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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Pieter Botha, le Groot Krokodil de l’apartheid

Pieter Botha, le Groot Krokodil de l’apartheid

« Il n’a jamais été l’un de mes amis. En fait, j’étais sa bête noire quand j’étais au Parlement. Il était très irritable et avait mauvais caractère. Il n’était pas terriblement intelligent (…). Il avait simplement suffisamment de bon sens pour réaliser qu’un changement était devenu indispensable car la résistance noire gagnait en puissance et l’opposition de la communauté internationale était de plus en plus forte. » (Helen Suzman, qui fut députée du Parti progressiste, anti-apartheid, de 1953 à 1989).



Le Sud-africain Pieter Willem Botha est né il y a exactement 100 ans, le 12 janvier 1916. Dernier dirigeant de l’apartheid en Afrique du Sud, il faisait partie des "autocrates de droite" au même titre que Pinochet et Franco, ce qui n’ôtait rien à l’existence des "autocrates de gauche", comme Pol Pot, et plein d’autres…

À la différence de ses homologues dictateurs, Pieter Botha n’avait pas vraiment un problème de démocratie. Il était arrivé au pouvoir "démocratiquement", en tout cas, dans un processus démocratique, même s’il était, par nature du régime, étriqué, et il a dû aussi le quitter en raison du jeu démocratique (interne à son parti). Son problème était tout autre, au point de subir des sanctions internationales de la presque totalité des États du monde, y compris ceux qui, a priori, étaient ses alliés naturels.

Pourquoi ? Parce que non seulement il a maintenu le régime d’apartheid qui a pour réalité la ségrégation des êtres humains selon la couleur de leur peau (critère particulièrement insignifiant face à d’autres critères de différenciation entre humains, comme, par exemple, le mérite !), mais il a poussé au maximum la répression contre ceux qui s’y opposaient au péril de leur vie. Le point culminant a été la mise en état d’urgence du pays en 1985, un état d’urgence dénoncé par toutes les nations. Quand j’écris cela, j’ai un petit frisson qui passe en pensant que la France est encore sous état d’urgence (depuis le 14 novembre 2015). Certes pour une autre raison.

Très curieusement, lorsque Pieter Botha s’est éteint le 31 octobre 2006 (même année que Pinochet), à l’âge de 90 ans, il a reçu des hommages de la part des anciens militants de l’ANC, de ses successeurs à la tête de l’État, parce qu’il avait quand même fait quelques réformes de l’apartheid. Elles se résumaient certes à mieux prendre en considération les populations métisses et indiennes, notamment par l’institution de trois chambres législatives et par la possibilité de mariages mixtes, mais cela pour mieux discriminer les populations à peau noire.

Nelson Mandela préféra garder le positif : « Alors que pour beaucoup, M. Botha restera un symbole de l’apartheid, nous nous souviendrons aussi de lui pour les démarches qu’il a entreprises afin d’ouvrir la voix vers l’accord final négocié pacifiquement dans notre pays. » (1er novembre 2006). Son successeur Thabo Mbeki rendit aussi cet hommage : « Quand il a réalisé la futilité de lutter contre ce qui était inévitable, il prit conscience, à sa façon, que les Sud-africains n’avaient pas d’autre choix que de se rapprocher les uns des autres. ». Tandis que Jacob Zuma, qui n’avait pas encore été élu Président : « Pieter Botha était Président à une époque où le pays était en conflit et en sang. Mais quand il fut convaincu de la nécessité du changement, il en a fait prendre conscience son parti et ses fidèles avec son discours "S’adapter ou mourir" (…). Ce fut aussi Pieter Botha qui envoya le premier émissaire (…) rencontrer des membres de l’ANC afin de discuter de la possibilité de négociations. ».

Autre son de cloche provenant du COSATU, le syndicat anti-apartheid créé le 1er décembre 1985 : « Ses mains portaient les traces de sang des centaines de personnes qui ont été assassinées dans la lutte pour la libération sous sa Présidence. L’écrasante majorité des Sud-africains et du reste du monde ne se souviendra de P. W. Botha qu’avec haine et dégoût. » (Patrick Craven, porte-parole). Porte-parole du parti au pouvoir au Zimbabwe qui a accueilli beaucoup de dirigeants de l’ANC en exil, William Nhara résuma ainsi le parcours de Pieter Botha : « C’était un dirigeant boer partisan de la ligne dure qui a vu la lumière trop tard. ».


Le Parti national victorieux en 1948

Dès l’âge de 18 ans, Pieter Botha s’est investi dans l’aile dure du Parti national après scission, selon les mêmes convictions que sa mère. Au Cap, pendant la Seconde Guerre mondiale, il refusa néanmoins les positions nazies d’une organisation qu’il avait intégrée (l’Ossewabrandwag) et qu’il quitta, considérant que le nazisme s’opposait au nationalisme chrétien dont il se revendiquait (un peu à l’instar de Franco dans une certaine mesure, à la différence que ce dernier était catholique). Pour lui, la ségrégation ethnique était le meilleur moyen de protéger les Afrikaners.

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Il se fit élire pour la première fois au Parlement aux élections du 26 mai 1948 (à 32 ans) qui a donné la victoire à son parti sur le Parti unifié du vieux Premier Ministre sortant Jan Smuts (78 ans) ; même si ce dernier avait obtenu la majorité des voix, il avait perdu en nombre de sièges, surreprésentés dans les zones rurales favorables aux nationalistes. Ce fut un bouleversement politique très important de l’Union d’Afrique du Sud car le Parti national avait fait campagne pour une politique de discrimination ethnique : l’apartheid a commencé la même année, mis en place par le nouveau gouvernement dirigé par le (vieux aussi) président du Parti national, Daniel Malan du 4 juin 1948 au 30 novembre 1954. Ce dernier n’était pas très impliqué sur la ségrégation et pensait surtout à aider les Afrikaners tombés dans la pauvreté. La politique intérieure était assez complexe en raison de nombreuses divisions au sein de la coalition gouvernementale.


L’apartheid et la répression

L’apartheid s’est mis en place dans la totale indifférence non seulement de la population anglophone et afrikaner de l’Afrique du Sud mais aussi de ses alliés américains et ouest-européens : la loi du 1er juillet 1949 a interdit les mariages mixtes et la loi d’immoralité du 1er mai 1950 a interdit les relations sexuelles mixtes. D’autres lois ont eu une importance cruciale dans la politique de ségrégation (qui existait déjà avant ces lois mais qui fut renforcée et encouragée par ces dispositifs législatifs) : la loi d’habitation séparée du 27 avril 1950, la loi de classification de la population du 22 juin 1950, la loi sur les commodités publiques distinctes du 5 octobre 1953, de nombreuses lois dans le domaines économiques, etc.

Renforcé par une nouvelle victoire aux élections du 15 avril 1953, Daniel Malan a honoré le Royaume-Uni en assistant au couronnement de la reine Élisabeth II, encore chef de l’État de l’Afrique du Sud (jusqu’au 31 mai 1961). Quittant les affaires publiques à 80 ans, Daniel Malan laissa la tête du gouvernement sud-africain à Johannes Strijdom pour seulement trois ans, en raison de sa mort soudaine le 24 août 1958. Johannes Strijdom a nommé des ministres radicaux favorables au grand apartheid, notamment Hendrik Verwoerd qui lui succéda comme Premier Ministre du 2 septembre 1958 jusqu’à sa mort, le 6 septembre 1966. "Ministre des affaires indigènes"de 1950 à 1958, ce fut lui qui mit en place l’apartheid ("grand architecte de l’apartheid") et qui a voulu mettre en œuvre la politique de "nations séparées" en réservant des bantoustans aux populations à peau noire (lois du 27 juin 1951 et du 17 juin 1959 qui furent définitivement abrogées le 31 décembre 2010). Hendrik Verwoerd durcit la répression contre les opposants à peau noire, a interdit l’ANC et le Congrès panafricain après le massacre de Sharpeville le 21 mars 1960 contre des manifestants non-violents. Arrêté le 5 août 1962, Nelson Mandela fut condamné à la prison à vie le 12 juin 1964.

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Pour protester contre le discours du Premier Ministre britannique Harold Macmillan le 3 février 1960 venu au Cap demander du changement (« winds of change »), Hendrik Verwoerd organisa un référendum d’autodétermination le 5 octobre 1960 approuvé par 52,3% des suffrages. La République d’Afrique du Sud fut proclamée le 31 mai 1961, mettant fin au South Africa Act adopté par le Parlement britannique le 20 septembre 1909 et mis en application le 31 mai 1910. L’Afrique du Sud a également quitté le Commonwealth (Verwoerd n’avait pas réussi à convaincre les autres membres du Commonwealth à rester membre en tant que république comme l’Inde, en raison de l’opposition de l’Inde, du Ghana et du Canada). Le Gouverneur général Charles Swart est devenu mécaniquement le premier Président d’État de la République d’Afrique du Sud. L’adhésion au Commonwealth fut restaurée en 1994.


Pieter Botha au gouvernement

Après sa victoire aux élections du 8 octobre 1961, Hendrik Verwoerd forma un nouveau gouvernement avec de nouveaux ministres, comme John Vorster à la Justice et Pieter Botha au poste "Ministre des Affaires métisses et du Développement communautaire" (également des Logements puis en 1964, des Travaux publics), tous les deux pendant presque cinq ans, jusqu’à la victoire électorale du 30 mars 1966. Dans le troisième gouvernement Verwoerd, désigné le 9 avril 1966, Pieter Botha fut nommé Ministre de la Défense tandis que John Vorster cumula la Justice et la Police.

L’assassinat d’Hendrik Verwoerd le 6 septembre 1966 entraîna la prise de pouvoir de John Vorster et de Pieter Botha. Vorster fut nommé Premier Ministre du 13 septembre 1966 au 2 octobre 1978 tandis que Pieter Botha resta à la Défense jusqu’au 7 octobre 1980, longue période pendant laquelle il démarra un programme d’armement nucléaire afin de rendre indépendante l’Afrique du Sud (qui dispose de l’arme nucléaire depuis 1979) et un programme de fabrication d’armes. En 1975, il engagea les troupes sud-africaines en Angola dans une entreprise très douteuse, appuyée par Gerald Ford mais réprouvée par son successeur à la Maison Blanche Jimmy Carter.

John Vorster assouplit les règles de l’apartheid mais a réprimé dans le sang les émeutes de Soweto du 16 juin 1976, tuant près de 700 personnes dont des enfants. Pour effacer cette très mauvaise image, il fit un tour international où il rencontra notamment en avril 1976 son homologue israélien Yitzhak Rabin. John Vorster gagna très largement les élections du 30 novembre 1977 mais cela n’a pas suffi pour asseoir son pouvoir.

Compromis dans un scandale politico-financier, John Vorster fut obligé de démissionner en septembre 1978. Face à Pik Botha (Ministre des Affaires étrangères du 1er avril 1977 au 27 avril 1994 et futur partisan de la fin de l’apartheid) et à Connie Mulder (de l’aile dure, autre ministre impliqué dans le scandale qui a dû démissionner du gouvernement le 7 novembre 1978), Pieter Botha s’est imposé de justesse comme nouveau président du Parti national, le parti auquel il avait sacrifié ses études, et donc comme Premier Ministre, en fonction du 9 octobre 1978 au 3 septembre 1984.

Quant à John Vorster, qui s’était fait élire le 26 septembre 1978 par 173 voix sur 204 votants au poste très honorifique de Président de l’État de la République d’Afrique du Sud qu’il assuma à partir du 10 octobre 1978 (son prédécesseur, Nicolaas Diederichs, est mort d’une crise cardiaque le 21 août 1978). John Vorster a dû toutefois démissionner dès le 4 juin 1979 à cause du même scandale.


Les années Botha (1978-1989)

Pendant plus de dix ans, Pieter Botha a régné sur l’Afrique du Sud d’une main de fer. Il a été élu Premier Ministre de l’Afrique du Sud du 9 octobre 1978 au 3 septembre 1984, et ensuite, après la nouvelle Constitution qu’il a fait adopter le 2 novembre 1983 par référendum par 66,3% des voix (promulguée le 22 septembre 1983), la fonction de Premier Ministre a été supprimée au profit du Président de l’État de la République devenu la clef de voûte des institutions : le régime est devenu en effet présidentiel. L’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution a eu lieu le 3 septembre 1984. Pieter Botha fut ainsi élu le 5 septembre 1984 et investi le 14 septembre 1984 Président de l’État de la République d’Afrique du Sud.

Le changement de Constitution a eu un autre objectif que la présidentialisation du régime. Il s’est aussi agi d’instituer un parlement tricaméral, c’est-à-dire à trois chambres, une pour la population à peau blanche, une pour les métis et une pour les indiens. L’idée était de trouver des soutiens de la part d’autres que la population à peau blanche. Aux élections du 29 juin 1981, les divisions internes au Parti national et les scandales ont réduit son influence électorale tout en conservant la majorité. Pieter Botha avait donc un besoin d’élargir sa base politique. Il est parvenu à garder la majorité aux élections du 6 mai 1987.

Dès 1979, Pieter Botha libéralisa les lois d’apartheid, en particulier dans le domaine minier (ce fut Frederik De Klerk le Ministre des Mines), ce qui entraîna une opposition très forte de la part des ultras de son parti. Il légalisa également les mariages interethniques et supprima la loi sur l’habitat séparé. L’ouverture politique ne donna pas les résultats escomptés en terme d’image à l’extérieur, en raison de l’autoritarisme de Pieter Botha et de ses grandes colères, le confinant à la caricature de l’Afrikaner imbu de sa personne et entêté.

À partir de 1984, il commença les premiers pourparlers secrets avec l’ANC pour trouver un accord politique (il rencontra même en secret, à son bureau présidentiel, Nelson Mandela le 5 juillet 1989) mais l’année 1985 fut ternie par les révoltes des populations à peau noire et de la répression policière qui a suivi. Le 21 juillet 1985, l’état d’urgence fut décrété (et dura plus de quatre ans) et les Nations Unies ont adopté de nouvelles sanctions internationales contre l’Afrique du Sud. Son gouvernement a tué plusieurs milliers de personnes et a arrêté plus de 30 000 personnes.

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Le 29 juillet 1985, quelques jours après avoir décrété l’état d’urgence, Pieter Botha aurait prononcé devant son gouvernement des propos particulièrement racistes (selon le journaliste David G. Mailu du "Sunday Times") : « Le fait que les Noirs ressemblent à des humains et agissent comme des humains ne les rend pas nécessairement des êtres humains sensibles. Les hérissons ne sont pas des porcs-épics et les lézards ne sont pas des crocodiles simplement parce qu’ils se ressemblent. Si Dieu voulait que nous soyons égaux aux Noirs, il nous aurait tous créé avec la même couleur et la même intelligence. (…) Il est par conséquent de notre forte conviction que le Noir est la matière première de l’homme blanc. (…) Nous avons de bonnes raisons de laisser tous les Mandela croupir en prison, et je pense que nous devons être félicités de les avoir maintenus en vie alors que nous avons eu entre les mains de quoi les achever. » (sous réserve qu’ils soient effectivement vrais, seulement attestés par quelques témoignages).

Après une crise cardiaque le 18 janvier 1989 à 73 ans, Pieter Botha fut amené à démissionner, d’abord de la présidence du Parti national, reprise par son Ministre de l’Éducation, de l’aile progressiste, Frederik De Klerk le 2 février 1989 (élu face à Barend du Plessis, Pik Botha et Chris Heunis), puis, finalement, après une longue crise interne, il démissionna de la Présidence de l’État en l’annonçant le 13 août 1989. Élu le 14 septembre 1989 et investi le 20 septembre 1989, Frederik De Klerk lui succéda du 15 août 1989 (intérim) au 10 mai 1994 (il gagna les élections anticipées du 6 septembre 1989) et engagea un mouvement profond de réformes qui a abouti à la fin de l’apartheid et de la ségrégation basée sur la couleur de la peau. Pieter Botha quitta le Parti national le 6 mai 1990.


Épilogue

Nelson Mandela, détenu pendant vingt-huit ans, fut libéré par Frederik De Klerk le 11 février 1990. Les lois d’apartheid furent abrogées le 30 juin 1991. 68,7% des électeurs à peau blanche ont approuvé les réformes constitutionnelles de Frederik De Klerk lors du référendum du 17 mars 1992. Les premières élections parlementaires réellement démocratiques où toute la population sud-africaine était invitée à participer ont eu lieu le 27 avril 1994 et Nelson Mandela fut élu Président de la nouvelle République d’Afrique du Sud le 9 mai 1994. Entre temps, il avait reçu, avec Frederik De Klerk, le Prix Nobel de la Paix 1993.

Nelson Mandela a montré un exceptionnel don pour pardonner et pour se réconcilier. Il a rencontré notamment Betsie Verwoerd (la veuve d’Hendrik Verwoerd, aussi extrémiste que son mari) en 1995 mais aussi Pieter Botha en novembre 1995.

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Pourtant, Pieter Botha s’était systématiquement opposé aux réformes de son successeur direct, regrettant la libération de Nelson Mandela et la fin de l’apartheid (il vota "non" au référendum du 17 mars 1992). Il refusa en 1997 de témoigner devant la Commission Vérité et Réconciliation présidée par Mgr Desmond Tutu (autre Prix Nobel de la Paix 1984), commission qui considéra en 1998 que Pieter Botha avait commis des violations des droits de l’Homme et était le responsable direct de deux attentats contre des organisations anti-apartheid, un à Johannesburg et un à Londres. En 2005, il refusa à la télévision de présenter ses excuses pour les crimes commis dans le cadre de l’apartheid. Il n’avait esquissé aucun regret jusqu’à la fin de sa vie.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (12 janvier 2016)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
L’Afrique du Sud.
L’Afrique du Sud de Nelson Mandela.
L’Afrique du Sud de Thabo Mbeki.
L’Afrique du Sud de Jacob Zuma.
Le Zimbabwe.

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2 réactions à cet article    


  • sls0 sls0 12 janvier 16:43

    Quand on pense que les premiers camps de concentration c’est les boers qui les ont testé comme résidents.

    Mauvaise chose sur le moment les camps, par la suite ça autorise ou justifie une conduite assez border line coté morale. L’histoire bégaye encore de nos jours.


    • Rincevent Rincevent 12 janvier 17:27

      Bonne piqure de rappel sur l’origine des camps de concentration. On ne doit pas être très nombreux à savoir que ce sont les anglais qui les ont inventé...

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