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Accueil du site > Actualités > Economie > Banque centrale : pourquoi lui interdire de faire crédit à son propre (...)

Banque centrale : pourquoi lui interdire de faire crédit à son propre Etat

Au-delà des débats idéologiques que nous laisserons de côté durant ces lignes, voici quelques éléments qui peuvent nourrir la réflexion citoyenne de toute personne qui votera en 2012.

S'il n'était pas interdit à une Banque centrale de faire crédit à son propre Etat, il faudrait alors que cette Banque centrale soit par construction juridique dépendante de l'Etat, c'est-à-dire du pouvoir politique. Son gouverneur serait sous les ordres du politique, c'est-à-dire du ministre des finances, lui-même sous les ordres de la personne élue à la tête de l'Etat.

Si cet Etat était la France, cela voudrait dire que le gouverneur de l'actuelle Banque centrale, la Banque de France, Christian Noyer, agirait selon les directives de Nicolas Sarkozy et / ou d'un ou de plusieurs membres de son cabinet. Dans ce cas de figure, le gouverneur de la Banque centrale non docile au pouvoir serait très facilement destituable par le prince ! Une situation bien différente de celle qui existe quand la Banque centrale est indépendante… comme actuellement.
 
Ainsi, la Banque centrale sous la coupe du politique devrait, en situation de déficit budgétaire, obéir au chef de l'Etat qui lui demanderait d'ouvrir une ou plusieurs lignes de crédit − au taux d'intérêt de x %, sur x mois ou années −, pour faire face aux échéances des administrations publiques, c'est-à-dire généralement payer l'ensemble des fonctionnaires, les fournisseurs, etc. Ici, pas besoin d'une agence de notation internationale pour savoir si l'Etat peut s'accorder un crédit à lui-même. Ici, la Banque centrale est par essence consubstantielle de l'Etat. Elle est partie intégrante de l'Etat, comme le chef de l'Etat durant tout son mandat. Louis XIV disait : "l'Etat c'est moi !". On peut facilement imaginer qu'aujourd'hui certaines personnes du Palais puissent dire la même chose. La modestie n'ayant jamais étouffé les politiques omniscients et prétentieux !
 
Cependant, depuis l'Histoire la plus ancienne, les faits montrent que la Banque centrale, sous les ordres directs du pouvoir politique, c'est-à-dire de la personne en charge des affaires de l'Etat, n'accorde pas un crédit tel qu'on peut l'entendre dans le langage courant, mais une avance. Cette avance, c'est-à-dire une certaine quantité de signes monétaires, se concrétise en fait par une simple inscription (*) sur le compte du Trésor public (le banquier de l'Etat), égale à la somme demandée : 10, 50, 100 ou plusieurs centaines de millions d'euros, selon les besoins. Millions dont se sert ensuite le Trésorier payeur du pays, sous forme de chèques et de virements, pour payer tous les créanciers de l'Etat…
 
L'histoire a toujours montré que les avances ne sont jamais remboursées, car pour être remboursées, il faudrait au préalable que le budget de l'Etat soit positif ! C'est une Lapalissade ! Donc, cette avance n'étant jamais remboursée, c'est de la pure création de monnaie ex nihilo (*)… à forte propension inflationniste (**).
 
Cela est bien différent quand la Banque centrale est indépendante du pouvoir politique. Les avances et crédits à l'Etat sont interdits. L'Etat doit emprunter sur les marchés financiers, et le taux y est inversement proportionnel à sa notation. Ce faisant, il obtient de la monnaie déjà créée, donc non inflationnistepour faire simple et court.
 
—> C'est toute la différence entre les deux approches. D'un côté on crée de la monnaie, de l'autre, on n'en crée pas ! Cette différence est de taille comme vous pouvez l'imaginer !
 
Par ailleurs, l'Etat étant déficitaire, sûrement pour des raisons plus structurelles que conjoncturelles − du moins nous l'espérons − pourquoi son budget redeviendrait-il positif pour la seule raison qu'il faudrait qu'il se rembourse les avances qu'il s'est fait à lui-même par l'intermédiaire de sa Banque centrale ? Stupide !
 
Avouons qu'il faudrait pour cela un pouvoir politique composé de femmes et d'hommes hors du commun, tel qu'aucun pays n'en a jamais élus !
 
Alors, imaginons, tranquillement et toujours sans aucune idéologie de droite comme de gauche (merci à toutes et tous !), les faits suivants :
 
- si vous pouviez vous faire crédit à vous-même pour financer un projet, auriez-vous la même prudence, la même exigence, la même rigueur en termes de rentabilité, de ROI, etc., que si vous deviez construire un dossier de financement pour solliciter un crédit d'investissement à la banque du coin ?
 
- si vous deviez payer un fournisseur grâce à une avance que vous n'auriez pas à rembourser, car faite par la banque dont vous seriez le propriétaire de droit divin… ou plutôt grâce à un crédit de trésorerie accordé par la banque du coin, quelle solution choisiriez-vous ?
 
Sans nul doute, vous feriez comme tout le monde. Vous vous feriez crédit à vous-même. C'est tellement plus simple de convaincre sa propre personne que le crédit que l'on se sollicite à soi-même est vraiment raisonnable !
 
Pourquoi, s'ennuyer à montrer et démontrer, via un épais dossier, qu'on a et qu'on aura la capacité à rembourser. Qu'on est une personne d'honneur, sans aucun risque, comme peuvent en témoigner des dizaines de personnes ! Que la confiance se décrète tout simplement sur votre mine, vos habits, votre belle montre et votre langage… et qu'il n'est pas raisonnable qu'elle se mérite ! Etc. Etc. !
 
Fort de cela, nous espérons vous avoir montré le besoin pour une Banque centrale de ne pas être sous la coupe du pouvoir politique. Surtout dans un univers où tout le monde a besoin d'argent pour telle ou telle raison. Raison toujours absolument vitale, vue avec ses propres lunettes.
 
Non ! la monnaie est une marchandise trop précieuse pour qu'on la laisse dans les mains d'un pouvoir mû, par et pour la politique.
 
Pensons à la République de Weimar (voir ici) qui avait tant besoin d'argent pour rembourser les dettes de guerre de l'Allemagne… que son chef, Ebert Friedrich, ordonna à sa Banque centrale de frapper monnaie… Elle frappa, elle frappa jour et nuit… des milliers de milliards de signes monétaires. Elle frappa tellement de la monnaie, qu'en novembre 1923, 1 dollar américain valait 1 000 000 000 000 de marks (soit mille milliards de marks). Le mark devint ce que l'on nomme couramment une monnaie de singe. On sait où cela a conduit le pouvoir politique allemand, puis l'Europe… puis le monde !
 
On sait aussi pourquoi, aujourd'hui, l'Allemagne tient tant, comme la prunelle de ses yeux, à avoir une monnaie de qualité, une monnaie respectée. Bref ! une monnaie forte.
 
Nous espérons vous avoir convaincu à nouveau qu'une Banque centrale ne doit absolument pas être sous la dépendance d'un pouvoir politique, c'est-à-dire souvent celui d'une seule personne, quelle qu'elle soit, à l'orgueil qui peut être parfois démesuré et omniscient. De droite comme de gauche, populiste ou non, démagogique ou pas… saine d'esprit ou non !
 
Pour rappel : toutes les banques centrales, sans exception, des pays qui ont ou ont eu une hyperinflation, sont sous les ordres d'une personne politique, chef de leur Etat. L'exemple le plus frappant est celui de la très pauvre République du Zimbabwe, l'ancienne et riche Rhodésie, qui a frappé monnaie pendant des années − 24 h / 24 − engendrant une hyperinflation (plusieurs dizaines de milliers de % par an. Des billets de 100 milliards de dollars zimbabwéens furent réellement imprimés afin que le consommateur puisse acheter 500 grammes de farine !?!?). Mais, depuis le 13 février 2009, le gouvernement d'union nationale a confirmé la mise à l’écart de sa propre monnaie nationale, le dollar zimbabwéen (voir ici). Le budget est désormais libellé en dollars US − un comble ! − et les échanges s’effectuent en dollars US, rands sud-africain, pulas botswanais ou meticals mozambicains. La Banque centrale du Zimbabwe pleure de ne plus recevoir d'ordre de son chef bien aimé, son pouvoir politique, pour imprimer des billets ou lui faire des avances, comme il y a encore quelques mois. Elle aimerait tant pouvoir imprimer des dollars américains… mais, malgré son savoir-faire reconnu désormais dans le monde entier, la très capitaliste et libérale Banque centrale américaine, la Federal reserve bank, de Barak Obama, ne le lui permet pas… Dommage diront certains qu'on ne puisse pas autoriser toute Banque centrale, de n'importe quel pays, ayant n'importe quel pouvoir politique à sa tête, de frapper n'importe quelle monnaie. Dieu que l'économie monétaire est restrictive !
 
Cet exemple un peu ironique − sur sa fin −, voire même peut-être excessif, confirme la nécessité de ne jamais confier le droit de frapper monnaie au pouvoir politique d'un pays. Sauf... à avoir alors un contre-pouvoir réel et fort, comme c'est le cas aujourd'hui aux États-Unis d'Amérique. Mais, même dans cette occurrence, un risque important demeure, celui d'avoir un Parlement à la botte du pouvoir, comme cela arrive malheureux souvent.
 
Donc, nous proposons de continuer à interdire les avances et autres ersatz de toute grande Banque centrale à son Etat ! Cela évitera au monde entier bien des soucis… souvent irrécupérables.
 
(*) C'est la forme dématérialisée de la planche à billets. L'autre consiste à imprimer physiquement des billets. En fait, lors des avances faites à l'Etat par sa Banque centrale, tout se passe comme pour un crédit révolving très spécial, dont le taux d'intérêt exceptionnel est de 0 %, et son CRD (capital restant dû) toujours à zéro. On peut imager combien de foyers français, ayant des fins de mois difficiles, voudraient disposer d'un tel revolving !
 
(**) M.V = Q.P (Irving Fisher (1867-1947), The purchasing power of money, (edition www.cosimobooks.com) p. 25 et suivantes. Avec M = quantité de monnaie ; V = vitesse de circulation ; Q = quantité de biens et services produits ; P = niveau des prix.

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34 réactions à cet article    


  • zelectron zelectron 3 mars 2011 09:50

    Pourquoi interdire à la banque centrale de faire crédit à son propre État : pour qu’il n’y plus de lien entre eux et garantir son indépendance. Quant à remplacer l’€uro par le Franc avec une parité comprise entre 3,50 ou 4 francs pour 1 €uro je vois d’ici la tête des français ( l’eau a coulé sous les ponts ...).


    • Alpo47 Alpo47 3 mars 2011 09:54

      On a rarement lu sur AgoraVox, un auteur osant aller aussi loin dans la défense du libéralisme et des banques...
      Il fallait oser... A.Fay a osé.
      Je note : « sous la coupe » du pouvoir politique, et autres expressions qui donnent immédiatement le ton de l’article.

      Bon, juste un plaidoyer pour renforcer le pouvoir ... et les profits, des banksters ...


      • DG. DG. 3 mars 2011 14:00

        l’auteur ne défend absolument pas le libéralisme, puisqu’il soutient, en réalité, la confusion des finances publiques et celles des institutions privés.


      • JL JL 3 mars 2011 10:21

        Je lis : « Cet exemple un peu ironique − sur sa fin −, voire même peut-être excessif, confirme la nécessité de ne jamais confier le droit de frapper monnaie au pouvoir politique d’un pays. »

        J’aime le « peut-être un peu excessif ». Ce qui est un peu excessif est un peu insignifiant !

         smiley

        Ceci dit, revenons sur la nécéssité en question de ne pas confier à l’Etat, etc. : il s’agit bien entendu, de la nécéssité du seul point de vue égoïstes des possédants. Cette nécéssité se justifiant pour eux par le fait qu’il ne faudrait pas que leurs trésors de guerre, comprenons leurs fortunes, se déprécient, et naturellement, ils préfèrent sacrifier les acquis des masses laborieuses.

         A cette « nécéssité » évoquée sans vergogne par notre « ami » Fay, je répondrai par cette phrase de Daniel Pennac qui va bien ici : « Le bonheur individuel se doit de produire des retombées collectives, faute de quoi, la société n’est qu’un rêve de prédateur. »

        Avoir beaucoup beaucoup d’argent, cela fait-il le bonheur ? Bah ! Oui, manifestement ça fait le bonheur des prédateurs.

        Pour résumer cet article, je dirai que la question qui est posée est la suivante : vaut-il mieux confier la maîtrise de la monnaie au pouvoir démocratique, fût-il le plus mauvais après tous les autres, ou bien au pouvoir des prédateurs ?

        La réponse est dans la question.

        CQFD.


        • zelectron zelectron 6 mars 2011 14:19

          Il y a même des démocraties encore plus prédatrices ...
          Quand aux prédateurs on peut se demander pourquoi un certain nombre d’entre eux ne sont pas en prison ...


        • DG. DG. 3 mars 2011 10:48

          Votre article souffre de quelque travers.

          1 le premier est que vous lié intrinsèquement l’indépendance de la banque centrale avec le refus des avances. or, une banque centrale indépendante peut très bien accorder des avances, il suffit de le prévoir dans ses status ; la banque centrale pouvant garder son indépendance dans le reste des ses missions. bref, vous liée l’idéologie à la technique.

          2 ensuite concernant, l’inflation, les banques privées (FED par exemple), sont aussi a l’aise dans la planche a billet que les banque nationale.

          3 vous évacuez trop rapidement la question de la dette publique. 

          « L’histoire a toujours montré que les avances ne sont jamais remboursées, car pour être remboursées, il faudrait au préalable que le budget de l’Etat soit positif » c’est le même cas qu’avec un emprunt si on peut dire, la différence c’est que cela coute plus cher.

          Le fait est que le rythme des dépense et des recette est asynchrone (ce point est essentiel a comprendre) ; c’est a dire que le moment des dépense et des recette ne sont pas les même : les dépense sont grosso modo également répartie sur l’année, mais les recettes sont plus regroupé sur une période. il y a donc un décalage entre le moment des recettes et le moment des dépenses. c’est du fait de cette divergence de moment que l’Etat emprunte.
          Avant 1973, l’Etat comblait cette divergence momentanée par un avoir ou découvert accordé par la banque de France, ce qui se traduisait par un solde débiteur des comptes de l’Etat auprès d’elle, et qui était remboursé par l’impôt.
          Avec les traités européen, cette pratique est interdite (article 123), et donc nécessairement ce trou ne pouvait être comblée que par l’argent privé, celui des banques et autres institutions financières sur lequel ils perçoivent un intérêt. C’est original ; un intérêt est perçu en raison du risque estimé par le prêteur, mais là, le risque est quasi-nul car il est garantie par la loi. Et c’est vraiment garantie par la loi, car si tu ne paies pas tes impôts, le fisc s’occupera de toi. L’intérêt est dépourvu de sa substance. En réalité, on a crée artificiellement un « marché » factice. Celui des obligation d’Etat

          Comme, l’Etat emprunte, donc, pour comblé son trou provoqué par la loi, l’intérêt constitue une charge, qui se reporte sur les années suivantes et ainsi de suite. Et tout ça, se cumule année sur année. On remarquera qu’a partir de ce moment, l’Etat a 3 choix ; soit augmenter les impôts, pour garder le même service ; soit baisser les service pour ne pas augmenter les impôts ; soit émettre plus de bon du trésor, c’est a dire garder le même service et ne pas augmenter les impôts.
          Le 1 est impossible a cause de l’OMC et de la concurrence. Le 2, on privatise tout et on fini prostitué. Le 3 revient a payer davantage les banques. On a donc « choisi », le 2 et le 3.
          le déficit résultant de l’émission de bon du trésor au delà des recettes.


          Il y a en fait 2 voies d’endettement et de déficit. La première est l’endettement de « trésorerie », celle provoqué par l’absence de facilité de caisse, et qui existera même avec un budget équilibré, celle qu’interdise les traité européen. C’est l’endettement structurel. Il y a aussi celle de circonstance, conjoncturel, qui résulte d’une mauvaise année ; celle-la est légitime. Le problème est l’endettement structurelle qui n’a pas lieu d’être et accentue mécaniquement la charge de la dette conjoncturelle, le poids de l’impôt qui ne peut monter indéfiniement.


          Conclusion : Dans ce cas là, même avec un budget EQUILIBRE, cela veux dire que le endettement est inévitable, car il n’arrive jamais (la probabilité est faible), a aucun moment, que l’engagement des dépenses et des recettes se fasse au même moment pour une quantité identique.


          • Slaq 3 mars 2011 11:18

            Ce qui n’est pas clair dans cet article , c’est le sous-entendu qu’existe véritablement un pouvoir indépendant .

            Or il est assez certain que les gouverneurs des banques centrales sont quand même nommés par des politiques et que ces gouverneurs sont guidés par des motivations politiques .

            Il est - à mon sens - trop peu rigoureux de ne pas voir cet aspect des choses .

            Il me semble que la FED crée aussi de la monnaie dollars sans trop de retenue en
            pariant sur l’avenir et tout cela pour des considérations politiques - de politique économique .

            Bref , les dangers d’hyperinflation , qui peuvent être effectivement dramatiques,
            ne sont pas davantage écartés par ce système de banques centrales dites indépendantes.

            Je crois que le post de JL du 3 mars 11 à 10 h 21 éclaire parfaitement le problème en disant :

            "Pour résumer cet article, je dirai que la question qui est posée est la suivante : vaut-il mieux confier la maîtrise de la monnaie au pouvoir démocratique, fût-il le plus mauvais après tous les autres, ou bien au pouvoir des prédateurs ?"

            et cette observation-question montre bien qu’il n’y a aucune naïveté par rapport aux vertus de la démocratie . 
             


            • pingveno 3 mars 2011 11:25

              L’histoire a toujours montré que les avances ne sont jamais remboursées,

              Parce que vous croyez peut-être que les emprunts le sont ?
              Parce que vous ne voyez pas que l’intérêt des spéculateurs n’est pas que les emprunts d’Etat soient remboursés mais bien de cumuler encore et encore des intérêts ?

              L’Etat doit emprunter sur les marchés financiers, et le taux y est inversement proportionnel à sa notation. Se faisant, il obtient de la monnaie déjà créée,

              Et cette monnaie vient d’où ? Croyez-vous que les banques disposent réellement des sommes astronomiques demandées par leurs emprunteurs ? Non bien sûr : elles empruntent à la banque centrale. Désolé mais moi j’appelle ça acheter l’argent au supermarché qui prend toute la marge - de la même façon que quand il me vend de la viande il prend toute la marge en ne laissant que des miettes aux éleveurs.

              - si vous pouviez vous faire crédit à vous-même pour financer un projet, auriez-vous la même prudence, la même exigence, la même rigueur en termes de rentabilité, de ROI, etc., que si vous deviez construire un dossier de financement pour solliciter un crédit d’investissement à la banque du coin ?
              Ben justement la question est moins anodine qu’il n’y parait. Par exemple j’envisage une rénovation de mon appartement et j’hésite entre vider mes comptes épargne afin d’avoir zéro intérêt à devoir à qui que ce soit, et faire un emprunt pour garder mes comptes épargne en cas de gros pépin.
              La première solution revient en quelque sorte à me faire crédit à moi-même, dans la mesure où la somme que je ne rembourserai pas chaque mois pourra retourner progressivement vers les comptes épargne. Donc sans intérêts (mais pas sans intérêt - ah la subtilité de la langue...). En revanche elle présente un risque puisque si je devais demain une très forte somme à quelqu’un pas sûr que je trouve un crédit à un taux aussi avantageux que ceux réservés aux « prêts travaux ».
              Maintenant évidemment si j’emprunte à moi-même de l’argent que je n’ai pas...

              • Kessonfait ? 3 mars 2011 12:54

                 D’abord, un auteur qui parle de lui à la 3e pers. du singulier dans sa présentation personnelle est-elle vraiment l’auteur de « son » article . Quant à l’indépendance de toutes idéologies c pas sur non plu. Des pays qui ne controlent pas leur monnaie sont-ils souverains ? Il y en a bcp qui aimerait voir les états-nations disparaître ou reduits au minimun (mondialistes quel qu’ils soient). L’indépendance d’une BC du pouvoir politique élu du peuple ne devient elle pas privée ? Un politique ne peut il pas etre aux ordres des pouvoirs privés supra et transnationnaux et brader l’économie nationale(privatisation des secteurs publics nécessaires au vivre ensemble dignement et sans oligarchie) pour avoir un prêt. 

                 Ensuite, il est peut etre vrai que l’incompétence d’une personnalité politique accédant à la présidence pourrait émettre de la monnaie pour payer ses fonctionnaires et par la même occasion engendrer de l’inflation. Mais une BC nationale pourrait etre utilisée pour émettre du crédit productif public dont le remboursement se ferait avec les bénéfices occasionés par cette création monétaire. Un ex : l’eau est un enjeu majeur du 21e s , la récupération de l’eau de pluie est quasi inexistante en France. Cela pourrait donner un projet qui serait utile à tous les secteurs d’activités qui en utilise. Pour relancer l’industrie aussi une BCN pourrait etre utile.En gros une série d’infrastructures augmentant la capacité productive par l’équipement de la nature pour accueillir l’être humain.

                 Enfin, l’histoire de l’argent déjà créé donc non inflationniste dépend de ce que vous faites de l’argent. Si vous l’injectez dans votre économie sans effet productif à quoi ça sert de payer des intérêts creusant votre déficits vous obligeant, comme aujourd’hui en France, à emprunter pour rembouser la dette. Dans le temps c pas durable voir Grèce, Irlande qui sont en train de perdre leur souveraineté et l’indépendance vis à vis d’établissements financiers « privés ».

                 


                • DG. DG. 3 mars 2011 13:18


                  "si vous deviez payer un fournisseur grâce à une avance que vous n’auriez pas à rembourser, car faite par la banque dont vous seriez le propriétaire de droit divin"

                  et bien il s’agirait d’un abus de bien social réprimé par la loi.
                  ou plus logiquement, le client dit a son vendeur "je vous paye en 10 fois" (ce qui est une forme d’auto-crédit) ; le fractionnement du paiement étant accépé par les partie, sous forme d’un contrat, celui-ci est opposable devant un un tribunal, et sil le client ne paie pas, il peut être saisi a la demande du vendeur. je ne voie pas ou est le problème.


                  • alberto alberto 3 mars 2011 14:00

                    Mais, enfin comment a-t-on fait entre 1800 et 1973 ?

                    Le système bancaire fonctionnait-il donc si mal pour que subitement en 1973, G. Pompidou, employé par ailleurs à la solde de Rothschild, promulgue, en catimini, cette loi 123 qui transfert les prérogatives d’une institution républicaine vers des institutions bancaires privées ?

                    M. Fay : bla bla bla... !


                    • PhilVite PhilVite 3 mars 2011 14:05

                      « Non ! la monnaie est une marchandise trop précieuse pour qu’on la laisse dans les mains d’un pouvoir mû, par et pour la politique. »

                      C’est sûr, vaut mieux la laisser entre les mains de nos amis de la finance mondialisée, qui savent, eux, ce qui est vraiment bon pour nous autres, pauvres connards de contribuables, comme on peut s’en rendre compte tous les jours par l’amélioration continue et sans limites de nos conditions de vie et l’avenir radieux que nous voyons poindre à l’horizon avec un grand sourire béat. Alléluia !


                      • paoum 3 mars 2011 14:42

                        pluuusssééé, philvite !!!

                        allez louïa !!!

                        c’est clair que des gros riches, non élus, non responsables devant le peuple inspirent plus confiance, on les comprend mieux puisqu’ils n’expliquent rien !
                        et puis, eux ils savent comparer des situations africaines et françaises pour en tirer des solutions de justice et de bien-être pour les populations ! MDR !

                        qui a dit que si on lui donnait la planche à billet et le contrôle des taux d’intérêts d’un pays, il se foutait royalement de qui y faisait les lois !

                        une banque centrale aux mains des grossses banques internationales, c’est le contraire de ce que plaide l’auteur, c’est complètement de la politique !
                        c’est une prise de pouvoir (ni plus, ni moins) sur les citoyens et sur leur destin, c’est justement un assujettissement autocratique !

                        il se trompe donc, ou nous trompe, au choix.


                      • plancherDesVaches 3 mars 2011 15:00

                        « Sauf... à avoir alors un contre-pouvoir réel et fort, comme c’est le cas aujourd’hui aux États-Unis d’Amérique. »

                        Pardon.... ????

                        Lequel.. ???

                        Vous avez rêvez ça où... ????

                        Appelez Houston, car il semble que vous ayez un problème.


                        • plancherDesVaches 3 mars 2011 15:03

                          Jean rvihunpa.

                          Et le QE2, ça n’existe pas.. ???

                          Et vous croyez encore au père noël des chiffres officiels riquains.. ??

                          Y’a malaise, là. Grave.


                        • ja.poirier 3 mars 2011 15:40

                          meilleure réponse a l’auteur .....bien l’Islande !!!


                          • Cocasse cocasse 3 mars 2011 16:04

                            Battre monnaie est indivisible du pouvoir démocratique.
                            Cela ne peut être laissé à des mains privées.


                            • ffi ffi 3 mars 2011 16:10

                              C’est évident que toute banque centrale est un nid à corruption, étant donné qu’émettre du crédit ex-nihilo puis l’utiliser pour acquérir des biens est une sorte de vol.

                              Mais que cette banque centrale soit indépendante et privée ou l’organe publique monétaire de l’Etat, ne change rien à ce potentiel de corruption intrinsèque... C’est juste la poche qui en profite qui change.

                              Ne nous faites pas rire avec cette absence d’inflation, soi-disant issue des vertus de bonne gestion du privé, il est évident que les augmentations de prix sont délirantes depuis l’introduction de l’Euro... Le privé ne résout rien quant à l’inflation...

                              Pire, il y a une autre inflation, qui elle est d’autant plus grave, c’est l’inflation des impôts et taxes, qui est directement issue des surcoûts d’avoir à payer un intérêt sur le moindre des investissements publics... Il y a aussi l’inflation de la dette...

                              J’avoue avoir beaucoup de mal à comprendre pourquoi l’Etat devrait payer un intérêt aux banques quand il investit dans la production d’énergie qui alimente les ordinateurs bancaires, quand il couvre les frais des tribunaux qui protègent leur propriété, et quand il paye des CRS pour empêcher le peuple qui en meurt d’envie d’aller les incendier...

                              Ah ça ira, ça ira, les banquiers à la lanterne !
                              Ah ça ira, ça ira, les banquiers on les pendra !

                              Les banques font séditions de l’Etat ?
                              Que l’état cesse de les protéger et abolisse leur privilèges !


                              • Guilhem 3 mars 2011 17:02

                                Pour compléter les réactions :

                                 

                                L’état doit être le seul actionnaire (à 100% depuis 1936) qui n’a pas son mot à dire dans la gouvernance d’une entreprise dont il est propriétaire.

                                Intéressant comme concept je vous propose de l’étendre aux sociétés du CAC40 une sorte d’autogestion en somme… Gauchiste va !

                                 smiley


                                 


                                • Mich K Mich K 3 mars 2011 17:23

                                  Et les banques privées qui font du crédit avec moins de 2% de fonds propres, c’est pas de la création Ex Nihilo ça ???
                                  Maurice Allais, seul, prix Nobel d’Economie francais comparait la création monétaire des banquiers privées à des faux-monayeurs, mais légaux.

                                  Bien sûr qu’il faut pas faire tourner la planche à billet de manière déraisonnable (et qu’il faut donc un contrôle)...
                                  Mais est-il normal que pour construire une école ou un hopital, on demande à un banquier privé de créer l’argent (à partir de rien) pour lui emprunter avec intérêts ???

                                  Notre dette de 1300 milliards en France ne correspond qu’aux intérêts de la Dette depuis les années 1970 !

                                  Il est logique de payer des intérêt quand on nous prête de l’argent qu’on a vraiment...
                                  Mais est-ce logique de payer des intérêts sur de l’argent créé Ex Nihilo ???


                                  • Gandalf Claude Simon 3 mars 2011 17:41

                                    « C’est toute la différence entre les deux approches »


                                    C’est dommage d’être binaire à ce point. Regardez de l’autre côté de l’atlantique, au moins Bernanke fait tourner la planche à billets (friedmano-keynésianisme) pour que ces potes les banquiers se gavent de 134 milliards de bonus en 2010 et spéculent sur les matières premières. Au moins, Obama ne finit pas avec une balle dans le crâne, comme Kennedy.

                                    Et oui Aymé Fay, une troisième voie existe.

                                    • Blackeagle 3 mars 2011 19:20

                                      Premièrement, VOUS ne cessez de mentir dans cet article et de déformer la vérité historique et également de faire passer quelques exemples singuliers pour des généralités historiques.

                                      Car Historiquement, et ce depuis l’invention de la monnaie, la généralité c’est bel et bien que c’est ordinairement le pouvoir politique qui dispose du pouvoir de création monétaire. Ainsi, dépuis l’antiquité, pendant le moyen age et jusqu’à l’époque post napoléonienne, c’est bien le roi, l’empereur, la république ou le chef de chaque nation gauloise par exemple qui frappait monnaie à son effigie. Certain roi de France ont d’ailleurs parfois déprécier la monnaie pour se financer (comprendre reduire le poids en or ou argent des piéces qu’ils frappaient). Et ce qui fut la norme en France fut également la norme partout ailleurs dans le monde : le pouvoir politique contrôle la création monétaire.

                                      Pour autant, il ne me semble pas que l’hyperinflation fut monnaie courante ?

                                      Mais il est vrai et également dommageable que c’est seulement depuis 40 ans que la monnaie est découplé de son support matériel historique et naturel (par ses propriété physique et sa rareté) qu’est l’or.

                                      Vous tentez de faire peur, votre discours pourrait se résumer ainsi « si nous reprenons le contrôle de la création monétaire, nous ouvrons la boite de pandor et nous courrons à la catastrophe ».

                                      Mais le pouvoir de création monétaire n’a pas disparu. Il existe toujours bel et bien. La question est entre quelles mains est il ?
                                      D’une façon générale, ce pouvoir est partagé entre les banque centrales (BCE, FED) et les banques.

                                      - Les banques centrales, car les banque centrale fixent pour leur zone d’influence economique les taux directeur de refinancement des banques. Ce qui correspond le taux auquel les banques emprunte à la banque centrale les liquidité dont ils ont besoin. Cet argent est créé de toute pièce par les banque centrales.

                                      - Les banque, car ces dernière ont un droit de création monétaire basé sur leur fond propre. En gros si une banque dispose, ou emprunte 1 milliond’euro, elle a le droit de créer, ou de préter 100 millions d’euros. Ce qui signifie qu’elle a le pouvoir d’en créer 90 de toute pièce.

                                      Alors quels intérêt servent ces deux centres du pouvoir de création monétaire ?
                                      Pour les banque, c’est assez simple : leur propre intérêt et celui de leur actionnaire.

                                      Pour les banques centrales ? La BCE est une entité indépendante sensè garantir la limitation de l’inflation dans une norme correct. Elle sert donc l’interet générale, si l’on considère qu’il est de l’intéret générale de maintenir l’inflation basse mais en realité la limitation de l’inflation sert essentiellement les rentier (personnes agées + riches). Mais dans la réalité, et la crise actuelle le fait ressortir la BCE sert les interet des banquier car lorsque ces dernier étaient en difficulté, elle n’a eut aucun problème à mettre de coté ses objectifs de restriction de l’inflation pour sauver les banques. On ne l’a jamais vu faire celà pour combattre le chomage ou reduire les dettes des états. Par conséquent, les faits ont parlés, la BCE sert les Banque.

                                      Le pouvoir de création monétaire sert uniquement les intérêt des banques.

                                      Comment le système fonctionne il pour les états ? Les états sont noté par des agences de notation (qui sont largement au service des banques). En fonction de ces notes et de leur propre appréciation les banque prète aux état à un taux donné. Mais d’où les banque sortent elle l’argent ? Elle l’emprunte à la banque centrale, au taux de refinancement tient. Donc la puissance publique crée de l’argent, à 2% va on dire. Argent qui est emprunté par les banque,, qui vont à leur tour le préter aux états, à 6, 10, 12%. Qui ne voit pas l’arnaque ?????

                                      Pour ce qui est de la planche à billet, je peux vous dire que les banques la font tourner à plein régime en ce moment. Regarder l’évolution des indices de la masse monétaire, depuis la crise ils explosent. Les USA ont même arreter de le publier pour ne pas inquiéter les gens. Au bénéfice de qui ? Des Banques qui jouent tout à ça en bourse, sur les marchés financier comme ils disent, 100% spéculation. Rien de tout ça ne se diffuse, comme l’espérer l’état dans l’économie réelle. Du coup, pas d’inflation, pas d’euthanasie des rentier pas de redémarage de l’economie productive et de la croissance réelle. Mais le jour où les écluse seront remplie ou les barrage vont céder, ce jour là vous l’aurez votre Hyperoinflation et dans une mesure jamais atteinte car ce sera un choc imédiat avec le réelle au lieu d’être un accroissement qui s’embale exponentiellement.

                                      Enfin, laissez moi vous prendre un exemple :celui de la France de 1945 à 1974. La banque centrale était publique et prêtait directement à l’état. Et que s’est il passé ? Hyperinflation, catastrophe ? Non, l’inflation était forte c’est vrai MAIS
                                      - PLEIN EMPLOI
                                      - CROISSANCE FORTE
                                      - ACCROISSEMENT DU NIVEAU DE VIE
                                      - RÉDUCTION DES INÉGALITÉS
                                      - VITALITÉ DÉMOCRATIQUE ET SOCIALE
                                      - OPTIMISME DE LA POPULATION.
                                      Et comment l’histoire nomme elle cette période ? Les trente glorieuse. Alors arrêter de nous faire peur.

                                      Pour l’exemple de bismark, il est évident que la responsabilité en incombe aux traité de sortie de la première guerre mondiale qui chargeaient beaucoup trop l’allemagne, incapable de tenir ces engagement, d’autant plus que c’était la dépression mondiale post 1929 ! Mais le statut de la banque centrale n’est pas responsable de celà.

                                      Enfin, je terminerai en disant que toute vos crainte trahissent en fait une crainte de la démocratie. C’est à dire du pouvoir au peuple. Vous craigniez le peuple et ne le pensez pas capable de gérer le pouvoir de création monétaire ? Vous pensez que des technocrates et des banquier sont plus apte pour gérer cet outils. Sauf qu’il faut bien comprendre quelque chose pour se faire réélire ou élire, il vaux mieux qu’un homme politique améliore ou resiste contre la dégradation des condition de vie du peuple. Il est tenue par la loi électorale de servir un minimum les intérêt du peuple. des technocrate et des banquier ne sont tenus a rien du tout, du cop, ils servent uniquement leur propre interet. La crise actuelle est là pour le prouver.

                                      ET L ARME NUCLEAIRE C EST SUPER DANGEREUX. VOUS CROYEZ PAS QU IL FAUDRAIT LA RETIRER DES MAINS DU REPRESENTANT DU PEUPLE POUR LA METTRE DANS LA MAIN DE QUELQUES EXPERT MILITAIRES ?


                                      • gloc 3 mars 2011 23:59

                                        Mais au moins les gens ne pourront pas dire qu’on n’a pas essayé de leur expliquer.
                                        [...]
                                        il va falloir attendre l’arrivée d’une nouvelle génération de Français qui se mettent à comprendre les bases de l’économie.

                                        La dette est un problème certain, je suis entièrement d’accord la dessus. Le tout est de bien comprendre à quoi elle est due.

                                        Quand vous aurez suffisamment potassé les bases de l’économie, vous comprendrez que les richesses sont produites à crédit (ce sont les bases même de la création monétaire). L’économie ne peut fonctionner que si la consommation est suffisante pour absorber l’ensemble de la production. Or il se trouve que l’ensemble des revenus ne peut pas acheter l’ensemble de la production, pour la simple raison que le prix de la production inclue l’ensemble des revenus ET les intérêts dus au fait que les investissements à l’origine de la création de richesse sont à crédit. Donc pour que l’économie fonctionne, il faut nécessairement qu’une partie de la production soit achetée par une source de revenus qui ne provient pas de la vente de la production. Alors comme la création monétaire sans contrepartie (créance) n’est pas possible, alors cette source de revenu est la dette. Et il en sera ainsi jusqu’à ce que le système explose, par exemple le jour où les créanciers réclameront le remboursement des dettes.


                                      • gloc 4 mars 2011 02:01

                                        « La dette est un problème certain » ; bien mais vous avez eu cette révélation quand ?
                                         Aujourd’hui ou bien depuis que la France a un budget en déficit ???

                                        J’ai toujours connu des budget en déficit, vu que j’ai le même âge que la loi scélérate de 1973.

                                        « Les richesses sont produites à crédit » ; ouh là !!! Donc quand le crédit n’existait pas on ne produisait rien !?

                                        Nous n’avons pas toujours eu le même système monétaire. La possibilité d’échanger une richesse contre une autre de valeur estimée identique peut-être un moteur suffisant à la création de richesse.

                                        Les richesses créées sont le plus souvent le fruit d’un investissement. Je suis d’accord que ces investissements peuvent être effectués sur fond propres. Mais pour une partie seulement, l’autre partie est bien effectuée grâce au recours au crédit.
                                        Sinon comment expliqueriez-vous que lorsque la banque centrale remonte ses taux directeurs, réduisant ainsi le volume de crédit en renchérissant son coût, cela contitue un frein à la croissance (donc à la création de richesse)  ?

                                        En fait, la production de richesse nécessite un accroissement de la masse monétaire. Or l’émission de monnaie permettant l’augmentation de la masse monétaire n’est possible que grâce au crédit avec intérêt souscrit auprès des banques privées (Federal reserve act de 1913 au USA, loi Giscard de 1973 en france, article 123 du traité de Lisbonne ...).

                                        Donc puisque la production de richesse nécessite un accroissement de la masse monétaire, de deux choses l’une : soit la richesse est produite à crédit, soit elle est achetée à crédit. Dans tous les cas, les revenus issus de la production ne peuvent pas acheter l’ensemble de la production, puisqu’il faut impérativement payer les intérêts aux banques. La consommation doit donc être alimentée par une source de revenus qui ne provient pas de la vente de la production. Quel genre de créance peut donc être délivrée par une banque sans contrepartie tangible ? une dette d’état !! Et voilà comment, depuis qu’ils ne peuvent plus emprunter à leur banque centrale, les états sont obligés de s’endetter à taux non nuls pour payer les aides sociales nécessaires au soutient de la consommation des plus pauvres pour que le système puisse continuer à fonctionner. Supprimer les aides sociales et les crédits insolvables, et à mon avis le système s’écroule.

                                        C’est quoi votre cursus en économie ?
                                        vous n’êtes même pas au niveau Terminale ES ...

                                        Ca n’apporte rien au débat. Répondez plutôt sur le fond vous y gagnerez en crédibilité.


                                      • Berserk 4 mars 2011 12:06

                                        Quelle arrogance cher alchimie....

                                        Vous saluez le « courage » de Mr fay, j’en reste interloqué ! Vu le CV de Mr Fay, son article relève plus de la désinformation volontaire que de l’incompétence.

                                        Des spécialistes (Frédéric Lordon, Maurice Allais...) qui sont surement plus compétent que vous ne l’êtes sur le sujet, pourraient vous en apprendre beaucoup.

                                        Vu la profusion de réponses pertinentes sur cet article lamentable, je ne m’étendrais pas sur le sujet mais je reprendrais juste un argument d’André-jacques Holbecq :

                                        * La monnaie et la création monétaire sont des biens communs et ne devraient pas être confiés à des intérêts privés.


                                      • gloc 3 mars 2011 21:58

                                        Ce faisant, il obtient de la monnaie déjà créée, donc non inflationniste − pour faire simple et court.
                                        —> C’est toute la différence entre les deux approches. D’un côté on crée de la monnaie, de l’autre, on n’en crée pas ! Cette différence est de taille comme vous pouvez l’imaginer !

                                         

                                         Tout à fait faux. Aujourd’hui la monnaie issue du crédit est toujours créée ex-nihilo. C’est la raison d’être des accords de Bâle, qui visent justement à encadrer ce pouvoir colossal qui a été conféré aux banques privées. Et c’est à cause de la totale irresponsabilité et immoralité de cette oligarchie financière à laquelle on a confié le soin de créer NOTRE monnaie en fonction de LEURS intérêts, et non pas en fonction de l’intérêt général, que ceux-ci ont créé les dérivés de crédits et autres pestes financières pour contourner ces fameux accord de Bâle. Il n’y a donc aujourd’hui quasiment aucune entrave à la création monétaire ex-nihilo par les banques privées. Comparativement à la richesse réelle créée, la monnaie émise est hors de proportion. Mais c’est parce que cette inflation s’exprime dans les bulles spéculative (tel que l’immobilier), et que parallèlement l’économie réelle est en proie à la récession à cause du caractère intrinsèquement déflationniste (à cause des intérêts) de notre système monétaire, que l’on ne mesure pas d’inflation sur les prix à la consommation. Cette situation est infiniment plus néfaste que la politique monétaire légèrement inflationniste d’avant 1973 qui a permis de financer les 30 glorieuses.

                                         
                                        L’inflation, si elle est la conséquence de choix politique, est décrite comme une spoliation du patrimoine financier privé. Mais finalement ni plus ni moins que l’impôt !! Lorsque l’emprunt à taux 0 à la banque centrale est utilisé pour combler un déficit public, il faut bien voir que c’est autant d’impôts que l’état n’aura pas prélever. Simplement les payeurs (ceux qui sont touchés par l’inflation) ne sont pas les mêmes : ce n’est ni plus ni moins qu’un choix politique et fiscal.
                                        Si l’on convient que l’argent n’est qu’un moyen pour créer la richesse mais qu’il n’est pas la richesse elle-même, l’impôt sur la détention d’argent (donc l’inflation) est un impôt bien plus juste que l’impôt sur le travail, la consommation (TVA), sur le foncier, ou les carburants.
                                         
                                        Et pour terminer, comme tout les écrits visant à défendre le dogme monétariste, la problématique des intérêts est royalement passée aux oubliettes, et c’est surtout en cela que l’article est profondément malhonnête, car c’est justement sur le problème de l’intérêt qu’est l’arnaque.

                                         
                                        Cet exemple un peu ironique [...] confirme la nécessité de ne jamais confier le droit de frapper monnaie au pouvoir politique d’un pays. Sauf... à avoir alors un contre-pouvoir réel et fort, comme c’est le cas aujourd’hui aux États-Unis d’Amérique
                                         

                                        La FED est une banque privée. Le gouverneur de la FED est nommé par le président des USA, mais ce président, élu par les américains, est généralement celui dont la campagne a été financièrement allègrement supportée par la FED. Nous n’avons donc pas une FED sous la coupe du pouvoir politique, mais rigoureusement l’inverse.


                                        • Ferdinand_Pecora 3 mars 2011 22:14

                                          Glass-Steagall Global, Nawapa, Transaqua, Nouveau Bretton Woods... jamais entendu parler ? :)MDR


                                          • ddacoudre ddacoudre 3 mars 2011 23:35

                                            bonjour fay

                                            un jour devant l’espoir que faisait naitre la découverte génétique un psychiatre a écrit, la vie n’est pas la génétique. le futur lui donna raison, mais d’autres passent leur temps à identifier des gènes de tout, toujours remis en cause.
                                            et bien pour la monnaie c’est là même chose, la monnaie ce n’est pas la vie, et la comptabilisation de l’existence est toujours remise en cause.

                                            cordialement.


                                            • Arthur 123 4 mars 2011 03:02

                                              Supprimer à l’État de battre monnaie, c’est elever des poules sans leurs ailes.


                                              • dom y loulou dom y loulou 4 mars 2011 04:08


                                                J’espère pour vous qu’il y a plus d’ordre dans vos comptes que dans vos alignements de logique


                                                • Robert GIL ROBERT GIL 6 mars 2011 07:34

                                                  En 1971 R. Nixon abandonne l’étalon or, il n’y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise. L’argent n’aura dorénavant que la valeur de la confiance qu’on lui accorde ! En 1973 V.G.D’Estain et G. Pompidou réforment la banque de France en lui interdisant toute possibilité d’avance au trésor, la banque de France perd alors son rôle de service public. En 1976 R. Barre décide que l’état payera les intérêts de sa dette au delà du taux d’inflation. En 1993, F. Mitterrand et J. Chirac en application du traité de Maastricht décident que l’état doit obligatoirement passer par les banques privées pour se financer : pour elles c’est le jackpot !lire cet article...

                                                  http://2ccr.unblog.fr/2010/10/19/vous-croyez-que-la-monnaie-est-creee-par-letat/


                                                  • Hieronymus Hieronymus 6 mars 2011 10:32

                                                    M. FAY
                                                    j’ai plusse l’article car il a le merite d’aborder une question importante
                                                    meme si je partage pas entierement vos conclusions
                                                    dommage que vous n’interveniez pas sur les fils de discussion

                                                    ce qui m’aurait surtout interesse, c’est d’entendre ou ecouter de la bouche du principal interesse qui est toujours en vie (Giscard) les raisons qui ont preside a l’elaboration de cette Loi
                                                    je concois bien le souci vertueux d’eviter une politique inflationniste, c’est effectivement tellement facile de pouvoir se preter a soi meme, il n’empeche, n’empeche que :
                                                    - l’Etat francais est toujours endette, ayant des programmes sociaux tres lourds a assumer et des niveaux de recettes limitees (pas de rente de matiere premiere)
                                                    - donc il emprunte, car les budgets sont toujours en deficit, il empruntera certes d’une facon qui ne sera pas inflationniste, mais devra payer des interets, lesquels iront ds la poche de speculateurs, pure perte pour la collectivite
                                                    - en se pretant a soi meme, il y a certes production d’inflation ce qui peut generer une legere spoliation d’un certain type d’epargne (capitaux dormants) et une relative deconsideration de la valeur de l’economie, mais cela a le grand merite de limiter l’accroissement catastrophique de la dette du fait des interets composes

                                                    la Loi auto contraignante de 1973, loi « vertueuse » a sans doute permis de juguler l’inflation mais a quel prix ?
                                                    celui d’un accroissement fantastique de l’endettement du pays !
                                                    au global je preferais la situation anterieure ..


                                                    • fwed fwed 7 mars 2011 21:21

                                                      Vous racontez n’importe quoi M. Fay

                                                      « D’un côté on crée de la monnaie, de l’autre, on n’en crée pas ! Cette différence est de taille comme vous pouvez l’imaginer ! »

                                                      D’après vous le système actuel ne permettrait aucune création monétaire alors que la masse monétaire est, par définition avec les règles de Bâle du multiplicateur de crédit, en croissance géométrique. Ce sont les banques privées qui créent cet argent et bénéficient exclusivement des intérêts qui représentent 40 à 50 % des richesses produites.Elles cantonnent l’hyperinflation des QE1, QE2.... dans leur économie financière sur les secteurs où ils spéculent.

                                                      Vous n’êtes que le perroquet de l’école de Chicago qui diabolise l’Etat avec des arguments fallacieux. Votre article est à mes yeux de la pure propagande.


                                                      • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 8 mars 2011 15:47

                                                        Cher Monsieur,

                                                        C’est avec admiration et empressement que j’applaudis à votre somptueux article.

                                                        Merci d’avoir eu le courage de dire tout haut la vérité que beaucoup sur ce forum n’osent ou ne veulent entendre.

                                                        Nous ne reviendrons jamais sur l’indépendance de la Banque cenrale parce que personne ne veut revoir l’inflation en Europe pour les raisons que vous avez si bien exposées.

                                                        Aucun de vos détracteurs n’acceptera cette vérité, trop empressés qu’ils sont de se soustraire par n’importe quel moyens à leurs dettes.

                                                        Ils paieront donc plus cher pour avoir voulu payer plus tard.

                                                        Si bien que ces fous nous ruinent en même temps qu’ils vous insultent.

                                                        Moi je vous salue et vous remercie à pleins poumons.

                                                        Sincèrement,

                                                        FD

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