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Du pipeau dans les sous-marins n’empêche pas la galère de couler

Les bonnes nouvelles se succèdent dans les médias. Ainsi la France ne vient-elle pas de signer un accord historique avec l’Australie concernant une vente de sous-marins s’élevant à 34 milliards d’euros. Mais peut-on être vraiment rassuré quand le secteur de l’industrie de l’armement, dans ce monde en crise, se retrouverait seul porteur ? On peut donc d’un côté se présenter écologiste, dire vouloir sauver la planète et de l’autre produire de quoi « nettoyer » la Terre entière du genre humain. Où l’écologie se niche-t-elle ? Ne sommes-nous pas souvent trop naïf ? 

QUI JOUE DU PIPEAU ?

Si à présent quelqu’un vient vous dire que ce « marché du siècle » est un « canard », une fausse information, vous allez hurler, insulter le Cassandre, la mauvaise herbe, l’anti-France qui veut nous casser la baraque…

Bon, eh bien tant pis, pour les tomates : c’est bien une fausse « bonne » nouvelle.

D’abord parce que l’accord lui-même, à l’heure où nous écrivons ces lignes, n’a même pas été signé. La DCNS est en négociation exclusive avec le gouvernement australien, c’est vrai. Mais la signature n’était pas vraiment acquise ces derniers jours.

Et surtout parce que les chiffres et les conditions de vente qu’on a avancé dans cette affaire, sont loin de la réalité. C’est tout au plus 12 milliards pour la France. Car l’essentiel sera fabriqué en Australie avec la technologie française. Du boulot surtout pour les Australiens. Et toutes ces jolies sommes carillonnées tiennent plutôt du fantasme car le paiement sera étalé sur 50 ans…

Le premier sous-marin Barracuda australien devrait être mis en service en 2030…

Piment sur le gâteau, certaines mauvaises langues s’en mêlent, évoquent déjà en ricanant la possibilité de « rétrocommissions ». Car les élections présidentielles en France ne sont pas si loin que ça et il faut quand même se prévoir une cagnotte

Les gens sont méchants !

 

LA REALITE DE L’ECONOMIE ET L’ACTION DE LA BCE.

Mais il y a les autres « bonnes nouvelles ». Celles que nous trompette régulièrement Nicolas Doze, mon chroniqueur préféré de BFM qui est à présent dépassé par un triomphalisme médiatique général. Parfois j’ai l’impression que certains font dans le « second degré »... Souriant, tête au carré, le « spécialiste » de l’économie, dans les médias, a en charge, comme d’autres, le conditionnement du bon peuple. Il passe donc dans les bureaux tous les matins, en vaporisant le déodorant anti stress, prêt à vous offrir un massage vite fait bien fait.

C’est fastoche car lui et ses collègues ne se sentent pas obligé de faire dans la finesse. Il suffit de s’accrocher aux bulles de flatulence que lâchent les financiers et leurs brain trusts..

C’est vrai, c’est bien vrai. Cela va mieux. Evidemment pas pour tout le monde, ne soyez pas utopiste. La cadence de fermetures des entreprises se ralentirait. L’immobilier en particulier est reparti à la hausse, avec un regain pour tout le secteur. Il y aurait donc une demande solvable.

Par quelle magie un tel sursaut se produit-il alors que la croissance reste partout en berne, que les niveaux de production stagnent, que les revenus semblent bel et bien, pour l’ensemble des populations, à la baisse ?

Au passage notons là encore la manipulation des chiffres du chômage. Il ne baisse pas de 60000 mais de 8000 personnes (1). Et il va encore baisser saisonnièrement avec l’euro de foot et les vacances d’été.

Cassandre rappelle quand même, qu’il ne peut pas y avoir de croissance économique dans un pays comme la France sans croissance dans le monde. Or on reste dans une Europe en pleine déflation, avec un ralentissement du commerce mondial.

Et donc vous chipotiez. Vous comptiez mesquinement vos derniers sous. De bougon, vous deveniez un indécrottable mécréant, à deux doigts de basculer dans l’anarchisme.

Mais, incrédules, vous méconnaissiez les pouvoirs d’un véritable artiste : Mario Draghi.

Il avait sa baguette magique, enfin plutôt sa planche à billet habilement dissimulée dans les coulisses. Et sous l’œil réprobateur du directeur du Cirque, un certain Walter Schauble, il est arrivé sur scène en inondant le public des traders et financiers par ses lancers de monnaie. Les vivats ont cependant été discrets. Comme si on connaissait déjà le numéro, sachant que tout cela tenait de l’esbrouffe mais qu’on ne pouvait y échapper. Les déficits budgétaires allaient encore en prendre un coup, ça c’est sûr, répliquait un auguste de service. C’était peut-être drôle mais ça ne faisait pas rire…

Cela devenait coutume et addiction : on dépensait l’argent qu’on n’avait pas. Remarquez qu’en France même, il y avait de distingués pionniers : la gestion de Ségolène Royal en Charente n’avait-elle pas fait l’objet de réprobation (2) ?

 A partir de là, sans un mot de trop, on serrait les fesses. « Pourvou qué ça doure » était devenu la discrète devise de Super Mario et de ses tenants, face aux gémissements de protestation germaniques, aux hoquets des détenteurs de cassettes… et aux signes de révoltes populaires de plus en plus significatifs.

Ach ! Qu’est-on allé faire dans cette galère ?

En attendant le licol semblait se desserrer. Prime d’activité, généralisation du RSA, baisse des taux d’emprunts. Mais consommez, bon dieu de m… ! Sur le tard les consignes du grand frère d’Outre-Atlantique étaient donc suivis en vue d’une reprise par une inflation contrôlée. On jetait même quelques miettes à « ces feignants de profs ».

Encore faut-il se méfier des effets d’annonce…

Et on avait bien acheté mais c’était plutôt des produits étrangers. Et il faut bien dire que c’était donc les importations qui avaient augmenté.

Malgré les conseils donnés de ne pas se retourner, certains, dans la colonne, avaient quand même jeté un coup d’œil par-dessus leur épaule. Ils s’étaient vite aperçus que l’inflation n’avait pas décollée, qu’au contraire le mécanisme naturel de déflation s’accentuait. Autrement dit, derrière, le pont de liane s’était écroulé, et le reste de la falaise s’effritait. Du coup vendredi 30 avril, la Bourse, stagnante mais versatile, baissait de près de 2,5%...

 

LES ETATS-UNIS ET LE TRAITE TAFTA.

L’Administration Obama a échoué sur plusieurs plans au niveau international. Cet échec s’explique par l’affaiblissement de l’Empire, lui-même lié à un déclin général du capitalisme. Les Etats-Unis vivent actuellement leur plus faible expansion depuis 2014. Le PIB n’a augmenté que de 0,5% au premier trimestre bien en deçà des 0,9 % attendus. La consommation des ménages stagne. Cet affaiblissement général s’explique bien sûr par la chute des investissements privés à laquelle s’ajoute la baisse des dépenses fédérales. Notons surtout que l’investissement des entreprises, qui permet de “construire” la croissance future, accuse un recul de presque 6 %. Ce chiffre est la conséquence d’un effondrement vertigineux de -86 % dans l’industrie extractive représentée par l’activité du gaz de schiste. Activité qui avait représentée jusqu’alors la seule source de croissance. Les exportations, lestées par un dollar trop fort, ont baissé de 2,6%.

En tenant compte des risques, des expériences passées, des capacités militaires, de l’opinion, il est difficile pour les Etats-Unis d’intervenir directement sur le terrain, à l’étranger. L’intervention en Syrie se fait donc à petite échelle, les différents services appuyant des groupes parfois opposés (3)

Déçu par l’Europe où certains s’étaient engagés inconsidérément dans l’aventure libyenne, par l’absence même d’un pouvoir de décision unique à la tête de l’Union Européenne (4), les Etats-Unis se tournaient vers le Pacifique et l’Asie. Mais s’entendre avec la Chine devenait de plus en plus difficile. Celle-ci détenait à présent, comme vous le savez, un épais matelas d’obligations américaines. Si l’Etat chinois était mécontent, il pouvait tenter de faire plier l’Oncle Sam en le menaçant de mettre en vente sur le marché les papiers dudit matelas. C’est sûr qu’ainsi « on casserait la baraque ». Mais les dirigeants chinois peuvent se sentir les coudées franches étant délestés d’un poids de l’opinion, d’oppositions tolérées, tel qu’il en existe dans les sociétés occidentales. Qu’importe au fond, si dans cette dictature, on en revient à la faveur d’une crise, aux fondamentaux du maoïsme. Et le montant du déficit public de la Chine dépasserait celui des Etats-Unis…

Les Etats-Unis voulaient bien s’entendre avec leur copain, à condition qu’il ne soit pas trop gros, ni trop costaud en cas de désaccord. Sinon il finit par ne plus être un copain mais par représenter une menace.

L’ALENA, le marché commun de l’Amérique du nord, avec le Mexique, le Canada et les Etats-Unis, représentait une aubaine à ne pas manquer : un géant industriel avec deux nains, essentiellement producteurs de matières premières, pétrole, bois et hydro électricité…

Face à l’Europe c’était plus ardu. Mais pas le choix : il faut contrebalancer le pouvoir du géant asiatique. Le problème avec l’Union Européenne c’est, comme nous l’avons déjà dit, l’absence d’un interlocuteur, d’une administration ayant directement un pouvoir décisionnelle. Sachant cela il fallait d’abord attaquer le morceau par un bout. Qui était assez puissant pour espérer trouver dans un accord de libre échange, un profit ? L’Allemagne pouvait peut-être relever ce défi. Mais pour les autres pays c’était plus compliqué. En Espagne ou en France il y avait traditionnellement un clair sentiment anti-impérialiste surtout pour ce qui concerne la bouffe. S’attaquer, vouloir concurrencer l’industrie agro alimentaire française, c’est déclencher une levée de boucliers. Déjà, en plus du poulet à l’eau de javel, les Français sentent venir la menace du camembert en boite de conserve, l’interdiction du roquefort et du foie gras. Il est vrai que la « junk food », l’insipidité de la bouffe nord-américaine, déjà diffusée à grande échelle par une chaîne de restauration au nom à consonance écossaise, à de quoi pousser à la révolte… Ne voulant pas m’étendre ici sur un traité dont les négociations se sont voulues secrètes, je résume et je caricature donc.

Un revirement est possible. S’imposer en Europe de cette façon, en force, par le TAFTA, n’est peut-être judicieux. Et la supposée future présidente des Etats-Unis, Hillary Clinton semble beaucoup moins déterminée que Barack Obama (6).

 

SUR LE FRONT

Comment ne pas terminer ce billet par un « hors sujet », évoquant le mouvement social ?

Je me suis fait tirer l’oreille pour participer à Nuit Debout dans mon coin de cambrousse. J’ai été agréablement surpris. Mes voisins n’étaient pas aussi cons que je croyais. J’y suis donc revenu. Bien que préconisant la rotation des tâches j’y ai fini animateur.

C’est surtout dans la forme qu’actuellement tout est en train de changer. Bien sûr il reste des vieilles habitudes politiciennes, et Nono essaie de nous fourguer sa « 6e République » en programme des prochaines élections. Mais les vieilles manœuvres passent mal et ce qui ressort c’est la volonté d’un fonctionnement par la démocratie directe, l’envie d’échanger, de communiquer pour sortir d’un monde prônant un individualisme « cocooning » devenant déprimant.

Ce qui m’a frappé c’est un clair sentiment anti-électoraliste, un rejet des « politiques » dans leur ensemble mais aussi une quête d’organisation démocratique.

A cette volonté de Démocratie Directe, incontournable, s’ajoute clairement et logiquement une perspective autogestionnaire. Bref tout ce que j’aime et que détestent la Gauche et la Droite, les partis institutionnels et les populistes. Il est possible qu’un tel mouvement s’essouffle, n’aille pas plus loin, parce qu’après tout, on a dit ce qu’on a à dire, sans avoir encore trouvé le moyen d’intervenir concrètement. Les choses se font à leur rythme. Mais rien ne sera plus comme avant pour ce qui est de la vision de la Démocratie. Et même s’il survivra certainement faute d’alternative comprise et acceptée, le système actuel est radicalement déconsidéré

 

 

(1) En gros, les chômeurs qui disparaissent de la catégorie A partent dans les autres, celles de temps partiels très partiels et ne sont plus comptabilisés en A.

 

(2) « Le président socialiste de la nouvelle région a commandé un audit qui révèle des dérives financières. Il estime aujourd'hui que sans la fusion avec les autres administrations du sud-ouest, la faillite était assurée. "C'est le budget de l'Aquitaine par sa masse, sa rigueur, qui va permettre d'absorber les problèmes de Poitou-Charentes, mais je ne veux pas que le système se poursuivent, au risque de mettre tout le monde en difficulté", a exprimé Alain Rousset à la presse. » FranceTVinfo, le 08/04/2016.

132 millions d'euros d'impayés, et 56 millions d'euros de prêts à taux variables, jugés à haut risque…

 

(3) Des milices syriennes armées par différentes factions des services US se combattent désormais mutuellement dans les plaines situées entre la ville assiégée d’Alep et la frontière turque. Cet événement montre à quel point les officiers des services secrets américains et de l’armée ont peu d’emprise sur les groupes qu’ils ont financés et formés dans cette guerre civile amère longue de 5 ans.

Les combats se sont intensifiés durant ces deux derniers mois alors que les unités armées par la CIA et par le Pentagone se canardent mutuellement tandis qu’elles manœuvrent dans les territoires contestés du nord d’Alep, ont confirmé officiels américains et leaders des rebelles.

À la mi-février, une milice armée par la CIA baptisée Fursan al Haq, ou les Chevaliers de la Vertu, s’est fait bouter de la ville de Marea, à environ 35 km au nord d’Alep, par les Forces Démocratiques Syriennes, appuyées par le Pentagone, en provenance de régions contrôlées par les Kurdes à l’est.

« Toute faction qui nous attaque, peu importe ses sponsors, nous la combattrons, » a déclaré le major Fares Bayoush, leader des Chevaliers de la Vertu.(Source : Los Angeles Time, repris sur le site de Charles Sannat ; « Insolentiae »)

 

(4) Les Etats-Unis veulent pouvoir disposer d’un interlocuteur unique pour l’Union Européenne. D’un autre côté, bien sûr, ils ne veulent pas non plus d’une Europe trop forte. Voir « L’Europe vue des Etats-Unis ou comment s’assurer que l’UE ne soit ni un complet échec ni un franc succès

Par Alexandre ANDORRA, journal « Le Monde » du 26 novembre 2015

 

(5) “Hillary Clinton Comes Out Against TPP” Journal “Huffington post”, 10/07/2015

 Dès juillet 2015 Hillary Clinton émettait de sérieuses réserves concernant la TIPP/TAFTA


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24 réactions à cet article    


  • fred.foyn Le p’tit Charles 2 mai 09:29

    +++++++++++++

    Survol intéressant de ce qui se passe dans le monde aujourd’hui...Mieux que le Figaro ou le monde « torchons » indignes magouillant la réalité...Merci

    • nemo3637 nemo3637 2 mai 12:22

      @Le p’tit Charles
      Les médias sont actuellement mobilisés en France pour s’opposer au mouvement social, pour susciter des contre-feux. La tâche est difficile !


    • Blaisetarrace (---.---.202.204) 2 mai 11:17

      Bon point de vue mais trop mal ecrit...prend des cours avant de te la jouer


      • nemo3637 nemo3637 2 mai 11:46

        @Blaisetarrace
        On ne doit pas parler la même langue...


      • arthes arthes 2 mai 12:23

        J’aime bien, et je ne trouve justement pas que l’auteur se la joue, au contraire d’articles pompeux et écrits dans un style tel qu’on se demande lorsqu’on arrive au bout si le but de les publier n’est pas de se mirer dans sa propre érudition étalée, plutôt que de partager une pensée personnelle clairement et simplement exprimée, 


        • nemo3637 nemo3637 2 mai 15:36

          @arthes
          Merci. On m’a souvent accusé de « simplisme ». Cela venait d’auteurs un peu jaloux qui, eux, usait d’un style ampoulé, abscons, qui masquait leur méconnaissance. Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Il faut savoir se libérer des préjugés et d’une aliénation aux « politiques ».


        • aimable 2 mai 18:10

          @nemo3637
          les médecins a une époque s’exprimaient en latin pour mieux masquer eux aussi leurs méconnaissances


        • gogoRat gogoRat 2 mai 13:26
          12 sous-marins qui embarquent des engagements stratégiques de long terme ... sans, bien sûr, que les Français n’en soient seulement avertis

          cf  http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/sous-marins-les-cinq-cles-du-succes-de-dcns-en-australie-566901.html
          Dixit :
          ...
          “ Tout comme la France, l’Australie a identifié trois grandes menaces :
          •  un pays qui menace la souveraineté (Chine),

          •  la menace du terrorisme transnational (combattants australiens au sein de Daech)

          • et, enfin, le risque de déstabilisation d’une région par des Etats faillis comme les Fidji après le putsch de décembre 2006 .
          Par ailleurs, la non-livraison des Mistral à la Russie en 2014 a permis à la France de présenter une offre, assure-t-on dans l’entourage du ministre.” ...

           ----------
           
           vente ou transfert de technologie (de mort) ?
           source d’emploi ? pour qui ?

           
            ( et le supposé processus démocratique ? dans cette histoire qui nous passe par dessus la tête - ou par-dessous les pieds, jusqu’aux anti-podes  !)

           cf : https://www.contrepoints.org/2016/04/28/249681-sous-marins-australiens-le-contrat-a-34-milliards-nen-valait-que-12


          • nemo3637 nemo3637 2 mai 15:39

            @gogoRat
            Voilà encore des précisions. Ne croyez-vous pas que, dans cette période de crise, cette « course vers l’armement » de différents pays soit le prémisse à un conflit de grande ampleur ?


          • gogoRat gogoRat 2 mai 17:45

            @nemo3637
             Je n’oserais pas parler de prémisses : qui aurait la prétention d’oser mettre en doute la théorie MAD de nos élites (Mutual Assured Destruction) ? Il me serait reproché d’être celui par qui le malheur pourrait arriver d’un non respect de la dissuasion nucléaire !  smiley)
             
             
             Par contre, cette effective course à l’armement semble en tous cas corroborer la réflexion suivante qui semble du bon sens le plus élémentaire :
             - attendu que les US voient leur hégémonie économique menacée par de nouveaux pays ’émergents’ sur la planète
             - attendu que le développement le plus rapide, le plus manifeste, et de plus grande ampleur se situe en Chine
             - attendu que « Si vis pacem, para bellum’
            - attendu que ce n’est pas quand une super-puissance sera dépassée par une concurrente qu’il sera pertinent pour elle de penser à tirer parti de sa suprématie
            ... le »jeu", stratégiquement logique, de l’encore actuel ’maître du Monde’ qui voudrait garder sa suprématie serait d’en abuser avant qu’il ne soit trop tard pour lui ...
             
             Ainsi, la vraie préoccupation centrale des stratèges mondiaux, au-delà des ’épi-phénomènes’ (tout aussi ’mathématiquement’ explicables) que constituent les tensions liées au ’terrorisme’ ou à la Russie, se traduit, factuellement, par ce genre d’investissements lourds ... (à tous les sens du terme) !


          • nemo3637 nemo3637 2 mai 23:40

            @gogoRat
            C’est logique et très inquiétant.


          • Albert123 2 mai 14:43
            Ce qui m’a frappé c’est un clair sentiment anti-électoraliste, un rejet des « politiques » dans leur ensemble mais aussi une quête d’organisation démocratique.« 

            mais aussi l’omniprésence de sectaires trotskistes, minoritaires mais à la logistique surdimensionnée, ceux là même qui mettent en place les régimes les plus autoritaires et violents et qui sont toujours complices avec le camps qu’ils prétendent combattre. (relisez donc un peu l’Histoire, vous verrez par vous même)

            la démocratie directe ok mais pas quand elle est noyautée par ce genre de profil.a moins de vouloir revivre tout le temps la même histoire de merde ou pire, il faut surtout rejetez ND.

             »A cette volonté de Démocratie Directe, incontournable, s’ajoute clairement et logiquement une perspective autogestionnaire.« 

            vous pensez vraiment que le bisounours est capable d’autogestion, vous pensez vraiment que le prof sortis du cocon de son institution est autonome, vous pensez vraiment que le salarié qui refuse les responsabilités veut l’autogestion ?

            a part du bobo hipster de 30-40 ans, a bouc et béret, doté d’une culture générale digne d’un gamin de 12 ans des années 50, il n’y a pas grand chose d’autre (en même temps le dress code a été établi par la milice »antifa« des trotskistes)

            en fait vous espérez concrètement quoi d’un mouvement composé d’un coté d’immondes (par leur propos) chefaillons narcissiques et de l’autres des moutons, certes, en colères mais qui restent des moutons de part leur inculture crasse.

            un peu de lucidité sur la réalité de ce mouvement qui n’a rien de spontané ni d’émancipateur.

            les seuls qui ont de véritables capacités à l’autogestion sont les indépendants, pas assez de gauche et certainement trop »fasciste" pour les trotskistes qui noyautent ND et donc forcément absents d’un mouvement intolérant qui ne les auraient évidement pas tolérés.

            on ne construira rien de durable avec des jaloux et des frustrés, incapables de bâtir quoi que ce soit a part des concepts vaseux et inapplicables en pratique.et ce ne sont pas les diverses expériences du passé qui nous diront le contraire,

             bien évidement quand on a le culte de la table rase et de l’autodafé comme les trotskistes, les leçons de l’histoire on ne les retient pas.

            • nemo3637 nemo3637 2 mai 15:20

              @Albert123
              Votre vision date un peu. Cela me rappelle un vieil oncle qui voyait partout la main « des soviets ».On voit que vous n’êtes pas allé sur le terrain.
               Il y a belle lurette que le trotskysme est passé de mode. Malgré une poignée de nostalgiques du vieux Léon peu de militants s’en réclament aujourd’hui. Même pas Besancenot.
              Vous faites une fixation et déformez la réalité pour mieux justifier votre faible argumentaire. Pas la peine d’aller plus loin : Votre Foi ne sauvera pas le conservatisme que vous déferndez en filigrame.


            • Albert123 2 mai 18:02

              @nemo3637


              « Il y a belle lurette que le trotskysme est passé de mode. »

              « Vous faites une fixation et déformez la réalité pour mieux justifier votre faible argumentaire. »

              si cela peut vous faire plaisir. votre réponse est elle , n’en doutons surtout pas, particulièrement argumentée quand à elle.

              « Votre Foi ne sauvera pas le conservatisme que vous déferndez en filigrame. »

              ma Foi en quoi et en qui ? avant de chasser un curé assurez vous donc avant qu’il soit bien un agent de la ou des religions que vous, inquisiteur, voulez détruire pour mieux imposer la votre à tout le monde.

              Mais bon les dommages collatéraux, ça doit pas vous dérangez plus que cela. (c’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle le bateau de gauche, totalement schizophrène doit couler, les traîtres issus du creuset trotskistes en 1er lieu) .

              On a tondus les femmes pour moins que ça, et en général plus parce qu’elles avaient refusées de coucher avec le porteur de la tondeuse que pour avoir couché avec l’ennemi.

              quand à mon conservatisme, pleinement assumé, il se nourri de ce qui existe et à tenu, non pas par rejet de la notion de progrès mais uniquement car le progrès que l’on nous vend de tous cotés n’est en rien progressiste ni émancipateur.

              Républicains, trotskistes, gauchistes, libéraux / libertaires, c’est toujours les même profils, les noms changent mais la mentalité reste : envieux, sectaires, intolérants et esclavagistes avec ce don si particulier pour accuser autrui des maux qu’ils portent en eux même. Et après 300 ans vous avez même réussis à vous convaincre du bon sens de vos pseudos valeurs.

              A force de penser à l’envers rien d’étonnant en même temps 



            • izarn 2 mai 14:59

              La démocratie directe ?
              Kezako ?
              Points fondamentaux non évoqués :
              -Sortir de l’euro.
              -Sortir de l’UE.
              -Sortir de l’OTAN.

              Les trois piliers de la galère, ok ?

              La déja on pourra commencer à parler de démocratie directe, de votation à la Suisse, etc....De reprendre le controle des choses.

              Sinon c’est de la foutaise de gosses de riche dans une cours de récré...
              Y a meme des CRS, pour faire comme pour de vrai !
              Merci Hollande !


              • nemo3637 nemo3637 2 mai 15:24

                @izarn
                « La démocratie directe ?
                Kezako ? »
                Renseignez-vous. C’est le mode d’organisation qui est « tendance ». Même chez les populistes, on est tenté. Cheuf, qu’est-ce qu’on fait, vla les femen...


              • Euh... Vous êtes sûr que c’est Walter le prénom de « Herr Schäuble » ??

                J’aurais plutôt misé sur Wolfgang !


                • nemo3637 nemo3637 2 mai 23:20

                  @Plus robert que Redford
                  Bon sang mais c’est bien sûr ! ça change tout : heureusement que vous êtes là...


                • Albert123 5 mai 13:45

                  @nemo3637

                  « Bon sang mais c’est bien sûr ! ça change tout »


                  oui cela change tout car le jour où vos petits copains républicains viendront démonter la tête de Walter Schaubel, Wolfgang rira bien de son coté.

                  Mais encore une fois cela démontre bien que la seule chose à attendre avec les gens comme vous c’est un bain de sang incontrôlé.

                  l’absence absolue de toute forme de rigueur est bien la marque de fabrique des républicains gauchistes, le souci c’est que nous payons tous très cher et en permanence les conséquences de votre médiocrité et de votre inculture crasse.

                • nemo3637 nemo3637 5 mai 14:48

                  @Albert123
                  C’est comme pour la boucherie Sanzot : attention aux méprises possibles.
                  Et une fois la guillotine en place attention de ne pas confondre avec Albert456...


                • nemo3637 nemo3637 5 mai 15:34

                  @nemo3637
                  « ils ont donné le droit de parole (sur les réseaux sociaux) à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel ».Umberto Eco.


                • Yohan Yohan 3 mai 10:43

                  Ce sont les derniers soubresauts de l’industrie française. La mondialisation nous oblige à rétrocéder sur les contrats et à faire des transferts de technologie. Il y a pire ailleurs en Europe, certains n’ont même pas d’industrie


                  • nemo3637 nemo3637 4 mai 01:33

                    @Yohan
                    L’industrie de l’armement reste une spécialité française, un atout dans la stratégie de l’Etat, même si elle est concurrencée. Avec d’autres multinationales comme Total ou Air Liquide elle permettrait à la France d’amortir le choc de la crise à venir...suivant les choix des dirigeants desdits groupes. De toutes façons ce sera au Peuple de payer pour « sauver l’économie française »...entendez les intérêts de l’oligarchie.


                  • zygzornifle zygzornifle 7 mai 10:42

                    des sous marins faiseurs de veuves et d’orphelins.....et ce gouvernement en est fier ......pays des droits de l’homme ......

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