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Accueil du site > Actualités > Economie > Trois Français sur quatre pensent qu’ils auront une retraite (...)

Trois Français sur quatre pensent qu’ils auront une retraite insuffisante pour vivre correctement !

Source Ifop, à l’âge de la retraite, trois français sur quatre, très belle unanimité, pensent qu’ils auront une retraite qui ne sera as suffisante pour vivre correctement ; alors que l’âge légal pour prendre sa retraite est toujours à 60 ans, ils sont un peu moins nombreux, deux sur trois tout de même, à penser, qu’ils seront contraint de travailler jusqu’à 65 ans âge réglementaire et obligatoire pour la prendre ! 

En réalité ce sera bien pire que cela ! 

En effet, beaucoup, et pour diverses raisons, comme une entrée tardive dans la vie active, une période de chômage très prolongée, une rupture sociale ou sociétale…voire plusieurs de ces mêmes raisons cumulées, n’auront pas suffisamment de trimestrialités, pour obtenir le taux maximum de 50 % ; et dès que le nombre de trimestrialités baisse, le montant de la retraite diminue d’une façon drastique et faramineuse ! C’est ce qui fait qu’un nombre important de retraités se retrouveront avec une retraite en dessous des minima sociaux et même nettement en dessous ! Et, comme on serait en droit de le penser et de l’espérer, ce n’est pas le fait de travailler jusqu’à 65 ans, âge obligatoire de la retraite et non âge légal de la retraite, qui fera monter le montant de cette retraite !

De toute façon, bien que pour de clopinettes, encore faudra-il pouvoir travailler entre 55 et 65 ans car seulement 37.8 %, ceci en 2005, depuis le chiffre a sans aucun doute baissé, contre 45 % pou l’ensemble de l’Europe, travaille dans cette tranche d’âge ; tout ceci, non pas par propre choix, mais du fait d’une sorte de fatalisme économique systémique et managérial spécifiquement français ! Il faut dire que les seniors, très expérimentés, ayant du vécu, moins manipulables que de jeunes esprits, désireux, eux, de faire leurs preuves, et, non pas parce qu’ils sont des vieux cons ne sachant pas évolués ces seniors (ils ont largement prouvé le contraire pendant assez longtemps… même jusqu’à l’overdose) ; il y a que ces seniors sont des emmerdeurs patentés : des empêcheurs de tourner en cercles vicieux ! Il y a tout simplement, en définitive, qu’ils résistent à un management « purement de moyens », du moyen pour le moyen, absolument « innommable », et qu’ils sont « persona non grata » dans les entreprises : nous n’en voulons pas ! 

Un management innommable, et non nommé d’ailleurs, même pas écrit dans ses pratiques, surtout pas… car les écrits restent alors que les pratiques comme les paroles s’envolent, ceci, contrairement à celui qui opérait précédemment et qui relevait d’une littérature abondante car il y avait matière à cela : celle de la sociologie d’entreprise ! Il était tout simplement considéré qu’une entreprise, quelle qu’elle soit, était avant tout une communauté d’individus oeuvrant économiquement ensemble pour satisfaire spécifiquement un besoin de la société. De nos jours : qu’est-ce qu’une entreprise ? Une entité libérale ? Une « entité libérale libertaire »… libre de toute contrainte ; de toute contrainte de nature sociétale : politique, même économique et sociale ? Une entité qui se regarde financièrement le nombril ? De la même façon qu’il n’y a plus de théorie économique, que des pratiques systémiques, qui, quand elles ne se combattent pas, s’ignorent les unes les autres ; de la même façon il n’y a plus de théorie en management… que des pratiques qui s’ignorent les unes les autres, quand elles ne se combattent pas ! Comme des pratiques commerciales totalement déconnectées d’un cœur de métier, ou se fait la valeur ajoutée de l’entreprise, et auquel on ne donne pas les moyens de suivre… qu’on laissent se démerder avec les moyens du bord car la priorité est donné au commercial !

Il y a tout simplement, et comment pourrions nous faire, de ce fait, que les revenus de la retraite s’améliorent, car, et comme nous détenons le taux de chômage des jeunes le plus élevé d’Europe, nous détenons également le taux d’employabilité des seniors le plus bas d’Europe ; réellement le plus bas et même nettement le plus bas d’Europe, en ce qui concerne les seniors ! Un taux de 37.8 % entre 55 et 65 ans contre 45 % en Europe, ce qui veut dire, un taux d’employabilité encore plus bas, certainement au environ de 20 % à 25 %, entre 60 et 65 ans, âge obligatoire, de la retraite, et surtout période à laquelle il nous est demandé de continuer de cotiser afin d’améliorer notre niveau de prestation de retraite alors que bon nombre d’entre nous ne pourrons pas ! De qui se moque-t-on ? Où est la cohérence de nos lois et de nos règlements ?

Pour tenter d’obtenir des droits supplémentaires entre 60 et 65 ans, notamment un taux plus élevé leur permettant de vivre au dessus ou au niveau des minima sociaux, de nombreuses personnes se retrouverons devant les juridictions « compétentes » en matière de retraite, et qui sont celles de la Sécurité Sociale. Là, ils se heurteront aux experts, spécialiste d’une expertise close sur elle-même, ceux de la sécurité sociale, de la médecine générale ou de la médecine psychiatriques même pour des problème essentiellement psychologiques, sociétaux en fait ; des experts véritables « exécuteurs de basses oeuvres » de la S.S., empêchant tout dialogue contradictoire en matière de justice, et qui voudront absolument vous remettre au travail alors qu’on ne veut clairement pas de vous ! Des médecins généralistes ou autres psychiatres, des experts tout de même censés écouter… mais qui n’écoutent rien et vous donne le coup de grâce : attendez 65 ans ou accepter la proposition que l’on vous fait au taux inférieur à 50 % en sachant alors que vous perdrez toute chance d’obtenir à 65 ans le fameux taux de 50 %, même si vous ne cotisez pas pendant cette période comprise entre 60 et 65 ans ! 

Généralement, une Sécurité Sociale dont on ne peut que se féliciter tout le long de sa vie active, et qui devient là, dans le domaine du contentieux, dominé par une réglementation décidée par les politiques, par certaines politiques économiques vouées à réduire son activité pour en fait passé le plus possible au privé. Une « Institution », au plan contentieux, totalement bornée, qui n’a pas su évoluer avec son temps et qui raisonne toujours en terme de capacité de « travail », de « travail pur et dur », et non en termes d’employabilité comme il se devrait ! Une Sécurité Sociale qui est restée au travail « trepalium », origine latine du mot travail, qui désignait à l’époque de l’Empire romain, cette pièce de bois qui entravait les esclaves afin qu’ils ne s’échappent pas ! 

Pourquoi une telle situation sur l’employabilité des seniors en France ? Pourquoi un tel surréalisme, une telle antinomie, une telle contradiction entre l’esprit des règlements et la réalité économique et sociale des affiliés ? Visiblement, en France, l’expérience devient un sérieux « handicap » ! De toute façon, tant que nous continueront de ne faire que du capitalisme, exclusivement du capitalisme, au lieu de réellement faire de l’économie, rien ne s’arrangera, et les lendemains des retraités, comme celui des salariés d’ailleurs, seront de plus en plus déplorables… mêmes intenables !

A bon entendeur salut !


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38 réactions à cet article    


  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 25 janvier 2010 10:57

    Si votre observation est juste, vos conclusions ne le sont pas :

    Vous dites que toute cette gabegie de talents est due au libéralisme. Ce qui sous-entendrait que la France est le pays le plus libéral d’Europe ???

    Le croyez-vous vraiment, ou n’est-il pas plus juste d’en tirer les conclusions diamétralement opposées : C’est par manque de liberté que nous en sommes là ?


    • saint_sebastien saint_sebastien 25 janvier 2010 15:06

      sauf que libéralisme ne veut pas dire liberté , erreur classique de ceux qui croient en ces conneries ... ce sont les états qui créent des paradigmes économiques et des opportunités pas le laisser faire du marché. Sans états , pas de libéralisme , c’est vrai aux USA comme en UK comme en Chine.

      Une économie mixte sociale et capitaliste est le moins mauvais des systèmes , attendu que la différence entre les plus riches et les plus pauvres ne soit pas trop extrême.

    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 25 janvier 2010 15:49

      @ Saint Sebastien

      Etes-vous libéral ? Il ne semble pas à vous lire.

      Alors, de grâce, ne parlez pas pour eux.

      Trouver-moi UNE position égoïste, dans la philosophie libérale exprimée ici, ou encore par exemple... Est-ce que privilégier la liberté individuelle et le droit contre la soumission de chacun à un état, est-ce ça, pour vous d’être égoïste ?

      Pour moi, c’est défendre ses petits privilèges en étant « généreux » avec l’argent des autres, c’est vouloir imposer ma façon de penser aux autres, sans se soucier de leurs souhaits et de leurs besoins et au détriment de leur intérêts. C’est ça, pour moi, être égoïste. Et c’est donc le parfait contraire de la pensée libérale.


    • Ecométa Ecométa 26 janvier 2010 07:57

      @jesuisunhommelibre

      Assez généralement, sauf pour une personne emprisonnée, privée de se déplacer, la « Liberté » est une notion très relatives, complexe ; en société la liberté est forcément relative, conditionnelle et non inconditionnelle !

      Ne dit-on pas que la liberté des uns doit s’arrêter là où elle gène celle des autres : le libéralisme économique gène ma liberté personnelle : il m’impose ses contraintes systémiques !

      Le « libéralisme économique » est une théorie du XIX è siècle selon laquelle le système économique doit être considéré comme un système de nature essentiellement « physique » (science dure) fonctionnant en vertu de ses propres lois « naturelles » et, qui doivent être fondamentalement indépendantes de l’intervention de facteurs extérieurs, d’ordre social, institutionnel, politique, idéologique ; autrement dit : en dehors de toutes considérations simplement républicaines voire des principes mêmes de démocratie et d’humanité !

      Entre la liberté des personnes et la liberté d’un système, un libéralisme systémique… derrière lequel il est facile et plutôt lâche de se cacher, de faire ce que l’on veut, comme on veut, et quand on veux, ceci, pour ses seuls tenants et aboutissants, sans aucune impunité : je préfère la liberté des personnes !

      En fait, à part être privé de liberté, la seul et vraie liberté, c est celle du choix, celle des choix multiples, divers et variés qui s’offrent à vous, et non un choix imposé par un système inique, spécieux, fallacieux et prévaricateur ! Un système, le libéralisme économique, qui, par la démarche politique de certains, recherche à tout prix une légitimité démocratique en l’inscrivant dans le marbre d’une constitution républicaine et démocratique, quand il est tout : sauf républicain et démocratique !


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 26 janvier 2010 10:26

      @ Ecometa

      Vous êtes donc un vrai libéral, qui se trompe sur la signification de ce mot !

      Suivez les liens que j’ai mis dans mon message précédent, vous y lirez des définitions de ce qu’est le libéralisme pour les libéraux, et vous verrez que ce que vous déclarez est en adéquation avec ces textes.


    • Marc.M Marc.M 25 janvier 2010 11:45

       
      Donc il y a 1 français sur 4 qui croit encore au Père-Noel.
      Ne s’agirait-il pas des derniers naïfs fidèles à Sarkozy ???
       


      • Jean 25 janvier 2010 21:27

        A actias, j’ appartiens aux régimes spéciaux, et j’ adooooore Sarkozy !!!
        Que de conneries on peut lire ici !
        C’ est vrai qu’ avoir une retraite « normale » est devenu culpabilisant à vous lire... (quel penseur vous faites !) ; je vous signale également que le sort des autres m’ intéresse, ne vous en déplaise comment bien vivre dans une société d’ inégalités, votre propos est GRATUIT.


      • Romain Desbois 25 janvier 2010 23:39

        @Actias
        Cela fait plusieurs fois que je vous lis stigmatiser les cheminots, particulièrement pour les retraites.

        Savez -vous que à compétence égale les cheminots gagnent environ 25 à 40 % de moins que dans le privé ? C’est particulièrement vrai pour les cadres. LePDG de la SNCF gagne 120 000 euros par an (c’est bien suffisant). Pensez vous que dans le privé le PDG d’une aussi grande entreprise est aussi peu payé ? Gallois en passant de la SNCF à EADS a multiplié ses revenus par 12 !

        Avec la réforme Fillon, les cheminots ont perdus 22% de retraite si ils partent à l’âge prévu lors de leur embauche. Comment appelez vous cela quand on vous garantie une chose à l’embauche et que vingt ans plus tard l’on vous dit que ca ne tient plus ?

        En tant que chef de service mouvement hors classe (équivalent de maitrise) avec 26 ans de 3X8, incluant les dimanches et fêtes travaillés (3/5ème de l’année), je gagne autour de 2 100 euros net par mois (fluctuant à 50 euros en moins ou en plus). Ceci en incluant les primes de dimanches, de fériés et de nuit. Ne croyez pas que les dimanches et fériés, pas plus les nuits nous sont payés doubles !

        C’est un salaire correct, certes. Mais je me souviens des collègues entrés à la SNCF dans les années 70 qui me racontaient comment ils se faisaient vanner par leurs copains du privé. A l’époque seuls les gagne-petit entraient au chemin de fer.

        Et puis c’est oublier que les régimes spéciaux devaient devenir la norme quand en 48 l’état a décider de copier leur système ! Quelle ingratitude tout de même ! Qui a inventé ces système de solidarité si ce n’est les mineurs, les métallos et les cheminots !

        Certes la caisse de retraites des cheminots est déficitaire, comment en serait-il autrement ? En 70 ans la SNCF est passée de 460 000 cotisants à moins de 110 000 ! Combien de chômeurs en prime ? Chômeurs que le privé est obligé de prendre en charge ! Accessoirement, les gens du service public cotisent à la hauteur de 1% de leur salaire brut pour les caisses de chômage (auquel ils n’auront pas le droit si ils se font virés ou démissionnent [ 32 dans ma gare en 2009])

        Enfin croyez vous que ce sont les cheminots qui vous enlèvent la retraite de la bouche ? Pensez vous qu’en mettant tout le monde au niveau le plus bas, va donner plus de retraites au petits retraités ?

        Pour terminer sachez que tous les ans la caisse de prévoyance (sécu des cheminots) reverse des millions d’excédents tous les ans à la sécurité sociale. Pourtant c’est une caisse qui offre une couverture quasiment à 100% !

        Comme quoi le trou de la sécu est certainement pas là où l’on pense, c’est à dire dans sa supposée trop généreuse application.


      • zelectron zelectron 25 janvier 2010 13:02

        L’argent des retraites est-il passé dans les fonds de pension(s) spéculatifs (appelés aussi tonneaux des Danaïdes) ?


        • tmd 25 janvier 2010 13:31

          Non. L’argent des retraites en France a été redistribué et donc dépensé au fur et à mesure, c’est bien mieux !

          Je croyais naïvement ce que m’avait dit mes parents  : qu’il fallait économiser pour ses vieux jours. Mais j’oubliais qu’en France on fait tout mieux que les autres ...


        • JL JL 25 janvier 2010 15:26

          actias, les retraites par répartition ne sont pas une dette publique et vous êtes un âne si vous le croyez. C’est un principe de solidarité inter générationnelle, un principe que les prédateurs égoïstes voudraient mettre à bas pour des raisons obscures et inavouables.

          La solidarité intergénérationnelle expliquée aux nuls et aux non penseurs libéraux, ça veut dire que les actifs contribuent aux besoins de leurs ainés et des plus jeunes, comme leurs ainés se sont occupés d’eux par le passé quand ils étaient jeunes, et comme les plus jeunes s’occuperont d’eux dans le futur quand ils seront vieux.

          C’est clair comme ça ?!  smiley


        • JL JL 25 janvier 2010 18:14

          Savez pas lire, actias ? Ou bien z’êtes pas équipé pour penser ?


        • JL JL 25 janvier 2010 19:12

          « Qu’on paye des impots à l’Etat ou des cotisations à une caisse, quelle est la différence au final ? » (Actias)

          Mais c’est qu’il voudrait comprendre, le bougre !

          La différence ? Mais elle est énorme ! Avec les impôts l’Etat fait ce qu’il veut, même si ça ne vous convient pas. Avec les cotisations, la caisse crédite votre compte de points, et lorsque vous percevez votre retraite, vous percevez au prorata des points acquis ! Je peux en témoigner ! C’est tout bête, hein !  smiley


        • yoananda 25 janvier 2010 13:14

          Les cadres viennent de se faire voler leur retraite !
          http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-01-20/un-hold-up-d-etat/916/0/415420

          hallucinant !


          • Yohan Yohan 25 janvier 2010 18:50

            Cela fait un bail que l’Etat siphonne d’autorité et en loucedé les caisses du privé pour alimenter celles du public qui comme on le sait ne sont pas assez approvisionnées. Sauf que les fonctionnaires bénéficient d’un calcul de leur retraite bien plus favorable que les salariés du privé. Doublement escroqué donc. Hallucinant effectivement


          • tmd 25 janvier 2010 13:26

            « une Sécurité Sociale dont on ne peut que se féliciter tout le long de sa vie active »

            Parlez-en aux SMICards qui payent 285 euros chaque mois pour une assurance maladie qui rembourse au mieux 65 % des dépenses ...


            • BA 25 janvier 2010 16:20

              Mardi 19 janvier 2010 :

              Des nouvelles des retraites par capitalisation aux Etats-Unis : les fonds de pension US ont 400 milliards de dollars de déficit. 

              Bye, Bye Pensions, Goodbye !

              I recently attended a financial markets conference at which some pension funds managers as well as a former head of the Pension Benefit Guarantee Corporation (PBGC, the FDIC of the pension world) spoke. Private pensions are just over 80 % funded, meaning that the value of accumulated assets falls short of meeting promised pay-outs of defined benefit pension plans by about a fifth, amounting to a $ 400 billion shortfall.

              http://neweconomicperspectives.blogspot.com/2010/01/bye-bye-pensions-goodbye.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+EconomicPerspectivesFromKansasCity+%28Economic+Perspectives+from+Kansas+City%29

              Vous avez bien lu : 400 milliards de dollars de déficit !

              De plus en plus d’Américains sont contraints de travailler après 70 ans car ils ont perdu leurs retraites au moment de l’effondrement de la Bourse.

              Fonds de pension, piège à cons.


              • tmd 25 janvier 2010 22:25

                Tout est exact. Je précise même que ces fonds de pensions qui gèrent 2000 milliards de dollars des salariés américains, ont donc perdu 20 %, c’est à dire 400 milliards de cette somme.

                Cependant, ces sommes sont investies. Et donc, cette perte de 400 milliards est en fait une perte de la valeur des actions que détiennent ces fonds, sans perte du nombre des actions.

                Pendant ce temps, les fonds continuent à servir les pensionnaires. Car même si le taux de couverture est de 80 %, ce ne sont pas des retraites individuelles. Ce sont des fond de retraites mutualisés, qui lissent dans le temps. Et quand le marché va remonter, le couverture repassera au dessus de 100 % !

                Et pendant qu’on se moque de cette perte énorme perte, dont il reste encore 80 %, en France, on préfère continuer à dépenser TOUT l’argent des retraites au fur et à mesure, et même à emprunter pour payer les retraites ...


              • ddacoudre ddacoudre 25 janvier 2010 17:11

                bonjour économa

                le problème est la réduction de la richesse revenant à ceux qui la produisent au profit d’une externalisation de celle-ci pour produire des profits dans les pays à fort rapport de retour sur investissement qui entrent en compétition avec nos pays prospères qui représentent un surcout, dans la compétition et nous importons de ce seul fait leur pauvreté.

                notre technologie nous permet d’entrer plus tardivement dans la vie active, et d’en sortir plus tôt. la difficulté est que ceux qui détiennent la puissance économique ne veulent pas payer cela, puisque ceci est considéré comme une charge (sauf qu’en l’on construit son revenu avec).

                notre organisation capitaliste n’est plus adapté aux conséquences du Savoir dont il sait servi pour prospérer, la retrite n’est pas un problème mathématique , mais celui d’une évolution existentielle. sinon cela se solutionne en en faisant un organisme de création de monnaie par le déficit, comme une banque.

                le problème du maintient des savoirs et leurs diffusions est un autre problème qui n’impose pas de travailler jusqu’ a 70 ans.

                cordialement.


                • Ecométa Ecométa 26 janvier 2010 08:49

                  @ddacoudre

                  Bonjour,

                  Tout d’abord, je me méfie du terme de « richesse » en économie ; assez généralement, la richesse ne se partage pas : elle se garde jalousement ! Je pense que le meilleur système de répartition économique… c’est le travail justement rémunéré ; le problème c’est que tout le monde ne travaille pas car tout le monde, pour diverses raisons, ne peut pas travailler !

                  La logique économique, normalement basée sur l’échange… sur une « logique d’ensemble »… et non sur une logique particulière comme celle du « Kapitalisme » qui réduit l’économie au seul capital, à ses seuls tenants et aboutissants ; la logique économique est une logique absolument « FANTASTIQUE » ! En effet, dans un tel ensemble, toute dépense à un endroit est une recette ailleurs… c’est comptable… c’est mathématique : macroéconomique ! Mais c’est vrai que la micro économie, du chacun pour soi, cette économie épiphénoménologique, que cette micro économie a tuée la macro économie, l’économie de la logique d’ensemble : de la maison ! Une logique économique normalement fantastique qui est gâchée par la logique capitaliste du seul profit pour valoriser le seul capital !  A plusieurs reprise je l’ai déjà dit, je ne suis pas contre le « capital » qui est un moyen utile et nécessaire à l’économie, mais auquel l’économie ne peut pas être réduite ! Par contre je suis contre le « capitalisme » usage paroxysmique du capital, pure croyance des capitalistes, dogme, forcément réducteur comme tous les dogmes, qui réduit l’économie système combien complexe à un seul de ses moyens considéré à tort comme le plus important !

                  La protection sociale, dans son ensemble, qui n’est pas de l’assistanat, a un poids économique extrêmement important… au point qu’on peut même affirmer qu’actuellement elle empêche le pire ! Souvent le retraité est considéré, à tort, comme économiquement inactif ! Si on réduit l’économie à la seule production, à une seule spécialité, ce qui est tout de même restrictif, même intellectuellement crétin, le retraité ne travaillant pas : il n’est pas productif ; mais si on considère l’économie dans sa globalité, le retraité ayant des besoins à satisfaire, étant un consommateur.. par procuration, par destination… est aussi un producteur !

                  Pour moi l’économie n’est pas un système de création de richesse mais de satisfaction des besoins : de tous nos besoins, de touts les besoins : ceux individuels comme ceux collectifs !


                • ddacoudre ddacoudre 26 janvier 2010 10:00

                  bonjour économéta

                  nous sommes d’accord les science économique n’existent pas, et c’est la socialisation qui a construit l’économie. nous avons un peu inversé la machine par nécessiter de compter et se compter. pour autant ces comptes sont un moyen pas une fin. la retraite et l’aboutissement d’une socialisation, une victoire sur l’animalité.

                  http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=68784

                  cordialement.


                • iris 25 janvier 2010 18:27

                  c’est bien d’avoir + de productivité avec des machines mais il faut que cela profite aux hommes- à tous-et que ce soit un reel progrès-
                  avant les machines les profits ralisées par tous les collaborateurs allaient aux patronats-avec de longues lutte qui ont bien embétés les patrons, nos parents ont obtenus divers avantages sociaux et une partie de ces profits-
                  avec les machines, moins de grève et + de profits -les collaborateurs sont asservis et on leur donne juste de quoi survivre s’ils ne disent rien-et + il ya de concurence entre le personnel mieux c’est- c’est tout bon pour les salaires payés par les patrons-
                  car le profit est toujours le mème autrefois produit par les hommes et maintenant par les machines- .



                  • Marc Bruxman 25 janvier 2010 19:15

                    "Pourquoi une telle situation sur l’employabilité des seniors en France ? Pourquoi un tel surréalisme, une telle antinomie, une telle contradiction entre l’esprit des règlements et la réalité économique et sociale des affiliés ? Visiblement, en France, l’expérience devient un sérieux « handicap » !« 

                    Peut être parce qu’on ne peut pas virer un »vieux« proche de la retraite alors qu’il est prudent de s’en séparer avant. La loi censée protéger les seniors des licenciements est sur ce point d’une débilité sans nom. En réalité elle les enfonce.

                    Parce que les employeurs se disent (et c’est parfois vrai) que la motivation n’est plus la et que le monsieur veut juste attendre.

                    Parce que souvent la formation professionelle n’a pas suivie et que certains ne sont plus employables. Le monsieur qui ne maitrise pas les nouvelles technologies n’a aucune chance d’être employé sur un nouveau poste aujourd’hui.

                    On trouvera un récent exemple d’un senior de France Telecom »développeur d’application minitel" se plaignant d’avoir été placardisé. Or forcément si il en est resté au minitel et n’a pas évolué vers d’autres compétences il est très difficile à recaser...


                    • zergotine 25 janvier 2010 20:26

                      Evidemment si on baisse les bras comme ça, la retraite ce sera clopinettes et le reste avec !

                      Il faut se battre pour réclamer notre dû et plus encore ! Comment croyez-vous que les acquis sociaux de nos parents ont été gagnés ? 



                      • titi 25 janvier 2010 21:53

                        « Il faut se battre pour réclamer notre dû et plus encore ! Comment croyez-vous que les acquis sociaux de nos parents ont été gagnés ?  »
                        Quel est votre du ?
                        Les acquis sociaux de nos parents ont été financés par la dette. Et c’est nous qui les payons.

                        Pour ce qui est de l’« acquis social retraite », je vous rappelle que le régime par répartition est une invention du gouvernement de M.Philippe Pétain : les caisses de retraite par capitalisation ayant été pillées par l’occupant, il a fallut trouver une solution de rechange pour contenter malgré tout les francais.

                        A un moment donné il faudra bien que quelqu’un constate la faillite et la liquidation du système.


                      • JL JL 25 janvier 2010 21:56

                        titi, c’est n’importe quoi là ! Et tellement ridicule !


                      • titi 25 janvier 2010 22:11

                        Qu’est ce qui est ridicule ?

                        Affirmer que nous vivons à crédit sur le dos des générations futur ?
                        C’est pourtant la vérité. La CSG et CRDS comportent une composante « vieillesse ».
                        Celà acte de la faillite totale du système.
                        - D’une part car c’est une dette sur le long terme : ce ne sont plus les actifs à l’instant t qui financent les retraités au même instant, mais les actifs du futur qui financent les retraites actuelles et passées.
                        - D’autre part celà est une négation complète de la répartition : il ne s’agit pas d’une solidarité intergénérationnelle entre actifs puisque la CSG/RDS ne porte pas uniquement sur les revenus d’activités mais également sur les revenus mobiliers et immobiliers, y compris si ceux si sont perçus par les personnes plus agées.


                      • titi 25 janvier 2010 22:14

                        Et pour ce qui est de l’acte de naissance de la retraite par répartition c’est le 14 mars 1941...
                        Le CNR n’y est pour rien, contrairement à ce qui se dit ça et là...


                      • Croa Croa 25 janvier 2010 23:44

                        à TiTi :« Les acquis sociaux de nos parents ont été financés par la dette. » FAUX !

                        Tout (ou presque) a été financé en temps réel jusqu’à Maastrich. Qu’il s’agisse de finances publiques ou de cotisations sociales. Aucun endettement donc !

                        Essentiellement parce que l’état Français était maitre de sa monnaie.


                      • titi 26 janvier 2010 00:14

                        Vous n’êtes pas sérieux.

                        La dette est un artifice pour ne pas regarder le trou en face.
                        La planche à billets est un artifice pour le cacher.
                        Mais le constat est le même : le trou de la CNAV existe. Et ce bien avant 1992 et donc bien avant mastricht. Le fond de solidarité vieillesse, alimenté par la CSG a été créé en 1990... 2 ans avant mastricht.

                        La planche à billet c’est aussi aussi faire payer aux générations futures qui devront vivre avec de la monnaie de singe.

                        D’autant plus que la France a vécu de 1981 à 1986 selon les principes que vous préconisez, à savoir le soutient à la croissance par la fabrication de monnaie de singe. Celà a été une catastrophe.


                      • JL JL 26 janvier 2010 08:05

                        Le financement des dépenses de fonctionnement, et le paiement des retraite c’est du fonctionnement, par l’emprunt, autrement dit la dette, est un double crime : d’une part un crime par le fait qu’effectivement cela endette les générations futures qui ne seront pas exonérées de leurs obligation actuelle pour autant, d’autre part un crime par le fait que par conséquent c’est mortifère pour le principe des retraites par répartition.

                        Mais l’homme néolibéral est convaincu qu’il s’est créé tout seul, tel Robinson sur son île. Cette idéologie psychotique est encouragée par le néolibéralisme comme la poule soigne son oeuf parce que cela permet de perenniser les inégalités.

                        Dany-Robert Dufour écrit : « Le capitalisme produit de la schizophrénie » (« L’art de réduire les têtes » un essai sous-titré : ‘’Sur la nouvelle servitude de l’homme libéré à l’ère du capitalisme total ‘ »)

                        Extrait de le 4è de couv. : « Après l’enfer du nazisme et la terreur du communisme, il est possible qu’une nouvelle catastrophe se profile à l’horizon. Cette fois c’est le néo-libéralisme qui veut fabriquer à son tour un » homme nouveau« ... Déchu de sa faculté de jugement, poussé à jouir sans entrave, cessant de se référer à toute valeur absolue ou transcendantale, le »nouvel homme nouveau« est en train d’apparaître au fur et à mesure que l’on entre dans l’ère du capitalisme total sur la planète ».


                      • JL JL 26 janvier 2010 08:26

                        « demande pas d’y croire, on vous demande de payer - Bah justement. Pourquoi ne pas laisser le choix ? » (titi)

                        Disons que la partie « obligatoire » correspond à sa contribution à l’entretien et à la contrepartie du patrimoine national dont l’individu est héritier dès sa naissance. Croyez-vous que le monde s’est créé tout seul ? Regardez autour de vous ! Est-ce un désert ? Est-ce votre génération qui a fait toutes ses routes, ces bâtiments, ces machines, ces usines ?! Croyez-vous que les savoirs acquis l’ont été par votre seule génération ? Pauvre petit homme !

                        Je le répète avec Dany-Robert Dufour, « l’homme nouveau » néolibéral est psychotique qui croit que tout lui est dû et qu’il n’a aucun devoir. C’est cela l’impensé néolibéral qu’évoque Cornélius Castoriadis.

                        Je dénonce la malhonnêteté de ces gens qui, dans un premier temps ont appelé à gérer l’Etat comme un entreprise en instaurant ce concept de gouvernance qu’ils s’appliquent indifféremment aux affaires publiques et à la politique, puis qui, dans un deuxième temps en appellent aux lois anti-monopoles qu’ils ne respectent pas eux-mêmes, pour casser ce qu’ils appellent le monopole d’Etat, pour casser l’Etat. Capitalisme monopoliste d’état est une expression monstrueuse. « Le sommeil de la raison engendre des monstres » : « le libéralisme, cette non pensée intégrale » se caractérise par le remplacement de la raison par ce qu’ils nomment du doux euphémisme pragmatisme où « Le compassionnel a remplacé l’analyse politique. »


                      • JL JL 26 janvier 2010 09:03

                        « La planche à billet c’est aussi aussi faire payer aux générations futures qui devront vivre avec de la monnaie de singe. » (titi)

                        Voilà encore une contre vérité aussi ridicule que défaitiste ! Et je parle sous le contrôle des économistes, s’il y en a de sérieux ici !


                      • iris 26 janvier 2010 10:58

                        les patrons ont presque tous une retraite supplémentaire payée par l’entreprise-c’est eux qui l’on décidé-et presue aucun salarié n’est au courant de cette décision qui est comme une augmentation de salaires unilatérale-


                      • Le péripate Le péripate 25 janvier 2010 22:04

                        La Cnavts a 17,2 millions de cotisants (2008) et vers une pension à 12,1 retraités. Soit un rapport de 1,4.
                        Cette même année, elle verse en pension de base pour 87 milliards d’euros.

                        Soit, à l’aide d’une classique et banale division (c’est de la science...), 598 euros par mois.

                        Le minimum vieillesse.

                        Ca donne envie de « cotiser », non ? Si possible dans la joie et la ferveur.


                        • Le péripate Le péripate 25 janvier 2010 22:10

                           smiley 12, 1 millions... ouf.......  smiley


                        • 65beve 26 janvier 2010 00:03

                          Bonsoir,

                          Evidemment, pour ceux qui se doublent le salaire dès la prise de fonction (notre Président) ou bien qui cumulent 2 salaires de patrons (Proglio) il est très facile de rester le cul dans un fauteuil jusqu’à des 80 ans et de donner des leçons aux français d’en bas (oui oui il y en a encore plein).

                          Du pognon, il y en a et il suffit de se baisser pour le ramasser, par exemple, les 5 milliards perdus par la SG auraient très bien pû financer une part des retraites.

                          Non, il faut conserver l’age de départ à 60 ans en exigeant le nombre de trimestres et en tenant compte de la pénibilité du travail éffectué.

                          J’ai entendu les leaders syndicaux dire la même chose.
                          ça promet quelques belles journées de manifs et de grèves ; le slogan est trouvé : Touche pas à ma retraite !

                          Bonne nuit - la retraite doit rester un métier d’avenir.


                          • zergotine 27 janvier 2010 22:53

                            @65beve


                            Pour ceux qui veulent arrêter de casquer : Retraite à 60 ans pour 40 ans d’annuités pour un montant net de 2000€ net par mois.

                            Pour ceux qui veulent continuer à casquer au delà de 60 ans : 10% d’augmentation de salaire et 15% de retraite en plus tous les 5 ans !
                             
                            Allez les pontes de Bercy, bossez un peu du chapeau pour ramasser le fric qu’on nous vole chaque jour sur les marchés boursiers et les paradis fiscaux !!

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