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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise : à qui le tour maintenant ?

Crise : à qui le tour maintenant ?

Le futur des Grecs sera de travailler plus pour gagner moins. Beau résultat offert par les politiciens et les syndicalistes qui dilapidèrent la richesse future des Hellènes durant plus d’une décennie. Comme en Espagne. Comme au Portugal. Comme en France. Comme dans tous ces pays qui, s’ils étaient une entreprise, auraient tous fait faillite depuis longtemps. Et que personne ne se voile la face derrière la fiction de l’État qui, même en tenant compte de sa puissante capacité pour spolier, n’est pas éternel.
Paul Krugman se félicite de ce que l’Espagne ne soit pas aussi mal en point que la Grèce. Ce prix Nobel d’économie – qui suppliait en 2002 Greenspan de baisser les taux d’intérêt et de créer une bulle immobilière afin d’amortir l’éclatement de la bulle dotcom – vient de laisser une note sur son blog où il assure que l’Espagne maintien sa « crédibilité fiscale », comme le prouverait le fait que durant toute la, crise grecque, la dette publique a seulement augmenté de 25 points de base.
 
Il serait intéressant de savoir si ce commentaire de Krugman relève plus de l’avis mercenaire ou si on le doit seulement à l’ habituel gloubi-boulga intellectuel que nous sert l’Américain qui squatte depuis trop longtemps les colonnes du New York Times. Car, tout de même, c’est lui, Krugman, qui assurait en février que le grand problème de la zone euro, ce n’était pas la Grèce mais l’Espagne, qui voit son déficit exploser à cause de son effondrement économique.
 
Mais, sans trop nous appesantir sur la faible valeur des opinions de Krugman, on se demande quand même où il arrive à trouver une « crédibilité fiscale » en Espagne. Certes, le rapport entre dette publique et PIB tourne toujours autour de 55%, inférieure à la moyenne de l’Union européenne. Mais ce chiffre isolé ne veut rien dire. On se souviendra ainsi que Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff – deux économistes qui, dans leur livre This Time Is Different : Eight Centuries of Financial Folly, ont réalisé une des plus importantes études sur les non paiements des dettes publiques – montrent que seulement 16% des États qui firent faillite entre 1970 et 2008 avait une dette publique supérieure à 100% du PIB, que plus de la moitié de ces faillites concernaient des États qui avaient un niveau d’endettement inférieur à 60% du PIB et même 20% des suspensions de paiement concernaient des États ayant un endettement inférieur à 40%.
 
Alors on pourrait se rassurer en disant que l’Espagne a encore du chemin à faire avant d’atteindre l’endettement du Japon, qui culmine à près de 200% du PIB. Mais cela relèverait surtout de la politique de l’autruche – pour les Espagnols et pour les Européens. Car aucun responsable d’entreprise ne sourit quand son chef comptable vient lui dire que la maison perd irrémédiablement de l’argent mais que, au moins, il reste encore une marge d’endettement pour pouvoir continuer à payer le salaire des employés.
 
Car telle est la situation de l’Espagne : une entreprise qui perd année après année 120 milliards (déficit budgétaire), qui a une dette de 550 milliards (dette publique), avec un cinquième du personnel payé à ne rien faire (chômage de 20%), avec des engagements insoutenables quant aux paiement de la pension de ses employés (sécurité sociale en faillite) et qui n’a d’autres recours que de s’endetter pour faire face à ses dépenses courantes et obligations passées (refinancement de la dette). Avec l’aggravant que les pertes annuelles de l’entreprise, loin de se réduire, ont augmenté jusqu’à presque 20% en mars dernier. Par ailleurs, les consommateurs qui devraient acquérir les produits de cette entreprise (les contribuables qui paient les impôts) ont des dettes qui doublent leurs revenus annuels (dette privée de 190%). Et les banques qui prêtent à l’entreprise sont elles-mêmes sur le point de faire faillite (système financier espagnol). « Crédibilité fiscale » ? Autant que Krugman possède une « crédibilité économique ».
 
Et voyant comment cette situation espagnole se répète à travers la moitié de la zone euro, il est stupéfiant de voir comment nos politiciens s’acharnent à jouer de la lyre devant Rome en flammes. Bien que l’on comprend que beaucoup d’entre eux arriveront à tirer leurs marrons des foyers calcinés. La Grèce vient de faire faillite et, si elle ne veut pas courir à la catastrophe, devra se soumettre à la stricte discipline d’un plan de rigueur draconien. Que les habitants de la zone euro en prennent bien connaissance, car cela pourrait les concerner prochainement : diminution du salaire des fonctionnaires, arrêt des embauches publiques durant trois ans, diminution des pensions de 15%, augmentation de la TVA jusqu’à 23%, création de nouveaux impôts, gel des salaires du privé, etc. Et tout cela ne sera certainement pas suffisant. Le futur des Grecs sera de travailler plus pour gagner moins. Beau résultat offert par les politiciens et les syndicalistes qui dilapidèrent la richesse future des Hellènes durant plus d’une décennie. Comme en Espagne. Comme au Portugal. Comme en France. Comme dans tous ces pays qui, s’ils étaient une entreprise, auraient tous fait faillite depuis longtemps. Et que personne ne se voile la face derrière la fiction de l’État qui, même en tenant compte de sa puissante capacité pour spolier, n’est pas éternel. Même si Krugman croit encore le contraire. 
 

Moyenne des avis sur cet article :  2.04/5   (81 votes)




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101 réactions à cet article    


  • worf worf 6 mai 2010 11:22

    l’émission d’hier de ce soir ou jamais était consacrée à la Grèce : http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php?page=emission&id_rubrique=1043


    • JL JL 7 mai 2010 19:07

      A tous ceux qui ont l’intention de lire les commentaires sereinement : lucilio est un replieur compulsif.

      En conséquence, il est conseillé de déplier tous les commentaires d’un coup avec le bouton ad’hoc situé en fin de fil, à droite, en face du bouton « Ajouter une réaction » .  smiley


    • foufouille foufouille 6 mai 2010 11:30

      bien sur les bankster y sont pour rien
      bizarre que les kerviel, lucilio et autre madoff pretent peu aux particuliers


      • Leviathan Leviathan 6 mai 2010 11:31

        Revue de presse internationale économique de Pierre Jovanovic, sur radio « Ici & maintenant », du 05/05/2010.

        http://revuedepressedejovanovicenmp3.blogspot.com/2010/05/emission-du-05-mai-2010.html


        • cubrad 6 mai 2010 11:39

          Avez-vous reçu les formulaires de déclaration des revenus : le budget français

          • dépense 420 milliards €
          • recette 270 milliards €
          • déficit 149 milliard €
          On dirait que nous sommes plus mal que l’Espagne.

          • Philou017 Philou017 6 mai 2010 11:52

            Article nullissime comme d’habitude.

            "Beau résultat offert par les politiciens et les syndicalistes qui dilapidèrent la richesse future des Hellènes durant plus d’une décennie.« 

            Lucilio ne donne pas évidemment pas la moindre info avalisant cette déclaration.
            La dette accumulée par les états provient avant tout de :
            - le détournement d’une partie de plus en plus grande de la richesse économique vers la sphère financière
            - le système libéral qui crée chômage, précarité, stagnation ou régression réelle des revenus (à cause d’une inflation scandaleusement camouflée par les indices officiels, notamment ceux de l’INSEE), qui amène des déséquilibres forcés dans les caisses sociales
            - le système libéral qui diminue les impôts et taxes à cause d’une concurrence forcenée sans aucune maitrise, pour sauvegarder à mauvais compte la compétitivité des entreprises dans un contexte de concurrence sans limites, mais aussi pour éviter l’évasion fiscale, ce qui fait que ceux qui gagnent le plus paient de moins en moins
            - La réduction des impôts amène donc une diminution drastique des recettes de l’état, comme l’augmentation du chômage et la stagnation/baisse des revenus. Cette réduction a aussi pour effet de préserver et de développer les bénéfices financiers des actionnaires et autres parasites.

            Dans ce cadre, on peut reprocher aux gouvernements de ne pas avoir baissé les dépenses publiques suffisamment. Mais baisser ces dépenses est impopulaire et logiquement les gouvernements retardent l’échéance en aggravant la dette. Et on attend une crise pour créer un choc, comme l’a tres bien expliqué Naomi Klein, pour faire passer des mesures drastiques.

            On peut se demander l’intérêt d’un système qui prélève de plus en plus la richesse d’un pays au profit de micro-élites travaillant dans la finance, tout en appauvrissant de manière progressive les états et en sapant la protection sociale.

            En fait, tout cela est le résultat d’une idéologie libérale folle, ou la loi du marché a remplacé toute idée de l’intérêt général et même du simple bon sens.

            C’est pour cela que le fanatique libéral Lucilio pond à longueur de temps des articles stigmatisant les profiteurs »irresponsables" du système, cad les états et les citoyens, spécialement les fonctionnaires, pour faire oublier à quel point le système qu’il défend est stupide, négatif et destructeur.

            Tout le monde a le droit de se tromper. Mais persister dans l’erreur en cherchant des boucs-émissaires, tout en oubliant toute auto-critique, est le signe d’une malhonnêteté intellectuelle.

            Malhônnêteté que l’on retrouve derrière la doctrine libérale, qui réclame le droit pour chacun de faire ce qu’il veut, tout en ignorant l’intérêt collectif, et en faisant semblant d’ignorer le péril extrême d’un système économique livré aux pires appétits sans contrôle, ni régulation.
            Une sorte de philosophie de l’égoïsme bien-pensant.


            • foufouille foufouille 6 mai 2010 11:56

              "Malhônnêteté que l’on retrouve derrière la doctrine libérale, qui réclame le droit pour chacun de faire ce qu’il veut, tout en ignorant l’intérêt collectif,"
              uniquement pour le libertasbeaucoup
              le pauvre (libertasplusrien) doit etre competitif et vivre en dortoir


            • Lucilio Lucilio 6 mai 2010 12:07

              « La dette accumulée par les états provient... »

              ... simplement de ce que ces États dépensent beaucoup plus qu’ils n’ont de rentrées fiscales. Quand l’État grec se permet d’avoir six fois plus de fonctionnaires que l’Autriche, à peine moins peuplée, avec un PIB/hab. grec près de 30% inférieur à l’autrichien, il ne faut pas s’étonner de se retrouver endetteé jusqu’au cou, malgré les 240 milliards (le total de son PIB) que la Grèce a déjà reçu en subventions européennes depuis son adhésion à l’Europe.

              Un particulier qui dépense systématiquement pendant des années plus qu’il ne gagne, fait exploser sa carte de crédit, qui ne sort jamais de son credit revolving, qui doit emprunter pour rembourser ses échéances, etc. est un inconscient. Quand un politicien fait la même chose avec les finances de l’État, c’est un criminel.


            • JL JL 6 mai 2010 12:34

              « Un particulier qui dépense systématiquement pendant des années plus qu’il ne gagne, fait exploser sa carte de crédit, qui ne sort jamais de son credit revolving, qui doit emprunter pour rembourser ses échéances, etc. est un inconscient. Quand un politicien fait la même chose avec les finances de l’État, c’est un criminel. » (lucilio)

              Mais quand ce politicien fait cela parce que telle est la mission que lui ont confié ceux qui ont misé sur lui et ont été les artisans de sa victoire ékectorale, comment appelle-t-on ça ? Un mafioso ?

              Nb. mafioso criminel c’est un pléonasme, n’est-ce pas !?


            • Lucilio Lucilio 6 mai 2010 12:38

              « Mais quand ce politicien fait cela parce que telle est la mission que lui ont confié ceux qui ont misé sur lui et ont été les artisans de sa victoire ékectorale, comment appelle-t-on ça ? Un mafioso ? »

              Oui, tout à fait, un mafieux. Excellente définition pour décrire le politicien qui achète le vote des électeurs en leur promettant des subsides fondés sur l’endettement que devront payer les générations futures.


            • JL JL 6 mai 2010 12:39

              Rappelons à lucilio que ce sont les gouvernements de droite qui creusent systématiquement les déficits et augmentent la dette. Les gouvernements de gauche arrivent quand il faut payer l’addition : ils sont censés pouvoir imposer les restrictions, chose qu’un gouvernement de droite ne pourrait faire sans provoquer le révolution.

              En somme, DSK s’il arrive en 2012 aura pour mission de faire à la France ce qu’on fait en Grèce aujourd’hui.


            • Lucilio Lucilio 6 mai 2010 12:41

              « Rappelons à lucilio que ce sont les gouvernements de droite qui creusent systématiquement les déficits et augmentent la dette. »

              Oui et ? Depuis quand la droite a cessé de faire comme la gauche, c’est-à-dire détourner les finances de l’État en faveur de ses électeurs ?

              Ahhh... je crois comprendre : tu es encore un de ces enfant qui s’imaginent que la droite est libérale.


            • worf worf 6 mai 2010 12:42

              et l’on retombe de nouveau dans les mêmes travers, c’est la faute des fonctionnaires maintenant !
              Vous avancez le nombre de fonctionnaires grecs bien plus important que celui de l’Autriche mais pas de leur salaire, bien inférieur. (qui peut expliquer en partie la corruption régnante )
              La problématique du secteur public (et je n’en fait pas partie) est de croire que pour quelques fonctionnaires que l’on voit prendre leur café en discutant alors que l’on attend derrière un guichet, beaucoup d’autres travaillent seuls sur des piles de dossier qui s’accumulent. Et je ne parle pas de cette dérive de devoir passer systématiquement par des bureaux, tribunaux... pour régler de légers différents qui peuvent l’être par le bon sens et la discussion !
              Le secteur public est un service au citoyen, le nombre de fonctionnaire, leurs prestations, les services mis en place doivent répondre à ces demandes. Si leur réduction en nombre peut alléger la dette d’un pays (mais probablement de manière très faible), cela peut occasionner du chômage supplémentaire car il n’est pas toujours possible d’utiliser la mise à la retraite. De plus, la qualité des services ne risque t elle d’être touchée ?

              Il faut aller plus loin que de regarder par le petit bout de la lorgnette, il faut se poser la question du marché financier : doit il être au service de la collectivité ou es ce l’inverse ?


            • Julius Julius 6 mai 2010 12:43

              > ce sont les gouvernements de droite qui creusent systématiquement les déficits et augmentent la dette

              En Grèce, c’été surtout le gouvernement socialiste, qui a créé la dette.


            • Lucilio Lucilio 6 mai 2010 12:47

              « Vous avancez le nombre de fonctionnaires grecs bien plus important que celui de l’Autriche mais pas de leur salaire, bien inférieur. »

              Il serait six fois inférieur au salaire moyen des fonctionnaires autrichiens, le salaire moyen des fonctionnaires grecs ?


            • JL JL 6 mai 2010 13:00

              lucilio toujours aussi bête qu’insolent, qui ne voit qu’à travers ses oeillères. Il est vrai qu’en ce jour d’élections britanniques, il faut ménager la chèvre et le chou pour ses copains.


            • Lucilio Lucilio 6 mai 2010 13:00

              « Le secteur public est un service au citoyen, le nombre de fonctionnaire, leurs prestations, les services mis en place doivent répondre à ces demandes. »

              Et les Autrichiens arrivent à offrir le même service (en fait, un meilleur service) avec six fois moins de fonctionnaires que les Grecs.


            • fwed fwed 6 mai 2010 15:17

              @ julius
              « c’été surtout le gouvernement socialiste, qui a créé la dette. »

              FAUX, Ce sont les banques privées qui créent la dette.
              Cela s’appelle de la création monétaire.

              T’en a jamais marre de raconter n’importe quoi ?

              http://www.fauxmonnayeurs.org/


            • Julius Julius 6 mai 2010 15:41

              La Grèce a dépenser plus d’argent qu’elle a gagné - donc la Grèce a créé la dette. C’est aussi simple que cela.

              Ensuite, vous pouvez certainement demander pourquoi ils l’ont fait (pour être élu par les promesses déraisonnables) et qui a été dans ces gouvernements (surtout les socialistes).


            • Lucilio Lucilio 6 mai 2010 15:58

              « T’en a jamais marre de raconter n’importe quoi ? »

              Euhhh... quand tu demandes à une banque de te prêter de l’argent, tu t’endettes. Tu sais ça, quand même ? Et quand un État va quémander de l’argent sur les marchés financiers pour combler son déficit budgétaire (parce qu’il dépense plus qu’il n’a de rentrées fiscales), il s’endette de la même manière.


            • Lemiamat 6 mai 2010 16:11

              Ne cherchez pas à leur expliquer Lucilio, le libéralisme c’est trop simple pour que çà marche. C’est mieux de développer le génie administratif de nos chers pontes héréditaires de l’ENA.

              Oh les gars Lucilio, il est ni à gauche ni à droite. Il est LIBRE....


            • sisyphe sisyphe 6 mai 2010 17:16

              Par Lucilio (xxx.xxx.xxx.100) 6 mai 15:58

              Euhhh... quand tu demandes à une banque de te prêter de l’argent, tu t’endettes. Tu sais ça, quand même ? Et quand un État va quémander de l’argent sur les marchés financiers pour combler son déficit budgétaire (parce qu’il dépense plus qu’il n’a de rentrées fiscales), il s’endette de la même manière.

              Oui ?

              Et pourquoi l’État est-il obligé d’aller « quémander de l’argent sur les marchés financiers » , quand les « marchés financiers », eux, sont capables de créer de l’argent ex-nihilo, dont ils se servent, comme usuriers, pour endetter les états, puis spéculer ensuite sur leur faillite ?

              Tu nous l’expliques, clown Lucilio ?


            • sisyphe sisyphe 6 mai 2010 17:19

              Par Julius (xxx.xxx.xxx.146) 6 mai 15:41

              La Grèce a dépenser plus d’argent qu’elle a gagné - donc la Grèce a créé la dette. C’est aussi simple que cela.

              Oui ?

              Et quand les « marchés financiers » dépensent plus d’argent qu’ils n’en n’ont, précipitent toute l’économie mondiale dans la faillite, et sont renfloués par les Etats, c’est aussi simple, kapo Julius ?


            • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ S.Ô.I BAD Ier izZ BAKk 6 mai 2010 17:29


              Et pourquoi l’État est-il obligé d’aller « quémander de l’argent sur les marchés financiers » , quand les « marchés financiers », eux, sont capables de créer de l’argent ex-nihilo, dont ils se servent, comme usuriers, pour endetter les états, puis spéculer ensuite sur leur faillite ?

               

              Bahhhh….té zidiô oukoi ZiziF ???

               

              Zéti tôo zimple pourtant ! za zappelle la Zodonomie Mcworldienne : kizé la voodoo magik créachion de Ka$h…

               

              dizon ke par zun prozessus de pazz-pazz magikobolique zé sodomatique : tu créachies du ka$h sans avoir besoin de rien…bref du voodoo, du mazik, za zexplique pâ, tâ la Mc’Fôaaa zou tu lapâ…

               

              bon, par contre zi té un diziple de la Globaballe MacChurch é ben tu zacceptes ze mystère théozobique de la magik zé immenculée concepchion du Ka$h….

               

               

              Bahhh un truk zenre méta-tranz-substantachion du Walooo zen Bôkou...zou dans le zenre…ze zé pâ trô...zé pâ vrément la Mc Fôaaa …ze crôoaa uniquement zen ma Divinitude zà Môaaa-je….

               

              bahhhh….


            • sisyphe sisyphe 6 mai 2010 17:42

              Mes zexcuzes, sa divinitude !

              Z’oubliais le pouvoir magique de la main zinvizib’ d’Omar Ché ...

              Keske chui kon, parfois, j’te jure....

              Bof...


            • darius 6 mai 2010 19:43

              Des politiciens ontdonc detourné l ’argent de l’etat vers la sphere financiere ?
              Mais comment ont ils fait smiley


            • Philou017 Philou017 6 mai 2010 20:13

              Lucilio : "... simplement de ce que ces États dépensent beaucoup plus qu’ils n’ont de rentrées fiscales. Quand l’État grec se permet d’avoir six fois plus de fonctionnaires que l’Autriche, à peine moins peuplée, avec un PIB/hab. grec près de 30% inférieur à l’autrichien, il ne faut pas s’étonner de se retrouver endetteé jusqu’au cou, malgré les 240 milliards (le total de son PIB) que la Grèce a déjà reçu en subventions européennes depuis son adhésion à l’Europe.

              Je sais pas où vous avez trouvé les six fois plus de fonctionnaires. En fait personne n’a l’air de savoir combien il y a de fonctionnaires en Grèce. A noter qu’il y a 11.2 m Habitants en Grèce contre 8.3 m en Autriche.

              Vous choisissez soigneusement vos exemples. L’Autriche est le pays qui a le plus diminué sa masse salariale publique entre 1995 et 2005. Examinons les chiffres.
              Variations de la dépense pour le secteur public en part du PIB entre 1995 et 2005 :
              Autriche -3.1
              Allemagne - 1
              Royaume-uni +0.7
              Portugal +1.5
              Espagne -1
              Grèce +0.8

              Donc une augmentation assez légère par rapport au PIB pour la Grèce.
              http://www.era.lib.ed.ac.uk/bitstream/1842/3153/1/REC-WP_1209_Tepe.pdf

              A noter que la grèce est le pays qui a le plus recruté en 1995-2005 (10%) pour une augmentation de 0.8% de part du PIB, d’apres cette étude. Ce qui montre à quel point les fonctionnaires Grecs sont mal payés.

              Un particulier qui dépense systématiquement pendant des années plus qu’il ne gagne, fait exploser sa carte de crédit

              Je ne crois pas que les fonctionnaires soient le problème. Si on ajoute un budget militaire démesuré, une mauvaise gestion et du gaspillage, dans une économie qui était et est resté peu développée, on arrive à un déficit important, mais moins qu’en France par exemple.
              Je ne vois pas de problème à ce qu’on recrute des fonctionnaires, puisque ca donne un emploi à un maximum de gens et qu’ensuite cet argent est réinjecté directement dans l’économie par les dépenses.
              A condition que cela permette une raie dynamisation de l’économie.
              Sauf qu’en l’occurence, cela semble surtout avoir bénéficié aux entreprises étrangeres. Le secteur tertiaire représente la majorité de l’économie grecque (71 % du PNB et 68 % de la main-d’œuvre. Par exemple, la balance avec la France :
              Exportations de la France vers la Grèce : 3,1 milliards d’euros (2005)
              Importations françaises de la Grèce : 520 millions d’euros (2005)
              Général :
              Importations : 93,91 milliards $ (2008)
              Exportations : 29,14 milliards $ (2008)
              http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ce#.C3.89conomie

              Donc on investit, mais parce qu’on sait que le pognon va revenir, sans bénéficier à l’industrie Grecque. Dans un contexte d’ultra concurrence, la Grèce n’a aucune chance de se développer, ni par rapport aux gros pays industriels, à cause de son retard, ni par rapport aux pays émergents, à cause des prix.
              Donc les problèmes à terme étaient prévisibles.
              Si la Grèce a sans doute fait une mauvaise gestion, que dire d’un système qui donne si peu de chance à un pays de trouver un mode de développement adapté à son économie et à ses possibilités, sinon en devenant un marché à l’exportation pour les multinationales, condamné à terme à l’échec financier.

              Les systèmes ultra-libéral et Européen ont plus fait pour plomber la Grèce que quelques erreurs de gestion, qui sont loin d’être absentes ailleurs.


            • TSS 6 mai 2010 20:23


              il n’y a pas de socialistes en Grèce mais deux familles les Caramanlis et les Papandreou qui

               mettent le pays en coupe reglée à tour de role... !!


            • Julius Julius 6 mai 2010 20:53

              > A noter que la grèce est le pays qui a le plus recruté en 1995-2005 (10%) pour une augmentation de 0.8% de part du PIB, d’apres cette étude. Ce qui montre à quel point les fonctionnaires Grecs sont mal payés.

              Ils ne sont pas payés par PIB, mais par la dette. C’est exactement le problème.


            • JL JL 7 mai 2010 07:24

              lucilio a replié mon message de 13:00 qui répondait à son message de 12:41.

              Comme ce message de 12:41 était insolent je demande qu’il soit censuré.

              Les auteurs comme lucilio qui replient systématiquement les intervenants alors qu’eux-mêmes sont desprovocateurs insolents ne devraient pas pouvoir disposer de cette possibilité.

              Il est à craindre que ce site ne soit bientôt déserté si ces pratiques perdurent.


            • JL JL 7 mai 2010 08:08

              lucilio a replié ce message posté ci-dessus à 7:24, je me cite :

              "lucilio a replié mon message de 13:00 qui répondait à son message de 12:41.

              Comme ce message de 12:41 était insolent je demande qu’il soit censuré.

              Les auteurs comme lucilio qui replient systématiquement les intervenants alors qu’eux-mêmes sont desprovocateurs insolents ne devraient pas pouvoir disposer de cette possibilité.

              Il est à craindre que ce site ne soit bientôt déserté si ces pratiques perdurent.

              Comme chacun peut le voir, ce message n’est pas contraire à la charte ! Et pourtant lucilio l’a replié.

              Je demande à la direction d’Agoravox de replier lucilio !  smiley  smiley  smiley


            • JL JL 7 mai 2010 08:11

              Avec lucilio, il n’y a que deux possibilités : ou bien l’ignorer, ou bien, avant de lire, commencer par déplier tous les commentaires : facile, avec le bouton en bas à droite, en vis-à-vis du bouton « ajouter une réaction ».


            • Cogno2 7 mai 2010 10:40

              le libéralisme c’est trop simple pour que çà marche

              En effet, ça ne marche pas, comme on peut le constater.
              C’est tellement simple (primaire ?) que ça ne peut pas marcher, le monde est plus complexe que ces théories pour simples d’esprits.


            • Julius Julius 7 mai 2010 11:13

              Lorsque PASOK (socialistes) ont commencé leur gouvernement en 1980, la dette de la Grèce a été de 22,9%. Quand ils sont partis en 1989, la dette était de 90,1%. Après leur deuxième mandat (1993-1996), la dette a atteint 112,2%. Le conservateur « Nouvelle Démocratie » a également participé à la création de la dette, mais à une échelle beaucoup plus petite.


            • Lapa Lapa 6 mai 2010 12:31

              La question c’est a qui profite la dette et les intérêts de la dette...

              les banquiers captent, via l’intérêt de la dette l’impôt des citoyens. Pour résumer, les finainciers considèrent l’impôt citoyen comme une rente via un placement au même titre que l’immobilier, les matières premières où les entreprises côtées.. Et n’ont donc aucun intérêt à ce que celle-ci baisse.


              • darius 6 mai 2010 20:02

                Conclusion, un etat ne doit pas s’endettre sans fairele jeux des odieux capitalistes

                Ce qui est etonnant c’est que plus les politiciens sont de gauche, plus il s’endettent(la preuve regardez les municipalites surendettées)


              • ZEN ZEN 6 mai 2010 12:32

                L’auteur n’a pas lu Naomi Klein...
                Et compare naïvement dettes des ménages, des entreprises à celles de l’Etat..
                Bon, un petit recyclage économique serait bienvenu smiley


                • titi 6 mai 2010 13:24

                  Et hop un point Klein...

                  Le point Kein cékoidonc ???
                  C’est chaque fois qu’un intervenant cite Naomi Klein. Abréviation NK.

                  Il est une règle sur AV, c’est que plus une discussion dure, plus élévée est la chance d’être renvoyé à Naomi Klein.
                  Ceci étant censé être l’argument massue renvoyant l’interlocteur à ses études dès qu’il s’agit d’économie.

                  Allez hop + 1 NK à Zen.

                  Dans la foulée je propose la création du point Chomski qui est utilisé sur les forums géopolitiques de la même manière : « tu n’as pas lu Chomski ? » « Chomski a dit »
                  Ca a une autre gueule que Jakadit !!

                  Bon sérieusement... la seul différence c’est le facteur temps... Un état peut s’endetter à plus longtemps sinon c’est exactement la même chose.
                  Et ne me répondez pas qu’un état peut fabriquer de l’argent et rembourser sa dette en monnaie de singe. A l’époque du franc francais on ne prétait pas en franc francais mais en dollars, en DM, en Yen en franc suisses... toute dévaluation entrainant une augmentation de la dette...


                • fwed fwed 6 mai 2010 15:24

                  @ titi
                  « ne me répondez pas qu’un état peut fabriquer de l’argent et rembourser sa dette en monnaie de singe »

                  La création monétaire doit être de l’Etat car l’argent est le premier outil social.

                  Vous inversez ce postulat en faisant croire que lorsque l’Etat crée l’argent c’est uniquement pour émettre trop de credit qui devaluerait la valeur de sa monnaie.

                  Vous confondez statut de la création monétaire avec gestion d’une masse monétaire.
                  Vous n’avez pas l’impression que la création monétaire exclusivement privée n’est qu’une grosse arnaque ?

                  http://www.fauxmonnayeurs.org/

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