le bal, un magnifique plateau avec des cadeaux destinés a etre distribués à une tombola, hélas, le responsable de la tombola s’aperçoit qu’une bonne partie a été volée,
            et sa prestation est justement sur le theme du « malentendu »
            il prend le micro, et déclare que des personnes pensant avoir gagné des lots, les ont pris alors que la tombola n’a pas été tirée...
            il s’agit surement d’un malentendu, dit-il
            alors pour arranger le tout, il annonce que les lumières vont etre éteintes afin que les personnes remettent sur le stand ce qu’ils ont pris par « erreur »
            lorsque la lumière se rallume, tout a disparu.
             smiley


          • mike gallantsay 4 septembre 2011 15:19

            Olivier,
            Bravo pour cet article qui montre bien le degré de crapulerie impudente atteint par la classe politique. C’est atterrant.
            Une petite erreur dans votre commentaire :
            « ça me fait penser a un vieux film de Polanski, le bal des pompiers »
            Le film s’appelle « Au feu les pompiers » et il n’est pas de Polanski mais de Milos Forman.
            Je l’avais vu à Prague au printemps 68.
            Souvenirs souvenirs...


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 31 août 2011 10:23

            Slu Olivier, toujours fidèle au poste,

            j’aime beaucoup le ton de l’article de Vincent Noce dans tes liens : " Au ministère de l’Education 45 % des meubles ou tableaux ont disparu de ses bureaux. En 2007, 27 tableaux. La Défense, la Justice, ne font pas mieux. A Matignon, 342 œuvres souvent de grande valeur. » Ils n’arrivent pas à éclaircir ces affaires parce que « Les fonctionnaires traînent des pieds » Même la justice

            comme le dit JL au dessus, moins de contrôle, plus de loups dans la bergerie « selon que vous soyez puissants ou misérables les juges vous feront innocents ou coupable... !.

            Franchement, je n’ose pas imaginer si notre juge nationale emporte les prochaines élections, d’un coup les riches voleurs vont déguerpir au paradis fiscal. La veille, il faut leur envoyer dans leur boite aux lettre un cachet avec la mention suivante » fuyez, tout est découvert " http://books.google.fr/books?id=1Xm1sQI2bKUC&pg=PA223&lpg=PA223&dq=fuyez+tout+est+d%C3%A9couvert&source=bl&ots=TpQj4jHU6O&sig=pStshlwkJgBcpUh0J6wkXEtIzcQ&hl=fr&ei=6u5dTpvOGc334QTu56Qs&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3&ved=0CCgQ6AEwAg

            dis j’ai voté pour toi, à toi...

            bon choix monsieur...


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 31 août 2011 10:35

              Le propriétaire du navire qui a coulé avec les passagers alors que leurs oeuvres d’art étaient déjà à New York était le milliardaire J.P. Morgan, le même qui dépèce aujourd’hui les cadavres vivants des travailleurs mondiaux... !


            • olivier cabanel olivier cabanel 31 août 2011 11:27

              Lisa,
              la personne qui m’a guidé dans mon article m’a raconté qu’a la suite de ses dénonciations, il a subi des pressions, et a meme été accusé devant un tribunal pour « diffamation »
              il a heureusement gagné, mais il n’a pas arreté d’avoir des problèmes.


            • Fergus Fergus 31 août 2011 10:25

              Si l’inventaire général n’existe pas encore, il, existe bel et bien les documents - très détaillés - de livraison et de reprise des meubles et oeuvres d’art transitant entre les dépôts du Mobilier national et les palais de la République. On sait par conséquent à peu près qui a détourné quoi, et pour quelle valeur ! 


              • olivier cabanel olivier cabanel 31 août 2011 11:29

                Fergus,
                c’est très intéressant ce que tu nous apprends !
                j’aimerais beaucoup savoir la valeur financière de tout ce qui a été « pris par erreur »
                 smiley
                tu penses que c’est possible de le connaitre ?


              • Fergus Fergus 31 août 2011 12:09

                @ Olivier.

                Pas évident, car si quelques rares employés du Mobilier confirment ces détournements (sous le sceau de l’anonymat), aucun ne dispose des moyens d’évaluer le préjudice. Pour cela, il faudrait pouvoir faire des investigations en croisant les fichiers existants à un niveau difficilement existant. A un niveau où prévaut l’omerta.


              • Fergus Fergus 31 août 2011 15:43

                Erratum : niveau difficilement accessible et non existant. Toute mes excuses pour ce loupé.


              • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2011 08:12

                Fergus
                pas grave,
                à+


              • eric 31 août 2011 10:26

                Article intéressant, même si il met l’accent sur une partie émergée de l’iceberg d’un grande irresponsabilité individuelle et collective au sein de notre Etat, et sur une grande absence de transparence dans gestion de l’argent et du patrimoine public, largement partagées toutes tendances politiques confondues.
                A noter cependant, comme montré dans les liens, que c’est à partir de Chirac, en 95 que l’on commence à s’intéresser à la question, et que visiblement, le processus s’accélère depuis Sarko.
                Bons exemple d’une gestion publique qui vise en général à plus de rigueur et de transparence....


                • olivier cabanel olivier cabanel 31 août 2011 11:31

                  eric
                  oui, l’addition commence à etre lourde,
                  entre les jet privé de l’un, les cigares de l’autre, les fetes fastueuses aux frais du citoyen, et maintenant les détournements d’objets d’art, il n’y a peut etre pas les moyens d’éponger les 1700 milliards de dettes, mais ça devrait pouvoir aider si on demandait aux voleurs de rembourser.
                   smiley


                • devphil30 devphil30 31 août 2011 10:31

                  Et dire que des employés sont licenciées pour avoir pris de la nourriture périmés dans les poubelles extérieures de leur grande surface.

                  Une honte ....

                  Combien coûte un repas avec des assiettes à mille euro pièces.

                  C’est quoi c’est résurgence royaliste dans une république , vendons tous ces biens servant uniquement au prestige des ministres et remboursons la dette.

                  Conservons les plus belles pièces pour les musées , mais est-ce que la culture des Français intéresse ce gouvernement ? Non surement pas.

                  Merci Olivier pour cet article 

                  Philippe





                  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 31 août 2011 10:42

                     @ Philippe,

                    « vendons tous ces biens servant uniquement au prestige des ministres et remboursons la dette. » Oui, mes amis, vendons l’Elysée, les musées et tous les hôtels particuliers des aministrations ministérielles plus le palais de la Marine place de la Concorde.. et vendons les aux banques pour rembourser notre dette... !


                  • olivier cabanel olivier cabanel 31 août 2011 11:32

                    devphil
                    très bonne idée !
                    on vend tout, on rembourse la dette, et s’il manque un peu, on met à contributions ceux qui « par erreur » ont fait main basse sur ces objets d’art.
                    merci.
                     smiley


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 31 août 2011 13:37

                    D’un certain point de vue, bien des politiques sont déjà vendus, alors les meubles aussi peut-être à l’heure qu’il est...

                    @Olivier,autre sujet passionnant confirmant peut-être le pourquoi du comment : http://www.priceminister.com/offer/buy/1150837/Jumel-Sylvie-La-Sorcellerie-Au-Coeur-De-La-Republique-Livre.html#info .


                  • POUR EN SAVOIR PLUS FAITES DES RECHERCHES SUR LES CLUBS POLITUES

                    hippocrate (santé...médiator)) promethee...ceres ...domus...etnée..oikonomia...hemès..

                    nos nombreux députés et sénateurs se font"subventionner.PAR CES CLUBS...

                    .d
                    ET QUAND CA VA MAL (mediator) le sénat efface leurs noms dU BUREAU...DE CES ASSOS 


                  • il DOIT ETRE TRES FACILE DE LES RETROUVER CHEZ LES ELUS NATIONAUX....leurs familles ou leurs bons amis.

                    16000 PIECES DU MOBILIER NATIONAL= 16000 JOURS (A REPARTIR ENTRE CES CORROMPUS..)..A PASSER AU BAGNE DE CAYENNE...AVEC LES CONSEILLERS DE L’ ELYSEE...LES INTERMEDIAIRES MARCHANDS D’ ARMES OU LES PORTEURS DE VALISES OU DE TAMBOURS....DE BILLETS AFRICAINS...
                    LES AVOCATS OU BANQUIERS D AFFAIRES ET LES HOMMES POLITIQUES DANS LES « AFFAIRES »...
                    IL FAUDRA AGRANDIR LE BAGNE...a la taille de la corruption....en France...


                  • olivier cabanel olivier cabanel 31 août 2011 11:34

                    orion
                    merci d’avoir rappelé cette phrase de Coluche que j’avais totalement oublié
                    (le comptage des doigts)
                    elle illustre bien la situation.
                    il va être temps de donner un grand coup de balais républicain
                     smiley


                  • Ariane Walter Ariane Walter 31 août 2011 11:17

                    Nous sommes en quelle année ?
                    Ah ! Oui !
                    1788 !!!

                    Et tout s’accumule, s’accumule . il y a autant de révélations sur le banditisme des Etats, à tous les niveaux, que de flocons de neige sur l’Himalaya !

                    A quand l’avalanche ?

                    Et Bonjour à tous les amis d’Olivier, toujours présents, qui pensent que marteler des vérités finira par faire tomber Jéricho !
                    Et grosses bises à Olivier !
                    (pour te remercier ,je t’envoie un tapisserie d’Aubusson, qu’un ami qui travaille dans un ministère m’a donnée et qui ne va pas avec mon mobilier !)

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