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Peur et soumission politique

La peur est peut-être, parfois et dans certains cas, le « commencement de la sagesse », mais dans son usage politique, elle contribue à asservir.

Dans un livre récent, Histoire d’une idée politique (Fear : History of a Political Idea), le politologue américain, Corey Robin, entreprend une analyse très particulière de son pays, qui, présenté souvent comme modèle de libéralisme politique, est devenu à ses yeux un système de répression, où la peur, comme sous le maccarthysme, est devenue instrumentalisée aux dépens de certaines libertés individuelles, en stérilisant le débat politique. Son analyse veut s’appliquer à l’ensemble des démocraties où la peur est utilisée comme un moyen au service d’une politique répressive.

"La peur est, dit l’auteur, un instrument au service d’une élite au pouvoir ou d’insurgés en marche, instrument créé et façonné par des responsables (ou des activistes) qui espèrent en tirer un bénéfice politique, soit parce qu’elle peut les aider à atteindre un objectif politique déterminé, soit parce qu’elle reflète ou donne du poids à leurs croyances morales ou politiques, quand ce n’est pas pour ces deux raisons réunies."

Selon Martin Scheinin, rapporteur spécial de l’ONU contre le terrorisme : "... Il est clair que de nombreux gouvernements utilisent le concept de terrorisme pour soutenir des intérêts politiques par la voie de la stigmatisation de leurs opposants, et ce phénomène prend bien des formes. L’une d’elles consiste à tirer profit d’actes de terrorisme isolés ou individuels en les attribuant à des groupes, des organisations, des mouvements politiques, des groupes ethniques, alors catalogués comme terroristes sans le moindre fondement. Dans d’autres cas, un gouvernement tente tout simplement de neutraliser ses opposants en les traitant de terroristes sans qu’ils ne se soient jamais livrés à un acte de terrorisme... Les États peuvent s’impliquer dans des actes de terrorisme ou se livrer en coulisses au terrorisme en recrutant ou en finançant des groupes terroristes qui réalisent des attaques terroristes..."

On reconnaîtra derrière ces propos des allusions claires à des pratiques d’Etat, telles que l’utilisation de groupes extrémistes dans l’Italie des années 70, l’usage qu’a fait la CIA de certains groupes islamistes, à usage externe (Afghanistan)... Créer la peur, l’utiliser, l’amplifier, afin d’en tirer un bénéfice politique et/ou économique est une vieille pratique dont on trouve déjà des exemples dans l’Antiquité. Par exemple, Marcus Licinus Grassus, en 70 avant JC, profita de la révolte des esclaves menée par Spartacus pour pouvoir provoquer la terreur dans le cœur de Rome, dont Spartacus avait déjà battu la garnison lors d’une bataille. Il profita de cette action pour se faire déclarer prêteur puis consul et devenir, sous le Triumvirat, un des fossoyeurs de la République romaine, au profit d’un césarisme puissant, de plus en plus divinisé. On connaît aussi, plus proches de nous, les méthodes que les nazis ont pratiquées pour engendrer une peur sociale utile au régime : "Ils ont arrangé des affrontements, allumé des feux, causé autant de problèmes qu’ils le pouvaient, pendant qu’Hitler faisait des discours promettant qu’il pouvait arrêter la vague de terrorisme et de criminalité si on lui accordait des pouvoirs uniques. Ensuite, le Reichstag (le parlement allemand à Berlin) fut brûlé dans une attaque terroriste planifiée." Aux Etats-Unis, on se souvient de l’affaire du Maine, celle de Pearl Harbour ou celle de l’USS Maddox, dans le déclenchement de la guerre du Vietnam sous Johnson.

Machiavel avait bien vu l’importance politique de la gestion de la peur. "Maintenir les hommes dans la peur, c’est les maintenir sous un grand pouvoir. Le pouvoir suprême ici-bas est le pouvoir politique. Il n’est donc pas étonnant que les techniciens du pouvoir aient cherché à justifier l’usage de la peur. Une pratique machiavélique de la politique n’a aucun mal à justifier la valeur et l’emploi de la peur. Machiavel enseigne que le prince doit être craint, mais cependant ne pas être haï. S’il est haï, il retourne le peuple contre lui, s’il est seulement craint, il maintient son autorité et son pouvoir. Aussi est-il de ce point de vue de bonne politique de maintenir la peur, sans pour autant qu’elle se transforme en haine. Un peuple maintenu dans la peur reste « tranquille ». Il n’ose plus s’opposer au pouvoir. Un peuple qui se met à haïr son souverain cherchera à le renverser et il suivra ceux qui le conduiront à la révolte. Tous les tyrans que l’humanité a pu engendrer le savaient. Il existe une habileté calculée, rusée, "machiavélique" à manipuler l’insécurité et utiliser la peur pour assurer la légitimité du pouvoir. Machiavel dans Le Prince, n’en fait pas cependant un système, pour lui c’est surtout une question d’opportunisme politique, de tactique. Il est en tout préférable d’user de la loi".

Un autre auteur américain, Jonathan Simon, enseignant à Berkeley, analyse dans Governing through Crime l’usage politique de la peur engendrée par l’instrumentalisation de la délinquance interne. "La ’guerre contre le crime’ est devenue un thème consensuel sur la scène publique américaine depuis une quarantaine d’années. Mais elle répond moins à une demande sociale spontanée qu’à une construction idéologique et politique conjointe des démocrates et des républicains". Selon lui, "la législation encourage systématiquement la vengeance et la haine ritualisée plutôt que la prévention de la criminalité et la réduction de la peur. Les juges sont plus que chez nous sous l’influence des passions publiques. ’La politique sécuritaire est forcément plus idéologique, plus centrée sur la peur et l’émotion, et fait plus appel à l’imaginaire.’ L’auteur cite le cas de la Californie, où aujourd’hui, ’le réseau des prisons est un mammouth qui consomme bien plus de ressources que l’enseignement supérieur et qui domine de loin les dépenses publiques (plus précisément la part du budget dont l’État dispose librement). Malgré ces dépenses, les prisons californiennes, bâties pour n’être rien de plus que des hangars humains, sont devenues des lieux insalubres et surpeuplés dans lesquels des prisonniers meurent chaque semaine de maladies habituellement sans gravité, mais qui ne sont pas traitées’".

Son livre présente, selon S.Body-Gendrot, "une société américaine cimentée par le ’gouvernement par la peur’ ". Le crime est un thème unificateur, et tous les groupes sociaux reconnaissent leurs peurs propres dans le discours sur les menaces qui planent sur les personnes et les biens. En même temps, le choix de l’entre soi, de s’enfermer soi-même et de laisser les autres dehors, produit la croissante fragmentation de la société américaine. Les formes de protection sont autant de ségrégations, et font que chaque sphère produit ses propres normes, ses codes, ses règles, ses symboles, ses histoires, comme c’est le cas pour les résidences fermées, les gangs ou les entreprises. Si l’on suit cette opinion, ce n’est plus le crime qui sépare les insiders des outsiders. Fermer hermétiquement les frontières, aggraver les peines de prison ne fonctionne pas. Les meurtres se multiplient dans des zones interdites ? Tant pis. Ce qu’il faut réprimer, c’est le passage des frontières, l’intrusion dans une sphère à laquelle on n’appartient pas. On peut aussi faire allusion à ces nouvelles cités fermées et surveillées, où de plus en plus de retraités aisés surtout choisissent de terminer leurs jours, loin des menaces internes qu’ils fantasment plus qu’ils ne connaissent, des citadelles de fin de vie en quelque sorte, de tristes Fort Chabrol où la présence d’enfants, trop bruyants, n’est même plus acceptée.

Le 11-Septembre a réveillé des peurs latentes et en a suscité de nouvelles. Selon Serge Rouleau, du Québec libre, "... Les événements tragiques du 11-Septembre 2001 ont fourni aux politiciens du monde entier une occasion inespérée d’assurer la pérennité du mode de gouvernance par la peur. Pour s’assurer que le message serait bien compris par le monde entier, George W. Bush qualifia le geste des terroristes d’’acte de guerre’. Le terrorisme est une source inépuisable de dangers potentiels. Les actes terroristes sont spectaculaires et créent un fort sentiment d’insécurité dans les populations. La plupart des gens sont convaincus que les gouvernements sont les seuls organismes susceptibles de protéger les populations et de prévenir les actes terroristes. Depuis 2001, la guerre au terrorisme est devenue le véhicule privilégié pour maintenir les populations en état de soumission.
Les politiciens ont toujours su que la peur est le meilleur moyen de convaincre les populations réticentes à accorder leur soutien inconditionnel au gouvernement. Que ce soit pour détourner l’attention de la population, pour justifier plus de taxes ou pour faire accepter une législation impopulaire, les politiciens peuvent toujours compter sur un événement dramatique réel ou annoncé."

On a vu avec quelle facilité la loi Patriot Act a été votée en octobre 2001, pratiquement sans discussion. "Pas du tout à un paradoxe près, le gouvernement américain avait choisi ’liberté immuable’ comme nom de code pour son opération en Afghanistan, la réponse du berger à la bergère après le 11-Septembre. Or, les premières victimes de l’onde de choc du 11-Septembre ont justement été les libertés individuelles." Noami Wolf a analysé la peur qui ronge la société américaine et qui empêche parfois les plus courageux et les plus lucides de s’exprimer et de se manifester publiquement. Une chape de plomb pèse sur les esprits et les médias, même si les revers en Irak commencent à libérer davantage la parole. Ce développement de la peur donne aussi lieu à une industrie de plus en plus florissante.

Chez nous, le mythe de l’insécurité se porte bien et le fantasme des "classes dangereuses", qui fleurissait au XIXe siècle, tend à reprendre de la vigueur, sous une autre forme, notamment celle des banlieues présumées en quasi-état de guerre civile... La crise et la montée des inégalités aidant, avec son cortège de chômage, de précarité, de régression salariale, de remise en question du droit du travail, les peurs sont exacerbées et détournées de leurs causes pour constituer des moyens de pression psychologique qui échappent à la conscience claire des individus. L’insécurité, souvent confondue avec diverses formes d’incivilité, est montée en épingle. La peur, ou plutôt l’angoisse sociale diffuse et entretenue, est devenue un moyen de gestion courante des affaires humaines, pour favoriser la résignation (there is no alternative), endiguer les mécontentements... La précarité, dont personne ne se sent plus tout à fait exclu, engendre une peur latente du lendemain, qui ne favorise pas l’ouverture d’esprit, la compréhension des problèmes du présent, la disponibilité à l’action revendicatrice et militante. La volonté tend à être neutralisée. Les individus sont prédisposés au repli sur la sphère privée et y sont incités par des distractions diverses et une consommation qui fait oublier... Le sentiment de peur diffuse infantilise.


Un homme qui n’a pas peur est libre... trop libre, incontrôlable.

------Le sage a dit : « Ne crains personne. Ne te crains pas toi-même ».



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93 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 25 mars 2008 10:23

    "Le 11-Septembre a réveillé des peurs latentes et en a suscité de nouvelles. Selon Serge Rouleau, du Québec libre, "... Les événements tragiques du 11-Septembre 2001 ont fourni aux politiciens du monde entier une occasion inespérée d’assurer la pérennité du mode de gouvernance par la peur. "

    Nous ne pourvons pas souscrire à votre discours qui instrumentalise des intellectuels américains pour nous vendre votre discours qui généralement est repris par les adorateurs des théories du compôt

    et encore moins quand vous rajoutez "la guerre au terrorisme est devenue le véhicule privilégié pour maintenir les populations en état de soumission."

    Sans parler de votre théorie anti-économie en écrivant

    "La peur, ou plutôt l’angoisse sociale diffuse et entretenue, est devenue un moyen de gestion courante des affaires humaines, pour favoriser la résignation (there is no alternative), endiguer les mécontentements

    Bref un vulgaire article digne de figurer dans une publication de LUTTE OUVRIERE ou ROUGE


      • ZEN ZEN 25 mars 2008 10:27

        @ Lerma

        Apprenez à lire avant de dégainer ,comme d’habitude...

        Lisez donc Corey Robin et Jonathan Simon , des Américains...trotskistes !


      • Alpo47 Alpo47 25 mars 2008 11:38

        Excellent article. Vous avez fort bien décortiqué l’usage, que font nos politiques de la peur.

        J’ajoute à votre analyse qu’il y a quantité d’autres peurs utilisées par les politiques : La peur du chomage, de l’épidémie, de l’agression, du pédophile pour nos enfants, de manquer, d’être à la rue, marginalisé, de celui qui est différent, de l’étranger ... etc...

        En fait, toutes ces discours sont manipulateurs de par leurs généralisations. A partir d’un cas, d’un fait de société, on fait une généralité. Le message est : "Attention, ça peut vous arriver aussi". Le résultat ? Méfiance vis à vis des autres, repli sur soi, absence de communication entre les gens, de reconnaissance de l’autre, le voisin de palier, le collègue de travail ...

        Tout bénéfice pour des gouvernements qui veulent d’abord garder le pouvoir, pour amener à une société plus sécuritaire.

        Mais regardons autour de nous... N’est elle pas déjà en train de s’installer ?


        • tvargentine.com lerma 25 mars 2008 10:39

          Décidement,pour exclure tout débat vous avez des phrases apprisent aux temps de votre "formation" chez les libertaires

          "Apprenez à lire avant de dégainer ,comme d’habitude" déclarez vous !

          Oui,mais nous ne lisons pas l’histoire comme vous ,voila,c’est simple et cela s’appelle la démocratie

          Savoir respecter le débat démocratique et laissez les insultes en dehors de tout débat d’idées

          Quand à vos références ,vous reprenez des phases ici et là ,sortis de leur contexte pour en faire un article bien orienté politiquement

           


          • Nobody knows me Nobody knows me 25 mars 2008 14:07

            Lerma est la musique d’ascenseur d’Agoravox, si permanente et insignifiante qu’on ne l’entend même plus.

            Mais qui agace tout de même quand l’ascenseur est coincé et qu’on se l’est tapée (la musique hein !!) des dizaines de fois en boucle...

             smiley


          • Le péripate Le péripate 25 mars 2008 10:42

            Excellent ouvrage que ce livre de Corbin, que j’ai déjà eu l’occasion de citer sur les fils d’Agora. La peur est très certainement le levier majeur capable de transformer la démocratie limitée par la loi en démocratie illimitée, en démocratie totalitaire.


            • Vilain petit canard Vilain petit canard 25 mars 2008 10:47

              Si on regarde l’histoire de l’humanité en prenant un peu de recul, on constate que les deux moteurs de cette histoire sont principalement l’avidité, la peur et l’agression du voisin. La sexualité ajoute un peu de piment à la soupe.

              Pour répartir un peu plus précisément les tâches : les plus avides prennent le pouvoir, ils font peur aux autres, et les poussent à l’agression de ceux qui ont la maîtrise de ce qu’ils désirent, en en suscitant la peur. Et ils profitent de leur temps libre pour se livrer à leurs appétits sexuels.

              Rien de nouveau sous le soleil....


              • Vilain petit canard Vilain petit canard 25 mars 2008 10:51

                ...pardon, "les trois moteurs"...


              • Bretzel man 25 mars 2008 13:06

                Ce n’est rien, vous avez, un peu comme tout le monde, inventé vos idées tout en ecrivant.

                Et à l’avenir, vous ne les remmeterez plus jamais en cause -> certitudes

                Et les defendrez bec et ongles (vous êtes un canard ?) quitte à être de mauvaise foi.


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 25 mars 2008 10:55

                Belle fresque des peurs planétaires, bon billet Zen, instructif et documenté.

                Je me permets une digression. Avec la peur du terrorisme, les pouvoirs policiers gagnent des parts du marché politiques, avec les peurs sanitaires, ce sont d’autres profit en jeu.

                La devise du 21ème siècle, des flics et du bio !


                • Emmanuel W 25 mars 2008 15:34

                  Et plein de maïs mon810 dans la soupe de Bernard.


                • Jason Jason 25 mars 2008 11:03

                  Bonjour Zen,

                  Merci pour cet article très éclairant (comme toujours). Connaissant un peu la situation, il ne me reste qu’à compléter mes lectures par les liens que vous fournissez.

                  Une question de taille subsiste : que faire ? Une des fâcheuses tendances de nos soi-disant démocraties (mot valise qui se vide peu à peu de sens) est que l’on peut dire tout ce qu’on veut à condition qu’on ne change rien...

                  Quant à la moralisation de la politique, qu’importe pour ceux qui ont le pouvoir s’il n’existe aucun mécanisme pour les destituer. Et ce malgré le cas spectaculaire de Nixon.

                  Cordialement


                  • JL JL 25 mars 2008 11:04

                    Excellent article. Hier soir, il y avait la fin des histoires de "James Cook" sur Arte. Dans cette histoire on est ébahis de voir comment les indigènes 100 fois plus nombreux que l’équipage de Cook se plient à son autorité.

                    Dans ses "Contes des mers du sud", Jack London raconte comment un vieil ivrogne britanniques, seul blanc sur un île du pacifique, faisait la pluie et le beau temps, terrorisant même le roi et ses guerriers. Lui demandant d’où il tenait ce pouvoir, Jack London apprend de lui que les indigènes savent que s’ils touchent à un seul cheveu de blanc, les autorités britanniques enverront une frégate pour raser l’île et massacrer la population.

                    Pour ma contribution à ce débat, j’ajouterai que la peur du chômage est le plus puissant moyen utilisé en France pour faire baisser les salaires de ce peuple frondeur.


                    • chris chris 25 mars 2008 11:09

                      Si mettre un nom sur une réalité oppressante faite de violences en tous genres signifie exploiter la peur, alors effectivement vous avez une façon très subjective de lire l’histoire.

                      Quant à l’exemple à propos de Spartacus, il est assez risible. Spartacus mettait en péril l’équilibre socio-économique de la Rome antique, pour une raison bien simple c’est qu’un nombre toujours plus grand d’esclaves le rejoignaient.

                      Or, il ne s’était pas contenté de regrouper d’anciens esclaves mais il avait aussi commencé à structurer une armée organisée, qui avait, comme vous le rappelez mis en pièces plusieurs contingents romains. 

                      La menace pour Rome et son empire était ainsi réelle et double : menace à la fois économique et militaire. 

                      Licinus Grassus n’a été qu’un opportuniste bien inspiré qui a su utiliser les peurs des citoyens romains pour prendre les devants mais il n’a en aucun cas créé une psychose autour de Spartacus. 


                      • ZEN ZEN 25 mars 2008 11:45

                        @ chris

                        "Licinus Grassus n’a été qu’un opportuniste bien inspiré qui a su utiliser les peurs des citoyens romains..."

                        C’est bien ce que je dis, non ? PLace aux historiens de métier d’affiner mes propos..

                        Vision subjective de l’histoire ? Peut-être, mais il faudrait apprendre à distinguer danger réel (parfois construit de toutes pièces) et utilisation, traitement, médiatisation et parfois amplification du danger réel...à des fins non recommendables. Je donne d’autres exemples que celui de Spartacus .


                      • Bretzel - Non coformiste 25 mars 2008 14:15

                        Crassus, et non "Grassus".


                      • MagicBuster 25 mars 2008 11:22

                        J’ai beaucoup aimé cet article, étonnant qu’il n’y ait pas plus de commentaires.

                        Les politiques ont en main la manette de la peur au travers des média ; mais ils n’ont pas la manette pour rassurer les gens. J’espère seulement que la peur (qu’il entretienne), entrainera leur perte.


                        • Ceri Ceri 25 mars 2008 11:37

                          bon article,

                           

                          effectivement ce n’est pas pour rien que toutes les dictatures et tous les régimes autoritaires ont eu besoin de créer un ennemi intérieur en + des vilains barabares à l’étranger.

                          C’est cette stigmatisation rampante des "anarcho autonomes", ou des faucheurs d’OGM, voire même des étudiants qui, dès qu’ils manifestent, se font taxer d’anarchistes, qui est pour moi le plus inquiétant, quand on la met en parallèle avec le flicage généralisé de la population.

                          Est-ce que vous savez qu’aujourd’hui ; les flics peuvent prélever notre ADN même si on n’est QUE suspect, pour à peu près tous les crimes et délits sauf les délits financiers et l’alcool au volant ?

                          Que les fichiers de police se multiplient et se recoupent, avec environ 30% d’erreurs ? Ca va servir à quoi tout ça ?

                          Je suis inquiète de voir que certaines catégories de la population passent presque pour anti patriotes (rmistes, immigrés, grévistes, gauchistes, bientot les écolos ?), et de voir que la surveillance et la répression de ces populations se généralise. On va bientot faire peur aux gens en disant que ces groupes nuisent à la société, ou en profitent, qu’ils sont finalement cet "ennemi intérieur" contre lequel il faudra encore + de mesures d’exception ?

                          Ca fait parano, mais pour moi le décor est déjà planté.


                          • Bretzel man 25 mars 2008 11:44

                            Etre rebelle aujourd’hui ce n’est pas être de gauche...

                            Y-a-t-il plus reactionnaire que ce sgens qui se revendiquent d’uhn mouvement qui a eu lieu il y a 40 ans, voir plus quand ils se réfèrent au 39h....

                            Etre moderne aujourd’hui, c’est considérer que le grand enjeu va être de rendre morale une modialisation inévitable. En instituant des règles internationales. Tout le blabla marxiste est aujourd’hui totalement périmé.


                          • Ceri Ceri 25 mars 2008 11:54

                            moi ej trouve que c’est votre discours sur la mondialisation qui est périmé. Aujourd’hui on ne peut que constater les dégats, et il faudrait persévérer, et mondialiser davantage ?

                             

                            Bientot, on n’aura même plus à se déplacer dans les bureaux de vote "ON" pensera pour nous, pauvres peuples versatiles...


                          • Bretzel man 25 mars 2008 13:02

                            Ou avez-vous vu que je demandais plus de mondialisation, si ce n’est par reflexe conditionné.

                            Je ne suis pas content que ce soit un chinois exploité qui fabrique les jouets de nos enfants. Ce que je dis, c’est que nous devrions imposer à la Chine, des taxes pour tout produit fabriqué dans telle ou telles conditions.

                            Essayez de faire un effort pour considérer que dès que l’on ne pense pas comme vous, c’est que l’on est un monstre.

                            La mondialisation, sauf n’est pas un choix politique que l’on peut changer, c’est un fait qui découle d’une multitude de causes.

                            Prenez l’exemple de la musqiue. Internet rend impossible la vente traditionnelle de produits culturels. Votre discours, appliqué à la musique par exemple, serait celui-ci :

                            "Il faut empêcher les réseaux de communiquer entre eux".

                            Et bien moi, je dis :

                            "Il faut faire en sorte de trouver un système qui garantisse aux auteurs de pourvoir vivre de leur travail".

                            Vous voyez la différence. Il ne s’agit pas de donner aux riches. Il s’agit de moraliser l’économie par des règles et des lois à l’echelle planétaire.

                            Sinon, tout discour est vain. La France n’a pas vocation à vivre en autarcie, ou à s’inspirer de la, Corée du Nord.

                            C’st votre discours qui est, excusez moi, ringard.


                          • Ceri Ceri 25 mars 2008 13:14

                            mais vous revez complètement quand vous dites qu’on peut aménager cette mondialisation.

                             

                            Qui l’aménage dpuis la première guerre mondiale ? Ce ne sont certainement pas les citoyens, à qui on demande de voter nationalement une fois de temps en temps.

                             

                            Qui pèse sur les politiques nationales et internationales ? Pour quels intérets ?

                             

                            La mondialisation est un fait aujourd’hui, mais est-on réellement condamnés à continuer dans cette voie-là ?

                             


                          • Bretzel man 25 mars 2008 13:40

                            La mondialisation n’a pas commencé concrètement avant l’essort d’Internet. Ce qui compte c’est le changement de mentalités. De plus en plus d’entrepreneurs concoivent la vente autrement que à travers un seul pays.

                            Le phénomène date, selon moi, de 1990.


                          • Ceri Ceri 25 mars 2008 13:50

                            la preuve que vous ne comprenez rien à ce qu’est la mondialisation


                          • Bretzel - Non coformiste 25 mars 2008 14:16

                            Sans doute. Mais heureusement je vous ais rencontré et j’ai compris maintenant comment les solutions d’il y a 40 ans vont régler nos problèmes.

                            Merci.


                          • Philou017 Philou017 26 mars 2008 02:09

                            @BretzelMan

                            Il faudrait arrêter de parler des solutions d’il y quarante ans, et celles modernes. Cela ne veut rien dire.

                            Les bonnes solutions,ce n’est pas seulement celles qui marchent, mais celles qui satisfont d’autres criteres que celui du commerce.

                            "Il s’agit de moraliser l’économie par des règles et des lois à l’echelle planétaire."

                            Avant de moraliser, il faudrait se demander quels sont les buts d’un systeme économique. Actuellement, le systeme n’est pas moralisable, car il est immoral en lui-même, cad orienté dans la seule course au profit, et à l’enrichissement des plus riches.

                            Ce n’est pas avec des à-priori comme les votres que l’on va avancer.

                            Un systeme économique doit avant tout être fait en fonctions des intérêts que l’on compte servir, et également des possibilités et limites, notamment morales, des gens qui y participent. Sinon, tout appel à une moralisation est voué à l’échec.


                          • Bretzel man 25 mars 2008 11:41

                            "Avec des hommes petits, on ne peut pas faire de grandes choses"

                            C’est un choix de société que nous avons fait au lendemain de la seconde guerre mondiale. LA population a été désarmé, dans les faits (interdiction de détenir une arme), dans les esprits (il est mal de se défendre).

                            Un individu qui délègue à 100% sa défense à l’état, se dépouille par la même occasion de son courage. La fin du service militaire va dans le même sens.

                            Le francais, connu autrefois pour son intelligence et son courage, est aujourd’hui caractérisé par sa lacheté, et son refus permanent de tout changement d’habitude.

                            Il n’y a pas besoin d’être très malin pour deviner ce qui va arriver à un peuple qui cultive en outre la honte de son passé.

                            Tout ceci n’est pas nouveau et s’est déjà produit dans le passé. Le déclin d’un pays ne s’inverse jamais. Celui-cin peut connaitre des defaites, tant qu’il ne remet pas en cause son histoire. La France s’est relevé de Waterloo, et de deux guerres mondiales. Mais elle ne survivra pas à 40 ans de socialisme.


                            • Nobody knows me Nobody knows me 25 mars 2008 14:52

                              C’est un choix de société que nous avons fait au lendemain de la seconde guerre mondiale. LA population a été désarmé, dans les faits (interdiction de détenir une arme), dans les esprits (il est mal de se défendre).

                              Qu’on est cons, on aurait pu atteindre des milliers de morts par armes à feu, comme aux USA, et on est passés à côté... Pfff trop dommage !!

                               smiley


                            • Mango Mango 25 mars 2008 20:12

                              Ben, moi, c’est des gens comme Bretzel Man qui me font peur...

                              Surtout que l’on sait que le bretzel est une arme ! Mais si, rappelez -vous : Djôrdge Deubbelïou manqua d’y succomber...

                              Bretzel, vous avez foiré sur ce coup-là... Combien de vies de quart-mondistes américains enrôlés et de civils iraquiens épargnées si une seule de vos petites miettes s’était accrochée ?

                              Ah, ces "va-t-en-guerre !"... Des mots, toujours des mots...


                            • Forest Ent Forest Ent 25 mars 2008 11:57

                              Il me semble que c’est ce que "notre fondateur" M de Rosnay dit depuis longtemps avec son "marketing de la peur", rubrique dans laquelle il me semble que cet article pourrait être classé.


                              • Dégueuloir Dégueuloir 25 mars 2008 12:05

                                n’ayez-pas peur !!.....regardez cette vidéo....

                                 

                                http://www.reopen911.info/11-septembre/le-courage-de-la-tv-italienne/


                                  • Bretzel man 25 mars 2008 13:04

                                    Merci de ne pas polluer ce fil avec le 9/11.

                                    Merci


                                  • Bretzel man 25 mars 2008 13:09

                                    J’ajouterais que sur la page en question , il est dis que le 9//11 était un génocide....

                                    sic.


                                  • Nobody knows me Nobody knows me 25 mars 2008 14:12

                                    Merci de ne pas polluer ce fil avec le 9/11.

                                    Certains s’en occupent déjà très bien...


                                  • Mango Mango 25 mars 2008 20:13

                                    Alors arrêtez de laisser des miettes partout, le bretzel !


                                  • ZEN ZEN 25 mars 2008 13:00

                                    Affichage à la une :24 réactions

                                    En réalité  : 9 réactions

                                    Est-ce mon ordi qui flanche ?..


                                    • foufouille foufouille 25 mars 2008 13:04

                                      la "peur" est une manipulation des masses qui engendre soumission et mendicite

                                      quand on est pauvre et qu’on resiste voici ce qui arrive

                                      http://www.mesopinions.com/Une-expulsion-pour-Noel—petition-petitions-f139f0655b5ada903b0fd273db43aaba.html

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